Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 ans
La commission d’enquête sur des politiques de soutien à la rénovation énergétique a auditionné, ce lundi Cécile Duflot. L’ancienne ministre de l’Égalité des territoires et du Logement entre 2012 et 2014 pour un service public de la rénovation énergétique, une loi de programmation et dénonce des règles budgétaires « complément absurdes et rageantes ».
Pour suivre toute l'actualité politique et parlementaire, abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/publicsenat?sub_confirmation=1

Notre site internet : http://www.publicsenat.fr

Abonnez-vous à notre newsletter : https://urlz.fr/iinC 

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook : https://www.facebook.com/publicsenat
Twitter : https://twitter.com/publicsenat
Instagram : https://instagram.com/publicsenat
LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/2996809/

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Or, ce guichet unique, or, cet interlocuteur simple,
00:04 on n'arrivera pas à massifier
00:06 les objectifs de rénovation thermique.
00:10 Le 2e élément, c'est un élément de sécurisation financière.
00:14 Je sais que c'est plus à la mode, les lois de programmation,
00:17 sauf quand elles sont dans un cadre militaire,
00:19 mais je pense que si on veut lancer des grands travaux
00:23 qui nous permettent à la fois la transition énergétique
00:26 et d'essayer de tenir notre SNBC,
00:30 mais aussi de pouvoir se préparer à l'adaptation nécessaire
00:34 à laquelle nous allons devoir faire face
00:36 du fait du changement climatique,
00:38 il faut absolument une loi de programmation
00:40 qui sécurise pour l'ensemble des acteurs
00:43 comme pour les particuliers une trajectoire dans la durée.
00:47 Je suis absolument résolue, parce que l'échec
00:50 de ce qui a été annoncé par la ministre Cécile Duflo en 2013,
00:55 il est écrit dans une réponse à une question au Sénat,
01:01 que je vais vous retrouver,
01:02 qui dit de manière très claire que les crédits de l'ANA
01:06 ont été gelés au mois de juin de l'année 2014,
01:11 et que du coup, les objectifs qui avaient été affichés,
01:13 même les dossiers qui existaient dans les tiroirs de l'ANA
01:16 ne pouvaient pas être mis en oeuvre.
01:18 Donc voilà, c'est finalement assez simple.
01:20 Ca semble complexe, c'est pas si complexe,
01:23 mais comme toutes les politiques d'ampleur,
01:24 je pense qu'elles nécessitent
01:28 une organisation qui soit simplifiée
01:31 et une visibilité dans la durée.
01:33 De la même manière que quand on investit
01:35 dans un grand programme industriel,
01:38 on fait un scénario d'investissement
01:40 sur plusieurs années, étonnamment, l'Etat,
01:42 qui, normalement, est là pour le restant de nos jours,
01:45 n'est pas capable de le faire,
01:46 et je pense que c'est une faute et une erreur.
01:48 C'est pas tellement le fait des ministres
01:52 qui sont succédés à cette responsabilité.
01:55 Peut-être...
01:56 -Vous pensez que la volonté politique, elle y était ?
01:58 -Elle a été...
01:59 Elle est toujours...
02:00 Pour le coup, vous êtes dans une politique
02:02 où tout le monde est d'accord.
02:03 Je pense qu'il y a des politiques qui peuvent faire débat.
02:04 L'encadrement des loyers, on pourrait avoir un débat.
02:06 Sur la rénovation thermique des bâtiments,
02:08 tout le monde est d'accord.
02:09 Donc pourquoi une politique où tout le monde est d'accord,
02:11 où tout le monde dit que c'est bien,
02:12 n'arrive pas à être en oeuvre ?
02:13 Votre commission est intéressante.
02:14 Moi, je peux vous le dire, parce qu'on ne tient pas
02:16 dans la durée sur l'argent.
02:17 Oui, je le dis, le pilotage budgétaire,
02:20 ce qui est ma surprise, moi, je n'ai pas...
02:23 J'ai travaillé uniquement dans le secteur privé
02:24 avant de rejoindre un poste de ministre.
02:28 Et j'ai été très surprise de la dimension court-termiste
02:32 avec laquelle est piloté le budget d'un grand pays
02:34 comme la France.
02:36 Et je dois le dire, mes discussions budgétaires
02:39 avec les différents ministres du budget
02:41 ont toujours été parfois désespérantes.
02:46 La norme de dépense, puisque c'est comme ça
02:48 qu'il convient de parler,
02:49 étant la chose la plus stupide que j'ai connue dans ma vie.
02:52 Parce que quand vous êtes capable de prouver
02:54 qu'un investissement d'un euro d'argent public
02:56 peut rapporter 1,3 euro d'argent public à échéance 5 ans,
03:01 n'importe quel investisseur, n'importe lequel,
03:04 signe dans la seconde.
03:05 N'importe lequel, sauf l'Etat.
03:07 Sauf l'Etat.
03:08 Et je le dis, les règles budgétaires
03:10 telles qu'elles sont mises en oeuvre aujourd'hui
03:13 dans la loi de finances,
03:14 me semblent, dans un certain nombre de cas,
03:16 complètement absurdes, contre-productives
03:18 et finalement assez rageantes.
03:21 Et le bilan que je retire sur cette politique-là
03:24 est assez rageant.
03:26 Vous me permettrez d'avoir la franchise
03:29 qui m'était déjà coutumière à l'époque,
03:31 mais qui s'est enrichie de mon éloignement
03:33 de vos cercles parlementaires.
03:37 (Générique)
03:39 ---
Commentaires

Recommandations