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  • il y a 3 heures
C pas si loin propose de décrypter les enjeux contemporains en France et à l'international depuis les Outre-mer. Présenté par Karine Baste, C pas si loin explore le monde depuis les Outre-mer. Cette France des trois océans, au carrefour de frontières et d'influences croisées, répond autrement aux dynamiques économiques, écologiques, géopolitiques et culturelles. Ce magazine propose un regard singulier sur nos enjeux contemporains et la place des territoires ultramarins dans le monde. Année de Production :

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Transcription
00:10Bonjour à tous, très heureuse de vous accompagner pour ce nouveau numéro de C'est pas si loin.
00:14Shirley Billot est notre invitée aujourd'hui, entrepreneur martiniquaise, depuis peu vice-présidente du CESE,
00:20le Conseil économique, social et environnemental.
00:22Ensemble, on parlera entrepreneuriat outre-mer, on reviendra aussi sur ces violences armées.
00:288 millions d'armes à feu circulent en France, dont près de la moitié sont illégalement détenues.
00:33On fera escale à Volgaplage, à Fort-de-France, en Martinique, où des associations tentent d'agir à la source.
00:40Alors que l'été 2026 est d'ores et déjà le plus chaud jamais enregistré en France,
00:46des mesures sont attendues fin septembre afin d'accélérer l'adaptation au changement climatique.
00:51Adaptation qui, par endroits outre-mer, se conjugue déjà au présent, vous le verrez.
00:56Et puis, gare aux moustiques tigres, après avoir semé la pagaille,
01:00comme dans ce village en Gironde, frappé par une vague de chikungunya,
01:04eh bien, ils sévissent encore par endroits.
01:05Nous sommes allés en Nouvelle-Calédonie, où la prévention a largement fait ses preuves.
01:16Bonjour, Shirley Billot.
01:17Bonjour, Karine.
01:18Bienvenue, je suis ravie de vous accueillir sur le plateau de C'est pas si loin.
01:21Vous avez grandi entre Djibouti, en Afrique, et la Martinique.
01:24Vous êtes une entrepreneuse à succès.
01:26Et depuis tout récemment, vous agissez, j'ai envie de dire,
01:29depuis l'intérieur des institutions de la République, via le CESE, dont vous êtes vice-présidente.
01:34Est-ce que chez vous, enfant, Shirley Billot,
01:36on vous apprenait qu'il fallait essayer d'agir,
01:39plutôt que de simplement tenter de trouver sa place dans le monde ?
01:42Alors, moi, je viens d'une famille très engagée.
01:44Oui, d'où ma question.
01:46Mes deux parents, en fait, ont été engagés dans la société civile à travers des associations
01:51et aussi le syndicalisme en Martinique.
01:54Et donc, l'engagement, je le connais depuis que je suis jeune.
01:56Je les ai accompagnés lors de quêtes, d'événements.
01:59Mon père était trésoré de Raoult-Flouraud.
02:02Il a eu une association environnementale, tout comme ma mère.
02:04Donc, politique, engagement, je connais.
02:07Et donc, forcément, donner du sens à ma vie a toujours été quelque chose d'important.
02:11Mais je ne pensais pas m'engager à ce point.
02:15Alors, justement, votre parcours évolue.
02:17Il y a un déclic qui, arrêtez-moi si je me trompe, date de 2009.
02:20Il y a cette grande grève de 40 jours en Guadeloupe et Martinique,
02:24des centaines de milliers de personnes qui réclament des baisses de prix.
02:27Mais vous, vous en tirez une autre leçon.
02:29Il faut produire.
02:30Oui, en fait, je me suis dit, qu'est-ce que je fais ?
02:32En fait, soit je m'en vais, comme beaucoup, et puis je tourne la page,
02:35soit je me bats pour mon territoire.
02:37Et je me suis dit, je pense que peut-être qu'on n'adresse pas les problèmes de la bonne
02:41façon.
02:42Et en réalité, le système qui perdure et qui n'évoluait pas beaucoup,
02:47ce n'était pas non plus la bonne solution.
02:49Et donc, je me suis dit, il faut créer de la valeur, créer de la richesse.
02:52Pour faire revenir nos jeunes, il faut créer des nouveaux débouchés.
02:55Et donc, moi, qui adore la science, j'ai eu cette idée folle
02:59de transformer le bananier en partant par la base, la science, la chimie,
03:04de valoriser ses bienfaits et d'avoir un projet très ambitieux
03:07sur la valorisation de la biodiversité de mon territoire.
03:10Ce qui est fou, c'est que deux ans plus tard, vous créez votre boîte de cosmétiques.
03:13Vos produits sont référencés aux États-Unis, au Japon.
03:16Malgré tout, Shirley Biot, produire sur une île, ça coûte cher.
03:19L'énergie coûte cher, le fret coûte cher.
03:21Le marché local est petit, à se demander s'il est économiquement rationnel,
03:25presque, d'y produire.
03:26Ce qui m'amène à vous demander votre avis sur la toute première édition
03:29de Choose Outre-mer, qui va se dérouler début octobre à Paris.
03:34L'idée étant incitée à investir Outre-mer, c'est une idée qui a du sens.
03:39C'est une idée qui est excellente.
03:40Parce qu'en réalité, nous, en tant qu'entrepreneurs,
03:43on est confrontés à des freins qui sont intergénérationnels.
03:46En fait, on a de très bonnes idées, on n'a pas toujours les fonds propres.
03:50Beaucoup d'entre nous...
03:51Vous avez galéré d'ailleurs, vous, pendant 15 ans.
03:53Oui, j'en suis exemple.
03:54Moi, j'ai créé ma société avec mes droits aux ACIDIC.
03:56Je précise, c'est un parcours d'entrepreneurs, on va dire, classique.
03:59Mais c'est surtout que la plupart des fonds d'investissement de la France hexagonale
04:03n'ont pas dans leur thèse d'investissement l'outre-mer.
04:05Je pense qu'on fait peur, on est éloigné.
04:07Et donc, en réalité, on ne répond pas à leurs critères.
04:10Et je pense que cette initiative de Choose Outre-mer,
04:13donner envie aux investisseurs français, européens, internationaux,
04:18de regarder l'outre-mer d'une autre façon, c'est essentiel.
04:23Choose Outre-mer, début octobre à Paris.
04:26Et puis, vous voici au CESE, Shirley Billot,
04:29institution dont énormément de Français seraient bien incapables d'expliquer l'utilité,
04:33très honnêtement.
04:34Quel est désormais votre rôle ?
04:35Alors, pour l'histoire, moi, je suis conseillère martinique.
04:39Donc, moi, je représente la société civile organisée.
04:42Parce qu'en fait, le CESE, c'est la troisième assemblée constitutionnelle de la France.
04:46On a le Sénat, l'Assemblée nationale et après, il y a le CESE.
04:49La différence, c'est que nous, en fait, nous représentons la société civile organisée.
04:53Les syndicats, le patronat, les associations, les étudiants.
04:57Enfin, il y a tout un panel d'organisations.
05:01Et à la différence de la France hexagonale qui, elle, a comme conseillé des représentants d'organisations,
05:08nous, Outre-mer, nous sommes nommés individuellement de façon nominative
05:12pour représenter nos territoires dans leur intégralité.
05:15Et donc, on doit avoir la connaissance de toutes nos organisations.
05:19Ça nous demande un travail beaucoup plus important.
05:21Bien sûr.
05:22Parce qu'on doit avoir conscience de tous les enjeux de nos territoires.
05:25Donc, moi, je suis conseillère martinique.
05:26Pour la première fois, une femme était conseillère en Martinique.
05:29Et puis après, il y a eu l'accès à des postes.
05:32Puisqu'en fait, on doit désigner un président de groupe, un président de délégation,
05:39enfin, délégation Outre-mer, formation de travail, et un représentant au bureau.
05:42Et pour la première fois, l'Outre-mer a une vice-présidence qu'on n'en avait jamais eue.
05:48Et donc, Claire Toury, qui est notre présidente, nous a donné cette chance.
05:55Et c'est génial, parce que je trouve que symboliquement, ça représente beaucoup.
05:59Et surtout, on m'a confié l'Europe.
06:00Et on va voir, tout au long de cette émission, de quelle façon est-ce que vous pouvez agir.
06:04Si vous le permettez, on va s'arrêter sur les thèmes de la semaine.
06:08Et notamment, ces armes à feu.
06:09Ce sont donc souvent des quartiers identifiés.
06:12Régulièrement, théâtre de ces violences d'armée.
06:14Il y a le Mistral à Grenoble, la Castellane à Marseille,
06:17Volga Plage en Martinique.
06:19Martinique, où nous nous sommes rendus pour illustrer,
06:21non pas la violence en tant que telle, mais ceux qui tentent d'en sortir.
06:24Extrait.
06:26Ma mère est là.
06:28Mes frères sont là, au quartier.
06:32J'ai mes sœurs qui viennent.
06:34J'ai des enfants, moi.
06:35J'ai décidé de rester à Volga Plage.
06:39Et de m'y investir.
06:45Je vois.
06:46Regarde.
06:47Tu vois, regarde.
06:50Regarde.
06:50Regarde la bruit de bruit.
06:51On n'a plus, on n'a rien.
06:53On nous a abandonnés.
06:55Ils ont oublié le quartier.
06:56Le quartier a connu, on va dire, la misère.
06:59On essaie de se battre.
07:00Tout le monde fait en sorte de grandir, d'avoir une situation meilleure,
07:04une stabilité à évoluer, on va dire, dans la vie.
07:08Tout le monde essaie de s'en sortir, on va dire,
07:10on va dire, c'est pas possible.
07:11Pour les hommes, moi, je ne peux pas parler de ça.
07:14Parce qu'en soi, bon, comment l'homme arrive,
07:16c'est pas moi qui gère ça.
07:17Ça arrive bien d'une façon.
07:18Maintenant, ils l'ont de plus en plus jeune.
07:20Je ne sais pas pourquoi.
07:21Et comme je vous dis, c'est un appel à l'aide.
07:23Si avant, quand tu étais plus jeune, tu n'avais pas de force,
07:25on arrivait sous toi, tu étais aidé à maltraiter,
07:27tu étais attaqué, tu ne pouvais rien faire,
07:29tu étais peut-être une victime.
07:30Aujourd'hui, peut-être que les plus jeunes,
07:32ils ne veulent plus voir ça.
07:33Ils ne veulent plus être la victime de quelqu'un.
07:34Ah, mon père d'un chauffe, mon père d'un chauffe,
07:37c'est la violence.
07:38Bon, plus de violence qui maladie, hein.
07:40Oui, oui, oui.
07:41Plus de violence qui maladie,
07:43mais en fait, tu fais des balles en tête.
07:44Oui, oui.
07:44Donc, c'est des traumatismes que ça te suit, hein,
07:47tout au cours de ta vie.
07:48Ça casse sur vous.
07:49Ça a oublié, et puis ça.
07:50Parce qu'on peut vivre plus, mais on peut oublier.
07:53Ça n'a pas qu'à disparaître.
07:55Reportage à retrouver en intégralité sur France.tv, évidemment.
07:58Shirley Billot, vous avez grandi en Martinique.
08:00Est-ce que vous reconnaissez encore votre île
08:02dans cette société où des jeunes peuvent aujourd'hui
08:05régler un différent avec une arme à feu ?
08:07Alors, c'est vrai que quand j'étais jeune,
08:09il y avait déjà des armes à feu,
08:10mais ce n'était pas aussi violent que ça l'est actuellement.
08:14Après, le reportage est intéressant,
08:15parce qu'en réalité, on se rend compte que le problème,
08:17c'est le cadre de vie qu'en fait, on propose aux habitants.
08:22Et ça, il y a une partie qui est le rôle de l'État,
08:24avec la sécurité, mais il y a aussi un rôle qui est important,
08:26et à travers le CESE, on le voit,
08:28c'est comment nous, en fait, on peut éclairer le gouvernement
08:32pour peut-être, à travers des lois,
08:34prendre des bonnes décisions pour améliorer ce cadre de vie.
08:37Et en l'occurrence, pour moi, il y a deux sujets qui sont importants,
08:39c'est le rôle des associations.
08:41Et c'est ce qu'on montrait effectivement dans ce reportage.
08:43Voilà, et il y a un avis qui a été, d'ailleurs,
08:45je vous ai amené quelques avis,
08:46mais il y a un avis qui a été porté sur renforcer
08:48le financement des associations.
08:50C'est très important parce qu'elles font le barrage,
08:53notamment chez les jeunes, les associations sportives,
08:56culturelles, pour leur donner des occupations
08:58et faire un peu barrage vers, peut-être,
09:02le passage à, peut-être, un parcours un peu violent.
09:06Et puis après, en tant qu'entrepreneurs, nous, on a aussi,
09:09en plus, moi, j'ai un projet d'usine en Martinique,
09:10on a à cœur de pouvoir proposer à nos collaborateurs
09:13un cadre de vie sécurisé, apaisé,
09:16pour pouvoir donner envie aux familles de s'installer,
09:18de rester et d'évoluer.
09:19Et donc, pour nous, c'est aussi important, ce sujet
09:21de l'attractivité du territoire,
09:25de redonner de l'apaisement à nos sociétés.
09:27C'est vrai que tout est important dans ce que vous dites.
09:29Et c'est vrai qu'on a tendance à entendre, parfois,
09:31que les associations font ce que les autorités ne font pas,
09:35alors qu'en fait, elles sont capitales.
09:36Leur rôle de proximité est capital.
09:38Et ça fait partie, justement, des choses que vous faites
09:41remonter au CESE, ce lien, cette passerelle,
09:43capital à maintenir et donc à financer.
09:46Oui, c'est un rôle complémentaire, en fait.
09:47On ne peut pas substituer au rôle sécuritaire de l'État,
09:50mais les associations ont vraiment un rôle,
09:52notamment, d'accompagnement des jeunes,
09:55pour, justement, qu'ils ne puissent pas être dehors,
09:57dans les rues et désœuvrer,
09:59ou face à cette violence,
10:00mais de proposer un cadre d'accompagnement
10:03par des adultes.
10:04Ça, c'est très important.
10:05Et il y a aussi toutes les phases d'après
10:07d'accompagnement des personnes
10:08qui ont été victimes de violences.
10:09Donc, les rôles associatifs, c'est très important.
10:12Les associations sont importantes
10:13pour améliorer le cadre de vie des concitoyens,
10:15mais en même temps, le rôle de l'État
10:17est aussi important pour assurer la sécurité.
10:19Capitale, évidemment.
10:20C'est vrai que vous l'avez rappelé,
10:21vous avez fait le choix de monter votre société en Martinique,
10:23d'y créer de l'emploi,
10:24de faire tourner l'économie locale.
10:26Est-ce qu'à votre sens, il manque encore
10:28peut-être un certain goût pour l'entrepreneuriat,
10:30mais pas que aussi une certaine confiance
10:32des jeunes ultramarins en leur capacité ?
10:36C'est un sujet qui est plus complexe que ça,
10:38parce qu'on a énormément de jeunes très compétents.
10:41La difficulté, c'est d'avoir accès aux informations,
10:45au mentoring,
10:47à l'écosystème qui permet d'ouvrir sa société
10:50et de la faire croître.
10:52Et ça aussi, c'est important,
10:53parce que beaucoup de jeunes ont des idées,
10:55et moi j'en vois,
10:56beaucoup d'entrepreneurs, de startupeurs
10:57qui commencent, qui parfois arrêtent et repartent.
10:59Il faut créer le cadre de la stabilité
11:02et de la croissance économique en Martinique,
11:04de cette nouvelle génération d'entrepreneurs,
11:06qu'il faut porter pour créer plus de richesses,
11:09permettre aux gens de gagner leur vie dignement.
11:11Et ça, on revient surtout sur Outre-mer.
11:14Si on n'a pas cette partie de fonds propres,
11:18de fonds privés qui permettent
11:19de faire l'effet levier localement,
11:22ce sera difficile.
11:23En un mot, il nous reste 30 secondes
11:24sur cette thématique.
11:25Qu'est-ce qui a été le plus difficile pour vous ?
11:26Être femme, être noire ou investir Outre-mer ?
11:30Les trois.
11:31Comme ça, c'est réglé.
11:32Donc loin d'être évident.
11:33D'où l'importance du CESE,
11:35d'accompagner en tout cas évidemment ces jeunes.
11:38Allez, on poursuit sur les billots.
11:39Avec la deuxième thématique de la semaine,
11:41le gouvernement a décidé de réduire de 40 millions d'euros
11:43l'enveloppe initialement prévue
11:45pour aider les écoles
11:46à s'adapter aux fortes chaleurs.
11:48Pourtant, la France vient de vivre l'été
11:50le plus chaud de son histoire.
11:52Le bâti, plus que jamais,
11:54à l'épreuve des températures
11:55et les Outre-mer,
11:56de plus en plus inspirants en la matière.
11:58Extrait.
12:00Le tout nouveau centre hospitalier de Guadeloupe
12:02se veut un modèle face aux aléas climatiques.
12:07Voilà avec les protections solaires qui sont là.
12:10Là, on a deux manières de lutter contre la chaleur.
12:14Un, c'est les protections solaires sur les façades
12:16qui génèrent des ombres naturelles toute la journée.
12:20Et puis, l'autre composante,
12:22c'est que les bâtiments sont séparés
12:24par des grands espaces comme ça
12:25qui sont ventilés naturellement
12:26par les alizés qui viennent de l'Est.
12:29Derrière nous, ce sont des chambres.
12:30Donc, c'est des chambres de patients
12:31qui sont au frais,
12:32même si à l'intérieur,
12:33il y a une climatisation
12:35qui permet donc de rafraîchir
12:37et de déshumidifier l'air.
12:38Et ça permet donc de diminuer
12:40la consommation énergétique
12:41puisque ce qu'on gagne
12:43avec les protections solaires,
12:44c'est autant d'énergie
12:45pas dépensée pour climatiser à l'intérieur.
12:48On est dans la rue Caraïbes
12:50qui alimente tous les bâtiments du CHU.
12:53Donc, en termes énergétiques,
12:55c'est important d'avoir choisi
12:56une rue ouverte et couverte
12:59qui ne consomme rien
13:00sur le plan énergétique,
13:01d'autant plus qu'elle est végétalisée.
13:04Pour le reste, on voit
13:04que dans le bâtiment qui est là,
13:06il y a un autre type de protection
13:07des façades
13:08pour limiter l'entrée de la chaleur.
13:19Et bien, on est inspirant
13:21pour quelques établissements hospitaliers
13:23de l'Hexagone qui sont venus
13:25s'en inspirer justement
13:27et qui ont même bloqué
13:28l'avancée de leur construction
13:31pour pouvoir s'inspirer
13:32de l'architecture,
13:34de la gestion de la ventilation.
13:37C'est une certaine fierté
13:38et puis on se dit qu'on travaille
13:41et on travaille dans un ensemble
13:43pour le bien des populations.
13:46Les Outre-mer qui respirent l'Hexagone,
13:48c'est vrai que longtemps,
13:49Shirley Beow,
13:50on a appliqué aux Outre-mer
13:52des modèles de construction
13:54pensés dans l'Hexagone.
13:55Est-ce que désormais,
13:56avec des étés à 40 degrés
13:57et puis des étés qui s'étalent
13:59un peu à 40 degrés en France,
14:01est-ce qu'on ne devrait pas
14:02faire exactement l'inverse ?
14:03Je trouve que c'est un très bon exemple
14:06du rôle de l'Outre-mer
14:07comme terre d'inspiration,
14:10d'anticipation
14:11sur des phénomènes
14:12qui sont en train d'arriver.
14:13Et typiquement,
14:14c'est un sujet qui est important
14:15parce que les normes de construction
14:17sont définies en France et en Europe
14:19et souvent elles sont conçues
14:20pour le continent
14:21et pas forcément
14:22pour les Outre-mer
14:23qui sont tous différents
14:24avec des contraintes
14:25totalement différentes.
14:26Moi, j'ai grandi en Afrique
14:27dans un pays qui est Djibouti
14:28où il fait extrêmement chaud.
14:29On a toujours connu des bâtiments
14:31qui étaient conçus
14:31pour garder la fraîcheur.
14:34Mais tout comme
14:35quand j'étais en Martinique au départ,
14:36nos maisons avec les jalousies
14:37étaient conçues
14:38pour que l'air aussi
14:39puisse circuler.
14:40Et moi, je me souviens
14:41que je n'avais pas de climatisation
14:42ni de ventilateur
14:43quand j'étais jeune en Martinique.
14:44Oui, complètement.
14:45Moi non plus, d'ailleurs.
14:46Effectivement, en Martinique.
14:48Et d'ailleurs,
14:48ça veut dire que
14:49la modernité,
14:50est-ce que la modernité
14:51ne doit pas finalement
14:53redécouvrir
14:54ce qu'on utilisait
14:55en tant longtemps,
14:56comme on dit aux Antilles,
14:57à l'époque,
14:58avant,
14:58tout ce qui faisait
14:59la tradition
15:00de ces territoires ultramarins
15:01et qui s'adaptait finalement
15:03à la réalité tropicale
15:04de ces territoires ?
15:05Est-ce que la modernité
15:06doit regarder dans le rétro ?
15:07En fait, finalement,
15:07on se rend compte,
15:08c'est un peu comme
15:08dans la recherche.
15:09Maintenant, on fait du biomimétisme.
15:11Oui.
15:11On s'inspire du vivant
15:12dans les développements
15:14d'innovation.
15:15Mais c'est un peu pareil,
15:16en fait.
15:16On a voulu normer,
15:18réglementer,
15:18finalement,
15:19et en étant parfois
15:20pas toujours très cohérent
15:21avec la réalité du terrain.
15:24Et je pense que
15:24ce qui est en train d'arriver,
15:26les sujets de la chaleur,
15:27on n'y pensait pas forcément
15:29en France hexagonale.
15:30Et maintenant,
15:31qu'on est confronté
15:31au changement climatique,
15:33pour le coup,
15:33ce n'est plus anecdotique
15:34ou tropical.
15:35ça devient un enjeu hexagonal
15:37et national de la France.
15:38Et donc,
15:39il faut aussi que ces sujets
15:40remontent au niveau européen,
15:41parce que ce n'est pas
15:42que la France.
15:42Et donc, je pense qu'il y a
15:43un travail à faire,
15:44tant de normes
15:45que de sensibilisation
15:47des architectes
15:49et des normes
15:51qui sont demandées,
15:52notamment,
15:52dans les bâtiments publics.
15:54Effectivement.
15:54Le CESE, en tout cas,
15:55a travaillé sur les bâtiments
15:57durables,
15:58sur l'adaptation
15:58au changement climatique.
16:00mais justement,
16:01est-ce que ces normes
16:02ne limitent pas,
16:03aujourd'hui encore,
16:05ces capacités réelles
16:06d'adaptation ?
16:06Parce que quand on parle
16:07de reconstruire,
16:08on sait à peu près
16:09comment reconstruire
16:10pour éviter de garder
16:11trop de chaleur.
16:12Sauf que l'existant,
16:14on fait comment avec ?
16:15Alors ça,
16:15c'est un vrai sujet.
16:16Et on le voit notamment
16:17avec les climatisations,
16:18où jusqu'à aujourd'hui,
16:19on ne peut pas installer
16:20une climatisation
16:21comme on le souhaiterait.
16:22Et donc,
16:23il y a un vrai travail
16:23d'anticipation à faire
16:25et pas qu'en réaction
16:26de comment on pourrait
16:27rapidement mettre à jour
16:30toutes ces contraintes
16:31réglementaires
16:31qui ne sont plus adaptées
16:32aux changements climatiques.
16:33C'est vrai que par endroits,
16:34notamment en Ile-de-France,
16:35il y a des chefs d'établissements
16:36qui en urgence,
16:38ou alors des maires,
16:38qui en urgence,
16:39décident de végétaliser
16:40des cours
16:41ou de mettre des climatiseurs
16:42ça et là.
16:43Peut-être que des solutions
16:44d'urgence,
16:46tout ça,
16:46ça ne peut pas fonctionner
16:47sur la durée.
16:47C'est dépensement, oui.
16:48Et c'est aussi ça,
16:49le rôle du CESE,
16:50c'est d'éclairer le gouvernement
16:52sur des problématiques
16:54qui remontent
16:54des sociétés civiles organisées.
16:56Allez, on enchaîne.
16:5883 des 96 départements
17:01de l'Hexagone
17:01cohabitent désormais
17:02avec le moustique-tigre
17:04chaque année
17:05et chaque année aussi
17:06de nouveaux cas autochtones
17:07de chikungunya,
17:08c'est-à-dire sans que le malade
17:10n'ait voyagé
17:11dans une zone classée à risque.
17:12Alors nous sommes allés voir
17:13comment la Nouvelle-Calédonie,
17:15habituée aux moustiques-tigres
17:16depuis des décennies,
17:17s'en sortait.
17:18Regardez.
17:25En Nouvelle-Calédonie,
17:27la lutte contre
17:27les moustiques vecteurs
17:28de la dengue
17:29est engagée
17:30depuis plusieurs années
17:31et a pris de l'avance.
17:33L'Institut Pasteur
17:34a mis en place
17:34un programme.
17:35Il a pour objectif
17:36de rendre le moustique
17:37inoffensif.
17:41Alors là, je stale un piège
17:43pour les moustiques.
17:45Là où ce que vous voyez
17:45c'est une poche
17:48qu'on appelle une nasse.
17:51Et les moustiques,
17:52quand ils vont passer
17:53à proximité,
17:54ils se font respirer
17:55par cette poche-là
17:57avec les ventileux
17:58qui tournent à l'intérieur.
18:01Le but de la méthode
18:03est d'utiliser une bactérie
18:05qu'on appelle Volbachia
18:06et lorsque cette bactérie
18:07est introduite
18:07chez Aedes aegypti,
18:09qui est le moustique
18:10qui transmet
18:10en Nouvelle-Calédonie,
18:12et bien cette bactérie
18:12va limiter
18:14la multiplication
18:14du virus
18:15chez le moustique.
18:16Et en fait,
18:17en empêchant le moustique
18:19d'être infecté,
18:20il n'est pas capable
18:20de retransmettre le virus
18:22à quelqu'un d'autre
18:22et on casse la transmission
18:23comme ça.
18:24Donc l'idée est
18:25de relâcher des mâles
18:26et des femelles
18:26qui vont installer
18:27la bactérie sur le terrain.
18:35Entre 2019 et 2024,
18:36près de 24 millions de moustiques
18:39ont été relâchés
18:40à Nouméa
18:41et dans sa région.
18:42L'opération est un succès.
18:44Aujourd'hui,
18:4565%
18:46de la population
18:47calédonienne
18:48est couverte.
18:49C'est marrant parce que
18:50cette thématique
18:51nous ramène finalement
18:52à la précédente.
18:53longtemps,
18:54tout semblait appartenir
18:55aux tropiques.
18:56Et puis, aujourd'hui,
18:57le moustique tigre,
18:58il a colonisé la France.
18:59Et bien au-delà, d'ailleurs,
19:00il me semble que vous avez
19:00attrapé le chikungunya au Japon.
19:02Voilà, c'est bien ça.
19:03Est-ce que le changement climatique
19:04est aussi,
19:05sur les billots,
19:06en train d'inverser les rôles
19:07faisant des outre-mer,
19:09des territoires
19:09dont la France doit apprendre ?
19:11Alors effectivement,
19:12ça nous remet encore une fois
19:13sur nous devenons
19:14des terres d'anticipation.
19:15Tout cela,
19:16on le vit déjà depuis des décennies.
19:17On est préparé,
19:19on est éduqué,
19:19on est formé.
19:21Et donc, avant,
19:21c'était encore une fois
19:22un sujet anecdotique.
19:23Je me souviens
19:23quand il y avait
19:25les crises de chikungunya
19:27ou de Zika,
19:28c'était ailleurs.
19:29Mais maintenant,
19:30c'est ici.
19:31Et donc,
19:31la problématique est différente
19:33et je pense que
19:33la prise en compte
19:34sera aussi,
19:35et la réponse
19:36sera aussi différente.
19:37Mais nous,
19:38on a grandi,
19:39on sait,
19:39on connaît les gestes
19:40ne serait-ce que
19:42dans nos logements.
19:42Vider les hauts,
19:44faire attention aux vêtements
19:45que nous portons.
19:45Moi,
19:46j'ai des moustiquaires
19:47sur toutes mes fenêtres
19:48en Martinique.
19:49La gestion du moustique,
19:50on a l'habitude.
19:51Mais moi,
19:51ce qui me frappe surtout
19:52et qui presque
19:54me fait plaisir,
19:55c'est que finalement,
19:56le rapport
19:57de la relation
19:58de la France hexagoniste
19:59et l'outre-mer
20:00est en train de changer
20:01et nous,
20:01on peut partager
20:02nos bonnes pratiques
20:03et je trouve ça,
20:04je trouve ça plutôt très bien.
20:05Et c'est vrai
20:06que vous parlez
20:06de votre enfance,
20:08de ce que vous connaissez
20:09et vivez depuis toujours
20:11ou presque.
20:12J'ai grandi sur la même île
20:13que vous en Martinique
20:13et effectivement,
20:14on sait depuis toujours
20:15qu'on ne laisse pas
20:16une soucoupe avec de l'eau,
20:17qu'on porte des vêtements adaptés.
20:18Cette semaine,
20:19on a diffusé un reportage,
20:20notamment en Gironde,
20:21avec le maire d'un petit village
20:22qui dit pourquoi
20:23ça nous tombe dessus.
20:24Donc, il y a encore
20:25des personnes en Hexagone
20:27qui ne sont pas sensibilisées,
20:28qui n'ont pas
20:28cette culture du risque.
20:30Ça s'intègre comment,
20:31cette culture du risque ?
20:33Est-ce qu'il faut du temps ?
20:34Est-ce qu'il faut
20:35une multiplicité
20:36de campagnes
20:36et de sensibilisations ?
20:37À quel moment ça s'acquiert ?
20:39Alors, nous,
20:39je me souviens enfant,
20:40il y avait beaucoup de campagnes
20:41et je me souviens
20:42qu'à l'époque,
20:42il y avait des traitements
20:44aériens
20:45quand il y avait beaucoup
20:46de moustiques,
20:46notamment à la saison des cyclones.
20:47Donc, on a quand même
20:48été sensibilisés très tôt.
20:49On avait la dengue,
20:51zika, chikungunya,
20:52parce qu'à l'époque,
20:52on n'avait que la dengue.
20:53À l'époque,
20:54on n'avait que la dengue.
20:54Deux, la dengue hémorragique,
20:56aussi.
20:57Donc, nous,
20:58je pense qu'on ne se rend pas compte,
21:00mais on a été éduqués
21:02dans la gestion
21:03de ces crises,
21:04de ces maladies vectorielles.
21:05C'est dans nos mémoires collectives,
21:06finalement ?
21:06Oui, c'est dans nos mémoires collectives
21:07et puis ça a été transmis
21:08même par nos parents
21:09et je pense que nous,
21:10on ne se rend même pas compte,
21:11mais on l'a aussi transmis
21:12à nos enfants.
21:13Les gestes,
21:14on sait très bien
21:14que les moustiques,
21:15ils sont plutôt le matin,
21:16en fin de journée.
21:16On ne pense pas
21:17de vêtements foncés,
21:18on met plutôt du clair.
21:20Toutes ces habitudes-là,
21:21on les a déjà.
21:22Et ici,
21:23dans l'Hexagone,
21:24on avait rarement des moustiques
21:26et encore moins les moustiques tigres.
21:27Encore moins les moustiques tigres.
21:28Encore moins les moustiques tigres.
21:29Et donc là,
21:30on est obligé de tout repenser.
21:32Les accessoires,
21:32nous, on a beaucoup d'accessoires.
21:33Les bougies,
21:34les essences essentielles.
21:35Il y a de la citronnelle
21:36plantée autour des maisons.
21:37Exactement.
21:38Donc en fait,
21:38on travaille beaucoup
21:39sur la pharmacopée traditionnelle.
21:41Et donc là,
21:42il y a un travail à faire.
21:43Et donc justement,
21:44on a aussi, au CESE,
21:45lancé deux sujets.
21:46Enfin,
21:47ils ont édité deux avis.
21:48La santé des Outre-mer,
21:49mais surtout,
21:51crise sanitaire,
21:52prévenir, anticiper,
21:53coordonner.
21:53Et aujourd'hui,
21:54la question,
21:55c'est comment s'inspirer
21:55de l'Outre-mer pour prévenir,
21:57anticiper les crises
21:58et coordonner des actions de l'État
22:00pour justement réduire
22:01le nombre de moustiques.
22:03Ce dont vous nous parlez,
22:04là aujourd'hui,
22:04et que vous avez amené sur le plateau,
22:05tout le monde peut se le procurer,
22:06ses avis,
22:07ses informations,
22:08tout le monde ?
22:08et ils sont aussi disponibles
22:10sur le site internet du CESE.
22:11D'accord.
22:11Est-ce qu'à votre sens,
22:12sur les bio,
22:12on investit suffisamment
22:13dans la recherche,
22:14dans l'innovation issue
22:16des territoires ultramarins ?
22:17Alors,
22:18de mon point de vue,
22:18pas encore assez.
22:20Bon,
22:20de toute façon,
22:20globalement,
22:21la recherche en France
22:24pourrait être beaucoup plus dynamique.
22:25nous,
22:26on fait de la recherche
22:27depuis plusieurs années
22:27sur les maladies liées
22:29au syndrome métabolique.
22:30Mais je pense que,
22:31peut-être qu'à l'avenir,
22:32ça va changer
22:33parce que les maux
22:34que nous avons
22:35depuis des décennies,
22:36finalement,
22:37sont des maux qui sont en train
22:38d'arriver,
22:38en fait,
22:39sur le continent.
22:41Ou qui sont déjà là,
22:42pour le coup.
22:42Ou qui sont déjà là,
22:43déjà arrivés.
22:44Et j'espère que nos problématiques
22:47et nos sujets
22:48vont prendre de l'ampleur.
22:50Mais on sait que,
22:50globalement,
22:50dans la recherche,
22:52souvent,
22:52les populations afrodescendantes
22:54sont peu étudiées.
22:55Et ne serait-ce que
22:56parlons de ménopause.
22:58La femme est déjà
22:58peu étudiée,
22:59mais la femme afrodescendante
23:00est encore moins.
23:01Donc, on espère
23:02que les différentes ethniques
23:04qui constituent la France
23:05seront plus largement
23:06représentées
23:07dans la recherche scientifique.
23:08– Il faut espérer,
23:09en effet.
23:09Allez,
23:09on va terminer avec votre photo du jour.
23:12Shirley Biot,
23:13elle va s'afficher.
23:14Je la découvre en même temps.
23:15La voici que nos téléspectateurs.
23:17J'ai envie de vous demander
23:18pourquoi ce cliché.
23:19Mais bon, voilà,
23:19j'ai une petite idée.
23:20Allez-y, racontez-nous.
23:21– Alors, c'est volontaire.
23:23Parce que je trouve
23:24que les médias traitent souvent
23:25cette photo
23:26d'une plantation de bananes
23:27d'une façon que je n'aime plus,
23:29en fait.
23:29Et là, on va parler
23:30de la crise
23:32et du drame du chlordécone.
23:33Mais on ne peut pas,
23:35ça ne peut pas, entre guillemets,
23:37définir notre avenir.
23:38Puisque ça a déjà été fait,
23:40on sait que ça a existé.
23:41Nous faisons quoi maintenant ?
23:42Et bien, voilà,
23:43ça, c'était mon challenge.
23:45On fait quoi maintenant
23:45avec ces magnifiques
23:46plantations de bananes ?
23:47Nous, on fait de la recherche.
23:48On a étudié depuis 15 ans
23:50le bananier.
23:51On a caractérisé ces molécules
23:52autant lipidiques
23:54qu'hydrophiles, en fait.
23:55Et on a trouvé
23:56des molécules d'intérêt.
23:58On a déposé des brevets.
23:59Et là, on a un projet
24:00d'usine qui, justement,
24:01valorise ces molécules
24:04dans différents ingrédients
24:05pour des usages
24:06nutraceutiques ou beauté.
24:07Et c'est aussi quelque chose
24:08qui est très symbolique
24:09parce que ça redonne au bananier
24:10ces lettres de noblesse.
24:12Mais surtout,
24:13c'est un projet
24:13qui crée des emplois,
24:14des emplois scientifiques
24:15et techniques qui permettra,
24:16j'espère, à beaucoup de jeunes
24:18profils talentueux
24:19de revenir au pays
24:20ou ceux qui sont déjà là-bas
24:22de trouver des nouvelles
24:23opportunités de travail.
24:24Donc, pour moi,
24:25cette photo de plantation,
24:26elle est, pour moi,
24:27symbole d'espoir, d'avenir.
24:30Faisons de quelque chose
24:34de négatif, quelque chose
24:35de très positif
24:36pour repenser notre avenir
24:38et en faire un vrai succès.
24:40Et puissiez-vous
24:40être entendus.
24:41Vous donnez l'impression
24:42d'être incapable
24:42de faire les choses à moitié
24:43sur les billots.
24:44Est-ce que c'est une force ?
24:45Est-ce que c'est quelque chose
24:46que votre entourage
24:48est susceptible
24:49de mal vivre ?
24:50Alors,
24:51les gens qui me connaissent
24:52savent que je suis passionnée
24:53et ce que j'aime,
24:54c'est donner du sens
24:54à ce que je fais,
24:55sinon je ferais autre chose.
24:56Et je pense que nous,
24:58ultramarins,
24:59on aime nos territoires.
25:00Si on veut les changer,
25:01les faire évoluer,
25:02on a besoin
25:03de beaucoup de passion.
25:04C'est la passion
25:05qui fait avancer
25:06parce que parfois,
25:07il y a des moments
25:07où on doute,
25:08parce que faire des choses,
25:10vouloir changer notre avenir,
25:12c'est parfois
25:13qu'on se sent seule et isolée,
25:14parce que c'est facile
25:15de rester sur un constat
25:17de ne pas vouloir changer,
25:18c'est facile.
25:18Ce qui est difficile,
25:19c'est de se bouger
25:21et de regarder en face
25:22nos problématiques,
25:23de trouver des solutions
25:24et de se bouger.
25:25donc oui,
25:26il faut être passionné,
25:27avoir donné du sens
25:27à sa vie
25:29et moi,
25:29j'ai la banane.
25:31C'est pas mal
25:32comme mot de la fin.
25:33Moi, j'ai la banane.
25:34Merci beaucoup,
25:34chère Lébiot.
25:35En tout cas,
25:35bravo pour votre parcours.
25:36Merci infiniment
25:37d'être venue sur le plateau
25:38de C'est pas si loin.
25:39Merci à vous
25:39pour votre fidélité.
25:41Replay et podcast
25:42sont évidemment
25:43à votre disposition
25:43sur France.tv
25:44et toutes les plateformes audio.
25:46à la semaine prochaine
25:47sur France Télévisions.
25:48Même lieu, même heure.
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