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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Allez, on va passer à notre débat politique avec nos débatteurs Patrick Vignal, Alexander Nikolic et Daniel Obono pour la
00:06France Insoumise.
00:07Monsieur Nikolic, député européen, porte-parole du Rassemblement National, et Patrick Vignal, ancien député de l'Hérault et conseiller politique
00:15de Gabriel Attal.
00:16Bonsoir, bienvenue sur ce plateau. On va commencer par évidemment ce qui se prépare demain, cette nouvelle journée de manifestation.
00:26Le dispositif de sécurité de maintien de l'ordre qui a été dévoilé aujourd'hui par Laurent Nunez, parce qu
00:32'il y a aussi forcément un enjeu sécuritaire.
00:35Dispositif maintenu, 70 000 forces de l'ordre déployées, policiers et gendarmes, et journée qui est présentée comme une journée,
00:43encore une fois, à risque. Écoutez.
00:46On enregistre également en matinée des appels à blocage, blocage d'axes de circulation, d'axes structurants, et puis donc
00:56toujours ces appels qui sont toujours présents,
00:59d'appels à la révolution, à l'insurrection, des mouvances ultra-gauches ou d'extrême-gauche radicales.
01:04Donc le risque est exactement le même que pour les samedis précédents, d'ailleurs il est exactement le même que
01:10ce que nous avons enregistré hier, risque qui a été largement contenu.
01:14Et ce qui inquiète les autorités, ce sont effectivement ces déclarations moindres, mais plus d'actions spontanées redoutées.
01:22Est-ce que c'est encore une journée à risque, Daniel Obono, qui se prépare ? Est-ce que vous
01:27serez dans la rue demain ?
01:28Demain, je serai au meeting programmatique de la France Insoumise, mais je serai en solidarité avec toutes celles et ceux
01:37qui manifestent pour leurs droits
01:39et qui doivent pouvoir le faire dans les meilleures conditions. C'est un droit constitutionnel.
01:45Et je crois que ce qui s'est passé depuis plus d'un mois dans notre pays montre à quel
01:50point ces mobilisations, ces revendications sont légitimes
01:53et doivent être entendues. Il n'y aurait pas de nouvelles manifestations si le gouvernement avait apporté les réponses adéquates,
02:00les réponses attendues, non seulement par les manifestants et manifestantes, mais par une majorité de Français et Françaises
02:05qui soutiennent les revendications, que ce soit en matière de coût de la vie ou de ce que demande la
02:10jeunesse.
02:11Il y a deux choses dans ce que vous dites. Il y a effectivement la nécessité d'une réponse politique,
02:14mais aussi la nécessité que les gens puissent manifester sereinement.
02:19Et pour cela, dispositif maintenu, je le disais, 70 000 forces de l'ordre, des contrôles en amont,
02:25on fait aussi des manifestations, on préserve les centres-villes.
02:28Est-ce que cette recette, qui visiblement a porté ses fruits hier, la semaine dernière, est la bonne,
02:34pour que ça se passe bien ? Est-ce que le gouvernement a raison de dupliquer ce dispositif ?
02:39Je ne crois pas, quand on fait le bilan de la manière dont se sont déroulées depuis plus d'un
02:45mois les manifestations,
02:46qu'on puisse être satisfait et satisfaite.
02:49Quand des rapporteurs de l'ONU condamnent la France, les critiques,
02:53quand le Haut-Commissariat onusien également fait de même,
02:57que toutes les associations de défense des droits humains indiquent qu'il y a eu,
03:00dans les consignes données aux policiers, un usage disproportionné,
03:06l'usage d'armes mutilantes, qu'il y a des gens qui sont défigurés à vie,
03:11je ne crois pas qu'on puisse se satisfaire que tout cela se passe dans un pays
03:15qui est censé être le pays des droits de l'homme.
03:17Donc je ne peux qu'appuyer les demandes répétées des institutions de défense des droits humains,
03:25des manifestants et manifestantes, de pouvoir exercer leurs droits constitutionnels,
03:30leur liberté d'expression dans les conditions de sécurité et de sûreté garanties normalement dans un état de droit.
03:38Patrick Vignal, c'est ce que dit Mme Obono, qui choisit quand même plutôt de voir la face sombre des
03:44choses.
03:44C'est-à-dire que vous ne voulez pas parler du fait que ça s'est bien passé hier,
03:48que ça s'est bien passé samedi dernier et que du coup ça peut bien se passer demain aussi.
03:52J'ai appelé à ce que les manifestants et manifestantes puissent exercer leurs droits constitutionnels
03:57dans les conditions d'un état de droit.
04:00Et c'est vous qui souhaitiez pointer l'aspect sécuritaire.
04:04Et de ce point de vue-là, je pourrais vous retourner l'argument sur le fait qu'il y a
04:10eu des dizaines de blessés.
04:12Je ne sais pas, peut-être pour vous, les mutilations de personnes qui se voient arracher leurs mains
04:16ou qui sont éborgnées sont des détails.
04:18Moi, je ne le crois pas.
04:19Et quand on a des condamnitions de la part des institutions internationales,
04:24peut-être il serait bon de les entendre.
04:25Vous pensez peut-être que les rapporteurs de l'ONU,
04:31font des rapports comme ça, pour juste s'intéresser au côté sombre.
04:36Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.
04:37Précisons que la commissaire n'a pas dit non plus ce que je n'ai pas dit dans ce cas.
04:40Madame la députée, moi j'espère.
04:41Il y a eu un avant et un après 17 octobre qui a été dramatique pour tout le monde,
04:46les commerçants, les manifestants.
04:48Hier, c'était encadré par la CGT, il y a un service d'ordre, ça a fonctionné, ça a bien
04:53fonctionné.
04:54Demain, on ne sait pas, c'est l'inconnu.
04:56Puisque demain, c'est les gilets jaunes, donc on ne sait pas s'ils ont un service de sécurité.
05:00On ne sait pas ce qui va se passer.
05:01Vous savez, moi je n'ai pas de soucis, vous savez que j'ai une parole libre.
05:04Il y a plusieurs colères.
05:05Il y a les lycéens qui ont des revendications.
05:08Une partie a été faite, une partie n'a pas été faite.
05:10Il y a le pouvoir d'achat, le vrai débat.
05:12Et c'est vrai qu'il y a aussi 70 000 policiers qui sont sur le terrain depuis longtemps.
05:17Vous savez, moi j'en ai marre que les gens détestent leurs voisins.
05:20Alors après, on pourrait dire que c'est la faute du politique, pas de problème, mais c'est un constat.
05:23En fait, tout le monde déteste son voisin aujourd'hui.
05:26Et ce que je voudrais rajouter, en fait, si vous voulez, c'est que ce qui me gêne, en fait,
05:30c'est que c'est la première fois.
05:33On est à six mois des élections présidentielles, en principe.
05:35Six mois avant, on a des progrès, on a des meetings, on a des choses.
05:39Enfin, on parle d'un projet de société.
05:41Et là, en fait, je sens bien qu'il y a une colère où les gens ne sont pas prêts
05:46encore à parler de présidentielle.
05:48Aujourd'hui, ils sont en colère, ils sont dans la rue.
05:50Est-ce que le gouvernement doit répondre ?
05:52Oui, il y a l'urgent.
05:53On est obligé de répondre à la colère lycéenne et au pouvoir d'achat.
05:57Et l'important, ça se réglera quand on fera une campagne, à partir du mois de janvier, avec les partis
06:02politiques.
06:02Madame, c'est la démocratie, vous êtes d'accord ?
06:04Oui, mais la démocratie, c'est aussi le débat parlementaire.
06:06Nous sommes en pleine discussion budgétaire.
06:08Il y a des réponses possibles.
06:09Le président de la commission des finances, Éric Coquerel, proposait par exemple pour les étudiants et les étudiantes, les jeunes,
06:15qu'il y ait un projet de loi de finances rectificatif, qui pourrait apporter une réponse immédiate bien avant, y
06:21compris la conclusion du débat budgétaire.
06:23Ce genre de mesures permettraient justement de répondre aux revendications qui ont été très claires de la part de la
06:29jeunesse.
06:30Et poser les questions au gouvernement.
06:32Je vais vous dire, il y a deux choses.
06:35Pour les lycéens, moi j'ai rencontré sur votre plateau beaucoup de lycéens.
06:38Je vais vous donner un exemple précis.
06:40La gauche, dont je faisais partie, Madame, a promis aux gamins 90% d'avoir le bac en disant vous
06:46irez tous à la fac.
06:47Regardez les demandes de nos jeunes.
06:49Aujourd'hui, il faudrait créer 250 000 postes supplémentaires dans l'université.
06:54Déjà, on n'a pas les enseignants.
06:56Et deuxièmement, il faudrait créer le locaux.
06:57Deuxième point, en 2035, dans 9 ans, il y aura 1,7 million de moins de lycéens.
07:05Ça veut dire que le professeur que vous allez embaucher, que nous allons embaucher, dans 8 ans, on en fera
07:09quoi ?
07:10Donc moi, j'aimerais, l'urgent, c'est rénover Parcours Sub, se faire en sorte, parce qu'on a tardé
07:15à la mobilisation, et après, c'est sur le pouvoir d'achat.
07:18Mais je vais vous dire, Madame, je vais être clair, le combat, il est politique.
07:22Parce que tous les partis politiques, ils s'en foutent des lycéens, ils sont à se dire...
07:25Ça va aller pour vous.
07:26Mais Madame, 40% de vos gamins, vous êtes toute la journée sur les tribunes en disant allez-y manifester.
07:31Non, non, non, les lycéens et les étudiants n'ont pas besoin qu'on leur dise aller manifester.
07:36Ils se sont mobilisés depuis les Outre-mer, dès la fin août dans les Outre-mer, en région parisienne, et
07:45dans tout le pays.
07:46Je pense que c'est un mépris, et c'est typiquement le mépris dont fait preuve le gouvernement, de croire
07:50qu'il y avait besoin de la France insoumise
07:52pour que les lycéens se rendent compte que leur lycée leur tombait sur la tête, que c'était dans des
07:56conditions plus larges.
07:58Et un coup de respect, je pense que les étudiants et les lycéens le méritent.
08:02Avant de parler de la réponse politique, lundi, conférence sociale, le retour des corps intermédiaires, avant cela, le RN, comment
08:10il voit cette journée, cette nouvelle journée de mobilisation de samedi ?
08:13Déjà, il y a une détresse sociale dans notre pays, effectivement.
08:16Vous avez 51% des Français qui travaillent aujourd'hui, qui ne peuvent pas épargner.
08:21Vous en avez même 18% qui travaillent et qui sont à découvert, parce que les salaires n'augmentent pas
08:26suffisamment
08:26par rapport à des dépenses contraintes qui augmentent considérablement.
08:29Donc il y a un vrai sujet de fond, évidemment, autour de ça.
08:31Comment on va faire pour recréer de la richesse dans ce pays ?
08:33Parce que parallèlement, vous avez 71 000 entreprises qui ont fermé ces 12 derniers mois.
08:38Donc comment on fait pour soutenir des entreprises ?
08:40Comment on baisse la pression fiscale sur ces entreprises ?
08:43Comment on fait pour que les salaires augmentent ?
08:44Nous, c'est ce qu'on peut préconiser avec la permission aux entreprises d'augmenter jusqu'à 10% les
08:52salaires,
08:52jusqu'à trois fois le SMIC, sans cotisation patronale, pour que ça ne les impacte pas.
08:57Parce que si vous avez des politiques justes d'augmentation avec des charges qui augmentent,
09:02vous les pénalisez doublement.
09:03Donc il y a un vrai sujet de fond.
09:05Et puis évidemment, comment on va diminuer les dépenses liées à l'énergie ?
09:08Par exemple, la TVA de 20 à 5.5, par exemple, sur le carburant.
09:11Mais vous comprenez qu'il y a encore des manifestations demain,
09:14alors qu'il y a ce rendez-vous de lundi qui est annoncé pour apporter des réponses politiques ?
09:18La colère sociale, c'est une chose.
09:20Et évidemment, les Français auront la possibilité de pouvoir s'exprimer pour choisir
09:24quel candidat ils souhaitent voir élu pour porter leurs idées.
09:28Et pour quel programme ils veulent voir appliquer.
09:33Mais aujourd'hui, c'est évident que vous avez des manifestations
09:36qui sont tenues par une très grande majorité par l'extrême gauche.
09:39Même Raphaël Glucksmann, apparemment, n'est pas assez à gauche
09:41et se fait virer de ce type de manifestations.
09:44des journalistes, que ce soit de BFM, que ce soit de CNews, sont...
09:48Il s'est pas fait virer, il a été hué, certes, mais il s'est pas fait virer.
09:53Oui, il a été invectivé par les gens, bien sûr, par les médecins.
09:56C'est dire qu'il y a une orientation idéologique
09:57et une violence qui en est inhérente comme dans beaucoup de manifestations.
10:02Non, alors je vais répondre, je me suis tué,
10:03mais je vais répondre sur beaucoup de choses qui ont été dites.
10:05On n'est pas dans un régime autoritaire.
10:07Vous savez, l'année dernière, il y a eu 6500 manifestations en France,
10:1018 par jour.
10:11C'est 25% des manifestations en Europe qu'on lie en France.
10:15Et le pouvoir laisse les manifestations quand il n'y a pas de souci,
10:19quand il n'y a pas des violences, quand il n'y a pas...
10:21Et globalement, ce qu'on a eu depuis le début,
10:24parce qu'il faut...
10:25Quand on parle de classe populaire, il faut parler aussi des policiers
10:27qui touchent 2000 euros.
10:28Il y en a eu 1450 qui ont été blessés depuis le début de ces émeutes.
10:30Il faut parler des commerçants.
10:32Vous avez eu plus de 1500 commerces qui ont été pillés.
10:35Des gens qui ont déjà du mal à finir leur fin de mois,
10:37souvent, qui sont en difficulté parce que vous avez une crise de la consommation
10:41et vous avez des taxes qui augmentent pour eux.
10:43Eh bien là, eux, ils sont à l'agonie parce qu'ils ne peuvent même plus vendre.
10:47Et il y a tout ça.
10:48Quand on évoque aujourd'hui ces manifestations,
10:51on ne peut pas l'occulter.
10:52On ne peut pas occulter l'hôtel de ville à Limoges
10:54qui a été brûlé et toutes ces violences.
10:56Aujourd'hui, le problème qu'on a par rapport à ces manifestations,
10:59ce n'est pas qu'il y a une surprésence policière.
11:01C'est à la fois qu'il y a eu une impuissance de l'État
11:03à réguler justement ces gens violents
11:06et une absence de réponse sociale globalement,
11:09mais depuis des années.
11:10Sur les commerçants, il y en a une tout à l'heure
11:12qui était avec nous sur ce plateau,
11:13qui a fait passer un message.
11:15Elle est présidente de l'association 80 commerçants
11:17Village Popincourt.
11:18C'est dans le 11e arrondissement de Paris.
11:19Elle dit, oui, je soutiens les revendications,
11:22mais je n'en peux plus.
11:23Écoutez.
11:25Nous, on en a surtout marre que ça passe par le boulevard Voltaire.
11:28On en a marre de cet itinéraire, on n'en peut plus.
11:33Les 80 commerçants du Village Popincourt
11:35sont d'accord pour dire que les mobilisations sont légitimes.
11:39Nous aussi, on est les premiers à souffrir.
11:41On est des petits entrepreneurs, des petits commerçants,
11:43des petits employeurs.
11:44On n'en peut plus, mais on n'en peut plus depuis plusieurs années.
11:47Et là, c'est la cerise sur le gâteau.
11:49C'est toujours chez nous.
11:51La rue devient un no man's land.
11:53Il n'y a plus de clients.
11:55Il n'y a plus de chiffre d'affaires.
11:56Plus de clients, plus de chiffre d'affaires.
11:59Et demain, elle va se retrouver à nouveau sur le parcours.
12:01Vous savez, rappelez-vous, la crise des gilets jaunes,
12:04ça a duré cette semaine.
12:05Quelle a été la réponse à deux niveaux politiques ?
12:07Il y avait une majorité avant la dissolution.
12:10Et on a sorti vos impôts, 17 milliards.
12:13Là, il faut qu'on soit honnête.
12:14Il y a une politique qui est très faible
12:16parce qu'on est dans une tripartition.
12:19Et je suis désolé, l'opposition n'a pas vraiment envie
12:21de faire un cadeau à la majorité.
12:22Et en plus, il n'y a plus d'argent dans les caisses.
12:24Mais moi, je ne veux pas tout confondre, madame.
12:27Les lycéens, il y a une partie, ils ont raison.
12:29Ils s'inquiètent de l'avenir, de la coche éthologique,
12:31de l'intelligence artificielle.
12:32Je n'ai pas de souci.
12:33Le pouvoir d'achat, sauf que le vrai débat aujourd'hui,
12:36ça devrait se traiter pendant les présidentielles.
12:38Donc, il y a l'urgence.
12:39Ce gouvernement va augmenter de 22 euros.
12:41La question, monsieur Vignal, c'est qu'il y a ce rendez-vous
12:45qui est annoncé lundi, avec des réponses qui vont être apportées.
12:48Est-ce nécessaire de manifester à nouveau ce samedi,
12:53madame Obono ou monsieur Vignal,
12:55alors qu'il y a des commerçants pénalisés chaque samedi ?
12:57Oui, parce qu'on est en France.
12:58Moi, je pense que si lundi, il y a une réponse forte
13:01pour les lycéens et qu'on lâche sur le ZMIC,
13:04je crois que la FDT, c'est 5 euros,
13:07la CGT, c'est 123.
13:09Je crois que le gouvernement veut donner 1 500 euros net.
13:12Donc, c'est un moyen de mettre la pression,
13:13de continuer à mettre la pression ?
13:14Oui, parce que c'est comme ça.
13:16On est en France, il y a des endroits où c'est différent.
13:18Écoutez, en ce moment, je ne sais pas si vous avez remarqué,
13:21mais il y a beaucoup d'endroits qui sont inspirés,
13:25pas simplement parce qu'ils sont inspirés
13:26de ce qui se passe en France, ils revendiquent cela,
13:28mais parce que la situation économique et sociale
13:31est très difficile dans de nombreux endroits.
13:32Mais la raison pour laquelle les gens continuent à manifester,
13:35c'est parce que ce qui a été annoncé à ce jour
13:38est largement insuffisant,
13:39que ce soit pour les lycéens et les étudiants
13:43qui ont eux-mêmes listé les demandes
13:46et qui se rendent compte que non seulement
13:47on les traite de manière extrêmement méprisante
13:51en annonçant avant de les rencontrer
13:53quelles vont être les mesures par des créateurs
13:57et créatrices de contenu
13:58sans que les organisations représentatives soient informées,
14:02ce qui traduit quand même une déconnexion totale
14:05de la part de l'exécutif.
14:07Et puis, excusez, mais les annonces peut-être
14:10d'une augmentation de quelques dizaines d'euros du SMIC
14:13ne répondent pas du tout à ce que demandent
14:15les manifestants et manifestantes.
14:18Et donc, je crois que beaucoup de gens ont raison
14:20de ne pas croire ce gouvernement.
14:24Parce que depuis dix ans, ce gouvernement mène des politiques
14:28et malgré les gilets jaunes, c'était en 2018-2019,
14:31au début du premier mandat d'Emmanuel Macron.
14:35Et pourtant, ça a continué.
14:36Et malgré les mobilisations, comme pendant la réforme des retraites,
14:39ils sont passés en force.
14:40Donc oui, les gens ne croient pas ce gouvernement
14:43parce qu'ils n'arrêtent pas de prétendre
14:45qu'il n'y a pas d'argent.
14:47Alors qu'il y a de l'argent, c'est tout simplement
14:49qu'ils refusent de faire les choix en faveur de...
14:52Au moins, vous êtes d'accord là-dessus.
14:54Non, mais il y a plein de sujets qui ont été évoqués.
14:55D'abord, sur les lycéens.
14:57Déjà, vous ne représentez pas tous les lycéens
14:59et on ne peut pas parler des lycéens
15:00comme si c'était un ensemble totalement homogène.
15:04À qui vous parlez, là ?
15:05Non, mais à vous, parce que vous disiez
15:05les lycéens veulent si, les lycéens veulent ça.
15:07Oui, mais je n'ai jamais prétendu représenter les lycéens.
15:08Donc ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit,
15:10monsieur Nicolique, d'accord ?
15:12Je dis justement qu'il faut respecter les lycéens et les lycéennes.
15:15Vous m'avez interpellé, vous me prenez un parti.
15:17Je vous dis tout de suite les propos qui ont été éteints.
15:19Les lycéens n'ont pas une vision homogène.
15:22Il y a eu dix revendications
15:24qui ont été présentées au gouvernement.
15:28Parmi ces dix revendications,
15:29il y avait libérer et relâcher
15:32ceux qui ont été arrêtés, y compris pour de la casse.
15:35Il y avait le bâti,
15:36et ça, moi, je l'entends, par exemple,
15:37si on fait point par point.
15:39Le bâti, mais là, je suis désolé,
15:40mais il y a beaucoup de régions aujourd'hui
15:42qui ont une part de responsabilité
15:43et qui sont dirigées.
15:45Il y en a cinq en métropole
15:46qui sont dirigées par la gauche,
15:47y compris par LFI,
15:50qui fait partie de ces majorités.
15:51Pas encore les régions.
15:53Si, la région centre, dont je suis l'artiste,
15:55il y a des blocages.
15:57Mais ce n'est pas dirigé par la France en smith,
15:59ça le serait.
15:59Si, vous faites partie de ces majorités.
16:00Bon, bref.
16:01Ce que je veux dire,
16:02c'est que parmi ces revendications,
16:04évidemment qu'un gouvernement ne peut pas tout suivre.
16:06Quand vous avez,
16:08par exemple,
16:08sur la suppression de parcours sup,
16:10nous, on est d'accord,
16:11mais on est d'accord
16:11parce qu'il y a un manque de transparence.
16:13Mais dire aujourd'hui,
16:14il ne faut aucune sélection,
16:16par exemple,
16:17et créer 250 000 places,
16:20ça fait partie des revendications lycéens,
16:22en université,
16:23alors que vous avez déjà,
16:24aujourd'hui,
16:2524 % de ceux qui ont un master
16:27dans ce pays,
16:28qui, 18 mois après leur master,
16:29ont un temps d'emploi alimentaire,
16:31vous avez 22 % de ceux
16:33qui ont un master en lettres,
16:34qui sont au chômage,
16:36dire que vous allez encore augmenter les places
16:38et encore envoyer des gens
16:39sans avoir de vision,
16:41justement,
16:43sur dans quoi ils vont travailler ensuite,
16:45ce serait une erreur.
16:45Le rôle du politique est d'avoir aussi cette vision
16:47et ne pas céder surtout.
16:48Mais la vérité,
16:49je vais vous dire,
16:50parce que moi,
16:50j'ai essayé quand même
16:51d'interroger certains lycéens,
16:53c'est que je parlais tout à l'heure
16:54de la région centre,
16:55justement,
16:55où je disais qu'il y avait une part de la majorité.
16:57Moi, je vais vous dire,
16:58au lycée Descartes,
16:58par exemple,
16:59où vous avez des jeunes qui bloquent,
17:01qui sont vraiment minoritaires,
17:03vous avez des parents
17:04qui ont essayé d'intervenir,
17:04vous avez une majorité d'élèves
17:06qui ne veulent pas le blocus.
17:07Mais vous avez des gens
17:08qui disent
17:09vous êtes des complices du pouvoir,
17:11des flics,
17:11des fachos,
17:12et c'est de ça
17:13qui est aujourd'hui véhiculé.
17:15Vous ne pouvez pas dire
17:16qu'on a rendu
17:16une indication sérieuse
17:18sur les lycéens
17:18et avoir comme principe
17:19un slogan à CAB,
17:21des slogans d'extrême-gauche
17:23qui aujourd'hui
17:24contrôlent ces mouvements-là.
17:25C'est une évidence.
17:26600 000 personnes
17:26dans la rue d'un moment.
17:27Monsieur le député,
17:28juste à vous dire,
17:30je m'entends tous les deux
17:31en disant
17:32qu'il faut faire en sorte,
17:33on va arrêter
17:34Je voudrais qu'on parle
17:36au-delà des lycéens.
17:38Qu'est-ce qu'on propose,
17:39madame ?
17:39Je peux vous répondre.
17:41On vient le faire sur LCI,
17:43mais on va le refaire si vous voulez.
17:45Non, vous savez pas.
17:47Je ne peux répondre
17:48si on pose des questions
17:49et je n'ai pas besoin
17:50que vous déformiez
17:51nos propositions.
17:51Moi, j'entends
17:52que par cours de suite,
17:5368% des gamènes
17:55sont content.
17:5630% ne sont pas.
17:57Qu'est-ce qu'on fait ?
17:58Vous vous dites
17:59qu'il faut dynamiter par cours de suite.
18:00Qu'est-ce qu'on fait
18:00dans l'immédiat ?
18:01Nous n'avons jamais dit
18:02qu'il faut dynamiter par cours de suite.
18:03Il faut abroger par cours de suite.
18:05S'il vous plaît,
18:06les mots sont importants.
18:07Et après,
18:07je voudrais comprendre
18:07que vous savez
18:08qu'il y a eu une époque,
18:09une dizaine d'années,
18:10où il n'y avait pas ce système.
18:11Il y avait un système
18:13de répartition
18:14qui permettait justement
18:16qu'on gère l'ensemble
18:18des générations
18:19qui atteignent
18:21à l'université.
18:23Et moi,
18:24je pense que c'est
18:25un signe positif
18:27que 80%
18:28d'une classe d'âge
18:29dans un pays
18:29quand notre principale richesse
18:31est la matière grise,
18:33quand nous avons besoin
18:34d'une jeunesse éduquée,
18:36formée dans le général
18:37comme dans le technologique
18:38pour faire face
18:39aux défis civilisationnels
18:40comme la bifurcation écologique.
18:41On devrait être super content
18:43qu'il y ait 80%
18:44d'une classe d'âge
18:45qui rentre
18:46dans les enseignements supérieurs,
18:47qui rentre dans l'enseignement technique.
18:48Et donc,
18:49oui,
18:49je suis d'accord
18:50qu'il faut une vision.
18:51Mais dans les revendications,
18:53excusez-moi,
18:54mais 10 milliards,
18:55je le redis,
18:56c'est possible
18:57dès lundi
18:57si on fait
18:58un projet de loi
18:59de finances rectificatif.
19:01Et je vous assure que
19:02si on met 10 milliards
19:03sur la table,
19:05je ne parlerai pas
19:07à la place
19:07des organisations
19:09syndicales lycéennes
19:10parce que
19:11c'est le chiffre
19:13qui a été évalué
19:14par ces organisations.
19:15Mettre ça
19:16sur la table,
19:17eh bien ça,
19:1710 milliards,
19:1810 mesures,
19:19sauf qu'il va falloir aussi
19:20mettre des milliards
19:21pour l'augmentation
19:21des salaires.
19:22Ensuite,
19:22il y a un projet
19:23de loi de finances
19:24de l'État.
19:26Ensuite,
19:27il y a des programmes
19:27économiques
19:28pour la présidentielle.
19:30Commençons d'abord
19:31par les revendications immédiates.
19:32Je voudrais qu'on avance.
19:35On a beaucoup parlé
19:37des lycéens
19:37et je pense qu'il y avait
19:38quand même
19:38600 000 personnes
19:39dans la rue
19:40qui ne voulaient pas
19:40que parler des lycéens hier.
19:42Sur le pouvoir d'achat,
19:43Nicolas Demena,
19:44qu'est-ce qu'il...
19:45C'était juste
19:46pour qu'ils aillent plus loin
19:47justement.
19:48Comme Madame Obodo
19:49dit,
19:49les gens ne croient pas
19:50ce gouvernement,
19:52mais c'est toute
19:52la classe politique
19:53auxquelles ils ne croient pas.
19:55Sinon,
19:56ils attendraient
19:57l'élection présidentielle
19:58pour se manifester.
19:59Ça,
20:00c'est la question
20:00à laquelle vous
20:02vous donnez un point.
20:02Et ensuite,
20:04le Rassemblement National,
20:05si je me permets
20:06une question très rapide aussi,
20:08ils sont,
20:09les jeunes de 18 à 24 ans,
20:10ils sont à 54%
20:13pour Jean-Marie Le Pen.
20:14Pas Jean-Marie Le Pen.
20:16Jean-Luc Mélenchon,
20:16pardon pour le lapsus.
20:18Écoutez,
20:19je veux dire,
20:19et donc je comprends mieux
20:20ayant vu ce chiffre-là,
20:22votre...
20:23Vous n'êtes pas très clair
20:24vis-à-vis des revendications
20:26au-delà des lycéens
20:27de tout ce qui se passe
20:29aujourd'hui.
20:29Vous restez à distance
20:30en attendant au fond
20:32le partit de l'ordre.
20:35Si on va sur un autre sujet
20:37que les lycéens,
20:37mais donc ça rejoint
20:38à votre question,
20:39sur le SMIC,
20:40il y a une demande
20:40de revalorisation du SMIC.
20:41Ah oui,
20:41mais ils vont me poser la question.
20:42Non, non, mais vous répondez quoi
20:43là-dessus ?
20:44Ça revient au même, en fait.
20:45Je l'ai dit tout à l'heure.
20:46Aujourd'hui,
20:47vous avez...
20:48Non, mais vous savez
20:49combien de personnes
20:49au SMIC en France
20:51proportionnellement,
20:51justement,
20:51à ceux qui travaillent ?
20:5212%.
20:52En Allemagne,
20:53vous êtes à 5,4%.
20:54En Espagne,
20:55vous êtes à 7%.
20:56Au Pays-Bas,
20:57vous êtes à 3%.
20:58Aujourd'hui,
20:58on a une généralisation
20:59et une normalisation
21:01quand on a un salaire
21:01d'être au SMIC
21:02parce que vous avez
21:03une exonération
21:03de cotisation patronale
21:04et donc,
21:06aujourd'hui,
21:06c'est malheureusement
21:07que vous avez
21:07une surreprésentation
21:09avec un SMIC aujourd'hui
21:11au regard des dépenses contraintes
21:12qui ne permet pas
21:13de vivre décemment.
21:14Donc, ce qu'il faut,
21:15c'est pouvoir augmenter
21:16tout le monde
21:16et ne pas avoir,
21:18justement,
21:19un abaissement
21:20vers, aujourd'hui,
21:21un SMIC
21:22qui ne permet pas
21:22de bien vivre.
21:23Et donc,
21:23c'est pour ça
21:23que j'expliquais tout à l'heure
21:24notre mesure
21:25sur les salaires.
21:26Permettre aux entreprises,
21:27d'augmenter les salaires
21:30pour tous ceux
21:31qui gagnent
21:31jusqu'à trois fois
21:32le SMIC aujourd'hui,
21:33même quand on gagne
21:343 000 euros,
21:34les augmenter de 10%
21:36sans qu'il y ait
21:36d'exonération,
21:37sans qu'il y ait
21:38de cotisation patronale
21:39sur cette augmentation,
21:41c'est ce qui...
21:41Comment vous leur permettez
21:43de le faire ?
21:43Parce qu'on exonère,
21:45justement,
21:45de cotisation patronale
21:46ces entreprises
21:47en même temps
21:48d'autres mesures
21:49pour soulager les entreprises
21:50parce que,
21:50vous savez,
21:51ce n'est pas l'État
21:51qui détermine
21:52combien les gens
21:53peuvent être payés,
21:53c'est ce que les entreprises
21:56peuvent donner
21:57et aujourd'hui,
21:58le problème qu'on a,
21:59c'est qu'on n'a jamais eu
22:00autant d'entreprises
22:00qui ont fait faillite,
22:02qui sont en défaillance.
22:0371 000 sur les 12 derniers mois,
22:05c'est plus qu'au moment
22:05de la crise de 2008.
22:06Donc, il faut baisser
22:07les impôts de production,
22:08il faut recréer
22:09de la richesse dans ce pays.
22:10C'est du macronisme
22:11plus, plus, plus,
22:12comme si ce n'était pas
22:13la politique,
22:14cette même politique
22:14qui nous emmène
22:15aujourd'hui
22:16au bord de la récession.
22:17Ce que vous proposez,
22:18c'est terriblement...
22:21C'est-à-dire baisser les impôts ?
22:22Oui, enfin, excusez-moi.
22:24Vous proposez, en fait,
22:26de vider les caisses
22:27de la sécurité sociale
22:28parce que quand on enlève
22:30les cotisations patronales,
22:31on les enlève d'où ?
22:32On les enlève
22:33de la sécurité sociale.
22:34Et après, on va nous dire
22:35« Oh mon Dieu,
22:36la Sécu ne marche pas
22:37et donc il faut remettre en compte
22:39les droits et économiques. »
22:40Mais apparemment,
22:41vous ne comprenez même pas
22:42combien ça fonctionne.
22:43Moi, j'ai vécu
22:44avec moins que le SMIC.
22:45Donc, vos leçons morales...
22:46D'accord, mais rappelez-vous-en.
22:48Donc, on ne vit pas
22:49avec moins que le SMIC.
22:50Et on a besoin
22:50de la sécurité sociale.
22:51Et on a besoin des retraites.
22:53Mais ça n'a aucun rapport
22:53à ça sur notre débat.
22:54Mais bien sûr que si.
22:55Mais votre proposition
22:59fait baisser
23:00la sécurité sociale.
23:02Et donc,
23:02vous restez dans la logique
23:05absolument mortifère
23:06que font les macronistes
23:07comme le dit Mme Obono.
23:08Non, puisque on ne baisse pas
23:10les cotisations patronales
23:11ou salariales
23:11sur des salaires actuels.
23:13On les...
23:14On permet justement
23:15qu'il n'y en ait pas
23:15sur une augmentation.
23:17Donc, vous ne baissez pas
23:18évidemment la contribution
23:19à la sécurité sociale
23:20puisque c'est si dur salaire en plus.
23:22Donc, c'est ce qui va permettre
23:24aux gens de gagner mieux
23:25et de pouvoir consommer plus.
23:26Attendez, attendez.
23:26Vous ne comprenez pas.
23:27Excusez-moi.
23:28Mais c'est très clair ce que je dis.
23:29Non, non, ce n'est pas du tout
23:30très clair.
23:31Soit vous exonérez
23:32des cotisations patronales
23:33et ça fait du...
23:35Sur l'augmentation.
23:37Oui, mais ça veut dire
23:39que ça fait
23:40dans cette augmentation
23:41du contenu
23:43en moins
23:43pour la sécurité sociale
23:44parce que ce serait
23:45de l'argent
23:45qui irait
23:46dans les caisses
23:47de la police.
23:50Vous faites exactement
23:51la même politique
23:53d'exonération
23:53de cotisations patronales
23:54que les Macronistes
23:55qui nous ont mis
23:56dans les difficultés.
23:57Non, mais est-ce que
23:58M. Vignel, il n'a pas parlé.
23:59Vous voulez
24:00dé-smicardiser la France.
24:02C'est ça ce que veut
24:03Gabriel Natal.
24:04C'est ce que je viens de dire.
24:05Mais oui, c'est ce que
24:06j'allais vous dire
24:07mais surtout je ne peux pas
24:07en passer une.
24:08C'est la même politique
24:09que les Macronistes.
24:10Exactement.
24:11Nous, on veut rapprocher
24:14le brut du net.
24:15On est un pays européen
24:17où les charges sociales
24:18je suis chef d'entreprise
24:19sont plus importantes
24:21entre le brut et le net.
24:22Moi, je vais vous dire
24:23je vais être clair
24:23aujourd'hui
24:24avec le SMIC
24:25on ne vit pas.
24:26Donc, il y a un débat
24:26sur le SMIC.
24:27Le Rassemblement National
24:28nous dit
24:29si on augmente le SMIC
24:30ça veut dire
24:31que les salaires supérieurs
24:32au SMIC
24:33aussi faudraient les augmenter
24:34donc ils votent contre
24:35pas M. le député européen
24:37mais les députés RN
24:39ont voté contre
24:40en juillet 2022
24:42que le SMIC soit
24:43à 1500 euros.
24:44Je ne vous ai pas coupé.
24:45Ah oui, mais moi
24:45je ne peux pas
24:45il faut que j'explique aux gens
24:47quand même.
24:47Vous l'avez déjà expliqué
24:48Oui, oui, vous ne dites pas
24:50qu'en 10 secondes
24:51pour voir.
24:52Aujourd'hui, dire
24:53on augmente le SMIC
24:54en augmentant également
24:56les cotisations patronales
24:57et salariales
24:57c'est évidemment ultra pénalisant
24:59ce sont des entreprises
25:00qui sont à la limite
25:00et notamment des PME
25:01parce que le système global
25:03aujourd'hui
25:03les met en grande difficulté
25:04et donc vous mettez
25:07vous entraînez
25:09beaucoup plus de faillites
25:09et donc beaucoup plus
25:10de gens au chômage
25:11et tous les experts
25:11aujourd'hui économiques
25:12le constatent
25:13Monsieur Vignas
25:13je veux vous donner
25:14le pouvoir d'achat
25:15ou encore
25:16vous n'avez pas voté pour
25:17le logement
25:18en 1960
25:19le logement
25:20c'était 10%
25:21vous savez combien c'est
25:22pour un ménage aujourd'hui ?
25:24C'est 30%
25:25à Paris
25:26c'est 60%
25:27j'y rajoute
25:28la crise qu'on a
25:29sur l'énergie
25:30c'est-à-dire que les gens
25:31carrément
25:32leur panier
25:33sert à
25:34se loger
25:35et se chauffer
25:36facture d'électricité
25:37et je crois
25:37que le Rassemblement
25:38n'a pas voulu
25:40voter aussi
25:41le blocage
25:42des prix
25:42pour logement
25:43je vais vous dire
25:44le vrai débat
25:46la question
25:46que j'ai envie
25:46de leur dire
25:47à tous les deux
25:47c'est que comment
25:48je fais pour financer
25:49un modèle social
25:50qu'on veuille ou pas
25:51qu'il ne marche pas trop mal
25:52la réforme des retraites
25:53c'est 480 milliards
25:55et j'ai la chance
25:56d'avoir deux parlementaires
25:57une c'est retraite
25:58à 60 ans
25:59l'autre c'est
26:00suivant Jordan
26:01c'est 62 ans
26:02et Marine 60
26:03comment vous voulez
26:04comment m'en faire
26:05en programme
26:06je reviens madame
26:07pour aller chercher
26:08nous
26:08ah ben voilà
26:09comme ça ça ouvre
26:12mais parce que
26:13oui non mais
26:14mais parce que
26:15mais parce que
26:16effectivement
26:17on ne peut pas
26:18se contenter
26:18de faire des petits comptes
26:19d'apothicaires
26:20en restant
26:20entre les fourches
26:21au codine
26:22de la doxa
26:24néolibérale
26:25madame Le Pen
26:26a embrassé
26:27l'ordolibéralisme
26:28et veut faire
26:29du Macron plus plus plus
26:30ce qu'il faut
26:31c'est sortir de cette logique
26:32aujourd'hui
26:33notre pays
26:34n'a jamais été
26:35aussi riche
26:35cette richesse
26:36elle est produite
26:37par les salariés
26:38en bonne partie
26:39par ce travail
26:40et donc ils doivent
26:41pouvoir bénéficier
26:42des fruits de leur travail
26:43donc il faut revoir
26:44la répartition
26:45entre travail
26:46et capital
26:47et la question c'est
26:49comment on relance
26:50l'économie
26:51nous nous considérons
26:52y compris
26:52qu'une augmentation
26:54du SMIC
26:54nous le proposons
26:55à 1700 euros net
26:57ça permet de relancer
26:58la machine économique
26:59vous voyez que c'est
27:00une vision plus globale
27:01y compris
27:01ça permet aux TPE
27:03aux PME
27:04de pouvoir avoir
27:05une reprise d'activité
27:06et tout cela
27:07ça permet
27:08de développer
27:10de l'emploi
27:10mais il y a quand même
27:10une urgence
27:11il y a des mesures
27:12l'urgence en fait
27:14on y répond
27:15directement
27:16en augmentant le SMIC
27:17et en relance
27:17sur le SMIC
27:18Nicolas Demenac
27:19on voit
27:19monsieur Farandou
27:20le ministre
27:21qui dit
27:21la barre des 1500 euros net
27:22va être dépassé
27:25l'objectif
27:25c'est la convergence
27:26les syndicats
27:27qui demandent
27:282000 euros brut
27:29Fabien Roussel
27:30qui veut
27:302200 euros
27:32lui
27:32c'est un peu
27:33la course à l'échalote
27:34nous sommes en élection
27:35on ne voit pas
27:36comment on peut
27:36y arriver
27:37on le voit
27:38d'autant moins
27:38que tous ces gens
27:39qui sont si nombreux
27:40qui manifestent
27:42ils n'ont pas confiance
27:43ils n'ont pas confiance
27:44de votre chef
27:45que vous défendez
27:47Gabriel Attal
27:47ils ne croient pas
27:48du tout
27:49que Jean-Luc Mélenchon
27:50sera élu
27:50sinon ils attendraient
27:51tranquillement
27:54l'élection présidentielle
27:56et ils redoutent
27:57que Marine Le Pen
27:58soit élue
27:58parce qu'ils n'auront
27:59pas satisfaction
28:00à leur revendication
28:01donc il y a
28:01cette espèce de gatus
28:03je ne vois pas
28:03que j'ai l'air de débat
28:05y compris
28:06s'ils pensaient
28:06que Jean-Luc Mélenchon
28:08serait élu
28:09et je pense
28:10qu'ils ont raison
28:10de le penser
28:11ils devraient manifester
28:12parce qu'on a besoin
28:13de l'implication
28:15citoyenne
28:15pendant et après
28:18qu'on ait gagné l'élection
28:19pour aller y compris
28:20peut-être plus loin
28:20que ce que nous proposons
28:21dans notre programme
28:22donc nous nous considérons
28:24que la mobilisation sociale
28:25fait partie
28:26du rapport de force
28:27politique globale
28:28et y compris
28:28pendant une période électorale
28:30je vais juste rappeler
28:31que les 580 000
28:32qui ont manifesté jeudi
28:34ça représente
28:341% des actifs
28:361,6 million
28:37ce sont vos chiffres
28:38les chiffres
28:39ce sont les chiffres
28:39de la CGT
28:40ce sont les chiffres
28:41de la CGT
28:42et je sais
28:44vous n'êtes pas bienvenus
28:45dans les manifestations
28:46donc je comprends
28:47que vous méprisiez
28:47les cortèges absolument
28:49c'est sûr
28:49parce que nous on présente
28:51peut-être
28:51vous avez vu
28:53le dernier sondage
28:54et la majorité
28:55des français
28:55vous êtes à 17%
28:56chez les ouvriers
28:57vous êtes à 17%
28:58vous n'interrompt personne
28:59c'est fou quand même
29:00de quoi ?
29:01à chaque fois
29:01je n'interromps personne
29:02et on m'interrompt systématiquement
29:03sur chaque propos
29:03ne faites pas la victime
29:06j'ai l'habitude
29:07de vous recevoir
29:08tout va bien
29:09vous avez tout le temps
29:11il nous rend tout le plateau
29:12j'ai tout noté
29:13les chronos sont tous
29:15parfaitement équilibrés
29:16allez-y monsieur
29:16vous me dites
29:17que les gens qui manifestent
29:19je vais juste répondre
29:20aujourd'hui on n'est peut-être pas
29:21il y en a eu
29:21je ne sais pas quoi
29:22je veux juste rappeler
29:23que dans le dernier sondage
29:23vous êtes à 17%
29:24chez les ouvriers
29:25et la gauche rassemblée
29:26est à 23%
29:27mais vous LFI à 17%
29:28quand Marine Le Pen
29:28est à 58%
29:29donc il y a peut-être
29:30une France qui ne manifeste pas
29:31qui souffre justement
29:32et qui attend
29:33notre arrivée au pouvoir
29:34et c'est que l'extrême gauche
29:35qui manifeste
29:35et qui est extrêmement minoritaire
29:38c'est qu'aujourd'hui
29:39elle n'est pas en mesure
29:39d'arriver au pouvoir
29:40dans toutes les enquêtes d'opinion
29:41mais moi je vais parler
29:42c'est intéressant ce point
29:45qui souffre sans manifester
29:46et qui attend peut-être aussi
29:48qu'on améliore son pouvoir d'achat
29:50on applique justement
29:50ce qu'ils souhaitent
29:51pour que leur pouvoir d'achat augmente
29:52on en parle depuis tout à l'heure
29:53mais je vais évoquer
29:54voilà je me suis tué
29:56vous avez parlé du logement
29:58à chaque fois vous faites ça
29:59je vais faire le coup de
30:01je me suis tué
30:02et vous me faites des réponses
30:03non mais c'est Nicolas
30:04attendez
30:04allez-y
30:06non non
30:07il me fait pareil chaque fois
30:08sur quel point vous voulez aller
30:09non mais par contre
30:10oui
30:10chacun
30:11on continue à discuter
30:12vous ne savez pas faire
30:13un quelques mots
30:14si vous me coupez
30:15et du coup je perds du temps
30:16je savais être synthétique
30:17exactement
30:18vous avez parlé du logement
30:19le blocage des loyers
30:20mais parce que ça ne marche pas comme ça
30:22le logement
30:22aujourd'hui le logement
30:24pourquoi les prix ont augmenté ?
30:26il y a plusieurs raisons
30:27d'abord vous avez une loisanne
30:28qui empêche les nouvelles
30:29constructions de logements
30:30ensuite vous avez les règles
30:32sur le DPE
30:33qui bloquent l'accès
30:34pour certains logements
30:36ensuite vous avez
30:37la loi Lanru
30:38qui fait qu'il y a
30:3925% de logements
30:40sociaux imposés
30:41et donc le logement privé
30:42aujourd'hui
30:43pour que les gens
30:44deviennent propriétaires
30:45ou pour que les gens
30:45louent un logement
30:46privé
30:47le marché
30:48c'est extrêmement restreint
30:49et de manière évidente
30:50quand vous avez
30:51une raréfication
30:53des logements
30:54et bien
30:55les prix augmentent
30:56et aujourd'hui
30:57des classes moyennes
30:58aujourd'hui malheureusement
30:59qui travaillent
31:00ne peuvent pas acheter
31:01sans avoir la caution
31:02des parents et des grands-parents
31:03et donc c'est pour ça
31:04je ne vous ai pas interrompu
31:05c'est pour ça
31:05qu'il faut revenir évidemment
31:06sur ces règles-là
31:07pour qu'il y ait plus de logements
31:10et que les prix puissent baisser
31:12attendez sur trois points
31:13mais monsieur Nicolas
31:14on n'y arrivera pas
31:15trois points
31:15pour le ZAN
31:16moi j'ai voté le ZAN
31:18après le recul
31:19je ne me dis pas toujours
31:20du réfléchir
31:21attendez
31:22le DPE
31:23le dérèglement climatique
31:24ça n'existe pas
31:25après on parlera de vous
31:27pour le DPE
31:28on peut parler
31:29du dérèglement climatique
31:30s'il vous plaît
31:33il se trouve
31:34que quand on fait le DPE
31:35le DPE effectivement
31:37c'est une norme
31:38je trouve que ce n'est pas trop mal
31:39parce que ça évite
31:40les marchands de sommeil
31:41mais ça peut être indicatif
31:41troisième point
31:43logements sociaux
31:44je suis désolé
31:45mais les mairies RN
31:46ne veulent pas de logements sociaux
31:48vous n'en voulez pas
31:49et à la fois vous vous dites
31:50on devait construire
31:52500 000 logements
31:53on n'en a construit
31:54que 250 000
31:55le logement c'est la priorité
31:56aujourd'hui on a
31:572 millions
31:58de mamans solos
31:59il faut que les gens
31:59soient responsables
32:00je peux te parler
32:02on a 2 millions
32:03de mères solos
32:04aujourd'hui
32:05il y a des gens
32:06qui cohabitent
32:06avec leur ancien conjoint
32:07parce qu'ils n'ont pas
32:08d'appartement
32:09le logement doit être
32:10une priorité
32:10et le dernier point
32:11je voudrais dire
32:12madame Boubounou
32:13quand même
32:13pendant la crise
32:14des gilets jaunes
32:15600 milliards
32:16le nombre de parlementaires
32:18RN
32:18et LFI
32:19RN
32:20qui veut dire
32:20à Bercy
32:21il faut des sous
32:22pour les agriculteurs
32:23mais oui
32:24vous avez fait
32:25la soupe
32:28mais monsieur Vignard
32:30c'est la mobilisation
32:31des gilets jaunes
32:32qui les demandent
32:32et revendiquent
32:33des moyens
32:35nous nous soutenions
32:36vous venez demander
32:37des sous
32:38à Bercy
32:38tous les jours
32:39vous êtes tous les 3
32:40en campagne
32:40en fait
32:40non mais excusez-moi
32:41attendez
32:42c'est toi qui me
32:42se fait interjoler
32:44lundi
32:45il y a une réunion
32:46il y a une conférence sociale
32:47un rendez-vous important
32:49attendu par des centaines
32:50de milliers de personnes
32:51qui manifestaient
32:52vous les voyez
32:52juste derrière moi
32:53qu'est-ce qu'on attend
32:54de cette journée
32:55pour sortir de cette crise
32:56à court terme
32:57et ensuite
32:58on parlera
32:59de ce qui va se jouer
32:59sur le long terme
33:00à court terme
33:01que peut offrir
33:02le gouvernement
33:02et restez là-dessus
33:04s'il vous plaît
33:04Victor Agro
33:05jouez le jeu
33:05vous aussi
33:06c'est tentant
33:07de dériver un petit peu
33:07non mais je suis d'accord
33:10pour le gouvernement
33:11ce qui est très compliqué
33:12c'est qu'il y a deux choses
33:13d'une part
33:13effectivement les réponses
33:14concrètes
33:15qui doivent apporter
33:15aux revendications
33:16qui se multiplient
33:17et qui sont très diverses
33:19et d'autre part
33:20ce lien de confiance
33:21qu'on peut avoir
33:21ou de défiance surtout
33:22qu'on peut avoir
33:23vis-à-vis de la politique
33:24aujourd'hui
33:25le sentiment du mépris
33:26notamment
33:26que le gouvernement
33:28porterait vis-à-vis
33:29de toutes les personnes
33:29dans la rue aujourd'hui
33:30il le reçoit
33:31ce gouvernement
33:32Matignon d'ailleurs
33:33dans les notes
33:34qui nous sont parvenus
33:34aux journées politiques
33:36ce jour
33:37insiste énormément
33:37sur l'ensemble
33:38des réunions
33:39qui ont eu lieu
33:39ces derniers jours
33:40des concertations
33:41des rencontres
33:42avec les syndicats
33:42avec les lycéens
33:43pour dire
33:43on fait quelque chose
33:44nous ne sommes pas en train
33:45de mépriser tout cela
33:46nous savons ce qui se passe
33:47et nous allons essayer
33:47d'y répondre
33:48il y a quand même
33:49un gros problème
33:49c'est que le gouvernement
33:51pour ne pas paraître
33:52pour quelqu'un
33:52en qui on ne peut pas croire
33:53du tout
33:53va quand même devoir dire
33:54qu'il ne peut pas répondre
33:56à une bonne partie
33:57de ses revendications
33:58notamment parce que
33:59les débats budgétaires
34:00ça il n'a pas la main dessus
34:02d'autant plus parce que
34:03effectivement
34:03l'élection présidentielle
34:04qui approche
34:05il peut ouvrir
34:06des discussions
34:06sur Parcoursup
34:07mais enfin
34:08il ne peut pas l'abroger
34:08ce soir
34:09et décider que
34:09pour la prochaine
34:11fournée d'étudiants
34:12il n'y aura pas de sélection
34:13donc il y a des réponses
34:14que le gouvernement
34:15ne peut pas apporter
34:16la question c'est
34:17comment est-ce que
34:17vont entendre
34:18les syndicats patronaux
34:19les syndicats de salariés
34:21mais aussi les syndicats
34:22de la fonction publique
34:23je rappelle qu'il y aura
34:24un rendez-vous
34:24entre Matignon
34:25et les syndicats
34:25de la fonction publique
34:26vendredi prochain également
34:27comment est-ce que
34:28ces gens-là
34:29vont percevoir le fait
34:30que Matignon leur dise
34:31j'aimerais pouvoir
34:32et je ne peux pas
34:33tout à l'heure
34:35le maire socialiste
34:36de Saint-Ouen
34:36Karim Bouamran
34:37qui était sur ce plateau
34:38disait
34:39face à l'urgence
34:40de la situation
34:40les députés
34:42devraient faire
34:42preuve de responsabilité
34:44et se mettre d'accord
34:46sur un budget
34:47de compromis
34:48qui intégrerait
34:48une mesure supplémentaire
34:50pour les lycéens
34:51une mesure supplémentaire
34:52sur les salaires
34:53tout en tenant compte
34:55quand même
34:55de la situation
34:57budgétaire de la France
34:58et ça ça vous fait
34:59impossible ?
35:00je ne veux pas dédouaner
35:01les deux parlementaires
35:02qui sont au plateau
35:03moi je ne suis plus parlementaire
35:04ça ne peut plus marcher
35:05depuis la dissolution
35:06on a une tripartition
35:08de la vie publique
35:09et je vais vous dire
35:10je ne sais pas celui
35:11qui va gagner
35:11mais j'espère qu'il n'y aura
35:13plus de tripartition
35:14parce que c'est la vie politique
35:15c'est-à-dire que si demain
35:16le compromis politique
35:17c'est terminé
35:18mais ça n'a jamais existé
35:19en France
35:19le consensus politique
35:21existait
35:21quand vous aviez une majorité
35:23en 2012
35:24moi j'étais parlementaire
35:25on était 320 madame
35:27on avait un programme
35:28de monsieur Hollande
35:29on l'appliquait
35:30en 2017 aussi
35:32en 2024
35:33avec cette dissolution
35:34c'est ingouvernable
35:35c'est un constat
35:37vous êtes député européen
35:39mais quand même
35:39est-ce que vous entendez
35:40ce que dit monsieur Boimrall
35:42et après je vous ferai réagir là-dessus
35:43c'est impossible
35:44qu'il y ait un consensus
35:46à un moment donné
35:47sur un texte
35:47dans une situation d'urgence
35:48qui intègre des réponses nécessaires
35:50vous finirez avec la LFI ?
35:53mais nous
35:53on n'est jamais sectaire
35:54dès que c'est dans l'intérêt
35:55des français
35:56on vote pour
35:57sincèrement
35:58il y en a qui ont des postures
35:59en disant ça vient du RN
36:00on ne vote pas pour eux
36:01je pense que c'est
36:02ça se vote des députés européens
36:03c'est pas beaucoup
36:04c'est vrai
36:06ça a du sens
36:07que dit monsieur Boimrall
36:08selon vous
36:09mais en fait
36:10moi je veux bien
36:10qu'on dise des choses en l'air
36:11donc ça n'a pas de sens
36:13mais non
36:13parce qu'en fait
36:14il faut savoir quoi
36:15comment
36:15et nous on se positionne
36:16sur ces choses-là
36:18mais je ne veux pas
36:18quand j'entends là
36:19monsieur Vignal dire
36:21aujourd'hui il y a ce tripartisme
36:22donc on ne peut pas fixer
36:24des budgets ou autre
36:25mais le bilan macroniste
36:26qui nous amène
36:27dans cet échec total
36:292400 milliards
36:29de dettes supplémentaires
36:31qui nous a fait passer
36:32d'un taux d'emprunt
36:33de 0,6
36:33à près de
36:34de 5%
36:35qui nous amène
36:36à un déficit public
36:38qui était à deux et quels
36:39qui est maintenant
36:40à près de 6%
36:41tout ça
36:42c'est la conséquence
36:43de leur politique
36:43parce que
36:44ils ont pu passer
36:45tous les budgets
36:46qu'ils souhaitaient
36:47d'abord quand ils ont eu
36:48une majorité effectivement
36:49mais ensuite par 49,3
36:50donc ça n'a rien à voir
36:51avec une sorte de tripartisme
36:53une fois qu'on a dit ça
36:54qu'est-ce qu'on fait ?
36:56et bien justement
36:56c'est qu'à un moment
36:57il va falloir sortir
36:58aujourd'hui des tabous
36:59qu'il peut y avoir
37:00et il y a des tabous
37:01sur des dépenses
37:02qui ne sont pas évoqués
37:03que nous on a pu présenter
37:05dans notre contre-budget
37:06qui ferait
37:0772 milliards
37:08d'économies
37:09dès la première année
37:10par un solde positif
37:12et qui monterait
37:13à 140 milliards
37:14en 2032
37:15parce qu'aujourd'hui
37:16on n'a pas le choix
37:17d'avoir des vrais efforts
37:19sur les 29 milliards
37:20d'économies
37:21sur l'immigration
37:23Ah !
37:24Vous l'aviez pas dit
37:26franchement
37:26vous mettez une heure
37:27pour parler d'immigration
37:28vous me décevez
37:29Je pensais que vous l'auriez vu
37:30qu'est-ce qui se passe ?
37:31Je vais faire la liste complète
37:32Un tabou
37:34sur lequel on discute
37:35tous les uns et nous
37:35Pour le coup
37:36soyez au respectueux
37:37des uns et nous autres
37:3929 milliards
37:39c'est pas
37:40c'est négligible
37:40c'est n'importe quoi
37:42Je vous parle
37:43des 72 milliards
37:44vous voulez que je vous fasse la liste
37:45je comprends pas
37:46Ce que vous dites en tout cas
37:47Monsieur Nicolique
37:48c'est rendez-vous dans 6 mois
37:49C'est ça
37:50Il n'est pas possible
37:50d'ici là
37:51d'intégrer
37:53Nicolas Dominac
37:54Juste une question
37:56vous avez
37:56sans doute compris
37:58que le gouvernement
37:59va peut-être
38:00faire porter
38:01au patronat
38:02le chapeau
38:03d'un échec social
38:04à la conférence
38:05tout à l'heure
38:06sur son incapacité
38:07à débourser
38:08suffisamment d'argent
38:09donc qu'est-ce que
38:10vous en pensez
38:11de cette perspective
38:11qui se dessine
38:13très possiblement ?
38:14C'est par rapport au patronat ?
38:15Oui, sur ce sujet-là
38:17Sur ce sujet-là
38:18Non mais en fait
38:18aujourd'hui
38:19Est-ce que le patronat
38:20doit payer plus ?
38:22Soyons clairs
38:23En fait
38:24quand vous avez
38:2471 000 entreprises
38:25qui ferment
38:26c'est qu'aujourd'hui
38:27Mais non
38:27je vous réponds
38:28c'est qu'aujourd'hui
38:29vous avez des pouvoirs publics
38:31qui contrairement
38:31à ce qui a été dit
38:32depuis tout à l'heure
38:32sur ce plateau
38:34n'ont pas permis
38:35aux entreprises
38:36de dégager de la marge
38:37sur beaucoup de choses
38:37On a baissé les charges
38:38200 milliards
38:39On a baissé les impôts
38:41de 32%
38:41à 25%
38:42Attendez
38:43si vous travaillez ce sujet
38:45à combien est le taux
38:47de prélèvement obligatoire
38:47dans le PIB en France ?
38:48Mais non mais
38:49Ah bah si
38:49c'est intéressant quand même
38:50Parce qu'il n'y a pas un pays
38:51de l'OCDE où le taux
38:52de prélèvement obligatoire
38:53dans le PIB est aussi important
38:5446%
38:55Vous n'avez pas réconnu
38:56le taux de dépenses publiques
38:57dans le PIB
38:57Répondez à la question
38:58Monsieur le député
38:59Répondez à la question
39:00Est-ce que le patronat
39:01doit prendre sa part ?
39:02Je lui ai dit
39:03Et il vient de l'inéaire
39:04Et on va encore entendre
39:05Non mais
39:06Attendez je vous réponds
39:08Allez-y
39:08Allez-y
39:09Et ensuite vous avez
39:11des sujets
39:11qui coûtent aujourd'hui
39:12aux entreprises
39:13notamment l'énergie
39:14Et moi je suis obligé
39:16de parler de ça
39:17parce qu'on ne peut pas
39:18négliger le fait
39:19qu'entre 2005
39:20et 2025
39:21vous avez eu
39:22à la fois
39:23une augmentation
39:24de 105%
39:24du prix de l'électricité
39:25à la fois
39:26et à la fois
39:27moins de production électrique
39:29dans ce pays
39:29alors qu'on veut électrifier
39:30Pourquoi ?
39:31Parce que
39:32vous avez en 98
39:33l'abandon de Superphénix
39:34par la gauche
39:35qui pouvait permettre
39:36d'être plus efficace
39:37dans la production nucléaire
39:38Vous avez l'abandon
39:39des Macronistes en 2018
39:40d'Astrid
39:41qui aurait pu être
39:41plus efficace
39:42et recyclé
39:43et donc il y a eu
39:45des choix idéologiques
39:45avec un nucléaire
39:46qui nous permettait
39:47d'avoir une électricité
39:47moins chère
39:48et ça ça profite
39:49aux ménages
39:50et ça profite aussi
39:51aux entreprises
39:51mais
39:51et ça profite
39:51à la fois
39:52et ça profite