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00:00Voilà, vous avez pu suivre le discours de Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand.
00:04Discours très axé sur la colère des lycéens, un mouvement d'une grande maturité politique et syndicale, dit-il.
00:11Il a ciblé tout particulièrement Parcoursup, qu'il souhaite abolir une école du vice, dit-il.
00:19Le martyr de toute la famille sur trois générations, je me suis noté ces deux citations.
00:26Il veut la fin de la sélection dans les universités, il veut le droit de vote à 16 ans.
00:30Voilà quelques-unes des mesures que souhaite Jean-Luc Mélenchon.
00:35On va en parler avec nos invités.
00:37On est avec Henri Blunden, élève dans le 3e arrondissement de Paris, au lycée.
00:43Bonjour et bienvenue à vos côtés.
00:45Nicolas Domenac, éditorialiste politique à Chalence, bonjour.
00:48On est avec Richard Ramos, député Modem du Loiret, avec Léopold Hautebert du service politique,
00:53avec Bastien Bonnard-Jean, secrétaire général des Jeunes communistes et porte-parole de Fabien Roussel.
00:59Bonjour.
01:00Et Stanislas Rigaud, cofondateur de Nexus.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour à tous les six.
01:04D'abord un mot quand même peut-être avec vous, Nicolas Domenac, sur la forme, le monde,
01:08le monde présent pour ce meeting, à tel point qu'il a dû faire un petit speech,
01:13un pré-discours à tous ceux qui n'avaient pas pu rentrer dans la salle juste avant.
01:18Et le show, il est actuellement à son meilleur.
01:21En tout cas, peut-être qu'il peut faire mieux encore, mais vous avez vu comment le suivre,
01:25c'est comme prendre d'ailleurs une douche avec des variations de température.
01:29Il vous fait monter, il vous fait rire, et puis il dit n'importe quoi,
01:33et puis il dit des choses fausses, et puis il dit des choses vraies, très très fortes.
01:37Et il prend la foule, il embrasse et puis il donne surtout une perspective que ne font pas les autres,
01:41c'est vrai.
01:42Je veux dire qu'à sa Nouvelle-France, ça développe vers l'avenir, ça emporte, ça emmène.
01:46Je veux dire, vous avez vu comment la foule le suit, donc de ce point de vue-là, il a
01:51réussi.
01:51Alors maintenant, après, quand vous regardez dans le détail, je veux dire,
01:54moi, il y a des trucs qui me stupéfient de vieillerie marxiste, je veux dire,
01:58sa lecture sur l'argent qui domine tout, je veux dire, c'est à se taper sur les cuisses, quoi.
02:02Je veux dire, vraiment, sa critique du contrôle continu, je prends ça comme exemple,
02:06je vous laisserai la parole aux autres, mais enfin, le contrôle continu,
02:09c'est les lycéens qui l'ont demandé, je veux dire.
02:11Donc, alors, peut-être qu'il faut l'améliorer, peut-être qu'il faut, etc.
02:13Enfin bon, tout y passe, je veux dire, avec des moments vraiment très enthousiasmants,
02:18puis des moments, on se dit quand même, quelle vieillerie.
02:21Stanislas Rigaud, sur la forme quand même, est-ce que sur la forme,
02:25vous êtes séduit par Jean-Luc Mélenchon ?
02:29Non, il est incontestablement excellent dans l'exercice.
02:32Maintenant, justement, je ne trouve pas qu'il soit à son meilleur niveau.
02:34J'ai le souvenir de 2017, où il faisait des meetings absolument exceptionnels,
02:38notamment à Marseille. Là, on sent quand même qu'il y a une forme d'énervement globale
02:42de sa personne, qui a du mal à contrôler ses émotions.
02:45Et je crois que même s'il est encore un des rares tribuns qui restent dans la vie politique française,
02:50la violence de son discours ressurgit aussi dans la violence, parfois, de sa forme,
02:55dans son expression orale.
02:57Et puis après, d'un point de vue purement en termes de scénographie,
03:01j'ai trouvé ça un peu tristoune, le décorum du Zénith de Clermont.
03:05À la limite, ça, c'est peut-être plus de l'ordre du détail.
03:07J'ai connu des meetings de LFI un peu plus impressionnants que celui-ci.
03:11Léopold Audebert, combien de personnes ? Plus de 10 000 ?
03:14Oui, on est à peu près à 10 000 personnes, sans compter les personnes
03:16qui étaient effectivement à l'extérieur de ce Zénith.
03:19Et pour les personnes qui nous regardent, ce qui est cruel,
03:21c'était les cinq visages qui défilaient régulièrement en bas de l'écran.
03:26Oui, ce sont ces cinq concurrents de la primaire, socialiste et place publique.
03:29Donc on aura les résultats peu après 18h ce soir.
03:31Mais vous avez régulièrement regardé sur BFM TV, là, ces cinq visages qui sont en bas,
03:35et puis il y a Jean-Luc Mélenchon qui trône en majesté au-dessus.
03:38Mais elle est très symbolique, cette image, ce Zénith qui est rempli,
03:41et ceux qui n'arrivent pas encore à se mettre d'accord aujourd'hui,
03:43qui sont obligés de recourir à une primaire dont, au moment où on se parle,
03:47il y a 116 000 votants, alors qu'un dixième, en gros, de ces votants
03:53sont présents dans la salle de Jean-Luc Mélenchon.
03:55Le Zénith de Clermont-Ferrand.
03:56Quand on compare en termes de proportion, donc les mathématiques, là,
03:59les chiffres sont quand même assez impressionnants.
04:01Jean-Luc Mélenchon qui, c'est vrai, à partir de la 25e minute de cette prise de parole,
04:06attaque ce qu'il appelle la révolte de la jeunesse, applaudie par cette salle.
04:09Et puis, vous l'avez dit, Julie, qui évoque aussi ce thème des retraites.
04:14Il fait ce décompte 60, 61, 62, jusqu'à 69 en disant
04:17« Nous ramènerons la retraite à 60 euros ».
04:19C'est un best-of, en quelque sorte, un pot pourri de tous les thèmes de Jean-Luc Mélenchon
04:26dans une salle qui est, quand on compare avec ce qu'on a vu hier, par exemple,
04:30avec Gabriel Attal, à Lyon, ça n'a rien de comparable sur la forme, en tout cas.
04:35Clairement, il fait la course en tête.
04:37Et la seule qui, aujourd'hui, est dans ces proportions-là,
04:41dans des salles qui sont chauffées à blanc, c'est Marine Le Pen.
04:45D'où ce duel qui semble se profiler.
04:51Je rebondis quand même sur ce que vous disiez, Léopold Daudbert.
04:53La comparaison, elle fait un peu mal avec l'autre actualité ce soir,
04:57qui est bien sûr la primaire de la gauche.
04:59Bastien Bonargent, vous êtes porte-parole de Fabien Roussel.
05:02Quand vous voyez ces images-là, est-ce que vous ne dites pas, au fond,
05:04le vrai candidat de la gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon ?
05:06Non, je pense que ce serait trop réducteur,
05:09parce qu'il ne doit pas y avoir un seul candidat de la gauche unique dans ce pays,
05:13parce que sinon, on partirait déjà perdant.
05:16Je pense qu'effectivement, ce meeting, il se tient dans un contexte qui est particulier,
05:19d'une crise sociale d'ampleur,
05:21avec quand même un mouvement lycéen qui est extrêmement puissant
05:26et qui a démontré tout son effort revendicatif cette semaine.
05:29Et donc, je pense qu'il faut aussi regarder ce qui se passe à ce niveau-là.
05:32Et donc, moi, je dirais que peut-être le meeting le plus réussi de cette semaine,
05:35ça a été celui des 450 000 personnes qui ont défilé ce 6 octobre
05:39pour porter des revendications, dont certaines, d'ailleurs, qui sont reprises par Jean-Luc Mélenchon.
05:43Peut-être qu'il faut peut-être aller plus loin sur la question de l'abrogation de Parcoursup,
05:46sur la question des moyens pour l'école publique,
05:48sur la question de la rénovation du bâti scolaire.
05:50Et donc, voilà, je pense que c'est un meeting qui se tient dans un contexte particulier.
05:54Et j'espère que cette présidentielle sera marquée par un contexte particulier,
05:58une présidentielle des luttes.
05:59Voilà, donc, on appelle, bien sûr, à continuer de se mobiliser aujourd'hui
06:03pour porter ces revendications.
06:04Richard Ramos, qu'est-ce que vous retenez, vous,
06:07de cette heure et quart de discours de Jean-Luc Mélenchon ?
06:11LFI a travaillé. Il travaille depuis 2012.
06:14Ce n'est pas ma France, la France de Mélenchon.
06:17Mais sur les propositions, il est incontestablement le leader à gauche,
06:23avec des propositions, la Sixième République, voilà.
06:26– C'est lui le leader de la gauche, pour vous ? Ça ne fait pas de doute ?
06:29– Ça ne fait pas de doute.
06:30Je veux dire, pour moi, dans l'élection, ça ne fait pas de doute.
06:32Après, il faut se méfier, vous savez, des grands meetings.
06:34Sarkozy, en 2012, il fait des grands meetings, il remplit tout.
06:37Puis à la fin, il n'est pas président de la République.
06:39Donc, il faut faire très, très attention.
06:40Il y a, donc, sur la forme, de toute façon, c'est un grand tribun.
06:46Après, il a un plafond de verre.
06:47C'est-à-dire que moi, je pense qu'il ne pourra jamais être président de la République.
06:51– Il reste très loin derrière Marine Le Pen.
06:52– Les sondages après sondages, il a cristallisé, notamment,
06:56une jeunesse, parce qu'ils leur parlent, parce qu'ils ont fait le boulot,
06:59parce qu'ils ont mis des militants à aller dans les coins de rue.
07:02Vous savez que les militants, ils créent des actions.
07:05Une fois que les actions sont certifiées,
07:07ils auront le droit d'être candidats à des élections.
07:09Il y a tout un processus, un vrai processus politique,
07:11que nous, les partis politiques traditionnels, on a abandonné.
07:15Et donc, là-dessus, il faut lui reconnaître ça.
07:18Il est, pour moi, un peu moins bon que ce qu'il a été.
07:21Pardon de dire ça, son énergie n'est plus la même.
07:24– Ah oui, vous trouvez ?
07:25– Sauf qu'en meeting, c'est le seul endroit
07:29où ça égale presque ce qu'il faisait avant.
07:32Moi, je l'ai vu face au MEDEF pendant deux heures et demie.
07:35Il ne faut pas regarder les contre-champs.
07:36Le gars, il n'était pas dans le coup.
07:39Mais ça, quand il est sur le meeting, c'est son exercice préféré.
07:43Donc, on va avoir un Mélenchon, et vous avez vu, il a son socle.
07:47Moi, s'il veut, on fait un référendum tout de suite,
07:49parce que le référendum populaire, il l'a perdu à chaque fois.
07:53Je veux dire, il nous raconte qu'il veut un référendum populaire.
07:55Ça s'appelle les précédentes présidentielles.
07:57Si on avait voulu Mélenchon, on aurait voté Mélenchon.
08:00Le peuple français, il a dit, j'en veux pas.
08:02Donc, le référendum populaire, ça s'appelle l'élection présidentielle.
08:05Alors, il nous refait le coup à chaque fois.
08:07Mais il ne sera pas réélu.
08:08Et je dirais même que l'énergie qu'il va chercher,
08:11c'est peut-être son rêve que Mme Le Pen arrive au pouvoir
08:15et que lui fasse la révolution dans la rue.
08:17C'est-à-dire qu'il est sur cette énergie-là, l'énergie du révolutionnaire.
08:21Vous savez que c'est ça, son projet derrière.
08:22Bien sûr, c'est son projet.
08:23Vous savez, il m'a rappelé, pardon de dire ça,
08:25il m'a rappelé M. Le Pen qui ne voulait pas le pouvoir,
08:28mais qui s'était installé confortablement dans quelque chose qui était
08:31je suis contre les étrangers, je suis contre les étrangers,
08:34et donc je me cristallise dans une position qui est d'être contre.
08:37Là, on voit bien ce qu'il est en train de faire.
08:39Il est contre les riches, contre le système.
08:41Il a été ministre, il a été ministre de l'éducation supérieure.
08:47Et il a fait quoi ? Il n'a rien fait.
08:49Il s'installe en faisant oublier qu'il a été toute sa vie payée par la République,
08:54toute sa vie un notable comme moi de la République.
08:57Sauf que moi, j'avais un boulot avant.
08:59C'est qu'à 50 ans que je deviens député.
09:01J'ai payé autrement les études de mes enfants.
09:03Il nous fait oublier tout ça pour être le révolutionnaire.
09:06Et dans cet exercice-là, il le maîtrise parfaitement.
09:09Mais ça veut dire que nous, la gauche, et quand on parlait, vous savez, des candidats socialistes,
09:14ça ne fait pas la côté.
09:15Et donc, ils n'ont pas le choix.
09:16Ils seront obligés.
09:18La gauche modérée, elle viendra avec les centristes que nous sommes.
09:22Ils veulent faire croire qu'ils sont gauches.
09:23C'est un appel à Raphaël Glucksmann.
09:25Mais plus personne ne croit que ce sera.
09:26Peut-être qu'on aura le combat de l'extrême gauche et de l'extrême droite.
09:31Et si en face, on n'a pas des démocrates avec un grand D qui se réunissent,
09:35de toute façon, ce sera l'un des deux.
09:36Henri Blunden.
09:37Il n'était pas l'enseigneur.
09:37Pardon, excusez-moi, je ne crois pas qu'il était...
09:39Non, il était au travail.
09:39Il était au travail.
09:41Voilà, du travail.
09:42Il était au travail.
09:43Très bien.
09:43Petite précision importante.
09:44En le disant, il était au pouvoir comme ministre secrétaire d'État, je crois.
09:48Henri Blunden.
09:50C'est à vous qui s'adressait à Jean-Luc Mélenchon.
09:54Vous êtes sensible à son discours ?
09:57Oui et non.
09:58Moi, je vais reprendre ce que vous disiez il y a quelques minutes.
10:01Jean-Luc Mélenchon, il dit pas mal de bêtises.
10:03Mais il dit aussi des choses vraies.
10:05Quand il parle de Parcoursup qui torture, si vous voulez, les élèves et les parents et les enseignants,
10:11ça, c'est une vérité.
10:12Quand il parle de la dévalorisation des filières professionnelles, c'est une vérité aussi.
10:16Vous êtes pour l'abolition de Parcoursup ?
10:17Oui, moi, je suis pour l'abolition de Parcoursup.
10:18Comme dans les Mélenchons, donc ?
10:19Comme un grand nombre de lycéens, en fait.
10:21On avait Hervé Morin hier sur le plateau qui disait la même chose.
10:24Absolument.
10:25Mais Parcoursup, voilà, on peut être...
10:25Jean-Philippe Tanguy aussi, d'ailleurs, ce midi.
10:27Si le Rassemblement national s'intéresse à l'éducation nationale, moi, ça m'intéresse.
10:30Mais si vous voulez, moi, je ne suis pas dans un parti politique et je pense qu'on est des
10:34milliers et des millions d'élèves,
10:36si vous voulez, à refuser Parcoursup parce que Parcoursup ne donne aucune voix possible, ne donne pas de cap.
10:43Et ce que j'ai envie de dire, si vous voulez, c'est...
10:44Jean-Luc Mélenchon, quand il parle dans ce meeting d'un grand cap, si vous voulez, pour l'éducation nationale,
10:51je ne vois aucun autre parti parler comme lui d'éducation nationale.
10:55Je ne vois pas la gauche républicaine qui, là, est en train de choisir son candidat.
10:59Bon, peut-être qu'en décembre, il n'y aura plus de candidat, mais OK.
11:02Je ne vois pas non plus le centre qui doit faire un grand examen de conscience sur ce qu'il
11:07a fait pour l'éducation nationale.
11:09Parcoursup, la réforme des lycées, la réforme du bac, tout ça, c'est quand même le macronisme aussi
11:14qui a énormément joué sur la colère qui, aujourd'hui, existe en ce moment auprès des lycéens.
11:20Donc, la France insoumise travaille.
11:21Vous avez vu que Gabriel Attal propose, je cite, un pacte pour la jeunesse.
11:25Oui, très bien.
11:25C'est tout l'objet de son discours.
11:26Moi, je suis ravi de savoir que Gabriel Attal propose quelque chose.
11:30Mais il avait proposé aussi le choc des savoirs.
11:32Qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ?
11:33Et quand on voit, pardonnez-moi, le bac de mathématiques,
11:37quand on voit que Parcoursup existe toujours,
11:39quand on voit que M. Gabriel Attal a été ministre de l'éducation nationale pendant six mois,
11:43puis Premier ministre, et qu'on a eu un enchaînement incessant de ministres,
11:47ils avaient dix ans, en fait, ces gens, pour faire quelque chose pour l'éducation nationale.
11:50Et je ne vais pas me faire le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon ce soir.
11:53Mais Jean-Luc Mélenchon, il propose quelque chose.
11:55Et si les autres partis politiques ne veulent pas que la jeunesse vote en masse pour la France insoumise,
11:59les autres partis politiques ont encore six mois et demi pour se réveiller.
12:01Mais avec Parcoursup, vous l'avez, le totem.
12:04C'est-à-dire, au fond, le symbole que, si les lycéens le décrochaient,
12:09on peut être sûr qu'il n'y a plus de raison qu'il soit dans la rue.
12:12De se mobiliser, c'est ça, réellement ?
12:14C'est peut-être ce qui permettrait de mettre fin à ce mouvement lycéen ?
12:20Oui, alors, pour reprendre d'abord sur la question des partis politiques
12:23qui travaillent sur les questions relatives à l'éducation nationale,
12:27pour le citer, le Parti communiste travaille depuis longtemps quand même sur ces questions.
12:30On a publié, d'ailleurs, en début de semaine, un plan d'urgence pour la jeunesse
12:35qui parle, effectivement, de l'abolition de Parcoursup,
12:38d'un plan de rencrutement massif des professeurs,
12:41d'un plan de rénovation du bâti,
12:43voilà, de tout un certain nombre de mesures que je ne vais pas vous détailler ici.
12:46Mais pour répondre à votre question sur Parcoursup,
12:48je pense, effectivement, que ça cristallise énormément la colère
12:52de centaines de milliers de lycéens dans ce pays
12:54parce que Parcoursup est un outil de sélection sociale
12:58qui révèle un problème plus profond.
12:59C'est-à-dire qu'on est confronté aujourd'hui à un pays qui a des besoins immenses
13:03parce qu'on est confronté à un défi climatique, le défi diplomatique,
13:06on a besoin de produire plus dans ce pays
13:08et pourtant, on casse aujourd'hui les formations,
13:13que ce soit dans l'enseignement supérieur
13:14et donc on est confronté à un problème
13:16où on manque de place aujourd'hui dans l'enseignement supérieur,
13:19on manque de formation d'ingénieurs,
13:20de formation dans tout un tas de secteurs
13:22et donc Parcoursup permet de faire du tri social
13:25pour envoyer les élèves les plus privilégiés vers ces secteurs de formation.
13:28Et donc je pense qu'il faut, au-delà de l'abrogation de Parcoursup,
13:31proposer autre chose.
13:32Et donc c'est pour ça qu'on propose,
13:33notamment avec le mouvement des jeunes communistes de France,
13:35un service public de l'orientation
13:36qui permettrait donc d'orienter les élèves
13:38en fonction de leurs besoins, de leurs aspirations,
13:41mais aussi en fonction des besoins du pays
13:42dans des formations qui soient bien rémunérées
13:44et qui correspondent à des besoins.
13:45– Sainte-Sass Rigaud, sur cette mesure-là,
13:48un totem dit…
13:50– Sans trop provoquer mon camarade de gauche,
13:52mais c'est toujours un peu le principe à l'extrême gauche
13:56qu'on va encore créer un nouveau service public
13:58pour répondre à un problème de la société.
14:00Je pense qu'il y a suffisamment de gens
14:01dans l'éducation nationale aujourd'hui.
14:02Il y en a beaucoup trop et je crois que c'est un problème profond.
14:05L'éducation nationale, son problème,
14:06ce n'est pas la manne financière qui est injectée dedans,
14:08c'est la façon dont c'est réparti.
14:10J'ai écouté Jean-Luc Mélenchon
14:11qui a beaucoup parlé des retraites
14:12et qui a beaucoup parlé de la jeunesse.
14:13Quand on regarde justement sur 100 euros investis
14:16dans l'éducation nationale,
14:17il y en a 28 qui sont consacrés pour les retraités.
14:20Donc c'est quasiment 25%,
14:22ce qui n'est pas non plus négligeable.
14:24Après, maintenant, la vision que j'ai sur l'éducation
14:26est assez simple, c'est qu'il y a plusieurs catégories.
14:28Il y a le primaire.
14:29Le primaire, c'est pour les fondamentaux.
14:30C'est les mathématiques, c'est le français,
14:32c'est pour assurer justement à tous les enfants
14:34un socle solide en arrivant au collège.
14:36Le collège, c'est le temps de la découverte
14:38et aussi, d'une certaine façon, l'expérimentation.
14:40Je crois que c'est quelque chose d'assez
14:43unanimement partagé chez les jeunes,
14:44c'est que les stages, les alternances, les découvertes
14:46sont aujourd'hui quelque chose de très professionnalisant
14:48et permettent à la jeunesse de savoir
14:50ce qu'elle veut réellement faire.
14:52Parce que les cours théoriques,
14:52moi, vous voyez, je n'ai jamais été un très bon élève,
14:55mais c'est en faisant des stages,
14:56c'est en découvrant tout un tas d'activités.
14:57Au collège ?
14:58Dès le collège, j'ai pu faire des stages au collège, oui.
15:00Oui, en troisième.
15:01Oui, c'est ça.
15:02Mais je pense que c'est quelque chose à optimiser,
15:03c'est ce que je dis dans la description,
15:04le collège, c'est une bonne chose pour ça.
15:06Et enfin, au lycée, il y a la voie professionnelle
15:08qui est justement trop dévalorisée.
15:09Je suis d'accord avec vous,
15:10je crois que c'est vous qui en parliez à l'instant.
15:11Il faut augmenter cela.
15:13Et sur notamment les sujets industriels du pays,
15:15il nous faut davantage de gens
15:16dans ces filières professionnelles
15:17que dans des filières bullshit
15:19où en réalité, on en sort sans boulot.
15:20Et c'est pour ça qu'il y a une proposition
15:22qui peut être très intéressante,
15:23c'est quel est le taux d'insertion
15:26dans le travail après telle ou telle filière ?
15:29C'est sûr que quand on a des facs bondés
15:31de filières bullshit qui n'apportent pas de valeur,
15:33ou en tout cas peu de valeur à l'État
15:35et pour la jeunesse,
15:36évidemment qu'on se retrouve
15:37dans des situations extrêmement compliquées.
15:38Richard Ramos, vous voyez...
15:40On n'a vraiment pas tout réussi,
15:42mais il y a quelque chose quand même.
15:43En 2017, il y avait 300 000 apprentis.
15:46Il y en a plus d'un million aujourd'hui.
15:48Je veux dire, ça, c'est les chiffres,
15:49on ne peut pas les contester.
15:50Et donc, ça veut dire qu'essayer de faire
15:52ce que vous disiez,
15:53de répondre à des gens qui ont envie,
15:55ce n'est pas des voix de garage,
15:57de pouvoir prendre l'apprentissage,
15:59même l'apprentissage en supérieur
16:01par des alternances,
16:03ça a été une des réussites.
16:04C'est un peu plus compliqué en ce moment,
16:07auquel, sur les territoires,
16:08tout le monde vous dira
16:09que c'est compliqué de trouver des alternances.
16:10Mais ça, je pense que ça a été
16:11une des réussites de ce qu'on a fait depuis 10 ans.
16:15Je voulais qu'on réécoute quand même
16:17les mots de Jean-Luc Mélenchon.
16:19Il répond à tous ceux qui l'accusent,
16:21notamment au gouvernement,
16:22d'instrumentaliser la jeunesse
16:26à des fins électorales.
16:28Écoutez, sa réponse était donc tout à l'heure
16:30lors de son meeting en Auvergne.
16:33S'il vous plaît, M. Attal,
16:36quand vous dites
16:37M. Mélenchon veut utiliser les jeunes
16:40comme de la chair à canon,
16:41d'abord Mélenchon n'utilise personne,
16:42et ensuite vous êtes un peu dur de dire
16:44que vos amis les policiers
16:46tirent un coup de canon sur les jeunes.
16:47Non, ils se contentent de les tabasser,
16:49de les éborner, de les mutiler.
16:54Sur l'instrumentalisation de la jeunesse,
16:57est-ce que vous vous sentez,
16:58Henri Bounden, instrumentalisé par la France Insoumise ?
17:01Non, moi je ne me sens pas instrumentalisé,
17:02mais alors du tout, par Jean-Luc Mélenchon,
17:04et je pense que la jeunesse n'est pas instrumentalisée.
17:06En revanche, qu'il y a une tentative de récupération
17:08de la part de son mouvement politique,
17:10c'est assez factuel.
17:11Quand on voit Mme Catala et M. Léoman
17:13qui jettent des vivres devant la rue Saint-Guillaume
17:15en face de Sciences Po,
17:16ou que tous les élus à Paris de la France Insoumise
17:19se retrouvent systématiquement devant
17:20les grands lycées bloqués de leurs arrondissements,
17:23oui, il y a une tentative de récupération.
17:25Moi, je n'appartiens pas à cette...
17:28Je ne suis pas instrumentalisé,
17:30moi je suis très libre,
17:31et je pense qu'une énorme majorité de la jeunesse
17:33n'est pas sensible à cette tentative de récupération,
17:36et qu'on se bat pour des revendications
17:38qui sont légitimes pour tout le monde.
17:39Mais est-ce que la France Insoumise souffle sur les braises ?
17:41Bien sûr, quand on l'entend dire,
17:43que les policiers, ils ne font qu'éborgner et mutiler.
17:47Je veux dire, là où il y a des policiers...
17:48Mais c'est la généralisation, oui, c'est toujours...
17:50Le manque de nuance quotidien de la jeunesse.
17:53Exactement, mais c'est là où il essaie finalement
17:55de mettre de l'huile sur le feu,
17:57d'essayer de manipuler.
18:00Je veux dire, là où les policiers...
18:01Vous savez, moi je suis un vieux schnock,
18:03j'étais leader en 86 contre la loi de Vaquet,
18:06et je n'ai pas oublié l'affaire Malik Ousekine.
18:08Donc je n'ai rien oublié.
18:09Un policier qui n'a pas respecté les procédures,
18:12il doit être condamné.
18:13Mais là, réduire les policiers...
18:15Réduire les policiers...
18:16Il y a plus de policiers blessés que d'être blessés à l'ancienne lunaire.
18:19Mais même, réduire les policiers à ceux qui éborgnent...
18:22C'est ce qu'il a dit, à ceux qui mutilent,
18:24alors qu'une grande partie, 95% des policiers,
18:27permettent à la jeunesse de pouvoir manifester,
18:30de pouvoir avoir le droit de manifester.
18:32Et donc ça, c'est de la manipulation.
18:33C'est presque de la manipulation mentale.
18:35Alors, Nourduron Rocher, conseiller Paris,
18:38les élégologistes, vient de nous rejoindre,
18:39tout comme Yannis Alinac.
18:41Bonjour.
18:43Lycéen à Hector Berlioz.
18:44Vous dites sur les policiers,
18:46vous dites que ce n'est pas tout à fait ce que j'ai vu,
18:48ils n'ont pas permis aux manifestations de se dérouler.
18:48On avait un problème sur les manifestations,
18:50par exemple, mardi.
18:51On l'a bien vu.
18:53Il y a pu y avoir des violences.
18:55En fait, pour que la manifestation continue à avancer,
18:57on a dû accompagner les lycéens.
18:59On était avec plusieurs élus.
19:00On s'était vêtus de casque blanc pour s'interposer.
19:02Peut-être que ça vous rappellera quelque chose
19:03si vous étiez là en 86.
19:05Et en fait, pour continuer d'avancer,
19:07parce qu'en fait, de fait, sinon,
19:08il n'y avait plus de possibilité de manifester.
19:10Le maintien de l'ordre, c'est de la désescalade
19:12et c'est laisser les manifestants manifester.
19:14Et en fait, il y avait un problème.
19:16Je l'ai revu à la NAS qu'il y a eu
19:17sur la place de la Bastille, en fin de manifestation,
19:20alors que les personnes cherchaient à sortir du rassemblement
19:23et où en réalité, les policiers nous aiguillaient
19:25vers des sorties qui étaient fermées,
19:27ce qui contribue à monter la pression.
19:29Donc, il y a évidemment des policiers
19:30qui veulent absolument bien faire leur travail.
19:32Et le problème, il vient d'en haut.
19:33Il vient des ordres qui leur sont donnés
19:35et d'un ministère de l'Intérieur
19:36qui a d'ailleurs été contredit par Emmanuel Macron lui-même
19:39sur la manière dont le maintien de l'ordre
19:40a été exercé en France pendant dix jours.
19:43Et en fait, non.
19:44La mission de la police, c'est quand même
19:45de laisser les personnes manifester,
19:48d'autant plus que là,
19:49les revendications sont légitimes
19:50et qu'on parle de lycéens
19:52et donc pour une grande majorité de mineurs.
19:55Vous souhaitiez réagir ?
19:57Moi, je souhaitais réagir par rapport à Mélenchon
19:59qui, monsieur Mélenchon, excusez-moi,
20:02qui commence à faire encore ce combat
20:04entre Gabriel Attal et Mélenchon.
20:06Bon, c'est la récupération politique.
20:09Je pense pas...
20:09Moi, je vais rejoindre les propos de Henri,
20:11mon camarade,
20:12qui, en fait,
20:14les lycéens ne sont pas influencés.
20:16Ils revendiquent des choses
20:17qui sont connues de tous
20:19et qui sont unanimes auprès des lycéens.
20:21Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a
20:24le parti de la France insoumise
20:26qui veut montrer son monopole
20:28sur cette mobilisation,
20:31alors que pas du tout.
20:32Tous les lycéens sont mobilisés,
20:33peu importe leur orientation politique.
20:35Moi, quand je vois un député de Haute-Garonne
20:38et une députée de Gironde
20:39qui sont présents dans un lycée du 94,
20:42je me demande, mais qu'est-ce qu'ils font là ?
20:43Franchement, en fait, les lycéens,
20:45ils n'ont pas besoin d'eux.
20:46Et tout ça, c'est pour leur communication,
20:47pour dire qu'ils sont auprès des jeunes.
20:48Et ils sont députés.
20:50Ils sont au Parlement.
20:51Qu'est-ce qu'ils ont fait aussi ?
20:52Ils n'ont rien fait.
20:53Donc, ils critiquent tout le monde.
20:56Ils critiquent le gouvernement.
20:57Ils critiquent Macron.
20:59Alors qu'en réalité,
20:59eux aussi, ils sont des élus.
21:01Et ils n'ont fait quoi ?
21:03Absolument rien.
21:03Mais par contre,
21:04quand il s'agit de se montrer
21:05devant les caméras
21:07avec les lycéens
21:08pour dire qu'ils sont présents,
21:10moi, je trouve ça juste dégoûtant.
21:13Une question,
21:14puisqu'on a deux lycéens autour de la table,
21:15vous manifesterez tous les deux ce mardi ?
21:17Absolument.
21:18Tout à fait.
21:19Et samedi 17 octobre ?
21:22Si ça le permet,
21:23je serai là.
21:24Là, c'est moins clair ?
21:24Non, mais c'est une question intéressante
21:26parce que si notre sécurité
21:28n'est pas assurée,
21:32moi, je veux manifester le mardi.
21:34Si le 17, c'est trop compliqué,
21:36je...
21:37Vous craignez que votre sécurité
21:38ne soit pas assurée ?
21:38Absolument, parce que moi,
21:39je vois des images
21:39où on prend des coups de genoux.
21:40Alors forcément, ça m'inquiète.
21:42Et 24 enquêtes de l'IGPN,
21:45effectivement, sont en cours
21:47et la séquence dont vous parlez
21:49en fait partie.
21:50On marque une très courte pause.
21:51Dans un instant,
21:53on fait le point sur la primaire de la gauche
21:56qui arrivera en tête.
21:58Le vote est finalement prolongé
22:00jusqu'à ce soir, 18h.
22:01On aura les résultats un petit peu après,
22:04sur les coups de 18h15.
22:06Vous les voyez là,
22:06nos reporters sont mobilisés
22:08pour vous faire vivre
22:11cette primaire d'UPS.
22:13On se retrouve dans un très court instant.
22:15A tout de suite.
22:18Qui arrivera en tête
22:19de la primaire de la gauche ?
22:21Le vote est finalement prolongé
22:22jusqu'à ce soir, 18h,
22:24en raison de cette cyberattaque
22:25qui a visé la plateforme.
22:27140 000 votants
22:28pour départager les 5 candidats.
22:30Les premiers résultats,
22:31on les aura, allez,
22:32aux alentours de 18h15.
22:34Vous les voyez,
22:35nos reporters mobilisés
22:37pour vous faire vivre
22:40cette soirée très politique.
22:42On va tout de suite aller retrouver
22:43Milane Argelas.
22:44Vous êtes dans le 20e arrondissement de Paris.
22:46C'est là que seront annoncés
22:47les résultats dans tout pile une heure.
22:50Est-ce qu'on a une idée, Milane,
22:52du taux de participation
22:53à l'heure où l'on parle ?
22:57Écoutez, Julie,
22:57le dernier chiffre que l'on connaît,
22:59il était de 116 000 participants.
23:01À 14h, on le rappelle,
23:02sur 140 000 inscrits.
23:03Les organisateurs de la primaire
23:04nous disent qu'il serait possible
23:06potentiellement d'atteindre
23:07un taux de participation supérieur
23:09à 90%.
23:11Cette participation totale,
23:12en tout cas,
23:13elle sera évidemment
23:13un des enjeux de cette soirée
23:15car elle permettra potentiellement
23:16de légitimer le candidat
23:18qui sortira vainqueur
23:19de ce scrutin total
23:20de cette primaire.
23:22En tout cas,
23:22ce chiffre de participation,
23:23il sera annoncé définitivement
23:25à 18h15 par Patrick Menucci,
23:27le président de l'organisation
23:28de cette primaire,
23:29juste ici,
23:30sur cette scène.
23:31Fermeture des votes,
23:32on le rappelle,
23:32à 18h,
23:33ouverture de l'urne électronique
23:35dans la foulée
23:36et ensuite,
23:36Patrick Menucci
23:37viendra sur cette scène
23:38annoncer dans l'ordre
23:39le nombre d'inscrits
23:40à cette primaire,
23:41ensuite le nombre de votants
23:42pour enfin annoncer
23:44les résultats,
23:46les pourcentages des candidats,
23:47candidats par candidat.
23:49Nous sommes ici
23:49pour vous poser un petit peu
23:50le contexte dans cette salle
23:51là où va se dérouler
23:52la majeure partie
23:53de la soirée.
23:54Il n'y aura pas de militants,
23:56déjà beaucoup de journalistes.
23:57Les candidats devraient arriver,
23:59eux.
24:00Jérôme Gage,
24:00Emmanuel Morel
24:01devraient être présents
24:03au moment de l'annonce
24:04des résultats
24:05accompagnés de leur soutien
24:06pour ce qui est
24:07des autres candidats.
24:08Olivier Faure,
24:09Raphaël Glucksmann
24:09et Ségolène Royal
24:10devraient, eux,
24:11arriver un peu plus tard
24:12dans la soirée.
24:13C'est ce qui est prévu
24:13pour l'instant.
24:15Merci beaucoup,
24:17Mylène Argelas.
24:18Donc un peu plus de 115 000
24:20participants à l'heure
24:20où l'on parle.
24:21Il reste encore une heure.
24:24C'est correct
24:24sur les 140 000 inscrits ?
24:26Oui, c'est plutôt
24:27un bon score
24:27sur les 140 000 inscrits.
24:29Et de toute façon,
24:30dans la mesure
24:30où cette primaire,
24:32hors adhérent
24:33aux trois parties
24:34qu'il organise,
24:35est payante à 15 euros,
24:36on ne pouvait pas s'attendre
24:37à des chiffres
24:38de participation incroyables.
24:39C'est-à-dire,
24:40on ne peut pas être sur,
24:40par exemple,
24:41les 2 millions de votants
24:42qu'il y avait eu
24:43dans une primaire.
24:44de la primaire 2011,
24:46même pour la primaire
24:47qui avait désigné
24:48François Hollande.
24:49Donc celui qui va gagner
24:50aujourd'hui
24:50ne sera pas porté
24:52par un élan massif
24:54populaire
24:55de la même sorte.
24:56Mais on ne peut pas
24:56comparer encore une fois
24:57ce qui n'est pas comparable
24:58primaire payante fermée
25:00ou bien primaire ouverte.
25:02Ensuite,
25:03vont se poser
25:04de toute façon
25:05mille problèmes
25:06pour le gagnant
25:07de cette primaire,
25:09que ce soit aujourd'hui
25:10dès le premier tour
25:11ou avec un second tour
25:12la semaine prochaine.
25:14d'abord,
25:14est-ce qu'il va être
25:15soutenu vraiment
25:16par les perdants
25:18et soutenu
25:18par son parti ?
25:19Ça, on ne sait toujours pas ?
25:21Personne ne s'est totalement
25:22engagé à suivre
25:24le vainqueur de cette primaire ?
25:25Non, les réponses sont
25:26souvent vaguées.
25:26Flou, si vous écoutez
25:27par exemple
25:27Ségolène Royal,
25:28il n'y a aucun engagement
25:29concret à soutenir
25:30le vainqueur de cette primaire.
25:31Et souvenez-vous
25:32de Benoît Hamon,
25:33vainqueur de sa primaire
25:34à l'époque,
25:35lâché par à peu près
25:37tout le parti socialiste.
25:39Deuxième problème,
25:40parce que je ne vais pas
25:40faire toute la liste,
25:41c'est François Hollande
25:43qui attend
25:43qu'il y ait en embuscade
25:44notamment lui aussi
25:45pour peut-être y aller
25:46et donc le vainqueur
25:47de cette primaire
25:48devra prouver
25:49qu'il peut mieux faire
25:50dans les sondages
25:51que François Hollande
25:52par exemple
25:52qui attend son tour.
25:53Et qui pourrait
25:54potentiellement changer.
25:55Je vous voyais réagir,
25:56vous aviez l'air surpris
25:57quand Amandine disait
25:58même, c'est pas sûr
25:59que tout le monde,
26:01tous les participants
26:02à cette primaire
26:02suivent et se rangent
26:04derrière le vainqueur.
26:05C'est même certain.
26:06Madame Ségolène O'Royal
26:07qui était venue nous faire
26:08une psychanalyse grand public,
26:11elle ne sera pas
26:12derrière le vainqueur.
26:13Ah oui, vous vous êtes certain
26:14que ce ne sera pas le cas.
26:16Elle se rangera derrière qui ?
26:17Derrière Jean-Luc Mélenchon ?
26:19Elle a besoin d'exister.
26:21Elle dénote un peu.
26:22Elle est d'une méchanceté incroyable.
26:24Pourquoi d'une méchanceté incroyable ?
26:26Des attaques personnelles.
26:27Des attaques personnelles
26:28de traité Raphaël Luxman
26:30de stagiaire.
26:31C'était que des attaques personnelles.
26:33Et pendant des dizaines de minutes,
26:36en fait,
26:37elle n'a pas digéré
26:38sa défaite de 2007.
26:3920 ans après,
26:40la rédigestion aurait dû se faire.
26:41Et elle est venue grand public
26:43nous faire sa psychanalyse.
26:45Donc, elle est là
26:46et après,
26:47elle aime mettre le bordel.
26:48Donc, chez eux,
26:49elle continuera à mettre le bordel.
26:51Et puis, ça me faisait sourire
26:52parce que sur ces plateaux-là,
26:54ça fait plus de six mois
26:55que je raconte
26:55que François Hollande
26:57attend ça
26:59en surplomb
26:59et qu'il est en train
27:02de regarder ça.
27:03Si c'est Olivier Faure
27:04ou Raphaël Glucksmann,
27:06il verra que dans les sondages,
27:07il est mieux placé.
27:08Et il dira,
27:08c'est moi bébelle,
27:09c'est moi que v'là,
27:10c'est moi qui vais vous prendre la place.
27:12Mais je pense qu'il fait une erreur,
27:15François Hollande,
27:16parce que je pense que,
27:17malgré ça,
27:18le gagnant de cette primaire-là,
27:19personne n'arrivera à le débrancher.
27:21Parce que la présidentielle,
27:22c'est une psyché particulière.
27:23Vous êtes pris dans une dynamique
27:25de présidentielle.
27:25Vous pensez que François Hollande
27:26n'aurait pas tellement de chance
27:28finalement par rapport
27:29au vainqueur de cette primaire-là ?
27:30Si c'est Olivier Faure,
27:33Olivier Faure,
27:34qui a combattu en interne
27:36au Parti Socialiste
27:37le président de la République
27:38avec tous les modérés
27:39du Parti Socialiste,
27:40ils ne leur feront pas ce cadeau-là.
27:42Et Olivier,
27:43qui est robuste,
27:44moi je le connais au Parlement,
27:45on ne le débranchera pas.
27:46Et Raphaël,
27:47qui lui,
27:48a un espace politique,
27:49qui s'est senti,
27:50je dirais,
27:51exister par le score aux européennes,
27:53ils ne le débrancheront pas.
27:55Donc François Hollande,
27:56comme il l'a fait,
27:57c'est comme ça
27:57qu'il est devenu président
27:58de la République,
27:59il ne se détermine pas
28:00comme candidat,
28:01mais comme recours.
28:03Et il pense que finalement,
28:04c'est qu'en tant que recours
28:06qu'il pourrait arriver.
28:07Ça veut dire janvier-février.
28:09Mais je pense qu'il n'arrivera pas
28:10à débrancher celui ou celle,
28:12même si je pense que
28:13Mme Ségolène Royal
28:14va faire un petit score.
28:16Ah, alors attendez,
28:18Nicolas Domenac
28:19est moins sûr que vous.
28:21C'est possible d'ailleurs.
28:22Moi aussi, je pense que
28:22ce sera Raphaël Glucksmann.
28:24Mais quand même,
28:25je veux dire,
28:26sa méchanceté a été
28:27sur une ligne politique
28:28qui était peut-être
28:30celle d'une partie importante
28:32de votants
28:33qui se partageaient
28:33entre Olivier Faurel
28:34sur notamment
28:35l'alliance avec LFI
28:36qui n'a pas été tranchée
28:37contrairement à ce qu'on a dit
28:38parce qu'effectivement,
28:40Raphaël Glucksmann a dit
28:41que pas question
28:42d'alliance avec LFI
28:43mais pour la présidentielle
28:44et pour les législatives.
28:45Comment ils vont faire ?
28:46Je veux dire ça,
28:47vraiment,
28:47il n'y a aucun engagement
28:48clair qui a été pris,
28:49qui peut être pris d'ailleurs
28:50parce que si vous avez Marine Le Pen
28:52d'un côté
28:52et le reste de la gauche
28:54de l'autre,
28:55comment ils vont faire ?
28:56Ah, la rupture pour vous
28:56n'est pas actée
28:59même pour Raphaël Glucksmann
29:01concernant les législatives ?
29:02Glucksmann, oui,
29:03mais pour la présidentielle,
29:04le problème,
29:04le problème,
29:05c'est après,
29:06je veux dire,
29:07comment,
29:07comment,
29:07qu'est-ce qui va se passer
29:08et comment,
29:09mais ce qui était
29:09le plus frappant,
29:10moi j'ai trouvé,
29:11c'est qu'au fond,
29:12ils n'y croyaient pas eux-mêmes
29:13à part Raphaël Glucksmann
29:14qui a dit
29:15je me bats pour gagner,
29:16tous les autres,
29:18ils ne se battaient pas
29:19pour gagner,
29:19mais pour la suite,
29:20pour être bien placés,
29:21etc.
29:22Et c'était le plus affligeant.
29:23Alors cela dit,
29:24même les électeurs,
29:24quand ils étaient électeurs socialistes,
29:26quand ils étaient sondés,
29:27ils disaient à 70%
29:28qu'ils n'y croyaient pas
29:29à la victoire possible.
29:31Mais pour autant,
29:32si vous n'y croyez pas,
29:33vous êtes sûr d'avoir la défaite.
29:34Alors,
29:34on va tout de suite aller retrouver
29:35Hugo Capelli
29:37qui est du côté
29:38du QG,
29:39entre guillemets,
29:40d'Olivier Fort.
29:43Bonsoir Hugo.
29:45Comment ça va
29:46du côté d'Olivier Fort
29:48et qu'est-ce qui est prévu ?
29:50La fête aura lieu derrière vous,
29:51c'est ça ?
29:52Enfin, la fête ou
29:54je ne sais pas comment dire,
29:56la soirée de la déprime
29:58ou la défaite.
29:59Ou la défaite.
30:03Oui,
30:03les partisans d'Olivier Fort
30:05qui sont en train d'arriver
30:06petit à petit dans ce QG.
30:07Donc, c'est un bar
30:08qui est dans le 20e arrondissement
30:09de Paris.
30:10C'est là que les porte-parole
30:12notamment d'Olivier Fort
30:13durant cette campagne
30:14de la primaire
30:15PS Place Publique
30:17vont découvrir les résultats.
30:19Olivier Fort, lui,
30:19il est chez lui
30:20au moment où je vous parle.
30:21Il va découvrir les résultats
30:22chez lui.
30:23Et donc, tout à l'heure,
30:24il va venir
30:25pas très loin d'ici
30:25au Solaris.
30:27C'est là où les résultats
30:27seront connus.
30:28Il devrait faire un passage
30:29là-bas dans un premier temps
30:30et puis ensuite,
30:31peut-être,
30:32venir ici,
30:33voir ses soutiens,
30:34peut-être faire un discours
30:35aussi,
30:36répondre aux questions des médias.
30:37Ça dépendra évidemment
30:38des résultats.
30:39On l'a entendu,
30:40Olivier Fort,
30:41durant cette campagne.
30:41Il s'est démarqué
30:42notamment de Raphaël Glucksmann
30:44en rappelant son bilan
30:45à la tête du Parti Socialiste.
30:47C'est l'homme
30:47qui est ouvert aux alliances
30:48avec les autres partis de gauche
30:50et notamment
30:50la France Insoumise.
30:51Il a fait la NUPES
30:52en 2022.
30:53Il a fait le nouveau
30:54Front Populaire
30:55en 2024
30:56et il n'est pas fermé
30:57à d'autres alliances
30:58à l'avenir,
30:59contrairement donc
30:59à Raphaël Glucksmann.
31:00Est-ce que cette ligne
31:02ce soir
31:03qui va susciter
31:04l'engouement
31:05des militants,
31:06des adhérents
31:07à cette primaire
31:08PS Place Publique,
31:09on va le savoir
31:09dans quelques instants.
31:10On le rappelle,
31:11Olivier Fort,
31:11il est déjà inscrit
31:13dans les différents sondages.
31:15Il est crédité
31:15de 3 à 5 %
31:16s'il se présentait
31:17au premier tour
31:17de la présidentielle
31:18mais avant d'être
31:19le candidat du PS.
31:20Premier obstacle
31:20donc cette primaire
31:21et les résultats
31:22de ce premier tour
31:23dans quelques instants maintenant.
31:25Merci beaucoup,
31:27Hugo Capelli.
31:28Évidemment,
31:28on va suivre ça en direct
31:29sur BFM TV.
31:30Tiens,
31:31j'aimerais avoir un peu
31:31le regard
31:33de l'écologiste
31:33et du communiste
31:34sur le plateau
31:35quand on voit
31:36ces 5 visages
31:37nourdurs en rochers.
31:38Quel est celui
31:39qui vous inspire le plus ?
31:41Alors moi,
31:41je ne vais pas vous dire
31:42que ce n'est pas à moi
31:42de choisir pour les socialistes.
31:43Ils ont décidé
31:44de faire une primaire
31:45fermée au PS Place Publique,
31:47grand bien leur face.
31:48Moi, je pense qu'il fallait
31:48une primaire beaucoup plus large.
31:49Ils l'ont refusé.
31:50Très bien.
31:51Moi, ce que je leur demande
31:52surtout,
31:53c'est derrière
31:53d'avoir bien la sensation
31:55qu'ils sont de gauche
31:56et qu'ils vont s'affirmer
31:57de gauche.
31:57Je vous entendais
31:58tout à l'heure dire...
31:59Vous avez un doute ?
32:00En fait,
32:01il y a une vraie attente
32:02du Bloc central
32:03d'espérer que
32:04le PS glisse vers le centre
32:07et en réalité
32:09délaisse la gauche.
32:09Et ça,
32:10c'est sous aucun prétexte.
32:11Je pense que notre seul moyen
32:12d'être fort,
32:13c'est d'avoir un projet
32:15qui soit un projet ambitieux
32:16pour les Françaises
32:17et les Français
32:17et que ce projet
32:18doit être régulièrement...
32:19doit être vraiment
32:20ancré à gauche,
32:22un projet écologiste
32:23ancré à gauche
32:24de transformation.
32:25Qui selon vous ?
32:28Pour moi,
32:28l'alliance doit être
32:29la plus large possible.
32:32Avec ne signifie pas
32:33derrière,
32:33on est bien d'accord.
32:34D'accord,
32:34mais avec Mélenchon ?
32:35Moi,
32:35l'alliance doit être
32:36la plus large possible.
32:37Nous n'avons pas le choix.
32:38Le péril de l'extrême-droite
32:39est trop important.
32:40Pourquoi vous n'avez pas
32:41le mot Mélenchon ?
32:42Je ne comprends pas.
32:45Je suis un garçon
32:46de simple de la campagne.
32:47Je vous demande
32:48avec Mélenchon
32:48et vous tournez autour du pot.
32:49Parce que je ne crois pas
32:50que ce soit vous
32:51mon interesseur.
32:52Je vous repose la question.
32:54avec Jean-Luc Mélenchon.
32:55Moi,
32:55je veux que ce soit
32:56ancré à gauche
32:57et qu'à la fin,
32:57toute la gauche
32:58sera assemblée.
32:58Dans tous les cas,
32:59au second tour,
33:00on aura besoin
33:00de toute la gauche.
33:01Donc de la gauche,
33:02de Mélenchon
33:03jusqu'à l'aile droite
33:05du Parti Socialiste.
33:06Ce qui n'est pas
33:06ce que dit M. Jadot
33:07chez vous.
33:08Il nous faut énormément.
33:11Je pense que pour avoir
33:14un vrai projet de transformation,
33:15un vrai projet écologiste
33:17exigeant et avoir un vrai projet
33:19qui correspond aux attentes
33:20des Français,
33:20par exemple sur les services publics
33:21comme on l'a vu
33:22sur le service public
33:22de l'éducation,
33:23il faut changer de politique.
33:25Et je pense que la politique
33:26dont on souffre depuis maintenant
33:2720 ans est une politique
33:28qui nous a emmenés
33:29collectivement dans le mur.
33:31Donc, l'antisémitisme,
33:32vous le mettez ça sous la table.
33:34Moi, j'ai toujours été très clair
33:38sur le fait que l'antisémitisme
33:39est inacceptable.
33:40Mais ce que je vois,
33:41c'est qu'encore aujourd'hui,
33:41le plus grand péril
33:42sur l'antisémitisme
33:43reste à l'extrême droite
33:44et que les personnes
33:45qui ont été condamnées
33:46pour antisémitisme
33:47et incitation à l'aide raciale
33:49sont tous à l'extrême droite
33:50et j'en ai toujours
33:50pas pu chez les insoumis.
33:51Il peut être aussi bien
33:51à l'extrême droite
33:52qu'à l'extrême gauche.
33:53Sauf que dans les partis politiques,
33:55je n'ai vu personne condamné.
33:56Et je suis désolé,
33:57je ne mettrai jamais
33:58de signe égal.
33:59Je pense qu'il faut combattre
34:00l'antisémitisme absolument partout
34:02mais que le péril
34:03que représente l'extrême droite
34:04est un péril absolument majeur
34:06pour une grande partie des Français
34:07et je parle même
34:08des binationaux
34:09ou de ceux qui sont nés étrangers.
34:10C'est-à-dire pas seulement
34:11des Noirs, des Arabes
34:12ou des Juifs.
34:13Donc, le vrai candidat de la gauche,
34:15si on vient entre les lignes,
34:17c'est Jean-Luc Mélenchon.
34:18Je ne veux dire que Jean-Luc Mélenchon,
34:19ça irait beaucoup plus.
34:21Je crois honnêtement
34:22quand on regarde,
34:22moi, sans surprendre personne,
34:24je ne vote pas la primaire
34:25de tout à l'heure.
34:26En revanche,
34:27moi, je pense pour gagner du temps
34:28et que les choses soient plus simples,
34:30toute la gauche devrait s'unir
34:31dès maintenant
34:32derrière Jean-Luc Mélenchon,
34:33gagner du temps
34:34pour vous aux législatives
34:35et vous assurer
34:36de garder vos postes
34:36parce qu'en réalité,
34:37les écologistes,
34:38le Parti Socialiste
34:39et pardon,
34:40mais aussi le Parti Communiste
34:41ont besoin
34:42de la France Insoumise
34:43pour conserver des postes
34:44à l'Assemblée Nationale.
34:45Donc là, tout ça,
34:46c'est une grande mascarade.
34:47Cette primaire-là,
34:48elle a deux objectifs.
34:49Soit le gagnant
34:50se ralliera au bloc central,
34:51c'est Raphaël Guzman
34:52et si c'est Olivier Faure
34:53ou Madame Royal,
34:54ils finiront par travailler
34:55avec M. Mélenchon
34:57et son parti
34:59qui est la France Insoumise
34:59et basta.
35:01En 2022,
35:02on nous avait dit
35:03Mélenchon,
35:03jamais on travaille avec lui,
35:04ils ont fini par bosser avec lui.
35:06En 2024,
35:07pendant toutes les européennes,
35:08je m'en souviens,
35:08le PS et ELV
35:11ne nous expliquaient
35:12jamais Mélenchon
35:12et puis ils ont vu
35:13les sondages,
35:14ils ont vu
35:14que dans leur circonscription,
35:16ils allaient perdre.
35:16En 2024,
35:17c'est absolument pas
35:18ça qui s'est passé,
35:18on a vu que l'extrême droite
35:19pouvait gagner
35:20et à ce moment-là...
35:21L'extrême droite
35:21qui peut gagner,
35:22ça fait des années
35:22et qu'on dit que Marine Le Pen
35:23peut gagner.
35:23Il n'empêche pas en 2024,
35:25heureusement qu'il y a eu l'ENFP.
35:25Et je finis juste sur un point,
35:27vous n'avez pas eu la majorité non plus,
35:28et je finis juste sur un point,
35:29c'est qu'entre-temps,
35:30il y a eu le 7 octobre,
35:31entre-temps,
35:31il y a eu des militants
35:33d'extrême gauche
35:33qui ont tué quelqu'un,
35:34entre-temps,
35:35il y a des lycées
35:35qui ont brûlé,
35:36entre-temps,
35:36il y a Balguéoco,
35:37monsieur maire de Saint-Denis
35:38qui dit qu'il faut...
35:39La violence est légitime.
35:40Bref, entre-temps,
35:41il y a des polémiques
35:42chaque jour
35:42qu'il s'ajoute à la France Insoumise,
35:43on nous parle de violence.
35:45ELV va nous dire
35:45non, la France Insoumise,
35:46pas trop,
35:47ils finiront par être
35:48main dans la main,
35:49il y aura la NUPES,
35:50BIS ou je ne sais pas quoi,
35:51un truc comme ça,
35:52ils se donneront la main,
35:52il sera très sympa.
35:54Et ce soir,
35:54vous le confirmez ?
35:55Non, je ne vous le confirme pas du tout
35:57puisque nous,
35:58au départ,
35:58quand nous avions prévu
35:59de faire une primaire collective
36:01qui allait de l'après
36:02au Parti Socialiste
36:03avec François Ruffin,
36:05le pôle que nous voulions
36:06qui devait être
36:07un pôle majoritaire,
36:08c'était un pôle
36:12et c'était de leur choix.
36:13Mais à ce moment-là,
36:14je pense que ce pôle-là,
36:15il a une vraie chance
36:16de gagner
36:17et d'offrir
36:17une possibilité aux Français.
36:19Après, nous sommes réalistes
36:20et nous avons besoin
36:21de politiques écologistes,
36:23nous avons besoin
36:24de défendre nos services publics,
36:25nous avons besoin
36:26de tourner la page
36:27de gouvernements
36:28qui n'ont pas servi
36:28l'intérêt général
36:29et l'intérêt des Françaises
36:30et des Français
36:30et qui ont été
36:31beaucoup trop aux ordres
36:33et à l'écoute
36:34d'intérêts financiers
36:35qui n'étaient pas
36:35l'intérêt des Français.
36:37Et donc,
36:37tant que l'extrême droite
36:38est aux portes du pouvoir,
36:39moi, je le dirai toujours,
36:41je m'allierai à quiconque
36:42fera face à l'extrême droite
36:43et y compris
36:44en ouvrant vers le centre.
36:45La question n'est pas celle-là.
36:47La question est celle
36:48d'empêcher l'extrême droite
36:49d'aller aux portes
36:49et d'avoir les prêts.
36:50Vous avez toujours
36:50une candidate ou pas, d'ailleurs ?
36:52On a toujours une candidate,
36:53je vous le confirme,
36:53ça a été même réaffirmé
36:55une seconde fois.
36:56Réaffirmé.
36:57On va y retrouver
36:58Edgar Becket.
36:59Vous suivez
37:00Raphaël Glucksmann.
37:02Edgar,
37:03Raphaël Glucksmann
37:04qui fait figure de favori
37:05et qui espère même
37:06être élu
37:07dès le premier tour.
37:10Oui, et le suspense
37:11reste total
37:12parce qu'on le rappelle,
37:13un peu plus de 140 000 personnes
37:15peuvent participer
37:16à cette primaire,
37:17peuvent voter
37:18essentiellement
37:19des militants socialistes
37:20et des militants
37:20de place publique,
37:21le parti de Raphaël Glucksmann.
37:23Mais il y a des sympathisants
37:25qui peuvent voter,
37:26des sympathisants de gauche
37:27qui ne sont affiliés
37:28à aucun parti.
37:29Et ça va être ça,
37:30la grande inconnue
37:31de ce scrutin.
37:32C'est ça qui rend
37:33cette primaire
37:34très incertaine.
37:36Raphaël Glucksmann,
37:36c'est le favori
37:37de cette primaire
37:39socialiste.
37:40Il a réussi
37:40à amener derrière lui
37:41des barons du PS
37:43comme Boris Vallaud,
37:43c'est le président
37:44du groupe socialiste
37:45à l'Assemblée Nationale
37:45ou encore Patrick Cannaire,
37:47lui c'est le président
37:47du groupe socialiste
37:48au Sénat.
37:49Raphaël Glucksmann
37:50qui lui doit arriver
37:51au Solaris,
37:52la salle qui se trouve
37:52juste derrière moi,
37:54aux alentours
37:54de 18h30
37:55au moment de la proclamation
37:56des résultats.
37:58Et il ira ensuite
37:58dans un bar
37:59situé non loin de là
38:01pour retrouver
38:01ses militants.
38:02Soit pour fêter
38:03sa victoire,
38:05son élection,
38:06sa désignation
38:07dès le premier tour,
38:08c'est ce que certains
38:08espèrent dans son entourage,
38:10même si certains
38:11de ses proches
38:11temporisent en disant
38:12qu'on l'a vu
38:13lors des dernières primaires,
38:14une élection
38:15dès le premier tour
38:16paraît difficile,
38:17paraît compliqué,
38:18soit pour préparer
38:19le second tour
38:20en cas d'un duel
38:21avec un autre candidat
38:22ou une autre candidate.
38:24Merci beaucoup Edgar Becket,
38:26Amandine Attalaya,
38:28grand favori au point
38:29où potentiellement
38:30il n'y a pas de deuxième tour
38:31les 16 et 17 octobre.
38:32Ce n'est pas si sûr,
38:33non.
38:33Franchement,
38:35même dans le camp
38:35de Raphaël Glucksmann,
38:36ils ne sont pas certains
38:37ce soir d'arriver
38:38à passer au premier tour.
38:40Le grand point fort
38:42de Raphaël Glucksmann,
38:43en fait,
38:43ce sont les sondages
38:43aujourd'hui,
38:44c'est-à-dire que
38:44c'est le seul
38:45qui dépasse les 10%
38:47pour l'élection présidentielle
38:48et qui donc est parti
38:49pour faire un score honorable,
38:51même si aujourd'hui
38:52en l'état,
38:52il n'y a aucune configuration
38:54où les socialistes
38:55se qualifient au second tour
38:56et ils sont complètement
38:58écrasés par Jean-Luc Mélenchon
39:00qui fait des scores
39:01extrêmement hauts
39:02pour l'instant,
39:02là aussi,
39:03dans les sondages.
39:05Certains envisagent
39:05un second tour,
39:07pourquoi pas,
39:07entre Olivier Faure
39:08et Raphaël Glucksmann.
39:10Olivier Faure qui,
39:11lui,
39:11si on parle des sondages,
39:12plafonne à 3 ou 5%
39:14pour la présidentielle,
39:15donc ce n'est quand même
39:15pas extrêmement enthousiasmant
39:17dans la perspective
39:18d'une qualification.
39:19D'autres se demandent,
39:20c'est un peu la question
39:21aujourd'hui,
39:21quel score pourrait faire
39:22Ségolène Royal ?
39:23Est-ce que plus de 20 ans
39:26après sa victoire
39:28à la primaire socialiste
39:29de 2006,
39:30est-ce qu'elle est capable
39:30de faire un score aujourd'hui ?
39:32Elle n'a pas été excellente
39:33dans les débats,
39:34loin de là,
39:35elle est même parfois
39:35passée complètement à côté,
39:37mais tout est possible
39:38parce qu'on connaît très mal,
39:39en effet,
39:40le corps électoral aujourd'hui.
39:42Bastien Bonargent,
39:42je vous pose la même question
39:44en tant que secrétaire général
39:44des jeunes communistes.
39:46quand on voit ces cinq visages-là,
39:48qui vous semble le plus convaincant ?
39:50Est-ce que vous suivez
39:51cette primaire de la gauche
39:52avec intérêt ?
39:53On la suit de loin,
39:54on va dire.
39:55Vous n'êtes pas sans savoir
39:56qu'au Parti communiste
39:58et comme chez les jeunes communistes,
39:59la démarche qui est celle
40:01de la primaire collective
40:02qui était engagée déjà cet été,
40:04ce n'était pas la nôtre.
40:05Cette primaire socialiste,
40:07ce n'est pas non plus la nôtre
40:08et aucun de ces cinq candidats
40:09n'est le nôtre.
40:10Mais les dynamiques vont être
40:11très intéressantes à observer,
40:12néanmoins.
40:13Moi, pour tout vous dire,
40:15on a un candidat
40:16qui s'appelle Fabien Roussel,
40:17donc on va tenir avec lui
40:19la campagne
40:19qui sera celle du Parti communiste,
40:21très engagée sur les luttes sociales
40:23qui aujourd'hui structurent le pays.
40:24Et puis, pour tout vous dire,
40:25je venais en arrivant ici
40:27en lisant un sondage
40:28sur l'intérêt des Français
40:30vis-à-vis de cette primaire.
40:32Et j'ai cru voir
40:34que près de 75% des ouvriers
40:37ne se disaient pas du tout intéressés
40:39par cette primaire
40:40et cet espace politique.
40:42et près de 58% des employés aujourd'hui.
40:44Donc, je pense que ça dit aussi
40:46quelque chose de l'intérêt
40:47que les Françaises et les Français
40:48ont de cette primaire.
40:49Et nous, notre démarche,
40:50elle est ailleurs,
40:50c'est-à-dire essayer de rassembler
40:52au-delà des gens
40:53qui sont déjà convaincus à gauche
40:54dans un électorat
40:55qui aujourd'hui s'abstient pour beaucoup
40:57ou vote pour d'autres candidats,
41:01y compris aujourd'hui
41:01au Rassemblement national
41:02et entamer un grand rassemblement
41:04aujourd'hui du monde du travail,
41:05des jeunes de ce pays,
41:07derrière la candidature
41:07de Fabien Roussel.
41:08Fabien Roussel qui reste,
41:09pardon de le lire,
41:10mais très bas dans les sondages.
41:12Oui, mais ce n'est pas une raison
41:14pour...
41:15On peut accepter
41:17que les particuliers
41:18se m'aiment bas dans les sondages,
41:19on a le droit de participer
41:20pour faire des idées.
41:21Au Parlement,
41:22il y a un endroit que j'aime bien,
41:23c'est la buvette.
41:24Parce que c'est là
41:25où on discute
41:25avec les autres partis politiques.
41:27Pourquoi ça ne me surprend pas,
41:28Richard Ramos ?
41:29Et à la buvette,
41:30les communistes et les écolos,
41:31c'est à peu près la même chose,
41:32ils sont divisés en deux.
41:33Vous avez des députés communistes
41:35qui pensent que
41:36pour sauver un peu des places
41:37et donc une pensée,
41:39il faut aller avec Jean-Luc Mélenchon.
41:40Et puis vous avez des communistes
41:42qui disent
41:42mais ce n'est pas le score
41:43qui est important,
41:44on va faire un programme,
41:45on va défendre les travailleurs
41:47et on va mettre le programme.
41:48Et chez les écolos,
41:49c'est la même chose.
41:50Vous en avez qui disent
41:51je ne pourrais plus être élu
41:53si je n'ai pas la France insoumise
41:55et d'autres qui sont plus modérés
41:57et qui n'ont pas envie
42:00d'aller avec Mélenchon.
42:01Je suis désolé,
42:02c'est une vision de la politique
42:02à laquelle j'ai beaucoup de mal.
42:04C'est-à-dire que
42:10le gouvernement,
42:11c'est...
42:12Oui, mais on peut boire du barrio.
42:14On peut boire du barrio,
42:14c'est très bon.
42:15Mais en fait,
42:16on nous fait le reproche
42:17d'être trop utopiste
42:19ou de vouloir quelque chose
42:20qui aura du mal à advenir
42:22parce que nous sommes
42:22extrêmement ambitieux
42:23et régulièrement,
42:25en fait,
42:25nous avons des élus
42:26qui prennent le risque
42:27de se représenter
42:28dans des conditions difficiles
42:29pour leur conviction.
42:31Et effectivement,
42:31il y a un vrai problème
42:32de personnes
42:32qui vont courir
42:33derrière leur propre réélection.
42:35Mais ce n'est rarement
42:36le cas des écologistes
42:37et je trouve que
42:38mettre les écologistes
42:39dans ce panier-là
42:39est particulièrement désagréable
42:41et particulièrement inadapté
42:42parce que ce n'est pas...
42:43Mais je peux me mettre
42:44nous-dedans pareil,
42:46mais c'est quand même la réalité.
42:49Eh bien,
42:49je pense que c'est
42:50beaucoup moins la réalité
42:51que dans les autres parties.
42:53Et je le pense à ça.
42:54C'est normal que vous défendez le groupe.
42:55Si vous permettez,
42:56on ne reparlera plus après,
42:58c'est peut-être un mot
42:58de vieux schnock,
42:59si j'ose dire,
43:00mais je suis très attristé
43:02du vote électronique.
43:04Je trouve que
43:05la procédure,
43:06elle prend tout son sens.
43:07quand vous allez
43:08dans un bureau de vote,
43:09que vous vous retrouvez
43:10au côte-à-côte
43:11avec des gens
43:11qui sont d'avis différents
43:12que vous
43:13et vous vous confrontez
43:14et puis vous allez
43:15vous isoler
43:16et vous votez.
43:17Je veux dire,
43:17c'est vraiment
43:18un processus démocratique.
43:19Je veux dire,
43:20et l'abandonner
43:20au profit d'une démocratie
43:22du pyjama,
43:23c'est-à-dire
43:23vous faites ça de chez vous.
43:24Et puis il y a une réflexion.
43:25Et en même temps,
43:26est-ce que c'est pas...
43:27Mais est-ce que ça...
43:29Et d'un autre côté,
43:30on pourrait dire
43:30que ça incite aussi
43:31les gens à voter
43:31plus facilement,
43:32pas besoin de se déplacer.
43:34Alors pas tant visiblement.
43:35Il y a quand même
43:35tout un processus
43:36quand on rentre dans l'isoloir
43:37et de réflexion
43:38qui est intéressant
43:38quand Versus,
43:39il y a un côté un peu
43:40le type de la politique.
43:42D'ailleurs,
43:43là-dessus quand même,
43:43Patrick Menouchi,
43:45qui est le président
43:46de la commission
43:46d'organisation de la primaire,
43:48a affirmé aujourd'hui
43:49à nouveau dans la tribune dimanche
43:50qu'il avait la garantie
43:51qu'aucun bot,
43:52aucun robot
43:53n'avait pu voter
43:55à ce scrutin.
43:57C'était une vraie interrogation
43:58puisqu'il y a eu
43:58cette cyberattaque,
43:59on ne sait toujours pas
43:59qui est derrière,
44:01de savoir si ça allait
44:02vraiment perturber
44:03les résultats.
44:04A priori,
44:04il est plutôt optimiste.
44:06Oui, tout à fait,
44:07mais quand même,
44:08ça a plus que troublé
44:09cette primaire
44:11puisqu'on devait normalement
44:12avoir la fin du scrutin hier
44:13et les résultats hier samedi.
44:15Ils l'ont prolongé d'un jour
44:17et il y a un grand mystère
44:18sur qui est à l'origine
44:19de cette attaque de bot,
44:21au pluriel.
44:22On ne sait pas très bien
44:23ce qui s'est passé.
44:25Ça a en tout cas
44:27largement retardé.
44:28Et puis il y en a certains
44:28qui ont été bloqués aussi.
44:30C'est-à-dire qu'il fallait
44:30parfois patienter beaucoup
44:32sur Internet
44:33pour réussir à voter.
44:34Donc ça peut être décourageant.
44:36Pourtant,
44:36ils ont fait appel
44:37aux meilleurs prestataires
44:38aujourd'hui connus en France
44:39à peu près
44:40pour organiser ça.
44:41Donc,
44:43bon,
44:43c'est l'époque
44:45que voulez-vous
44:46qui fait qu'il est très difficile
44:47aujourd'hui
44:48d'encadrer un vote
44:50en effet
44:50sur Internet.
44:52On suivra
44:53en direct
44:53les résultats.
44:54La fin du vote
44:55c'est dans 20 minutes
44:56et puis les résultats
44:57suivront très vite derrière.
44:59Donc,
44:59sur les coups
45:00de 18h15,
45:01on les suivra avec vous,
45:01notamment Amandine Atalaya
45:04en direct.
45:06Sur
45:07le fond,
45:08ces deux stratégies
45:09on disait
45:10qui s'opposent,
45:10Nicolas Domenac,
45:11c'est
45:12l'opposition
45:13radicale ou non,
45:14la rupture radicale ou non
45:15avec la France insoumise.
45:16La stratégie
45:17de Raphaël Guzman
45:18le favori,
45:19c'est de dire
45:20rupture absolument totale.
45:21Ce qui,
45:21à en croire les sondages,
45:23est plutôt une stratégie
45:25gagnante pour cette primaire.
45:26Mais est-ce que ce n'est pas
45:27un pari extrêmement risqué
45:29pour accéder au second tour ?
45:31Pas pour accéder au second tour,
45:33pour la suite.
45:33Mais toute la question
45:34est de savoir
45:35s'il est capable
45:35d'entraîner une dynamique
45:36ou pas.
45:37C'est ce qu'on attendait
45:38de lui.
45:39À la vérité,
45:40je dois dire
45:40qu'on l'attendait de lui
45:41depuis un bout de temps,
45:43depuis les européennes,
45:43notamment,
45:44où il avait fait
45:45un excellent score.
45:45On attendait un guerrier
45:47et il a pris le train
45:48pour Bruxelles.
45:49Si vous voulez,
45:50depuis,
45:50on espère toujours
45:51le voir ressurgir
45:52et cette primaire
45:54n'a pas été
45:54le théâtre
45:55de ce retour gagnant,
45:57victorieux,
45:58etc.
45:58Il n'a pas satisfait
45:59complètement,
46:00même s'il n'a été
46:00pas si mauvais que ça.
46:02Mais il n'a pas été guerrier.
46:03Et c'est toujours
46:04l'interrogation
46:05qu'on a en face de lui
46:06sur cette capacité
46:07à créer une dynamique.
46:08D'où l'importance
46:09du vote.
46:11Est-ce qu'il aura
46:12suffisamment d'avance
46:13qui peut lui donner
46:14ce souffle,
46:15en tout cas,
46:15ce trampoline
46:17nécessaire
46:17à vraiment ensuite
46:18emporter,
46:19et peu importe
46:20s'il est abandonné
46:21parce qu'il sera abandonné
46:21par Olivier Faure
46:22qui continuera ses bagouilles
46:23comme d'habitude.
46:25C'est pas important.
46:27C'est pas important
46:27s'il existe.
46:28Mais pour l'instant,
46:30il reste à en apporter
46:31la démonstration.
46:32La qualification
46:33du deuxième tour
46:34pour la présidentielle,
46:36elle est située
46:37à peu près
46:37par les spécialistes
46:38aux alentours
46:38de 24%.
46:40Le calcul
46:40de Raphaël Glucksmann,
46:42c'est de dire
46:42que la radicalisation
46:44de Jean-Luc Mélenchon
46:45va faire qu'à gauche,
46:46si Mme Le Pen,
46:47on est sûr
46:48qu'elle est au deuxième tour,
46:50Mélenchon ne pourra pas
46:50la battre.
46:51Et que lui,
46:52finalement,
46:52l'écart qu'il a
46:54à 14 points
46:55avec M. Mélenchon
46:56à 20 points
46:56va se réduire
46:58parce que
46:59les gens de gauche
47:00vont se dire
47:00mais c'est que lui
47:01qui pourra battre
47:02Mme Le Pen.
47:03et donc le calcul
47:04de Raphaël Glucksmann,
47:05c'est de rattraper
47:06Mélenchon
47:07dans une espèce
47:08de vote utile à gauche.
47:09Voilà, c'est possible.
47:10C'est pour ça que moi
47:11je pense que Raphaël
47:12n'est pas encore
47:14personnellement,
47:15je trouve,
47:15il n'incarne pas encore
47:17la fonction dans sa personne,
47:18dans la profondeur
47:19de nos territoires,
47:19dans la ruralité,
47:20mais il a un espace politique.
47:22Et donc c'est peut-être là
47:23que lui jouera sa carte
47:24et en sachant que
47:25le deuxième tour,
47:26que ce soit
47:27pour M. Attal,
47:29que ce soit
47:30pour Edouard Philippe
47:31ou pour quelqu'un
47:31d'une gauche modérée,
47:32ce sera 24%.
47:34On le connaît à peu près
47:35le plafond sur lequel
47:36il faudra aller
47:36et on voit bien
47:37M. Mélenchon
47:38qui ira faire
47:39comme il a fait d'habitude
47:4122%,
47:41mais sa radicalité
47:43elle va lui permettre
47:44de faire un bon score
47:45de premier tour
47:46mais elle va l'empêcher
47:47à coup sûr.
47:48Ça plafonnera.
47:49Et donc la gauche modérée
47:50peut se saisir de ça.
47:51Je vous donnerai le micro
47:52dans un instant,
47:53Stanis Asrigo,
47:54vous souhaitez réagir
47:55mais juste avant,
47:56Mylène Arjolas nous attend.
47:57Vous êtes sur les lieux
47:58de l'annonce
47:59des résultats.
48:01c'est dans
48:02une petite demi-heure
48:04maintenant,
48:04les choses se précisent.
48:07Absolument Julie,
48:08pour être complet
48:09sur le programme,
48:10les votes doivent être
48:11clôturés
48:11à partir de 18h
48:13et ils seront annoncés
48:14à partir de 18h15.
48:15Juste ici,
48:16on va vous montrer
48:16cette scène,
48:17cette salle du 20ème arrondissement
48:19avec Laura Champion.
48:20C'est donc sur cette scène
48:21que les résultats
48:22seront annoncés
48:23à partir de 18h15
48:24par Patrick Menucci,
48:25le président de l'organisation
48:27de cette primaire.
48:28Dans un premier temps,
48:29ce sera le nombre
48:30d'inscrits
48:30qui sera annoncé.
48:32On le rappelle,
48:32il est d'un peu plus
48:33de 140 000
48:34et puis il y aura ensuite
48:35le nombre de votants.
48:36Le dernier chiffre
48:37de votants
48:37dont nous disposons,
48:39il était à 17h,
48:40d'un peu plus
48:40de 119 000 votants
48:42pour cette primaire
48:43du Parti Socialiste.
48:44Un des organisateurs
48:45de cette primaire
48:46socialiste
48:47et de place publique
48:48m'expliquait
48:49qu'il pensait
48:50peut-être arriver
48:50à plus de 90%
48:52pour la participation totale.
48:54Pour l'instant,
48:55dans cette salle
48:55du 20ème arrondissement,
48:56beaucoup de journalistes,
48:58pas de candidats
48:59encore arrivés.
49:00On le rappelle,
49:00Jérôme Gage
49:01et Emmanuel Morel
49:02devraient être présents
49:03au moment de l'annonce
49:04des résultats,
49:05ce qui ne sera pas le cas
49:06d'Olivier Fort,
49:07Ségolène Royal
49:08et Raphaël Glucksmann.
49:09Vous voyez ici
49:10beaucoup de journalistes
49:12surtout,
49:12des soutiens devraient arriver
49:13aussi,
49:14des soutiens de chaque candidat
49:15devraient arriver
49:16dans un second temps.
49:16Pour l'instant,
49:17on voit par exemple
49:18Arthur Delaporte,
49:19porte-parole
49:20de la campagne
49:21d'Olivier Fort.
49:22Voilà les premiers soutiens
49:23qui commencent donc
49:23à arriver ici
49:24dans cette salle
49:25du 20ème arrondissement.
49:26Merci beaucoup,
49:27Milan Argelas.
49:28Fin du vote donc
49:29d'ici un petit quart d'heure
49:30et les résultats
49:31suivront dans la foulée.
49:32Stanislas Rigaud,
49:33je vous donne le micro,
49:33vous souhaitiez réagir
49:34sur l'hypothèse Glucksmann.
49:36Oui, tout à fait.
49:36J'entends bien le point
49:37et la stratégie
49:38de Raphaël Glucksmann
49:39de vouloir faire un vote utile
49:40mais le problème majeur
49:41aujourd'hui de Glucksmann
49:42c'est que lui-même
49:43au second tour
49:44est donné perdant
49:45face à Marine Le Pen.
49:46Et donc,
49:46cet argument-là
49:47est caduque
49:48et le problème qu'il a
49:49c'est que contrairement
49:50à Jean-Luc Mélenchon
49:51il ne semble pas
49:52en tout cas
49:52être en capacité
49:53à faire la même campagne
49:54ou avoir autant de soutien
49:55autant de force
49:56et être aussi bon débatteur.
49:57Le problème de Glucksmann
49:58c'est qu'honnêtement
49:59ça fait 10 ans
50:00que c'est l'éternel espoir
50:01de la gauche
50:01et ça fait 10 ans
50:02qu'on est déçu.
50:03Ça fait 10 ans
50:04qu'on nous explique
50:04que c'est et l'intellectuel
50:06et le stratège.
50:06Vous vous êtes pas déçu
50:07vous êtes pas de gauche.
50:09Pour la beauté de la politique.
50:11Pour la beauté de la politique.
50:12On est déçu à gauche
50:13donc j'ai eu peur.
50:15Je ne suis pas d'accord avec vous
50:15mais au moins avec vous
50:16en Platon
50:16on s'amuse un peu
50:17avec Glucksmann.
50:17Vous êtes un ancien
50:19de la génération Zemmour.
50:20Exactement
50:20et on s'ennuie profondément
50:21quand on écoute
50:22Raphaël Glucksmann
50:23et cette primaire-là
50:24d'ailleurs
50:24pardon mais
50:26tout le monde s'en fiche
50:28malheureusement.
50:28Enfin vous voyez
50:29j'ai pas...
50:29Ah bah non mais dites pas ça
50:30nous ça nous passionne.
50:32Les gens sont passionnés
50:32parce que c'est sur BFM
50:33mais monsieur Morel
50:34je le connaissais pas
50:35il y a une semaine
50:35par exemple.
50:35Mais c'est bien.
50:36C'est bien.
50:37Moi je l'ai découvert.
50:40C'est nouveau visage.
50:41Je l'ai découvert.
50:42Il était très bien d'ailleurs.
50:43J'ai trouvé que c'était
50:45intéressant et d'ailleurs
50:45comme lui il sait
50:47qu'il va pas gagner
50:47c'était intéressant
50:48d'avoir pu poser une pensée.
50:50Les autres ils étaient
50:51dans des calculs
50:52c'est comme ça
50:52il faut qu'il gagne
50:53donc c'est plein de calculs politiques.
50:55Lui il est arrivé tranquille
50:56et j'ai trouvé que c'était
50:58pas inintéressant.
50:59C'est une bonne découverte.
51:00C'est la social démographie.
51:01C'est un socialiste
51:02comme il en existe encore.
51:05C'est conviction
51:07laïque, républicaine.
51:08Un peu cheminementiste.
51:09Un peu de cette
51:10mouvance cheminement.
51:11Sur la suite des choses
51:12et il nous reste quelques secondes
51:14avant de passer la main
51:15mais vous avez vu
51:15que Gabriel Attal
51:16propose une primaire
51:18XXL
51:19allant de Raphaël Glucksmann
51:20à Bruno Retailleau.
51:20Est-ce que c'est une hypothèse ?
51:22Pour l'instant
51:22Raphaël Glucksmann le rejette.
51:24Il est concentré
51:24sur sa primaire là à gauche
51:25mais est-ce que c'est
51:26une hypothèse plausible
51:28qu'ensuite
51:30pour désigner un candidat
51:31du centre droit
51:34Raphaël Glucksmann y aille ?
51:35C'est comme la primaire
51:38fantasmatique
51:38de nos amis
51:39de la gauche extrême.
51:41La petite primaire
51:41comme disait Hollande
51:42ça n'a aucune chance
51:44de voir le jour.
51:45Aucune réalité,
51:46aucune dynamique,
51:48aucun leader porteur,
51:50aucune appétence.
51:51Pour ça,
51:52je pense que
51:53il ne faut pas rêver.
51:54Il faut de l'argent
51:55en plus à force
51:56de faire des primaires.
51:57Ça coûte cher
51:57toutes ces bêtises.
51:59Allez, merci beaucoup.
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