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L’intelligence artificielle sera-t-elle la grande absente de la présidentielle de 2027 ?
Laurent Alexandre défend le diagnostic de son livre « IA, la présidentielle de la dernière chance », coécrit avec Olivier Babeau.

Face aux géants américains et chinois, il alerte sur la dépendance technologique de la France et de l’Europe.
Quels responsables politiques prennent l’IA au sérieux ? Comment préparer les jeunes aux transformations du travail ?

De la souveraineté numérique aux robots humanoïdes, un entretien sur les bouleversements que Laurent Alexandre anticipe et les choix politiques qu’il appelle de ses vœux.

§ #IA #IntelligenceArtificielle #Politique #Présidentielle2027

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Transcription
00:00Il y a plein de ministres qui ne savent pas se servir de chat de GPT. Poubelle. Il y a
00:04plein de hauts fonctionnaires qui ne savent pas se servir de chat de GPT ou Claude. Poubelle.
00:07C'est peut-être l'un des plus grands enjeux de notre histoire. Pourtant, en ce début de campagne présidentielle,
00:13l'IA ne figure encore que parmi les thèmes secondaires du débat public.
00:17Sommes-nous à la ramasse ? C'est en tout cas ce que pense Laurent Alexandre, que je reçois aujourd
00:22'hui pour parler de son livre « IA, la présidentielle de la dernière chance ».
00:26Bonjour Laurent Alexandre.
00:28Bonjour.
00:28Selon vous, 2027 sera l'élection présidentielle la plus importante de notre histoire. Le problème, c'est que les candidats
00:34à droite comme à gauche ne semblent pas avoir pris la mesure de l'immense défi qui nous attend.
00:40Alors, on va essayer de répondre à cette question. Quel candidat est à la hauteur de ce qui arrive ?
00:46Avec vous, d'abord, avant de parler vraiment dans le fond de l'offre politique actuelle sur l'IA, un
00:51petit mot sur le diagnostic. Vous êtes médecin. Votre diagnostic est vraiment...
00:56Il fait froid dans le dos en tout cas. Vous dites que c'est la révolution technologique la plus violente
01:01de l'histoire de l'humanité. Est-ce que vous n'en faites pas trop ?
01:04Alors, dans ce livre que j'ai écrit avec mon ami l'économiste Olivier Babot, on part du constat qu
01:10'on est dans une phase d'explosion de l'intelligence artificielle qui sera suivie d'une deuxième vague technologique avec
01:16les robots humanoïdes.
01:17Puisque, par exemple, Enemos pense qu'on aura bientôt un milliard et demi de robots humanoïdes travaillant jour et nuit
01:23sur Terre.
01:25Alors, non, on n'en fait pas trop. Le développement de l'intelligence artificielle, il est explosif en ce moment.
01:30On a vu depuis le 28 août 2026, depuis deux mois, une explosion des performances mathématiques de Chad-GPT et
01:40de Claude.
01:41Une partie importante des démonstrations mathématiques que les humains n'arrivaient pas à faire ont été faites par Chad-GPT,
01:49principalement fin août, le 8 octobre,
01:54et puis encore avant-hier, en cette fin du mois d'octobre, où Chad-GPT a résolu trois problèmes de
02:02mathématiques, d'informatique et de physique quantique absolument insolubles pour les humains.
02:08Donc, on voit que même dans des domaines de très, très grande expertise humaine, comme les mathématiques, la physique, l
02:16'algorithmie, l'intelligence artificielle nous dépasse.
02:20Il est significatif de voir que les mathématiciens, après avoir nié les progrès de l'intelligence artificielle, sont en mode
02:28panique.
02:31Hugo Dominil Coppin, qui est le plus grand mathématicien français, qui a eu la médaille Fils, a déclaré à la
02:40presse,
02:41après la sortie des 722 démonstrations faites par Chad-GPT le 8 octobre dernier,
02:48j'ai tellement pleuré que j'ai réveillé ma fille.
02:50Et les 15 domaines de mathématiques sur lesquels j'ai travaillé depuis le début ont été réglés en quelques heures
02:58par Chad-GPT.
02:58Je suis désemparé, je ne sais plus quoi faire.
03:01Et on voit la même chose dans le domaine de la prédiction, où maintenant l'intelligence artificielle dépasse les meilleurs
03:06prédicteurs,
03:07dans le domaine de la finance, dans le domaine de la médecine,
03:11où toutes les études me demandent que Chad-GPT fait bien mieux les diagnostics que nous les médecins.
03:17Et on pourrait multiplier les exemples de domaines dans lesquels l'intelligence artificielle dépasse l'intelligence humaine.
03:24Et quand vous parlez justement de tous ces progrès extraordinaires qui sont faits,
03:28en fait ce sont les entreprises privées, OpenIA, Anthropie, qu'on les connaît bien.
03:32Et de là la question, et d'ailleurs de ce livre, c'est l'intelligence artificielle, est-ce que c
03:36'est un sujet politique ?
03:37Les états ne sont-ils pas impuissants face à ce sujet qui semble en fait être dans la main de
03:42quelques acteurs privés puissants américains en particulier ?
03:45Alors les états sont démunis parce que cette intelligence, elle est principalement produite en Chine et dans la Silicon Valley,
03:52avec des moyens considérables.
03:54La Silicon Valley dépense chaque jour 3 milliards de dollars en recherche et développement pour l'intelligence artificielle,
03:59pour la simple intelligence artificielle.
04:01Ça fait 1 000 milliards de dollars par an.
04:04Donc à côté de ça, les 300 ou 400 millions d'euros dépensés en recherche par l'INRIA,
04:11qui est l'Institut français de recherche en intelligence artificielle,
04:14paraissent tout petits.
04:16Et donc oui, la souveraineté est gravement menacée,
04:20même s'il y a des jolis start-up dans le domaine numérique en Europe,
04:25comme par exemple Mistral,
04:26mais qui ne sont pas à la hauteur de ce que sont les géants américains anthropiques,
04:32qui est dite Claude, le grand concurrent de chaque GPT,
04:34est en train de faire une introduction en bourse sur une base de 2 000 milliards de dollars de valorisation.
04:40Les moyens dans la Silicon Valley et en Chine sont considérables.
04:44L'Europe n'aura qu'une souveraineté partielle face aux géants américano-chinois.
04:51Pour qu'on comprenne bien l'écart qu'il y a de compétitivité entre les États-Unis et la France,
04:56dans quelle mesure on est à la ramasse ?
04:59Est-ce que, parce qu'on a des moments cocorico,
05:01on entend par exemple Mistral, parfois, etc.,
05:03où on se dit, on est dans la course.
05:05Est-ce qu'aujourd'hui, on est très loin des Américains vraiment à ce point-là ?
05:10On est très très loin.
05:11L'Europe, si elle fait des efforts considérables,
05:14peut retrouver un peu de souveraineté en 20 à 30 ans.
05:19Pas moins.
05:21Il n'y a pas de système d'exploitation des téléphones portables.
05:25Les téléphones portables utilisent tous des technologies soit asiatiques,
05:30soit californiennes, soit américaines.
05:34Nous n'existons pas dans les réseaux sociaux.
05:36Dans le cloud, nous avons des acteurs sympathiques,
05:39mais qui sont minuscules.
05:41Il faut savoir qu'Amazon,
05:42qui est le leader mondial du cloud avec Amazon Web Services,
05:47dépense plus de 100 milliards de dollars par an
05:50en recherche et développement,
05:51notamment sur les technologies de cloud
05:53et de stockage de l'information.
05:56Donc, l'Europe ne peut pas rattraper les géants américains
06:00qui ont une grande avance technologique,
06:02qui investissent beaucoup et qui surpayent les talents.
06:06On voit maintenant dans la Silicon Valley
06:08certains chercheurs en intelligence artificielle
06:10avoir des salaires en centaines de millions de dollars par an.
06:14Des centaines de millions de dollars par an.
06:17Au même moment, au CNRS ou à l'INRIA,
06:20les chercheurs français sont payés à peu près le prix
06:26d'une femme de ménage à l'heure.
06:28Ils sont payés 3-4 000 euros par mois,
06:30ce qui est absolument lamentable
06:33et qui exclut qu'à terme, on garde des premiers couteaux
06:37car les premiers couteaux vont préférer être respectés
06:41en étant payés très très chers dans les groupes américains
06:44plutôt que d'être sadisés dans les instituts de recherche français.
06:47Et justement, sur ce mercato des chercheurs
06:49qui est devenu, comme en fait, c'est le mercato du football,
06:52c'est pareil, c'est-à-dire que ce sont les salaires mirobolants.
06:54Il y a deux approches qui se confrontent
06:56dans ceux qui veulent que la France reprenne la course.
06:59On avait reçu, en tout cas, on avait publié son interview,
07:03celui de Raphaël Dohan, qui avait produit un rapport,
07:06le rapport Prométhée.
07:07Lui, il disait qu'en fait, si on voulait rentrer dans la course
07:10avec les Américains, il fallait tabler sur environ 700 milliards
07:14d'investissement d'argent public.
07:15Le parallèle qu'il faisait, c'était, il disait,
07:17on est comme au moment des années 50 du nucléaire.
07:19Il faut faire comme De Gaulle avait fait avec le nucléaire,
07:21c'est-à-dire des investissements massifs
07:24pour récupérer notre retard.
07:26Et il y a une autre approche, celle très libérale,
07:29c'est-à-dire dire, il faut retirer l'État
07:31pour que l'innovation se fasse d'elle-même libérer l'innovation.
07:35Qui a raison, selon vous ?
07:37Est-ce qu'il faut y aller en planification presque communiste
07:39ou est-ce qu'il faut libéraliser plus l'économie
07:41pour que l'innovation émerge ?
07:42Alors, la planification communiste a assez mal marché,
07:44donc je ne crois pas que ce soit la bonne solution.
07:46En revanche, le plan Prométhée de Raphaël Dehan
07:48et puis d'Emerick Rouchet est intéressant.
07:51Le problème, c'est que depuis qu'ils ont écrit ce rapport,
07:53la France est rentrée dans une crise budgétaire aiguë.
07:56Donc, d'aller trouver 500 à 700 milliards
07:58pour financer des grands data centers d'intelligence artificielle
08:02en France paraît difficile.
08:04L'État n'a pas cet argent-là.
08:06Et donc, je ne crois pas qu'on puisse lever les sommes
08:08qui sont envisagées dans le rapport Prométhée,
08:11qui par ailleurs fait un assez bon diagnostic
08:14sur le retard de la France et de l'Europe
08:16en matière d'intelligence artificielle.
08:19Donc, il ne faut pas avoir de pensée magique.
08:23L'Europe ne rattrapera pas son retard si elle continue à glander,
08:28si elle continue à sous-payer ses chercheurs,
08:30si elle continue à sous-investir.
08:34Pour rattraper les États-Unis, il faut un plan de long terme
08:37et en investissant beaucoup, tant le retard est immense.
08:41Et il n'y a pas toujours eu un retard.
08:43En 2005, l'Europe était le premier producteur de téléphones portables au monde.
08:48Nokia tout seul produisait 60% des téléphones portables dans le monde.
08:53Et puis, le téléphone portable est devenu un ordinateur
08:59avec l'arrivée de l'iPhone.
09:00Et l'Europe s'est effondrée parce que les constructeurs européens
09:03de téléphones portables n'ont pas compris cette fusion
09:05entre le téléphone portable et l'informatique.
09:09Alors, 20 ans plus tard, aujourd'hui, le retard est immense
09:13et il sera très, très, très difficile à combler.
09:17Les grandes entreprises de l'intelligence artificielle
09:23sont richissimes et valent très, très cher en bourse.
09:26NVIDIA, qui produit une très grosse partie des puces
09:29destinées à l'intelligence artificielle dans le monde,
09:30ce qu'on appelle les puces GPU, vaut 5 000 milliards en bourse.
09:35Aucun acteur européen n'arrive à la cheville des grands acteurs américains.
09:40Mais alors, qui pourrait investir dans l'économie française
09:44pour rattraper ce retour ?
09:45Ah ben, personne.
09:46Aux États-Unis, une grosse partie de l'investissement
09:49est réalisée par les géants de la vague technologique d'avant,
09:54qu'on appelle les GAFAM.
09:55Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft,
09:58on pourrait ajouter NVIDIA, investissent des sommes incroyables
10:02dans le développement de l'intelligence artificielle.
10:03Mais ce n'est pas avec de l'argent de l'État.
10:05C'est avec les bénéfices qu'ils font sur le cloud,
10:08avec les réseaux sociaux, sur les téléphones portables.
10:11Or, cet argent-là, nous ne l'avons pas en Europe.
10:13Parce que nous n'avons pas d'entreprise équivalente
10:15à Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et NVIDIA.
10:18Nous n'avons pas de géants de l'Internet.
10:21Or, c'est principalement ces géants de l'Internet
10:24qui financent la vague suivante,
10:26c'est-à-dire celle de l'intelligence artificielle.
10:28Et l'État n'a pas de pognon.
10:29Donc, le plan Prométhée, on ne peut pas le financer.
10:33Et on n'a pas d'entreprise privée richissime
10:35comme la Californie en a.
10:37Donc, l'Europe et la France en particulier
10:42sont dans une situation d'extrême dépendance technologique.
10:45Et un mot avant de rentrer vraiment sur la question de la présidentielle.
10:48Est-ce que vous pouvez réexpliquer
10:49pourquoi c'est important d'avoir son IA souveraine ?
10:52Ce n'est pas simplement de l'égo civilisationnel,
10:54de dire on est les meilleurs.
10:55Il y a un vrai enjeu derrière.
10:58L'économie du XXIe siècle se construit autour de l'intelligence.
11:02Intelligence de l'intelligence artificielle
11:04et puis l'intelligence des robots humanoïdes.
11:07Puisque les robots humanoïdes vont devenir très intelligents
11:10puisqu'ils seront branchés sur les meilleures intelligences artificielles.
11:12Donc, c'est toute l'économie
11:13qui va se structurer autour de l'intelligence artificielle.
11:17La santé également, le droit, la justice, les entreprises,
11:23la recherche elle-même est de plus en plus dépendante de l'intelligence artificielle.
11:28Et on voit, pour ne prendre que les mathématiques,
11:32qu'il y a eu plus de découvertes mathématiques depuis le 28 août 2026
11:37grâce à chaque GPT qu'il y en a eu depuis 50 ans.
11:42En quelques semaines, chaque GPT a fait un nombre incalculable de découvertes
11:46beaucoup, beaucoup plus que les meilleurs mathématiciens du monde
11:49en faisaient en plusieurs décennies.
11:52Donc, la recherche finalement devient un sous-produit de l'intelligence artificielle.
11:55Et c'est vrai de la plupart des activités économiques.
11:58Donc, l'intelligence artificielle entraîne une révolution schumpeterienne,
12:01c'est-à-dire une transformation profonde de l'économie,
12:03un changement civilisationnel et un changement anthropologique
12:06puisque, comme le dit Geoffrey Hinton, le prix Nobel de physique 2024
12:10pour avoir découvert les nouvelles formes d'intelligence artificielle
12:14au travers de ce qu'on appelle les réseaux de neurones profonds,
12:17comme il le dit très bien, nous ne sommes plus l'espèce la plus intelligente sur Terre,
12:21nous sommes la deuxième espèce la plus intelligente sur Terre
12:24derrière l'intelligence artificielle.
12:26Donc, c'est un enjeu immense.
12:28Et c'est un enjeu économique, social, mais aussi politique.
12:32Et c'est pour ça que vous avez choisi ce titre,
12:33la présidentielle de la dernière chance.
12:36La formule n'est pas trop grave, puisque le constat est vertigineux.
12:40Mais, quelque part, on a l'impression que même vous, vous n'y croyez pas.
12:43C'est-à-dire, est-ce qu'on a vraiment une dernière chance
12:44ou on a laissé passer notre chance depuis très longtemps ?
12:49Avec Olivier Babaud, on pense qu'il reste une chance.
12:53Et on pense que ce quinquennat est clé.
12:57Parce que pendant ce quinquennat,
12:59le président ou la présidente va devoir gérer l'arrivée de la super-intelligence artificielle
13:05et en fin de quinquennat, l'arrivée des robots humanoïdes hyper-intelligents.
13:09Et donc, ça va avoir des répercussions politiques, sociales, économiques, éducatives absolument majeures.
13:14Mais il faut que les auditeurs comprennent bien ce que c'est la super-intelligence artificielle.
13:22Ce n'est pas une intelligence artificielle un petit peu supérieure à GPT-6 ou à Cloud 5.5.
13:28Ce qu'on appelle la super-intelligence artificielle,
13:30et le meilleur exemple, je trouve, est donné par Google dans son rapport du 12 juin 2026,
13:35qui est téléchargeable sur Internet.
13:38Google dit, la super-intelligence artificielle, qui arrive bientôt,
13:42ce sera comme si, quand vous posez une question,
13:47vous avez l'équivalent de milliers ou de dizaines de milliers d'experts internationaux
13:52coordonnés entre eux,
13:55travaillant jour et nuit,
13:57pendant 10 ans,
13:58pour répondre en 5 secondes à votre question.
14:01Pour chaque question.
14:02C'est-à-dire, derrière chaque question, une civilisation cognitive entière.
14:08Donc, la super-intelligence artificielle aura des conséquences,
14:12va accélérer la recherche,
14:15va rendre complètement caduque une bonne partie du tissu économique et des entreprises.
14:20Il y a des tas d'usines qui vont être complètement dépassées
14:23entre la super-intelligence artificielle et puis l'arrivée des robots humanoïdes.
14:29Et quand on vous entend, on s'imagine une administration d'un État
14:33avec cette super-intelligence.
14:35On imagine que pour l'efficacité, c'est merveilleux.
14:37Ça va juste être un petit peu difficile,
14:39parce que l'administration a pris beaucoup de retard en matière d'intelligence artificielle,
14:43parce que les politiques sont souvent à la ramasse.
14:46Il n'y a pas beaucoup de politiques qui ont compris l'intelligence artificielle.
14:49Et même parmi les candidats à la présidentielle,
14:51il y en a pas mal qui n'ont jamais touché Chat-GPT ou Claude,
14:55alors qu'on est à l'automne 2026,
14:57ce qui quand même est franchement inquiétant.
15:02Donc, la personne politique n'a pas bien compris les enjeux.
15:05Il commence à comprendre depuis quelques semaines, mais avec beaucoup de retard.
15:08Et puis l'administration n'a pas du tout intégré l'intelligence artificielle
15:12dans ses méthodes pour travailler mieux,
15:14mais aussi pour adapter l'action de l'administration
15:17à l'arrivée de l'intelligence artificielle.
15:19Ce qu'on voit bien, par exemple, si on prend l'école,
15:21l'intelligence artificielle a deux conséquences.
15:23Il faut apprendre aux gamins à bien servir l'intelligence artificielle
15:26pour faire mieux, et pas pour glander, bien sûr,
15:28pas pour moins travailler.
15:30Et en même temps, il faut préparer les jeunes au métier du futur
15:33qui vont être transformés et transfigurés par l'intelligence artificielle.
15:37Et l'éducation nationale n'a engagé aucun des deux chantiers
15:40parce que c'est une administration de bonne volonté,
15:44mais très archaïque et qui a du mal à changer
15:47avec une gouvernance qui est très lente, très laborieuse.
15:51On a la même chose à l'université.
15:53Les universités, pour prendre une décision, ont besoin d'années.
15:56C'est un rythme incompatible avec la cavalcade technologique
16:00que les grands modèles d'intelligence artificielle nous imposent.
16:03Et justement, on rentre dans le cœur de votre livre.
16:05La question se pose, pour qui il faut voter en 2027 ?
16:09En 2027, il faut d'abord voter pour un président ou une présidente
16:13qui se sert de l'intelligence artificielle.
16:15On ne peut pas comprendre les enjeux de l'intelligence artificielle
16:18si on ne s'en sert pas.
16:20Donc il faut exclure tous les candidats à la présidentielle
16:23qui ne se servent pas de chat de GPT, de Claude, de Gemini ou Grock.
16:27Et il y en a plusieurs.
16:28Et ces gens-là, je ne vais pas les citer ici,
16:32mais les électeurs...
16:33Même pas un nom ?
16:34Les électeurs les retrouveront.
16:37Il faut les exclure.
16:39Et il est honteux d'ailleurs qu'on se présente à l'élection présidentielle
16:45sans savoir se servir de l'intelligence artificielle.
16:48Il y a déjà deux ans, j'avais écrit un article dans le journal du dimanche
16:53avec Alexandre Sikopoulos.
16:57Les politiciens qui ne comprennent pas l'intelligence artificielle
17:00doivent renoncer à se présenter à la présidentielle.
17:03Donc je suis resté avec Olivier Babot dans cette position-là.
17:08Donc d'abord, choisir quelqu'un qui se sert de l'intelligence artificielle.
17:13Deuxièmement, il faut voter pour quelqu'un qui a compris
17:15à quel point l'intelligence artificielle va transformer la société
17:18et qui a le courage d'ouvrir les immenses chantiers qui vont derrière.
17:25Réorganiser l'économie, réorganiser l'industrie,
17:28réorganiser les hôpitaux, la santé, l'éducation, etc.
17:33Ce sont des chantiers absolument énormes.
17:35Il ne faut pas se tromper sur l'ampleur de ces chantiers.
17:39Chad GPT et Claude ont 151 de quotient intellectuel dans les dernières études.
17:43C'est-à-dire qu'il n'y a qu'un Français sur 3000
17:46qui est aussi intelligent que Chad GPT ou Claude.
17:481 sur 3000.
17:49Et fin 2027, ce sera zéro.
17:51Donc l'intelligence artificielle est plus intelligente
17:54que l'immense majorité d'entre nous
17:55et bientôt plus intelligente que tous les Français.
17:58Donc c'est une transformation économique profonde.
18:00Si on prend mon univers qui est la médecine,
18:04toutes les études montrent que Chad GPT fait mieux les diagnostics
18:07que les médecins humains.
18:10Ça ne veut pas dire qu'il faut se faire soigner
18:12par l'intelligence artificielle et abandonner son docteur.
18:15Mais ça veut dire qu'on va transformer radicalement
18:17la façon dont nous, médecins, nous exerçons la médecine.
18:20Et ma conviction, c'est que dans 10 ans, de toute façon,
18:23il sera interdit à un médecin de faire un diagnostic
18:26et de faire une ordonnance sans l'autorisation de l'intelligence artificielle
18:29tant l'écart de performance entre les médecins et l'intelligence artificielle est fort.
18:33Alors, les médecins ne vont pas disparaître, mais ils vont faire un nouveau métier.
18:37Ils vont orchestrer les intelligences artificielles,
18:39ils vont être des architectes de la relation entre l'intelligence artificielle et les hommes.
18:42C'est un tout nouveau métier auquel les médecins ne sont pas prêts
18:45et on pourrait multiplier les exemples de ce que le président ou la présidente
18:50va devoir réorganiser pendant le prochain quinquennat.
18:53Et vous avez abordé, sans les nommer, mais je comprends pourquoi,
18:56ceux qui n'utilisent pas l'IA, on sait qu'il y en a certains dans la classe politique
19:01parmi les candidats qui sont plutôt à l'aise avec ces outils.
19:04On pense souvent peut-être à Gabriel Attal, Sarah Knafo, David Lissnard.
19:09Qui sont les candidats pour vous qui sont quand même plus en phase ?
19:11Alors, les candidats ou les politiciens, parce qu'ils ne sont pas tous candidats,
19:16les quatre qui maîtrisent le mieux l'intelligence artificielle,
19:20c'est Sarah Knafo, mais elle ne sera pas candidate, manifestement.
19:23C'est Éric Zemmour qui y va, semble-t-il, qui est moins à l'aise que Sarah Knafo.
19:28Wauquiez, mais qui n'y va pas non plus, a priori.
19:32Gage, au Parti Socialiste, mais il a raté la primaire.
19:36Et c'est Glucksmann qui y va pour la gauche non-LFiste.
19:42Et puis enfin, Gabriel Attal, il y en a d'autres.
19:45Mais globalement, c'est ceux qui s'y intéressent le plus.
19:50Et qui l'ont mis dans leur programme.
19:53Parmi ceux-là, il y en a un qui monte pas mal dans les sondages.
19:56Aujourd'hui, c'est David Lissnard, qui ne sortait pas dans les sondages
20:02et qui sort depuis quelques jours.
20:03Et c'est vrai que c'est l'un de ceux qui s'intéresse depuis plusieurs années
20:06à l'intelligence artificielle et qui en a une bonne compréhension
20:10et une bonne utilisation personnelle.
20:12Et dans votre livre, qui se lit en fait aussi un peu comme un mode d'emploi
20:15pour bien voter, vous mettez en garde contre le IAwashing.
20:20Est-ce que vous pouvez expliquer ce que c'est ?
20:21L'IAwashing, c'est les gens qui parlent d'IA et mettent l'IA à toutes les sauces
20:27sans comprendre le sujet.
20:31Sans voir toutes les conséquences du développement d'intelligence artificielle surhumaine.
20:40Alors, parfois par naïveté, parfois par peur des réactions des électeurs,
20:44parce que la vérité est que les électeurs français, les français vont être bousculés
20:49par l'intelligence artificielle.
20:50Avec Olivier Babot, nous ne croyons pas à la mort du travail,
20:53nous ne croyons pas à la fin du monde à cause de l'intelligence artificielle,
20:56mais toutes les structures sociales, économiques vont être bouleversées.
21:01Les jeunes vont être face à un choc immense.
21:03Et les manifestations actuelles des lycéens et des étudiants
21:07sont à mille lieux de s'intéresser au vrai sujet qui n'est pas Parcoursup,
21:12qui est comment, quand on est jeune, on se prépare à la super-intelligence artificielle.
21:16Parce qu'aujourd'hui, les jeunes ne s'y préparent pas.
21:18C'est-à-dire qu'on donne le bac à tout le monde, même aux analphabètes,
21:21on donne le master à tout le monde, même aux analphabètes,
21:24on a dévalorisé les diplômes,
21:26et on ne prépare pas les jeunes au choc énorme de la recherche de complémentarité
21:31avec l'intelligence artificielle.
21:32Et on peut dire aujourd'hui les choses clairement.
21:34L'immense majorité des jeunes, et avec Olivier Babaud,
21:38nous sommes tous les deux pères de familles nombreuses,
21:39l'immense majorité des jeunes qui sortent du système éducatif
21:42ne sont pas préparés face à l'intelligence artificielle
21:44et vont se prendre le choc en pleine tête.
21:47Et ils n'y sont pas préparés parce que les adultes,
21:50les politiciens, l'éducation,
21:53tout le monde a été lâche et n'a pas dit la vérité sur l'immense choc que c'est.
21:59C'est-à-dire que quand on est jeune aujourd'hui, d'être compétitif face à l'intelligence artificielle,
22:03ça nécessite de beaucoup bosser,
22:05de beaucoup réfléchir au créneau vers lequel on va aller,
22:08et puis d'être aidé par les profs et par le système d'orientation.
22:11Or, rien de cela n'existe aujourd'hui.
22:14Oui, parce que vous tordez le coup à cette idée préconçue
22:16qu'on pourrait se faire de la jeunesse,
22:17qu'on imagine connectée, numérique, etc.
22:19Et on voit par exemple qu'aux Etats-Unis,
22:22il y a des mouvements de néoludites,
22:23c'est-à-dire des briseurs de machines.
22:25Bien sûr, mais d'abord, il ne faut pas croire
22:27qu'on a les jeunes modernes,
22:33intelligents et adaptés aux nouvelles technologies
22:35versus aux vieux cons de mon âge.
22:38Alors certes, j'ai 66 ans, donc je suis un vieux con,
22:40mais je sais mieux me servir de l'intelligence artificielle
22:44de beaucoup de jeunes, si l'on en croit les études
22:46qui ont été faites,
22:49puisque une étude qui a été publiée dans les Echos,
22:51chez vos confrères des Echos,
22:52montre que 50% des étudiants qui finissent leur licence
22:56ne savent pas utiliser les fonctions de base
22:59de la bureautique, c'est-à-dire Excel, Word et PowerPoint.
23:0450%, un étudiant sur deux finit sa licence
23:07sans savoir se servir d'un truc aussi basique
23:10que Word ou Excel.
23:11Donc on avait l'idée d'une jeunesse connectée,
23:13s'opposant aux vieux dinosaures.
23:16En réalité, une partie très importante de la jeunesse
23:18ne sait pas se servir de l'informatique de base.
23:20Et bien évidemment, elle ne sait pas se servir
23:22des fonctions avancées, des intelligences artificielles.
23:24Je ne parle pas de demander à chaque GPT
23:27de faire ses devoirs universitaires.
23:29Ça, la plupart des jeunes, ça fait.
23:31Mais d'utiliser l'intelligence artificielle
23:32à des fins professionnelles.
23:34Donc, en réalité, les jeunes ne sont pas prêts.
23:38Une grosse partie ne sont pas prêts.
23:40Et on voit le résultat aux États-Unis.
23:43Les jeunes ont peur.
23:44Ils ne sont pas à la hauteur en matière d'intelligence artificielle.
23:47Ils voient l'intelligence artificielle galoper.
23:48C'est pour ça qu'il y a eu deux tentatives d'assassinat
23:51de Sam Altman, le père de chaque GPT, aux États-Unis,
23:55à une semaine d'intervalle,
23:56par des jeunes qui voulaient assassiner Sam Altman
23:58pour freiner chaque GPT.
24:01Et on a les études qui montrent que 75% des Américains
24:04souhaitent freiner le développement de l'intelligence artificielle
24:07et interdire les data centers.
24:09Par ailleurs, 44% des jeunes occidentaux
24:13avouent, dans une étude récente,
24:18bloquer le développement de l'intelligence artificielle,
24:20saboter l'implantation de l'intelligence artificielle
24:22dans leur entreprise.
24:23Parce qu'ils en ont peur.
24:24Et donc, ils font des fausses...
24:27Ils amènent à leur manager
24:30des fausses réponses de chaque GPT
24:32en expliquant que c'est très mal
24:34et qu'il faut arrêter d'utiliser l'intelligence artificielle
24:36parce qu'ils en ont peur.
24:38Donc, ce sabotage contre l'intelligence artificielle
24:40montre que les jeunes,
24:42dans la plupart des pays occidentaux,
24:44ne se sentent pas préparés à affronter l'IA.
24:47Puisque vous êtes intransigeant
24:48sur la classe politique actuelle,
24:50vous, Laurent Alexandre,
24:51si vous étiez président de la République,
24:52quelle est la première mesure que vous prenez
24:54qui est là, maintenant, tout de suite,
24:56pour attraper la course ?
24:59Un, je limogerai tous les ministres
25:01qui n'ont pas une très bonne connaissance
25:03de l'intelligence artificielle.
25:05Deux, je limogerai tous les hauts fonctionnaires,
25:08tous les préfets,
25:09tous les directeurs d'administration centrale,
25:12tous les recteurs
25:13qui n'ont pas une très bonne connaissance
25:16de l'intelligence artificielle.
25:18Ça fait du monde.
25:19Ça fait du monde, mais c'est une nécessité.
25:22On ne va pas affronter cet immense choc
25:25avec des ignards en technologie.
25:29Il y a plein de ministres
25:30qui ne savent pas se servir de chat de GPT.
25:32Poubelle.
25:33Il y a plein de hauts fonctionnaires
25:34qui ne savent pas se servir de chat de GPT
25:35ou Claude.
25:36Poubelle.
25:36Il faut, aujourd'hui,
25:39être absolument intransigeant.
25:41On ne va pas, avec les hommes du passé,
25:44en tout cas avec ceux
25:45qui ne veulent pas s'adapter
25:47aux nouvelles technologies,
25:47on ne va pas piloter une transformation
25:49et une révolution aussi importante.
25:51Parce que ce sont les Français
25:52qui vont le payer.
25:53Le fait que les gens ne soient pas bons
25:54en IA au ministère de l'Éducation,
25:56ça se traduit dans le fait
25:57qu'on n'a pas préparé nos gamins
25:59à l'intelligence artificielle.
26:00Le fait qu'on ne soit pas bons
26:01en IA médicale,
26:02c'est lié au fait qu'il y a des gens
26:05qui n'ont pas pris les décisions
26:07qui devaient être prendre
26:08dans l'appareil d'État, etc.
26:10Et donc, il y a une responsabilité
26:12de l'appareil d'État.
26:13Il faut mettre l'appareil d'État
26:15en ordre de marche
26:16pour affronter les deux grands chocs
26:18technologiques
26:19que va être l'intelligence artificielle
26:20et puis la robotique humanoïde.
26:26Après les hommes,
26:28on a des réformes de structure
26:31à mettre en place.
26:32Il faut que l'État décide plus vite.
26:35Avec des technologies
26:36qui bougent chaque jour,
26:37on ne peut pas avoir
26:38un modèle de décision politique
26:40où il faut six mois,
26:41un an, deux ans
26:42pour faire avancer un dossier.
26:44Donc l'appareil d'État
26:45doit changer.
26:46Il faut modifier la façon
26:48dont la loi est votée
26:50et dont les décrets d'application
26:52sont votés.
26:53Il faut raccourcir les délais
26:56de l'appareil judiciaire,
26:59les délais de règlement
27:01des contentieux, etc.
27:03Et si l'on prend un exemple
27:06tout bête
27:06qui est celui des data centers
27:07d'intelligence artificielle.
27:08Aujourd'hui en France,
27:09pour construire un data center,
27:12il faut un nombre incroyable
27:15de démarches administratives.
27:16Il faut surveiller l'état du sol
27:18pendant quatre saisons.
27:20Il faut passer par mille épreuves
27:26administratives et bureaucratiques.
27:28Et pendant ce temps-là,
27:29il y a deux ou trois versions
27:30de chaque GPT
27:32qui sont arrivées
27:33dans les mains des consommateurs.
27:34Donc on ne pourra pas rattraper
27:36notre retard
27:36si nous avons des procédures
27:38pour installer
27:39les installations
27:40d'intelligence artificielle
27:43aussi bureaucratiques
27:44et aussi complexes.
27:44Mais est-ce que ce n'est pas aussi
27:45tout à notre honneur,
27:47nous Européens,
27:48d'adopter beaucoup
27:49de prudence à ce sujet ?
27:52On sait par exemple
27:53que De Gaulle n'était pas
27:54un technophile total.
27:56Il y a le président de la République
27:58qui soit prudent,
27:59mesuré sur les questions
28:00par exemple des data centers
28:01qui disent
28:01non, non, attention,
28:02on ne va pas construire
28:03n'importe où,
28:03n'importe comment.
28:04C'est aussi une vertu
28:05pour un président, non ?
28:06C'est la certitude
28:07de devenir un pays sous-développé.
28:10C'est-à-dire,
28:10continuons comme ça
28:13et nous offrirons
28:15à nos enfants
28:16un pays sous-développé.
28:18Nous laisserons
28:18un pays sous-développé.
28:19La France était un pays riche.
28:21Elle recule chaque année
28:22dans les classements
28:23de richesses par habitant.
28:24Nous sommes en voie
28:24de paupérisation.
28:25Si nous ratons
28:26les deux grandes révolutions
28:27technologiques que sont
28:28la superintelligence artificielle
28:30et la robotique
28:31humanoïde intelligente,
28:32c'est sûr
28:33que la France
28:34va tout doucement
28:35devenir le Zimbabwe
28:36du XXIe siècle
28:37et qui va payer
28:38nos enfants.
28:39Nous sommes en train
28:40de laisser à nos enfants
28:41un pays sous-développé,
28:42un pays
28:43où la concorde civile
28:45n'est pas parfaite
28:46et où le déficit budgétaire
28:48est énorme.
28:49Nos scanners,
28:50aujourd'hui,
28:51ce sont nos enfants
28:52qui vont les payer.
28:53Ce n'est pas nous
28:54qui payons
28:54une partie importante
28:56de notre santé
28:56et de notre retraite.
28:57C'est la dette
28:58que nous payons
28:59à nos enfants.
29:00Ce sont nos enfants
29:00et nos petits-enfants
29:01qui sont en train
29:02de payer,
29:03qui vont payer
29:04pour notre retraite
29:05d'aujourd'hui
29:05et pour nos scanners
29:06d'aujourd'hui.
29:07Tout ça n'est plus acceptable.
29:08Nous ne pouvons plus
29:09sacrifier les générations
29:10du futur.
29:11Ce que nous faisons
29:12est dégueulasse.
29:13Nous sommes des pourris
29:14par rapport à nos enfants
29:15et nos petits-enfants.
29:16Tous ceux qui ont
29:19une famille
29:21doivent se révolter
29:22contre notre égoïsme
29:24collectif.
29:25Il faut relancer
29:26la croissance,
29:27il faut développer
29:28ces technologies
29:28qui sont à la base
29:30de la prospérité
29:31du XXIe siècle.
29:32Sinon,
29:33on va laisser
29:33un champ de ruines
29:34à nos gamins.
29:36J'ai une dernière question
29:37qui est un des derniers thèmes
29:39que vous abordez
29:39dans votre livre
29:39et c'est une question
29:40vertigineuse.
29:41Finalement,
29:42est-ce que le meilleur candidat
29:43à la présidentielle,
29:44il ne devrait pas être
29:45non humain,
29:46ça devrait être une IA ?
29:47Est-ce que l'IA
29:47va pouvoir mieux faire
29:49que l'offre politique ?
29:50Le meilleur mathématicien
29:52au monde,
29:52c'est Chad-GPT.
29:53Le meilleur médecin
29:54au monde,
29:55c'est Chad-GPT.
29:58Le meilleur biochimiste
29:59au monde,
30:00c'est Chad-GPT.
30:02Est-ce que le meilleur
30:06politicien au monde,
30:07ça va être Chad-GPT
30:09ou Claude ou Gemini ?
30:12J'aimerais que la réponse
30:13est non.
30:14Mais si nous continuons
30:15à déconner,
30:17la réponse sera
30:17peut-être oui.
30:18et la décision politique
30:20sera peut-être mieux réalisée
30:22par l'intelligence artificielle
30:24que par les politiciens
30:25si nous continuons
30:26à avoir une classe politique
30:27en décalage complète
30:30avec le XXIe siècle.
30:32Merci Laurent-Alexandre.
30:32Merci.
30:33Vous venez d'écouter
30:34un podcast du Point.
30:35Il en existe d'autres
30:35sur la chaîne YouTube.
30:36N'hésitez pas à commenter,
30:37à partager.
30:37Et moi, je vous dis
30:38à la prochaine.
30:39Sous-titrage Société Radio-Canada
30:41Sous-titrage Société Radio-Canada
30:42Sous-titrage Société Radio-Canada
30:43Sous-titrage Société Radio-Canada

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