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  • il y a 7 semaines
Pour cette nouvelle saison d’Alerte Générale, Alexis Poulin reçoit Brivael Le Pogam et Patrice Magneron, président d’Initiative pour la défense de la nation française, devant le public.

Au programme : l’intelligence artificielle va-t-elle nous libérer ou nous rendre dépendants d’une nouvelle caste technologique ? Elon Musk, Palantir, les "techno-lords", la place de l’État français dans la bataille de l’IA… et, derrière la technologie, une question centrale : quel modèle de société sommes-nous en train de construire ?

Puis place au grand déballage : progression de l’AfD en Allemagne, retour des nations, mondialisme, libertés publiques, wokisme, gagnants et perdants de la mondialisation et bien sûr l’après-Macron et la présidentielle de 2027.

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Transcription
00:10Musique
00:20Ouais, bienvenue dans l'air général !
00:23Ça va ? C'est la rentrée ! Est-ce que ça va ?
00:26Oui !
00:27Déjà, bravo, félicitations à vous, vous avez survécu à l'été, les méga-feux, la sécheresse, le moustique-tigre, la
00:32canicule, bravo !
00:33Vous êtes partie, vous faites partie des lignes de la nation, on va dire.
00:36Alerte générale, c'est reparti pour une saison, vous savez, c'est l'émission des gens qui en ont gros.
00:41Alors aujourd'hui, je suis tout seul et on fait un salut à Nico, Nicolas Vidal, depuis son lit de
00:46souffrance.
00:47Eh oui, Nicolas est malade, il faut dire qu'il a un pitchoun qui l'a envoyé à la crèche
00:51il y a une semaine,
00:52et évidemment, il fait son immunité, donc comme il n'est pas à jour de son schéma vaccinal, il est
00:55malade, c'est bien normal.
00:57Alors on va parler aujourd'hui d'IA, de politique, de XXIe siècle, d'AFD, d'Europe et de Où
01:02va le monde ?
01:03Avec nos invités Brivaël Lepogam, fondateur d'Argile.
01:09Un des rares génies de l'IA qu'on a dans ce pays, on parlera justement de la tech dans
01:14ce pays.
01:15Et puis à côté de vous, Patrice Magneron, président d'initiative pour la défense de la nation française.
01:21Bonjour, et on parlera évidemment de politique.
01:23Voilà le programme, alerte générale, c'est parti pour ce soir et c'est parti pour cette année, année présidentielle.
01:29Donc, attention, vous êtes sur écoute.
01:31– Et l'édito, et l'édito, avant de donner la parole à nos invités, c'est moi qui m
01:43'y colle,
01:43puisque d'habitude, vous savez, c'est Nicolas qui fait l'édito, mais là, c'est moi qui vais le
01:47faire.
01:47Alors je l'improvise, désolé, je ne l'ai pas vraiment écrit, c'est la rentrée, vous savez,
01:52et j'ai déjà envie de repartir en vacances, sachant que j'étais en traquance en fait,
01:56parce que franchement, cette campagne présidentielle de 2027 me saoule déjà gravement.
02:02On a eu Gabriel Attal qui fait des moules, on a eu Gabriel Attal qui fait la tournée des bistrots.
02:06Le gamin plonge dans l'alcoolisme, ce n'est pas bon, mais il sait qu'il n'a aucune chance.
02:09Donc de toute façon, ça va mal se passer.
02:11Donc il faut qu'il blinde son foie, parce que la drogue, ce n'est pas comme l'alcool,
02:14c'est deux choses différentes, il faut faire attention.
02:16On a eu Édouard Philippe qui faisait des frites avec Gérald Darmanin.
02:21Je sais, je sais, je sais.
02:22Marine Tondelier qui veut tout interdire, y compris cette émission, je pense.
02:29Et évidemment, personne n'a de programme ou de projet à part Raphaël Glucksmann qui a un cap clair.
02:36Et ça franchement, bravo à lui, on l'a vu pas dans le Vercors sauter à l'élastique,
02:41on l'a vu nulle part et partout à la fois sortir d'une éolienne,
02:45revenir dans une manif où les gens lui disent, t'es pas la gauche, va-t'en.
02:47Et puis Marine Le Pen qui surfe très haut dans les sondages,
02:51mais qui a fait un débat du MEDEF juste avant de virer son chef économiste.
02:56Tout se passe très bien, rassurez-vous, c'est la campagne 2027.
02:59Je ne sais pas comment on va tenir, il reste encore 250 jours avant le départ d'Emmanuel Macron.
03:06J'attendais des applaudissements quand même.
03:07Parce que c'est la note optimiste de cet édito, c'est quand même qu'à la fin de ces
03:11250 jours,
03:11on se débarrasse d'Emmanuel Macron et de Brigitte.
03:15Merci.
03:16On a tenu 10 ans, putain, 10 ans, 10 étés, et on est toujours là.
03:22Alors voilà, écoutez, c'était l'édito de rentrée.
03:25Bonne chance à vous, que le sort vous soit favorable.
03:32Bon allez, c'est l'alerte rouge.
03:36Merci.
03:36Alors, c'est une rubrique où on va parler justement, et je vais vous donner la parole parce que je
03:41parle trop.
03:42On va parler bien sûr d'IA, l'intelligence artificielle, avec une première question brivaille.
03:50Est-ce que l'IA va nous libérer ou est-ce qu'elle va nous bouffer tout cru ?
03:55C'est une vaste question.
03:56Bah oui, c'est une question à tiroir, vous verrez.
04:00Moi, je suis assez optimiste sur le futur.
04:02Dans la Silicon Valley, il y a un mouvement qui s'appelle le techno-optimisme.
04:05Je pense qu'on est un peu une charnière de l'humanité aujourd'hui,
04:08où on peut rentrer dans une société qui va être extrêmement abondante, positive,
04:13avec beaucoup de liberté, ou une société avec beaucoup de surveillance.
04:15Et je pense que les deux projets de société, aujourd'hui, sont sur la table.
04:20Et qu'on a quand même la chance d'avoir, à mon avis,
04:24le plus grand capitaliste de toute l'histoire de l'humanité,
04:26qui est Elon Musk, qui est plutôt du côté des libertés
04:30et du fait de créer plutôt une utopie qu'une dystopie orwellienne.
04:35Donc, je pense que c'est une technologie, comme toute technologie, elle est neutre.
04:40Et j'ose espérer que ça va plutôt tendre vers le côté de la liberté
04:44que du côté de la dystopie.
04:46– Patrice, quelle vision vous avez de l'IA ? Vous l'utilisez ?
04:50– Non, pas encore.
04:51Alors, je devrais, parce que je suis expert comptable.
04:55– D'ailleurs, qui utilise l'IA, là, dans le public ?
04:57Mettez un pouce vert, si vous avez.
04:59Un autre, trois, quatre.
05:01– Oui, de par mon métier, normalement,
05:04beaucoup de mes confrères ont franchi le pas.
05:06Moi, pas encore, pour des raisons, effectivement,
05:11principalement, je trouve, de philosophie,
05:13par rapport à l'utilisation qu'on peut en faire.
05:16Voilà, donc je suis très méfiant.
05:19Pour revenir très rapidement sur les propos,
05:23je ne suis pas convaincu quand même qu'Adam Musk soit le plus grand capitaliste
05:26aujourd'hui, que la Terre ait connu, peut-être, je ne sais pas.
05:30Il y en a eu d'autres avant.
05:31Et puis, je trouve un peu disproportionné le fait qu'on donne énormément de pouvoir à une seule personne.
05:37Alors, il l'a pris, et puis il le mérite, il n'y a pas de sujet là-dessus.
05:40Mais je pense qu'il faudra un rééquilibrage de tout ça,
05:44parce qu'en fait, on s'aperçoit qu'il y a, malheureusement,
05:49elle influence, elle domine.
05:51Et pour moi, la question qu'on doit se poser pour les années à venir,
05:56c'est de savoir si l'homme va devenir un objet,
06:00plutôt que rester un sujet et maître de sa propre souveraineté.
06:04C'est un sujet qui nous émeut beaucoup au sein de l'association,
06:10dont je suis président.
06:11Mais pour moi, la question, elle est là, en fin de compte.
06:15– Alors, justement, parce qu'on a l'impression qu'il y a deux visions, quand même, sur l'IA.
06:18Il y a l'anxiété, la peur, et puis il y a l'optimisme.
06:22Il y a le côté, ça va permettre de changer le monde,
06:24parce qu'on va gagner beaucoup de temps.
06:26Et puis, il y a le côté, ça va rendre l'humain totalement superfétatoire.
06:29Et on va se retrouver un peu coincé.
06:32Est-ce qu'il n'y a pas…
06:32Déjà, quand on dit l'IA, ce n'est pas vrai.
06:34Il y a plein d'IA différentes.
06:36Il y a l'IA chinoise, américaine, pas européenne.
06:39Eh non, nous, on a des législations.
06:42Mais comment ça fonctionne ?
06:45Est-ce qu'on a raison d'avoir peur de l'IA ?
06:48Ou est-ce qu'il faut être optimiste, comme vous l'êtes, Brivaël ?
06:50– Pour reciter Elon Musk, récemment, il s'est fait interviewer par The Economist.
06:56Et il a quand même cité une fin de la monnaie en 2036.
07:03Donc, évidemment, c'est Elon Musk qui a toujours des timelines assez serrés.
07:07– Quand est-ce qu'on va sur Mars ?
07:08– Effectivement.
07:11Il a eu des timelines un peu avancés.
07:14Mais par contre, tout ce qu'il dit, ces 20 dernières années, ça s'est passé.
07:18Donc, effectivement, tu peux toujours avoir un décalage de phase
07:20par rapport à ce qu'il dit et la réalité.
07:22Mais souvent, c'est un effet d'ancrage pour remporter ses ingénieurs
07:25qui fait qu'il va réussir à faire faire à ses équipes
07:28ce qui, normalement, n'était pas possible de faire.
07:29Donc, ce qui est intéressant et ce qu'il dit, notamment,
07:33et ce qu'on n'a pas vu encore arriver,
07:34c'est l'arrivée de l'intelligence artificielle dans le monde physique.
07:37C'est que là, aujourd'hui, il y a la première vague qui sont les LLM,
07:41donc les larges linguages modèles qui sont les grands modèles de langage
07:44comme ChatGPT, comme Claude, comme Grok.
07:47Donc ça, ça permet d'automatiser le travail digital.
07:50Et effectivement, aujourd'hui, ce n'est pas impossible
07:54que la majorité des jobs soit changée.
07:57Je ne crois pas à l'arrêt des jobs.
07:59Moi, je pense que c'est les tâches qui vont changer
08:00et que l'humain va beaucoup plus se concentrer sur du jugement humain.
08:06Donc, effectivement, il faut réinventer la société,
08:08mais que la vraie vague qui arrive, c'est l'arrivée de la robotique.
08:11Et que ça, c'est, à mon sens et à son sens aussi,
08:15un changement civilisationnel qui pourrait remettre en question
08:19le principe même de l'argent.
08:20– Oui, mais ça remet en ces questions même le principe de la civilisation.
08:23– Exactement.
08:24– Ce qu'ils font, c'est-à-dire la valeur travail.
08:25– Exactement.
08:26– Tous ces emplois qui vont être remplacés par des machines,
08:31on voit déjà avec les voitures autonomes, il n'y aura plus de chauffeur Uber.
08:34On va le voir avec les avocats, il n'y aura plus d'avocats.
08:36On peut y aller avec les médecins, il y aura plein de médecins,
08:39ça va être des robots, tout ça.
08:40Qu'est-ce qu'on fait des humains dans une société
08:42où l'IA et les robots font tout, en fait ?
08:45– J'ai beaucoup réfléchi à ce sujet et je pense que l'humanité,
08:50enfin en tout cas, c'est un point de vue personnel,
08:51je pense que l'humanité dans les décennies à l'avenir
08:53va se transformer en une sorte de créateur économie.
08:56Ça veut dire qu'aujourd'hui, par exemple sur YouTube, sur Twitter,
08:59le principe d'influenceur, ce n'est pas essentiel à la survie humaine.
09:03Et pourtant, les gens, il y a plein de métiers qui ont été inventés sur YouTube,
09:08ce concept qui est très nouveau, qui est très minoritaire.
09:11Moi, ma thèse, c'est qu'effectivement, ce qu'on appelle le travail aujourd'hui,
09:14dans le sens d'ailleurs, l'étymologie de travail, c'est tripalium, c'est la souffrance.
09:18– Je pense que l'intelligence artificielle et la robotique
09:21va rendre le travail laborieux, enfin, on va résoudre le travail laborieux
09:26et je pense que d'ailleurs, c'était le propre de la technologie
09:28et le rêve utopiste de la technologie,
09:30c'est de résoudre les problématiques humaines et d'améliorer notre confort.
09:33Et donc là, c'était le dernier maillon de la chaîne
09:36pour arriver à une forme de confort et que je suis assez confiant,
09:42je suis assez confiant en l'humanité pour réinventer une nouvelle forme de travail
09:46qui va nous occuper et que l'humain, de manière générale,
09:49est extrêmement bon à recréer de la fausse rareté, à recréer du statut
09:52et l'humain et l'humanité a besoin de statut et de se sentir complet.
09:59Et en fait, à mon sens, on va trouver des moyens de réorganiser la société.
10:04Par contre, effectivement, ce qu'on appelle le travail aujourd'hui
10:09n'aura plus de sens dans quelques années
10:11et la société va devoir se réorganiser.
10:14– Ah oui, mais comment ? Parce que c'est toute la question, Patrice.
10:17– Voilà, j'entends le discours et je le comprends,
10:21je l'ai déjà entendu pas mal de fois, mais ce qui me gêne,
10:24c'est que ça va se réorganiser, mais on ne sait pas comment.
10:28On ne donne pas de délai, on ne donne pas de timing.
10:32Des révolutions technologiques, il y en a toujours eu.
10:35Vous prenez la révolution industrielle au XIXe siècle, bien évidemment,
10:38les types qui faisaient les choses à la main,
10:40ils se sont retrouvés remplacés par la vapeur.
10:42Et effectivement, il y a eu un véritable progrès, pour le coup.
10:44Peut-être pas social immédiatement, mais enfin, il y a eu un vrai progrès.
10:48Et l'humanité, effectivement, a toujours fonctionné de cette façon-là.
10:50Donc là-dessus, je ne conteste pas.
10:51Simplement, c'est la vitesse à laquelle ça va aujourd'hui.
10:54Et aujourd'hui, quand vous tenez ce genre de discours,
10:57tenez-le vis-à-vis de nos enfants, des jeunes,
11:02à qui on dit quoi ?
11:05Si vous voulez, jusqu'à présent, pour se prémunir contre du chaud,
11:08contre une certaine précarité, on disait à nos enfants,
11:11écoute, tu vas être médecin, tu vas être avocat,
11:13on va payer des études, voilà, c'était le grand truc.
11:15Aujourd'hui, cela, c'est sur la touche.
11:18Alors, il y a le travail manuel, pour l'instant, ça c'est vrai.
11:20Le travail manuel, il n'est pas encore attaqué par la robotique.
11:24Ça viendra.
11:25Donc, moi, je n'y pas, et je n'ai pas forcément peur de la technologie.
11:28Ce n'est pas ça, la question.
11:29La question, c'est le rythme auquel ça va.
11:32Qu'est-ce qu'on fait, ces gens-là ?
11:33La question a été posée par Alexis, elle est là, le nerf de la guerre est là.
11:36En fait, tous ces humains, ils ne travaillent pas.
11:39Comment on va conserver notre dignité par rapport à ça ?
11:44Parce que dire qu'il n'y a plus de travail, moi, je veux bien,
11:46mais comment on fait pour vivre dans la vie de tous les jours ?
11:48Est-ce que demain, on parlait tout à l'heure d'Elon Musk,
11:51est-ce que demain, on ne pourrait pas avoir une sorte de dictateur économico-politico,
11:56ce que vous voulez, qui contrôle le monde ?
12:00Moi, ça m'effraie un peu.
12:02Et d'ailleurs, ça a effrayé, à un moment donné, les Américains, en son temps,
12:05puisque, souvenez-vous de Rockefeller,
12:07quand il est devenu trop puissant, on lui a dit,
12:10on arrête là, et puis loi antitrust.
12:12– Oui, justement, est-ce que ça ne risque pas d'arriver là ?
12:15– Parce que l'IA, là, on parle de milliards, de milliards, de milliards,
12:18ça se rachète dans tous les sens,
12:19Nvidia qui vient de racheter Youngin Face,
12:22c'est la nouvelle bulle pour certains,
12:24avec l'assurance qu'elle va exploser à un moment.
12:27Est-ce qu'il n'y a pas un moment, un engouement aussi,
12:29qui va faire que l'IA va retomber,
12:32ou du moins va se concentrer sur les tâches essentielles,
12:35ou est-ce que ça va vraiment aller très vite ?
12:36Parce que ce qu'on voit en ce moment, c'est que ça va vraiment très vite.
12:39– Alors, il y a un concept en technologie
12:42qui s'appelle la singularité technologique,
12:43et c'est un peu ce que tout le monde recherchait dans la Silicon Valley,
12:47c'est ce moment où ça s'accélère,
12:49et en fait, on va connaître une accélération
12:52qui va être telle qu'aujourd'hui, on parle quand même,
12:54dans la Silicon Valley, on parle d'éradiquer l'intégralité des maladies
12:58dans les 5 à 10 ans, de voir…
13:02– Oui, dans le cancer, dans le cancer, oui, absolument.
13:04– Donc le cancer, aujourd'hui, il y a des…
13:07En fait, le cancer, ça reste une maladie comme une autre,
13:10et du coup, on va permettre de guérir la majorité des maladies.
13:15Et je vais vous citer une anecdote sur Elon Musk,
13:18sur pourquoi il fait ce qu'il fait,
13:20et pourquoi, notamment, il est différent des autres.
13:23Pendant son adolescence, il a eu une crise existentielle,
13:26d'ailleurs, il raconte qu'il a lu tous les philosophes allemands,
13:29et il raconte que, d'ailleurs, pour la petite anecdote,
13:31il dit ne lisez pas les philosophes allemands,
13:34et qu'il a couplé son projet de vie
13:37au fait de se dépasser en tant que civilisation.
13:40Moi, ma thèse, c'est que depuis une quarantaine d'années,
13:42on est dans un projet, notamment porté par les entités supranationnelles,
13:46par Davos, par l'Europe, qui taille un projet de gestion de la rareté.
13:49Je pense qu'aujourd'hui, on a eu les stats sur la natalité récemment,
13:53l'humanité est en train de s'effondrer en termes de natalité,
13:57et que je pense que, de manière globale, jusqu'à présent,
14:01l'humanité, il y a toujours eu un projet de nouveaux horizons,
14:05et de dépassements.
14:05– Et d'expansion, oui, bien sûr.
14:06– Et d'expansion, et que, pour répondre à la question
14:09de qu'est-ce qu'on va faire nos enfants,
14:10je pense qu'effectivement, on est à un shift civilisationnel
14:13où la majorité de ce qu'on considérait comme du travail
14:16va être automatisée par de l'IA, mais que le nouveau projet,
14:20et je pense que c'est beaucoup plus simple d'éduquer les enfants
14:23dans un projet de colonisation du cosmos,
14:25en disant devenez physicien, devenez ingénieur, etc.
14:28– Parce qu'en fait, éduquer les enfants dans un projet
14:35où on aura des ingénieurs, on a eu les chiffres PISA cette semaine,
14:39ils sont calamiteux, c'est encore pire que la dernière fois,
14:41c'est-à-dire qu'on parle d'intelligence artificielle,
14:43on a l'impression que l'intelligence humaine, on n'en veut plus,
14:46particulièrement en France et dans l'OCDE,
14:47où les courbes sont gravissimes.
14:50Donc, à un moment, il faut que les gosses soient aussi heureux
14:55d'être intelligents, et pas poussés à être bêtes,
14:59comme c'est le cas actuellement.
15:00– Je suis tout à fait d'accord, et d'ailleurs,
15:04il y a autre chose que dit Mux, c'est qu'il y a une interview
15:07qui date de 2-3 ans, il dit « je vais détruire le walk-mind virus ».
15:10Je pense qu'en Occident, on a eu une question dans les années 70,
15:14la majorité des gens commencent à comprendre ça,
15:16il y a eu des penseurs un peu précurseurs.
15:19D'ailleurs, le travail de… ce qui est assez intéressant,
15:21c'est que le personnage de Peter Thiel,
15:22qui était le cofondateur d'Elon Musk dans les années 90,
15:25a écrit au milieu des années 90 un livre qui s'appelle
15:28« Le mythe de la diversité », et qu'il y a une fameuse phrase d'ailleurs
15:32qui est de lui, il dit « dans les années 70,
15:35on rêvait des voitures volantes pour l'année 2000,
15:37et on a eu 140 caractères, on a eu Twitter ».
15:40Et donc, lui, il dit qu'on est depuis les années 70
15:42dans un monde décadent où les valeurs sont inversées,
15:45où on n'est plus dans la recherche de la vérité,
15:47où on n'est plus dans le dépassement de soi,
15:48où on n'est plus dans une recherche de construire du beau,
15:52et de construire un projet de société ambitieux pour l'humanité.
15:55Et qu'on a remplacé ça par un projet de décroissance,
15:58et ce projet-là s'explique de manière assez fine en connectant tous les points.
16:04C'est qu'au début du XXe, il y a eu…
16:06Enfin, en fait, il y a plein d'événements différents,
16:07notamment l'école de Francfort, le club de Rome,
16:10toutes les théories autour du fait que les ressources sont limitées, etc.
16:14Et que l'État, parce qu'en fait, c'est ça le problème aujourd'hui,
16:18c'est est-ce qu'on voit un projet de société qui est drivé et managé
16:21par l'État centralisateur et planificateur,
16:23et on est dans ce monde-là aujourd'hui,
16:26ou est-ce qu'on voit un monde basé sur la liberté individuelle,
16:29où l'entrepreneur et l'archétype de l'entrepreneur est au milieu du village ?
16:33– Ravier Millet, il y a deux ans à Davos,
16:36et d'ailleurs c'est marrant parce que lui, il vient du prisme économique,
16:39dit « on sait maintenant que les gens qui font avancer la civilisation,
16:43qui règlent les problèmes et qui règlent la pauvreté,
16:45c'est par la technologie, passé par le fait de créer de la valeur,
16:48et que moi j'ose espérer qu'en fait, on est en train de voir
16:51la fin de ce monde de gestion de la rareté et d'une décadence
16:55qui date des années 70, et notamment avec plein d'événements particuliers,
17:00et que ce qu'on observe notamment sur l'effondrement du niveau
17:04n'est pas dû à la technologie, n'est pas dû aux écrans,
17:10mais est dû à une casture de la recherche, de la compétence, etc.,
17:16et qu'on vit dans une société inversée,
17:18et qu'on est en train de constater la fin de ce monde-là,
17:21et que j'ose espérer qu'on va reconstruire autour de valeurs extrêmement,
17:24beaucoup plus nobles, et notamment,
17:27Elon Musk cite souvent, on doit être à la recherche de la vérité,
17:30et il y a un truc dans le wokisme,
17:31et donc le wokisme émerge de la French Theory,
17:34et dans le wokisme, il y a trois penseurs,
17:36donc Derrida, Foucault et Deleuze,
17:38et Foucault, sa théorie, c'est que la vérité est une construction,
17:41et donc dans le wokisme, il y a ce principe de construction et de déconstruction,
17:44et que je pense qu'en tant qu'Occident,
17:47l'Occident aujourd'hui est malade,
17:48et qu'on va revenir à une forme de recherche de la vérité,
17:52de recherche du beau, de recherche de l'ordre naturel,
17:56basé sur la construction familiale, etc.,
17:58que ça a été détruit ces 50 dernières années,
18:00et que je vous espérais que, en tout cas,
18:03l'IA et la singularité technologique va nous amener à ça.
18:05– Eh bien, c'est la transition, merci beaucoup.
18:08On va passer au grand déballage, justement,
18:10pour parler de débats de société,
18:12justement, où va cette société à l'heure de l'IA
18:15et la politique au XXIe siècle.
18:17– Le grand déballage, alors, c'est la deuxième partie de l'émission,
18:26et on va quitter un peu l'IA, mais on va y revenir,
18:29mais pour parler plutôt de politique,
18:30et de ce que ça fait aujourd'hui déjà à la société,
18:33j'évoquais PISA en fin de première partie,
18:37la question quand même de cette société qui serait décadente,
18:40enfin, ça revient tout le temps,
18:41est-ce qu'il n'y a pas simplement une évolution humaine aussi naturelle,
18:45et donc, il y a un côté réactionnaire ?
18:47Est-ce que le wokisme, c'est quelque chose qui a été inventé,
18:50mais qui n'existe pas vraiment ?
18:51Parce que ce n'est pas vraiment majoritaire, de toute façon.
18:56Prenons, aujourd'hui, le fait politique de la semaine
18:59qui fait trembler l'Union européenne et les globalistes,
19:01la victoire de l'AFD en Allemagne.
19:04AFD, donc, le parti d'extrême droite,
19:07quasiment Troisième Reich, etc.,
19:09qui gagne dans un land, Sachs-Analt,
19:12parce que les gens en ont ras-le-bol, en fait,
19:14des politiques de Mers, où ils se paupérisent,
19:16où ils n'ont pas de contrôle sur les flux migratoires,
19:19et où ils voient bien que le projet européen n'est pas dans leur intérêt.
19:23Patrice Maneron, qu'est-ce que ça vous inspire, vous,
19:26la victoire de l'AFD,
19:27et surtout les commentaires qu'on a pu avoir de part et d'autre du Rhin
19:30sur cette déflagration politique dans un petit land, en réalité ?
19:34– Il y a certainement plusieurs raisons qui peuvent expliquer ce succès de l'AFD,
19:38mais que ça ait lieu dans cette région-là,
19:40c'est un peu tout le contraire du hasard,
19:41parce que même encore aujourd'hui, les salaires, par exemple,
19:44dans les ex-pays de l'Est, et notamment dans l'Allemagne de l'Est,
19:47sont moins élevés qu'en Allemagne de l'Ouest,
19:49donc il y a certainement que ça doit grincer,
19:51et qu'aujourd'hui, l'Allemagne connaît quand même une crise,
19:55peut-être pas aussi forte que chez nous,
19:56mais en tout cas, elle connaît une crise,
19:57et donc forcément, voilà, le peuple a réagi.
20:01Alors après, bon, les commentaires, on les connaît,
20:02de toute façon, d'ici huit mois,
20:04on aura certainement les mêmes en France,
20:07puisque bon, a priori, l'ERN est parti pour en tout cas faire un très bon score
20:14aux prochaines élections présidentielles.
20:15Donc voilà, est-ce que ça a de quoi, déjà nous, nous inquiéter ?
20:21Non, parce qu'en fin de compte,
20:22c'est un message qui est donné aussi à cette Europe,
20:24dont clairement on ne veut plus,
20:26puisqu'elle nous est privée de notre souveraineté,
20:28au niveau de l'État, enfin des États-nations.
20:32Donc moi, je pense que c'est plutôt bon signe.
20:37Là, on salue bien évidemment ce qui s'est passé en AFD,
20:39mais enfin, dans beaucoup de pays européens,
20:42il y a quand même une remise en cause de cette Europe fédérale
20:45qu'on nous a imposée,
20:46et qui est la source de quand même pas mal de mots majeurs, en tout cas.
20:51– Oui, absolument.
20:52– Alors, sur la question du modèle de société,
20:57il y a quand même, dans ce que vous dites, Brivaëlle,
20:58l'idée de revenir, donc de manière assez conservatrice,
21:02à la société du patriarcat,
21:04qui est décrite par beaucoup comme l'oppression de la femme.
21:08Pour vous, vous avez eu certains postes sur X
21:10qui étaient assez caricaturaux, voire violents,
21:13sur la gauchiste à lunettes.
21:16Et est-ce que pour vous, la femme est l'égale de l'homme ?
21:20– Je pense que la femme complète l'homme,
21:23et je pense qu'il y a une vraie différence.
21:25Je pense que l'égalitarisme à outrance…
21:27– C'est pas outrance, enfin, c'est deux êtres humains…
21:29– C'est deux êtres humains, mais je pense que fondamentalement,
21:34biologiquement, un homme a plus de testostérone qu'une femme…
21:36– Et en quoi la testostérone, c'est mieux que les oestrogènes ?
21:39– C'est la biologie de bas étage,
21:42et je pense qu'on est complémentaire,
21:44et que justement, depuis 40-50 ans, on essaye de…
21:48– La testostérone, c'est mieux que les oestrogènes ?
21:50– Je pense que la testostérone rend combattif et rend compétitif…
21:53– Oui, sur le combat, c'est ça.
21:55– Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas avoir des femmes compétitives,
21:58ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas avoir des hommes moins compétitifs,
22:01je pense qu'en moyenne, effectivement, juste, c'est un point de vue biologique,
22:06on ne fonctionne pas pareil d'un point de vue biologique,
22:09et je pense que ça crée des différences,
22:11mais ce n'est pas des différences…
22:12il ne faut pas voir ça comme des différences négatives,
22:16pour moi, c'est plutôt…
22:18– Oui, mais ça fait une société inégalitaire, de facto,
22:20quand on voit la place de la femme dans certaines sociétés,
22:24mais y compris en France,
22:25il y a eu quand même des années avant qu'elle ait le droit de vote,
22:29il y a quand même une avancée aussi dans ce qu'on appelle le wokisme
22:33pour arriver à une égalité entre les sexes.
22:35– Le sujet notamment du féminisme,
22:39et qui a construit le féminisme notamment en années 70 ?
22:41Quand on rentre dans ce sujet-là,
22:43on se rend compte que c'est des hommes qu'on construit ça,
22:45et moi, mon sujet, c'est est-ce qu'aujourd'hui…
22:49– Les femmes avaient besoin aussi, à l'époque,
22:51ne pouvaient pas avoir la parole,
22:53donc c'est normal que c'était la figure patriarcale
22:55qui prenait la parole à l'époque.
22:56– Évidemment, le sujet, c'est est-ce que ça fonctionne,
22:58et est-ce que…
22:59Enfin, moi, je suis toujours brévé par est-ce que les idées qu'on porte,
23:03et est-ce que les idées que notre société ont fait émerger,
23:07créent une société beaucoup plus prospère,
23:08et quoi qu'on en dise aujourd'hui,
23:10j'ai plutôt l'impression que ces idées-là ont créé,
23:13ont détruit partiellement les relations hommes-femmes,
23:15que la natalité qui s'effondre
23:18sont les conséquences d'un curseur qu'on a poussé trop loin,
23:21et qu'aujourd'hui…
23:22– Derrière, c'est pas d'accord.
23:25– Il y a plein de femmes qui se font un peu avoir par le néo-féminisme,
23:29mais je ne dis pas que dans le féminisme, c'est…
23:31– Mais c'est important quand même, ce mouvement d'émancipation des femmes.
23:34– Je suis d'accord, mais je pense qu'on a poussé le curseur,
23:35et en fait, le truc, c'est que dans le wokisme,
23:38je pense que tous les mouvements peuvent être nobles,
23:40la question, c'est où on place le curseur,
23:42et c'est une question de curseur et de saturation.
23:44– Et qui place le curseur aussi ?
23:45– Oui, parce que vous êtes libertarien,
23:47l'idée, c'est quand même de laisser tout le monde libre de ses choix,
23:50donc y compris le changement de sexe, etc.,
23:52c'est quelque chose, chacun fait ce qu'il veut quand il est adulte.
23:54– Évidemment, le truc, c'est qu'aujourd'hui,
23:58parlons du wokisme, il n'y a pas de liberté,
24:01c'est un projet de société qui a été imposé de manière globale dans les…
24:06il suffit de regarder le principe des quotas dans certains films,
24:11dans le cinéma et dans la culture,
24:13c'est pas la liberté, ces phénomènes-là n'ont pas émergé naturellement,
24:17c'est plutôt moins des phénomènes qui ont été poussés.
24:18– Oui, oui, c'est des phénomènes politiques, de choix, on a vu…
24:20– Il y a eu un entrisme idéologique,
24:22un entrisme politique dans la culture et dans nos sociétés,
24:26mon sujet, c'est est-ce que ces idées-là ont été utilisées
24:30pour amener d'autres idées, parce que finalement,
24:33si on prend le wokisme, c'est prendre chaque minorité,
24:37prendre la minorité de chaque minorité, radicaliser cette minorité-là
24:41pour faire passer des idées politiques et des minoritaires
24:44qui peuvent se contredire entre elles.
24:47Et mon sujet, c'est qu'en fait, quand on regarde la construction
24:52du bloc wokiste qui combine le féminisme, le climat
24:57et toutes les luttes minoritaires…
24:59– Mais qui est un bloc minoritaire, justement, vous venez de le dire, minoritaire.
25:01– C'est minoritaire, par contre, aujourd'hui, on a créé une société
25:07où on a eu une tyrannie de la minorité sur la majorité
25:10et que je pense qu'à chaque fois que l'humanité essaye de faire ça,
25:13ça finit toujours mal et qu'on voit la fin de ce monde-là
25:18qui a été construit sur 40-50 ans.
25:20– C'est intéressant parce que vous parlez de la tyrannie
25:22et c'est vrai que, bon, vous parlez d'Elon Musk,
25:25mais il y a d'autres technolords, c'est-à-dire ces milliardaires de la tech
25:28qui n'ont pas le même projet, justement, libertarien
25:30ou qui l'ont, mais de manière un peu plus messianique,
25:34notamment Peter Thiel, on en parlait il y a un instant,
25:36le fondateur de Palantir.
25:38Alors, Peter Thiel, il était évidemment avec Elon Musk,
25:41avec le groupe Paypal, et il est arrivé avec cette société
25:47de contrôle technologique, algorithmique, à devenir un des papes de la tech,
25:52mais lui a un projet qui s'appelle Les Lumières Sombres,
25:56ou qui est appelé Les Lumières Sombres, du moins,
25:58où il prône un moment de dictature pour libérer l'humanité.
26:02Ça fait peur parce qu'on l'a connu déjà.
26:05Comment vous voyez, est-ce qu'il y a une guerre entre les technolords déjà ?
26:08Et est-ce que Peter Thiel est dangereux ?
26:10– Je pense que son prisme actuel est d'une certaine manière problématique,
26:19mais que Peter Thiel, depuis 30 ans, constate justement cette dérive,
26:25notamment du progressisme qui a commencé dans les années 90,
26:29et qui a créé la société chaotique qu'on constate aujourd'hui,
26:32qu'effectivement, on sent qu'on est au bout d'un système
26:37qui va avoir une cassure, je ne sais pas sous quelle forme,
26:40mais moi, ma conviction, c'est qu'on va vivre un moment historique,
26:43et le sujet, c'est comment prendre le virage,
26:46et ce sera quoi la société de demain ?
26:48– Oui, c'est la question du jour.
26:50– Moi, mon opinion idéal, et je pense que c'est un…
26:51il ne faut pas oublier que Peter Thiel, c'est un libertarien à la base,
26:54je pense qu'ils sont plutôt dans une logique quasiment d'ingénierie sociale
27:00sur comment on passe du monde actuel qui est extrêmement chaotique,
27:03où tout le monde combat tout le monde, où personne n'est d'accord,
27:07enfin, où vraiment il y a beaucoup, beaucoup de chaos,
27:09à une forme d'équilibre qui potentiellement pouvait exister dans le passé.
27:12– Moi, je crois au pragmatique, enfin, effectivement,
27:20on a des personnalités qui sont plus ou moins borderline,
27:23je pense qu'aujourd'hui, la personne qui a le plus de pouvoir,
27:26notamment par l'impact qu'il a, enfin, toute l'infrastructure
27:29qu'il est en train de créer, et par l'impact et les choix qu'il a fait,
27:33c'est Elon Musk, et Elon Musk n'est pas sur cette ligne-là,
27:36Elon Musk est quand même quelqu'un qui, sans lui,
27:38on n'aurait pas eu la liberté d'expression qu'on a aujourd'hui,
27:41sur X, et que j'ose espérer que si demain,
27:45il y a un projet de société qui doit être redessiné,
27:47en tout cas, on donnera la parole à des gens comme ça,
27:50plutôt que de reprendre, faire les erreurs du passé,
27:54où on donnait le pouvoir à des bureaucrates et à des politiques
27:57qui ne construisaient rien dans le truc,
28:00et que je pense que, historiquement, on était dans un monde
28:03qui était géré par, il y a une phrase de Naval Ravican,
28:06qui est un penseur slash philosophe de la Silicon Valley,
28:09qui est un entrepreneur, qui a fait un post récemment sur X,
28:13qui dit, désolé les takers et les financiers,
28:16donc les preneurs et les financiers,
28:19nous rentrons dans l'âge des builders, donc des constructeurs,
28:22et que, historiquement, on a toujours été dans un monde
28:25capturé par ce 9% de commentateurs, de politiques,
28:30qui géraient le monde et qui n'étaient pas créateurs de valeurs,
28:32et qui imposaient une vision du monde aux créateurs de valeurs,
28:36qui sont les entrepreneurs, qui sont les Nikola Tesla,
28:39les Néonard de Vinci, qui étaient dépendants des politiques,
28:41et qu'il y a un flip aujourd'hui, et je pense qu'on va vivre dans un…
28:45si demain, on vivait dans un monde qui était dravé par les entrepreneurs,
28:48je pense que le monde se porterait beaucoup mieux,
28:50donc je ne sais pas sous quelle forme ça va prendre,
28:53effectivement, moi aussi, je n'ai pas envie de vivre dans 1984,
28:57et Palantir peut servir à faire le mal,
29:01mais je pense aussi que ça peut servir,
29:04si cette technologie est bien utilisée,
29:06parce que comme toute technologie, elle est neutre,
29:08elle pourrait aussi servir à mettre le politique,
29:11le bureaucrate et ceux qui gèrent l'argent public,
29:14il y a eu encore une sortie de Gérard Larcher qui dit,
29:16les Français n'ont pas à savoir ce qu'on fait avec l'argent,
29:20en fait, pour moi, on est en train, ces gens-là ont compris que le problème,
29:25parce que pour moi, le problème, c'est toujours l'État, l'État, l'État,
29:27et quand on regarde, même les crises économiques,
29:30souvent, on met la responsabilité du capitalisme sur les crises économiques,
29:33mais c'est toujours la responsabilité de l'État
29:36et la manipulation de la monnaie qui provoque les crises économiques,
29:39que ce soit la crise de 2009, que ce soit la crise de 2008,
29:41c'est un problème étatique et pas un problème de capitalisme.
29:43– Comme la dette, les États sont en faillite, c'est les États.
29:45– Exactement, les États sont en faillite,
29:47et généralement, le processus, il y a une impression monétaire
29:51qui génère de l'inflation, qui génère des crises
29:52et qui, in fine, génère… qui nous amène à la guerre.
29:59Et c'est toujours la faillite de l'Étatisme et du socialisme
30:02et économiquement, ça fait à peu près une centaine d'années
30:04qu'on sait ce qu'on doit faire,
30:06que ce soit Milton Friedman, Hayek, on a les solutions.
30:12Le problème, c'est qu'on est encore dans l'inertie du système d'avant
30:15et que, pour la première fois de l'humanité,
30:18on va peut-être appliquer des théories économiques qui sont fonctionnelles,
30:20qui est plutôt l'économie autrichienne.
30:21– Alors, Patrice Mignon, je vous vois faire nom de la tête.
30:25Est-ce que vous pensez, comme Manon Aubry,
30:27que les milliardaires sont nuisibles ?
30:28– Non, non, non, non.
30:32C'est le résultat de leur succès, divers et variés.
30:36Parce que, quand on dit milliardaire,
30:37ça peut être le gars qui a créé un procédé révolutionnaire,
30:40comme ça peut être le mec qui a hérité
30:41et qui a fait fructifier, comme Bernard Arnault.
30:44Il y a un peu de ça, hein, bon, voilà.
30:46Donc, bon, c'est une phrase qu'elle a dite certainement à l'emporte-pièce.
30:50Mais, si je veux revenir un petit peu sur ce que vous voulez dire,
30:53bon, moi, les deux principaux personnages que vous voulez citer,
30:59que ce soit Peter Thiel avec Palantir, quand même,
31:01c'est le contrôle de la société, ou même Elon Musk.
31:03Enfin, Elon Musk, c'est quand même le mec qui nous met des satellites
31:06en pagaille au-dessus de nos têtes, et puis qui, ensuite,
31:08quand il y a un conflit, les donne à disposition de l'Ukraine,
31:10vous voyez, par exemple.
31:12Donc, dire qu'il est neutre, ce n'est pas vrai.
31:14Enfin, je veux dire, ce type-là, à un moment donné,
31:17c'est certainement un génie, je ne conteste pas.
31:19Il est technologiquement… voilà, il n'y a pas…
31:23Mais, il se sent forcément poussé des ailes,
31:26parce qu'il a un pouvoir immense.
31:28Et le problème, c'est que ces gens qui ont un pouvoir immense,
31:31peut-être qu'à un moment donné, ils sont bien,
31:32mais après, ils peuvent friller, vous-même, vous l'avez dit,
31:35bon, ils ont borderline, borderline, c'est quand même vachement inquiétant
31:37pour nous qui sommes quand même largement en dessous.
31:42Donc, moi, c'est un discours que je n'aime pas,
31:44parce que je n'aime pas être contrôlé,
31:48je n'aime pas qu'on vienne… voilà,
31:51passez-moi l'expression, me chier dans les bottes.
31:53Et ces gens-là, ils ont un pouvoir incommensurable,
31:58et qui n'est pas forcément plus lié, après,
32:00je trouve qu'il y a un moment donné déconnecté de ce qu'ils ont vraiment créé.
32:06Parce que X, moi, je veux bien aussi,
32:07X, bon, ok, c'est la liberté ouverte à tout le monde, très bien,
32:10on peut s'exprimer, c'est bien, mais enfin,
32:11c'est pas non plus, je vais le dire, hyper révolutionnaire non plus.
32:15Donc…
32:15– C'est une agora, disons que c'est une agora.
32:18– C'est bien, ça m'irait d'exister, enfin bon, voilà,
32:21il n'a pas créé le dernier vaccin qui va nous sauver de la…
32:24– D'Ebola, vous voyez.
32:25– Non, mais vous voyez, il y a des degrés.
32:28Donc, je comprends ce que vous me dites,
32:30mais je me dis, on me donne trop de pouvoir aujourd'hui à certaines personnes,
32:34et ils deviennent apprentis sorciers.
32:36Quand Peter Thiel…
32:37– Mais est-ce que ça n'était pas le cas,
32:38et c'était pire avant, avec des Bill Gates, avec des Soros,
32:42qui étaient beaucoup moins contrôlés,
32:44et qui ont eu, alors eux, une vision totalement messianique, sans contrôle ?
32:48– Non, ça, c'est les derniers milliardaires, c'est la dernière génération.
32:51– Oui, oui, mais ceux d'avant, 90…
32:53– Oui, mais bon, Gates ou ça…
32:54– Ah, Gates, c'est quand même le sommet du mondialisme.
32:58– Ceux d'avant, effectivement, on aime, on n'aime pas,
33:02mais ils investissaient dans la culture.
33:04Rockefeller, il a refait le château de Versailles.
33:07Le château de Versailles, on connaît comme aujourd'hui,
33:09parce que c'est lui qui a mis des ronds, et puis d'autres.
33:11Donc, ils avaient certainement, et je pense que c'est là-dessus aussi
33:15qu'on a baissé, on a baissé philosophiquement,
33:17on a baissé d'un point de vue moral, peut-être parce qu'ils sont trop jeunes.
33:25Ils ont… on a perdu en qualité d'action, de bonne action, on va dire.
33:33Et ces gens-là n'ont plus le sens du bien commun, c'est ça que je veux dire.
33:36Ils ont leur propre conviction.
33:38Ça me fait penser au film, vous savez, avec…
33:42Vous savez, ce film-là, avec… comment il s'appelle ?
33:44Le Tom Hanks, là, avec ce gars qui se suicide en haut de la tour,
33:47comment il s'appelle ? C'était une trilue… Un Inferno.
33:50– Un Inferno. – Un Inferno, le mec qui se suicide, tout ça,
33:53puis on apprend, vous avez tous vu ce film-là,
33:55où on apprend en définitive que…
33:57– Attention, spoil, divulgachage, si vous n'avez pas vu le film, n'écoutez pas.
34:01– Non, non, tout ça peut prendre au milieu, ça qu'on l'apprend.
34:04Non, mais enfin, bon, je ne dis rien.
34:06Bon, tout le monde voit le film, Inferno.
34:08Donc, ça me fait penser, cette tech d'aujourd'hui,
34:11celle qui est issue de la Silicon Valley,
34:12elle me fait un peu penser à ça.
34:14C'est-à-dire que ce sont des apprentis sorciers.
34:15À un moment donné, ces gens-là, ils ont des convictions.
34:18Bonnes, pas bonnes, je ne juge pas.
34:20Mais ils ont des convictions,
34:21et ils ont le pouvoir pour les mettre en œuvre.
34:23C'est bien, tant mieux.
34:24C'est pas bien, on morfle.
34:26Parce que c'est ça qui se passe.
34:28– Est-ce que…
34:28Alors, justement, le contrôle des États.
34:31On a vu quand même Elon Musk se faire dégager par Trump.
34:34Il y a une lune de miel qui a duré le temps du Doge.
34:36Et après, il a balancé, vous allez voir,
34:38les dossiers Epstein, Trump est dedans.
34:40Enfin bon, après, ils se sont rabibochés.
34:41Mais le politique a encore la main.
34:43Et puis, la fortune de ces gens aussi vient de la DARPA,
34:46vient de l'argent public aux États-Unis.
34:49– Alors, moi, mon prisme, c'est,
34:51pour revenir sur ce que je disais tout à l'heure,
34:52c'est la recherche de l'efficience.
34:54On sait aujourd'hui que…
34:56Qu'est-ce que c'est l'argent ?
34:57Musk dit d'ailleurs,
34:59passer un certain niveau de richesse,
35:00tout est une question d'allocation de capital.
35:02On est dans une société où, en fait,
35:04c'est soit on choisit collectivement
35:05de donner ce pouvoir d'allouer du capital aux politiques,
35:09soit on crée des sociétés
35:10où on donne le pouvoir d'allouer le capital aux entrepreneurs,
35:13donc aux milliardaires, etc.
35:15On constate systématiquement
35:17que quand on donne la capacité d'allouer le capital
35:20aux politiques et aux bureaucrates,
35:22vu qu'il n'alloue pas son propre argent,
35:25ça finit toujours de la même manière,
35:26en corruption, en gabegie, en inefficience.
35:29Quand l'entrepreneur,
35:30et en l'occurrence parlons d'Elon Musk,
35:32il ne faut pas oublier que, donc,
35:33Elon Musk, s'il avait voulu partir en vacances
35:35depuis longtemps, il aurait pu le faire.
35:37L'histoire d'Elon Musk,
35:38en 2001, il vend PayPal à eBay,
35:41donc lui, il récupère 200 millions de dollars,
35:42et il met de sa poche 100 millions dans Tesla
35:45et 100 millions dans SpaceX.
35:47Avec un millième des budgets des États,
35:49il a réussi à créer une boîte,
35:51donc nous amener dans la transition écologique
35:54et la vraie transition écologique
35:55sur l'électrique avec Tesla.
35:57Sur SpaceX, aujourd'hui, parlons de Starlink,
36:00il dit souvent, on lui pose la question
36:01sur la philanthropie.
36:02Et il dit, en fait, la philanthropie, c'est quoi ?
36:05C'est d'éradiquer la pauvreté.
36:06– La philanthropie à la Bill Gates
36:10et la philanthropie à la action contre la faim,
36:13etc., etc., ça a été prouvé maintes et maintes fois
36:14que ça ne résout pas les problématiques,
36:17ça maintient un système.
36:18Et d'ailleurs, il y a une anecdote
36:20de action contre la faim
36:22qui avait demandé à Elon Musk
36:23de faire une donation de 16 milliards de dollars.
36:25Elon Musk leur a demandé de leur faire un plan
36:29et il disait, si vous me faites un plan
36:30comme quoi vous éradiquez la famine en Afrique,
36:32je vous fais un chèque, je vends mes actions Tesla
36:34et je vous fais un chèque de 16 milliards de dollars.
36:36Action contre la faim est revenu,
36:38c'était un business plan pour un an de nourriture.
36:41Donc, en fait, ça ne réglait pas le problème
36:43et ça juste, ça maintenait un système.
36:45Ce qu'il dit avec Tesla, avec SpaceX,
36:49avec juste SpaceX, il est en train de permettre
36:51d'avoir Internet dans des zones
36:53où il n'y avait pas Internet.
36:55Internet permet quoi ?
36:56D'avoir de l'éducation,
36:57de sortir les gens de la pauvreté
36:59et qu'en fait, aujourd'hui,
37:02son projet de société qu'on prend dans l'ensemble,
37:04c'est un projet purement philanthropique
37:05et que…
37:06– C'est un projet pour faire de la thune quand même.
37:08– Je ne pense pas qu'il ne soit drivé vraiment,
37:10je pense que…
37:11C'est ça un peu l'amalgame sur les milliardaires,
37:13je pense que quelqu'un qui est drivé par l'argent,
37:15il s'arrête de bosser une fois qu'il a 20, 30, 40 millions.
37:17Après, il peut rentrer dans un projet
37:19de capture réglementaire à la Bill Gates,
37:21ça existe,
37:22mais sur le personnage d'Elon Musk,
37:24quelqu'un qui dit qu'Elon Musk est drivé purement par la danche,
37:26c'est quelqu'un qui n'a pas fait le travail
37:27d'aller regarder le projet de société d'Elon Musk.
37:30Lisez sa biographie, regardez des documentaires.
37:32Cette personne-là, aujourd'hui, et c'est pour ça que…
37:35– Non mais il n'en sera jamais un projet si ce n'est pas rentable.
37:38– Ce n'est pas rentable, mais la rentabilité et le capitalisme,
37:41d'ailleurs, ça c'est un sujet,
37:42c'est qu'aujourd'hui si on prend ce qui sort les gens de la pauvreté,
37:45et c'est dur à dire,
37:46c'est le capitalisme depuis 200 ans.
37:48Il y a toutes les stats montrent le système.
37:51La Chine maoïste passe d'une pauvreté extrême,
37:54ils ont sorti des millions de gens de la pauvreté par le capitalisme,
37:57et aujourd'hui…
37:58– D'État, d'État.
37:58– Donc l'État, mais aujourd'hui,
38:01d'un point de vue purement économique,
38:03la Chine est plus capitaliste que les États-Unis.
38:05Les États-Unis sont à 33% de ce qui passe par l'État,
38:09donc le taux de l'État dans le PIB, c'est 33% des États-Unis,
38:13en Chine c'est 31%.
38:14Ce qui est ironique, c'est qu'on croit qu'aujourd'hui,
38:16la Chine est communiste, alors que la Chine est purement…
38:19C'est un PIB qui est capitaliste autoritaire,
38:22et que, en fait, si on veut améliorer la condition humaine,
38:25parce qu'on peut isoler des problématiques X ou Y,
38:28au bout d'un an, il faut garder le truc dans son ensemble,
38:30et pour conclure, on a parlé de vaccins,
38:34il y a une autre boîte d'Elon Musk qui s'appelle Noralik,
38:37il est potentiellement à quelques mois de rendre l'usage des jambes
38:42à des tétraplégiques, de rendre l'usage de la vision aux aveugles,
38:47et pour moi, ce mec-là est un filantreau.
38:48– Désolé.
38:49– Allô ?
38:51– Allô ?
38:56– Oui, monsieur le conseiller,
38:59écoutez, oui, maintenant Nicolas n'est pas là ce soir, non ?
39:02– Ah, vous aussi, Némo vomi,
39:05bon, écoutez,
39:06oui, en même temps, c'est la rentrée, j'en ai un peu rien à foutre,
39:08oui, non, puis on n'a vraiment pas le temps,
39:10donc vous lui direz, c'est gentil d'avoir appelé,
39:12mais bon, on parlera dans 15 jours,
39:15au revoir, bonnes vacances, merci monsieur le conseiller.
39:17– Non, je n'avais pas envie.
39:19– D'habitude, on est à l'appel du château à chaque fois,
39:21mais c'était intéressant, sur le côté des murs, j'ai un peu…
39:28Patrice, est-ce que vous pensez qu'on va s'en sortir ?
39:30Est-ce que vous êtes optimiste, comme est Brivaël,
39:32sur l'avenir de l'humanité, ou vous êtes plutôt pessimiste ?
39:35– Non, mais ça ne va pas s'arrêter avec l'IA, heureusement.
39:37– Non, je ne dis pas que ça va s'arrêter,
39:38mais c'est un changement de société.
39:40– Ah, complètement, oui,
39:41et puis il faut une prise de conscience de chaque individu,
39:45et je trouve là, pour le coup,
39:48que le lance cyclique du pape Léon XIV
39:51est très bien rédigé en ce sens.
39:54– Sur l'IA.
39:56puisqu'elle vise quand même à mettre en garde l'homme
40:00par rapport à cette tentative d'asservissement de la machine, en fait.
40:07– Terminator le fait aussi.
40:08– Après, c'est à nous de…
40:09– Oui, d'une certaine façon…
40:11– De manière hollywoodienne.
40:12– Un peu plus brutale, voilà.
40:13Non, mais moi, je pense qu'en fait,
40:15c'est à nous de prendre conscience de ça
40:16et de choisir dans quelle voie on veut aller.
40:19Mais je ne pense pas que ce soit la voie de l'asservissement total
40:23face à des machines qui vont nous contrôler,
40:25qui penseront plus vite que nous,
40:27qui iront plus vite que nous.
40:28Encore une fois, je n'ai pas peur de la technologie
40:31parce qu'elle nous a toujours aidés.
40:33– Oui, je vais reprendre.
40:33– Bon, alors, de raison tout à fait très modeste,
40:36mais par rapport à mon métier,
40:37j'ai connu une petite révolution,
40:38le passage du papier au logiciel, c'était énorme.
40:41Bon, ben, c'est 30% des effectifs qui ont disparu à l'époque.
40:44– Le sac, c'est le e-mail.
40:45– Voilà, on s'en est remis.
40:48Mais là, ça va beaucoup plus vite.
40:50Ça va beaucoup plus vite.
40:52Et ça touche effectivement, bon, ben voilà,
40:55des pans entiers de la société.
40:57Et ce qui est, et je l'ai dit tout à l'heure et je le redis,
41:00ce qui est gênant, c'est qu'on ne donne pas de solution.
41:02Vous n'en donnez pas.
41:03Vous ne dites pas, tiens, demain, il va y avoir tel poste
41:06qui va se créer, etc.
41:09Et puis vous verrez, vous arriverez à tout compte fait
41:12à garder votre dignité d'homme de cette façon-là.
41:15Ça, vous ne le dites pas.
41:16Musk ne le dit pas.
41:17T.I. ne le dit pas.
41:18Et ça, c'est vraiment problématique.
41:20– La question de la dignité qui est centrale pour vous, c'est ça.
41:22– La dignité, le refus du transhumanisme.
41:25Oui, bien sûr, c'est des éléments importants.
41:27Et puis, revenir peut-être à des éléments aussi basiques.
41:31Et quelque part, on y touche.
41:32Alors là, pour le coup, je vous rejoins quand même un petit peu.
41:34C'est sur, donc bon, on appelle ça la doctrine sociale de l'Église.
41:39Mais aujourd'hui, en fait, c'est l'État qui décide de tout.
41:41Il décide pour nous.
41:43Moi, je côtoie beaucoup de gens qui veulent être souverains.
41:45Ils disent, la France, elle doit être souveraine.
41:47Oui, mais toi, est-ce que tu l'es ?
41:48Toi, est-ce que tu peux t'affranchir de l'État ?
41:50Aujourd'hui, est-ce que tu as touché des aides ou pas ?
41:53Est-ce que tu… Voilà.
41:54Ça, c'est un refuge.
41:55Et donc, il faut réinverser les choses.
41:57Il faut revenir à des principes, comme celui du principe de subsidiarité,
42:01pour vivre.
42:03Et je pense le plus dignement possible.
42:05Alors, aujourd'hui, je ne suis pas sûr qu'on…
42:06On parle de dignité.
42:07C'était pour la transition, en fait.
42:08Puisqu'on va voir des gens qui ont oublié ce que c'était,
42:11tout de suite, dans l'heure des comptes.
42:18Alors, c'est l'heure des comptes.
42:19On vous a sélectionné le meilleur de l'Internet.
42:23Enfin, de l'Internet de la campagne.
42:24J'en parlais dans l'intro.
42:26L'absence de dignité, ça donne ça, par exemple.
42:29S'il vous plaît.
42:29Je voulais vous parler de notre rentrée.
42:30Parce qu'à partir du 7 septembre,
42:31des rencontres dans des cafés, dans des bistrots comme celui-là,
42:34il va y en avoir partout en France.
42:36Tout au long du mois de septembre,
42:38on organise l'opération « 1000 bistrots ».
42:40C'est 1000 rassemblements dans des cafés, dans des bistrots,
42:43dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers,
42:45à 5 autour d'une table,
42:46ou parfois à 10, parfois à 100, parfois plus.
42:49Avec une idée très simple,
42:50prendre le temps de se parler.
42:52Parce que cette campagne, je veux la construire avec vous,
42:54au plus près de chez vous.
42:55Pendant ces 1000 bistrots,
42:56on va parler des 4 chantiers capitaux que je veux défendre
42:59pour faire de la France la première puissance d'Europe
43:01en disant « école », « salaire », « frontière », « IA ».
43:05On viendra avec nos propositions.
43:11Qu'est-ce qui est plus incongru que Gabriel Attal dans un bistrot ?
43:16Il n'est pas crédible.
43:17Alors, mais voilà, il n'est pas crédible du tout.
43:20À quel moment il se dit « je vais mettre une musique d'accordéon
43:22comme dans Ratatouille, je vais prendre une bière,
43:24je ne vais pas la boire et ça va faire populo ? »
43:26C'est lamentable, on est d'accord.
43:27Mais pourquoi faire ça, en fait ?
43:30Est-ce que c'est l'IA ?
43:32Non, non, moi, je pense qu'il se fait conseiller
43:35par des boîtes de com' qui ne se sont pas mises à jour
43:36depuis 10 ans.
43:37Ils sont en train de réappliquer des techniques
43:39qui fonctionnaient quand les médias contrôlaient
43:44tout le narratif et qu'aujourd'hui,
43:46avec les réseaux sociaux, en fait, ça sonne cruellement faux
43:48et que les gens se rendent compte.
43:51Mais ce qui est ironique, c'est que ces techniques-là
43:53marchaient il y a 10 ans et qu'aujourd'hui,
43:55elles sonnent faux, mais je pense qu'on a évolué
43:58avec tout ce qui s'est passé depuis 10 ans
44:00et qu'ils ne se sont juste pas mis à jour.
44:01Mais aussi, lui, il sonne assez faux
44:03parce que quand Chirac buvait une bière, il la buvait.
44:04Exactement.
44:05Lui, il commande une bière, il la pose sur la table,
44:07il ressort du bistrot, il ne l'a pas bu.
44:08C'est un truc assez incroyable.
44:10Alors, on a vu Gabriel Attal boire une bière,
44:12mais on parlait de l'absence de dignité,
44:15on parlait de méthode qui ne marche plus.
44:18On va voir ça maintenant.
44:20Un peu plus généreux.
44:23Voyez-moi partager.
44:25Voilà quoi je tiens dans cette campagne.
44:28Allez, on continue.
44:30Allez, personne suivante.
44:39Alors, elles sont comment ces frites ?
44:41Alors, elles sont comment ces frites ?
44:43Mais sérieusement, même avec la barquette de frites,
44:45il a un problème de générosité.
44:47Et ça, c'est quand même un truc incroyable.
44:49C'est Darmanin qui dit, non, mais en un peu plus quand même.
44:51C'est chiche, quoi.
44:52Parce que c'est la retraite à 67 ans.
44:53Et Édouard Philippe.
44:54Alors, au-delà de ça, les politiques ont quand même une méconnaissance de l'IA,
45:00enfin des enjeux actuels assez graves.
45:02On n'a pas parlé de Emmanuel Macron parce qu'on en parle trop de toute façon,
45:05mais il a fait un speech sur le cinéma qui était assez aussi…
45:09qui avait beaucoup de retard par rapport à ce qu'est l'IA aujourd'hui.
45:11Est-ce que c'est un problème de voir des politiques un peu à côté de la plaque ?
45:16Pour moi, un politique qui n'est pas…
45:17C'est sûr qu'ils n'ont plus le pouvoir parce qu'on peut dire après,
45:18bon, on s'en fout, de toute façon, c'est Elon Musk qui va décider de tout.
45:21Non, au contraire.
45:22Je pense que le rôle du politique, ça va être de réorganiser les systèmes administratifs
45:27avec de l'IA et d'amener de l'efficience.
45:28Et qu'aujourd'hui…
45:30C'est David Amiel qui en est chargé.
45:32Je ne suis pas sûr qu'on y arrive.
45:33C'est ça le sujet.
45:34Je pense qu'on a…
45:36Surtout en France, quoi qu'on en dise, par exemple en Chine,
45:39le politburo, ils sont tous ingénieurs, ils sont tous physiciens.
45:42C'est des gens qui comprennent comment construire les systèmes.
45:44La création d'un système étatique, ça reste de la donnée, ça reste des flux.
45:48Et pour moi, le problème français, c'est qu'on a filé les clés de la maison
45:52à des gens qui sont des littéraires, donc avec une forte culture, très bien,
45:55mais ils sont incapables et historiquement…
45:57– Ils étaient des littéraires.
45:58– Ils étaient des littéraires.
45:58– Ils ne pensent pas que Gabriel Attal soit un poète.
46:00– Effectivement, il y a eu un effondrement,
46:01mais c'est plutôt des gens qui viennent d'un milieu littéraire
46:04plutôt que d'un milieu d'ingénieurs, etc.
46:07Et que, en fait, pour réellement bien se saisir de l'IA,
46:12pour réinventer ce système-là, déjà d'une, il faut être passionné par le sujet.
46:15Et je pense que c'est une technologie absolument formidable,
46:20mais il faut juste l'utiliser au quotidien pour bien penser cette technologie-là.
46:24Et que l'intégralité des systèmes administratifs peuvent être réinventés.
46:28C'était déjà un peu le cas avant,
46:30mais on va pouvoir optimiser tous les systèmes
46:32pour éviter les gabegis, optimiser les systèmes.
46:37Et que le politique qui…
46:39Enfin, quand je vois le niveau moyen des politiques en IA,
46:42je suis absolument effrayé parce qu'on est en train d'avoir une accélération
46:45où vraiment, là, il y a OpenAI qui vient de sortir,
46:48Astra, son dernier modèle.
46:49Et dans la Silicon Valley, on parle de…
46:52On est en train de toucher du doigt à l'AGI.
46:53Donc l'AGI, c'est une intelligence qui est supérieure à l'intelligence humaine
46:57dans la capacité à gérer des systèmes.
46:59Et donc, pour moi, le politique de demain,
47:01s'il ne se saisit pas de cette problématique-là,
47:05on va forcément passer à côté de l'histoire.
47:07Et ce que j'observe aujourd'hui, c'est beaucoup de communication,
47:10beaucoup d'apparence,
47:11et pas beaucoup de prise de conscience réelle.
47:15Patrice Manuron…
47:16Oui, tout à fait.
47:17Ce constat-là, on l'observe dans d'autres domaines.
47:19Regardez ce qui s'est passé avec les éoliennes, le nucléaire.
47:23Ce que disait Fabien Bouglet, les politiques, il les a formés.
47:31Enfin, ils ne maîtrisent pas.
47:33Bon, après, on ne peut pas leur demander de tout savoir non plus.
47:36Non, mais par contre, de Gaulle, quand il se lance dans le plan central,
47:39il s'enferme dans le bureau et il lit sur le nucléaire
47:42pour savoir de quoi il parle.
47:43Oui, voilà.
47:44Non, mais ce qu'on peut leur demander, normalement,
47:45c'est d'avoir un esprit de synthèse et de se transposer.
47:48Et de s'informer.
47:49Oui, à 50 ans.
47:50Or, aujourd'hui, aucun homme politique en France
47:54n'est capable d'avoir une stratégie à long terme pour la France.
47:57Nous, on a travaillé en début d'année sur une thématique
48:01qui était l'espace maritime.
48:02On a questionné des gens qui étaient partie prenante dans cette thématique-là.
48:08Il n'y a aucune vision de long terme.
48:11Mais comme dans l'industrie, vous voyez, partout ailleurs.
48:14Donc, en fait, le vrai sujet, à mon sens, il est là.
48:16Et ça, c'est lié notamment à notre système électoral, qui est très court.
48:21Oui.
48:22Un homme politique, il ne peut pas résonner à un an, deux ans.
48:25Il n'y a pas que des hommes politiques.
48:26Et il y a des gens qui ont une vision de long terme.
48:28– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:48– Ce n'est pas la prise porte-plume chinoise.
48:52– Non, non, non, ce n'est pas la chinoise.
48:54Non, ce n'est pas la chinoise, ce n'est pas non plus du ping-pong.
48:57Mais ça fait partie, en fait, quel que soit le parti,
49:00il y a cette société du spectacle, le fait qu'effectivement,
49:03on se met en scène, mais sur les grands enjeux.
49:07Alors, il y a quelques enjeux qui sont maîtrisés, on va dire.
49:09Mais il y en a un qui devrait intéresser tout le monde,
49:12c'est la dette, c'est l'économie.
49:13C'est comment faire en sorte que l'État sorte de la faillite
49:16et de la gabegie, avec l'IA, on pourrait faire un doge à la française
49:19et on a l'impression que c'est…
49:21Alors là, c'est vraiment le sujet tabou, comme le Frexit, quasiment.
49:25– Il y a une anecdote marrante sur le doge.
49:28Donc, aux US, pour ceux qui ne sont pas au fait de ce que c'était le doge,
49:31le doge était l'entité que Musk a créée
49:36au début de la dernière investiture de Trump
49:38et le but était d'essayer de résoudre la problématique
49:42de la bureaucratie et des gabegies dans l'État fédéral américain.
49:45Il faut savoir que l'État fédéral américain est endetté
49:47à plus de 30 000 milliards de dollars,
49:49donc c'est 10 fois la France.
49:50– 40 000 ?
49:51– 40 000 milliards.
49:52Donc, c'est bien plus vaste.
49:55Et il a fait ça pendant trois mois
49:58et sa conclusion, c'est que c'était impossible.
50:00C'est qu'en fait, il y a trop d'inertie, tout est trop enraciné.
50:03Et pour revenir sur la bureaucratique, pour lui, aujourd'hui,
50:06donc ça vaut ce que ça vaut, il dit,
50:07soit on multiplie par 10 le PIB des États-Unis
50:10et ça va forcément finir par s'infuser dans l'Occident,
50:14dans son intégralité,
50:16soit les pays occidentaux vont aller à la banqueroute
50:18et que là, avec la situation actuelle,
50:20il y a de fortes chances que ça finisse en Troisième Guerre mondiale.
50:22Donc, c'est pour ça que ce projet,
50:24ce projet de robotique,
50:26j'ose espérer que…
50:27En tout cas, il y a un salut de ce truc-là
50:30parce que si demain, il y a une vraie prospérité qui arrive…
50:33– Si ce n'est pas appliqué à la guerre,
50:35parce que le problème, c'est le lobby militaire ou industriel
50:37qui va récupérer ça pour faire la guerre et continuer la course.
50:40– Effectivement, mais il faut être conscient
50:42que Musk, il a été assez fataliste là-dessus,
50:44il dit, c'est soit on sauve la civilisation occidentale
50:47via l'abondance et la robotique,
50:50soit il y a de fortes chances que l'Occident aille à la banqueroute
50:52et avec toutes les conséquences négatives
50:54qui viendraient par rapport à ça.
50:56– Eh bien voilà, merci messieurs, merci beaucoup.
50:59On vit dans une série Netflix
51:02et on n'est pas prêts d'en voir la fin
51:03ou alors peut-être qu'elle arrivera de manière impromptue
51:06par le biais d'une ogie nucléaire.
51:07Allez savoir, j'espère que vous n'êtes pas déprimés,
51:09que c'est la rentrée, mais c'est cool.
51:11En tout cas, vous regardez TVL, vous avez raison,
51:13abonnez-vous, c'est Alerte Générale
51:15et c'est reparti pour une saison.
51:17Merci à vous, merci beaucoup.
51:19À dans 15 jours !
51:34– Sous-titrage ST' 501
51:34– Sous-titrage ST' 501

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