- il y a 3 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:02Tout à fait, il s'agit des dernières minutes de la dispersion.
00:05Voilà, une heure, plus d'une heure et demie que la dispersion a commencé.
00:09Et ce que vous voyez sur cette image, c'est la compagnie d'intervention de la police
00:12alignée devant la bouche de métro, parce qu'en fait, ils ont évacué les tout derniers manifestants
00:18pour qu'ils prennent le métro. Ils ont quadrillé la place de la nation,
00:22place de la nation qui est désormais ouverte à la circulation.
00:25La dispersion, ça s'est déroulé dans le calme, sans heure, mais il faut le dire aussi,
00:30il y a eu de manière circonstanciée et ponctuelle quelques mouvements, quelques tensions,
00:37quelques tensions où certains groupes d'individus ont pris à partie les forces de l'ordre
00:40en leur criant à cap, tout le monde déteste la police, c'était leur mot.
00:45Il y a eu une séquence forte à un moment où il y a eu un feu, un feu avec
00:49des mascottes
00:50qui a été allumée, des mascottes à l'effigie du président de la République
00:54et de Marine Le Pen. La responsable du Iran en assiste désormais à les manifestants
01:01qui sont en train de huer les policiers. Vous le voyez, c'est un climat, un climat tendu,
01:09mais qui reste calme. Vous assistez en direct, la compagnie d'intervention qui est en train
01:16de reculer, de replier, battre en retrait, alors même que les derniers manifestants
01:22sont de part et d'autre des bouches du métro en train de rentrer aussi.
01:29C'est l'épilogue de cette journée de manifestation qui s'est déroulée dans le calme
01:33avec plus d'un million et demi de manifestants en France selon les syndicats,
01:38575 000 personnes selon le ministère de l'Intérieur, dont 65 000 à Paris.
01:44Et il y a eu différents profils, des lycéens, des étudiants, des familles,
01:48beaucoup de syndicats aussi pour manifester contre la vie chère,
01:52demander une revalorisation du SMIC notamment.
01:56Et on sent en tout cas que le climat est éminemment politique.
01:59On est à moins de 200 jours de l'élection présidentielle.
02:02Et il reste à savoir si cette journée, cette nouvelle journée de mobilisation
02:08va désormais aussi avoir une traduction dans les urnes.
02:12Effectivement, et c'est l'une des questions majeures.
02:15Merci, bonsoir M. le député Jean-Philippe Tanguy.
02:17Bonsoir M. le Mabrouk.
02:18Merci d'être avec nous et avec Dominique Rizet et Bruno Jeudy.
02:21Bonsoir à vous. Merci également de votre présence.
02:24Beaucoup de choses à dire.
02:24Peut-être la première qui vient de nous être confirmée par notre journaliste,
02:28c'est, évidemment ça ne résume pas à toute la journée,
02:31mais je voudrais démarrer par cela parce qu'elle vient de le dire,
02:33les effigies du président et de Marine Le Pen
02:35qui ont été brûlées par certains au cours des dernières manifestations à Paris.
02:43C'est le révélateur de quoi selon vous ?
02:46Je vais vous répondre, mais avant, Mme Tourdelier a tenu sur votre plateau
02:48des propos extrêmement graves, diffamatoires et indécents,
02:52liant l'abomination qui s'est passée à Trappes.
02:54Au Rassemblement National, elle a menti,
02:55mais Mme Tourdelier a l'habitude de mentir,
02:58en disant qu'il y avait des tracts du Rassemblement National
03:00au domicile du tueur présumé de Trappes.
03:03Ce n'était pas des tracts du Rassemblement National.
03:05Elle a ensuite dit que cet individu aurait tué au nom du Rassemblement National.
03:09Il n'a pas tué au nom du Rassemblement National.
03:11C'est scandaleux ce qui s'est dit une fois encore.
03:14Elle estime que la violence des mots a entraîné à armer la sailleur.
03:17Mme Tourdelier estime n'importe quoi, Mme Tourdelier estime n'importe quoi.
03:18Et en plus, c'est d'autant plus n'importe quoi que le seul fait documenté et renseigné,
03:22c'est la présence de cet individu à un rassemblement sur la Palestine organisé par Europe Écolégie
03:26et les Verts.
03:27Donc, Mme Tourdelier, et je ne l'accuse pas de ça parce que ce serait grotesque et indécent
03:31et indigent, donc c'est honteux.
03:34Mme Tourdelier, pour faire parler d'elle, recours aux pires méthodes.
03:37Et je tenais à commencer cet entretien par exemple.
03:39Vous affirmez que c'est la diffamation ?
03:41Oui, c'est la diffamation.
03:42C'est la diffamation, c'est un mensonge.
03:44Et Mme Tourdelier, qui se plaignait de la violence du climat, entretient cette violence.
03:49Puisqu'aujourd'hui, même le bloc central ne peut pas aller à Trappes.
03:52Il y a dû avoir un hommage dans une autre ville que Trappes, puisque l'ambiance est tellement
03:56épouvantable et la gauche, malheureusement, manipule pour des seins sordides cet acte épouvantable,
04:04rend le climat absolument irrespirable.
04:06Et ce n'est pas du tout un respect pour les victimes.
04:08Et donc, effectivement, comme on en est à brûler des effigies.
04:12Bon, on a vu des guillotines aussi, régulièrement dans ces manifestations.
04:16Donc, le fait que la gauche, parce que ce n'est pas, j'entends parfois, réduire à l'extrême-gauche.
04:22Mme Tourdelier n'est pas d'extrême-gauche, c'est la gauche.
04:24Le fait que la gauche, aujourd'hui, n'est que des mensonges et que la violence symbolique
04:28au réel comme solution pour faire valoir des revendications sociales, qui sont tout à fait
04:33justifiées par ailleurs, puisque Marine Le Pen, il y a six ans, a lancé sa campagne
04:35sur les problèmes de pouvoir d'achat.
04:37Je dois dire, je suis consterné par ce qui se passe.
04:39Et surtout, ça n'apporte aucune solution aux Français.
04:41Mais M. Tanguy, vous dites que les revendications qu'on entend dans la rue depuis quelques semaines
04:47et singulièrement aujourd'hui, dans cette manifestation qui, globalement, s'est plutôt bien passée.
04:51Il y a beaucoup de monde, hein ?
04:52Oui, mais on l'a toujours dit qu'il y avait du monde, nous.
04:55Vous laissez la gauche accompagner ce mouvement ?
04:59Non, mais vous savez que moi que...
04:59Pourquoi vous n'essayez pas de discuter avec certains responsables de ces manifestations ?
05:05C'est une intersyndicale, le gouvernement annonce qu'il va faire une conférence sociale lundi.
05:10Pourquoi vous ne faites pas des propositions vous-même à ces gens qui manifestent ?
05:15Mais on fait des propositions.
05:16Enfin, vous savez, la popularité et la relation que le Rassemblement National avec le monde du travail,
05:20elles sont très fortes.
05:21On fait plus de 50% au premier tour chez les ouvriers et les employés.
05:25On atteint de très bons résultats chez les professions intermédiaires,
05:27les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise.
05:29On est le premier parti dans le monde du travail, depuis très longtemps, d'ailleurs.
05:32Non, mais ça, c'est vrai, je le sais.
05:33Mais concrètement...
05:34Mais le fait que, concrètement, on a fait des propositions pour améliorer le pouvoir d'achat
05:38en baissant la TVA sur l'énergie, de 20 à 5,5, c'est 16 milliards d'euros de pouvoir
05:41d'achat.
05:43La suppression de la TVA sur 100 produits de pré-necessité, c'est 6 milliards de pouvoir d'achat.
05:46Donc, on est à plus de 20 milliards de pouvoir d'achat.
05:50Pourquoi vous estimez que ça pourrait vraiment fragiliser, entretenir la fragilité des entreprises ?
05:55Parce qu'elles sont déjà fragiles.
05:56Il y a des records de défaillances d'entreprises.
05:58Il y a déjà le chômage qui reprend.
06:00Et les emplois qui, malheureusement, ont une faible valeur ajoutée sont ceux qui sont payés au SMIC.
06:05Ça ne veut pas dire que ce ne sont pas des emplois importants,
06:07mais ce sont des emplois qui ne créent pas forcément beaucoup de richesses.
06:11En tout cas, la richesse suffisante et l'augmentation de la productivité suffisante
06:13pour payer mieux les salaires fait qu'il y aura du chômage.
06:17Donc, c'est facile, effectivement, quand on est des partis d'opposition comme la gauche
06:21qui n'ont pas beaucoup d'espoir, sans doute, de gouverner, de promettre...
06:23Vous vous opposez donc un coup de pouce sur le SMIC, pour être concret.
06:26Parce qu'on voit bien que la question...
06:27Il y a une augmentation annuelle du SMIC qui existe.
06:30Celle-ci, elle est calculée automatiquement.
06:32Mais c'est à la question du coup de pouce.
06:33Ça fait depuis 2012 qu'il n'y a pas eu de coup de pouce au SMIC en France.
06:36Donc, c'est quand même une vraie question.
06:38Le pouvoir actuel ne l'a pas voulu.
06:41Et là, on voit bien que peut-être que c'est ce qui pourrait être annoncé, notamment lundi.
06:46Donc, vous, vous êtes plutôt contre l'augmentation du coup de pouce.
06:49Personne n'est contre un coup de pouce au SMIC.
06:51C'est comment on le paye, comment on le finance, comment les entreprises peuvent les payer.
06:54Or, ce que les téléspectateurs doivent savoir, c'est qu'en fait, on va déjà augmenter...
06:58Enfin, le gouvernement a et va augmenter le coût du travail puisqu'ils ont ce qu'on appelle dégelé l
07:04'indexation des allégements de charges.
07:06Ce qui veut dire que l'année dernière, le coût du travail, en particulier le coût du SMIC, a augmenté
07:10de 9 milliards d'euros.
07:11Là, ils vont encore l'augmenter au 1er janvier.
07:14Donc, en fait, il y a déjà une augmentation du SMIC.
07:16Est-ce qu'on peut se présenter comme la candidate du pouvoir d'achat sans être pour le coût du
07:20SMIC ?
07:22Et vous savez, la gauche nous attaque très régulièrement sur le SMIC.
07:25Mais moi, je vois bien que nos électeurs, en particulier les salariés au SMIC, comprennent très bien ce qu'on
07:30propose.
07:30C'est-à-dire que promettent tout et n'importe quoi sur le SMIC, ce n'est pas possible aujourd
07:34'hui.
07:34Par contre, augmenter le pouvoir d'achat en baissant massivement le prix des énergies, du carburant, de l'électricité, du
07:40gaz, du fioul, du bois, du bois de travail,
07:43baisser le prix des alimentations...
07:44Le carburant, là, il baisse.
07:45Comment ?
07:45Entre la prime pour les rouleurs et les stocks stratégiques qui ont permis une baisse effective.
07:51Avec une mesure du Raffaire national.
07:52Parce que je vous rappelle que c'est nous qui l'avons proposé les stocks.
07:54Il y a 6 mois, on disait que ce n'était pas possible.
07:55D'accord, d'accord.
07:57Autre mesure sociale qui risque d'être sur la table dans les prochains jours avec cette conférence sociale, la prime
08:03de Noël sur le RSA.
08:04Vous êtes pour ou vous êtes contre ?
08:06Écoutez, je n'ai pas entendu parler de cette prime de Noël.
08:08Il faut regarder combien ça coûte.
08:09Mais non, mais parce que les primes de Noël...
08:10Monsieur, je dis, qui peut être contre une prime de Noël pour les personnes qui n'ont pas beaucoup de
08:14moyens ?
08:15Non, mais c'est-à-dire que combien ça coûte ?
08:18400 millions.
08:19400 millions, ça me paraît aujourd'hui compliqué de proposer 400 millions d'euros.
08:22Je veux dire, les comptes de l'État font que ça me paraît compliqué de promettre des choses, une fois
08:25plus, qu'on ne peut pas financer.
08:28Je reviens à...
08:29Je finis quand même.
08:30Les mesures que nous annonçons sont des mesures beaucoup plus importantes.
08:33Une fois plus, je le dis, 20 milliards par les baisses de TVA, c'est beaucoup plus important.
08:38Beaucoup plus important que ce que propose la gauche.
08:40D'ailleurs, ils ont refusé de le voter.
08:43La baisse des carburants liée, une fois plus, à la libération des stocks.
08:47Je n'ai entendu aucun commentateur, aucun zéro.
08:49Je vais tout écouter, puisque c'est une idée que votre serviteur a proposée.
08:52Dire à ceux qui nous écoutent et qui vont bientôt voter que ça venait du Rassemblement national.
08:56Pas un.
08:56Et bien voilà, c'est dans le débat public.
08:57Oui, oui, d'accord, mais tout le monde le sait, parce que tout le monde le sait.
09:00Ça a été fait avant l'été, quand même, déjà.
09:01Je vais juste revenir à l'information que l'on vient...
09:03Les décisions de l'OCDE, ça n'avait pas été fait.
09:05À la réponse, la première réponse du gouvernement, Jean-Philippe Tanguy.
09:09Je pense que quand le gouvernement a vu ces manifestations, peut-être était-ce déjà prévues, extrêmement massives,
09:15il propose une conférence sociale, lundi, patronat, syndicat.
09:19Est-ce que déjà, vous dites que c'est un premier pas ?
09:21Mais moi, tant mieux s'il y a une conférence sociale.
09:22Mais je vous rappelle, il y a un certain nombre de dispositions que les conférences sociales avaient prises,
09:25qui n'ont jamais été prises.
09:26Par exemple, vous parliez du SMIC.
09:27Madame Borne, en 2022, en 2023, et après, M. Attal avait dit,
09:32il n'y aura plus de minimum de branche inférieure au SMIC.
09:35Là, qu'est-ce qu'on propose ?
09:36Il repropose encore qu'il n'y ait pas de minimum de branche inférieure au SMIC.
09:39Donc, ça fait cinq ans qu'ils annoncent le fait qu'il n'y aurait pas de minimum de branche
09:43inférieure au SMIC.
09:43Ils ne l'ont jamais fait.
09:44Qu'ils le fassent, par exemple, voilà.
09:46Mais pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ?
09:47Ça, ce sera sur la table lundi.
09:48Oui, mais vous rendez compte, M. Jeudy, que ça fait des années, des années,
09:51que ceux qui nous écoutent entendent les syndicats.
09:53Il y a même eu un amendement, je crois, au budget l'année dernière sur cette question-là.
09:57Absolument, et on l'a voté.
09:58Et qui a été adopté.
09:59Oui, oui, et ça revient toujours.
10:00Ils ne le font pas.
10:01Donc, vous voyez, c'est ça aussi qui fatigue beaucoup les Françaises et les Français.
10:03Ce qui explique, parce que je vous écoute régulièrement, Mme Mabrouk,
10:06qu'il y ait des manifestations aussi massives, alors qu'il y a des élections,
10:09parce qu'on pourrait estimer qu'il y a des élections...
10:10Moi, je trouve, par exemple, c'est inédit.
10:12C'est inédit, vous avez raison, mais c'est parce qu'ils entendent toujours les mêmes engagements
10:17qu'ils ont l'impression, sans doute à juste titre, qu'il faut se faire entendre plus massivement
10:21et que donc les gens manifestent et qu'il y a aussi un certain nombre d'angoisse, d'inquiétude
10:24qui vont peut-être au-delà des élections.
10:25Vous savez, par exemple, les questions que pose l'intelligence artificielle.
10:29Vous avez beaucoup de Françaises et des Français, en particulier les plus jeunes,
10:31qui se demandent s'ils auront encore un emploi,
10:33y compris quand ils ont une qualification.
10:36Si on a un débouché, comme un scrutin présidentiel, qui est l'élection reine dans notre pays,
10:40généralement, on pense que ce débouché va nous apporter des solutions.
10:43Est-ce que là, vous craignez qu'avec une telle crise sociale,
10:46une partie de ces personnes dans la rue se disent
10:49que le débouché n'est pas l'élection présidentielle ?
10:52Non, je ne me porte pas. Il y a des gens violents qui ne l'ont jamais pensé.
10:54C'est sûr que quand vous êtes un black bloc, vous ne croyez pas à la démocratie.
10:57Quand vous êtes un pillard, un voyou, vous vous moquez de la démocratie.
11:00Mais je crois qu'on peut très bien avoir d'un côté des manifestations,
11:02de l'autre un processus électoral.
11:04Mais je remarque que les syndicats, que j'écoute avec attention,
11:07en particulier la CGT et la CFDT, je suis obligé d'écouter dans les médias
11:10puisque ce sont des gens qui refusent, pour la direction,
11:13de débattre avec le Rassemblement National
11:15pour des raisons qui sont incompréhensibles
11:17puisqu'elles ne sont censées pas se faire de politique.
11:19J'ai entendu dans une chaîne concurrente, Mme Léon,
11:21non, c'était chez vous ce matin,
11:23Mme Léon dire dans la même phrase que ce n'était pas bien
11:25que le MEDEF fasse de la politique en discutant avec nous
11:28et elle a refusé de discuter avec nous.
11:29C'est elle qui fait de la politique, puisque quelqu'un qui discute avec tout le monde
11:32ne fait pas de politique, quelqu'un qui discute avec la moitié du spectre politique
11:35fait par définition de la politique.
11:36Et alors que lui diriez-vous si vous deviez discuter avec elle ?
11:39Je lui dirais pourquoi elle ne soutient pas nos mesures sur la baisse de la TVA,
11:41pourquoi elle ne soutient pas notre mesure d'augmenter les salaires de 10%
11:44dans un accord d'entreprise sans charge afférente
11:46pour que les entreprises le fassent sans difficulté,
11:48en tout cas avec moins de difficulté.
11:50Pourquoi elle ne soutient pas notre simplification massive contre la bureaucratie ?
11:53C'est-à-dire que si les entreprises ont de l'argent qui n'est pas gaspillé
11:56dans la mise aux normes, dans la réglementation et dans la surtranscription,
12:00c'est de l'argent qu'elles peuvent mettre dans les salaires, la formation,
12:02l'achat de machines pour les investissements.
12:04Peut-être qu'elles sont plus enclins à soutenir d'autres programmes, peut-être, je ne sais pas.
12:09Ça c'est sûr que la CFDT a soutenu M. Macron.
12:11Et Mme Binet aussi, puisque je rappelle.
12:13Non, non, Madame, la CFDT n'a soutenu personne aux dernières élections.
12:16Et ça fait plusieurs années que la CFDT ne soutient personne.
12:19La CGT, oui.
12:20Il y a plusieurs barrages.
12:20Mais non, non, non.
12:21Oh, si.
12:21Non, mais il n'a pas voté pour personne.
12:23Est-ce que c'était la représentation de la gauche et des gauches aujourd'hui
12:26dans les manifestations, avec peut-être un candidat qui a plus de mal que d'autres ?
12:30Quel est votre avis ?
12:30Tout à l'heure, vous avez condamné, évidemment, quand on brûle des effigies
12:35de Marine Le Pen ou d'Emmanuel Macron.
12:36Vous avez un candidat, Raphaël Glucksmann, qui, quand il va dans une manifestation,
12:40il faut que ce soit très encadré, très préparé.
12:44C'est souvent pas évident pour lui.
12:46Quel signe, quelle révélation, quel révélateur politique est-ce pour vous ?
12:51Je ne pense pas que M. Glucksmann soit sensible au mouvement social.
12:54Il n'y a rien dans son programme dessus.
12:57J'essaie d'écouter ce qu'il dit.
12:58J'ai écouté les débats des primaires.
12:59Je n'ai pas entendu M. Glucksmann comprendre ce qui se passait dans le monde du travail.
13:03Mais est-ce que pour autant, il n'aurait pas le droit de manifester ?
13:06Il a le droit de manifester, mais...
13:08Parce que les filles, en gros, on voit bien qu'il interdit de manifester.
13:12Il a le droit de manifester.
13:13Mais oui, mais M. Glucksmann...
13:13Là, il y a une personne en France qui n'a pas le droit, c'est lui.
13:15Mais il n'y a pas que lui.
13:16Moi, j'ai essayé de manifester plusieurs fois à Amiens.
13:19Vous n'avez pas essayé d'y aller, alors que lui, il essaie d'y aller.
13:21C'était la fin de ma phrase, M. Glucksmann.
13:22J'ai essayé d'y aller plusieurs fois, manifester à Amiens,
13:24parce que j'ai quand même mon suppléant qui a dirigé un syndicat Picard pendant quand même 40 ans.
13:29Donc si vous voulez, on a quand même une petite légitimité
13:30et qu'on a dirigé un syndicat ouvrier pendant 40 ans
13:33de pouvoir aller à une manifestation, on n'a plus le droit d'y aller.
13:35Je peux y aller quand c'est à Doulan, à Corby,
13:37dans des villes de moindre importance démographique qu'Amiens
13:41et où les syndicats sont beaucoup moins sectaires.
13:43Mais dès qu'on arrive dans une ville comme Amiens ou Paris,
13:45j'en parle même pas, la gauche, l'extrême-gauche,
13:48les filles, mais pas seulement, les verts, les communistes,
13:50interdisent au Rassemblement National de venir manifester.
13:52Tout en nous disant...
13:53C'est ça qui est quand même intéressant.
13:54Tout en nous disant ensuite que le Rassemblement National n'est pas une manifestation.
13:56Donc ils nous interdisent de venir
13:57et après ils disent qu'on n'est pas une manifestation.
13:59Avec Dominique Rizet, on voudrait vous faire réagir
14:01à ce qui s'est passé près de Toulouse, Dominique,
14:03dans ce lycée quand même.
14:05C'est assez...
14:05C'est inacceptable, insupportable et très inquiétant.
14:08Une opération commando ce matin, 7h50,
14:11dans un lycée à Toulouse, vous avez vu,
14:13trentaines de personnes qui ont d'abord attaqué le lycée
14:16avec des mortiers d'artifice
14:17et qui ensuite l'ont incendié.
14:20Comment vous réagissez ?
14:21C'est révoltant et puis c'est indigné.
14:24On est indigné.
14:25Nous avons peu de moyens,
14:26nous avons besoin de nos établissements,
14:29les lycéens ont besoin de préparer le bac,
14:30le personnel éducatif perd son travail.
14:32En plus, je crois qu'ils se sont attaqués aussi
14:35à des matériels pour des élèves
14:37ou des personnes en situation de handicap.
14:39Il y a une forme d'impuissance,
14:40on dit que c'est inacceptable.
14:42Déjà, il y a une forme de nihilisme
14:43parce que la première des responsabilités,
14:45ce sont les voyous et les délinquants
14:46qui ont fait cela.
14:47Il y a une forme de nihilisme,
14:48de mépris de l'intérêt public,
14:50de mépris des jeunes eux-mêmes,
14:52de mépris de tout le monde,
14:53des gens qui ne sont que dans le nihilisme
14:54et la destruction.
14:55Et effectivement,
14:57on a un gouvernement
14:58qui n'est pas capable encore.
14:59Je veux dire,
15:00on a eu un lycée à Nantes
15:01qui a brûlé il y a un mois.
15:02Donc, ils n'ont pas mis
15:03les dispositifs nécessaires
15:04à la surveillance.
15:04Qui était effectivement
15:05le lycée Nesson Mandela à Nantes
15:06qui était un très beau lycée.
15:07Et en plus,
15:08à ce moment-là,
15:09dans le lycée Nesson Mandela,
15:10il y avait des élèves
15:11et du personnel éducatif dans le hall
15:12qui auraient pu être blessés.
15:13Là, je n'ai pas eu l'information
15:14s'il y avait des gens.
15:15Votre regard sur la loi
15:16casseur-payeur ?
15:17C'est une loi
15:17qu'on soutient depuis très longtemps
15:19qui ne va pas assez loin.
15:20On l'a quand même voté au Sénat.
15:21Elle ne va pas assez loin,
15:22pourquoi ?
15:22Qu'est-ce qu'il faudrait faire encore ?
15:23Il faudrait élargir encore davantage
15:25la responsabilité des personnes
15:27qui sont présentes
15:27au moment de ces casses
15:28et au moment de ces pillages.
15:29Il faudrait aller plus loin
15:30dans le fait qu'ils doivent payer
15:31toute leur vie
15:32ces pillages et ces casses
15:34et que les familles,
15:35si les personnes sont mineures,
15:37devraient être directement responsables,
15:40payées,
15:40y compris payées,
15:41sur les allocations sociales
15:42diverses et variées.
15:43Alors, payer,
15:44qui va payer ?
15:44C'est aussi la question
15:45autour du budget.
15:46On voudrait vous interroger
15:47parce que c'est, je crois,
15:49Bruno Zé, totalement inédit.
15:51On peut dire que c'est un vrai
15:51sauchemar pour le gouvernement.
15:53Ce qui s'est passé hier soir,
15:53c'est vrai que c'est assez nouveau.
15:54Donc, zéro voix pour la moitié
15:58du projet de budget du gouvernement.
16:00Comment on sort de cette affaire ?
16:02Puisque vous aviez laissé entendre
16:04que vous pourriez éventuellement
16:05laisser passer ce budget
16:07en ne vous associant pas à un 49-3,
16:09comment on sort d'une situation
16:10de blocage,
16:11comme c'est le cas actuellement
16:12sur le budget ?
16:13En soi, que le gouvernement soit bloqué,
16:14pour moi, ça n'a pas d'importance.
16:16Le problème, c'est que la France
16:17est attaquée sur les marchés financiers
16:19et qu'aujourd'hui,
16:20l'absence de décision
16:21ou des péripéties politiques
16:23ou politiciennes
16:23à quelques semaines
16:24ou quelques mois des élections
16:26pourrait nous faire basculer
16:27dans un autre monde.
16:28On parlait, madame,
16:30je l'ai retrouvé,
16:31Verdi-Mollinier, pardon,
16:32juste avant.
16:33C'est-à-dire une attaque massive
16:34de la France sur les marchés,
16:36un effet boule de neige
16:36de la dette,
16:37une charge de la dette
16:37qui fait que,
16:38quel que soit,
16:39juste le fini,
16:39quel que soit,
16:40y compris la gauche,
16:41si elle devait gagner malheureusement
16:42les élections,
16:43devrait payer.
16:44Donc, c'est les Français
16:44à la fin qu'ils vont payer.
16:45Donc, nous, on a fait une proposition.
16:46Oui, à ce sujet, justement.
16:47Pourquoi, aujourd'hui,
16:48Jordan Bardella
16:49demande l'inscription
16:50à l'ordre du jour
16:51d'une proposition de loi
16:53du Rassemblement National
16:55pour inscrire
16:56la règle d'or
16:57dans la constitution ?
16:58C'est un coup de com'
16:59ou ça a réellement
17:01des chances de se faire ?
17:02Vous y croyez vraiment ?
17:03Oui, oui, c'est-à-dire
17:04que les délais,
17:05c'est assez court
17:06à faire adopter.
17:07C'est le seul moyen
17:07de forcer la baisse
17:08de la dépense.
17:09Parce qu'une des raisons
17:10du fait que ce budget
17:11a été refusé hier,
17:12c'est qu'une fois plus,
17:13le gouvernement ne baisse pas
17:14la dépense publique,
17:16recrute encore des fonctionnaires.
17:1744 milliards,
17:18il affiche pour son projet de budget.
17:19Oui, mais ça, c'est des manipulations comptables
17:21qui seraient trop longues
17:22à expliquer.
17:22À la fin,
17:23les dépenses augmentent en volume,
17:24c'est-à-dire même
17:25quand vous neutralisez
17:26l'effet de l'inflation,
17:27les dépenses augmentent.
17:28Il y a des recrutements
17:29de fonctionnaires
17:30dans toutes les administrations,
17:32territoriales,
17:33Etats,
17:33et Etats à travers les agences.
17:35Donc, en fait,
17:35ils sont incapables
17:36de faire des économies.
17:37Donc, la règle d'or,
17:38c'est pour obliger
17:39le gouvernement
17:40à présenter une trajectoire
17:41de désendettement
17:42et aussi à empêcher la gauche
17:43de dégrader la copie
17:44en séance.
17:45Et c'est donc
17:45votre projet présidentiel.
17:47Parlons justement
17:48de la campagne.
17:48Les sondages se suivent
17:49et se ressemblent
17:50aussi pour le bloc central
17:51avec aucun des candidats
17:53de la droite
17:53et du centre
17:54qui émergent.
17:55David Lissnard,
17:56ici même sur ce plateau,
17:57s'est prononcé
17:58pour un nini,
17:59ni RN,
18:00ni macroniste
18:01et il appelle
18:02Eric Ciotti,
18:02votre allié,
18:03à le rejoindre.
18:04Que lui répondez-vous ?
18:05Non, mais c'est une blague
18:06puisqu'il n'est pas nini
18:07puisqu'il veut faire
18:10il est quoi Gabriel Attal ?
18:11Il est macroniste
18:12et Edouard Philippe,
18:12il est quoi ?
18:13Il est macroniste
18:13et M. Lissnard lui-même
18:16était macroniste en 2017.
18:17Je me permets de préciser
18:17qu'il est que si
18:17Edouard Philippe gagne,
18:19il ne le soutiendra pas.
18:19C'est vrai que quand M. Lissnard
18:20fait beaucoup de plateaux
18:21sur toutes les antennes,
18:22c'est marrant,
18:22il est très peu interrogé
18:24sur le fait
18:25qu'il ait soutenu M. Macron
18:26au premier mandat,
18:28qu'il dirige l'AMF
18:30avec la gauche,
18:31qu'il ait besoin
18:32d'ailleurs de la gauche
18:32pour garder son poste
18:33à l'AMF
18:35et que maintenant
18:35il avait dit
18:36qu'il ne voulait pas
18:36de primaire
18:37avec Gabriel Attal
18:38et Edouard Philippe
18:39et maintenant
18:39qu'il a peut-être
18:40une chance
18:40de gagner cette primaire,
18:41tant mieux pour lui d'ailleurs,
18:43il veut bien
18:43de Attal et Philippe.
18:44Sur la primaire,
18:44il a toujours demandé.
18:46Je ne crois pas
18:46avec Attal.
18:47On va vérifier avec Attal.
18:48Avec Attal,
18:49peut-être qu'il y a un doute
18:50là-dessus.
18:51Il a plutôt été
18:52pour la primaire
18:53tout en disant
18:54que cette ambiguïté
18:57sur qu'il ne soutiendrait pas
18:58le vainqueur de la primaire
19:00si ce n'était pas lui.
19:01Ça ne veut rien dire.
19:02Soit vous faites une primaire
19:03et vous faites campagne ensemble
19:04parce que vous estimez
19:05que vous avez une même doctrine.
19:07Soit vous ne faites pas de primaire.
19:08Ça veut dire quoi ?
19:08Il veut prendre de l'argent,
19:10il veut gagner une cagnotte.
19:12Je suis d'accord avec vous.
19:14Mais pour revenir à la question...
19:14Et surtout,
19:15je n'ai toujours pas compris
19:15mais plus grave
19:16parce qu'on fait...
19:16Bon, toutes ces histoires,
19:18je m'en fiche.
19:19Mais la vraie question,
19:20c'est pourquoi
19:22il ne veut pas faire alliance
19:23avec Marine Le Pen.
19:24Moi, je ne comprends pas.
19:25Mais ils ne se sont pas rencontrés ?
19:26Je ne sais pas.
19:26Marine Le Pen et David Lissnard ?
19:28Je ne sais pas.
19:28Je ne crois pas.
19:29Il me semble.
19:30Je ne suis pas au courant.
19:31Mais en tout cas,
19:31je ne comprends pas
19:32ce qu'il dit Eric Ciotti
19:33de rompre son alliance.
19:34Je peux vous répondre.
19:35Il estime que le programme économique
19:37est totalement antinomique.
19:38Le sien et le vôtre
19:39n'est pas du tout pour une retraite.
19:40Oui, mais il peut dire des choses.
19:40Mais c'est faux.
19:41Donc, j'aimerais bien savoir
19:41concrètement ce qui nous refait.
19:42Vous et M. Lissnard
19:43qui représentent le libéralisme
19:45sur Tamine et Marine Le Pen.
19:47Non, mais parce que M. Lissnard,
19:48il a des postures.
19:50Il a droit de les avoir.
19:51Il faut quand même remarquer
19:52qu'il a répondu sur la plage de Cannes
19:54sur le sable des produits
19:55contre le Covid.
19:56Je ne suis pas sûr
19:56que ce soit très libéral
19:57quand on en est à répondre
19:59sur le sable des produits
20:00contre le Covid.
20:00Je n'ai pas trop compris
20:01où être libéral.
20:01C'est un problème sanitaire.
20:02Je ne suis pas sûr
20:02que ce soit un problème
20:03de doctrine économique.
20:04C'est quand vous estimez
20:05que l'État doit intervenir nulle part
20:06mais par contre que la commune
20:07doit arroser le sable
20:09pour l'enlever le Covid.
20:10Lui, il est pour la tronçonneuse.
20:11Où vous êtes pour tout garder ?
20:12Non, on a annoncé
20:13le plus grand plan d'économie
20:14que la France ait fait
20:21et quoi que ce soit là-dessus
20:21de concret.
20:22Parce que dire
20:23on sort la tronçonneuse,
20:24ok, mais une fois de plus
20:24on ne la sort jamais
20:25avec M. Lissnard
20:26la tronçonneuse
20:26parce que notamment
20:27quand il défend
20:27les collectivités territoriales
20:29tout le temps systématiquement
20:30et qu'il refuse de faire la moindre...
20:31Il est président
20:31de l'Association des maires de France.
20:33Très bien.
20:33Comme on est président
20:34de l'Association des maires de France
20:35on doit autoriser la mairie de Paris
20:37à faire n'importe quoi.
20:38On doit autoriser
20:38la mairie de Lyon
20:39à faire n'importe quoi.
20:40Marseille, Nantes, Rennes, Lille
20:41toutes les métropoles
20:42qui dépensent n'importe quoi.
20:44Ni Emmanuel Macron,
20:44ni les Macronistes,
20:45ni le RN.
20:46Et Bruno Rotailleau ?
20:47D'ailleurs, je voudrais quand même
20:47signer qu'il s'est passé
20:48quelque chose de très grave
20:49à la mairie de Paris aujourd'hui.
20:50Dans le Parisien,
20:51on a quand même appris
20:51que des faux plannings
20:53avaient été donnés à la justice
20:54pour couvrir des animateurs
20:57accusés de pédocriminalité
20:58et d'accrétion sexuelle.
21:00Et j'espère qu'on brisera le silence.
21:02Et je remercie le Parisien
21:03de l'avoir fait
21:03parce que ce n'est pas facile.
21:04Il y a une commission
21:05d'enquête parlementaire au Sénat.
21:06Oui, c'est très bien.
21:07Mais il y a la justice.
21:09Et donc, si la mairie de Paris,
21:10comme le disent vos collègues
21:11du confrère du Parisien,
21:12a transmis des faux plannings
21:14qui ont permis
21:16à des criminels
21:17qui auraient attaqué
21:18à l'article des enfants,
21:19ce serait d'une gravité.
21:21Eh bien, vous ne croyez pas
21:22si bien dire
21:22parce que si...
21:24Je n'ai pas eu accès
21:25à l'article du Parisien.
21:26J'ai vu que des éléments
21:28repris ici ou là.
21:28Mais je lirai l'article du Parisien.
21:30Et je pense que
21:30les députés du Rassemblement National
21:32et Marine Le Pen
21:33s'est exprimé ce soir
21:34feront le nécessaire
21:35pour briser le silence
21:36sur une des affaires
21:38les plus graves
21:38qui est touchée les enfants.
21:39En parlant de justice,
21:40la réponse judiciaire
21:41après les cases du 17 octobre,
21:45la réponse judiciaire,
21:46vous en pensez quoi ?
21:47Écoutez, ça dépend
21:48des ressorts judiciaires.
21:50Il y a quand même
21:51beaucoup d'endroits
21:51où les gens sont très choqués
21:52avec des peines
21:53qui ne correspondent pas
21:54à la gravité des faits.
21:56J'ai entendu par exemple...
21:58Il y a plus d'une centaine
21:59de personnes
21:59qui sont en prison quand même.
22:00Oui, mais enfin,
22:01je pense que ça ne correspond pas
22:02à la gravité
22:03de ce qui s'est passé.
22:03Mais je vais vous dire,
22:04le problème,
22:04c'est que les prisons sont pleines.
22:05Et ça,
22:06je le dis depuis longtemps,
22:08est-ce qu'il y a
22:08un laxisme judiciaire ?
22:09Oui, mais moi,
22:10je vois bien
22:10au ressort de Damien,
22:12quand la prison d'Amiens
22:14est pleine
22:14et que le procureur
22:15et les juges
22:16savent que la prison est pleine,
22:17qu'est-ce que vous voulez
22:18qu'ils fassent ?
22:18Il ne faut pas inventer
22:19des places de prison ?
22:19Trois questions pour conclure.
22:21Édouard Philippe
22:22qui maintient ses propos
22:23sur le lien
22:24entre les Français
22:26issus de l'immigration,
22:27certains Français
22:28issus de l'immigration
22:29et la responsabilité
22:30dans les pillages.
22:31Raciste,
22:31dit Jean-Luc Mélenchon.
22:33Qu'en pensez-vous ?
22:33Aujourd'hui,
22:34M. Mélenchon,
22:36toute déclaration
22:37devient raciste.
22:38Le seul qui a mis
22:39le concept
22:41de raciser
22:41dans le débat public,
22:42c'est M. Mélenchon.
22:43Donc,
22:44la seule personne
22:44qui fait de l'ethnie réelle
22:45ou supposer
22:46un critère politique
22:47aujourd'hui,
22:47c'est M. Mélenchon.
22:48Et je ne parle même pas
22:49des dérapages
22:50pour être resté poli
22:51sur l'antisémitisme.
22:51Comment il sait
22:53qu'il y avait des Français
22:54issus de l'immigration
22:55dans ces pillages ?
22:56Écoutez,
22:56moi, je le sais,
22:57mais ce n'est pas l'apparence.
22:58Mais comment vous le savez ?
22:58Parce que vous écoutez
22:59la façon
23:00dont il s'exprime.
23:03Oui ?
23:03C'est une façon
23:04dont quelqu'un s'exprime.
23:04J'ai grandi en banlieue,
23:05Mme Mabouk.
23:06Excusez-moi,
23:06quand j'ai grandi en banlieue,
23:07je suis arrivé en Récat.
23:08Est-ce que je parlais
23:09de la même façon
23:09que les gens
23:09qui avaient grandi
23:10dans le 5e arrondissement ?
23:11Non.
23:11Donc, c'est ridicule.
23:12Il y a une façon
23:13de parler dans certains quartiers
23:14qui n'est pas la façon
23:15de parler au centre de Paris.
23:17Si on n'est pas capable
23:18de dire ça,
23:18c'est ridicule.
23:19Voilà.
23:19Bon, il y a des expressions
23:20et surtout,
23:21à la fin de ma phrase,
23:22il y avait une forme
23:23d'étiquette linguistique
23:25culturelle.
23:26Bien sûr qu'il y a des codes
23:27dans les banlieues.
23:28Je veux dire,
23:28il y a des arts des banlieues.
23:30Ça peut être positif
23:31et ça peut être négatif.
23:32Et il y a des vidéos,
23:33c'était ça la fin de ma phrase,
23:35qui ont été reprises
23:36sur des réseaux
23:36et on voit bien
23:37où ces vidéos sont diffusées,
23:39où ces vidéos sont reprises.
23:40Tout ça peut être suivi,
23:41tout ça est analysé,
23:42tout ça est grotesque.
23:42Mais je vous rappelle,
23:43parce que j'ai été
23:43beaucoup critiqué
23:44par une certaine droite,
23:46notamment par M. Zemmour,
23:47que je n'ai jamais réduit
23:48les pillages
23:50aux Français
23:51issus de l'immigration,
23:52parce qu'on voit aussi
23:53dans les vidéos
23:53des bons bobos,
23:54des beaux quartiers
23:55qui sont allés faire
23:56leur marché avenue Montagne.
23:57Donc je n'ai jamais réduit
23:59ce qui s'est passé
24:00aux Français
24:01issus de l'immigration.
24:03Mais ne pas vouloir en parler,
24:04c'est ridicule.
24:04M. Tanguy, s'il vous plaît,
24:05si vous pouvez apporter
24:06des réponses.
24:06Il y a aussi beaucoup de Français
24:07issus de l'immigration
24:07qui ont été attaqués, ruinés,
24:09qui ont vu leur voiture brûler.
24:10Les SMS d'Emmanuel Macron
24:11révélés dans un livre
24:13au sujet du Rassemblement National,
24:14voici ce qu'il écrit,
24:16ces gens qui sont dingues,
24:17dangereux.
24:18La machine veut du sang,
24:19elle veut l'ERN,
24:20elle veut du sang.
24:20Il faut être fou
24:21pour ne pas le comprendre,
24:22ces gens qui sont dingues
24:23et qui sont dangereux.
24:23Parlons de vous, entre autres.
24:26Écoutez, je pense que
24:27quand on voit le bilan
24:28de M. Macron,
24:29un certain nombre
24:30de comportements,
24:31je pense qu'il parle
24:32de lui-même.
24:33Et pour conclure,
24:34venu couvrir la présentation
24:35du nouveau livre
24:36de Jean-Dane Bardella
24:37mercredi soir à Paris,
24:38un journaliste de Mediapart
24:39a été refoulé à l'entrée
24:40par le Rassemblement National
24:41qui a invoqué
24:41la nature privée
24:42de l'événement
24:43auquel de nombreux autres médias
24:47solidarités avec les médias.
24:49Et vous assumez aujourd'hui
24:50de faire un tri ?
24:51Non, mais M. Mediapart,
24:53c'était enregistré
24:54sous une fausse identité,
24:56pas comme un journaliste.
24:57Donc, quand vous avez
24:57ce genre de comportement,
24:59comment dire,
24:59c'est eux le problème.
25:00Le retournement,
25:01toujours cette capacité
25:02Mediapart
25:02à très mal se comporter
25:04pas comme des journalistes
25:05et ensuite jouer aux victimes,
25:07c'est déplorable,
25:07mais le lancement
25:08s'est très bien passé
25:09avec des journalistes.
25:09Vous ne pensez pas
25:09qu'il ne faudrait plus éviter
25:11quand même de faire du tri
25:11parmi les journalistes ?
25:13Il faut toujours éviter
25:13de faire du tri,
25:14mais c'est quand même
25:15fondamental comme liberté.
25:16Oui, absolument,
25:17mais il ne faut pas non plus
25:17que les journalistes
25:18confondent leur noble métier
25:20avec du militantisme.
25:21Et Mediapart est aujourd'hui,
25:22je le regrette par rapport
25:23à la déontologie
25:24et à l'ampereur de campagne,
25:25dans un militantisme
25:27contre le rassemblement national.
25:29Merci Jean-Philippe Tanguy.
25:29Et par contre,
25:30le lancement s'est très bien passé
25:31et c'est un excellent livre
25:32que je vous invite à lire
25:33pour comprendre
25:33comment Jordan Bardella
25:34voit sa fonction
25:35de Premier ministre
25:36et sa relation avec les Français.
25:37Il était à Nimbomont ce soir
25:38et il fera une tournée en France.
25:40Merci Jean-Philippe Tanguy.
25:41Merci à Bruno Jeudy.
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