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  • il y a 6 minutes
Le changement climatique menace-t-il désormais directement la valeur des infrastructures ? C'est la question qui est posée à Marine Jamain et Gwen Colin dans Smart IMPACT. Elles expliquent notamment comment le risque climatique est examiné avant une acquisition d'infrastructure et si ce risque est sous-évalué ou non.

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Transcription
00:06Le risque climatique est-il en train de devenir le nouvel arbitre de l'investissement ?
00:11On en débat tout de suite avec Marine Jamin, bonjour.
00:15Bonjour.
00:16Bienvenue, vous êtes associée à MEA Private Equity chez Auric et Gwen Collin, bonjour.
00:20Bonjour.
00:20Bienvenue à vous aussi, responsable SG, recherchez vos bancs.
00:23Allez, une minute pour présenter vos entreprises respectives.
00:26Auric, en quelques mots.
00:27Alors Auric est un cabinet d'origine américaine implanté à Paris depuis une vingtaine d'années
00:31avec un fort ancrage dans les infrastructures et l'énergie.
00:36Et Vauban ?
00:38Et Vauban, c'est un fonds d'investissement en infrastructures.
00:41On investit dans très long terme, on est majoritaire généralement quand on investit.
00:46On vit dans la transition énergétique, les transports, le digital et tout ce qui est gestion des déchets,
00:56et les gestions de l'eau en Europe avec un peu de diversification en Amérique du Nord.
01:00Alors on va parler évidemment de risque climatique, le thème principal de ce débat, nouvel arbitre de l'investissement.
01:06Déjà, une question assez générale pour démarrer.
01:08Je commence avec vous Gwen Collin.
01:10Est-ce qu'il est encore sous-évalué, ce risque climatique, dans le prix, dans la valorisation des infrastructures ?
01:16En fait, là, on parle d'une transition.
01:18Et dans notre grande transition, il faut avoir une vision.
01:21C'est vraiment une position de visionnaire aujourd'hui.
01:24Donc l'évaluation n'est pas toujours simple.
01:27On n'a pas de boule de cristal.
01:29L'idée, c'est vraiment de travailler avec nos connaissances techniques,
01:33notre connaissance sectorielle, géographique.
01:36Travailler avec nos partenaires aussi.
01:38Alors les assureurs, les réassureurs qui ont une grande capacité à revoir les risques,
01:43et notamment les risques climatiques.
01:45C'est les premiers sur la ligne de ce type de problématiques.
01:51Mais l'idée, oui, c'est qu'évidemment, il y a des acteurs qui auront une bonne vision
01:56et d'autres qui vont être un peu plus, je dirais, derrière.
02:00Oui, effectivement.
02:01Sous-évaluation ou pas de ce risque climatique, d'après vous ?
02:04Alors après, les process M&A en infrastructures restent très compétitifs
02:08parce que c'est des actifs qui sont toujours très recherchés
02:10et qui sont malgré tout très résilients.
02:12Donc il est toujours un peu difficile de prendre complètement en compte
02:16l'impact du risque climatique dans le prix,
02:19sous peine de ne pas pouvoir investir dans l'actif considéré.
02:22Donc oui, c'est peut-être un tout petit peu sous-évalué,
02:25mais c'est quand même de plus en plus pris en compte,
02:27notamment du fait que les infrastructures qui présentent un risque climatique
02:32rencontrent de plus en plus de difficultés pour être financées
02:34ou pour être assurées, ce qui du coup impacte nécessairement le prix.
02:37Oui, ça veut dire qu'on peut voir une transaction échouée aujourd'hui
02:42parce que trop exposée au risque climatique
02:45ou alors que l'adaptation coûterait trop cher ?
02:48Oui, c'est possible.
02:49Après, ça dépend effectivement des infrastructures.
02:51Il y en a qui sont plus sensibles que d'autres
02:52et où en fait, le prix pour mettre cette infrastructure en conformité,
03:00pour pouvoir la faire évoluer avec le climat va coûter trop cher effectivement.
03:03Donc oui, ça peut tout à fait faire échouer une transaction.
03:06Même question, il y a des transactions qui échouent à cause de ce risque climatique ?
03:12Je dirais des transactions sur lesquelles on ne va pas aller, certainement,
03:16puisque notre rôle aussi, c'est de faire de la performance.
03:19Donc on va évidemment aller sur le bon prix pour pouvoir gagner les appels d'hôtes,
03:25pour pouvoir aller sur les investissements.
03:27Mais notre rôle derrière, c'est de faire de la performance.
03:29Donc on ne va pas sous-évaluer un actif
03:31et évidemment, on ne va pas aller sur un actif
03:33si on considère qu'il n'est pas au bon prix,
03:35dû aux risques et aux opportunités qu'il y aura derrière.
03:39Donc derrière, il y a évidemment aussi des actifs qui vont être plus exposés.
03:43Par exemple, s'il y a une question de biomasse,
03:45s'il y a une question de potentiel feu autour de nos actifs
03:49ou s'il y a des questions de refroidissement,
03:52on voit sur les data centers qui sont très exposés à ce type de problématiques,
03:57on va se poser la question de l'implication sur nos actifs sur le long terme.
04:01Ce que je disais, c'est une question d'horizon aussi, de placement.
04:05Et on va évidemment le considérer dans notre évaluation.
04:09Qui assume le coût de l'adaptation ?
04:11Aujourd'hui, c'est d'abord l'investisseur, c'est l'exploitant,
04:15c'est les pouvoirs publics, c'est l'usager.
04:18Ça se répartit finalement ?
04:19Ça se répartit, c'est prévu dans les contrats.
04:21Après, il y a de plus en plus d'exceptions quand même sur les risques climatiques dans les contrats.
04:25C'est quelque chose qui va certainement être amené à évoluer.
04:28Mais après, oui, d'un point de vue juridique, c'est prévu et c'est négocié dès le départ
04:33dans les contrats entre les différentes parties.
04:35Même question, qui assume le risque ?
04:38Qui assume le coût ?
04:39Alors, j'irais qu'en première ligne, les investisseurs vont assumer le coût du CAPEX
04:44pour déployer nos actifs, pour évidemment faire face à ces risques,
04:48mais aussi à ces opportunités.
04:50Derrière, les opérateurs vont déployer de l'OPEX,
04:52tout ce qui est lié à leur outil de travail au quotidien.
04:57Et derrière, la perte de revenus ou le gain de revenus, ce sera pour les deux.
05:01Donc, la vraie question, c'est comment aller vers du gain de revenus en étant...
05:06Oui, mais vous parliez du fait que ce soit prévu au contrat.
05:09Comment vous répartissez le risque contractuellement entre le vendeur et l'acheteur
05:15alors que le risque climatique, il peut être difficile à évaluer finalement et à anticiper ?
05:20Là, j'étais plus dans des contrats de concession ou dans des contrats avec des personnes publiques.
05:23Dans un dilemme et n'est, on ne va pas pouvoir répartir.
05:25En fait, ce n'est pas un risque classique, le risque climatique.
05:27Ce n'est pas un risque social ou fiscal qu'on peut mesurer, qu'on peut corriger.
05:32En fait, déjà parce qu'il est imprévisible, qu'on ne connaît pas les contours
05:34et qu'on ne sait pas l'évolution de ce risque.
05:38Donc, on ne peut pas le prendre en compte dans un contrat M&A avec une garantie
05:41puisqu'en fait, le vendeur ne va pas vous garantir qu'il n'y aura pas de changement climatique
05:44puisque déjà d'une, il ne peut pas et de deux, ça lui coûterait trop cher.
05:47Donc, ce n'est pas quelque chose qui va être pris en compte comme une garantie.
05:50Donc, c'est pour ça que ça va être nécessairement principalement pris en compte dans le prix.
05:54Mais dans le contrat, on ne va pas pouvoir réguler ça entre acheteurs et vendeurs.
05:56C'est un risque qui existe pour tout le monde et qui ne peut pas être régulé dans un contrat
06:01d'acquisition.
06:02On est à Infraoui qui fête ses 10 ans.
06:05Est-ce qu'avec un peu de recul, comment vous voyez justement cette question de risque climatique
06:11s'imposer finalement dans les débats, dans les projets au fur et à mesure ?
06:17Moi, je dirais avec beaucoup de pragmatisme.
06:19Aujourd'hui, vous allez voir beaucoup d'investisseurs ici, mais aussi d'industriels.
06:24Ce que je trouve vraiment bien, c'est qu'on a vu beaucoup d'opérateurs et d'industriels venir dans
06:28ces discussions.
06:30Alors qu'on travaillait avant beaucoup en silo, même au niveau des initiatives.
06:34Aujourd'hui, d'écouter les gens de terrain, d'écouter les opérateurs qui ont une vision sur le déploiement des
06:41actifs
06:41et sur le quotidien, je dirais, est clé pour nous.
06:45Et de les voir aujourd'hui avec nous dans ces discussions, je pense que c'est quelque chose de très
06:50favorable et d'important.
06:52Et je pense qu'on voit aussi, et on en était d'accord, on en a parlé en préparant cette
06:56interview,
06:57c'est que c'est aussi porteur de nouvelles opportunités.
07:00En fait, le changement climatique, il y a plein de...
07:02Tout à l'heure, pendant les interventions, on a parlé du stockage de l'énergie,
07:05parce que maintenant, en France, on sait très bien produire de l'énergie renouvelable.
07:09Le seul problème, c'est qu'elle est intermittente et on ne sait pas encore...
07:11On est en train de développer le stockage là-dessus,
07:13ce qui va permettre d'arriver à une nouvelle étape d'autonomie énergétique.
07:19C'est pareil sur les bornes électriques de recharge.
07:21C'est tout un nouveau business qui n'existait pas il y a quelques années,
07:23mais qui est nécessaire pour pouvoir faire la transition énergétique.
07:26Donc, au-delà du risque climatique, il y a aussi de nombreuses opportunités
07:29qui sont créées par ce changement et par l'adaptation.
07:33Justement, je veux bien qu'on s'appuie maintenant sur des exemples,
07:35concrets pour illustrer tout ce qu'on vient d'expliquer,
07:39de projets sur lesquels vous êtes engagés aujourd'hui
07:42et qui prouvent que ce risque climatique, c'est un arbitre important de l'investissement.
07:47J'ai déjà un petit peu évoqué les V-charging, le stockage,
07:52aussi également les réseaux de chaleur et les réseaux de froid,
07:55qui sont quelque chose qu'on connaissait mal il y a quelques années,
07:58enfin que le grand public connaissait très mal,
08:00mais qui sont en pleine expansion actuellement.
08:01Je pense que c'est des bons exemples de nouveaux secteurs,
08:05de l'infrastructure et de l'énergie qui sont en plein développement actuellement.
08:09Et votre avis là-dessus ?
08:09Des exemples de projets sur lesquels vous travaillez en ce moment ?
08:13Surtout des grands industriels avec qui on est en partenariat,
08:17qui ont été visionnaires.
08:18On a beaucoup parlé de risque et on voulait aussi noter les opportunités.
08:23Il y a des changements réglementaires et des changements dans notre quotidien.
08:27Les infrastructures, c'est notre quotidien.
08:29C'est des infrastructures essentielles à la communauté dans la définition.
08:33Et on voit certains de nos partenaires qui ont été visionnaires.
08:36On voit par exemple, on est investi avec des parkings Indigo.
08:39Un parking, je le prends notamment dans le centre de Paris
08:43où la place de la voiture a été restreinte de façon drastique.
08:49Avoir des parkings en centre-ville, ça paraît être un peu obsolète.
08:54Aujourd'hui, c'est du foncier en centre-ville qui nous permet de faire de la livraison au dernier kilomètre,
08:59qui nous permet de faire du chargement électrique,
09:01qui nous permet de déployer des services pour lesquels on n'était pas prêt à l'origine,
09:06mais pour lesquels on a travaillé avec les industriels qui ont eu une vision,
09:10qui ont su monter les partenariats et qui permettent de créer des opportunités.
09:14Et ça, je pense, c'est clé aujourd'hui.
09:17Est-ce que vous avez besoin, est-ce qu'il faut se tourner vers le financement public,
09:21vers les acteurs publics pour participer au financement de ce risque climatique ?
09:26Alors, je pense que les pouvoirs publics ont un rôle légitime à jouer.
09:30Aujourd'hui, on travaille, on le disait, par un silo, et notamment dans l'infrastructure.
09:35On ne peut pas parler d'une infrastructure seule, perdue, au milieu de nulle part.
09:40Aujourd'hui, on travaille dans un écosystème.
09:41D'ailleurs, c'est le sujet de notre événement de mardi matin,
09:46qui est l'éveil de la force, mais surtout comment on travaille en système et puis en silo.
09:52Et je pense évidemment que les pouvoirs publics ont une nécessité de rentrer dans ce type de discussion
09:59avec les partenaires privés, de façon à déployer des projets qui font sens pour la communauté, pour les territoires.
10:05On ne peut pas juste regarder une infrasol, si l'ensemble du territoire n'a pas été planifié
10:12de façon à ce que les choses avancent ensemble, on va avoir des problèmes.
10:17D'ailleurs, cet événement est organisé à Bercy.
10:19C'est bien la preuve qu'il y a forcément un travail public-privé sur ces questions-là, sur ces
10:24projets-là ?
10:24Oui, je pense que tu l'as très bien dit, mais je pense qu'en fait, effectivement,
10:27les pouvoirs publics ont une vision globale de ce qu'il faut mettre en œuvre
10:31et que les capitaux et la connaissance des investisseurs privés sont nécessaires
10:35pour pouvoir déployer ces projets d'infrastructures qui demandent beaucoup d'investissement
10:39et qui demandent aussi une technique qu'ont développée certains industriels
10:43et certains investisseurs au travers de leurs expériences passées.
10:46Donc, je pense que ce partenariat est indispensable.
10:48Mais est-ce que ça veut dire pour autant que plus le risque climatique est élevé,
10:52plus on a besoin d'un financement public ? Ou est-ce que ce n'est pas forcément lié ?
10:56Non, ce n'est pas forcément lié. Il faut prendre des mesures, en fait, pour faire en sorte
10:59que les infrastructures, enfin, que toute la vie actuelle soit adaptée
11:04à ce risque climatique et à ces changements.
11:06Mais ce n'est pas nécessairement plus une question de...
11:09Enfin, c'est tout autant une question de réglementation
11:11qu'une question de financement de la part des pouvoirs publics.
11:13Oui, mais vous voyez ce que je veux dire.
11:14Parce que ça veut dire que des intérêts privés ne prendraient pas le risque
11:17d'aller financer des actifs trop exposés aux aléas climatiques.
11:22Oui, enfin, c'est pour ça qu'il faut adapter les infrastructures
11:25pour ne pas qu'elles soient trop exposées. Mais oui, oui, enfin, nécessairement,
11:29les investisseurs privés vont demander, enfin, ils vont demander cette adaptation
11:34pour pouvoir investir, c'est clair.
11:36Et en tout cas, un cap et un cadre réglementaire qui soient stables, ça c'est sûr.
11:41Est-ce que vous imaginez... Peut-être que c'est déjà le cas aujourd'hui
11:44que ce critère de la résistance aux aléas climatiques ou la résilience climatique,
11:51pour employer une expression qu'on utilise beaucoup, ça devienne un critère aussi déterminant
11:56dans un projet d'infrastructure que, justement, le risque réglementaire dont on parlait
12:00ou alors tout simplement le coût de financement ?
12:02Ça va détendre du type d'infrastructure, évidemment.
12:06Mais ça fait partie de l'ensemble du panel des points qu'on va regarder
12:12selon la matérialité d'impact, selon le type d'infrastructure, de géographie.
12:18Évidemment, on prend déjà en considération.
12:21Mais pour bien comprendre, c'est un prérequis ?
12:23C'est-à-dire que dans la grille d'analyse, aujourd'hui,
12:26vous avez intégré le risque climatique, systématiquement ?
12:29Je ne dirais pas que c'est le cas de tous les acteurs.
12:31Aujourd'hui, chez Vobank, et depuis le début, on l'a intégré de façon pragmatique.
12:40Aujourd'hui, c'est clairement établi avec des consultants externes,
12:44dans nos due diligence, il y a une revue climatique physique de transition
12:48pour l'ensemble des actifs dans lesquels on investit.
12:53Avant d'investir, pendant l'investissement, on le revoit annuellement.
12:57C'est un outil de gestion.
13:00Ensuite, la matérialité sera différente selon le type d'actifs et le type de géographie.
13:04Donc, on y mettra plus d'efforts, plus de moyens,
13:07selon le risque que l'on ne prend pas.
13:09C'est une évaluation à faire.
13:11Le risque climatique, je vous pose la même question,
13:13critère aussi déterminant que le cofin du financement
13:16ou le cadre réglementaire, ou le risque réglementaire.
13:19Ça sera le cas ?
13:20Vous le voyez d'une façon embryonnaire ?
13:22Oui, de plus en plus.
13:24Et tout autant qu'on voit maintenant l'impact concret du changement climatique
13:29sur les infrastructures.
13:31C'est quelque chose que les investisseurs ne vont plus pouvoir ignorer,
13:33surtout sur des investisseurs d'infra qui sont des investisseurs long terme
13:37et qui vont nécessairement devoir se poser la question.
13:39Il y a un dernier mot que vous vouliez dire,
13:41c'est la question du partage de l'information.
13:44Alors, on est dans un endroit où on partage nos informations.
13:46Pourquoi ça vous semble important ?
13:47Je pense que je l'ai notifié avant,
13:50mais l'idée pour moi, c'est vraiment,
13:52et je pense pour le secteur aujourd'hui,
13:54vous le voyez aujourd'hui avec cette représentation
13:56des académiques, des investisseurs,
13:59des industriels, des pouvoirs publics,
14:01qui se retrouvent et qui discutent,
14:03parce qu'on a beaucoup parlé du reporting,
14:05où on a été un petit peu ensevelis sous une patresse
14:09qui fait parfois plus sens.
14:11Mais l'idée, c'est vraiment de retirer l'information essentielle,
14:15d'être un investisseur éclairé, je dirais,
14:18et d'avoir la capacité de pouvoir échanger avec nos contreparties
14:22sur leurs connaissances et sur leurs besoins.
14:25C'est vraiment une question d'avancer ensemble,
14:27de planifier ensemble et d'aller dans la même direction ensemble,
14:30même si on n'a pas toujours les mêmes horizons de temps en tête,
14:34ce qui est une problématique aujourd'hui.
14:36Merci beaucoup à toutes les deux.
14:38A bientôt sur Bsmart.
14:40Et bon, Paris Infra Week, voilà.
14:43Merci à toutes et à tous de votre fidélité.
14:45Je vous dis à très vite pour une nouvelle édition
14:48de Smart Impact sur Bsmart.
14:49Salut !
14:50Sous-titrage Société Radio-Canada

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