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  • il y a 7 semaines

Après un été particulièrement marqué par les événements climatiques extrêmes, le constat est alarmant. Pourtant, les réactions politiques semblent pourtant bien timides. Combien faudrait-il investir pour contenir le réchauffement ? La réponse politique est-elle à la hauteur ?

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Transcription
00:00On se souvient de Nicolas Sarkozy et d'autres qui disaient l'écologie, ça suffit.
00:04Alors c'est sûr que dix ans plus tard, quand on a cinq épisodes de canicule en deux mois,
00:09on se dit, c'est quand même un peu fort de café.
00:11On a traité ce qui s'est passé cet été comme une crise ponctuelle.
00:14Or ce n'est pas une crise ponctuelle, c'est un changement climatique.
00:17Et cet aspect des choses, le fait que ça soit appelé à durer, que ça soit durable, pérenne,
00:23a été oublié à la fois par le personnel politique et parfois effectivement par certains articles de presse.
00:29Mais par exemple, moi j'ai été très frappé quand Emmanuel Macron se déplace dans la forêt de Fontainebleau
00:33pour saluer le personnel qui s'est vaillamment battu contre l'incendie qui a dévasté une partie de cette forêt.
00:38Il parle sécurité civile, il parle sécurité.
00:41Il vient d'ailleurs avec le ministre de l'Intérieur qui était là la veille.
00:43La ministre de l'Écologie ne se déplace pas, il ne prononce pas le mot climat.
00:47À aucun moment, il ne va indiquer qu'effectivement ces incendies, leur intensité, leur impact, leur gravité
00:53est accentué par le changement climatique.
00:55Et ce changement climatique, il n'est pas naturel, il est lié à l'action de l'homme.
00:59C'est difficile de dire, voilà, cette crise à un instant T coûte tant.
01:02D'abord, effectivement, là le chiffrage c'est d'abord pour les activités agricoles,
01:04mais en réalité on a un cocktail de problèmes pour des secteurs différents et qui va se pérenniser.
01:10Donc il faut parler de ce que ça a déjà coûté,
01:12mais il faut aussi parler de ce qu'on doit engager comme investissement aujourd'hui et auquel on n'échappera
01:16pas.
01:17On connaît tous la situation politique et l'absence de majorité à l'Assemblée nationale.
01:21Et donc effectivement, la mise en place déjà d'un budget classique,
01:25ça va être difficile.
01:25Elle ne va pas être simple.
01:26Mais alors la mise en place d'un budget qui intègre à la fois les mesures d'accompagnement
01:31sur le dérèglement climatique et les cinq canicules,
01:34puisqu'il y en a même encore une qui va frapper au mois de septembre,
01:36cette semaine, le sud de la France.
01:38Et puis il y a tous les investissements à venir.
01:40Alors vous posiez la question du chiffrage.
01:42Il y a eu un rapport de Jean Pisani-Ferry et de Selma Mafouz en mai 2023,
01:47qui tentaient de chiffrer les investissements nécessaires pour pouvoir faire face à la transition énergétique,
01:53au réchauffement climatique et pouvoir le contenir.
01:56En France, ça serait 70 milliards d'euros par an,
01:59répartis à peu près un tiers, un tiers entre le public, le privé et les ménages,
02:03privés et les entreprises.
02:04Et c'est important cette répartition parce que si l'une de ces parties se dit
02:08on met trop la main à la poche au détriment des autres,
02:11dans ces cas-là, on ne va pas jouer le jeu.
02:13Et donc il y a cet équilibre aussi qui est à trouver.
02:16Mais quand on dit 70 milliards d'euros par an,
02:18le chiffre est tellement énorme qu'effectivement,
02:21on se retrouve un peu, et sans doute les politiques,
02:23se retrouvent un peu comme des lapins pris dans les phares
02:26et ne sachant finalement par où commencer.
02:29Vous êtes sympa parce que ça fait des décennies que les scientifiques alertent sur la situation.
02:32Alors oui, on se souvient de Nicolas Sarkozy et d'autres qui disaient
02:34l'écologie, ça suffit.
02:36Alors c'est sûr que dix ans plus tard,
02:38quand on a cinq épisodes de canicule en deux mois,
02:41on se dit c'est quand même un peu fort de café.

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