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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Il est 20h06 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2 avec le ministre Pierre
00:04Lelouch.
00:05Merci d'être avec nous, monsieur le ministre, avec Sébastien Ligné, journaliste politique,
00:10Eva Duparc, journaliste à frontières, Jules Torres, cher Jules, bonsoir,
00:15et Loïc Travers, secrétaire général adjoint d'Alliance Police Nationale.
00:20Merci d'être avec nous.
00:21Et c'est vrai que j'ai une pensée pour vous, j'ai une pensée pour les commerçants,
00:25parce que ce n'est pas suffisamment compliqué sur le terrain pour le tribunal administratif de Paris.
00:30Ce n'est pas suffisamment compliqué pour vous.
00:32C'est vrai qu'on n'a pas vu suffisamment de casse en plein cœur de la capitale,
00:35que finalement un parcours qui est un parcours à haut risque,
00:40place de la Bastille, place de la Nation,
00:42qui a été retoqué à juste titre par la préfecture en disant
00:46qu'il faut arrêter ces manifs en plein centre-ville,
00:49et bien finalement le tribunal administratif a dit quoi ?
00:51Et bien on le maintient.
00:53On vire le refus de la préfecture de police de Paris,
00:59et finalement ça va passer,
01:00alors c'est cette nuit que ça va être décidé,
01:02auprès du Conseil d'État.
01:04Et ça serait vraiment, je suis curieux d'avoir votre réaction
01:07lorsque vous avez découvert que le tribunal administratif de Paris
01:09a dit non, non, non, ils ont raison,
01:12l'UNEF, la CGT, de le faire de place de la Bastille à place de la Nation.
01:17Alors, on avait un parcours qui était impeccable,
01:19à l'image du week-end dernier, avec de grandes artères dégagées,
01:22un petit peu moins de commerce, donc un petit peu moins de risque,
01:25et surtout donc des collègues qui peuvent se canaliser
01:28et travailler sur le cortège, la sécurisation des manifestants,
01:32pacifiques, éventuellement s'il y a une agrégation de black blocs
01:34ou de gens à un danger, et bien on peut les traiter efficacement,
01:37et on n'a pas à s'occuper de notamment tout ce qui était pillage.
01:40Et bien là, effectivement, le risque, si jamais c'était accepté,
01:43et si jamais ils ont gagné de cause, et si jamais on retourne
01:46sur des parcours classiques au cœur de Paris,
01:49et bien on risque d'avoir des dégâts,
01:50et ça complexifie la mission de policier.
01:53Mon secrétaire général avait dit il y a quelques semaines,
01:57en parlant de la justice pénale, que le problème de la police,
01:59c'était la justice, même quand c'est la justice administrative,
02:02elle ne nous aide pas, et elle continue à défoncer
02:05à la fois les policiers et les pauvres, effectivement, concitoyens
02:09qui ne vont pas pouvoir tenir leur magasin, si jamais on leur donne raison.
02:12Alors là, je vous montre, vous voyez en jaune,
02:16parce que les gilets jaunes voulaient également manifester
02:18depuis la place de la Bastille, en direction de la place de la Concorde.
02:20Ils auraient pu aussi préposer un sitting vraiment devant l'Elysée.
02:24Ça a été retoqué.
02:26En vert, c'est la CGT.
02:28Le jaune, c'était le 17 octobre.
02:30Bien sûr.
02:31La CGT et également l'UNEF.
02:34Ça avait été refusé par la préfecture,
02:37qui avait proposé ce que vous voyez en bleu,
02:40le départ Porte de Bagnolet et Porte de Charenton,
02:43qui n'est pas non plus un parcours idéal.
02:46C'est la solution la moins pire pour que le droit de manifester perdure.
02:49Mais on l'a bien vu la semaine dernière,
02:51vous avez eu en fin de cortège, pendant deux heures,
02:54au moment de la dispersion des violences
02:57entre des éléments radicaux et les forces de l'ordre.
03:01Mais je n'arrive toujours pas à comprendre.
03:03Alors là, je me dis, peut-être qu'en fait,
03:05le tribunal administratif, il y a un aspect un peu machiavélique,
03:09c'est de se dire, on arrête le bras de fer en première instance,
03:11c'est un peu technique.
03:12On donne la parole au Conseil d'État,
03:15qui va créer en quelque sorte une jurisprudence.
03:18Et c'est possible que ça soit ça aussi.
03:20Le tribunal administratif.
03:22C'est tellement la France.
03:23Moi, j'ai confiance en ma justice.
03:26Le tribunal administratif dit, on juge en droit.
03:29On ne regarde pas tout ce qu'il y a à côté,
03:31le climat, la tension, la violence qu'il pourrait y avoir.
03:33Le tribunal administratif, et d'ailleurs, j'ai vérifié,
03:35on ne sait pas pour l'instant si c'est trois juges ou si c'est un seul.
03:38A priori, dans ce cas-là, c'était un seul juge des référés,
03:42qui dit autorité.
03:42Donc, une personne vient balayer la réflexion et le travail
03:46de milliers de policiers qui sont sur le terrain,
03:50qui ont alerté les autorités
03:51et qui, en responsabilité, ont pris cette décision.
03:54On écoute Laurent Nounier.
03:55Je vous donne la parole, monsieur le ministre.
03:57On va faire appel, ça c'est sûr, on va faire appel.
04:00Il est important aussi que le Conseil d'État puisse trancher,
04:02dire le droit.
04:03Oui, mais le temps, non.
04:05Vous savez, les forces de sécurité intérieure
04:08savent s'adapter à des itinéraires
04:10qui peuvent changer au dernier moment.
04:12Regardez, la semaine dernière, il a changé au dernier moment.
04:14Quand il y a des risques de trouble à l'ordre public,
04:15on peut modifier un itinéraire au dernier moment.
04:18Évidemment, c'est plus confortable
04:20quand l'organisateur accepte les propositions qui sont faites.
04:22Je ne vois pas en quoi c'est aussi attentatoire aux libertés que cela.
04:26Si un juge en a décidé autrement, moi je respecte la justice.
04:29On fera appel pour que le droit soit clairement tranché, clarifié sur ce point.
04:33Mais si cet appel venait à être rejeté,
04:36la manifestation, elle sera encadrée.
04:38Et ceux qui veulent manifester paisiblement
04:40pourront le faire comme c'est toujours le cas partout en France.
04:43C'est-à-dire que vous avez...
04:45Alors, l'autre question que je me pose,
04:46c'est que s'il y a de la casse,
04:48qui est responsable ?
04:50Ah là, par contre, l'UNEF, la CGT,
04:52ils vont avoir une responsabilité quand même.
04:54C'est eux qui veulent ce parcours-là.
04:56Ils sont dans leur rôle demandé.
04:58Ce que je veux dire, c'est que nous sommes en train de vivre
05:00l'un des problèmes de notre République,
05:035ème République finissante dans la situation où nous sommes.
05:07Ce sont ces organes non élus qui font la loi.
05:10C'est en matière d'immigration,
05:11c'est en matière de plein de sujets
05:13où vous avez des cours, conseils constitutionnels,
05:16conseils d'État, cours des comptes,
05:18qui font leurs lois de leur côté.
05:21Dans le cas du conseil d'État et du tribunal administratif,
05:25ils ont une spécialité, une tendresse particulière
05:27pour les libertés publiques.
05:29Et ils sont très attachés à ça.
05:31Donc, à chaque fois qu'il y a un...
05:33Monsieur doit le savoir,
05:34à chaque fois qu'il y a un problème de liberté publique,
05:36en général, le conseil d'État va aller du côté des libertés publiques.
05:40Là, il y a aussi une affaire de maintien de l'ordre.
05:43Et donc, ça va être très, très compliqué.
05:45Je ne sais pas ce que le conseil d'État va décider.
05:48Mais je voulais rappeler quand même
05:50ce qui s'est passé le 17 octobre.
05:52Le 17 octobre, il n'y a pas eu un accord sur le tracé.
05:55Et on a vu des groupes de manifestants,
05:57dans tout Paris, se disperser de partout.
05:59Donc, je crains fort...
06:00Il y a une sous-disposition policière,
06:01ce qui n'est pas le cas demain.
06:02Je crains fort qu'un désaccord sur le tracé
06:07se traduise par des violences dans toute la capitale.
06:10Donc, c'est une affaire très sérieuse.
06:12Mais encore une fois, le conseil d'État,
06:14il est traditionnellement du côté des libertés publiques.
06:18Et il considère que le droit...
06:20Parmi les libertés publiques,
06:22excusez-moi, et d'ailleurs, le conseil d'État,
06:24la priorité d'un État, c'est de protéger les biens et les personnes.
06:27Bon.
06:28Parmi les libertés publiques, puisque vous parlez de liberté,
06:31la liberté d'aller et venir, c'est une liberté publique ?
06:33Publique, oui.
06:34Très bien.
06:34La liberté de commercer ?
06:36Aussi.
06:36La liberté d'entreprendre ?
06:38Mais c'est au juge d'équilibrer les deux choses.
06:40J'ai l'impression que là, visiblement,
06:42ce n'est pas vous, Pierre.
06:44Je suis totalement de votre avis.
06:46Simplement, je vous donne la tradition de cet organisme.
06:49Mais j'entends.
06:49C'est une tradition qui marche sur la tête.
06:51Oui, surtout avec une juridiction administrative
06:54qui est normalement chargée des relations entre l'État et les citoyens.
06:57C'est l'absurdistan français.
07:00Parmi les absurdistans.
07:01Mais dans un pays normal, vous avez une situation comme celle de...
07:05Oui, ça commence mal, votre phrase.
07:07Allez, évolique.
07:07Non, non.
07:08Mais attendez, c'est ce que je veux dire.
07:10Laissez-moi terminer ma phrase.
07:11Et la liberté d'expression de Sébastien.
07:12Rien n'est normal.
07:13La liberté d'expression de Sébastien.
07:15Dans une situation normale.
07:16Je vais en référer au Conseil d'État.
07:17Eh bien, écoute, allez-y.
07:18Non, mais franchement, je ne voulais pas faire ma phrase.
07:19Vous allez...
07:20Alors, finissez, mais ne commencez pas dans une situation normale.
07:22Mais non, mais dans un pays, pas la France,
07:24dans un autre pays qui fonctionne correctement.
07:26Voilà, c'est mieux.
07:26Vous avez une situation comme celle sur laquelle on va avoir demain,
07:29avec des menaces réelles, sécuritaires,
07:32des renseignements qui vous alertent
07:33dans un pays normalement constitué.
07:35Le gouvernement prend une décision,
07:38change la manifestation,
07:39terminez et on passe à autre chose.
07:41Sauf que dans ce pays,
07:42vu que le politique n'a plus le pouvoir,
07:43on en est obligé à avoir la préfecture
07:46qui donne un avis,
07:47puis ensuite une justice administrative,
07:48puis ensuite il y a un recours,
07:50puis ensuite il y a le Conseil d'État.
07:51Et le pouvoir n'a tellement plus de puissance à elle seule
07:54qu'aujourd'hui, on en est tous à attendre.
07:56Une seule chose, c'est la décision du Conseil d'État.
07:58Est-ce qu'on se rend compte de l'absurdistan ?
08:00C'est-à-dire que le ministre de l'Intérieur,
08:02représentant des Français et de la République,
08:04en est à se dire,
08:05on attend la décision du Conseil d'État.
08:08On pourrit la vie quotidienne des Français.
08:10Alors ok, il y a la liberté de manifester,
08:12mais vous le disiez très bien,
08:13il y a la liberté de circuler,
08:14la liberté de commercer,
08:15de bien gagner sa vie.
08:16Moi aujourd'hui, en effet,
08:17avec ce changement de parcours,
08:18je pense à tous ces commerçants
08:20à qui on ne donne aucune solution,
08:22qu'on demande à la rigueur d'ouvrir le dimanche,
08:25alors que je suis sûre que le gouvernement
08:28ne connaît pas le prix d'un salarié le dimanche
08:29qu'on paye double.
08:31Donc il y a tout ça,
08:31mais il y a aussi les solutions qu'il leur donne,
08:33c'est de prendre des agents de sécurité.
08:34Mais excusez-moi, ces gens,
08:35ils n'ont déjà plus rien,
08:36donc prendre des agents de sécurité,
08:38ça me paraît totalement indécent,
08:40surtout que la fonction première de l'État,
08:41en fait, c'est de protéger.
08:43C'est ça qu'on oublie trop souvent.
08:44Et les commerçants payent des impôts
08:46abonnables d'ailleurs pour cette raison.
08:47Donc oui, aujourd'hui,
08:48le message est clair envers ces commerçants
08:50qui vont encore subir des violences,
08:51c'est débrouillez-vous.
08:55violences lors des manifestations du 17 octobre.
08:58Pourquoi on met les images du 17 octobre ?
09:01Parce que le ministre de l'Intérieur
09:02a expliqué qu'on était dans un format 17 octobre.
09:05Il y avait un risque très élevé de violences,
09:08épisodes de violences urbaines
09:11comparables à ceux du 17 octobre anticipés.
09:15D'accord ?
09:16Itinéraires proposés par la profondeur
09:18et craintes des débordements.
09:19Mais la priorité, c'est pour ça
09:20qu'on monte les images du 17 octobre.
09:21Mais la question centrale,
09:23parce que là, ils vont être pris dans le piège,
09:26si, validation par le Conseil d'État,
09:28allez, soyez en fond,
09:29c'est validé par le Conseil d'État,
09:30place de la Bastille, place de la Nation,
09:32le moindre objet qui est vandalisé,
09:36la moindre victrine,
09:37quelle serait la responsabilité des organisateurs ?
09:41Les organisateurs, normalement, de manifestations,
09:44ont une responsabilité
09:45à ce que les choses se déroulent bien.
09:48Évidemment, on accord avec les forces de l'ordre.
09:50On pourrait le prendre sur le budget du Conseil d'État.
09:52Vous savez, voir quand même Laurent Nunez,
09:55qui, là, en l'occurrence, a raison, je le pense.
09:58Oui, mais le problème étant que ça fait 40 ans
10:01que le pouvoir politique a délégué au Cour suprême
10:05son propre pouvoir.
10:07Quand on a une loi immigration qui est votée,
10:09vous avez le président de la République qui vous dit
10:11« je vais saisir le Conseil constitutionnel
10:14pour voir si cette loi est conforme à la Constitution
10:17voulue par Michel Debré et le général de Gaulle ».
10:20Résultat, 36 articles qui sont censurés.
10:22Quand vous avez des pouvoirs politiques
10:25qui vous disent « non, non, il faut évidemment voir
10:27l'avis du Conseil d'État,
10:29il faut évidemment voir l'avis de la Cour des comptes
10:31sur le budget »,
10:31il ne faut pas se tenir.
10:33Ensuite, que vous ayez des politiques
10:34qui n'ont plus de pouvoir,
10:36que vous ayez des cours suprêmes
10:37qui court-circuitent le législateur,
10:39qu'il y ait des pouvoirs politiques extérieurs
10:41qui décident avec les jurisprudences,
10:44avec les tribunaux administratifs,
10:45avec la Cour européenne des droits de l'homme,
10:47avec la Cour de justice de l'Union européenne,
10:48qui décident à la place du pouvoir politique.
10:50Et puis, il y a quelque chose d'injuste et d'opaque,
10:53c'est que quand on prend une telle décision
10:55avec des conséquences qui peuvent être très lourdes,
10:57la moindre des choses,
10:59c'est de communiquer,
11:00d'expliquer les raisons
11:01pour lesquelles vous prenez cette décision-là,
11:04que le tribunal administratif de Paris
11:06fasse après cette décision une conférence
11:08pour expliquer,
11:09en disant que le problème, en fait,
11:10c'est les forces de l'ordre
11:11et qu'il faut évidemment manifester
11:13et qu'il faut manifester dans tout Paris
11:15pendant qu'on y est.
11:16Bon, Jules Thorez vient de rappeler
11:18ce que moi j'ai essayé de dire au début,
11:19à savoir qu'on est dans un mouvement général
11:21où l'État est dépossédé
11:24de sa puissance
11:25par tout un tas d'organismes juridictionnels
11:28qui décident à sa place.
11:30Et même à la place du Parlement.
11:33Maintenant, vous savez ou vous savez pas,
11:35Elliot, il y a mieux que ça.
11:36Il y a le Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
11:39Ah bah oui.
11:40Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU
11:42accuse la France de ne pas respecter...
11:44Déjà condamnés à la France.
11:45Déjà condamnés.
11:46Des organismes internationaux se penchent
11:49sur le cas de la France en critiquant le pays.
11:51Donc on est dans le monde de l'absurde.
11:53Ça veut dire...
11:54Moi, je renvoie simplement nos auditeurs
11:55à un dossier du Figaro
11:57sur les artisans, les commerciants
12:00qui ont tout perdu le 17.
12:02Et ça, ça fond le cas.
12:04Et on va en parler justement
12:05parce qu'imaginez la folie dans laquelle on est.
12:08Vous êtes commerçant
12:09et il faudrait revoir le parcours
12:11entre place de la Bastille
12:13et place de la Nation
12:14et vous vous êtes dit
12:15ouf, comme le week-end dernier,
12:17on va pouvoir travailler
12:18mais en faisant très attention,
12:20peut-être en se barricadant,
12:21mais au moins on ne va pas avoir
12:23le cortège qui va passer
12:24avec le risque de casse et de pillage.
12:27Mais la décision, elle a été prise en plus
12:29aux alentours de 19h.
12:31Et donc, toute la nuit,
12:32ils vont devoir essayer
12:33de se barricader
12:34en se disant
12:35peut-être que demain,
12:36le Conseil d'État
12:37ne retoquera pas la décision.
12:37Sans aucune concertation.
12:39Enfin, on est dans un monde...
12:40Et même pour les forces de l'ordre,
12:41ça doit être compliqué
12:42de se mettre en place.
12:43Alors, c'est d'autant plus compliqué
12:44que là, on parle
12:45de la journée de manifestation
12:46mais demain, vous le savez,
12:47c'est Halloween,
12:48je ne l'apprends à personne
12:48et que la journée
12:50va durer 20h demain.
12:51Et c'est-à-dire que ça va commencer
12:52demain matin,
12:53le dispositif est calibré.
12:55Je rappelle qu'il y a
12:55150 parcours identifiés
12:58ou plausibles
12:59sur toute la France.
13:00C'est-à-dire que là,
13:01on parle de celui
13:01qui est le plus médiatique,
13:02Paris,
13:03mais c'est la même chose
13:03dans certaines grandes villes
13:04de province
13:05et dans des villes moyennes.
13:06Bravo de le rappeler
13:07parce que souvent,
13:08et c'est à raison,
13:09les téléspectateurs
13:10qui nous regardent
13:11dans toute la France
13:12et parfois à l'étranger
13:14disent
13:15qu'il y a une focale
13:16sur Paris
13:17alors que dans toutes
13:18les villes de France,
13:18il y a eu des exactions
13:19le 17.
13:20Vous avez entièrement raison
13:21de rappeler ça.
13:22Et mes collègues de province
13:23ne sont pas tous équipés
13:24justement pour pouvoir
13:25y faire face.
13:26Vous m'avez fait la transition.
13:27C'est-à-dire qu'il y a
13:28une justice qui ne tourne pas rond
13:30mais il y a aussi
13:31une société qui ne tourne pas rond.
13:32Ce week-end,
13:33on devrait tous parler
13:33de la Toussaint,
13:34de l'importance de la Toussaint
13:36dans notre société,
13:37de cette importance
13:37d'honorer nos morts,
13:39de se recueillir,
13:40pourquoi la Toussaint
13:42est au cœur
13:42de la société française.
13:43Et là,
13:44on est en train
13:44de s'inquiéter
13:45d'un samedi soir
13:47qui est présenté
13:48sur les réseaux sociaux
13:48comme la nuit des ténèbres.
13:50C'est-à-dire
13:50la réalité est en train
13:52de dépasser la fiction.
13:53Voyez le sujet
13:53de la rédaction de CNews.
14:00Une nuit
14:01où tout serait permis.
14:02C'est l'univers
14:03du film American Nightmare
14:05dont s'inspirent
14:06certains appels
14:06à manifester pour Halloween.
14:08Sur TikTok ou X,
14:09les vidéos invitent
14:10les manifestants
14:11à se retrouver samedi soir
14:13dans les rues
14:13et parfois déguisés.
14:14Une mobilisation
14:16qui inquiète les autorités.
14:17Le 31 octobre
14:18est la journée d'Halloween.
14:20Nous avons de nombreux
14:21appels à rassemblements
14:22qui émanent
14:24de la mouvance
14:25d'ultra-gauche,
14:26radicalisés,
14:27de certains sites
14:28de gilets jaunes
14:29radicalisés
14:30qui invitent
14:31les gens
14:32à se rendre
14:33sur des rassemblements
14:35de voie publique
14:35à partir de 20h.
14:37Derrière ce rendez-vous,
14:38le ministre
14:38dit avoir repéré
14:39des messages
14:40bien plus inquiétants
14:41que de simples
14:42invitations à manifester.
14:43Compte tenu des appels
14:44que nous voyons
14:45sur les réseaux sociaux
14:46qui sont encore une fois
14:47des appels extrêmement violents.
14:48Enfin, il y a des...
14:50J'ai amené
14:50quelques extraits.
14:52On appelle
14:52« Faites la révolution »,
14:54« Révolution »,
14:55« Toute la nuit »,
14:56« Sortir de l'ombre »,
14:57« La nuit des ténèbres ».
14:58La préfecture de police
14:59rappelle sur X
15:00que dissimuler son visage
15:02dans l'espace public
15:02est une infraction
15:03passible d'une amende.
15:05Pour éviter
15:05de nouveaux débordements
15:06lors de cette soirée
15:07d'Halloween,
15:0870 000 membres
15:09des forces de l'ordre
15:10seront mobilisés
15:11dans toute la France.
15:12Et on va peut-être
15:13assister,
15:14Loïc Travers,
15:14et merci d'être avec nous
15:15secrétaire générale
15:16adjoint d'Alliance Police Nationale.
15:17On a vécu
15:19un week-end du 17
15:20inédit
15:20dans la conjonction
15:22et la jonction
15:23des mouvements radicaux
15:25entre ceux,
15:27les professionnels
15:28de la casse
15:28qui très tôt
15:29tout cassé
15:29et d'autres
15:31qui ont vu
15:31une opportunité,
15:32les délinquants
15:33souvent des quartiers périphériques.
15:34C'est le président
15:35de la République
15:36qui l'a expliqué ainsi
15:37et en plus
15:37des Black Blocs.
15:38C'était vraiment
15:39ce triumme virable
15:41terrifiant du 17.
15:42Le 24,
15:43on a vu un format
15:44un peu plus classique
15:44avec en fin de manifestation
15:47de la bagarre
15:48et d'une tentative
15:49de casse
15:50mais bien circonscrite
15:50par les forces de l'ordre.
15:52Et là,
15:52on va avoir peut-être
15:53un troisième scénario
15:54inédit.
15:54C'est qu'entre 11h
15:56et 20h,
15:57vous allez avoir
15:57le format classique
15:58quoique s'il y a
15:59le parcours par exemple
15:59à Paris,
16:00ça peut être
16:00un véritable Bronx.
16:02Mais passé 20h,
16:04vous allez bosser
16:04toute la nuit
16:05M. Travers.
16:06C'est le risque
16:07effectivement
16:07pour tous mes collègues
16:08qui vont être sur le terrain.
16:09Vous l'avez parfaitement
16:10bien décrit
16:11avec les symboles
16:12habituels
16:13où on s'attaque
16:13d'abord aux policiers,
16:15à certains lieux de pouvoir,
16:16on l'a vu notamment
16:17avec Limoges,
16:18à des symboles capitalistes.
16:20Et là,
16:21en fait,
16:21on a des pillages
16:22qui étaient ciblés,
16:23notamment le 17,
16:24sur des magasins,
16:25sur des enseignes particulières
16:27de grande distribution.
16:28Et ce qui est redouté,
16:29notamment dans les centres-villes,
16:31c'est des intrusions
16:32pour la première fois
16:33qui ciblent
16:34des lieux
16:35où il y a des gens,
16:36je cite,
16:37riches et aisés.
16:38Et ça,
16:39c'est quelque chose
16:40qui n'est pas passé
16:40sous les radars
16:41et clairement identifié.
16:42Donc c'est l'alerte
16:43de Thibaut Montbrial
16:44depuis des années.
16:45Dans les projets,
16:46si on ne fait rien,
16:47ils viendront jusqu'à chez vous.
16:49Il y a un véritable risque
16:50avec effectivement
16:51des réseaux sociaux
16:52qui se sont notamment
16:53spécialisés cette semaine
16:54sur cette thématique
16:56qui est un peu
16:56une nouveauté
16:57d'aller effectivement
16:58dans des endroits
16:59qui sont des lieux
17:01familiaux
17:01ou en tout cas
17:02préservés.
17:03Là,
17:04on bascule encore une fois
17:06quand on parle
17:06d'ensauvagement
17:07de la société.
17:08On y vient.
17:09On bascule assez vite
17:09vers la guerre civile.
17:11Vers la guerre civile.
17:12Si les gens sont attaqués
17:13chez eux,
17:14on change
17:16complètement de braquet.
17:17C'est déjà gravissime
17:18de voir qu'en France,
17:19on puisse
17:20attaquer des lieux publics
17:22et des commerçants
17:23et mettre la vie
17:24de gens par terre
17:25littéralement.
17:26Mais effectivement,
17:27on a commencé à voir,
17:29c'est au travers
17:29le confinement,
17:31on a commencé à voir
17:31des gens monter
17:32dans les étages,
17:33dans les immeubles.
17:35Si c'est organisé
17:36comme ça,
17:37ça va être grave.
17:37Il y a une question
17:38que je me pose
17:38quand même depuis longtemps,
17:41même plus de dix ans.
17:44La question des réseaux sociaux,
17:46ça n'est pas possible
17:47de continuer comme ça.
17:48Parce que c'est les réseaux sociaux
17:49qui organisent
17:50les mouvements des gens
17:51dans Paris.
17:51Demain,
17:52si vous n'avez pas
17:54de cortège,
17:55les réseaux sociaux,
17:56vous allez voir
17:56des gens dispersés
17:57de partout
17:57comme on a vu le 17.
17:59Pierre,
17:59vous savez que grâce
17:59aux réseaux sociaux aussi,
18:01il y a des informations
18:02qui ont pu être révélées
18:04qui n'auraient jamais
18:05été révélées
18:06dans les médias
18:06dits traditionnels.
18:08Je vous donne
18:08un exemple très concret.
18:10Le soir de la finale
18:11de Ligue des Champions
18:12du Paris Saint-Germain,
18:14heureusement qu'il y avait
18:14des lanceurs d'alerte
18:15sur les réseaux sociaux
18:16parce que sinon,
18:17on vous expliquait
18:18que c'était une soirée
18:19qui s'était globalement
18:20bien passée.
18:21Et cet exemple-là,
18:22je pourrais vous le citer
18:23des dizaines de fois.
18:24C'est le symptôme
18:25d'un régime qui ne va pas bien,
18:26celui qui veut effacer
18:27les images des réseaux sociaux.
18:28Non, ce n'est pas une histoire
18:29d'épargne.
18:29C'est quelque chose
18:31qu'on entend
18:32au sommet de l'État.
18:33D'alerte et de sécurité publique,
18:35la violence,
18:36elle est décuplée
18:37par les renseignements
18:38sur les échanges.
18:39Je dis ça parce que
18:39les services du Premier ministre
18:40ont anticipé,
18:42je ne dis pas qu'ils ont voulu
18:42le faire,
18:43ils ont voulu anticiper
18:44une grande coupure nationale
18:45des réseaux sociaux,
18:47Snapchat,
18:47TikTok,
18:48Instagram,
18:49X pendant quelques heures.
18:50Le temps de la manif.
18:51On parlait des tribunaux administratifs
18:53et du Conseil d'État
18:53sur les libertés publiques,
18:54je ne suis pas tout à fait sûr
18:55qu'on soit sur les libertés fondamentales.
18:56Notamment avec le ciblage
18:58des violences
18:59et notamment de toutes les images
19:00qui peuvent favoriser les violences.
19:02Qui définit les violences ?
19:03C'est toujours le même sujet.
19:04On peut parfaitement imaginer
19:05un système
19:06dans lequel
19:08lors de violences,
19:09on coupe
19:10les relations.
19:12Qu'est-ce que c'est que ce pays ?
19:13Ça s'appelle la Corée du Nord.
19:14Qu'est-ce que c'est que ce pays ?
19:15On n'est pas la Chine communiste.
19:16C'est exactement ce qui se passe
19:17dans ces pays-là.
19:18On passe notre temps
19:19à les regarder un petit peu de haut
19:20quand il y a ce genre d'action.
19:22Quand en Chine,
19:23ils ont leur propre Internet,
19:24leur propre site internet contrôlé,
19:26on leur dit
19:26non mais ça,
19:26ça n'arrivera jamais chez nous
19:27pour faire la même chose
19:28à la première violence.
19:29Et à raison,
19:30c'est que sur les réseaux sociaux,
19:32les groupes,
19:33notamment délinquants,
19:34ont pu s'organiser,
19:36se retrouver
19:37et qu'il faut trouver un moyen
19:38d'indiquer ce phénomène-là.
19:39Mais le problème,
19:40ce n'est pas le relais.
19:40Non seulement,
19:41je voudrais couper,
19:42j'aurais surtout des drones.
19:43Je voudrais des drones
19:44en temps réel
19:45pour survivre.
19:45Mais là, vous avez raison.
19:46Le problème,
19:47ce n'est pas le relais,
19:47c'est les jeunes.
19:48On le fait sérieusement.
19:50Il y a marre de subir.
19:51C'est comme avoir des policiers
19:53qui sont tirés
19:54avec des...
19:56comment ça s'appelle ?
19:57Des mortiers d'artifice.
19:58Des mortiers
19:59sans pouvoir répondre.
20:00Juste une chose.
20:00Pas possible.
20:01Simplement,
20:01j'entends aussi une petite musique
20:03comme quoi le problème
20:05serait uniquement
20:06les réseaux sociaux.
20:07Je ne suis pas dupe
20:08parce que grâce
20:09aux réseaux sociaux,
20:09vous avez aussi
20:10des lanceurs d'alerte
20:11qui ont permis
20:12de révéler
20:13des affaires
20:14qui étaient
20:14mises sous le tapis
20:16et les médias
20:17ne voulaient pas en parler.
20:18Tout le monde voyait
20:19ce qui se passait
20:19et les médias
20:20n'en parlent pas.
20:21Et grâce aux réseaux sociaux,
20:23il y a la lumière
20:24qui a été faite
20:24sur des sujets
20:25qui n'auraient jamais été
20:26auparavant.
20:27Dès qu'on parle
20:27de contrôle des réseaux sociaux,
20:29on sait très bien
20:29quel genre de contenu
20:30sont contrôlés.
20:30Vous avez raison Pierre
20:31sur comment
20:34circonscrire
20:34l'utilisation
20:35des réseaux sociaux
20:36pour les groupes
20:37des métiers
20:37qui veulent s'en prendre
20:38à des innocents.
20:40C'est très important.
20:41Il est 20h27.
20:42Courte pause.
20:42On revient dans un instant
20:43puisque vous avez voulu
20:44qu'on parle des commerçants.
20:44On va en parler.
20:45Et puis je veux qu'on parle
20:46de Sarah Knafo
20:48qui devait être demain
20:49pour vous dire
20:49le climat de folie
20:50dans lequel on est.
20:51Elle devait faire
20:53une signature
20:53chez notre confrère
20:54et collègue
20:56et ami Eric Tegner
20:58dans sa brasserie.
20:59Pour une séance
21:00de dédicaces.
21:01Il a dû annuler
21:03la séance de dédicaces
21:05parce que vous avez
21:052000 éléments radicaux
21:07qui voulaient tout saccager.
21:09Donc finalement
21:10c'est annulé.
21:11Et vous voyez
21:11des députés
21:12de la France insoumise
21:14qui applaudissent
21:15le fait
21:16qu'il y ait une personne
21:17qui n'ait pas le droit
21:18d'aller faire
21:19ces signatures-là.
21:20Une élue de la République.
21:21Élue de la République bien sûr.
21:2220h27.
21:24C'est ouf.
21:26Il est 20h30
21:27et si vous nous rejoignez
21:28je rappelle l'information
21:29le tribunal administratif
21:30de Paris
21:31autorise donc
21:32le parcours
21:33de la vaccination
21:33proposé par les organisateurs.
21:38La préfecture de police
21:39va saisir
21:40le Conseil d'État
21:41pour faire appel
21:42de cette décision.
21:43Décision qui devrait
21:44être rendue
21:45dans la nuit.
21:46C'est-à-dire
21:46qu'on ne sait même pas
21:47de la chiant-lits
21:49jusqu'au bout.
21:49C'est la chiant-lits
21:51administratif.
21:51Vous êtes en édition spéciale
21:52jusqu'au Conseil d'État.
21:54On est dans la juge.
21:55Dans ce pays
21:56pour décaler une manifestation
21:57il faut y passer la semaine.
21:59C'est pas la chiant-lits
21:59chiant-lits administratifs
22:00c'est l'autorité judiciaire.
22:02Ça s'appelle
22:03la chiant-lits administratifs.
22:03C'est plus grave
22:04et plus sérieux.
22:05Moi je pense que c'est
22:06la chiant-lits administratifs.
22:0720h30
22:08sur CNews
22:09et je voudrais
22:09parce que vous avez raison
22:10d'être attristé
22:12quand vous voyez
22:13ces commerçants
22:14qui ont tout perdu
22:15à Nantes par exemple.
22:16Vous avez un commerçant
22:18saccagé son commerce.
22:19Il tente de se remettre
22:21d'aplomb
22:22et de relancer son activité.
22:23Mais il va être
22:24contraint de faire quoi ?
22:25Pas de licencier.
22:26Donc bravo.
22:27Bravo aux casseurs.
22:28Il faut les applaudir
22:29ces casseurs.
22:30Il faut applaudir
22:31ces casseurs
22:32qui mettent en difficulté
22:33des salariés
22:35qui ne gagnent pas
22:35forcément beaucoup
22:36dans un petit commerce
22:37comme ça
22:37et qui travaillent
22:39des honnêtes
22:39qui n'ont rien demandé.
22:40Bravo.
22:41Vous voyez le sujet.
22:43Le magasin situé
22:45à Nantes
22:45en plein centre-ville
22:46a rouvert
22:47derrière sa vitrine
22:49en contreplaqué.
22:50Une boutique
22:50attaquée
22:51le 17 octobre.
22:53Moi je me disais
22:53on est en face de la FNAC
22:55on ne sera jamais attaqué
22:56mais je me suis trompé.
22:57Les casseurs
22:58filmés par la vidéosurveillance
22:59du magasin
23:00ont emporté
23:01pour 60 000 euros
23:02de stock.
23:03Ils ont soulevé
23:04le volet là
23:04donc mes salariés
23:06sont partis
23:06donc ont embarqué
23:07ce qu'ils pouvaient.
23:08On est un peu diminu
23:09il n'y a plus rien
23:11voilà monsieur
23:12des jeunes filles
23:14voilà.
23:15Quinze jours après
23:16le gérant
23:17a pris sa décision
23:18il va licencier.
23:19J'ai un autre magasin
23:20qui s'est fait attaquer
23:21dans la nuit de samedi.
23:22Ce magasin là
23:23marche un peu moins bien
23:24donc je vais le fermer
23:25donc je mets trois personnes
23:27en chômage.
23:27Bravo les mecs
23:28vous avez manifesté
23:29pour le pouvoir d'achat
23:30et vous foutez
23:31trois personnes en chômage.
23:32L'histoire de dire
23:33on va compenser le dimanche
23:36moi je ne suis pas sûr
23:37que mes salariés
23:38ont envie de travailler
23:3930 jours
23:406 jours sur 7
23:42à Noël
23:43il faut les comprendre aussi.
23:44Plus d'un millier
23:45de magasins
23:46ont subi
23:47de très lourds dégâts
23:48selon les chambres
23:49de commerce françaises.
23:50Les pertes
23:50de chiffre d'affaires
23:51ont été estimées
23:53à 1 milliard et demi
23:54d'euros.
23:56Et je vous propose
23:57ce sondage
23:57qui a été proposé
23:58cette semaine
23:59ce vendredi
24:00CSA
24:01JDD
24:02CNews Europe 1
24:0279% des français
24:04considèrent que les commerçants
24:05doivent avoir le droit
24:06à l'autodéfense
24:08face aux pillards.
24:09Et c'est intéressant
24:10de regarder dans le détail
24:11qui est d'accord
24:12avec cette idée ?
24:13En fait tout le monde
24:1463% à gauche
24:1682% à droite
24:18et même 95%
24:20du côté des Rennes
24:20et Reconquête.
24:21Et si on regarde
24:22dans le détail
24:22encore un peu plus
24:23à gauche
24:24et bien tout le monde
24:26encore une fois
24:2668% des élus
24:29et des sympathisants
24:30pardon
24:30la France Insoumise
24:31sont favorables
24:32à ce que les commerçants
24:34et bien
24:34aient le droit
24:35à l'autodéfense
24:36face aux pillards.
24:37Alors comme vous êtes
24:38avec nous Loïc Travers
24:39et que vous êtes
24:39secrétaire général
24:40adjoint d'Alliance
24:40Police Nationale
24:41vous ça doit vous faire mal
24:43ce type de sondage
24:45parce que c'est aussi
24:46la chute de l'état régalien
24:47quand on imagine
24:49maintenant
24:49les gens
24:51s'autodéfendent
24:52face à des pillards
24:52c'est qu'il y a quelque chose
24:54qui a manqué
24:54et ce qui a manqué
24:55c'est pas le maintien de l'ordre
24:56parce que vous faites
24:57ce que vous pouvez.
24:57Je ne peux pas malheureusement
24:58vous contredire
24:59à partir du moment
25:00où effectivement
25:00on a de tels sondages
25:02c'est un réflexe
25:03de protection naturelle
25:05qui malgré tout
25:06est très dangereux
25:07et qui ne peut que
25:08complexifier la police nationale
25:09quand elle intervient
25:10parce que la difficulté
25:12quand vous intervenez
25:13quelque part
25:14de savoir
25:14qui est le pilleur
25:15qui est le défenseur
25:16en fonction de comment
25:17ils sont armés
25:18et ils peuvent avoir
25:19d'ailleurs dans les mains
25:20les mêmes choses
25:20c'est-à-dire
25:21des marteaux
25:22des matraques
25:23des armes quelconques
25:25ça devient compliqué
25:26pour nous
25:26effectivement
25:27et vous avez raison
25:28c'est que l'état régalien
25:29à un moment
25:30ça me fait mal de le dire
25:32mais pas tout à fait
25:33à la hauteur
25:33effectivement
25:34même si là
25:35on imagine
25:35que c'est exceptionnel
25:36que c'est dans le cadre
25:38de maintien de l'ordre
25:39que c'est dans le cadre
25:39de VU
25:40que les gens
25:40sont marqués
25:41par des images
25:42très récentes
25:43où ils ont tout perdu
25:45leur job
25:45leur salaire
25:46etc
25:47leur dignité
25:48parfois
25:48dans certains cas
25:49donc c'est vraiment
25:50effectivement
25:52terrible
25:52et c'est dans une démocratie
25:54traditionnelle
25:55et comme la nôtre
25:56ça ne peut qu'effectivement
25:57interroger
25:58sur notre efficacité
26:00je peux comprendre
26:00les gens
26:01qui ont ce réflexe
26:02et cette position
26:03vous allez devoir
26:04quitter le plateau
26:05dans quelques secondes
26:06mais j'ai vraiment
26:06une question
26:08que tout le monde se pose
26:09comment vont vos collègues
26:10comment vont vos frères
26:11d'armes ce soir
26:11dans quel état d'esprit
26:12ils sont
26:13c'est d'ailleurs la première question
26:14que j'aurais dû vous poser
26:15alors il y a une forme
26:16de fatigue qui commence
26:17à s'installer
26:17parce qu'en fait
26:18ça fait malgré tout
26:19cinq semaines
26:20plus la partie pape
26:22même si la partie pape
26:22s'était bien
26:23vous étiez ovationnés
26:25effectivement
26:25on a été ovationnés
26:26ça ça fait chaud au coeur
26:27mais la mobilisation
26:28était là
26:29et les heures sont faites
26:30et la difficulté
26:31aujourd'hui pour mes collègues
26:32et bien c'est de ne pas avoir
26:33de temps de repos
26:34soit des journées de congés
26:35qui ont sauté
26:36soit des journées de repos
26:37soit pour mes collègues CRS
26:38le fait qu'ils ne soient plus
26:39neutralisés
26:40et qu'ils sont déneutralisés
26:42ça veut dire qu'en fait
26:43ils n'arrivent pas
26:44à se ressourcer
26:45eux-mêmes
26:45physiquement
26:46moralement
26:47et physiologiquement
26:49pardon
26:49merci Loïc Traver
26:51d'être venu nous voir
26:51j'aimerais qu'on parle
26:52d'Eric Tegner
26:53parce que c'est dans ce climat
26:56de haine
26:57de censure
26:58que nous vivons
27:00de chasse à l'homme
27:01là on peut dire
27:01et de chasse à l'homme
27:02dites-vous
27:03Jules Torres
27:04Eric Tegner
27:05devait retrouver
27:06Sarah Knafot
27:07pour la signature
27:08de son livre
27:08demain
27:09dans sa brasserie
27:12Carfave
27:13et 2000 antifas
27:16étaient prêts
27:17à se mobiliser
27:18des casseurs
27:20venus de toute la Bretagne
27:21et ils étaient là
27:22dit Eric Tegner
27:23pour piller
27:24et pour casser
27:25et tout détruire
27:27donc il a décidé
27:28d'annuler
27:29pour lui
27:29pour sa brasser
27:30mais surtout
27:31parce que c'est dans
27:31une zone commerciale
27:33et que les commerçants
27:35ont suffisamment souffert
27:36en France
27:36pour qu'ils soient
27:39une sorte de victime
27:41collatérale
27:41de l'extrême gauche
27:43en Bretagne
27:44écoutez Eric Tegner
27:47Bonsoir à tous
27:48écoutez
27:48j'ai une mauvaise nouvelle
27:49je suis contraint
27:50d'annuler
27:50la dédicace
27:51de Sarah Knafot
27:52dans ma brasserie
27:53Carfave
27:53et je vais vous expliquer
27:54pourquoi
27:55il y a depuis plusieurs jours
27:57des appels
27:58à manifester
27:59illégalement
27:59devant notre brasserie
28:00mobilisé notamment
28:02par une députée
28:03LFI du coin
28:03les informations
28:05des dernières heures
28:06nous disent
28:06qu'il y a
28:07plus de 2000
28:08participants
28:09Antifa
28:10qui prévoient
28:11de venir dans ce village
28:12de moins de 2000 habitants
28:14également
28:15on a appris
28:15ces dernières heures
28:16que des casseurs
28:17venaient de Brest
28:18et de toute la Bretagne
28:20et il y a des appels
28:21sur les réseaux sociaux
28:22à piller la brasserie
28:24et à tout casser
28:26Eva
28:27qui travaillait
28:28avec Eric Tegner
28:29pour Frontières
28:30évidemment
28:30j'apporte tout mon soutien
28:32à Eric Tegner
28:32je sais à quel point
28:33c'est difficile
28:34d'être entrepreneur
28:34d'organiser ce genre
28:35d'événements
28:36et il a dit un mot
28:37une phrase très importante
28:38c'est
28:39ils font ce qu'ils veulent
28:40et ce sont toujours
28:41les mêmes qui payent
28:41c'est à dire que nous
28:42on s'organise
28:43on organise
28:44une séance de dédicaces
28:45dans le calme
28:46le plus peu total
28:47organisée
28:47avec des agents de sécurité
28:48on les prend aussi
28:50surtout pour Eric Tegner
28:51assez frais
28:51et en fait
28:52c'est nous qui payons
28:53encore le prix
28:53de ces 2000 manifestants
28:55qui viennent dans une ville
28:56je le rappelle
28:56de 1500 habitants
28:58mais nous
28:59Eliott
28:59on connait l'adversité
29:00chez Frontières
29:01on part en manifestation
29:02Jordan Florentin
29:03la semaine dernière
29:04s'est encore fait menacer
29:04de se faire arracher la tête
29:06donc ça ne nous arrêtera pas
29:07aujourd'hui je pense
29:08qu'Eric Tegner
29:09il a pris cette décision
29:10évidemment pour les participants
29:11pour ne pas les mettre en danger
29:12mais aussi pour les commerçants
29:13de son village
29:14auquel il tient énormément
29:15Alors ce que vous avez vu
29:16pendant votre message
29:18c'est le tweet
29:19de la députée
29:20de la circonscription
29:21députée de la France Insoumise
29:22qui se félicite
29:24donc de la situation
29:25qui dit
29:26l'annonce vient de tomber
29:27Eric Tegner
29:28patron du Média
29:28de la Frontière
29:29vient d'annuler la séquence
29:30qui devait se tenir
29:30demain dans sa brasserie
29:31des Côtes d'Armor
29:32il a compris que la Bretagne
29:34est et restera
29:35une terre résolument
29:36ouverte solidaire
29:37et antifasciste
29:38donc elle applaudit
29:39la censure
29:40voilà où on en est
29:41aujourd'hui
29:41alors que la démarche
29:43est complètement fasciste
29:44qu'est-ce qui caractérise
29:45la fasciste
29:46c'est la violence
29:46c'est la menace de la violence
29:47le principal tort
29:48d'Eric Tegner
29:49c'est d'être breton
29:49c'est-à-dire que
29:50c'est quand même
29:51le seul département du monde
29:53le seul département de France
29:54où vous ne pouvez pas faire
29:55une séance de dédicace
29:57avec une élue de la République
29:58encore une fois
29:58là on ne parle pas
29:59d'une petite réunion
30:01avec des personnes
30:02qui ne sont pas élues
30:02on parle de Sarah Knafo
30:03qui a vendu plus de 300 000 livres
30:05selon les derniers recensements
30:07GFK
30:07et vous avez d'autres élus
30:09d'autres élus de la République
30:10qui sont complices
30:10en l'occurrence
30:12cette députée
30:12je crois de la 4ème circonscription
30:14des Côtes d'Armor
30:14qui est une députée
30:15de la France Insoumise
30:16qui est absolument complice
30:17qui a appelé
30:17à une manifestation
30:20manifestation
30:20qui n'a pas été déposée
30:21je vous rappelle
30:22que c'est interdit
30:22d'appeler à une manifestation
30:23qui n'est pas déposée
30:24donc la députée
30:25évidemment n'est pas dans la loi
30:26mais vous avez
30:27tout un tas d'élus
30:28qui sont complices
30:28vous avez 2000 éléments radicaux
30:30qui prévoyaient de s'en prendre
30:32à la brasserie
30:33d'Eric
30:33et donc potentiellement aussi
30:35au lecteur de Sarah Knafow
30:36et potentiellement
30:37à Sarah Knafow
30:38elle-même
30:39dans une ville
30:39en effet de 1500 habitants
30:41où il y a eu
30:42dans les boucles
30:43notamment
30:44des antifas
30:45des militants radicaux
30:46des appels à piller
30:47donc c'est pas seulement
30:48la brasserie d'Eric
30:49qui a été visée
30:49c'est tout ce qu'il y a autour
30:50donc c'est pour vous montrer
30:51que non seulement
30:52ces gens-là
30:52sont des dingues
30:53sont complètement des dingues
30:55et qui sont en effet
30:56dans une sorte de chasse à l'homme
30:57Alors dire des dingues
30:58je vois ce que vous voulez dire Jules
30:59ça déresponsabilise
31:01des individus
31:02qui ont bien réfléchi
31:05à ce qu'ils voulaient faire
31:06ils sont loin d'être dingues
31:07ils ont la haine
31:08chevillée au corps
31:09et ils sont violents
31:12intimidants
31:14mais c'est loin d'être
31:15une dinguerie
31:15c'est-à-dire qu'ils sont
31:16pleinement responsables
31:17de l'argent
31:18ils sont parfaitement responsables
31:19vous voyez ce que je veux dire
31:19petite ouverture
31:20et je ferme la parenthèse
31:22Valère Fécresse a réagi
31:23c'est l'une des premières
31:24à avoir réagi
31:25sur le parcours de la CGT
31:26qui a été validé
31:27par le tribunal administratif
31:29incompréhension totale
31:29devant la décision
31:31du tribunal administratif
31:32suspendant l'arrêté du préfet
31:34les commerçants vandalisés
31:35le 17 octobre
31:35et les habitants de ces quartiers
31:36ont déjà suffisamment souffert
31:38ils doivent être protégés
31:39par la puissance publique
31:40le droit de manifester
31:42n'implique pas
31:42de choisir son parcours
31:44je vous assure
31:45on aurait dû en faire
31:46une heure de cette histoire
31:47parce que c'est une folie
31:48c'est inouïe
31:49avançons parce que cette haine
31:51cet engrenage
31:52elle s'installe aussi
31:53sur les plateaux
31:53elle s'installe sur les plateaux
31:55et je voudrais
31:56qu'on voit ce qui s'est passé
31:57hier sur le plateau de BFM
31:59on commence une histoire
32:00on la termine
32:01il s'avère que ce matin
32:02Pascal Praud
32:03en a parlé en longueur
32:04et c'est normal
32:05c'est à dire que vous avez
32:06des individus
32:06qui ne représentent personne
32:07si ce n'est eux-mêmes
32:08ou des micro-partis
32:10des micro-syndicats
32:12ils sont face
32:12à des élus de la nation
32:13pour leur expliquer
32:15qu'ils aimeraient voir
32:16le parti mourir
32:17bon bah écoutez
32:20pourquoi on suit l'histoire
32:21parce que plainte
32:22a été déposée
32:22j'ai hâte de voir
32:23ce que la justice
32:24va décider
32:24face à l'indignation
32:26à la suite des menaces
32:27de mort contre le RN
32:28proférée par madame
32:29Sophia Tizaoui
32:30sur le plateau de BFM TV
32:32j'ai déposé plainte
32:33en gendarmerie
32:33il n'y a pas de débat
32:34possible avec la haine
32:35nous ne laisserons pas
32:36des millions de français
32:37être menacés de mort
32:38alors que l'extrême gauche
32:39a déjà tué dans notre pays
32:40je vous propose
32:41de revoir la séquence
32:44une partie de cette jeunesse
32:45est haineuse
32:46il n'a qu'une envie
32:47c'est d'en découdre
32:47mais oui j'ai envie
32:48d'en découdre
32:48avec le rassemblement national
32:49parce que j'ai envie
32:50que vous soyez un parti mort
32:51voilà moi je le dis
32:52je veux que votre parti
32:53attendez
32:55attendez
32:57attendez
32:58moi je ne veux plus
32:58que ce parti existe
32:59mon fils de 3 ans
33:00mon fils de 3 ans
33:01a été menacé de mort
33:01parce que c'est des gens comme ça
33:02non non
33:03et moi j'ai pas été menacée de mort
33:04non Sophia Tizaoui
33:06attendez
33:06on ne veut pas
33:08vous sur ce plateau
33:09et ben c'est très bien
33:09non non
33:10non
33:11tout le monde doit être représenté
33:12sur tous les plateaux
33:13alors excusez-moi Sonia
33:15mais moi je ne veux pas
33:15je ne veux pas
33:16que aujourd'hui
33:17les gens qui attisent la haine
33:18et la violence de ce pays
33:19soient représentés sur des plateaux
33:20et donc il faut vite
33:21madame quitter ce plateau
33:22si vous ne voulez pas
33:23que des gens qui attisent la haine
33:24soient représentés sur des plateaux
33:25elle dit ensuite
33:26elle essaie de se rattraper
33:27et elle peut remercier
33:29Sonia Mabrouk
33:30toujours aussi excellente
33:31en disant
33:32mort politiquement
33:34donc
33:34mais
33:35c'est très intéressant
33:37de voir
33:38ce qui peut se passer
33:39sur ces plateaux de télévision
33:40une plainte a été déposée
33:42moi je peux vous dire
33:43qu'on n'en est qu'au début
33:44et au sein du Rassemblement National
33:46ils sont très inquiets
33:47du climat général
33:48de cette campagne présidentielle
33:50et certains s'inquiètent
33:51ouvertement
33:52de menaces
33:53qui à l'approche du premier
33:54et du second tour
33:54pourraient devenir
33:55des menaces physiques
33:56voilà où on en est dans ce pays
33:57parce que le Rassemblement National
33:59est favori
33:59parce que Marine Le Pen
34:00a une réelle chance
34:01de devenir présidente de la République
34:02il y a une réelle chance
34:04qu'on s'attaque physiquement
34:06au candidat du Rassemblement National
34:08et pourquoi
34:09pourquoi cette impunité
34:10parce que pourquoi
34:11cette jeune femme
34:11peut se permettre
34:13de dire ça
34:13sur un plateau
34:14avant d'être prise
34:15pourquoi elle peut se permettre
34:16de dire
34:16je ne vous veux pas
34:17sur ce plateau
34:18comme si elle était chez elle
34:19alors qu'on est sur une chaîne privée
34:20c'est parce que
34:21ça fait 30-40 ans
34:22que vous avez une élite
34:23culturelle
34:24politique
34:24médiatique
34:25qui a instauré dans les esprits
34:27que le Rassemblement National
34:28c'était les nazis
34:29et que finalement
34:30face aux nazis
34:30avec une seule solution
34:31c'était la menace physique
34:33et qu'au fond
34:34un bon nazi
34:35ça devait être mort
34:35et donc ça
34:36cet état d'esprit là
34:37la nazification
34:38du Rassemblement National
34:39ça entraîne
34:40ce genre de comportement
34:41alors il faut préciser
34:43quand même
34:43pour Madame Tizaoui
34:44qu'elle a une proximité
34:45avec
34:46parce qu'elle parle de la haine
34:47c'est très intéressant
34:48il faut qu'elle précise
34:49quand elle va sur les plateaux
34:50et même
34:51là où c'est la responsabilité
34:52des journalistes
34:53c'est de dire
34:54qui parle
34:55Madame Tizaoui
34:57elle a une proximité
34:58avec la
34:59avec la jeune garde
35:01vous voyez le geste
35:02qu'elle fait
35:03avec ses amis
35:04sur la photo
35:05c'est un geste
35:06qui est reproduit
35:06régulièrement
35:07par un certain
35:08Raphaël Arnaud
35:08qui je crois
35:09a été entendu
35:10par la police
35:12cette semaine
35:13auditionné
35:13dans l'affaire
35:14Quentin de Rang
35:14voilà
35:14et pas n'importe
35:16quelle police
35:16c'est une police
35:18spécialisée
35:18dans les questions
35:19aussi de terroristes
35:20sous-direction
35:20anti-terroriste
35:21la sous-direction
35:21anti-terroriste
35:22c'est pas n'importe quoi
35:23donc vous voyez sa proximité
35:25avec la jeune garde
35:26qui a été dissous
35:27je le rappelle
35:28et je crois qu'elle a même
35:29un statut
35:30dans un groupe
35:32qui serait en voie
35:34de dissolution
35:34aujourd'hui
35:35oui mais de toute manière
35:36moi c'est pour ça
35:37que je ne crois pas
35:37cette dame
35:38quand elle dit
35:38non mais je dis ça
35:39évidemment
35:39mort
35:40mort
35:40politiquement
35:40non
35:41la réalité
35:42de ces gens-là
35:43c'est que
35:44ils ne souhaitent pas
35:46la mort politique
35:47du Rassemblement National
35:47ils souhaitent
35:48la mort de tous les êtres
35:50qui la composent
35:50et pardonnez-moi
35:51Quentin de Rang
35:52c'est pas sa mort politique
35:53qu'on a voulu
35:54c'est sa mort
35:55je vous rappelle
35:56qu'il y a des collaborateurs
35:57parlementaires
35:57de Raphaël Arnaud
35:58qui sont actuellement
35:59en détention provisoire
36:00notamment monsieur
36:00Jacques-Élie Favreau
36:01qui a sans doute
36:02selon les premiers éléments
36:03de l'enquête portaient
36:04un coup mortel
36:05alors Jacques-Élie Favreau
36:06quand il sera jugé
36:07en cours d'assise
36:08il dira quoi ?
36:09il dira non non
36:09je ne voulais pas sa mort
36:10je voulais sa mort
36:10politiquement
36:11non non
36:12donc madame Tizaoui
36:14a des liens
36:14avec la jeune garde
36:16madame Tizaoui
36:17adore
36:18elle le revendique
36:20elle ne le cache pas
36:21elle adore Raphaël Arnaud
36:22donc ça ne veut pas dire
36:24qu'elle est responsable
36:25de tout cela
36:25mais ça veut dire
36:26que les méthodes
36:28de la jeune garde
36:28dont la mort
36:30de Quentin de Ranck
36:30elle ne les a jamais
36:32condamnées
36:32elle ne les a jamais niées
36:34et je rappelle
36:35qu'elle le même
36:36très vite s'attendait
36:37de se rattraper
36:38en disant
36:38une mort politique
36:39plein a été déposé
36:40maintenant c'est à la justice
36:41de décider
36:42je voudrais qu'on avance
36:43et que dans ce climat
36:45oui
36:45non juste
36:46il y a une chose
36:47qu'il nous reste 7 minutes
36:48et on est encore
36:48si on continue comme ça
36:49ça va très mal se finir
36:50à la période de 6 mois
36:51c'est l'alerte
36:52que vous évitez
36:53depuis très longtemps
36:54et je vais vous donner
36:55un exemple concret
36:56il y a 7 jours
36:57vraiment jour pour jour
36:59nous traitions
36:59sur cette antenne
37:01de l'attentat
37:02terroriste raciste
37:04qui a frappé la France
37:05à la verrière
37:06et à trappe
37:07et d'ailleurs
37:09on pourrait
37:10aujourd'hui
37:11dans cette horreur
37:12dans cet enfer
37:13que l'assaillant
37:15soit puni
37:17de la manière
37:17la plus ferme possible
37:19je constate
37:20d'ailleurs
37:20que depuis 7 jours
37:21il n'y a pas eu
37:22une seule fois
37:23un homme politique
37:24qui a essayé
37:24de se contorsionner
37:26pour condamner
37:26la condamnation
37:27elle a été unanime
37:29la condamnation
37:30médiatique
37:30a été unanime
37:32tout le monde
37:33a vu l'horreur
37:34en se disant
37:35mais c'est pas possible
37:35qu'un raciste
37:37terroriste
37:38s'attaque
37:39à des personnes
37:41en raison
37:42de leur couleur de peau
37:43ou de leur religion
37:45supposée
37:46en revanche
37:47depuis 7 jours
37:48qu'est-ce qui s'est passé
37:48et c'est un tournant
37:50vous avez une
37:51instrumentalisation
37:53insupportable
37:53de médias
37:54et de responsables
37:56politiques
37:56qui n'ont de responsables
37:57que le nom
37:58en mettant des cibles
38:00sur le dos
38:01d'hommes politiques
38:02de médias
38:02etc
38:03aujourd'hui
38:04je vais vous donner
38:04l'exemple
38:05de l'hommage citoyen
38:07qui était rendu
38:08à Trappes
38:08avec des milliers
38:09de personnes
38:10des milliers
38:11de personnes
38:12j'ai vu que
38:13certaines âmes
38:14chagrinent
38:14sur les réseaux sociaux
38:15et c'est de dire
38:16ces news
38:16a été la seule chaîne
38:16à ne pas diffuser
38:17le discours
38:19du maire de Trappes
38:20mais
38:21en même temps
38:23c'est à dire
38:24que en plus
38:25c'est malsain
38:25parce qu'ils savent
38:26très bien
38:26que le maire de Trappes
38:28par exemple
38:28ne veut absolument
38:29pas répondre
38:29à la moindre question
38:30il l'a exprimé
38:31en disant
38:32je suis allergique
38:32je crois
38:33je suis une allergie
38:34à ces news
38:34et que si malheureusement
38:36vous arrivez
38:36dans ce climat
38:37de haine
38:39alimenté par des médias
38:40et des responsables
38:41politiques
38:41avec une bonnette
38:43ces news
38:43à Trappes
38:46malheureusement
38:47la situation
38:48peut basculer
38:49il faut rappeler ça
38:50alors je vous écoute
38:51vous écoutez
38:52le maire de Trappes
38:53qui a pris la parole
38:54ça devrait être un temps
38:57de retenue
38:58de protéger
38:59d'éviter tout amalgame
39:00c'est ce qu'ils ont promis
39:01écoutez ce qu'il dit
39:02pour un hommage citoyen
39:04sur le rassemblement national
39:07voilà
39:07c'est la faute
39:08du rassemblement national
39:10que faut-il de plus
39:12pour ouvrir les yeux
39:14qui osera prétendre encore
39:16que ce parti
39:17a fait sa mue
39:18et a abandonné
39:19son projet raciste
39:23le rassemblement national
39:27a assuré
39:28la transmission
39:29de la haine
39:29à travers les décennies
39:32ce parti
39:33fondé par d'anciens SS
39:35est désormais
39:37présidé par un homme
39:38qui a fait la synthèse
39:40odieuse
39:40de l'antisémitisme
39:42dissimulé
39:43et de l'islamophobie
39:44revendiquée
39:54France Fanon
39:55nous alertait
39:58quand vous entendez
39:59dire du mal
40:00des juifs
40:01dresser l'oreille
40:02on parle de vous
40:05hier le clan Le Pen
40:07ciblait explicitement
40:09les juifs
40:10aujourd'hui
40:11ils pointent
40:12les musulmans
40:13les immigrés
40:14et leurs descendants
40:16mais ne vous y trompez pas
40:18aucune minorité
40:20ne saura t'épargner
40:21que personne
40:22ne se croit à l'abri
40:24que les consciences
40:25s'éveillent
40:26et que le drame
40:27vécu par nos populations
40:28nous sorte
40:29de la torpeur
40:30et de l'inaction
40:34ouvrez les yeux
40:38ouvrez les yeux
40:40le terroriste
40:41n'a pas choisi
40:42trappe par hasard
40:43les auteurs
40:45des mots
40:45assassins
40:46lui ont désigné
40:47la cible
40:48et vous voyez
40:49il y a
40:50ces cibles
40:52qu'il met
40:53sur le dos
40:53de responsables politiques
40:54dont Jordan Bardella
40:55et en dessous
40:56il y a marqué
40:57hommage
40:58et on se dit
40:58il y a un dégalage
40:59entre un hommage citoyen
41:01qui se veut citoyen
41:02et d'ailleurs
41:03il y avait des milliers
41:04de personnes
41:04qui étaient là
41:05et les applaudissements
41:07ils ne sont pas nourris
41:09je ne suis pas sûr
41:10que ce soit le bon moment
41:11quand il parle
41:11de terrorisme
41:12il n'aurait pu rappeler
41:12que sa ville
41:13était le point de départ
41:15de la plus grande migration
41:16de terrorisme
41:17non non non
41:18il parle de l'autre terrorisme
41:19de celui
41:20de trappe
41:22qui a
41:22ce monsieur Kevin
41:24il ne parle pas de l'autre
41:25non ce que je veux dire
41:26c'est que
41:27bon
41:27là il essaye
41:28d'exploiter au maximum
41:31cette affaire
41:32et à développer l'idée
41:33que
41:34le sujet
41:35c'est l'islamophobie
41:36pas les libertés publiques
41:37l'islamophobie
41:37ce qui moi
41:38m'a vraiment gêné
41:40c'est l'attitude
41:41du premier ministre
41:42dans l'hémicycle
41:43qui ne s'adresse pas
41:45aux députés
41:45il s'adresse
41:46à monsieur Rabé
41:47qui était dans les tribunes
41:48pour en fait
41:49relayer la même chose
41:50à savoir
41:51qu'il y a un mauvais climat
41:52dans le pays
41:53qui
41:54sur les esprits faibles
41:55les conduit à tuer
41:56autrement dit
41:57effectivement
41:58l'analyse est validée
41:59et moi j'ai beaucoup de mal
42:01avec cette analyse
42:01parce que je la crois fausse
42:03et je la crois
42:04porteuse de grands
42:05grands drames
42:06pour notre pays
42:07Thomas Bonnet
42:08nous a rejoint
42:08sur le plateau
42:08puisqu'à partir de 21h
42:10c'est vous qui prenez
42:11le relais
42:12vous allez parler
42:12vous allez revenir
42:13sur les déclarations
42:14d'Ali Rabé
42:14bien sûr
42:14on va revenir en longueur
42:15sur les déclarations
42:16d'Ali Rabé
42:16qui a fait de cet hommage
42:18une tribune politique
42:19un meeting politique
42:20et on s'interrogera
42:21effectivement sur la pertinence
42:22de ces prises de parole
42:24et puis on reviendra
42:24je sais que vous l'avez fait
42:25mais on va revenir en longueur
42:26aussi sur ce qui s'est passé
42:27autour de la brasserie
42:28d'Eric Tegner
42:28parce que c'est absolument sidérant
42:29on vient de traverser
42:30quand même une semaine
42:31on va s'arrêter ce soir
42:32sur cette semaine
42:33qui vient de se dérouler
42:34l'extrême gauche
42:34est en roue libre
42:35dans ce pays
42:36l'extrême gauche
42:36est en roue libre
42:37et la conséquence
42:38la dernière conséquence en date
42:39c'est cette annulation
42:40vous vous rendez compte
42:41une séance de dédicace
42:42d'une eurodéputée
42:43quelle qu'elle soit
42:44est annulée
42:45sous la pression
42:45d'un groupe d'individus
42:47instrumentalisés
42:47par un parti politique
42:48donc ça mérite qu'on s'y arrête
42:49puis l'autre question
42:50qu'on se posera ce soir
42:51c'est est-ce qu'il fallait
42:51instaurer l'état d'urgence
42:52c'est ce que dit Bruno Retailleau
42:54à la suite de la décision
42:55du tribunal administratif
42:56parce que si on avait instauré
42:57l'état d'urgence
42:58cette décision-là
42:59n'aurait pas pu être prise
43:00par la justice
43:01et les commerçants
43:02auraient été préservés demain
43:03d'ailleurs c'est ce que je dis
43:04depuis le début
43:04c'est-à-dire qu'en fait
43:05on vit sous état d'urgence
43:07mais un état d'urgence
43:08qui ne dit pas son nom
43:09puisque le dernier cran
43:11de l'état d'urgence
43:12c'est le frein administratif
43:14de l'autorité administrative
43:16il s'avère que ce frein
43:17existe encore
43:18signe que
43:19ce que je dis depuis
43:20deux semaines est faux
43:20puisqu'on le voit
43:22on n'est pas encore
43:23sous état d'urgence
43:24puisque même s'il y a
43:25des couvre-feu
43:26des interdictions
43:27de rassemblement
43:27que les françaises barricades
43:30que vous avez 70 000
43:31forces de l'ordre
43:31il y a toujours un petit juge
43:33qui est capable
43:34de vous dire
43:34allez demain
43:35mieux vaut en rire
43:36parce que c'est déprimant
43:37il sera peut-être
43:37à la manif ce juge
43:39on va en remettre
43:40une petite couche
43:41il n'y a pas assez de casse
43:42vous vous rendez compte
43:43les commerçants à Paris
43:43qui à 18h30
43:44découvrent que finalement
43:45ça passe devant chez eux
43:47alors si vous êtes commerçant
43:48c'est très intéressant
43:49et là vraiment
43:49je lance un appel
43:50si vous êtes commerçant
43:51entre la place de la Bastille
43:52et la place de la Nation
43:53et que ce soir
43:55vous allez barricader
43:56votre magasin
43:58n'hésitez pas
43:58à nous interpeller
43:59et puis si vous pouvez
44:01réagir chez Thomas Bonnet
44:02faites-le
44:02sinon demain matin
44:03avec grand plaisir
44:04je vous donnerai la parole
44:05de toute façon demain
44:06priorité comme chaque samedi
44:09aux commerçants
44:10et aux forces de l'ordre
44:10on sera avec le représentant
44:11des commerçants
44:11d'Île-de-France d'ailleurs
44:12merci à tous les cinq
44:15courage aux forces de l'ordre
44:16puisqu'on parlait de trappe
44:17évidemment
44:18ayons une pensée
44:19pour toutes les victimes
44:20et les familles des victimes
44:22de cet attentat terroriste raciste
44:25et dans un instant
44:27c'est donc Thomas Bonnet
44:29je vais te remercier
44:29toutes les équipes en régie
44:30Martin Mazur
44:32Alisson Blanc
44:32et Loïse Tertré
44:33ont préparé cette émission
44:34Jean-Marc Lelouch
44:35et Nicolas Laporte
44:36l'ont également préparé
44:38merci à tous
44:39merci à tous
44:42– Sous-titrage FR 2021

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