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  • il y a 10 minutes
Avec Elisabeth Levy et Eric Revel

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##LA_VERITE_EN_FACE-2026-09-22##

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News
Transcription
00:00En Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:04Deux débats ce matin, le pape va célébrer une messe, place de la Concorde, lieu de l'exécution de Louis
00:10XVI,
00:11et symbole de la naissance de la République laïque.
00:13Était-ce le bon choix ou un contresens historique ?
00:17On en parle dans un instant avec Elisabeth Lévy et Éric Revelle qui sont autour de la table.
00:23Mais auparavant, on vous posait la question ce matin d'une initiative qui pourrait consister à avoir deux prix du
00:32carburant.
00:33Alors il y a déjà deux prix du carburant puisque certains peuvent bénéficier d'un prix au rabais.
00:40La question que l'on pose c'est de savoir si l'un pourrait être pour les professionnels d'une
00:45façon plus générale
00:46et l'autre pour le grand public ou bien d'en disposer d'un pour ceux qui vivent à la
00:51campagne.
00:52Et d'un plus cher pour ceux qui sont en ville, qui peuvent bénéficier du métro, du tram et des
00:58bus.
00:59Parce que le problème lorsqu'on est à la campagne c'est qu'on n'a pas le choix.
01:02Voilà donc les deux thèmes, vous avez le menu, ça démarre tout de suite.
01:08Et avec vous Félix Mathieu, on va voir quelles sont les réactions de nos auditeurs.
01:12Avec cette question, faut-il que le carburant soit moins cher à la campagne que dans les grandes villes ?
01:16Vous nous répondez oui à 69%.
01:18C'est par exemple Christian qui plaide en ville, il y a les transports en commun à la campagne, il
01:22n'y en a pas.
01:23Et puis bon, à l'inverse, on a Romain qui lui répond, habiter à la campagne c'est un choix.
01:27Donc pourquoi les citadins devraient payer pour la campagne ?
01:30Les transferts de l'île de France vers le reste de la France sont déjà colossaux.
01:34Quand on a fait le choix d'habiter à la campagne, c'est un choix, il faut assumer point barre.
01:38Donc voilà, ils ne sont vraiment pas d'accord, on attend vos réponses.
01:42Et puis il y a effectivement cette question aussi du carburant pour les professionnels.
01:45Le GNL, le gasoil non routier, vous savez que là il y a...
01:48Qui semble être la piste envisagée par le gouvernement ?
01:51On verra quelles sont les annonces ce soir à 17h.
01:54Quelques réactions là-dessus ?
01:55En tout cas c'est réservé aux tracteurs, aux engins de BTP et l'amende peut s'élever de 500
02:03à 5000 euros pour les automobilistes qui voudraient frauder en utilisant le gasoil rouge, le gasoil non routier.
02:10Est-ce qu'il faudrait plus généralement un prix du carburant professionnel et un prix grand public ? Vous nous
02:16répondez non à 86%.
02:18Eric Rebel, qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:22D'abord la question de la ruralité.
02:24Bon, je reconnais qu'en posant la question, je sais que c'est très difficile à mettre en place.
02:29Mais au moins dans la philosophie, l'intérêt c'est quand même de se dire qu'il y a ceux
02:33qui en ont vraiment besoin et puis d'autres qui peuvent quand même un peu s'en passer.
02:38Oui, alors ça sent quand même la mise en place d'une usine à gaz et Dieu sait que le
02:42gaz est cher aussi en ce moment, mon cher Jacques.
02:45Mais moi je ne suis pas d'accord avec l'auditeur que Félix vient de citer qui dit que c
02:50'est un choix d'habiter à la campagne ou d'habiter loin des centres-villes.
02:54Où il y a des transports en commun ? Non, ce n'est pas seulement ça.
02:57C'est que vous avez aussi des gens qui ont décidé, pour des problèmes de montant des loyers ou d
03:02'achat au mètre carré, d'habiter en grande banlieue au fin fond de la Seine-et-Marne, qui est aussi
03:08une région agricole.
03:09Voilà, donc il n'y a pas seulement des gens qui font le choix d'habiter en région parce que
03:15ce serait plus tranquille ou loin des centres urbains.
03:17Donc bon, maintenant sur le papier l'idée, moi je la trouve assez séduisante quand même, parce que c'est
03:22vrai qu'il y a moins de transports en commun en région, dans les territoires.
03:27Voilà, le maillage est beaucoup moins fin que dans nos grands centres urbains.
03:31Après tout, lorsqu'on se balade...
03:32Bon courage pour mettre ça en place.
03:33Oui, mais après tout, alors oui, c'est vrai que ce serait sans doute difficile, mais lorsqu'on se balade,
03:37on voit bien qu'il y a des écarts de prix selon les stations-essence.
03:41Et autant vous pouvez faire 10 ou 15 kilomètres pour choisir la meilleure qui est dans votre région, dans votre
03:46ville, enfin pas très loin de chez vous, vous n'allez pas non plus faire 500 kilomètres pour aller trouver
03:50une station-essence moins chère.
03:52Donc, pas si difficile que ça à mettre en place.
03:55Si on imagine que dès l'instant où vous êtes à 30, 40, 50 kilomètres de la ville, vous commencez
04:00à avoir des stations-essence qui pratiquent un prix plus bas, ça peut être une idée.
04:05Par exemple, si vous mettez ça simplement sur la distance par rapport au centre-ville, ça veut dire qu'on
04:11bénéficieront en réalité pas les gens qui en ont forcément besoin, mais aussi les citadins qui vont passer leur week
04:18-end, etc.
04:19Parce que, si vous voulez, vous parlez de la ruralité, mais en réalité, c'est ce qu'on appelle, c
04:25'est pas toujours la campagne la ruralité, c'est aussi ce qu'on appelle la France périphérique.
04:28Comme vient de le dire Eric, c'est-à-dire cette espèce de zone où les gens ont quitté d
04:36'abord les centres-villes, ensuite ils ont quitté les banlieues, et maintenant ils sont effectivement dans ces zones périurbaines où
04:44on ne peut pas vivre sans bagnole.
04:45Moi, sur les mesures qu'il faudrait prendre, honnêtement, je vous écoute avec intérêt, cette idée de tarif est intéressante,
04:54mais ce qui me frappe là-dedans, c'est qu'il y a vraiment un fossé existentiel entre des modes
05:05de vie, je ne sais pas comment vous expliquer,
05:07et c'est ce que Jérôme Fourquet appelle, je crois, le peuple de la bagnole.
05:11Quand vous habitez Paris, moi, tous mes jeunes amis, ils n'ont même plus leur permis, Cézanne.
05:16Après, en vacances, il faut les voiturer tout le temps.
05:19C'est vrai qu'il y a de plus en plus de jeunes qui finalement renoncent.
05:22Ils n'ont même pas le permis, parce que vous n'avez absolument pas...
05:24Dans Paris, ça ne me viendrait pas à l'esprit d'avoir une voiture, c'est-à-dire un lot
05:31d'ennuis, de dépenses, et surtout, ça ne sert à rien.
05:37Donc, il y a beaucoup de gens qui, comme moi, quand ils ont besoin d'une voiture le week-end,
05:40la louent, et puis voilà.
05:42Mais il y a vraiment une distinction là-dessus, et d'ailleurs, je crois que Jérôme Fourquet avait aussi noté
05:48que le vote SRN croissait avec la distance qu'on devait parcourir.
05:53Intéressant.
05:54Et avec la fermeture des bars dans les centres-bourgs aussi, des bars-restaurants, puisque...
06:00Le PMU !
06:01Oui, parce que c'était aussi l'endroit où on débattait, de façon café du commerce.
06:06Vous savez que c'est l'argument de Gabriel Attal pour dire « je fais ma tournée des bistrots ».
06:09C'est précisément cet argument.
06:10Il faut qu'il pense à remplir les salles, parce que j'ai cru comprendre qu'il avait du mal
06:13en ce moment.
06:13Il dit qu'il n'a aucun mal pour ce qui est des meetings, mais que pour les bars.
06:16Oui, c'est plus dur.
06:17Parce que c'est un autre public.
06:19Mais il ne devrait pas chercher à remplir les salles.
06:21Il devrait y aller à Cognito, s'asseoir au bar, demander un demi, et écouter les conversations.
06:28Ce qui m'intéressait quand même à travers ce débat sur le carburant, c'est aussi que ça raconte de
06:33France.
06:34Et qu'il y a peut-être...
06:35Effectivement, tout le monde n'est pas égaux devant la question du carburant.
06:39Et on voit bien, à travers notamment les infirmières, certaines disent aujourd'hui...
06:43Franchement, on en avait une en ligne ce matin, Barbara, du collectif Infirmières en Colère,
06:47qui nous disait, mais de toute façon, aujourd'hui, honnêtement, je gagne 1200, 1300.
06:52Alors, je crois que les salaires varient en fonction du nombre de prestations qu'elles peuvent faire chaque mois.
06:57Mais la prestation est payée à 4 euros.
06:59Franchement, vous avez honte du tarif qu'elle vous demande pour vous faire un pension ou une piqûre.
07:05La prestation est à 4,10 euros ou 3,50 euros.
07:08Elle pourrait passer à 4,10 euros.
07:10Vous n'avez pas de quoi payer l'essence qu'il vous faut pour y aller.
07:12Avec une essence à 2,60 euros.
07:14C'est là où je me dis que la question pourrait se poser pour un certain nombre de professions.
07:17Ils n'ont qu'à faire du vélo.
07:19C'est une plaisanterie.
07:21Vous avez raison.
07:22Ça se pose, évidemment, pour les infirmières libérales.
07:25Vous avez raison, Jacques, de le souligner.
07:26Mais il y a tout un tas de professions, en fait, qui, aujourd'hui, se posent la question,
07:30et parfois ont déjà tranché, entre travailler pour gagner modestement sa vie
07:36ou payer un plein d'essence.
07:39Et en réalité, il y a plein de professions.
07:41Et je pense notamment aux transporteurs, dont les marges...
07:44Bon, là, ils vivent sur leur trésorerie, les transporteurs.
07:46Mais dont les marges sont extrêmement réduites, voire négatives, maintenant,
07:49parce que le prix du kérosène dans les camions a tellement augmenté
07:52qu'en fait, ou elles mettent ces entreprises de transport la clé sous le paillasson,
07:57ou elles arrêtent de travailler.
07:59Et je vous rappelle quand même que le transport routier en France,
08:02notamment pour les produits alimentaires, on n'en parle jamais,
08:05ce transport routier-là, il est essentiel.
08:06Donc, si vous avez des camions, des smir-morts, qui commencent à ne plus livrer les hyper ou les super,
08:11ça devient un vrai sujet.
08:13Éric Revelle, la proposition de Manon Aubry, ce matin, qui est reprise d'ailleurs par d'autres,
08:19je vois que Fabien Roussel veut également bloquer, à peu près au même montant,
08:231,60€, 1,70€.
08:24Lorsqu'on interroge les responsables du secteur pétrolier,
08:28ils vous soutiennent que ça n'est pas possible,
08:30parce qu'il y a ce manque à gagner de la réalité du prix des 40 ou 50 centimes
08:36qu'il faudra bien combler.
08:37Et lorsque le mécanisme a déjà été mis en place,
08:39en réalité, c'est la puissance publique qui est venue au secours.
08:41Je vais vous expliquer pourquoi c'est infaisable.
08:44Le président de la République, il a eu raison,
08:46dit qu'il faut davantage raffiner en France.
08:50Je rappelle par exemple que le gazole, c'est un produit secondaire.
08:53Oui, mais c'est vrai que c'est sur la raffinerie que les marges existent.
08:56Oui, mais attendez, je vais vous expliquer pourquoi.
08:58C'est complètement, je ne veux pas dire débile,
09:00mais complètement infaisable.
09:01Je reprends l'argument de Manon Brie pour vous entendre.
09:03Sauf qu'on socialise, on nationalise,
09:04et on bascule dans un régime plutôt des pays de l'Est.
09:09Vous savez, quand il y avait un mur avant, là.
09:10On n'a jamais vu personne, comme disait l'humoriste,
09:13personne, une fois que le mur de Berlin est tombé,
09:15fuir à l'Est pour dire que c'était mieux là-bas.
09:17Mais pourquoi c'est économiquement pas viable ?
09:19Parce que le raffinage, malheureusement,
09:21pour des raisons écologiques, pour des raisons de rentabilité,
09:24il se fait très peu en France.
09:25Il y a encore, je crois, 6-7 raffineries en France.
09:27Donc, il se fait ailleurs, par exemple, aux Pays-Bas.
09:29Si vous bloquez les prix, par exemple, du kérosène
09:31ou du gasoil en France,
09:34vous savez quoi ?
09:34Les raffineurs qui raffinent aux Pays-Bas,
09:36ils iront le vendre ailleurs.
09:38Alors, non seulement, on aura un prix plafonné,
09:41mais surtout, on n'aura plus de gazole.
09:42C'est ça, le vrai risque, c'est la pénurie.
09:44C'est d'ailleurs, je citais l'exemple de Nixon en 1973,
09:47c'est ce qui s'est passé.
09:48Mais bien sûr, dans une économie capitaliste,
09:51Madame Aubry,
09:52les producteurs, ceux qui vendent un bien,
09:55ils vont au plus offrant,
09:56ils ne vont pas au moins offrant.
09:58Elisabeth Lévy,
09:59comment sortir de cette crise aujourd'hui ?
10:02Sébastien Lecornu va annoncer des mesures ce soir.
10:06Qu'est-ce qu'il doit faire ?
10:08Alors là, excusez-moi,
10:10justement, j'ai un avantage sur Sébastien Lecornu.
10:12Je ne suis pas Premier ministre.
10:15Donc, je ne sais pas, non.
10:17Je m'interroge par rapport à ce que disait Eric
10:20sur nos capacités de raffinage.
10:22Mais ça, c'est du long terme,
10:24parce que d'après ce que j'entends des spécialistes en énergie,
10:27en réalité, ce qui provoque cette hausse,
10:30aujourd'hui, ça n'est pas une hausse des cours du brut.
10:33On n'a pas une hausse vertigineuse un peu,
10:35mais pas à ce point.
10:35Il est quand même très élevé.
10:36Il est à 100 dollars le baril, je crois.
10:38Si vous voulez, c'est beaucoup moins direct et automatique.
10:41Si vous voulez, la répercussion,
10:43il y a un problème aussi de capacité de raffinage.
10:48Donc, bon, ben voilà,
10:49maintenant, vous n'allez pas le régler en 15 jours.
10:51Donc, je crois qu'il faut effectivement
10:53trouver pour les gens pour qui c'est vital,
10:55c'est-à-dire trouver pour les gens
10:58pour qui ne peuvent pas aller travailler,
11:00tout simplement.
11:01Eh bien, il faut trouver une solution,
11:05malheureusement, bricolée.
11:06Il faut bricoler un truc.
11:07On va parler d'espérance et de foi
11:09dans notre prochain débat, Félix.
11:12Félix Mathieu, le pape...
11:14Alors, allez-y pour la question qu'on va poser.
11:17On va parler de cette messe géante,
11:19place de la Concorde,
11:21samedi, sur le lieu de l'exécution de Louis XVI.
11:24La place de la Concorde,
11:25symbole de la naissance de la République,
11:27de la laïcité.
11:28Est-ce que c'était un bon choix
11:30ou un contresens historique ?
11:31Et vous nous donnerez la réponse tout à l'heure.
11:32Voilà, je préfère pas que vous nous donniez la réponse maintenant,
11:34mais la réponse, vous nous la donnerez tout à l'heure.
11:40Le grand matin Sud Radio,
11:45la vérité en face,
11:47Jacques Cardoz.
11:48Elisabeth Lévy et Éric Revelle sont autour de la table
11:51pour cette question, Félix Mathieu.
11:53La place de la Concorde,
11:55c'est le lieu où l'on a guillotiné Louis XVI,
11:57le symbole même de la rupture
11:59entre le pouvoir religieux et la République naissante.
12:01Et nous posions une question.
12:03On va avoir la réponse maintenant à nos auditeurs.
12:07Allez-y.
12:07Est-ce que c'est un bon choix ou bien un contresens historique
12:09de faire cette messe du pape Léon XIV sur ce lieu si symbolique ?
12:14Vous nous répondez, mais c'est très partagé,
12:16contresens historique, à 52%.
12:19C'est intéressant, c'est très intéressant.
12:21On a effectivement plusieurs personnes
12:22qui ont rué dans les brancards.
12:24On a par exemple Mégane Chiecky dans Marianne
12:27qui dit
12:27« Le parvis de Notre-Dame et le Stade de France
12:29ne lui suffisaient pas au pape.
12:30Il fallait qu'il obtienne un face-à-face
12:32avec notre Assemblée nationale
12:33pour sa messe géante. »
12:35Et elle ajoute
12:36« Imagine-t-on la presse française saluer unanimement
12:38un meeting du grand imam d'Al-Azhar,
12:41du grand rabbin d'Israël
12:42ou du patriarche de Moscou en plein Paris ? »
12:44Voilà par exemple pour ceux qui sont choqués.
12:45« Elisabeth Lévy, tout part de la chronique d'Alexis... »
12:49Enfin, la chronique, non...
12:50« Tout part pas de là, je dirais,
12:51ça part plutôt de la visite du bas. »
12:53Oui, ou ça part de Louis XVI,
12:55mais en tous les cas,
12:56Alexis Corbière a relancé la discussion
12:59avec sa lettre.
13:02Oui, sa tribune.
13:03Écoutez, moi je suis un peu comme les auditeurs,
13:05je suis partagée, même moi-même, à 52-48.
13:09Je dirais que c'est un peu une faute de goût.
13:12Mais pour répondre à Marianne,
13:14c'est Marianne, l'auditrice que vous avez citée ?
13:16Non, Mégane Chéky qui a écrit dans Marianne,
13:18dans le magazine Marianne.
13:19Ah, Mégane qui a écrit dans Marianne.
13:22Je ne suis pas du tout d'accord avec elle sur une chose.
13:25C'est-à-dire que je pense que le catholicisme
13:27a le droit à une visibilité plus grande
13:29dans l'espace public que les autres cultes.
13:31Et effectivement, je ne verrai pas le grand moufti
13:34ou le grand rabbin sur aucune place aux Invalides
13:37ou je ne sais pas quoi.
13:38Je pense que le pape pourrait tout à fait...
13:41D'abord, je pense que ce n'est pas un scandale
13:43que cette messe ait lieu à la place de la Concurse.
13:45Je le répète, c'est une faute de goût.
13:47Le pape, j'aurais préféré qu'il soit aux Invalides,
13:50mais en même temps, je ne pense pas
13:51que ça doit gâcher la fête
13:52des milliers de fidèles, de Français, catholiques,
13:56et d'ailleurs d'étrangers aussi,
13:57qui vont venir le voir et venir partager cette messe.
14:03Le catholicisme a le droit à un statut particulier.
14:05Encore une fois, je le répète.
14:07Et par ailleurs, je ne crois pas que...
14:08Pourquoi, Elisabeth ?
14:09Parce que c'est le substrat identitaire...
14:10Parce qu'on a baptisé Clovis à Reims.
14:12Pardon, parce que c'est le substrat identitaire
14:16ou un des plus grands substrats identitaires de la France.
14:18Les bouffeurs de curés aussi.
14:20Le chevalier de la barre aussi.
14:22Mais malgré tout, on a des siècles et des siècles
14:24de monarchie catholique.
14:26On a des siècles et des siècles
14:27de christianisme inscrit partout,
14:31dans nos paysages, dans nos mentalités.
14:33La famille nucléaire, en réalité,
14:35c'est quasiment un produit du catholicisme
14:38ou du christianisme.
14:39Donc on a été forgé par cela.
14:42Et il est normal qu'il y ait un droit particulier,
14:46un droit d'aînesse, des droits spécifiques.
14:48Donc, dans l'espace public, oui,
14:50la place de la Concorde, plutôt pas.
14:52Mais je ne crois pas que ce soit le Vatican
14:55qui exigeait la place de la Concorde.
14:57Éric Revelle, c'est une faute de goût
14:58d'avoir choisi la place de la Concorde.
15:00D'abord, réjouissons-nous que le pape Léon XIV
15:04vienne pour quatre jours en France
15:05pour une visite apostolique,
15:06c'est-à-dire une visite d'État.
15:07Une visite d'État.
15:08Il se déplace en tant que chef d'un État,
15:12petit État, le Vatican,
15:13et il va à Lourdes, et il va à Metz, etc.
15:15Mais je vais vous dire,
15:16parce qu'on oublie la moitié de l'histoire,
15:18le vrai sujet, pour moi, de cette visite du pape,
15:20alors on peut polémiquer,
15:22après M. Corbière,
15:23qui est un bouffeur de curé,
15:24sur, fallait-il faire cette messe
15:27sur la place de la Concorde,
15:28qui va déborder avec des centaines
15:30de milliers de personnes
15:31sur les Champs-Elysées.
15:33Mais en réalité, le vrai sujet,
15:35à mon sens,
15:36qui est un sujet politique,
15:37c'est pourquoi le Vatican refuse
15:40qu'Emmanuel Macron soit aux côtés
15:41de l'on XIV à Notre-Dame.
15:43Ça, c'est un sujet beaucoup plus intéressant
15:45et beaucoup plus important.
15:47Parce qu'à mon avis,
15:48ça renvoie Emmanuel Macron à la loi,
15:50sans doute la seule avancée,
15:52enfin avancée,
15:54la seule médaille
15:54qui pourra accrocher
15:55au bout de dix ans
15:56à son bilan,
15:57c'est la loi sur la fin de vie,
15:59c'est la loi sur l'euthanasie.
16:00Et je pense qu'en refusant
16:01que le chef de l'État français...
16:03C'est ça l'explication pour vous ?
16:04Oui, ça me paraît, oui,
16:05dans la diplomatie vaticane.
16:07Mais on oublie aussi une chose importante,
16:09c'est que le 14 juillet 1790,
16:13avant que la terreur commence,
16:16vous avez, au Jean de Mars,
16:18la fête de la Fédération,
16:20où vous avez Lafayette,
16:22Louis XVI,
16:23toute la famille royale qui est là,
16:25l'évêque d'Autun,
16:26M. Talleyrand,
16:27qui fait une messe,
16:28dont l'hôtel s'appelle
16:29l'hôtel de la patrie,
16:30l'hôtel de la patrie.
16:32Et il y a évêque d'Autun, Talleyrand.
16:34Et vous savez,
16:34on est sur le point, en fait,
16:36d'avoir une constitution monarchique,
16:39un roi qui reste en place,
16:40tout ça se passe au Champ de Mars,
16:43lors d'une messe laïque,
16:46lors d'une messe républicaine.
16:47Donc, si vous voulez,
16:48le mélange des genres,
16:49il existe depuis...
16:50Et trois ans après,
16:53on guillotine tout le monde,
16:55et la terreur se met en place
16:56en 1789.
16:57Le mélange des genres,
16:58il existe peut-être,
17:00mais il n'empêche
17:01que la place de la Concorde,
17:02c'est, de mon point de vue,
17:04symboliquement,
17:04l'espace de César.
17:06Et ce n'est pas seulement
17:07pour une réseau historique,
17:08c'est parce que tous les 14 juillet,
17:10Emmanuel Macron,
17:10le président,
17:11la présidente,
17:12je vais dire,
17:14passe en revue les armées
17:15à partir de cette place.
17:17C'est une place,
17:18elle est face à l'Assemblée nationale,
17:20je pense,
17:20c'est le lieu du pouvoir temporel.
17:23Moi, je dis,
17:24le Champ de Mars,
17:25c'était parfait,
17:26les Invalides,
17:26c'était parfait.
17:28Ça ne me dérogeait absolument pas.
17:30Encore une fois,
17:31je ne pense pas
17:32qu'il faille mettre
17:33le catholismisme
17:35absolument à égalité
17:36avec les autres cultes en France.
17:38Il a une place à part,
17:40mais il n'empêche
17:40que je suis quand même
17:41attachée à cette séparation
17:43de fer
17:43entre le pouvoir spirituel
17:45et le pouvoir temporel.
17:46Et comme je l'ai dit
17:47dans ma chronique,
17:48c'est pas le catholisme.
17:49Alors, c'est vrai,
17:50j'aurais préféré
17:50que ce ne soit pas
17:51la place de la Concorde.
17:51Néanmoins,
17:52il y a quand même
17:52une chose à dire,
17:53c'est que
17:54ce qui met au défi
17:55la laïcité
17:56dans notre pays,
17:57ce ne sont pas
17:57les catholiques.
17:59Évidemment,
17:59et quand on se préoccupe
18:01de laïcité
18:01avec autant de rigueur
18:02qu'Alexis Corbière,
18:03on devrait quand même
18:04se soucier
18:04de l'entrisme islamiste.
18:06Mais pour finir,
18:07Éric,
18:07le pape ne va pas
18:08célébrer la messe
18:10comme chef d'État.
18:11C'est-à-dire,
18:11il est peut-être là
18:12comme chef d'État,
18:13mais il célèbre la messe
18:14comme chef d'une église.
18:16Ce n'est pas un chef d'État
18:17qu'on accueille
18:18la place de la Concorde.
18:19Maintenant,
18:19moi je souhaite
18:20une belle journée,
18:21une belle visite
18:22à tous les fidèles
18:23et je ne vais pas non plus
18:24en faire un...
18:26Je ne vais pas non plus
18:27renverser un bénissier
18:28pour ça.
18:29Félix Mathieu,
18:30Éric Revelle faisait allusion
18:32à, selon lui,
18:33la vraie question
18:34qui aurait dû être posée
18:34de savoir pourquoi
18:35le Vatican a refusé
18:37à Emmanuel Macron
18:38deux choses en réalité.
18:39Mais vous l'avez évoqué,
18:39Félix Mathieu.
18:40Justement, j'y viens.
18:41Deux choses en réalité.
18:42À la fois, effectivement,
18:43un dîner d'État.
18:44Il a été question
18:45d'un dîner d'État
18:45et en fait, apparemment,
18:46le Vatican a refusé.
18:47En tout cas,
18:48ce sont les informations
18:48du canard enchaîné.
18:49Je ne sais pas
18:49si elles sont vérifiées
18:50mais en tous les cas,
18:51voilà ce que nous apprend
18:52le canard enchaîné.
18:52Et deuxième information,
18:53il aurait proposé
18:54de faire visiter au pape
18:56Notre-Dame
18:57et là aussi,
18:58refus du Vatican.
18:59Et on s'interrogeait
19:01avec Félix Mathieu
19:02sur quels étaient
19:03les précédents
19:03à chaque fois
19:04qu'un pape
19:06est venu en visite en France.
19:07En réalité,
19:08Félix,
19:09souvent,
19:09le président de la République
19:10était associé
19:11quasiment à chaque fois
19:12sauf une fois, je crois.
19:12Oui, c'est vrai.
19:13Même lorsqu'on avait
19:14pu remarquer
19:15que le pape François
19:16avait marqué
19:16une certaine froideur
19:17à l'égard de François Hollande
19:19quelques mois
19:19après le mariage pour tous,
19:21c'était une froideur
19:21toute cordiale quand même.
19:22Il avait quand même vu.
19:23Il s'était vu, etc.
19:24C'est vrai que là,
19:25officiellement...
19:25Il n'a rien dit
19:26après Notre-Dame, hein ?
19:27Après l'incendie de Notre-Dame.
19:28Il a été très discret,
19:29le pape François.
19:29Oui, il ne s'est pas rendu
19:31à Notre-Dame
19:31pour la réouverture
19:32et d'ailleurs,
19:32c'est ça qu'Emmanuel Macron
19:34aurait voulu faire visiter
19:35un petit peu Notre-Dame
19:36à Léon XIV.
19:37Le Vatican, semble-t-il,
19:38ne voulait pas
19:38que ça se transforme
19:39en...
19:40En parlant de macronistes.
19:42Ce qui m'intéresse...
19:43Ne m'interrompez pas.
19:44Est-ce qu'il y a un problème
19:46entre le Vatican et Emmanuel Macron ?
19:47Je ne sais pas
19:48s'il y a un problème
19:48entre le Vatican,
19:49mais le message,
19:49il est politique.
19:50Parce que dans l'agenda
19:52d'origine du pape Léon XIV
19:54pour sa visite en France,
19:54il était prévu aussi
19:55qu'il se rende
19:56dans une unité
19:58de soins palliatifs.
19:59On parlait de Jeanne Garnier
20:00dans le 15ème.
20:01Mais s'il s'était resté
20:03à l'agenda,
20:03vous comprenez bien
20:04que le message
20:05était frontalement politique.
20:07C'est-à-dire,
20:08vous n'avez pas développé
20:09suffisamment les soins palliatifs
20:10en France,
20:11sachez que moi,
20:11j'aurais préféré
20:12en tant que pape,
20:13c'était ça le message,
20:14plutôt que votre loi
20:14sur la fin de vie
20:15ou l'euthanasie.
20:16Ça a été retiré
20:18de l'agenda
20:19de la visite de Léon XIV.
20:20Ça aurait été quoi ?
20:20Vécu comme une provocation ?
20:22Une provocation,
20:23le Saint-Père ne provoque pas
20:24avant-chère Jacques.
20:25Mais ce que je veux dire,
20:25c'est que le message politique,
20:30là, à Notre-Dame,
20:31que Macron ne soit pas là
20:33à Notre-Dame,
20:33c'est un peu plus subtil,
20:35mais c'est le même message.
20:36Allez, pour terminer,
20:37Elisabeth.
20:38Et ensuite,
20:39ce sont les auditeurs
20:39qui ont la parole
20:40et qui nous appellent.
20:40Ils sont très nombreux.
20:41La diplomatie vaticaine
20:42est très subtile.
20:43Ne m'interrompez pas.
20:44Le pape n'a pas voulu,
20:46me semble-t-il,
20:47être l'otage
20:48d'une mise en scène
20:49de Macron X.
20:51Il n'a pas voulu
20:51être dans un bar d'homme
20:53où le président jouait.
20:53Vous allez suivre tous les deux
20:54cette visite,
20:55ça va vous intéresser.
20:56Bien sûr,
20:56peut-être même
20:57que je ferai quelques kilomètres
21:00à pied
21:00pour aller voir
21:01cette fameuse mèche
21:02à la Concorde
21:03et surtout pour voir les gens,
21:04pour parler avec les gens
21:05qui y assistent.
21:06C'est ça qui est intéressant,
21:07absolument.
21:08Et vous nous appelez
21:08au 0826 300 300,
21:10on poursuit cette discussion,
21:11c'est passionnant,
21:12à tout de suite.
21:13Le Grand Matin Sud Radio,
21:15la vérité en face,
21:16Jacques Cardoz.
21:18Vous nous appelez
21:19au 0826 300 300
21:20et ce débat vous intéresse,
21:22vous êtes très nombreux
21:22à nous appeler.
21:24Le pape n'est pas
21:25qu'un chef religieux,
21:27c'est aussi un chef d'État.
21:28Peut-on vraiment dissocier
21:29la dimension diplomatique
21:31de cette visite
21:31de sa dimension
21:33strictement culturelle ?
21:35Et voilà,
21:36voilà des éléments du débat
21:38qui sont passionnants.
21:39Alexis Corbière a écrit
21:40une tribune
21:41dans laquelle
21:42il s'agace
21:43qu'on informe les députés
21:45des modalités d'accès
21:45à la messe,
21:46que ça n'est pas
21:47la place
21:48et que ça n'est pas
21:49le moment
21:51de consacrer du temps
21:53à ces modalités
21:54d'accès à la messe
21:55alors que l'on est député
21:58et qu'on est censé
21:59représenter la République.
22:00Voilà,
22:01il s'agace de tout cela
22:02et je vous pose la question
22:04ce matin,
22:05est-ce que c'est le lieu,
22:07la place de la Concorde
22:08pour célébrer une messe
22:09devant 600 000 personnes ?
22:11Est-ce une provocation historique
22:12ou est-ce que,
22:14eh bien finalement,
22:15vous n'y voyez
22:15qu'un fantasme
22:16d'incompatibilité
22:17qui n'existe que
22:18dans la tête
22:18de certains laïcs ?
22:19Alors,
22:20j'accueille Hervé.
22:22Bonjour Hervé.
22:23Vous nous appelez
22:24d'Anthony.
22:25Voilà les éléments
22:26du débat.
22:26Qu'est-ce que vous en pensez ?
22:28Écoutez,
22:29j'ai bien écouté
22:30toute votre conversation.
22:31C'est très intéressant
22:32mais je crois
22:32qu'à un certain moment
22:33vous vous surinterprétez
22:34peut-être un peu trop.
22:35D'autre part,
22:36franchement,
22:37Corbière n'est pas
22:38le mieux représenté
22:39pour parler
22:41la peine de mort
22:42parce qu'il a fait
22:43un livre sur Bespierre
22:44où lui,
22:44il adore les têtes coupées.
22:47Donc,
22:47d'autre part,
22:48la place s'appelait
22:50sous la Révolution
22:50la place de la Révolution
22:53où UCC était guillotiné.
22:55Ça s'appelle,
22:56après,
22:56ça s'appelait
22:57la place de la Concorde
22:58donc on oublie,
22:59on oublie bien évidemment
23:00et c'est vrai
23:01ce qu'a dit
23:04Jacques Revelle,
23:05c'est ça ?
23:05Éric Revelle.
23:07Éric Revelle.
23:07Éric Revelle.
23:08Ce qu'il a dit
23:09sur
23:12comment ça s'appelle ?
23:13Le champ de Mars,
23:14oui,
23:15la place du champ de Mars
23:15et c'est vrai
23:16que ce qu'on fête
23:17normalement
23:17en juillet,
23:18le 14 juillet,
23:19c'est non pas
23:20le 14 juillet 1789
23:21mais le 14 juillet 1790.
23:23D'autre part,
23:24c'était pas
23:25une messe républicaine
23:27puisque la République
23:27ne va être
23:30proclamée
23:30qu'en septembre 1792.
23:34Donc voilà,
23:35d'autre part,
23:36moi non,
23:36je vois pas trop
23:37pourquoi ce serait
23:39si vous voulez
23:39une provocation
23:41c'est parce que
23:42c'est surtout
23:43une grande place.
23:43Voilà,
23:44je crois que
23:45ce que vous invitez
23:47ont dit
23:47à la fois sur le catholicisme,
23:49le christianisme,
23:51sur Notre-Dame,
23:51etc.
23:52C'est que ça,
23:53c'est des questions
23:54plus importantes
23:54que le problème
23:55de la place de la Concorde.
23:56bien sûr,
23:57on est bien d'accord.
23:58On accueille Fred
23:58qui nous appelle d'Arcachon
24:00mais vous restez avec nous
24:01Hervé,
24:02comme ça on installe
24:03un échange entre vous.
24:05Bonjour Fred.
24:06Bonjour et merci
24:07de me prendre de l'antenne.
24:08Je,
24:09comment dire,
24:10je reste aussi
24:10un petit peu
24:11dans ce qui a été dit.
24:12Écoutez,
24:12ce pauvre pape,
24:14bon,
24:14il aurait fait la mèche
24:15sur un bateau,
24:16on aurait dit
24:16que c'était
24:16pour célébrer Jésus
24:18qui traversait.
24:19Bon,
24:20tout est bon,
24:21tout est bon
24:21pour pouvoir dénigrer.
24:24la place de la Concorde,
24:25ancienne peste de grève,
24:27enfin tout ce qu'on voudrait,
24:28a servi de lieu de supplice,
24:31pas simplement,
24:33voilà tout.
24:34Donc,
24:35si vous voulez,
24:36pour moi,
24:37tout simplement,
24:37d'abord le pape,
24:38il a un message de paix,
24:39il n'est pas,
24:39bon,
24:40le pape chef d'état,
24:41bon,
24:41moi je veux bien
24:42mais l'état du Vatican,
24:43c'est quand même pas un état
24:44qui puisse nous faire,
24:47qui puisse faire un danger
24:48ou quelque chose.
24:49Donc,
24:49il vient surtout
24:50en tant que représentant
24:51de la spiritualité.
24:52si vous voulez.
24:54Or,
24:54il y a quand même
24:55beaucoup de,
24:55il ne faut quand même pas,
24:57il faut respecter un peu
24:58les chrétiens.
24:59Les chrétiens sont aussi
25:00des républicains,
25:01il ne faut quand même
25:01pas l'oublier.
25:03On mélange tout.
25:05Si vous voulez,
25:06là maintenant,
25:07je pense qu'on n'est plus
25:08dans une période
25:09où les gens raisonnent,
25:10enfin du moins
25:10les grands médias raisonnent
25:12parce qu'on est vraiment là,
25:14tout est bon,
25:14tout est bon.
25:15Alors,
25:16c'est,
25:17non,
25:17je trouve que c'est d'avant,
25:19c'est d'avant.
25:20Bon,
25:20on a quand même la visite
25:23de la chrétienté quand même
25:24qui a un message,
25:26écoutons ses paroles,
25:27il n'y a pas de règne,
25:28il n'y a rien.
25:29Alors,
25:29je pense,
25:30tout le monde aussi,
25:31on parle de rassemblement
25:35et tout ça,
25:36on ne va pas le faire
25:37sous les gînes,
25:37bien sûr,
25:38du peuple,
25:38parce que beaucoup
25:39seraient touchés de ça,
25:40mais on peut quand même
25:41respecter,
25:42il a quand même
25:42un message de paix,
25:43on entend,
25:44comprenez ?
25:45Alors,
25:45moi je trouve ça
25:46assez lamentable,
25:46on n'a pas besoin de ça
25:47en France.
25:47Il n'y a pas d'opposition
25:48entre la laïcité
25:50et la religion
25:50de toute façon,
25:51Fred ?
25:52Écoutez,
25:53écoutez,
25:54vous savez,
25:54je pense que si vraiment
25:55il y a une religion
25:56Ça ne s'appelle pas
25:56la place de la Concorde
25:57pour rien,
25:58justement.
25:59Bien sûr,
25:59bien sûr.
26:00Non,
26:01franchement,
26:02je ne prends pas des mots,
26:03mais je trouve que c'est navrant.
26:04C'est triste.
26:06Non,
26:06mais le débat
26:06est intéressant.
26:08Le débat est intéressant.
26:09Hervé,
26:11vous êtes toujours avec nous.
26:14Ça nous permet aussi
26:15de rappeler
26:16que le pape
26:17est avant tout
26:18un chef religieux,
26:19qu'il est...
26:19Ce n'est pas une question
26:21d'être chef d'État.
26:22Il y a une dimension
26:25diplomatique,
26:26mais aussi spirituelle
26:27pour l'ensemble
26:28des chrétiens,
26:29évidemment.
26:30Non,
26:30vous avez raison.
26:31Non,
26:32mais moi,
26:32en réfléchissant,
26:33en vous écoutant,
26:34c'est vrai que je vois
26:34une opération
26:35très politique
26:37de Corbière.
26:38Bien sûr.
26:39En fait,
26:40si vous voulez,
26:41ce sont,
26:41comme on dit,
26:42des bouffeurs de curés
26:43depuis les années 1902-1905
26:46et la loi sur la laïcité.
26:47Et c'est vrai
26:49que la religion
26:49qui menace plutôt
26:50la République
26:51puisqu'elle ne fait pas
26:51la différence
26:52entre le pouvoir spirituel
26:53et le pouvoir temporel,
26:55c'est bien la religion
26:55islamique.
26:56Donc,
26:57ça,
26:57c'est pour faire oublier,
26:58si vous voulez,
26:59c'est son obsession
27:00à Corbière
27:01et à l'extrême-gauche,
27:03si vous voulez,
27:03c'est d'attaquer
27:03le catholicisme
27:05alors que le catholicisme
27:06est par terre.
27:06Donc,
27:07ce n'est pas très glorieux.
27:08En revanche,
27:10remettre en cause
27:11un certain nombre
27:11de dogmes
27:12de la religion musulmane,
27:13ça,
27:14il ne le fait pas.
27:15Vous voyez,
27:16c'est très compliqué
27:18d'articuler
27:18à la fois
27:19l'histoire de France,
27:20l'histoire de la Révolution,
27:22la complexité
27:23de l'histoire
27:23de la Révolution,
27:26comment ça s'appelle,
27:27la condamnation
27:28de Louis XVI,
27:30des choses,
27:31si vous voulez,
27:32qui ont à voir
27:33et pas à voir.
27:34C'est pour ça que moi,
27:34je disais que tout ça
27:35est surinterprété
27:36en définitive.
27:37Oui,
27:37non,
27:38mais je pense que
27:38là où vous avez raison,
27:39c'est qu'on est dans le symbole,
27:40c'est-à-dire qu'il veut,
27:42effectivement,
27:43il veut opposer
27:44laïc
27:46et religieux
27:46et en même temps,
27:47je n'ai même pas forcément
27:48envie de dire religieux
27:48parce que je pense que ça va bien
27:49au-delà de ça.
27:50On va voir ce qui va se passer
27:51pendant trois jours,
27:52mais vous avez un certain nombre
27:54de gens
27:55qui ne sont pas forcément,
27:57je dirais,
27:57très pieux,
27:58très croyants,
27:59mais qui vont y aller,
28:00qui vont y aller
28:01parce que c'est la foi,
28:03parce que c'est l'espérance
28:04et donc c'est...
28:04Parce que le statut
28:05de l'Église catholique
28:06a changé en France
28:07et parce que l'Église catholique
28:08aussi a accepté
28:09la laïcité,
28:10donc tout ça est compliqué,
28:11mais c'est vrai que
28:12toutes ces idées,
28:13si vous voulez,
28:14de liberté et d'égalité,
28:15elles viennent du christianisme,
28:16c'est la séparation
28:17du spirituel
28:18et du temporel
28:19et c'est ce que font pas
28:21d'autres religions
28:22et donc c'est là
28:24que Corbière commet
28:25une faute politique lourde
28:27mais qui l'arrange
28:28bien évidemment
28:28parce que lui,
28:29il a son électorat
28:30à caresser
28:31dans le sens du poil
28:32et c'est pas l'électorat
28:34catholique,
28:34ni chrétien,
28:35ni protestant,
28:36enfin bref,
28:36vous comprenez le problème.
28:37C'est clair
28:38qu'il est dans un calcul,
28:39je suis même pas sûr
28:41que...
28:42Bon, ça vous appartient
28:43à dire que c'est
28:44une erreur politique ?
28:46Lui, je pense que pour lui,
28:47c'est au contraire
28:48c'est une stratégie.
28:48Ah non, mais c'est une erreur politique
28:50si vous voulez intellectuellement,
28:51c'est pas l'honnête
28:52intellectuellement,
28:52c'est ça que je veux dire
28:53parce qu'il sait très...
28:54Enfin, il est pas bête non plus
28:56Corbière,
28:56il sait très bien
28:57que c'est pas le catholicisme
28:59qui menace la république
29:00aujourd'hui.
29:00Mais évidemment,
29:01évidemment,
29:02évidemment.
29:03Merci en tous les cas
29:03à tous les deux,
29:04Hervé et Fred,
29:05d'être intervenus
29:06sur Sud Radio.
29:06Je trouve ce débat intéressant
29:08parce qu'effectivement,
29:09comme vous le disiez,
29:10et on va voir
29:11ce qui va se passer
29:11pendant trois jours,
29:12ça va être un événement
29:15énorme pour le pays.
29:16Il y aura l'épisode de Lourdes,
29:17bien sûr,
29:18la messe à Metz
29:20et puis le Stade de France
29:22et la Concorde.
29:24Voilà,
29:25ça va être des moments
29:25très très forts
29:26pour le pays
29:27parce que,
29:28comme vous le disiez
29:28très bien Fred,
29:30qui vont bien au-delà
29:31du chef religieux.
29:33On parle là de valeurs,
29:34finalement,
29:35de valeurs chrétiennes
29:36et ce sont ces valeurs
29:37qu'il va évidemment
29:37développer
29:38durant sa visite.
29:40On se retrouve
29:41dans un instant
29:42pour parler du carburant.
29:44C'est l'actualité
29:44de ce soir,
29:4517h,
29:46on va avoir
29:46des annonces
29:47de la part
29:47du Premier ministre.
29:48Vous,
29:49qu'est-ce que vous en attendez ?
29:500826,
29:51300,
29:51300,
29:52faut-il élargir
29:53les propositions
29:54qui sont faites
29:54à plus de professions ?
29:56On était avec
29:56les infirmiers libéraux
29:57ce matin,
29:58la situation est très grave
29:59pour eux,
30:00ils n'ont plus les moyens
30:01de faire leur travail.
30:02Vous nous appelez
30:03et on poursuit
30:03la discussion ensemble.
30:05A tout de suite.
30:069h10h,
30:06la vérité en face.
30:08Radio,
30:09la vérité en face.
30:11Jacques Cardoze.
30:12Et l'on accueille
30:13Simon qui nous appelle
30:15de Perpignan.
30:16Bonjour Simon.
30:17Oui,
30:17bonjour Jacques,
30:18bonjour aux auditeurs.
30:19On parle de cette idée
30:22que nous avons lancée
30:23ce matin.
30:24Faut-il deux prix finalement ?
30:25Un prix pour la campagne
30:26et un prix pour la ville.
30:28Je pense au carburant.
30:29Moi,
30:29je ne suis pas si sûr
30:30que ça,
30:30que ce soit si difficile
30:31que ça à mettre en place.
30:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
30:35Déjà,
30:36qu'est-ce qu'on considère
30:37la ville et la campagne ?
30:38Et puis savoir que la ville,
30:39les gens qui ont déjà
30:41moins d'automobilistes
30:42et donc moins de gens
30:43conservés,
30:43donc ça ne sera pas forcément
30:44un calcul bénéfique.
30:47Et les gens de la ville
30:48qui ne sont quand même
30:49pas plus idiots
30:49que les gens de la campagne,
30:51quand ils vont sortir de la ville,
30:52ils vont faire le plein
30:53à l'extérieur.
30:54De toute façon,
30:55c'est encore une mesurette
30:56digne de notre gouvernement
30:58actuel qui se refuse
30:59et surtout le président
31:01de se dédire
31:02et de dire
31:03de toute façon,
31:03moi,
31:04je ne ferai pas
31:04comme les autres
31:05européens,
31:05je ne baisserai pas la TVA,
31:07je n'enlèverai pas
31:08la taxe carbone
31:09et la taxe écologique
31:10et tout ça
31:11parce que de toute façon,
31:12je n'ai qu'une idée en tête,
31:14c'est tuer l'automobile thermique
31:16et donc l'industrie
31:16automobile française
31:17au bénéfice des Chinois
31:18et mettre en avant
31:20la voiture électrique
31:21et comme ça,
31:22je serai le premier
31:23de la classe au niveau européen
31:24parce que je ne pense qu'à moi.
31:26Voilà,
31:26ça se résume à tout ça
31:28de toute façon.
31:28De toute façon,
31:30quand on a affaire
31:30à quelqu'un
31:31qui n'accepte pas
31:32que des gens extérieurs
31:34puissent l'influer
31:36sur ses décisions
31:37parce que si la décision
31:38venait de lui,
31:39il l'aurait fait au départ,
31:40je pense que ça n'aurait
31:41pas posé de soucis
31:42mais comme il a
31:43d'autres objectifs
31:44et que ce qui se passe
31:46en France
31:46ne l'intéresse pas
31:47ou peu,
31:48voilà,
31:48donc on en est là.
31:51Qu'est-ce que vous pensez
31:53concernant les annonces
31:54qui pourraient être faites
31:55ce soir ?
31:56Est-ce qu'il faut les élargir
31:57à d'autres professions ?
31:59De toute façon,
32:00on est toujours en train
32:01de complexifier les choses
32:03de l'administratif
32:04et on sait très bien
32:05que de toute façon,
32:06ça va générer des difficultés,
32:08donc des coûts,
32:09puisqu'il faut payer
32:10les administrations
32:11qui gèrent ça.
32:12Donc bon en mal en,
32:14c'est faire des choses
32:16très complexes,
32:17alors tu aurais des choses
32:17très simples,
32:19dont on sait,
32:20tout le monde,
32:21les économistes le disent,
32:22de toute façon,
32:23la baisse de la TVA
32:24va continuer
32:25à permettre
32:27quand même
32:27une consommation normale
32:29et sera compensée
32:30de toute façon
32:31par cette consommation
32:32et une augmentation
32:33du pouvoir d'achat.
32:34Et je veux dire,
32:35n'importe quel gamin
32:36qui fait un tout petit peu
32:37d'arithmétique
32:38est capable
32:39de réfléchir à ça.
32:40Mais bon,
32:41non,
32:41je crois qu'on n'est pas
32:42assez intelligents
32:43pour pouvoir
32:45comprendre
32:45qu'en définitive,
32:47il faut du bien immédiat
32:49et pas de calculer
32:50dans le futur.
32:51Gouverner,
32:52c'est prévoir,
32:52mais c'est gouverner,
32:54c'est à l'instant T
32:55parce que de toute façon,
32:56demain,
32:56on ne sera plus là.
32:58J'accueille Loïc
32:59qui nous appelle
33:00de Toulouse.
33:01Bonjour Loïc.
33:02Oui, bonjour.
33:03Qu'est-ce que vous pensez,
33:04vous,
33:04de ce débat ?
33:06Alors,
33:06je vais rejoindre
33:07totalement
33:08l'auditeur précédent
33:10sachant que moi,
33:11je vais en remettre
33:11une couche.
33:12Ça veut dire
33:13que s'il faut s'amuser
33:14à dire
33:14ça,
33:15c'est la zone urbaine,
33:16ça,
33:16c'est la campagne.
33:17Ça veut dire
33:17qu'on va donc déjà
33:19rentrer dans des débats
33:21complètement
33:25dingues
33:25pour savoir
33:26où commence la ville,
33:27où est-ce qu'elle s'arrête.
33:28Et ça veut dire
33:29que derrière,
33:29on va remettre
33:30des fonctionnaires
33:31pour dire
33:31non mais là,
33:32c'est la ville,
33:32là,
33:32c'est la campagne
33:33et donc du coup,
33:34on va mettre
33:35des contrôleurs
33:36pour que les stations
33:36services de la campagne
33:38ne prennent pas
33:38le prix de la ville
33:39et rétiproquement.
33:40On va dire ça
33:40en rigolant,
33:41mais c'est une vérité.
33:43Aujourd'hui,
33:44on a une fonction publique
33:45qui n'est là que
33:46pour contrôler,
33:47pas pour chercher
33:47des solides.
33:48On ne peut pas suggérer
33:50finalement aux stations
33:52essence
33:52d'avoir un prix
33:54qui soit réservé
33:56aux gens
33:57qui ne peuvent pas
33:58faire autrement
33:59que d'avoir
33:59leur véhicule
34:00pour pouvoir
34:00se déplacer.
34:01C'est une rupture
34:02d'égalité.
34:03Qu'est-ce qui fait
34:03que demain,
34:04tel profession
34:05il y aurait le droit
34:05et pas celle-là
34:06ou tel secteur
34:08c'est déjà un peu le cas.
34:10Vous avez
34:10les professions
34:11du bâtiment
34:13et certains
34:13qui ont accès
34:14à une petite remise.
34:16Oui,
34:17mais la remise
34:17elle est postérieure.
34:18C'est-à-dire qu'ils payent
34:19le carburant
34:19aussi cher que vous
34:20et après,
34:20ils ont des remboursements
34:21de TICPE
34:22par exemple,
34:22comme les agriculteurs
34:23sur le gasoil
34:24non routier.
34:25Là,
34:25on est sur des éléments
34:27de remboursement
34:29par l'aider des TICPE
34:31qui intervient
34:31a posteriori
34:32une fois qu'eux
34:33ont quand même
34:33payé le carburant
34:35au prix
34:36qu'ils devaient le payer.
34:37Oui.
34:38Simon,
34:40vous pensez
34:41qu'est-ce qu'il faut faire
34:42en matière de carburant
34:43là ce soir ?
34:44On a le sentiment
34:45qu'on est dans l'impasse.
34:46Le Premier ministre
34:47n'a pas beaucoup
34:47de marge de manœuvre.
34:51Simon ?
34:52Oui.
34:54On a de la marge
34:55de manœuvre
34:56mais on ne veut pas
34:56l'appliquer
34:57pour des raisons
34:58de toute façon
34:58déjà dogmatiques
34:59comme je l'ai dit
35:00précédemment.
35:01Je rejoins l'auditeur
35:03pour la rupture
35:03d'égalité
35:04bien entendu
35:04et de toute façon
35:06c'est un produit
35:07de consommation courante
35:08ce n'est pas un produit
35:09de luxe.
35:09Il faut bien se mettre
35:10ça dans l'esprit
35:11et il faut que toucher
35:14à la TVA
35:15et aux taxations
35:15d'autant plus
35:16la taxation
35:17qui a été décidée
35:18au mois de janvier
35:19concernant
35:20taxation écologique
35:21qui peut être
35:22suspendue
35:23le temps nécessaire.
35:24Mais de toute façon
35:26il y a du dogmatisme
35:28là-dessous
35:28et donc on ne veut
35:29rien lâcher.
35:30Et puis de toute façon
35:32on veut détruire
35:33on veut nous détruire
35:34on veut détruire
35:34l'inflation
35:35on veut augmenter
35:36l'inflation
35:37il y a de toute façon
35:38une volonté délibérée
35:40de mettre en place
35:41un pays
35:42complètement
35:43exon
35:44avant le basculement
35:46souhaitable
35:47je ne vois pas
35:48tellement l'intérêt
35:49Simon
35:49quel serait
35:50l'intérêt
35:51de vouloir
35:52rendre un pays
35:53pour revenir
35:53en 2032
35:54pour dire
35:55regardez
35:55ils n'ont pas été
35:56capables
35:56de faire quoi que ce soit
35:57moi j'ai fait pire
35:59mais de toute façon
35:59si si
36:00l'intérêt
36:01il est là
36:01l'intérêt
36:02de toute façon
36:02il va le faire
36:03payer au peuple
36:04s'il ne décide pas
36:05s'il ne décide pas
36:09s'il ne fait pas
36:10les bons choix
36:10moi je suis foncièrement
36:12convaincu
36:13que de toute façon
36:13il y a une malveillance
36:14et j'emploie un terme
36:16je veux dire
36:17soft
36:18derrière tout ça
36:20Loïc
36:21vous nous appelez
36:22de Toulouse
36:24vous diriez ça aussi
36:26qu'il y a
36:26une volonté
36:27de malveillance
36:28ou est-ce qu'on n'est pas
36:29plutôt face à
36:30une problématique
36:31qui est assez simple
36:32qui est de se dire
36:32on a un gouvernement
36:33qui n'a pas tellement
36:34de marge de manœuvre
36:35on a des difficultés
36:37à trouver des financements
36:38d'abord avec une dette
36:39abyssale
36:40et puis ensuite
36:42un système
36:43qui ne dépend pas
36:44de nous
36:45écoutez
36:47moi je vais reprendre
36:48ce que j'ai déjà dit
36:50plusieurs fois
36:50sur l'antenne
36:51de Sud Radio
36:53vous êtes une personne
36:54privée
36:55vous gagnez
36:552000 euros par mois
36:56ou 2500 euros par mois
36:58vous enlevez vos dépenses
36:59contraintes
37:00vous voyez le reste à charge
37:01et il y a un moment
37:01si ça ne passe pas
37:02et bien vous faites
37:03des économies
37:04c'est ce que l'état
37:04français
37:05doit faire
37:07depuis 40 ans
37:08et qu'il ne fait pas
37:09pour des questions
37:10politiques et électoralistes
37:11c'est-à-dire qu'il y a un moment
37:12au fil budget
37:13et on dépense
37:14100
37:15et qu'on ne rentre
37:16que 80 ou 60
37:17et bien moi je suis désolé
37:18les 40 de Delta
37:20en sabre
37:21c'est effectivement
37:24une option
37:25merci à tous les deux
37:27Simon et Loïc
37:28d'avoir participé
37:29avec moi
37:29à ce débat
37:31et évidemment
37:32on en parlera
37:33dans les prochaines heures
37:34et notamment
37:35ce soir à 17h
37:36au moment où
37:36les annonces
37:38seront faites
37:39de la part du Premier Ministre
37:40et de 6 de ces ministres
37:41qui seront présents
37:42apparemment
37:42à ce point presse
37:43il y a beaucoup de communication
37:44aussi autour de tout cela
37:45ça c'est important
37:46d'occuper le terrain
37:47à suivre
37:48Stéphanie Demuru
37:49bonjour Stéphanie
37:50bonjour Jacques
37:50comment allez-vous ?
37:51très très bien
37:52et vous ?
37:53bah écoutez
37:53ça va super
37:54on attend les annonces
37:57de ce soir
37:57oui j'ai l'impression
37:58qu'on les attend tous les jours
37:59j'ai l'impression
38:00que ça fait une semaine
38:01qu'on tisse des annonces
38:02qui n'arrivent pas
38:02c'est vrai
38:03bon il y a une règle d'or
38:04vous avez vu
38:05oui
38:05ils vont plus se faire
38:06de l'argent
38:07sur le dos des Français
38:08c'est déjà une bonne nouvelle
38:09parce que donc
38:09on peut se faire de l'argent
38:10parce que la dernière fois
38:11que j'ai interrogé le ministre
38:12sur cette question
38:13il m'a dit
38:13on fait aucun bénéfice
38:15bah oui
38:16donc s'ils le disent
38:17alors c'est qu'il y a des bénéfices
38:18j'avais eu d'autres informations
38:18auparavant
38:19mais on nous annonce
38:20en effet
38:20il y a même moins
38:23407 millions
38:24précisément
38:24parce qu'en fait ce qui se passe
38:24c'est que lorsque les prix montent
38:25il y a des gens qui se privent
38:26donc en réalité
38:27si vous vous privez
38:28bah du coup
38:29ça fait moins de rentrées d'argent
38:30pour l'Etat
38:30moins de consommation
38:31et moins de croissance
38:32et voilà
38:32bon c'est l'un des thèmes
38:34que vous allez aborder
38:35oui
38:35et bah évidemment
38:36parce qu'on attend
38:37avec impatience
38:38et beaucoup de
38:40de Français
38:40beaucoup de
38:42personnes qui nous écoutent
38:43vous êtes peut-être
38:43dans votre voiture
38:44vous attendez enfin
38:45des mesures efficaces
38:47j'espère que cette fois-ci
38:48et bien ça sera
38:49des bonnes nouvelles
38:50et puis à 10h
38:51avec Gilles Gansman
38:52on va se poser la question
38:53est-ce que vous trouvez ça
38:54normal qu'on s'en prenne
38:55aux commerçants
38:56qui publient la photo
38:57des voleurs
38:58dans leur magasin
38:58parce qu'il y en a
38:59qui ont essayé
39:00mais bon
39:00ils se font épingler
39:01par la CNIL
39:02vous savez
39:02le gendarme des libertés
39:04liberté pour les voleurs
39:05mais pas pour les commerçants
39:06c'est un procédé
39:08qui existe aux Etats-Unis
39:09et voilà
39:10et aux Etats-Unis
39:10ça permet effectivement
39:11d'aller chercher
39:13les voleurs
39:13moi ça ne me choque pas
39:15ça dépend des faits
39:16qui sont réalisés
39:16aussi
39:17du contexte
39:18mais bon
39:19en tous les cas
39:19débat passionnant
39:20débat passionnant
39:20à suivre
39:2110h midi avec vous
39:22Stéphanie Lemurue
39:23merci Jacques
39:23et puis
39:24je vous dis
39:25à demain
39:26et j'en profite
39:27pour remercier
39:27Juliette Riouffal
39:28Joseph Ruiz
39:29John Rakoto Zafi
39:30à la réalisation
39:31Emmanuel Galasso
39:32au Standard
39:33très bonne journée à vous
39:34Monsieur
39:34il
39:34est
39:34à la réalisation
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