- il y a 5 minutes
Dans son édito du 26/10/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur le rôle du RN.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00C'est une séquence qu'il nous faut raconter et décrypter tout à la fois.
00:03Alors, vous connaissez, il y a un concept qui revient de temps en temps,
00:05c'est l'accélération de l'histoire.
00:07C'est-à-dire, il y a toute une série de tendances lourdes qui traversent notre société
00:10et un jour, elles s'accélèrent, elles s'entrechoquent
00:14et dès lors, les conditions du chaos sont rassemblées
00:17et nous sentons tous, je crois, que nous sommes aujourd'hui contemporains
00:22d'une forme d'accélération de l'histoire.
00:24Alors, point de départ, la semaine dernière, nous en avons parlé ici, ici, d'ailleurs,
00:27l'URN doit faire son congrès et la gauche, pas que la gauche radicale,
00:32la gauche, donc des socialistes à révolution permanente,
00:35au point levé, aux écolos, à la société civile, aux syndicats,
00:40à la France insoumise, bien évidemment, se rassemblent pour dire
00:43nous devons faire en sorte, il faut invisibiliser le congrès du RN.
00:47Nous prendrons les moyens nécessaires pour qu'il ne soit pas entendu.
00:51Et le fait est que ce congrès n'a pu se tenir que sous forme de confinement sécuritaire.
00:56Le congrès n'a pu se tenir que parce qu'il y a eu un dispositif policier
01:00tel qu'il n'était pas possible de le perturber vraiment.
01:03Mais quand la démocratie doit se passer avec un tel dispositif sécuritaire,
01:08c'est que nous ne sommes plus en démocratie.
01:10Par ailleurs, vendredi, le meurtre de Massacre de Trappes,
01:15et là, tout le monde retient son souffle.
01:16Parce qu'on se demande, mais qu'est-ce que c'est exactement?
01:18Et les informations viennent peu à peu.
01:20On le disait il y a un instant aussi.
01:22Tout de suite, la gauche radicale, et j'y reviendrai,
01:24arrive avec son interprétation des faits.
01:26Avant même de savoir, ils prétendent savoir.
01:29Ils collent une théorie sur les événements,
01:31sans le souci élémentaire des faits,
01:33et vont commencer à la diffuser médiatiquement.
01:36D'imposer le récit.
01:37Exactement. Et la bataille du récit, je pense qu'on sait quoi.
01:39Ça fait six ans qu'on travaille ensemble.
01:41La question du récit, on en parle souvent ici,
01:43parce qu'elle est centrale dans nos sociétés, plus que jamais.
01:46Et on a vu plusieurs informations se croiser pour, je dirais, modeler les esprits.
01:50Donc, on nous a dit tout de suite, c'est un assassinat,
01:53en fait, c'est un massacre, un attentat posé par un homme qui appartient à l'ultra-droite.
01:57Il y a eu cette rumeur comme quoi on aurait retrouvé des tracts du RN dans sa voiture
02:02pour ensuite apprendre que ce n'était pas le cas, qu'il n'y avait pas de tracts,
02:06rien du tout qui était lié au RN dans la voiture.
02:08Donc là, quand on a vu ça, moi j'ai vu sur les réseaux sociaux
02:11des gens qui confessent un scepticisme peut-être exagéré,
02:14je me disais, mais qui a mis les tracts exactement ?
02:16Comme si, d'une certaine manière, on commençait à douter
02:18de ce qui entourait cet événement.
02:20Je ne le mentionne que parce que je l'ai lu à plusieurs reprises ce week-end.
02:25Laurent Nulette, par ailleurs, nous dit,
02:29on est sur un attentat d'ultra-droite, c'est clair, net et précis.
02:33Ce matin.
02:35Commentaire de Florence Bergeau-Blackler, qui est intéressante sur X,
02:37elle dit, pourquoi ne pas communiquer alors ce qui est clair, net et précis,
02:41car en dehors des photos de sa présence dans des groupes pro-palestiniens
02:44d'extrême-gauche, on n'a pas beaucoup d'informations pour l'instant.
02:47Donc il ne s'agit pas de remettre en question le récit de Laurent Nulette.
02:51Mais quand on dit des choses aussi nettes,
02:53probablement que les faits peuvent nous amener à faire consensus
02:56dans la description des événements.
02:58Je reviendrai dans un instant sur l'instrumentalisation médiatique
03:01de cette tuerie, parce que pendant ce temps, pendant ce temps,
03:05il y avait, ne l'oubliez pas, samedi, les manifestations
03:07qui ont été relativement contrôlées.
03:09L'ultra-gauche n'a pas été capable de ravager Paris,
03:12ou les autres villes d'ailleurs, comme la semaine précédente,
03:16à cause de la force du dispositif policier
03:18ou parce que les banlieues radicalisées ne s'en sont pas mêlées.
03:22Les deux opinions existent dans l'espace public.
03:25L'ultra-gauche, sans l'aile radicalisée des banlieues,
03:28est-elle capable de tout ravager?
03:30C'est lorsque les deux s'unissent que la situation devient explosive.
03:34Pendant ce temps, parce qu'on est toujours dans le même récit,
03:37Marine Le Pen fait son discours à Orléans.
03:42Et là, c'est un discours sous le signe de la Renaissance.
03:44Donc, Jordan Bardelat avait comme responsabilité,
03:46on pourrait dire, de survoler l'actualité.
03:48Et Marine Le Pen dit, je veux plutôt vous raconter
03:49à quel moment de l'histoire de France nous sommes en ce moment.
03:52Elle dit, la France a souvent chuté.
03:54Elle a souvent risqué la disparition,
03:57ou à tout le moins l'asservissement,
03:58mais peut-être même la disparition.
04:00Mais à chaque fois, on a trouvé des gens,
04:02des Français qui continuaient de croire en la France
04:04et qui ont été capables de la relever.
04:07Donc, la référence à la Renaissance était explicite,
04:09c'est-à-dire la Renaissance dans l'histoire,
04:11qui suivait le Moyen Âge,
04:12pour laquelle elle avait des propos sans tendresse.
04:13D'ailleurs, je pense qu'on dit beaucoup de mal du Moyen Âge,
04:15mais c'est un autre sujet.
04:17Son discours dépasse le contexte politique immédiat.
04:21Je ne dirais pas qu'elle se montrait optimiste.
04:23Il faudrait être un peu zozo pour être optimiste en ce moment.
04:25Mais elle est assurément volontariste.
04:27Elle dit, la politique peut renverser la tendance.
04:29Et je note une chose, alors,
04:31plusieurs ont été critiques au fil du temps de Marine Le Pen,
04:34assez sévèrement.
04:35Franchement, c'était, quoi qu'on pense du contenu du discours,
04:38c'est un bon discours.
04:39Bien livré, bien pensé, bien articulé,
04:41c'était probablement, de tous les discours que j'ai entendu d'elle,
04:45probablement un de ses meilleurs.
04:47Et elle parlait de différents éléments
04:48qui dépassaient la politique ordinaire.
04:50Donc, elle parlait de la question de l'identité,
04:52mais elle la transcendait dans l'idée du récit commun.
04:54Elle parlait de la transmission de la culture.
04:56Elle parlait aussi du rapport à la civilité.
04:58C'est important, ça.
04:59Ces choses ordinaires qui font que la vie est pourrie
05:01par des comportements antisociaux au quotidien.
05:03Elle parlait du rapport à la beauté,
05:05qui caractérise l'excellence d'une civilisation.
05:07Elle dit qu'elle voulait croire à une rénaissance française.
05:10Et dans le contexte que je vous ai décrit,
05:12elle disait qu'elle voulait un discours
05:14sur le signe de l'apaisement et de la réconciliation.
05:16On pense ce qu'on veut du RN.
05:18Mais dans les circonstances,
05:19il y avait un contraste entre le volontarisme
05:21et l'appel à l'apaisement
05:22et une société qui se sent au bord du chaos.
05:25Vous avez évoqué le massacre de Trappes,
05:28Mathieu Lagos, chez les filles.
05:30Mais Paquel a voulu en profiter
05:32pour imposer sa lecture des événements
05:35et même en appeler à la censure.
05:38Oui, franchement, ça, c'est l'autre événement dominant.
05:40Je pense que LFI et ses proxys
05:42ont fait un pas de plus
05:43dans le dévoilement de leur stratégie autoritaire
05:46depuis vendredi et samedi.
05:48Mais le premier, il faut le mentionner,
05:49Charlotte l'a fait très justement,
05:50c'est Emmanuel Macron,
05:52qui m'a surpris.
05:53Le président de la République nous dit
05:54c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste
05:57pour tuer nos compatriotes,
05:59nos enfants, en raison.
06:00On va l'écouter, effectivement.
06:04Ce qui s'est passé aujourd'hui,
06:06je le dis, c'est un tournant
06:07parce que c'est la première fois
06:08qu'il y a un acte terroriste planifié
06:11pour tuer nos compatriotes,
06:14nos enfants,
06:16à raison de leur couleur de peau
06:18ou de la religion qu'on leur donne.
06:22Alors, moi, je pose quelques questions.
06:24Qu'est-ce que c'était Crépol ?
06:26On voulait planter du blanc.
06:27Planter du blanc, c'est théoriquement
06:28vouloir tuer quelqu'un sur la base de sa couleur de peau.
06:31Le Bataclan, Nice,
06:33Mohamed Merah,
06:34le père Hamel.
06:35J'aimerais savoir comment caractériser ces faits.
06:37Alors, le président de la République,
06:38très justement, a corrigé son propos ensuite.
06:40Mais je suis fasciné par sa première réaction.
06:44Son premier commentaire devant les événements,
06:46c'est celui-là.
06:47Ensuite, soit le surmoi
06:48ou les services de communication de l'Élysée,
06:49les deux se confondent peut-être.
06:50Puis ça n'a pas le même pacte sur les réseaux sociaux.
06:53Enfin, on décide de corriger son propos,
06:54mais ce qu'il dit au fond de lui-même,
06:56j'ai l'impression, bien franchement,
06:57qu'Emmanuel Macron, au fond, lui-même,
06:59de temps en temps, il se dévoile.
07:00Et là, voilà ce qu'il pense.
07:01Il est en droit de le penser.
07:02Tout comme lorsqu'il avait dit
07:03qu'il n'y a pas de culture française,
07:04avant d'expliquer qu'il y en avait peut-être une finalement.
07:06Lorsqu'il se dévoile en ces matières,
07:08il nous disait finalement
07:09qu'il y a certaines victimes
07:10plus victimes que d'autres.
07:12Mais bon, à la rigueur,
07:12c'est le président de la République.
07:14Entre-temps, la gauche,
07:15époque la gauche radicale,
07:16a voulu s'emparer de cet événement atroce
07:20pour dire, voilà,
07:21cet homme n'est que le bras armé
07:23des discours d'intolérance,
07:25racistes, comme on les appelle,
07:27qui existent dans l'espace public.
07:29Et dès lors, il faut interdire ces discours,
07:32on verra comment ils les définissent,
07:33pour éviter que de tels événements
07:34ne se reproduisent.
07:35C'est le cas du maire de Trappes,
07:37notamment, Ali Rabek,
07:38j'espère ne pas prononcer son nom,
07:40lui qui est de génération S,
07:42qui appelle à interdire dans les débats
07:43le thème de ce qu'on appelle
07:44le grand remplacement.
07:46Et compare à ce sujet,
07:47il faut interdire le débat
07:48sur le grand remplacement
07:49comme on interdit les débats
07:51sur la Shoah.
07:52Voilà, c'est particulier quand même.
07:54Donc, décrire l'évolution démographique
07:57de la France,
07:58quel que soit le concept
07:59qu'on utilise pour nommer cela,
08:00et ensuite dire,
08:01est-ce qu'il y a des conséquences
08:02à cette islamisation de la France,
08:05au fait que la population du pays
08:07change profondément,
08:08parce qu'il y a de plus en plus
08:08de populations africaines,
08:10de populations qui viennent du Maghreb,
08:11est-ce que ça change l'identité du pays,
08:13oui ou non?
08:13Mais le simple fait de débattre de cela,
08:16on comprend que ça relève
08:17d'une théorie, selon lui,
08:18dont il faut interdire le débat.
08:20C'est quand même,
08:21donc, autrement dit,
08:22vous serez peut-être accusé
08:23de délit de réel.
08:25Bani Bagayoko,
08:26qui ne cesse de se dévoiler,
08:27lui aussi,
08:28va encore plus loin.
08:29Je sais que c'est un échange
08:30qui se passe sur LCI.
08:31Je ne suis pas pour dire
08:33que celles et ceux...
08:34Écrire, dire les choses comme ça,
08:35en fait.
08:35Alors, on va l'écouter.
08:36Ah ben, allons-y.
08:37On l'écoute comme ça,
08:39on sera plus précis encore.
08:41Si vous arrivez au pouvoir,
08:42vous interdisez l'ERN ?
08:43Ah ben, nous,
08:44c'est très clairement ce que l'on va faire.
08:45Déjà, un,
08:45on va combattre
08:46le Rassemblement National
08:46dans les ondes.
08:47Ça, c'est acte 1.
08:48Acte 2,
08:49tous celles et ceux
08:50qui participent
08:50à propager la haine
08:51seront bien sûr
08:52lourdement sanctionnés,
08:53y compris dans les médias.
08:54Mais vous,
08:54vous seriez favorable
08:55à ce qu'on interdise
08:56de parole
08:57le Rassemblement National
08:58pendant cette campagne présidentielle ?
08:59Ah oui.
09:00Ah oui.
09:01À partir du moment,
09:02ils tiennent des propos racis,
09:03je suis en désaccord.
09:04Mais ça veut dire quoi ?
09:05À partir du moment,
09:05c'est-à-dire qu'actuellement,
09:07parce que la question
09:07de Guillaume Roquet
09:07est intéressante,
09:08c'est un débat
09:09qui a existé dans le passé.
09:10Aujourd'hui,
09:10il n'existe plus beaucoup,
09:11mais vous dites,
09:12actuellement,
09:12vous interdiriez
09:13le RN de parole publique ?
09:15Bien sûr,
09:15mais comme il y a
09:15les groupuscules racistes
09:16qui existent en tant que telles,
09:17il faut les démasquer,
09:19il faut les mettre...
09:19Même si le premier parti
09:20de France, pardon,
09:21même si c'est le parti
09:22qui a fait X%
09:23aux précédentes élections.
09:24Mais pourquoi ?
09:24Mais le sujet,
09:25c'est justement
09:26parce que certains
09:27ont participé
09:27à la normalisation
09:28du racisme.
09:30Mathieu.
09:31Alors,
09:31Anne Niva ajoute,
09:32je pense qu'on l'a vu,
09:33comment on fait
09:33si quelqu'un est élu
09:34démocratiquement ?
09:35On ne peut pas
09:36ne pas lui donner la parole,
09:37demande-t-elle.
09:38Anne Niva,
09:38c'est pas si tu peux me parler,
09:39c'est pas l'égérie
09:40de ce qu'on appelle
09:40l'extrême droite.
09:41Il répond,
09:42ça c'est votre point de vue.
09:44Ça c'est votre point de vue.
09:45Donc,
09:45il ajoute ensuite
09:46vouloir sanctionner
09:47les discours
09:47qu'il assimilent au racisme.
09:49Il faut comprendre
09:49que dans la tête
09:50de M. Bagayoko,
09:51il y a beaucoup,
09:51beaucoup,
09:52beaucoup,
09:52beaucoup de choses
09:52qui rentrent dans la définition
09:53du racisme globalement.
09:54Tout ce qui contredit
09:56la vision du monde
09:57de M. Bagayoko
09:58peut être assimilé au racisme
09:59d'une manière ou de l'autre.
10:06Est-ce qu'on interdise
10:06le temps de parole du RN
10:07pendant cette présidentielle?
10:08Il répond,
10:09ah oui.
10:10Alors globalement,
10:10qu'est-ce qu'on comprend?
10:11C'est que le LFI,
10:12aujourd'hui,
10:13à tout le moins,
10:13par le visage de M. Bagayoko,
10:15dit,
10:15il n'y a pas de plus
10:16dans la censure.
10:17La censure doit être assumée.
10:18Pendant ce temps,
10:19n'oublions pas Mélenchon
10:20qui attaque nos collègues
10:21de BFM en disant,
10:22vous BFM,
10:23surveillez-vous
10:23avec vos propos racistes.
10:25Une attaque
10:25d'une rédaction comme ça.
10:26Et j'aime redire
10:27dans les circonstances,
10:28notre solidarité
10:29avec nos collègues
10:30de BFM,
10:31tout comme ils sont solidaires
10:32avec nous
10:32lorsque nous sommes attaqués.
10:33C'est important
10:34la solidarité entre médias
10:35et je sais que BFM le sait.
10:37N'oublions pas par ailleurs
10:38que pendant ce temps,
10:39Zemmour,
10:40qui devait être sur BFM,
10:41a été déprogrammé.
10:43Si on comprend mieux
10:43sous la pression
10:44de la SDJ,
10:45ça reste à préciser.
10:46Donc là,
10:47on déprogramme
10:47parce qu'il y a une pression,
10:49parce qu'on craint
10:49le discours de quelqu'un.
10:51Et n'oublions pas,
10:51pendant ce temps,
10:52dernier détail,
10:52Éric Coquerel
10:53que nous recevions ici hier,
10:55nous dit,
10:56voilà pour les journalistes
10:57ou les médias,
10:58voilà le récit
10:58que vous devriez faire
10:59des manifestations.
11:00Ce que vous présentez,
11:02ce n'est pas ce qu'on aime.
11:03Donc, on aimerait finalement
11:03une forme de LFI TV
11:05qui décrirait le réel
11:06plutôt que votre vision
11:07et votre liberté éditoriale.
11:08Ça annonce
11:09une belle liberté de parole
11:10dans la République LFiste.
11:12Il est bien vu
11:12de redouter
11:13un affrontement à venir
11:14entre le RN et LFI.
11:17Les derniers événements
11:18ne viennent-ils pas
11:19légitimer cette crainte?
11:20C'est une crainte légitime,
11:22mais par ailleurs,
11:23on peut se demander
11:24si cet affrontement
11:25n'est pas inévitable.
11:26Le vieux régime
11:27qu'on a devant nous
11:28a accouché
11:29de la situation présente.
11:30On pensera ce qu'on veut,
11:32soit de Mélenchon,
11:33soit de Marine Le Pen
11:33ou d'Éric Zemmour,
11:34que je sache,
11:35il ne gouverne pas la France
11:36depuis une quarantaine d'années.
11:37Mélenchon, un peu oui.
11:38Mais globalement,
11:40le régime a accouché
11:41d'une situation intenable.
11:42Et le régime nous dit
11:43que cette situation intenable
11:44que nous avons créée,
11:46nous serons les seuls
11:47à pouvoir éviter
11:47qu'elle n'empire
11:48et ne vire à la catastrophe.
11:49C'est original
11:50comme point de vue.
11:51En baillonnant les autres.
11:51Mais avec une singularité,
11:53cela dit,
11:54donc il y a un affrontement.
11:55D'un côté,
11:55on pourrait dire
11:56le parti de la Nouvelle-France,
11:57c'est M. Mélenchon et compagnie.
11:58D'un autre côté,
11:59la France historique,
12:01éternelle,
12:01appelée-là comme vous souhaitez,
12:02le camp national.
12:03Mais il y a une originalité
12:04de LFI là-dedans
12:05et je terminerai sur cela.
12:07LFI annonce de mille manières
12:08qu'ils ne respecteront pas
12:09le résultat des élections
12:10si le RN l'emporte.
12:11C'est clair.
12:12Donc, certes,
12:13ils le disent clairement
12:14ou pas clairement,
12:15mais le message est envoyé.
12:16Nous ne respecterons pas
12:17le résultat des élections.
12:21de la démocratie,
12:22mais au même moment,
12:23la conteste,
12:23les résultats ne donnent pas
12:24ce qu'on souhaite.
12:25De l'autre côté,
12:26le RN qui sera peut-être,
12:27on verra,
12:28majoritaire dans la population,
12:29mais qui ne l'est pas
12:30dans les institutions,
12:31sera-t-il s'il l'emporte
12:32évité d'être débordé
12:33par la rue
12:34et éjecté par le haut,
12:36conseil constitutionnel
12:37et compagnie ?
12:38Chose certaine,
12:38l'histoire va dans la direction
12:39d'un choc,
12:40d'une grande clarification.
12:41Il n'est pas certain,
12:42cela dit,
12:42que ce sera agréable.