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Dans son édito du 25/02/2026, Mathieu Bock-Côté revient sur ses craintes concernant l'avenir de la démocratie française.
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00:00Mathieu Bocoté, premier édito, une démocratie verrouillée, c'est le thème.
00:05Quel sera l'état de la démocratie française en 2027 ? C'est demain 2027.
00:09Depuis quelques semaines, on s'inquiète de plus en plus d'un système démocratique verrouillé
00:14où le bloc central, un temps fragilisé, on s'en est tous aperçu,
00:17parvient à reprendre la main de la vie politique.
00:20Et c'est un portrait d'ensemble de ce verrouillage auquel vous consacrez votre édito ce soir.
00:25Oui, parce qu'on est dans une séquence d'actualité où tellement de choses se passent
00:28est-ce qu'on en vient quelquefois à perdre la vue d'ensemble des événements,
00:32à voir comment tout s'emboîte presque naturellement
00:35et comment il révèle à grande échelle une stratégie de reprise en main du débat public
00:40par le bloc central, qu'il m'arrive de nommer l'extrême-centre,
00:44dans une séquence où il se sent déstabilisé.
00:46Et parce qu'il se sent déstabilisé, il se radicalise.
00:50À l'échelle de l'histoire, c'est presque une constante.
00:53Un mouvement déstabilisé qui ne se croit plus capable de gagner l'appui de la population
00:57peut alors se radicaliser sur le mode répressif,
01:00une répression plus ou moins subtile, bien évidemment.
01:02Alors, par exemple, sur le plan médiatique, que s'est-il passé ces derniers mois?
01:07Rappelez-vous, c'était en fait il y a quelques semaines, quelques mois,
01:09la volonté d'Emmanuel Macron de labelliser les médias
01:13pour distinguer quels médias sont légitimes dans l'espace public
01:16et lesquels ne le sont pas.
01:18Dès lors, il nous disait, évidemment, c'est la méthode du centre,
01:21ce n'est pas l'État qui va distinguer de vous légitimes, vous illégitimes,
01:26mais entre vous, journalistes, une forme de soviette de rédaction généralisée,
01:31vous trierez entre les journalistes légitimes et ceux qui ne le sont pas.
01:34Donc, la labellisation des médias correspondait à une volonté explicite
01:37de construire un espace public avec des médias alignés idéologiquement,
01:42mais encore une fois, on ne faisait pas ça peut-être par Reporteurs sans frontières
01:45ou par d'autres qui auraient eu le contrôle.
01:47Deuxième élément, on en parlait hier, la volonté de Jean-Noël Barraud
01:51de mater les réseaux sociaux, mater les réseaux sociaux,
01:54de casser les réseaux sociaux, de les mettre au pas.
01:56Donc, il y a cette idée que les réseaux sociaux seraient aujourd'hui
01:58au service de ce qu'ils appellent l'international réactionnaire,
02:01que ces réseaux sociaux permettraient à une opinion illégitime
02:05de s'exprimer dans l'espace public.
02:07On va accuser cette opinion de verser dans le complotisme, les extrêmes,
02:10et ainsi de suite.
02:10Donc, au nom de la démocratie, il faudrait censurer.
02:13Au nom de la démocratie, il faudrait mater cet espace de liberté
02:16qui serait enfin un espace anarchique au service de puissance étrangère.
02:20Et soit dit en passant, on l'a vu depuis dix jours,
02:23quand le système médiatique tel qu'il existe aujourd'hui
02:26décide d'imposer un récit dans l'espace public,
02:30sa puissance de mobilisation, sa puissance d'anéantissement du réel.
02:34On est quand même passé de la mort de Quentin,
02:37causée par des milices d'ultra-gauche,
02:39à de l'autre côté la grande menace fasciste
02:41qui reviendrait en France aujourd'hui.
02:43Donc, la machine médiatique est capable d'imposer un récit
02:47qui anéantit le réel tout simplement.
02:50Donc, de ce point de vue, sur le plan médiatique,
02:53il y a une volonté de reprendre le contrôle du débat.
02:55Sur le plan des nominations,
02:57ce qu'on appelle la stratégie pour verrouiller, en fait,
03:00les institutions publiques.
03:01On a pensé il y a quelques années, je pense que c'est l'an passé,
03:04Richard Ferrand, à la tête du Conseil constitutionnel.
03:06Donc, on comprend qu'une instance de contrôle des lois
03:08qui va jouer un rôle fondamental le jour où, imaginons,
03:11le camp national n'emporte,
03:12et veut faire un référendum sur l'immigration,
03:14un référendum sur les institutions.
03:16À ce moment précis, le Conseil constitutionnel aura un rôle central.
03:20Voilà, désormais, un homme qui a été nommé
03:22avec la capacité de bloquer potentiellement
03:24le camp national au pouvoir s'il lui parvenait.
03:27Mme de Montchalin a un cours des comptes,
03:29tout récemment, donc une stratégie de verrouillage.
03:31Et on entend, si on a l'oreille un peu fine,
03:34de plus en plus de gens dans la fonction publique
03:35nous disent, eh bien, il y a des nominations ici et là,
03:38et on dit quelquefois aux fonctionnaires,
03:40n'hésitez pas à faire valoir votre clause de conscience
03:42si jamais un pouvoir illégitime s'installe en France.
03:45L'activisme du Conseil constitutionnel,
03:47je prends la peine de le dire sur trois points.
03:49Le retocage de la loi immigration,
03:51rappelez-vous, ça fait un temps,
03:51mais c'est à la demande d'Emmanuel Macron
03:53qui accepte finalement qu'une loi soit votée,
03:55mais il annonce qu'un pouvoir plus élevé que le sien,
03:57théoriquement, pourra mater cette loi
03:59qui certes s'ancre dans la volonté populaire,
04:01mais serait contraire à ce qu'ils appellent l'État de droit.
04:03La loi Philippine, de la même manière,
04:06et plus largement, la volonté depuis Fabius,
04:08mais jusqu'à aujourd'hui,
04:09de resserrer toujours l'usage possible du référendum.
04:12Donc, on veut programmer
04:13l'impossibilité constitutionnelle du référendum.
04:16Sur le même registre,
04:18et ce sont des propos récents,
04:19la volonté d'Emmanuel Macron
04:21de rendre inéligibles ceux qui sont condamnés
04:23pour propos haineux,
04:24appel à la discrimination,
04:26appel à la haine raciale.
04:27Mais quand on voit ce qu'on entre dans ces catégories-là aujourd'hui,
04:30et je reviendrai dans le deuxième édito d'ailleurs,
04:32eh bien, la critique de l'immigration massive,
04:33le rappel de l'incompatibilité potentielle
04:35entre certaines cultures,
04:37donc une culture venue de loin,
04:38qui s'installe en France,
04:40incompatibilité culturelle,
04:41ça peut passer pour un appel à la discrimination aujourd'hui,
04:43un appel à la haine raciale.
04:44Donc, on voit, ce qu'on cherche à bannir,
04:46c'est bannir juridiquement l'opposition anti-immigration massive.
04:49Pensez aussi, c'était au mois de juin,
04:52Aurore Berger,
04:53qu'on a entendu ces derniers jours,
04:54qui a décidé de financer, de subventionner,
04:57donc de rassembler des associations subventionnées,
04:59soyons plus exacts,
05:00mais elle est financée davantage,
05:01des associations qui ont pour responsabilité
05:03de traquer des propos dits haineux
05:05dans l'espace numérique.
05:07Mais il y avait, parmi les associations convoquées,
05:09des gens qui voient, par exemple, du racisme partout,
05:12qui voient de l'homophobie partout,
05:14qui voient de la transphobie partout.
05:15Mais l'État finançait donc des brigades numériques
05:18chargées de surveiller la vie publique.
05:21Et soit dit en passant, en matière d'inéligibilité,
05:23je me permets de le dire,
05:24n'oublions pas le sort réservé à Marine Le Pen.
05:25Il se passe sur un autre registre,
05:27mais ça fait partie des techniques,
05:29on pourrait dire, d'évacuation des candidats à problème.
05:32La dissolution de l'association,
05:34j'y reviendrai surtout dans le deuxième édito,
05:35mais je le mentionne dès maintenant,
05:37ce qu'on voit, c'est que le militantisme de droite,
05:39on fait en sorte que le militantisme de droite,
05:40avec sa part d'excès qui peut exister quelquefois,
05:42il faut le rendre socialement trop coûteux
05:45pour priver la droite au sens large de base militante.
05:48Et maintenant, sur le plan international,
05:50deux éléments.
05:50Le thème de plus en plus fréquent de l'ingérence étrangère,
05:54qui est utilisé dans toute forme de progrès
05:55de la droite au sens large en France,
05:57est pensé comme le fruit d'une ingérence étrangère.
06:00Dès lors, si le mauvais camp l'emporte à la présidentielle,
06:03serait-il légitime d'annuler l'élection
06:05au nom de l'ingérence étrangère?
06:06Jurisprudence roumaine.
06:07Ou alors, ça c'est intéressant,
06:09l'entretien de la rhétorique de la guerre extérieure permanente,
06:12et la guerre permanente en ce moment,
06:13parce que quand vous êtes en guerre toujours,
06:14c'est le discours un peu à la Valérie Ayée
06:17par rapport à la Russie.
06:18Il ne s'agit pas d'avoir quelques complaisances
06:21que ce soit pour la Russie,
06:21mais le discours de la guerre permanente,
06:24ça permet de conseiller tous ceux
06:25qui ne sont pas d'accord avec la ligne du pouvoir
06:27comme des traîtres potentiels.
06:28Mettez tous ensemble,
06:29et c'est un dispositif pour vous,
06:31Verrouillé, qui s'installe.
06:32Mais vous avez entendu le terme
06:33qui a été utilisé ces derniers temps,
06:34c'est l'international réactionnaire.
06:36Alors, la Macronie se mobilise contre les extrêmes,
06:39contre cet international réactionnaire,
06:41mais qui est vraiment l'ennemi en réalité?
06:44Alors, l'ennemi, on me dira,
06:45le mot est trop dur,
06:46mais je cite Julien Freund,
06:47ici Julien Freund,
06:48le grand philosophe politique,
06:49qui disait que l'ennemi,
06:50la distinction ami-ennemi
06:51est la catégorie politique première.
06:53Donc, la Macronie a une forme de stratégie
06:55en deux temps.
06:57D'un côté, il nous dit les extrêmes.
06:58Ça permet dès lors,
06:59si vous êtes devant une gauche qui progresse,
07:01vous mobilisez un langage plus à droite,
07:03vous la combattez,
07:03vous dites oui, mais nous combattons les extrêmes,
07:05et en sens inverse, rappelez-vous,
07:06en 2022, Emmanuel Macron,
07:08qui un temps parlait comme Valérie Pécresse,
07:10avant de parler ensuite comme Jean-Luc Mélenchon,
07:13on comprenait que l'idée,
07:14c'était de tenir le discours de circonstance
07:15permettant à une caste de rester en place.
07:18Donc, les extrêmes en général
07:19au nom de la sauvegarde de la démocratie.
07:21Mais ensuite, de manière beaucoup plus,
07:23on pourrait dire, ciblée,
07:25vous avez raison,
07:25c'est l'international réactionnaire
07:27qui est mentionné.
07:28Alors, qu'est-ce qu'on appelle
07:29l'international réactionnaire?
07:31Globalement, c'est une droite
07:32qui s'oppose à l'immigration massive,
07:34qui s'y oppose vraiment,
07:35qui ne s'y oppose pas seulement
07:36pour des raisons républicaines,
07:37au sens où on l'entend aujourd'hui,
07:38ou universalistes,
07:39qui disent que cette culture,
07:40ces cultures, je le disais plus tôt,
07:42sont difficiles à intégrer aujourd'hui,
07:43il faut le constater.
07:44L'intégrer à toutes les cultures
07:45ne s'intègre pas également en France aujourd'hui,
07:47ne s'intègre pas également en Occident.
07:49Donc, la critique de l'immigration massive
07:51est au cœur de ce qu'ils appellent
07:53l'international réactionnaire,
07:54mais on cherche encore une fois
07:55à faire passer ça pour une théorie complotiste
07:57en l'assimilant au grand remplacement.
07:58La fin du mondialisme aussi.
08:00Nous sommes devant des gens
08:01qui ne croient plus, à droite, globalement,
08:03aux institutions de la gouvernance globale
08:05mise en place dans les suites des années 80,
08:07à part, en fait,
08:07avec la suite de la chute du mur de Berlin.
08:09Et cette opposition au mondialisme,
08:11et notamment à l'Union européenne,
08:13qui était le laboratoire du mondialisme,
08:15passe dès lors pour une logique régressive,
08:17terrible et contraire à la démocratie.
08:18Il y a un jeu d'équivalence étonnant
08:20qui est mis en place.
08:20Si vous êtes contre l'Union européenne
08:22telle qu'elle a pris forme,
08:23vous êtes contre l'Europe
08:24et vous êtes contre la démocratie
08:25tout à la fois.
08:26Jeu d'équivalence étonnant.
08:27Il y a l'opposition à la version
08:28falsifiée de l'État de droit.
08:29Si vous critiquez le gouvernement des juges,
08:31en fait, vous êtes favorable
08:32à la tyrannie potentielle
08:33des uns ou des autres.
08:34Il y a une défense,
08:35et là, c'est assez fascinant,
08:37de ce qu'ils appellent
08:37l'international réactionnaire,
08:38défend de manière maximaliste
08:40la liberté d'expression.
08:41Et on nous explique aujourd'hui
08:42que la liberté d'expression,
08:43en fait, c'est très dangereux
08:44parce que c'est la catégorie
08:46qui permet ensuite
08:47au discours réactionnaire
08:49et haineux de s'exprimer.
08:50Voilà pourquoi le président de la République
08:51la qualifie de bullshit.
08:52Et par ailleurs,
08:54il y a aussi l'écologisme autoritaire.
08:56Donc il y a à droite aujourd'hui
08:57une critique de l'écologisme autoritaire
08:58qui était un relais
08:59d'une forme de socialisme vert
09:01depuis une vingtaine d'années.
09:03Eh bien, ça, on présente ça
09:04comme une guerre contre la planète.
09:06Donc cette opposition,
09:07cette internationale réactionnaire,
09:08on nous refait le coup
09:09des années 90.
09:10On refuse de la voir
09:11comme un mouvement légitime,
09:13conservateur, national, identitaire.
09:15On veut y voir une résurgence
09:17du fascisme encore une fois.
09:18Et bien évidemment,
09:19si c'est la résurgence du fascisme,
09:20alors tout est permis.
09:21Par ailleurs,
09:22et j'accélère un peu,
09:23je parlerai encore plus vite.
09:26Prenez votre temps.
09:27À quoi est-elle favorable
09:28cette internationale réactionnaire?
09:30Excusez-moi,
09:31à quoi est-elle favorable
09:32cet extrême centre?
09:32C'est-à-dire le pouvoir,
09:34d'abord,
09:34il est d'abord favorable
09:35à ses privilèges.
09:36Il veut conserver ses dachas,
09:38il veut conserver les privilèges,
09:40les voitures,
09:41les palais de la République.
09:42Ça vaut quelque chose quand même.
09:43On n'a pas envie ensuite
09:43de vivre comme un gueux
09:44quand on a goûté à tout ça.
09:46Donc à quoi s'oppose-t-il?
09:47Cela dit,
09:47ils ont un programme idéologique,
09:48une hostilité au peuple historique
09:51dans nos sociétés,
09:51la réduction de la nation
09:53associée à une série d'individus
09:55chapeautés par des valeurs
09:56dites républicaines.
09:57mais c'est une hostilité
09:58aux faits nationaux
09:59sur le plan substantiel,
10:00une volonté de le noyer
10:01par l'immigration massive
10:04qui sert,
10:04soit disant par ça,
10:05les intérêts électoraux de la gauche,
10:06qui sert les intérêts
10:07d'un certain patronat.
10:08Il y a aussi la volonté
10:09de déconstruire
10:10les normes anthropologiques
10:11et culturelles traditionnelles,
10:12la célébration
10:12de toutes les minorités,
10:13quelles qu'elles soient,
10:14au nom d'un individualisme
10:16exacerbé,
10:17mais donc l'idée
10:18de déconstruire tout
10:19au nom de la diversité.
10:20Il y a la société de surveillance
10:22parce qu'on se méfie
10:22du commun immortel.
10:23Donc, on veut une forme
10:24de société de surveillance
10:26qui s'accompagne aussi
10:27d'une société de conception verte
10:29sur le mode
10:29de l'écologie apocalyptique,
10:30donc la technocratie intégrale.
10:32Et cette technocratie intégrale,
10:34c'est véritablement
10:34le projet de l'extrême-centre.
10:36C'est une société
10:37intégralement gouvernée
10:37par une forme
10:38de modernité radicale
10:39et par une caste
10:40qui se croit plus compétente
10:41que tout le monde.
10:42Ce qui est frappant,
10:42cela dit,
10:43quand on rencontre
10:43les gens qui appartiennent
10:44à l'extrême-centre,
10:45souvent,
10:45ils sont très cyniques.
10:46Ils savent eux-mêmes
10:47que leur discours est approximatif.
10:48Il peut passer d'un côté
10:49comme de l'autre,
10:50mais la conscience du privilège
10:51est plus importante que tout.
10:52Alors, vous parlez
10:53d'une stratégie,
10:54me semble-t-il,
10:55à grande échelle.
10:56C'est pensé, tout ça.
10:58Ne cédez-vous pas
10:59à une forme
11:00de tentation complotiste,
11:02Mathieu Boccoté.
11:03C'est le terme
11:03qui revient toujours
11:04pour ne pas nommer
11:05la stratégie
11:06des uns des autres.
11:06Mais cette stratégie
11:07est réelle.
11:08Nous vivons aujourd'hui
11:09dans des vieux restes démocratiques,
11:11des institutions
11:13qui existaient à l'époque
11:14où il y avait
11:14un consensus suffisamment fort
11:16dans la société
11:16pour qu'il y ait
11:16un désaccord politique
11:17civilisé, fécond,
11:19mais aujourd'hui,
11:20on vit dans une époque
11:20à l'échelle de l'histoire
11:21plus classique.
11:22Ce que j'entends par là,
11:23c'est que nous sommes
11:24devant une rébellion
11:25partout en Occident.
11:26À l'échelle de l'histoire,
11:27lorsque les élites
11:28veulent mater les rébellions,
11:29ils s'en donnent les moyens.
11:30Ils s'en donnent les moyens
11:31de quelle manière ?
11:32Justement, en censurant,
11:34en interdisant,
11:35en réprimant.
11:36Tout cela aujourd'hui
11:37sous les catégories
11:37de l'État de droit.
11:39Notez une chose
11:39et je terminerai avec cela.
11:40Quand l'élite
11:41se sent menacée,
11:42elle se donne toujours
11:43le droit de mater
11:44les insurgés.
11:45Elle croit le faire
11:45pour le bien.
11:46Elle croit le faire
11:47pour la démocratie.
11:48Elle croit le faire
11:49pour l'État de droit.
11:50Dans les circonstances,
11:51il s'agit de mater
11:52la plèbe haineuse.
11:53Et pour sauver la démocratie,
11:54nous suspendrons,
11:55s'il le faut,
11:55les droits du peuple.
11:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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