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Christine Kelly et ses invités débattent de l’actualité dans Face à l'Info Le 18H30.

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00:00circonstances aggravantes de faits liés à l'appartenance vrai ou supposé à une prétendue race, une ethnie, une nation ou
00:07une religion.
00:08Cette circonstance aggravante avait déjà été retenue en matière de terrorisme pour les faits commis par exemple par Mohamed Mera
00:15à Toulouse en 2012
00:16ou plus récemment dans les réquisitoires ouvrant les informations judiciaires des faits commis à la Grande Motte en 2024
00:22ou appuyés sur agent en 2025 en application de la loi du 3 février 2003.
00:28Il doit être précisé qu'à ce stade des investigations, Kevin T, s'il ne conteste pas la matérialité des
00:35faits, conteste le caractère raciste de ses crimes.
00:39Le mis en cause est âgé de 39 ans et d'une autorité française.
00:43Il était interpellé à 10h20 par les effectifs de la BAC de Saint-Quentin-en-Yvelines, quelques minutes après les
00:48faits, alors qu'il circulait à bord de son véhicule au Renault Clio.
00:51Il ne posait aucune résistance lors de son interpellation.
00:56Son cagé judiciaire porte mention de quatre condamnations de droit commun, toutes réhabilitées de plein droit du fait de la
01:03loi au regard de leur ancienneté.
01:05Cette réhabilitation m'interdit aujourd'hui d'en faire état de façon plus spécifique.
01:10La dernière date de 2012.
01:13Kevin T était par ailleurs inconnu des services de renseignement.
01:18Les analystes toxicologiques réalisaient le concernant mettant en évidence la présence de THC et de cocaïne dans son sang.
01:26Dans la fouille de son véhicule Renault Clio était découvert un pistolet mitrailleur de marque Sten, calibre 9 mm,
01:33ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munitions, en particulier des chargeurs et un pointeur laser,
01:37un couteau, une bombe lacrymogène, une paire de menottes et un brassard police.
01:43Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule.
01:49Un des comptes plus précis sera communiqué ultérieurement, mais en l'état, 128 munitions tirées ont été dénombrées.
01:58Kevin T ayant déclaré avoir piégé son domicile, dont il était propriétaire, situé à plaisir dans les Yvelines,
02:04la perquisition a été réalisée avec le soutien du RAID et des services de déminage.
02:09Ces services ont indiqué que le système, composé de deux minuteurs branchés sur des prises de courant,
02:14était assez basique et mal configuré en ce que les brins de fil étaient torsadés et non écartés.
02:19L'ouverture de la fenêtre puis de la porte par le RAID ont permis de faire baisser l'intensité en
02:24gaz.
02:25Cela étant, le dispositif était fonctionnel et était de nature à détruire l'appartement et endommager les appartements adjacents.
02:34L'examen médical, réalisé en début de la garde à vue le 23 octobre 2026, concluait à la compatibilité de
02:41son état de santé avec la mesure.
02:44Face au comportement de Kevin T, notamment des actes auto-agressifs et de propos incohérents dans le temps de sa
02:50garde à vue,
02:51ainsi qu'au regard des témoignages de ses proches sur son état psychique,
02:54les enquêteurs faisaient appel aux pompiers qui préconisaient, après examen, la poursuite de la mesure dans un cadre hospitalier.
03:01L'intéressé était alors transféré au sein de l'unité Cusco de l'Hôtel Dieu à Paris, le 24 octobre
03:06dans l'après-midi.
03:08A nouveau examiné par un médecin légiste de l'unité Cusco,
03:11la mesure de garde à vue était déclarée compatible avec son état de santé, sous réserve de son déroulement hospitalier.
03:18En fin de journée, au regard des éléments précités, un examen psychiatrique était requis par le PNAT.
03:23Le médecin concluait que son état nécessitait une période d'observation psychiatrique susceptible de durer 48 heures maximum.
03:31En conséquence, la garde à vue de Kevin T était levée à minuit 30 le 25 octobre 2026.
03:37Il était transféré, conformément aux conclusions de l'expert psychiatre,
03:40au sein de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, en observation,
03:44en application de la procédure prévue par l'article L3213-2 du Code de la santé publique.
03:51Ce jour, 26 octobre, un psychiatre de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police,
03:57intervenant dans le cadre de cette procédure, procédait à un nouvel examen de l'intéressé.
04:02Il relevait que Kevin T ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë,
04:08ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.
04:13Il ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée,
04:18justifiant une hospitalisation sous contrainte.
04:21L'expert considérait donc que la garde à vue de Kevin T pouvait reprendre.
04:26Cette mesure était donc reprise ce jour à 14h46.
04:30Elle est en conséquence au regard des délais légaux,
04:33susceptibles de durer jusqu'à jeudi 29 octobre 2026 à minuit 36.
04:404 membres de son entourage, familial et amical, ont par ailleurs été placés en garde à vue
04:44dans le cadre de l'enquête de flagrance.
04:46Ces mesures ont été levées dans la soirée du 25 octobre 2026, sans suite à ce stade.
04:51Nous ne manquerons pas de vous tenir informés, comme habituellement,
04:54des suites qui sont randonnées à cette procédure.
04:56Je vous remercie.
05:02Et les 18h31, si vous nous rejoignez à l'instant, face à l'info,
05:07le 18h30, vous venez d'entendre le procureur de la République
05:10dans le cadre de l'attaque terroriste qui a lieu à Trappes.
05:14Tanguy Hamon, vous êtes avec nous d'abord.
05:16Merci d'être avec nous pour débriefer ce qu'on peut retenir
05:20de cette intervention du procureur de la République.
05:22Le suspect a contesté le caractère raciste, notamment.
05:26Aucun tract politique n'a été retrouvé chez lui.
05:29Qu'est-ce qu'on peut dire de cette intervention du procureur de la République ?
05:32Oui, l'information principale, même, c'est que cette garde à vue
05:34peut donc reprendre, puisqu'il y a eu une nouvelle expertise psychiatrique
05:38et qui indique qu'il n'y a aucune bouffée délirante,
05:41aucune pathologie psychiatrique.
05:43Donc, les enquêteurs, depuis cet après-midi, 14h46, pour être précis,
05:47peuvent à nouveau l'interroger sur les raisons de son acte.
05:51Vous l'avez dit, des points très importants aussi donnés par le procureur.
05:55Il conteste donc le caractère raciste de ces crimes,
05:58mais reconnaît les avoir faits.
06:00C'est un point extrêmement important.
06:02Un individu qui était inconnu des services de renseignement,
06:05ça nous a été donc confirmé.
06:07Aucun tract politique, là aussi un point très important,
06:10puisque des informations allant de ce genre étaient sorties dans certains médias.
06:14Le procureur a donc indiqué qu'il n'y avait aucune raison de donner cette information.
06:20Mais donc, le point le plus important, c'est que la garde à vue peut reprendre,
06:23que les enquêteurs vont pouvoir à nouveau l'interroger,
06:26en espérant, évidemment, en savoir beaucoup plus sur le mobile de son acte
06:30d'ici les prochains jours.
06:32Merci infiniment, Tanguy Hamon, d'avoir été avec nous.
06:34Dans un instant, on verra avec vous, Charlotte Dornelas, le profil du suspect.
06:38Qu'est-ce qu'on peut retenir, effectivement, puisque beaucoup de choses ont été dites,
06:42beaucoup de surprises par rapport à ce que nous a dit Tanguy Hamon
06:45et le procureur de la République, on en parle avec vous.
06:47D'abord, Elodie Huchard, venez régulièrement avec nous pour faire un point
06:50sur l'actualité de la présidentielle.
06:53Et ce soir, l'actualité rattrape toujours la campagne présidentielle, Elodie Huchard.
06:58Et cela a été le cas avec l'attaque terroriste, justement, raciste de Trappes,
07:02dont vient de parler le procureur de la République.
07:04Un drame qui a malheureusement laissé place à une récupération politique.
07:09Oui, parce que, Christine, face à un tel drame, forcément, il faudrait une union nationale.
07:13Et pourquoi elle n'a pas lieu ? Parce que la gauche n'en a pas voulu.
07:16Immédiatement, la gauche a désigné des coupables, la droite et les journalistes.
07:20Et ils ont complètement, malheureusement, récupéré ce drame.
07:22Sur les réseaux sociaux, toute la classe politique, et je dis bien toute la classe politique,
07:27a dénoncé ce drame raciste.
07:29Mais pour la gauche, la victime est la leur.
07:31Et malheureusement, cette cause est la leur.
07:33Ils ne sont jamais responsables de rien.
07:35Systématiquement, la droite est responsable de tout.
07:37Et donc, ils ont empêché cette concorde nationale.
07:39Et c'est bien cela qu'on appelle de la récupération politique.
07:42On a vu une gauche qui sature l'espace médiatique,
07:44qui parle de ce drame et qui ne laisse plus aucun espace
07:47à ceux qui voudraient aussi dénoncer et qu'on accuse.
07:50Et puis, quand on parle de Trappes, il y a eu aussi la visite du président de la République sur
07:54place
07:54dès vendredi, qui a donné lieu à une petite polémique,
07:57parce que le président a eu cette phrase malheureuse,
07:59d'abord devant la presse et sur les réseaux sociaux.
08:01Ce soir, la nation est en deuil après l'attentat terroriste
08:04qui a frappé Trappes et la verrière.
08:06Nous sommes confrontés à un acte d'une gravité extrême
08:08et qui, par son caractère raciste,
08:10avéré marque un tournant pour notre pays.
08:13L'Élysée qui a dû rectifier ou préciser,
08:15le président l'a fait lui-même,
08:16en disant qu'il voulait aussi rappeler une vérité essentielle
08:19et éviter, justement, la polémique qui naissait.
08:21Notre pays a connu, ces dernières années,
08:23des attentats qui ont frappé des chrétiens
08:25parce qu'ils étaient chrétiens
08:26et des juifs parce qu'ils étaient juifs.
08:28Alors, justement, dans un instant,
08:29on va recevoir, dans la deuxième partie de Face à l'Info,
08:32Etienne Campion, qui sort dans 48 heures ce livre,
08:35Le Président Toxique, après son best-seller.
08:37C'est un livre, une présentation augmentée.
08:40On va parler, justement, revenir sur ces propos du chef de l'État
08:43pour essayer de les analyser.
08:44Le RN a été visé, Elodie Huchard,
08:47par l'extrême-gauche ce week-end.
08:49Une manifestation a même eu lieu à Orléans
08:51contre la tenue du Congrès du parti.
08:54Le RN sort-il fragilisé de cette séquence ?
08:57Eh bien non, et on va revenir, effectivement,
08:59sur les faits.
09:00Dès samedi matin, il y a eu des manifestations
09:01dans les rues d'Orléans
09:03contre le Rassemblement National.
09:05Alors, on voit, le devant de la manifestation,
09:07on retrouve Sophie Binet de la CGT,
09:09on retrouve Oliéfort aussi, qui est sur place.
09:11On pensait que leur priorité,
09:12c'était le pouvoir d'achat des Français.
09:14Visiblement, c'est plutôt de lutter contre le RN dans la rue.
09:18Oui, le meeting a pu se tenir du Rassemblement National,
09:20mais à quel prix ?
09:22Je rappelle quand même la mise en place
09:24de toutes ces forces de sécurité.
09:25Ça, c'est la cellule de crise.
09:27On doit évidemment flouter les images.
09:28Donc, cellule de crise pendant deux jours à Orléans,
09:303000 forces de l'ordre mobilisées,
09:31deux ponts fermés, des drones,
09:33un hélicoptère, des rassemblements interdits
09:34et un couvre-feu.
09:35Même le préfet a expliqué que c'était un dispositif inédit.
09:39Personne ne peut se féliciter qu'un meeting politique
09:41se tienne dans de telles conditions.
09:43Même Sébastien Lecornu, il y a une semaine,
09:45s'inquiétait de la tenue d'une élection présidentielle
09:48dans un climat aussi abrasif.
09:50On peut évidemment combattre le RN pour ce qu'il veut.
09:53On peut le faire dans un débat,
09:54on peut le faire dans les idées, dans les urnes.
09:55Ça se fait rarement dans la rue.
09:57Vous me direz qu'Oliéfort n'est pas candidat
09:58puisqu'il a été battu à la primaire.
10:00Sans doute qu'il ne lui reste plus que la rue pour manifester.
10:03En ce qui concerne le RN, je voudrais qu'on écoute Claude Maluré.
10:05C'est un sénateur, il est président du groupe des indépendants.
10:07Écoutez ce qu'il disait.
10:09C'était mercredi dernier, il faisait un petit peu de politique fiction.
10:11Écoutez-le.
10:13Continue comme ça, Jean-Luc.
10:15Pour l'instant, c'est un sans-faute.
10:17Voilà le SMS que j'aurais envoyé samedi dernier
10:19si j'étais Marine Le Pen.
10:21Et effectivement, ce qui se passe quand on regarde les sondages,
10:23et je vais citer le dernier,
10:24c'est un sondage Ipsos-BVAC6 pour le Parisien
10:27qui a été effectué après le 17 octobre.
10:29Marine Le Pen est toujours très largement tête
10:31à 33,5% des voix, quelle que soit la configuration.
10:35On parlera du Rassemblement national dans un instant,
10:38à 19h, avec Mathieu Bocoté dans un instant.
10:41Et Jean-Luc Mélenchon dans tout cela,
10:42Élodie Huchard, ses déclarations,
10:45son rôle dans le chaos du 17 octobre.
10:47Est-ce que cela a un impact dans les sondages de la présidentielle ?
10:50Oui, Christine, mais peut-être pas celui qu'on croit
10:52parce que Jean-Luc Mélenchon, il progresse.
10:54Toujours le même sondage Ipsos-BVAC6 pour le Parisien,
10:56je vous le rappelle, qui a été effectué
10:58après les événements du 17 octobre.
11:01Vous le voyez, il est à 17% d'intention de vote désormais.
11:03Il était à 15% il y a un mois
11:05et à 13% au mois de juin dernier.
11:07Il est toujours à deux fois moins que Marine Le Pen.
11:10Mais on voit que la stratégie, elle fonctionne.
11:12Ce n'est pas étonnant, en fait.
11:13Il parle à sa gauche la plus radicale.
11:15Attention, parce qu'en période de campagne,
11:17on dit qu'il faut d'abord rassembler son socle
11:19et ensuite élargir.
11:20Alors, pour rassembler le socle, visiblement,
11:22avec les dernières déclarations, ça fonctionne.
11:24En revanche, pour l'élargissement,
11:26c'est peut-être plus compliqué.
11:27Et en fait, les enseignements de ce sondage,
11:29c'est qu'après le 17 octobre,
11:31ceux qui s'en sortent bien
11:32sont soit ceux qui ont participé au chaos,
11:34comme la France insoumise,
11:36soit ceux qui ont les solutions les plus radicales,
11:38comme le Rassemblement national,
11:39et ceux, en revanche, qui perdent.
11:41Ce sont les représentants du Bloc central,
11:43premièrement parce que certains
11:44les jugent responsables de la situation
11:46et parce que les solutions qu'ils proposent
11:48ne sont pas forcément jugées
11:49à la hauteur des attentes par les Français.
11:51Merci, Oleth Giochard.
11:58Merci infiniment.
11:59On poursuit avec le 18h30.
12:00Charlotte Dornelas,
12:01trois jours après l'attentat terroriste raciste de Trappes,
12:05le profil du suspect
12:06peine à se dessiner clairement.
12:08Non, c'est plus cela avec les déclarations
12:10du procureur de la République.
12:12Que peut-on retenir pour l'instant ?
12:14C'est vrai qu'on a le ministre de l'Intérieur
12:16qui a précisé au moment où la garde à vue
12:18de cet homme avait été levée,
12:20que même si la dimension psychiatrique
12:22semblait incontournable dans son profil,
12:25la motivation raciste et le caractère terroriste,
12:28c'est-à-dire terrorisant,
12:30ce qui factuellement, il a réussi,
12:33demeuraient intactes.
12:35Le mobile raciste avait été,
12:37jusqu'à ce qu'on entende tout juste le procureur,
12:40confirmé par le suspect lui-même.
12:42Il aurait dit à la BAC,
12:44au moment de son interpellation,
12:45en avoir marre d'eux, je cite,
12:47sous-entendu les personnes de couleur
12:49qu'il avait visées,
12:51et vouloir s'en prendre aux Noirs et aux Arabes
12:54pour venger les commerçants
12:55qui avaient été pillés une semaine plus tôt.
12:58Le procureur a précisé que lui contestait
13:01le caractère raciste des attaques,
13:03que ce n'était pas pour cette raison
13:04qu'il avait attaqué.
13:05Évidemment, sa garde à vue ayant repris,
13:07ce sont des questions qui vont lui être posées
13:09précisément.
13:11Son profil, vous l'avez évoqué tout à l'heure,
13:14est plus difficile à établir
13:15parce que plusieurs informations
13:17sont venues le complexifier
13:19au fil du week-end.
13:20Son profil, comment dire, idéologique,
13:23j'entends, psychiatrique,
13:25ce n'est pas mon métier,
13:27mais idéologique, évidemment.
13:29Alors, parce que, d'abord,
13:30un, il a grandi localement
13:34à Guyancourt et à Plaisir,
13:36en l'occurrence,
13:36il est né à Saint-Cyr-l'école,
13:37et plusieurs de ses amis d'enfance
13:39ont affirmé ne pas reconnaître
13:42l'homme qu'ils ont connu
13:44et côtoyé pendant des années
13:45dans celui qui était décrit.
13:47Il a été décrit par certains de ses amis
13:50comme connu dans le quartier,
13:51ami de la population locale
13:52sans aucune distinction,
13:54mais aussi une personne sans emploi,
13:57notamment ces dernières années,
13:58qui a dealé du shit à ses heures perdues
14:00dans un des quartiers de Guyancourt.
14:02Et il y en a même un qui a précisé
14:03qu'il ne faisait pas de tri
14:04dans les gens avec qui il faisait du business,
14:06de tri sous-entendu racial, évidemment,
14:09et qu'il était accro depuis quelques années
14:12à l'alcool, au shit et à la cocaïne,
14:13ce qui a été confirmé, évidemment,
14:14par ses analyses toxicologiques.
14:17Plusieurs l'ont décrit
14:18comme intégré dans la vie de la cité
14:19auprès de populations
14:20largement issues de l'immigration.
14:22On a vu traîner cette photo
14:24pendant le week-end
14:25dont le procureur n'a pas parlé,
14:27mais de sa présence
14:28dans un rassemblement pro-palestinien.
14:30Ce que ses amis d'enfance,
14:31là encore une fois,
14:32jugent crédibles
14:33parce que c'est un engagement
14:34qu'il a eu apparemment parmi d'autres.
14:37Il aurait même tourné
14:38dans des clips de rap localement
14:40pour vous dire son implication
14:42dans la vie de son quartier.
14:44Chez lui, on a retrouvé Mein Kampf,
14:46le Coran et la Bible,
14:47nous a-t-on dit dans le week-end.
14:50Évidemment, on a incité sur Mein Kampf,
14:52mais évidemment,
14:53si les lectures sont des adhésions,
14:55elles sont difficiles à concilier,
14:56en l'occurrence,
14:57entre ces trois ouvrages,
14:58vous me le concéderez.
14:59Des amis précisent également
15:01qu'il recherchait depuis quelques jours
15:03un homme,
15:04apparemment de manière compulsive.
15:05Il appelait tout le monde
15:06pour trouver un homme.
15:07Est-ce que c'est lié ?
15:08Est-ce qu'il a totalement vrillé
15:09avec un cocktail explosif
15:12de médicaments,
15:13de drogues ?
15:14Eh bien, l'enquête
15:15essaiera de le dire, évidemment.
15:17Il a été décrit
15:18comme un individu,
15:18et là, c'est en garde à vue
15:19par ses proches isolés,
15:21sans adhésion connue.
15:22Et le procureur nous a précisé
15:24que c'était vrai aussi
15:25du côté des renseignements.
15:26Il n'y a absolument aucune adhésion
15:27à une mouvance connue.
15:29Et il avait quand même
15:31piégé son appartement
15:32et maîtrisé son embardé,
15:34c'est peu de le dire.
15:34Le procureur a détaillé
15:35comment il l'avait préparé.
15:37C'est un homme
15:37qui a été capable
15:38et de piéger son appartement
15:39et de sortir
15:41et de préparer cet attentat.
15:44Et en garde à vue,
15:45des proches,
15:45alors on ne sait pas exactement,
15:46on sait que sa mère
15:46était en garde à vue,
15:47mais plusieurs proches
15:48l'ont été également,
15:49l'ont décrit comme raciste.
15:51Est-ce que c'est donc
15:52un changement récent,
15:53une revendication,
15:54une radicalisation,
15:55par quel biais
15:56tout ça sera précisé
15:57dans les années ?
15:59J'espère que je vais rappeler
16:01que ça.
16:02Dans les jours qui viennent.
16:03Et il a également dit,
16:05et ça,
16:05on le sait aussi,
16:07qu'il avait été diagnostiqué
16:08et suivi pour une schizophrénie.
16:09Il est actuellement,
16:10il est sorti,
16:11j'avais écrit actuellement examiné,
16:13mais ce n'est plus le cas
16:13parce que sa mère
16:14de la vue a repris.
16:15Mais l'enquête
16:16du parquet national antiterroriste
16:18est bien ouverte
16:18pour, je cite,
16:19assassinat et tentative d'assassinat
16:21en relation avec
16:22une entreprise terroriste
16:23et avec la circonstance
16:25aggravantes que les faits
16:26ont été commis
16:26à raison de l'appartenance
16:27vraie ou supposée
16:28à une prétendue race,
16:29ethnie, nation ou religion.
16:30Ça, ça ne change pas
16:32malgré en effet
16:34la question,
16:35on va dire,
16:35et sur son profil
16:36et sur son profil psychiatrique
16:37en particulier.
16:38Oui,
16:39le procureur a souligné
16:40aussi le fait
16:41qu'il y ait
16:42le PNAT,
16:43le côté terroriste
16:44parce qu'un enfant
16:45a été avisé.
16:47Alors,
16:47Laurent Nunez,
16:48n'a-t-il pas raison
16:49de préciser que cela
16:50ne change rien
16:50à la gravité des actes ?
16:52Évidemment,
16:53parce qu'en attendant,
16:54une chose est sûre
16:55et absolument certaine,
16:56Pengo Bossio Wangui,
16:57donc un jeune homme
16:58de 26 ans,
16:59est mort parce qu'il était noir.
17:00D'autres se battent
17:01aujourd'hui.
17:02Le procureur nous a précisé
17:03que la majorité
17:04des victimes
17:05étaient
17:07de couleur,
17:07je ne sais plus
17:08comment on dit,
17:09de couleur,
17:10et c'est évidemment
17:11la raison pour laquelle
17:12il est poursuivi
17:13avec cette circonstance
17:14aggravante.
17:15Et évidemment,
17:16d'autres victimes
17:16se battent.
17:17on a beaucoup parlé
17:17de cette petite fille
17:18de 12 ans
17:19qui n'est plus
17:19en urgence absolue,
17:20qui a été criblée
17:21quand même
17:22de 8 balles
17:23dans le corps,
17:24donc de vous dire
17:25l'horreur de la situation.
17:26Mais on a une autre victime
17:27qui, elle,
17:28est encore en urgence absolue,
17:29donc l'horreur,
17:30elle, est bien réelle.
17:31Ça, il n'y a absolument
17:32aucun doute
17:33malgré les discussions
17:34par ailleurs.
17:35Pourquoi est-ce que
17:36ces discussions existent
17:37sur le terrain judiciaire ?
17:39Donc les enquêteurs,
17:39la justice,
17:40pourquoi est-ce que
17:40le procureur nous précise
17:41tout ça ?
17:42Parce que la justice
17:43travaille à définir,
17:44évidemment,
17:45l'acte lui-même
17:46à cerner la personnalité
17:47et à qualifier
17:48d'éventuelles circonstances
17:50aggravantes
17:50qui tiendront
17:51devant le tribunal
17:52et au moment
17:52de sa condamnation.
17:55Or, après un premier interrogatoire
17:57qui avait été consacré
17:58à son identité
17:59et son parcours,
18:00il avait bien été entendu.
18:01Ce qu'on s'est demandé,
18:02on s'est dit samedi soir
18:02comment on n'en sait pas plus.
18:04Il y a d'abord l'identité
18:05et le parcours
18:05de cet homme
18:06qui ont été examinés
18:06et ensuite,
18:07la garde à vue
18:08avait été levée
18:09en raison,
18:10ce qu'a expliqué
18:11le procureur à l'instant,
18:13de l'examen psy
18:14qui avait été fait
18:15et des analyses toxicologiques.
18:17Il était encore,
18:18évidemment,
18:18avec des drogues
18:19dans le sang.
18:20Il avait donc été transféré
18:21à l'infirmerie psychiatrique
18:23et sa garde à vue
18:23va y reprendre.
18:25Notons que la question psychiatrique
18:27peut avoir des conséquences.
18:28C'est évidemment pour ça
18:29qu'elle est centrale
18:30dans l'examen de la justice
18:32avec ou sans prise de drogue.
18:33Souvenez-vous,
18:34c'était tout le débat
18:35au moment de l'affaire Alimi.
18:37Donc, on peut poursuivre
18:37désormais
18:38s'il y a prise de drogue
18:39qui provoque
18:43une bouffée délirante.
18:44Voilà,
18:44un état de folie.
18:45En revanche,
18:46le discernement,
18:47lui,
18:47peut être altéré
18:48ou aboli
18:49jusqu'à l'irresponsabilité pénale
18:51devant les tribunaux
18:52puisque nous ne jugeons pas
18:55les fous.
18:55C'est la raison
18:56pour laquelle
18:57ça peut être le cas.
18:59Mais je précise
18:59que rien
19:00ne l'assure aujourd'hui.
19:02Le procureur nous dit
19:02que sa garde à vue reprend.
19:04Rien ne dit
19:04que son discernement
19:05sera reconnu,
19:06altéré
19:07et encore moins
19:08aboli.
19:10En attendant,
19:11la bataille autour
19:12de son profil idéologique
19:13fait rage
19:14sans attendre
19:15les évolutions
19:16de l'enquête.
19:17Oui,
19:18alors on remarquera
19:18avec la prise
19:19de parole
19:20du procureur
19:21que le débat
19:22de manière générale
19:23est moins prudent
19:23que la justice
19:24dans ce genre de situation.
19:25C'est vrai dans ce cas-là,
19:26c'est vrai systématiquement
19:27et comme à chaque drame
19:29désormais,
19:30nous avons un débat
19:31sur le profil idéologique
19:33ou sur les revendications
19:34idéologiques
19:35de l'auteur des faits
19:37à fortiori
19:37pendant une campagne
19:38présidentielle,
19:40évidemment.
19:40La question,
19:41finalement,
19:41c'est une question
19:42qu'on s'est beaucoup
19:42posée ici d'ailleurs,
19:44c'est est-ce qu'il s'agit
19:44d'un fait divers
19:45ou d'un fait de société,
19:46c'est-à-dire est-ce
19:48structurel ou exceptionnel ?
19:49On pourrait le qualifier
19:51comme ça
19:52ou changer la question
19:52comme ça.
19:54La question sous-jacente
19:55à cette question
19:56qui se pose,
19:56c'est qui est le danger
19:58aujourd'hui en France
19:59ou qu'est-ce qu'est le danger
20:01aujourd'hui en France,
20:02qui ou quelles idées
20:03et qui avec quelles idées,
20:04évidemment ?
20:05Qui en est potentiellement
20:06victime ?
20:07Donc ça se pose aussi
20:08du côté des éventuelles
20:09victimes de ce danger
20:10reconnu.
20:11Et comment lutter
20:12et contre quoi exactement ?
20:14Voilà quelles sont
20:15les questions qui se posent
20:16à chaque fois qu'un drame
20:16nous percute.
20:17Elles ne sont pas
20:18illégitimes en soi du tout,
20:20simplement il faut
20:20rentrer dans le détail.
20:22On a eu ce débat
20:23avec islamisme
20:24ou psychiatrie,
20:24on l'a eu assez régulièrement.
20:26Est-ce que l'un
20:27est incompatible
20:28avec l'autre ?
20:28On a vu dans certains cas
20:30oui, dans d'autres non.
20:31On avait des profils psychiatriques
20:33qui ont été reconnus
20:34coupables d'attentats islamistes.
20:36On l'a eu sur le racisme
20:37anti-blanc à Crépol.
20:39Est-ce que oui ou non
20:40ce racisme existe ?
20:41Est-ce qu'il est capable
20:41de pousser des gens
20:43à tuer ?
20:44On l'a eu avec la mouvance
20:46autoproclamée
20:46pro-palestinienne
20:47sur l'explosion
20:49des attaques antisémites
20:50ces dernières années.
20:51On l'a eu avec la question
20:52de l'ultra-gauche
20:53après la mort de Quentin de Ranck.
20:54Est-ce que oui,
20:55il y a une menace
20:55d'ultra-gauche
20:56qui est capable de tuer
20:57et est-ce que c'est lié ?
20:59Et on l'a cette fois-ci
21:00avec au fil du week-end
21:01ça s'est un peu élargi
21:02l'ultra-droite d'abord
21:03l'extrême-droite
21:04puis la droite tout court.
21:06Or il faut réussir
21:09calmement à distinguer
21:10honnêtement les responsabilités
21:12sans relativiser
21:13les actes commis.
21:14Évidemment ces discussions
21:15ne changent rien
21:17à la gravité des actes
21:18qui sont absolument
21:19tous atroces
21:20et ceux que je viens de citer
21:21sans aucune exception.
21:23Ça va sans dire.
21:24Or personne,
21:25je le note quand même
21:26dans la classe politique
21:27ou médiatique
21:28n'a expliqué
21:29ni ce week-end
21:30ni dans les mois
21:30qui ont précédé
21:31que le meurtre d'innocents
21:33était un acte de résistance
21:34on n'a pas entendu
21:35cette phrase
21:35dans les circonstances
21:36de l'attentat de Trapp
21:37que le profil de la victime
21:39relativisait
21:40la gravité du meurtre
21:41on n'a pas essayé
21:42de chercher
21:43ce qui pouvait
21:45rendre le meurtre
21:46moins grave
21:47ou que vouloir
21:48planter des Noirs
21:49et des Arabes
21:50était anecdotique
21:51ou peu crédible.
21:52Personne n'a été
21:53sur ce terrain
21:55il faut le noter
21:56et on peut remarquer
22:01que sur le sujet
22:03de l'immigration
22:03puisque c'est le sujet
22:04qui est évidemment au centre
22:05c'est la raison
22:05pour laquelle
22:06Bruno Retailleau
22:07le Rassemblement National
22:08même ces news
22:09ont été pointés du doigt
22:11comme responsables
22:11ou ayant une responsabilité
22:13dans cette horreur
22:13et bien
22:14ce sont des réalités
22:16des faits
22:17qu'il faudrait taire
22:19pour ne pas pousser
22:21un malade
22:22à l'acte
22:23donc c'est ça
22:23qui est reproché
22:24notamment
22:24sur la question
22:25des pillages
22:26ou la critique
22:27d'une politique
22:28qui devient coupable
22:30donc vouloir
22:31changer la politique
22:32interroger
22:33les conséquences
22:33d'une politique
22:34d'immigration
22:35reviendrait finalement
22:36à pousser quelqu'un
22:37à aller tuer
22:38des innocents
22:38dans la rue
22:39en raison de leur couleur
22:39de peau
22:40avouez que
22:41c'est un petit peu
22:42vague
22:43comme responsabilité
22:44et seuls ceux
22:45qui commentent
22:47je le note aussi
22:48les images
22:48où ces faits
22:49sont visés
22:50jamais les faits
22:51eux-mêmes
22:52jamais les faits
22:53eux-mêmes
22:53alors cela n'est plus
22:55une récupération
22:56vous savez
22:56j'ai souvent défendu
22:57la récupération
22:58en disant aux hommes
22:59politiques
22:59récupérez ces faits
23:00expliquez-nous
23:01comment vous allez
23:02lutter pour que
23:02ça n'arrive plus
23:03je le dis encore
23:04aujourd'hui
23:05sans aucun problème
23:06simplement
23:06nous avons assisté
23:08je crois
23:08beaucoup plus
23:09cette fois-ci
23:09à une véritable
23:10instrumentalisation
23:11qui ne fera
23:12qu'aggraver
23:13les détestations
23:15réciproques
23:15dans le pays
23:16et je pense que
23:17là pour le coup
23:17la responsabilité
23:18est collective
23:19il y a un tel état
23:20de tension
23:21débullition
23:21comme dit Emmanuel Macron
23:22lui-même
23:23débullition
23:24comme dit Emmanuel Macron
23:25lui-même
23:25que cette question
23:27doit être prise
23:27et on peut remarquer
23:28et d'ailleurs
23:29Elodie nous le disait
23:30que la condamnation
23:31de cet attentat
23:32a été absolument
23:33unanime
23:34sans aucune
23:36relativisation
23:36sauf peut-être
23:37de la part du président
23:38de la République
23:39qui s'est heureusement
23:40très rapidement
23:41corrigé
23:41mais qui a spontanément
23:43aggravé cette impression
23:44tenace d'injustice
23:45en se déplaçant
23:46pour dire que
23:47jamais
23:48en se déplaçant
23:49ce qu'il ne fait pas
23:50à chaque mort
23:51atroce
23:51c'est vrai
23:53et pour dire
23:54que jamais aucun français
23:56n'avait été tué
23:57pour sa religion
23:58ou son appartenance
23:59supposée
23:59d'autant que
24:00je le précise
24:01quand même
24:01à toute fin utile
24:02la victime est chrétienne
24:03personne ne pouvait
24:04le deviner
24:05mais cette victime
24:06la victime morte
24:07aujourd'hui
24:07dans cet attentat
24:08est chrétienne
24:09beaucoup l'avaient
24:10tout de suite
24:10assimilée
24:11comme étant musulman
24:13immédiatement
24:14sur les réseaux sociaux
24:15la question de l'islamophobie
24:17sans demander
24:18sans savoir
24:18sans chercher à savoir
24:19exactement
24:20donc ce déséquilibre
24:22pardon
24:23exaspère
24:24précisément
24:24parce que l'horreur
24:25échappe à son explication
24:27c'est vrai
24:27dans tous les cas
24:28l'horreur devrait
24:30échapper à l'explication
24:31et donc
24:32condamner comme tel
24:33en revanche
24:34l'idée du tournant
24:35c'est le mot
24:36qu'a utilisé
24:37Emmanuel Macron
24:38c'est-à-dire
24:38d'une crispation
24:39haineuse
24:40dans tout le pays
24:41chacun regardant l'autre
24:42comme une menace mortelle
24:43est une réalité
24:45particulièrement inquiétante
24:46en effet
24:46c'est celle qui fait
24:48entrevoir une guerre civile
24:49à plusieurs
24:49vous savez ce mot
24:50qui revient de guerre civile
24:52elle est évidemment redoutée
24:54en raison de la crispation
24:55et de la haine
24:56que l'on voit désormais
24:58se
24:59comment dire
25:00s'exprimer
25:00et parfois de manière
25:02absolument abominable
25:03absolument partout
25:05Olivier Vial
25:06vous êtes sur le plat
25:07avec nous
25:07on vous a vu à l'antenne
25:08vous êtes l'invité
25:09de face à l'info
25:10directeur du centre
25:11d'études et de recherche
25:12universitaire responsable
25:14du programme radicalité
25:16comment vous réagissez
25:17à la chronique
25:17de Charlotte Dornelas
25:18et puis aux faits
25:20du procureur de la république
25:21je pense qu'il y a
25:23beaucoup de choses
25:24qui ont été dites
25:24on voit bien effectivement
25:26que le profil
25:28est très compliqué
25:29donc c'est difficile
25:30de tirer des leçons
25:31tant qu'on n'a pas
25:32tous les éléments
25:33notamment psychologiques
25:35par contre
25:36ce qui est intéressant
25:36et effectivement
25:38ce qu'a dit le procureur
25:39c'est cette instrumentalisation
25:41qui a été faite par certains
25:43alors qu'en réalité
25:44les faits
25:44sont beaucoup plus
25:46compliqués
25:46et notamment
25:47il n'y a pas
25:48cette volonté
25:49de politiser
25:50tout de suite
25:52son passage à l'acte
25:54c'est effectivement
25:55sur ces questions-là
25:56que je pense
25:56qu'il y a une vraie
25:58question qui va se poser
25:59c'est en réalité
26:00on essaie de nous faire croire
26:02que l'idéologie
26:03peut tout de suite
26:04accompagner un passage à l'acte
26:06c'est pas aussi évident
26:07et spontané que ça
26:08dans un instant
26:09on ira plus loin
26:10avec vous Olivier Vial
26:11un mot peut-être
26:12Marc Menon
26:12Mathieu Bob Côté
26:14ce qui me frappe
26:16en fait
26:16c'est dans ce cas
26:18pas dans tous les cas
26:19la volonté
26:20de donner un cadre
26:22d'explication générale
26:23de l'événement
26:24sans même savoir
26:25les faits
26:26c'est très particulier
26:27un cadre idéologique
26:28qu'on a plaqué
26:29immédiatement
26:30alors que nous étions
26:31tous bouleversés
26:32on avait une forme
26:33de communion
26:34dans un sentiment
26:34d'horreur
26:35et bien tout de suite
26:37le souci des faits
26:39n'alimentait pas
26:40ceux qui se sont jetés
26:42sur cet événement
26:42pour en faire
26:43un symbole de quelque chose
26:45et ça
26:45ça me frappe
26:45parce que
26:47on est amené ici
26:48ailleurs
26:48à commenter l'actualité
26:49régulièrement
26:50et je pense
26:51à tout le moins
26:51je le crois
26:52qu'on a le souci
26:53à chaque fois
26:53de savoir
26:54ce dont nous parlons
26:55avant d'interpréter
26:56quand l'interprétation
26:57précède les faits
26:58il s'agit de l'idéologie pure
27:00j'ai l'impression
27:01qu'on en a vu
27:01beaucoup
27:02depuis vendredi
27:03alors qu'on était
27:04d'abord et avant tout
27:05devant l'horreur
27:05et là ce n'était pas
27:06que sur les réseaux sociaux
27:07c'était aussi des politiques
27:08qui réagissaient de la sorte
27:10Michel Fayad
27:10ensuite Marc Menon
27:11et souvent ceux qui
27:12disent qu'il ne faut pas
27:13faire d'amalgame
27:14qu'il ne faut pas dire
27:15avant qu'on ait tous les faits
27:17ce sont eux
27:17cette fois-ci
27:18qui ont essayé
27:20de récupérer la chose
27:21en disant
27:21que c'est un crime raciste
27:23et donc
27:24il fallait comme dit Mathieu
27:25attendre qu'on ait tous les éléments
27:26alors que la France
27:27a besoin d'apaisement
27:28Marc Menon
27:28j'ai entendu la secrétaire générale
27:30des droits de l'homme
27:31qui disait
27:33voilà
27:33la victimisation
27:34de ces femmes musulmanes
27:36à l'entrée
27:37vous êtes raciste
27:39parce qu'éventuellement
27:40vous estimez
27:41que dans la configuration
27:42de la république
27:43on n'a pas à porter le voile
27:45et bien de dire ça
27:46vous êtes quelqu'un
27:47qui attise la haine
27:49et alors ce qui est
27:49encore plus extraordinaire
27:51donc vous mettez une cible
27:53contre les musulmans
27:54simplement parce que vous dites
27:55on vous demande
27:56de restreindre votre affichage
27:58mais elle
27:59que fait-elle ?
28:00Elle dit Céniouz
28:01elle donne le nom
28:02Céniouz
28:03les médias bollorés
28:03donc nous
28:05on se retrouve
28:06avec une cible
28:07si demain
28:08il y a des abominations
28:09qui se commettent
28:10dans ce pays
28:11c'est à cause de gens
28:13comme vous
28:13et par conséquent
28:14et bien il faut vous exclure
28:16de la société
28:16On a beaucoup de sujets
28:18à voir dans un instant
28:19on va accueillir
28:20Étienne Campion
28:21qui est l'auteur de ce livre
28:23c'est
28:23le président toxicol
28:24l'avait déjà reçu
28:25mais c'est la version augmentée
28:27qui sortira dans 48 heures
28:28nous l'aurons en exclusivité
28:30la question qu'on se posera
28:31dans la partie
28:32dans Face à l'info
28:33dans un instant
28:33c'est peut-être
28:35ces mots
28:35de Charlotte Dornelas
28:36il y a quelques instants
28:38des réalités
28:39des faits
28:40qu'il faudrait taire
28:41pour empêcher
28:43tout passage
28:44à l'acte
28:45qu'en pensez-vous ?
28:45Hashtag Face à l'info
28:47on marque une pause
28:47on revient tout de suite
28:48et on va mettre tout de suite
28:49on va mettre tout de suite
28:50on va mettre tout de suite
28:50Merci.

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