Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 16 minutes
Naître au Mexique, grandir en Inde ou vivre en Finlande... Et si le hasard décidait de toute votre existence ? C'est le principe de "1 in 8 Billion", un jeu en ligne qui vous fait vivre une autre vie, de la naissance jusqu'à la mort, en quelques minutes. Une expérience aussi troublante qu'émouvante, qui rappelle que nous ne naissons pas tous avec les mêmes chances.
Regardez Le p'tit phénomène avec Emma Guessel du 26 octobre 2026.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Trop proche !
00:00Mais pour commencer, Bagesel, bonsoir !
00:02Bonsoir Anne-Sophie !
00:03Le petit phénomène ce soir, c'est un jeu en ligne qui est devenu absolument viral en quelques jours.
00:09Ça s'appelle One in 8 Billions, 1 sur 8 milliards.
00:13C'est un jeu généré par l'intelligence artificielle.
00:16Le principe est tout bête.
00:17Vous arrivez sur le site, vous cliquez sur l'icône « Naître » et vous voilà lancé.
00:21Vous êtes l'un des 4 bébés qui naissent toutes les secondes sur la planète.
00:25Un algorithme décide dans quel pays vous venez au monde, dans quelle famille vous grandissez.
00:29Et avec quelle chance dans la vie vous démarrez.
00:31Moi par exemple, la toute première fois que j'ai joué, je suis née au Mexique.
00:35J'étais un garçon et je m'appelais Luis González.
00:38Et pendant toute la partie, j'ai vu ma vie fictive défiler.
00:41J'ai grandi, je suis allée à l'école, j'ai traversé l'adolescence.
00:44Je suis devenue adulte, j'ai choisi un métier.
00:46Et à chaque grande étape, le jeu m'a proposé de prendre des décisions.
00:49Mais on peut aussi laisser le hasard décidé pour nous.
00:51Luis González, on lui a proposé différentes activités à l'école.
00:55Moi j'ai choisi de lui faire faire de la musique.
00:57Il a appris, comme c'est bizarre, il a appris à jouer de la guitare et à chanter.
01:01Dans ma tête, il était comme ça.
01:02On a chanté la Parisienne.
01:05Luis Mariano.
01:05Leur petit nez et leur chambre.
01:07Voilà, je suis très très ouverte d'esprit, c'est pour ça.
01:10Bref, mon Luis, il a fini par devenir aide-soignant.
01:14Rien à voir.
01:15Et évidemment, on peut recommencer autant de fois qu'on veut.
01:18A chaque fois, c'est une nouvelle vie.
01:19J'ai été électricien au Pakistan, pêcheur au Sénégal.
01:22Ou encore, institutrice au Japon.
01:24Et ce qui est assez troublant, c'est qu'on s'attache à son personnage.
01:27En tant que petit Luis, je cachais mes bulletins à 9 ans pour ne pas qu'on voit mes mauvaises
01:31notes.
01:32A 45 ans, mes frères et sœurs se sont relayés pour m'aider parce que j'étais malade.
01:35A 77, j'avais encore plein de projets en tête que je n'ai finalement jamais réalisés puisque je suis
01:41mort.
01:42A 78 ans, au bout de 6 minutes de partie.
01:45Chaine de vie.
01:46C'est quand même assez violent votre jeu.
01:48Alors, vu comme ça, oui, mais j'ai quand même vécu 5 ans de plus que l'espérance de vie
01:52moyenne d'un homme au Mexique.
01:53Qui est d'environ 73 ans.
01:55Je suis sûre que c'est les cours de musique.
01:56Ça l'a bien conservé notre petit Luis Gonzalez.
01:59Mais ce qui est bluffant, c'est que toutes ces petites vies inventées ne sortent pas de nulle part.
02:04L'intelligence artificielle utilisée a été nourrie par des millions de données, notamment celle de l'ONU et de l
02:09'UNICEF.
02:10Donc derrière les histoires de nos personnages, il y a des statistiques démographiques et sociales bien réelles.
02:14Par exemple, vous avez beaucoup plus de chances de naître en Inde qu'en Finlande, tout simplement parce que l
02:19'Inde est le pays le plus peuplé du monde.
02:20Et puis, vous pouvez naître dans une famille qui n'a pas les moyens de vous envoyer à l'école,
02:24être obligé de travailler très jeune pour aider vos parents ou bien grandir dans un pays en guerre.
02:29Et c'est là que ça devient quand même un peu plus profond parce que ça nous met face à
02:32une réalité.
02:33La vie, c'est aussi une immense loterie.
02:35Alors, c'est une grande philosophe qui l'a dit, une certaine Emma Guessel, je ne sais pas si elle
02:40a déjà entendu parler.
02:42On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs
02:47de Mani.
02:47C'est un vrai philosophe qui l'a dit.
02:50On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille.
02:57Être né quelque part, tout ça peut changer le cours d'une vie.
03:01Et c'est justement ce que ce jeu nous fait réaliser en nous faisant vivre quelques minutes dans la peau
03:05de quelqu'un d'autre.
03:06Et ça touche beaucoup de monde.
03:07Figurez-vous que sur les réseaux sociaux, certains joueurs racontent s'être retrouvés à pleurer devant leur ordinateur tellement le
03:13jeu les a pris aux tripes.
03:14Je ne vais pas vous dire que j'ai pleuré à la mort de Luis Gonzalez, mais ça m'a
03:19fait un petit quelque chose.
03:19Je voulais quand même de passer toute une vie avec lui et j'aimerais lui rendre hommage ce soir pour
03:24la peine un dernier petit coup de Luis Mariano.
03:25Parce que je continue à penser que Luis Gonzalez a raté une grande carrière dans la chanson.
03:31Mexico, Mexico.
03:37Carrément, ouais.
03:38C'est parti.
03:40Il fait chaud tout d'un coup dans ce studio.
03:42Merci beaucoup la grande philosophe.
Le top du gaming en vidéoDécouvre le Corner Gaming

Recommandations