Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Samedi 17 octobre 2026, retrouvez Rachel Milutinovic (présidente et cofondatrice, WEN (Women’s Exécutive Network)) et Camille Vever (CEO, Vever joaillerie) dans SMART WOMEN, une émission présentée par Marie-Claire Capobianco.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Bonjour, bienvenue dans Smart Woman, l'émission qui donne le pouvoir aux femmes.
00:08Donc chaque mois, je reçois des collectifs, des grands témoins, un petit peu de tous horizons,
00:15qui partagent la conviction que les femmes doivent prendre leur juste place, la moitié bien sûr,
00:21dans toutes les sphères de pouvoir économique, politique, médiatique, scientifique.
00:27Je donne également la parole à des dirigeantes d'entreprises qui sont dans tout secteur activité,
00:34sur l'ensemble du territoire, essentiellement des patronnes de PME, d'ETI,
00:39parce qu'elles ne sont pas suffisamment connues et puis parce qu'elles montrent bien à quel point c'est
00:44possible.
00:45Et en fait, cet équilibre de la juste place est très important parce qu'il est gage de création de
00:53valeur,
00:53donc gage de performance économique et puis également d'une plus grande, d'un plus grand rationalité dans la prise
01:01de décision.
01:01Voilà, ces points sont très importants.
01:03Alors aujourd'hui, pour en parler, je vais recevoir tout d'abord Rachel Milutinovic,
01:08qui est la présidente cofondatrice du réseau WEN, WENC Women Executive Network,
01:16qui est donc un collectif qui accompagne les femmes en position de comité exécutif du comité de direction
01:24dans le prolongement de la loi Rixin qui a fixé des quotas de mixité dans ces instances.
01:30Je recevrai ensuite Camille Vévert, Camille Vévert qui est la directrice générale et septième génération
01:39aux manettes, entre guillemets, de la maison du même nom.
01:44Donc, qui est une maison bicentenaire, qui est très célèbre pour sa joaillerie à Renouveau.
01:53Mais ce qui est intéressant, c'est que cette maison avait fermé en 1982 et elle a été relancée par
02:00Camille Vévert et son frère.
02:03Voilà, donc, beau programme. Tout de suite, Rachel Milutinovic.
02:11Bonjour, Rachel Milutinovic.
02:14Bienvenue dans Smart Woman, donc, pour nous parler de WEN.
02:18Alors, WEN, c'est Women's Executive Network et donc, comme son nom l'indique, c'est un réseau, vous allez
02:25nous en parler,
02:26qui s'occupe de femmes qui sont en position de comité exécutif, comité de direction et qui ont toute leur
02:34place à prendre dans ce cadre-là.
02:36Alors, vous allez nous expliquer ce qu'il en est, mais juste quelques mots pour vous présenter au préalable.
02:40Donc, vous avez fait vos 25 premières années de professionnels dans le monde, en fait, de la direction marketing, communication
02:51dans différents grands groupes.
02:54Je cite PepsiCo, Danone, par exemple.
02:56Vous êtes devenu entrepreneur en créant votre propre cabinet de conseil, ensuite, de transformation.
03:02Vous êtes actuellement partenaire chez Osiris Conseil, qui est une agence de coaching de dirigeants.
03:08Bref, et vous êtes parallèlement membre de PWN, si je le prononce en français, donc, qui est Professional Women's Network.
03:16Donc, tout cela vous a conduit assez logiquement, finalement, à créer WEN, mais vous allez nous en parler.
03:23Donc, première question, pourquoi WEN ? À quoi ça correspond ? Comment ça s'inclut, d'ailleurs, plus largement dans
03:30PWN ? Voilà.
03:33En fait, vous l'avez dit, j'ai évolué dans des grandes organisations qui sont connues, d'ailleurs, pour être
03:39assez pionnières en termes de diversité et d'inclusion.
03:42Néanmoins, les codes de leadership et le fait de prendre sa place dans ces organisations-là n'étaient pas pour
03:48autant aussi évidents.
03:50Et puis, assez rapidement, j'ai rejoint PWN, alors.
03:55PWN, comme vous dites.
03:57C'est un réseau qui compte 4000 membres, qui est présent dans 32 pays,
04:01et qui a pour vocation de faire grandir l'impact des femmes pour développer leur place dans les organisations.
04:09J'ai rejoint PWN, et à ce titre-là, je...
04:13Qui existe depuis, maintenant...
04:16Et qui fête ses 30 ans, cette semaine, figurez-vous.
04:19Et donc, au sein de ce réseau, je me suis d'abord occupée d'accompagner les femmes qui étaient administratrices,
04:26ou voulaient devenir administratrices, à l'époque de la loi Copésime, avec les enjeux qu'on connaît.
04:31Et puis, il y a un peu plus d'un an de ça, avec Catherine de Blicker, l'ancienne DG
04:38d'Oxybule éveillé-jeu,
04:40on suivait la loi Rixin, petite sœur de Copésimeurman,
04:44et sa validation et la perspective de sa mise en application.
04:48Et on s'est dit que, finalement, l'accompagnement des femmes en Codire ou Comex restait un enjeu fort.
04:55La mise en application de la loi Rixin, c'est des quotas.
04:57Ce n'est pas la méthode qu'on préfère, mais on sait que c'est efficace.
05:01En revanche, l'enjeu de pouvoir, quand on est autour de la table, là, il est encore très fort.
05:06Et c'est pour ça qu'on a créé Women Executive Network, qui est donc la communauté de femmes dirigeantes
05:10au sein de ce grand réseau.
05:12En fait, il y a plusieurs communautés, et ça en est une qui correspond à l'actualité, notamment, et aux
05:16besoins.
05:17Alors, vous avez fêté votre premier anniversaire, il y a peu de temps.
05:22Vous l'avez fêté d'ailleurs en présence de vos quatre marraines.
05:25Deux d'entre elles sont déjà venues sur ce plateau, puisque j'ai reçu Marie-Pierre Rixin à deux reprises,
05:30qui a fait un point, d'ailleurs, sur l'évolution liée à la loi.
05:33Et puis, j'ai reçu Marie-Christine Maïas également.
05:37Donc, cet anniversaire a été l'occasion de tables rondes, d'échanges qui ont été très riches.
05:42Qu'est-ce que, finalement, qu'est-ce que vous en retirez ?
05:45Alors, effectivement, on avait Marie-Pierre, on avait Marie-Christine, également Sophia Merlot, l'ancienne DRH de BNP Paribas,
05:51et Amélie Vidal, dirigeante de Monde d'Elaise.
05:56En fait, d'abord, on a créé WEN avec l'ambition de travailler trois piliers.
06:00Un, la posture.
06:01Comment est-ce que je développe mon propre leadership au sein d'organisations encore très codées, dites masculines ?
06:10Comment est-ce que je fais du réseau ?
06:12Tout simplement, les femmes font beaucoup moins de réseau que les hommes.
06:14Toujours.
06:15Or, la solitude du dirigeant est valable pour la solitude de la dirigeante.
06:19Et puis, c'est un outil de carrière, finalement.
06:21Et donc, c'est un vrai sujet, et on avait envie de porter ça.
06:24Et puis, le dernier pilier, c'était de participer à l'évolution de ces modèles de leadership que j'évoquais
06:30tout à l'heure,
06:31qui sont encore très codés masculins.
06:33Alors, au bout d'un an, on a d'abord une fierté,
06:36c'est qu'on a 70 femmes dirigeantes DG, DRH, directrices commerciales, directrices marketing,
06:41qui nous sont rejointes, et qui nous font un retour,
06:44et qui étaient toutes là il y a un peu moins de 15 jours pour fêter, nous, un an.
06:48Oui, un anniversaire.
06:50On fait aussi le bilan de...
06:53On a un petit peu de recul sur la loi Rixin.
06:56On est aujourd'hui à 31% de femmes dans les codiers commerces.
07:00Elle a déjà fait progresser, puisque la première année, c'est 2026.
07:04En temps de mesure, et c'est vrai que ça a déjà bougé.
07:07C'est 10 points de plus au moment où la loi a été validée.
07:13Donc ça, c'est un très bel avancement.
07:16Le constat que Marie-Pierre fait, et qu'elle partage avec nous,
07:19c'est que l'enjeu de pouvoir, il est encore là.
07:23C'est-à-dire que les femmes sont majoritairement dans des postes fonctionnels.
07:28Or, les postes tremplins pour accéder à des fonctions DG,
07:30ce sont des postes business ou de direction de centre de profit.
07:35Donc il y a encore un enjeu là, ne serait-ce que systémique, on va dire.
07:40Ensuite, en un an, on a vu plusieurs choses.
07:43Ce qui me marque le plus, c'est le partage collectif,
07:52dans les témoignages qu'on peut avoir,
07:54de la volonté de passer de la conformité à l'authenticité.
07:58Les femmes n'ont plus envie d'enfiler le costume,
08:01le même que celui de ces environnements encore assez masculins,
08:05mais d'avoir leur propre posture, leur propre mode de leadership
08:08et de pouvoir être elles-mêmes.
08:09Leur singularité, parce qu'on passe, c'est un atout également.
08:13C'est un vrai enjeu, d'assumer sa singularité.
08:15Ce qui amène à un deuxième enseignement,
08:18c'est que pour assumer sa singularité,
08:20ça veut dire qu'il faut faire bouger les lignes
08:22et faire évoluer ses modèles de leadership.
08:24Et ces petites choses, pas toujours factuelles,
08:28mais qui continuent à exister.
08:32Et le troisième enseignement,
08:34il y a encore des choses qui sont là.
08:37Ça ne m'emballe pas de le dire,
08:38mais l'éducation, probablement même l'inconscient collectif,
08:43fait qu'il y a encore des biais, des croyances,
08:45le syndrome de la bonne élève qui prend son job
08:48et qui se prépare trois mois à l'avance
08:50pour être parfaite quand elle va arriver,
08:52ou qui va se concentrer sur sa to-do list et ses résultats,
08:55plutôt que l'influence...
08:56D'avoir la capacité de parler, etc.
08:59Alors justement, à cet égard,
09:02le constat est là.
09:04Donc quelles actions, finalement,
09:06vous prévoyez à partir de maintenant ?
09:08Comment ça va s'organiser ?
09:10Quels sont vos objectifs, finalement ?
09:12Est-ce qu'il y a un objectif précis ?
09:14Alors, il y a plusieurs choses.
09:16Ce qu'on souhaite,
09:16et ce qu'on a mis en place déjà,
09:18et on va continuer à le développer,
09:19c'est d'avoir plusieurs types de formats.
09:22Il est important d'avoir des partages d'expériences.
09:24À ce titre-là, on fait intervenir des femmes
09:27pour partager sur leur carrière,
09:30sur leurs moments clés de carrière,
09:32sur leurs hésitations,
09:33comment elles ont franchi la marche.
09:35Et on va continuer à avoir ces moments clés.
09:38On a d'autres formats qui sont plus confidentiels,
09:41en plus petits comités,
09:42où là, on va travailler sur soi.
09:44Parce que finalement,
09:44et ça, c'est l'un des enseignements
09:47qui est fortement partagé par nos membres,
09:49c'est cette notion d'ancrage.
09:52Et l'ancrage, c'est bien se connaître.
09:53C'est savoir où est-ce qu'on a envie d'aller,
09:55qu'est-ce qui nous met dans l'inconfort,
09:58et quelles sont les stratégies
09:59qu'on peut développer pour,
10:00allez, on y va.
10:02Donc ces petits formats-là,
10:03ils sont importants.
10:05Et puis ensuite,
10:06qu'est-ce qu'on a envie de développer ?
10:07Il y a des grandes thématiques.
10:10La première, c'est celle qu'on évoquait à l'instant,
10:12c'est la posture,
10:13la meilleure connaissance de soi,
10:14développer son propre leadership.
10:17La deuxième thématique,
10:18c'est de partager sur les moments de carrière,
10:23prendre un nouveau job,
10:25oser postuler au poste de DG,
10:27si on ne vient pas me chercher.
10:29Voilà, tous ces moments clés.
10:32Ensuite, il y a des sujets
10:33de travailler l'impact,
10:37le pouvoir,
10:38les jeux de pouvoir
10:39au sein de ces organisations.
10:42Il y a un quatrième sujet
10:44qui est majeur
10:44et qui est valable pour les femmes
10:46comme pour les hommes d'ailleurs.
10:47Mais comme les femmes font moins de réseaux,
10:49c'est important de leur amener ces sujets-là.
10:51C'est le contenu concernant la transformation.
10:54Il n'y a pas un dirigeant, une dirigeante
10:55qui n'est pas exposée aujourd'hui.
10:56Il y a des enjeux de transfo.
10:59Organisationnel, culturel, business.
11:01Comment est-ce qu'on va interagir ?
11:03Comment est-ce qu'on va appréhender ces enjeux ?
11:05Et ça nécessite, en fait,
11:07d'aller sur des territoires,
11:09d'être à l'aise
11:11avec les injonctions paradoxales actuelles.
11:14Et comment est-ce que
11:15je fais du court terme et du long terme,
11:17j'embarque les équipes,
11:18mais en même temps,
11:18je donne la bonne direction,
11:19je sais prendre des décisions difficiles,
11:22mais en même temps,
11:24je motive et je délègue.
11:25Bon, tous ces sujets-là,
11:27ils sont encore très présents
11:28et nos membres demandent
11:30à ce qu'on partage.
11:30À ce que ce soit développé, etc.
11:32Bon, écoutez,
11:34c'est un bon programme,
11:36un beau programme.
11:37En fait, c'est toujours pareil.
11:38Bon, merci d'être venu expliquer
11:40ce qu'est One,
11:41puisque c'est encore un nouvel appui,
11:42un nouvel outil au service des femmes
11:44dans leur poste de dirigeante.
11:47Bon, après, c'est vrai
11:48qu'on souhaite toutes, finalement,
11:50que ça n'ait plus d'utilité,
11:51puisque le jour où on n'aura plus besoin
11:53de faire tout ça,
11:54ça voudra dire que les femmes
11:55auront pris la fameuse juste place
11:56que je mets en mantra.
11:58Alors, pour juste rebondir là-dessus,
12:01je pense qu'on ne travaille pas
12:04simplement pour les femmes.
12:06C'est-à-dire que des femmes
12:06qui sont plus authentiques
12:08dans les codires,
12:09moi, je rencontre beaucoup d'hommes
12:10dirigeants qui aimeraient bien aussi
12:12assumer d'avoir leur propre authenticité.
12:16Et donc, c'est au service
12:16de tout le monde, cette histoire.
12:18L'un permettra à l'autre.
12:19Et de toute façon,
12:19il ne s'agit pas du tout d'opposer.
12:21Au contraire,
12:21on a besoin d'être tous ensemble
12:22dans ce travail.
12:24Écoutez, merci beaucoup.
12:25Merci.
12:26Merci à vous.
12:30Bonjour, Camille Vévert.
12:32Ravi de vous recevoir
12:34sur le plateau de Spartwoman
12:35pour parler de vous, bien sûr,
12:37et pour parler également
12:37de votre maison.
12:38Alors, la maison, c'est Vévert,
12:40le même nom que vous,
12:41puisque vous êtes,
12:43je le disais en introduction,
12:44vous êtes la septième génération
12:45avec votre frère
12:47à diriger donc
12:48cette entreprise familiale
12:51bicentenaire,
12:52tout à fait connue
12:53pour la qualité,
12:54l'excellence
12:55de cette joaillerie à renouveau.
13:00Mais ce qui est...
13:01Alors, on va parler, bien sûr,
13:02transmission de savoir,
13:04on va parler tradition,
13:06on va parler excellence,
13:07culture de l'excellence, etc.
13:09Mais ce dont on va parler aussi,
13:11parce que c'est intéressant,
13:12c'est ce qui est inédit
13:13dans votre parcours,
13:14c'est que la maison en question
13:17avait fermé ses portes
13:19en 1982
13:20et que vous avez décidé
13:21en 2019 de la relancer.
13:23Voilà, donc ça,
13:23c'est quand même un sujet important.
13:25Avant d'en arriver là,
13:26on va commencer par le début
13:27parce qu'un portrait,
13:28il faut commencer quand même
13:29par le début de l'histoire.
13:30Donc, quel a été
13:32votre début de carrière ?
13:34Vous avez commencé par quoi ?
13:36Alors moi,
13:37merci beaucoup déjà
13:38pour l'invitation,
13:39je suis vraiment ravie d'être là.
13:40Alors moi,
13:41à la base,
13:42j'ai un peu plus tôt financier
13:45puisque j'ai débuté
13:47ma carrière
13:47dans les fusions acquisitions
13:49en conseil,
13:51en stratégie,
13:53en banque d'affaires
13:54et puis,
13:55j'ai dirigé une société
13:56dans le domaine
13:57de la recherche clinique.
13:59Ensuite,
14:00je suis passée
14:00dans l'opérationnel,
14:03mais en fait,
14:03j'ai toujours eu
14:04cette culture
14:04un peu
14:06entrepreneuriale,
14:07donc intrapreneuriale
14:08en entreprise
14:09et même dans le cadre
14:10des différents métiers
14:11que j'ai pu avoir
14:11en finance,
14:13j'ai toujours saisi
14:15les projets
14:17à bras-le-corps,
14:19il n'y a pas de problème,
14:20il n'y a que des solutions.
14:22Et vous m'avez dit,
14:22cela étant,
14:23vous m'avez dit
14:23que le fait
14:25d'avoir dirigé
14:26dans le cadre
14:27de vos fonctions précédentes
14:28une entreprise,
14:29en l'occurrence,
14:30vous avez donné aussi confiance
14:31dans votre capacité
14:32à le faire,
14:33ce qui n'était pas
14:34acquis au départ
14:35parce que le fameux
14:36syndrome de l'imposteur.
14:37Oui,
14:38en fait,
14:38j'avais un profil
14:39qui était quand même
14:40assez financier
14:41et c'est vrai
14:41qu'en France,
14:42vous avez un peu
14:43des étiquettes.
14:44Donc moi,
14:45comme j'avais travaillé
14:46en fusion acquisition,
14:47on va dire
14:47que c'était plus compliqué
14:49d'avoir un métier
14:50plus opérationnel
14:52de directrice générale
14:53parce que je n'avais jamais
14:55géré un PNL.
14:57Donc c'était ça,
14:58en fait,
14:58un peu ce côté,
14:59on va dire,
15:00syndrome de l'imposteur.
15:02Mais au début,
15:03j'ai commencé
15:03en tant que directrice
15:04de la stratégie
15:05et puis rapidement,
15:06je suis devenue
15:07CEO d'un mini-groupe
15:09en fait
15:10qui s'appelait,
15:11parce que maintenant,
15:12ça a été revendu,
15:13mais qui s'appelait
15:13Kyrus Biopharma.
15:17Et en effet,
15:18c'est le fait
15:18d'être parvenu
15:19à redresser la société
15:20qui, à l'époque,
15:21connaissait des difficultés,
15:22d'arriver à rattraper
15:24des clients
15:24qu'on avait perdus.
15:27Eh bien,
15:27ça m'a donné confiance.
15:29D'autant plus
15:30que je n'étais pas médecin,
15:31que je n'étais pas scientifique.
15:33J'étais assez jeune quand même,
15:34j'avais 35 ans.
15:36Et donc,
15:36c'est vrai que je suis arrivée
15:37au milieu de ces experts
15:39qui m'ont regardée
15:40un petit peu de travers
15:41en tout cas au début,
15:41en disant,
15:42mais qu'est-ce qu'elle va bien
15:42pouvoir nous apporter ?
15:44Et puis,
15:45j'ai pu apporter finalement
15:46ce recul,
15:47cette analyse
15:49qu'on n'a pas forcément
15:50quand on est scientifique
15:51et quand on a les mains
15:52dans le conduit.
15:53Bien sûr.
15:53Mais alors,
15:54tout ça fait que jusqu'en
15:552000,
15:572021,
15:58jusqu'en 2019,
15:59disons,
16:00vous êtes resté assez loin
16:01de l'univers de Vévert.
16:04D'ailleurs,
16:04alors finalement,
16:05qu'est-ce que vous entendiez parler ?
16:07Qu'est-ce que vous aviez
16:10ressenti,
16:10pressenti pendant votre enfance,
16:12votre adolescence,
16:13par rapport à cette maison familiale
16:15quand même bicentenaire ?
16:16Donc,
16:16qu'est-ce que vous connaissiez
16:17de la maison ?
16:18Et finalement,
16:19qu'est-ce qui a été,
16:19qu'est-ce qui vous a donné
16:20le déclic d'y repenser,
16:22de vouloir faire quelque chose ?
16:23Donc en fait,
16:24moi,
16:24j'ai eu deux déclics.
16:25Donc c'est vrai que moi,
16:26j'ai grandi avec cette histoire familiale
16:29absolument extraordinaire.
16:31On a tous une histoire familiale,
16:33que ce soit cousin éloigné,
16:35un ancêtre.
16:37Donc j'ai grandi avec cette histoire.
16:39Et c'est vrai que le patrimoine de Vévert,
16:41finalement,
16:41était quelque part toujours actif
16:43puisque des bijoux Vévert,
16:44vous en avez dans de nombreux
16:46musées,
16:46alors à Paris,
16:47au musée des arts décoratifs,
16:48au Petit Palais,
16:49au musée d'Orsay,
16:50mais également aux Etats-Unis,
16:51au Smithsonian Institute à Washington,
16:53au Cooper E8
16:54et dans d'autres pays également
16:57dans le monde.
16:58Donc en fait,
16:59finalement,
17:00Vévert était toujours présent.
17:02Quand on parlait d'art nouveau
17:03dans les journaux,
17:03on parlait de Vévert.
17:06Et puis,
17:07la cote des bijoux Vévert
17:08était très élevée
17:08sur le marché des ventes aux enchères.
17:10Donc j'ai grandi
17:11avec cette histoire familiale
17:13absolument extraordinaire.
17:14et puis à l'âge de 16 ans,
17:16ma grand-mère m'a offert un bijou
17:18Vévert, forcément.
17:20Et donc quand j'ai ouvert l'écran
17:21et que j'ai vu mon propre nom écrit
17:22Vévert à la rue de la Paix,
17:24et je pense geste de transmission
17:26d'une grand-mère à une petite fille,
17:28j'ai eu une sorte de choc émotionnel.
17:30Et je me suis faite cette promesse
17:32qui était de relancer un jour la maison,
17:36de la rendre à nouveau vivante.
17:38Et cette idée ne m'a jamais vraiment quittée.
17:41Alors, j'ai mis un peu de temps
17:43parce que je me suis rendue compte,
17:44notamment à l'âge de 30 ans,
17:46que la propriété intellectuelle du nom
17:48n'était pas disponible.
17:49Oui, c'est ça.
17:49Voilà.
17:50Il y avait un fonds
17:52qui avait enregistré, voilà,
17:54Vévert partout dans le monde,
17:56Vévert Paris,
17:56Vévert Joaillerie.
17:57Donc, je me souviens, à l'époque,
17:58je travaillais chez TF1 en fusion-acquisition.
18:01Je me souviens être allé sur le site Vévert.com,
18:04voilà, il y a un nom de domaine réservé.
18:05Donc, c'est vrai que ça m'a, on va dire,
18:08un peu refroidie.
18:09C'est un peu compliqué au départ, oui, bien sûr.
18:11Et donc, le deuxième déclic,
18:13c'est cette fameuse expérience
18:15en tant que directrice générale chez Kérus.
18:19Et alors, donc, bon, bref,
18:20donc on arrive en 2019.
18:22Donc, c'est là que vous décidez
18:23de faire cette opération de relance.
18:26Vous êtes confronté à ce sujet,
18:27donc le nom qui ne vous appartient plus, etc.
18:30Bon, donc, c'est assez compliqué.
18:312020, le Covid,
18:33donc, en fait, vous lancez,
18:34vous relancez l'affaire
18:36dans des conditions assez compliquées.
18:38Finalement, comment vous avez fait ?
18:40Enfin, à la fois sur un plan financier,
18:42puisque ça a demandé des investissements,
18:43à la fois sur un plan organisationnel.
18:45Comment vous êtes débrouillée ?
18:48Alors, sincèrement,
18:49je pense que c'était pas hyper rationnel.
18:52C'est-à-dire qu'en plus,
18:53moi, je suis quand même une vraie financière.
18:55C'est quand même très compliqué
18:57de relancer une grande maison comme ça.
18:59C'est très capitalistique.
19:00Il faut financer tout le stock.
19:03Il faut bien évidemment aussi avoir du budget
19:05en termes de communication
19:06pour se faire connaître.
19:08Il faut avoir un point de vente.
19:09Il faut avoir un ou une grande directrice créative
19:13pour être au même niveau que Viver.
19:17Et en plus, il fallait récupérer la marque.
19:20Donc, on va dire que c'était quand même un peu compliqué.
19:23Pour cumuler des handicapés.
19:25Voilà.
19:25Mais j'avais cette envie au fond de moi
19:27depuis tellement longtemps.
19:29Et quand même, j'avais quand même une colère
19:31vis-à-vis de ce fond.
19:32Et j'avais absolument pas envie
19:35qu'ils relancent Viver,
19:36qu'un jour, je me réveille,
19:38que ma famille constate, voilà,
19:40que le nom a été relancé,
19:41qu'on utilise notre histoire,
19:43qu'on utilise les archives de nos aïeux.
19:45Voilà, à leur profit,
19:47sans même, voilà, nous avoir, en tout cas,
19:51consulté au préalable.
19:54Donc, c'est sûr que ça a quand même été un moteur.
19:59Et après, en fait, je suis allée dans un incubateur,
20:01une école de joaillerie qui avait un incubateur.
20:03Et la chance que j'avais,
20:04c'est qu'ils connaissaient très bien Viver.
20:06Il y avait une salle qui s'appelait Viver.
20:08En fait, les étudiants en école de joaillerie
20:11étudient l'œuvre de Viver.
20:13Donc, c'est sûr que ça m'a aussi aidée.
20:15Et puis, j'ai rencontré très rapidement
20:18des personnes qui allaient m'accompagner
20:20dans l'aventure,
20:21des experts du secteur,
20:24et Sandrine Delage,
20:25qui est la directrice créative de la maison.
20:27Mais au préalable, bien évidemment,
20:28j'ai fait de la love money.
20:29Donc, j'ai mis, bien évidemment,
20:30tout mon argent.
20:31Oui.
20:32Et puis, j'ai levé de l'argent
20:35auprès de ma famille
20:36qui me soutenait, voilà, dans cette aventure.
20:38Oui, qui devait être fière de vous voir repartir.
20:41Ils étaient au début un peu circonspects,
20:43mais en tout cas, ils ont respecté,
20:45ils se sont dit, on va quand même l'aider.
20:46Oui, c'est bien.
20:48Mais alors, vous avez fait cette relance.
20:52Aujourd'hui, vous avez réussi
20:54à retrouver l'ADN de la marque.
20:57Je crois que vous portez sur vous
20:59des Viver et c'est magnifique.
21:01Et finalement, vous avez votre directrice artistique
21:05dont vous parlez,
21:06qui, elle, fait le dessin des bijoux
21:08à partir de ce qui était fait au préalable.
21:10Mais après, vous ne fabriquez pas.
21:13Expliquez-nous l'organisation de Viver d'aujourd'hui.
21:16Oui.
21:17Donc aujourd'hui, Viver,
21:18on est présent dans une quinzaine de pays
21:24et dans une trentaine de points de vente.
21:27Et c'est environ 30 collaborateurs.
21:32On travaille avec 7 ateliers en France.
21:34C'est très important.
21:35Donc on a le statut d'entreprise à mission.
21:37Et parmi nos objectifs,
21:39on a un objectif d'une fabrication 100% française.
21:42Et en effet, au niveau de ces 7 ateliers,
21:44pour le moment,
21:45ils ne sont pas internalisés au niveau de Viver.
21:48On travaille avec des ateliers
21:49qui ont aussi l'habitude de travailler
21:51avec les plus grandes maisons
21:53de la place Vendôme.
21:56Très bien.
21:57Donc, et alors, au niveau clientèle, finalement,
22:00comment ça se passe ?
22:02Quelle est la typologie de votre clientèle ?
22:04Comment vous avez réussi, justement,
22:05en termes de communication,
22:06en termes de marketing ?
22:07Alors, vous avez dit que vous vendiez
22:09au travers à la fois de certains points de vente,
22:13dans des statuts différents,
22:14mais vous vendez également en ligne, je suppose.
22:16Comment vous êtes en ligne ?
22:17Oui, bien sûr.
22:17En fait, le marché de la joaillerie,
22:20surtout le marché de la joaillerie de marque,
22:22parce que vous avez le marché de la joaillerie
22:26qui fait à peu près 300 milliards d'euros,
22:28mais dedans, vous avez ce qu'on appelle le bridal.
22:30Donc, c'est par exemple les bacs de fiançailles
22:31où il n'y a pas forcément de marque.
22:33Et ensuite, vous avez le marché de marque,
22:36donc avec tous les grands noms que vous connaissez.
22:39Donc, il y a le groupe Richemont
22:40qui intègre, entre autres,
22:44Cartier, Van Cleef, Piaget.
22:46Vous avez Kering qui intègre, entre autres,
22:51Boucheron, Pommelato.
22:52Vous avez, bien évidemment, LVMH
22:54qui intègre, entre autres,
22:55parce que je ne vais pas tous les faire,
22:57mais Tiffany, Bulgari, Chaumet, Fred.
23:02Donc, ce marché-là,
23:05c'est à peu près 25% du marché total de la joaillerie.
23:09Et c'est un marché qui est en très, très forte croissance,
23:12qui est un marché à double chiffre,
23:14mais avec des barrières à entrer
23:15qui sont très, très importantes,
23:17puisque donc c'est très capitalistique.
23:19Il faut beaucoup de stocks,
23:21il faut communiquer avec des très, très belles images
23:24et ça coûte très cher.
23:25Il faut un plan média,
23:26il faut beaucoup de personnel de vente,
23:29il faut des points de vente absolument magnifiques.
23:30Donc, c'est très capitalistique,
23:31comme les barrières à l'entrée sont très difficiles
23:33et que le taux de transformation est relativement faible
23:37parce qu'on est quand même sur des produits
23:39qui sont quand même assez chers.
23:40On est sur un prix moyen autour de 3 000 à 4 000 euros.
23:43Très peu d'acteurs peuvent arriver
23:46à rentrer sur ce marché.
23:48Donc, en fait, l'objectif,
23:49c'est d'arriver à rentrer sur ce marché.
23:51Si vous n'avez pas d'histoire,
23:53si vous n'avez pas d'archives,
23:54vous n'arriverez pas à rentrer sur ce marché.
23:55C'est une condition nécessaire,
23:56mais pas suffisante.
23:58Donc, l'objectif,
23:59c'est d'arriver à rentrer sur ce marché,
24:00mais comme on n'a pas du tout
24:01les mêmes moyens financiers
24:03que les grands dont je viens de vous parler,
24:05l'idée, c'est d'arriver justement
24:07à proposer une communication
24:08qui soit différente,
24:10beaucoup plus expérientielle
24:11et surtout beaucoup plus ciblée.
24:14Et donc, c'est comme ça, en fait,
24:16qu'on étudie nos marchés
24:17et on réfléchit vraiment
24:19à ce qu'on appelle le persona,
24:20c'est-à-dire qui est notre cliente
24:22et comment est-ce qu'on va arriver
24:24à l'atteindre.
24:25Et le persona ou la cliente
24:27est bien évidemment différente
24:29en fonction du pays.
24:31Ma cliente en France
24:31va être différente de ma cliente
24:33qui est au Moyen-Orient
24:34ou de ma cliente qui est au Japon.
24:36Et donc, il faut arriver
24:38à avoir une communication
24:39qui soit ciblée.
24:40Les bijoux sont attachés
24:41par les femmes uniquement chez vous ?
24:43Alors, il y a les hommes aussi.
24:45Et donc, souvent,
24:46ce que je dis d'ailleurs,
24:47c'est que les hommes,
24:48les clients VVR
24:49sont très amoureux de leurs femmes
24:51parce que justement,
24:52ils cherchent quelque chose
24:53de différent.
24:54Ils cherchent à surprendre leurs femmes,
24:56à leur raconter une histoire.
24:58Donc, c'est aussi un peu
24:59une expérience.
25:00Et d'ailleurs, souvent après,
25:01ils viennent au showroom VVR
25:02qui est rue de la Paix
25:03avec leurs femmes
25:04où justement, on monte les archives,
25:06on explique un petit peu l'histoire.
25:08Et donc, au niveau de la France,
25:09typiquement au niveau de nos clientes,
25:10on est sur des femmes,
25:13c'est un peu le même profil
25:14que l'association
25:16dont parlait Rachel tout à l'heure.
25:18Ce sont des femmes dirigeantes,
25:20businesswoman,
25:24CSP+++,
25:25entrepreneurs
25:25qui aiment bien évidemment la joaillerie
25:28et qui sont heureuses
25:30de pouvoir découvrir
25:31une maison
25:32qu'elles ne connaissaient pas forcément,
25:34engagée,
25:34parce que je disais,
25:36on est entreprise à mission.
25:37C'est de le recycler,
25:39de dire mon naturel recyclé,
25:40tout est fabriqué en France.
25:42Et le troisième objectif,
25:43c'est un soutien
25:43auprès de l'entrepreneuriat féminin.
25:45Et donc, ces femmes-là,
25:47en fait,
25:48elles sont très touchées
25:49justement par nos propositions.
25:50Donc, comment est-ce qu'on arrive
25:52à les atteindre ?
25:53Eh bien, notamment,
25:55en organisant beaucoup d'événements
25:57avec elles,
25:58en faisant des podcasts.
25:59Donc, moi, j'ai un podcast
26:00qui s'appelle
26:01« Des voix de l'audace ».
26:02Donc, je reçois
26:02certaines femmes
26:03absolument extraordinaires.
26:05Et comme les personnes
26:07peuvent assister en live,
26:08j'ai également des personnes
26:09qui peuvent aussi, voilà,
26:10assister.
26:11Donc, ça va avoir aussi
26:11une communication
26:14ciblée et multicanale.
26:16C'est-à-dire que ça doit être
26:16un point de vente physique
26:18chez vous,
26:18dans votre point de vente retail,
26:19mais ça doit être aussi
26:20chez les distributeurs.
26:22Ça doit être aussi online.
26:24Et il faut proposer
26:25des expériences
26:26qui sont différentes
26:27de ce que proposent
26:28les grands et très,
26:29très, très ciblés.
26:31Voilà.
26:31Bien sûr.
26:32Et vous me disiez,
26:33en plus,
26:34il y a des spécificités
26:34par pays,
26:35vous me disiez
26:35que le Japon,
26:36par exemple,
26:36était très amateur
26:38de Vévert
26:39parce que la tradition
26:40florale, etc.
26:41Donc, ça résonne
26:42différemment aussi.
26:44Alors,
26:45la cliente japonaise,
26:48c'est une cliente
26:49qui va être très touchée
26:50par l'histoire,
26:51les archives de la maison.
26:53Et comme Vévert
26:54a un lien très fort,
26:56une connexion très forte
26:57avec le Japon,
26:58puisque Henri Vévert,
27:00qui est la figure
27:01connue de la maison,
27:03est à l'origine
27:04du développement
27:05du japonisme en France.
27:08Il a organisé
27:08des dîners japonais
27:09et le bijou Art Nouveau
27:10est très inspiré
27:11de la culture japonaise.
27:13Donc, forcément,
27:14ils sont très touchés
27:15quand ils voient
27:15finalement toute cette historie.
27:17Henri Vévert
27:18a été l'un des plus grands
27:19collectionneurs
27:19d'estampes japonaises
27:20également,
27:21d'objets de l'art asiatique.
27:22Mais aussi,
27:23dans nos collections
27:26contemporaines,
27:27on s'inspire toujours
27:29quelque part
27:29de l'Art Nouveau.
27:30c'est très naturaliste
27:31avec en effet
27:32le jinko
27:33et cette feuille
27:33d'arbre asiatique.
27:36Et ce qu'ils aiment,
27:38les japonais,
27:38c'est vraiment
27:39le savoir-faire
27:40et la beauté du bijou.
27:41Comme nous,
27:42tout est fabriqué en France.
27:44Sur jinko,
27:44les lignes,
27:45elles sont faites à la main.
27:46une qualité très marquée.
27:48On fait appel à Sandrine Tessier
27:49qui est la meilleure
27:49ouvrière de France
27:50en émail.
27:51Ça va beaucoup les toucher
27:53alors qu'il y a d'autres
27:55clientes
27:55qui ne sont pas forcément
27:56justement japonaises
27:57pour qui
27:58c'est plutôt
27:59l'importance
28:00des pierres.
28:01Elles vont plutôt
28:02être touchées
28:03par ce type de joaillerie
28:04qu'on ne propose pas
28:05forcément aujourd'hui.
28:07Bon, écoutez,
28:07en tout cas,
28:08on arrive à la fin
28:09de notre émission,
28:10mais c'est vraiment
28:10une très belle histoire.
28:11et puis
28:12vous montrer
28:13à quel point
28:14vous avez un but
28:15des métiers très différents
28:16dans des secteurs
28:16que vous ne connaissiez
28:17pas nécessairement
28:18et en fait
28:19parce que vous avez eu envie
28:20que vous avez travaillé
28:21que vous avez cherché
28:21à comprendre
28:22que vous y êtes
28:23parfaitement arrivé.
28:24Donc,
28:24je vous souhaite
28:25tout le succès
28:26au niveau de VVR.
28:29Donc,
28:29notre émission
28:30est terminée.
28:31Donc,
28:31je vous donne rendez-vous
28:32le mois prochain.
28:33Là,
28:33je ferai le portrait
28:34d'une dirigeante
28:36qui est dans
28:36un domaine très différent
28:37dans un domaine
28:39voilage,
28:41ombrage extérieur
28:42dans des conditions climatiques
28:44que l'on connaît
28:45et qui rendent
28:45tout cela bien utile.
28:47Merci,
28:47à bientôt.

Recommandations