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  • il y a 18 heures

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00:00Europe 1, il est 13h.
00:05Europe 1 Info, 13h, 14h.
00:08Clélie Mathias.
00:09Bonjour à tous et merci d'écouter Europe 1 Info.
00:11Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle semaine.
00:13On est ensemble jusqu'à 14h.
00:15Tout d'abord, le grand journal de la mi-journée.
00:17En ce lundi 19 octobre, des vélos calcinés,
00:20des poubelles incendiées, des barrières à terre,
00:22des brides verts, le visage de Paris
00:23après une nouvelle nuit de violences dans le centre de la capitale.
00:26Europe 1 sur place dès le début de ce journal.
00:28Les violences urbaines, faut-il instaurer un couvre-feu en France ?
00:32Eh bien, c'est la question Europe 1 du jour.
00:34Donnez votre avis, votez sur le site et l'appli Europe 1.
00:36Pour l'instant, vous dites oui.
00:38Et très, très, très largement, c'est même presque une unanimité.
00:42La question des responsabilités qui se posent.
00:44Les renseignements ont-ils sous-estimé la menace ?
00:47Quid du maintien de l'ordre ?
00:48Laurent Nunez a présenté sa démission au chef de l'État qui l'a refusé.
00:52Nous irons aussi à Limoges, dont l'hôtel de ville en feu
00:54est devenu l'image symbole de ce 17 octobre.
00:57Passer le choc place à la colère pour les Limougeaux, vous les entendrez.
01:01Ces images de violence et de chaos ont touché au cœur bon nombre d'entre nous.
01:04Une souffrance morale décryptée par le docteur Millot dans sa chronique santé du jour.
01:08C'est dans un quart d'heure.
01:09La tendance météo, bonjour Géraldine Hamon.
01:11Bonjour Thélie.
01:12Un temps très perturbé au sud-est de la France.
01:14Oui, puisque l'épisode méditerranéen devient très actif cet après-midi.
01:17Cinq départements sont placés en vigilance orange, orage, cru et pluie, inondation.
01:21Il fera 12 à 16 degrés en général, 18 à 22 degrés au sud, jusqu'à 28 degrés localement.
01:27En Corse, météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:29Europe 1.
01:32Paris ce matin, au lendemain d'une nouvelle nuit de violence.
01:35Des magasins à nouveau pillés et détruits, notamment dans le quartier de Châtelet-Léal.
01:38Les dégâts matériels sont encore difficiles à chiffrer.
01:41Il y a eu 350 interpellations.
01:43Sur place, les signes des dégradations sont encore largement visibles, comme l'a constaté Antoine Bienvaux pour Europe 1.
01:49Devant un magasin de lunettes du quartier des Halles, un éboueur ramasse à la pelle les débris de verre.
01:55Cette nuit, ce petit commerce de quartier a été pillé, saccagé, comme le constate avec émotion la gérante.
02:00Ben voilà, le mobilier cassé, la marchandise.
02:04Ça fait 26 ans que j'ai ce magasin et je ne sais pas par où commencer.
02:07Est-ce que j'aurais envie de refaire tout ça ?
02:09Je ne sais pas si j'aurais envie de tout recommencer, je ne sais pas si j'ai la force.
02:12Autour, plusieurs autres commerces sont fracturés, parfois détruits.
02:15Détruits, l'oeuvre de casseurs qui, cette nuit, ont aussi fait face à cet agent de sécurité d'une boutique
02:21de téléphonie mobile.
02:22Il y avait beaucoup d'attroupements, des tentatives d'intrusion.
02:25Pas sur ce magasin-là, vu que j'étais là pour dissuader.
02:28Mais en face, ils ont quand même essayé de forcer le magasin.
02:31Je n'avais pas l'impression qu'ils avaient conscience que c'était grave.
02:34Un petit peu plus loin, plusieurs camions poubelles amassent les très nombreux détritus
02:38qui jonchent le sol sous les yeux de ce riverain très en colère.
02:41Tout est cassé, tout est brûlé.
02:43Il y a des poubelles par terre, dans une belle ville comme Paris.
02:47Est-ce que vous vous rendez compte ?
02:48Et c'est les Français qui travaillent, qui vont payer.
02:51Un dégoût partagé par de nombreux habitants qui, ce matin, ne peuvent que constater les dégâts.
02:56Antoine Bienveau, donc pour Europe.
02:57Sachez que ce matin, des étudiants ont bloqué les accès au Louvre, à la Sorbonne, à Sciences Po, à Paris,
03:01en solidarité au mouvement lycéen.
03:04Et Laurent Nunez a annoncé que des mesures seraient mises en place dès ce soir pour endiguer les casseurs.
03:09Face au choc des violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu a ouvert à 10h
03:13une cellule interministérielle de crise portant sur les volets économie-commerce, assurance et suivi judiciaire.
03:19Quant au maintien de l'ordre, ces émeutes et pillages ont été permis, entre autres,
03:22par la défaillance de la réponse policière.
03:25Hier soir, Emmanuel Macron a demandé à ce que toute la transparence soit faite sur cette question
03:29et celle du renseignement.
03:30Et puis, on l'a appris ce matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
03:34a présenté sa démission au chef de l'État, qu'il a refusé.
03:37Bonjour Alexandre Chauveau.
03:38Bonjour Clélie, bonjour à tous.
03:39L'exécutif prend sa part et reconnaît la faillite sécuritaire de l'État.
03:43Oui, à commencer par le principal concerné, Laurent Nunez, démissionnaire hier soir,
03:47toujours en poste ce matin, malgré des défaillances que le ministre de l'Intérieur lui-même reconnaît.
03:52Vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission.
03:55Maintenant, le sujet qui se pose, effectivement, c'est que ça ne se reproduise pas.
03:59Il faut être, évidemment, meilleur dans l'anticipation.
04:02Et puis, évidemment, face au ordre de casseurs, de pilleurs qu'il y a eu,
04:07de la mobilisation importante du militant d'ultra-gauche aussi,
04:09implique sans doute que nous modifions aussi nos doctrines d'intervention.
04:13Laurent Nunez qui annule son déplacement prévu cet après-midi à Marseille
04:16pour participer à une réunion de travail à Paris,
04:19réunion consacrée à l'anticipation des prochaines heures
04:22et tenter de pallier les failles du renseignement
04:24que concèdent le ministre de la Justice et ancien ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
04:29Il y a eu un défaut dans les renseignements.
04:31Et on ne fait pas de bonne police sans bon renseignement.
04:33Il faut savoir ce qui a dysfonctionné.
04:35Le renseignement français est au top contre le terrorisme islamiste.
04:37Il n'y a plus d'attentats, je touche du bois ou quasiment plus.
04:40Il est fort contre la criminalité organisée.
04:43Il est important contre les ingérences étrangères.
04:45Mais manifestement, il ne s'est pas lutté correctement contre l'ultra-gauche.
04:49Voilà, et puis il y a quelques instants,
04:50le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce avoir demandé au préfet
04:53d'instaurer des couvre-feux localisés
04:55ainsi que le déblocage d'un fonds de soutien
04:57pour les commerçants pillés par les émeutiers.
05:00Merci Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1.
05:02Policiers débordés, bâtiments sans protection.
05:04L'État a visiblement été pris de court.
05:06Le manque d'anticipation est pointé après ce week-end de chaos.
05:09Les services de renseignement avaient identifié une menace pour l'ordre public.
05:12Mais pas de cette intensité, Jean-Baptiste Marty.
05:15Jusque vendredi veille de manifestation,
05:18le renseignement avait du mal à connaître l'ampleur de la mobilisation.
05:21Il anticipait des heures dans certaines villes avec les traditionnels black blocs.
05:25Mais très loin d'imaginer ces scènes de guérilla.
05:28Pour Jean-Christophe Couvy, policier et secrétaire national du syndicat Unité,
05:31la venue de jeunes de banlieue a été sous-estimée.
05:34L'inconnu, c'était les cités et les quartiers.
05:37Est-ce qu'ils allaient venir ou pas ?
05:38C'est très difficile de prévoir.
05:40Il y avait un risque que le renseignement ne pouvait pas évaluer.
05:43Conséquence, le renseignement territorial anticipait jusqu'à 170 000 manifestants partout en France.
05:48Trois fois moins que le nombre de participants final.
05:51Conséquence aussi, pas assez de forces de l'ordre mobilisées, des policiers mal équipés.
05:55Certains n'avaient pas assez de boucliers, d'autres ont manqué de munitions pour se protéger.
05:59On en veut à notre hiérarchie de ne pas prévoir justement cette logistique.
06:02Dans certains services, ils ont fait des rappels sur des policiers qui étaient en congé ou en repos,
06:06qui ont refusé de venir.
06:07C'est bien la première fois que je vois ça.
06:08Après ce fiasco sécuritaire, certains policiers se sont abandonnés.
06:12Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a présenté sa démission au président de la République.
06:17Démission refusée par Emmanuel Macron.
06:19Jean-Baptiste Smarty du service Police Justice d'Europe 1.
06:22Les renseignements qui vont être rapidement mis à contribution pour les prochains jours.
06:25La coordination de Gilets jaunes à l'origine des manifestations de samedi dernier contre le coup de la vie
06:29a annoncé un acte 2 avec de nouvelles actions pour samedi ainsi que pour le 31 octobre.
06:34Et dans la suite du journal Le Clély-Mathias, on ira à Limoges après l'incendie de l'hôtel de
06:38ville.
06:39Il est 13h07 sur Europe 1.
06:4113h, 14h.
06:42Europe 1 Info.
06:43Faire.
06:4413h, 14h.
06:45Europe 1 Info.
06:4613h08 sur Europe 1.
06:47La suite du journal Le Clély-Mathias avec ses autres rassemblements dans plusieurs villes de France.
06:51Oui, aujourd'hui depuis une heure, les écœurés par ces scènes de violence, de dégradation, de pillage
06:56étaient appelés à se rassembler devant les mairies à l'appel de l'Association des maires de France
06:59pour dénoncer les attaques graves, je cite, portées contre les institutions démocratiques.
07:04A Limoges, dès hier soir, des milliers de personnes ont pris part à une marche
07:07après l'incendie volontaire de l'hôtel de ville, samedi.
07:10Bonjour Charles Huillier.
07:11Bonjour Clély, bonjour à tous.
07:13Clély, bonjour qui veulent que l'Etat finance la reconstruction de leur mairie.
07:16Oui, ici en cette mi-journée et deux jours après, nombreux sont encore les Limoges
07:22qui viennent se recueillir devant cette mairie à la charpente apparente.
07:26Sentiment étrange ici, entre colère, sidération et résignation.
07:31Odile et Sylvie ne veulent donc pas dépenser un centime pour la reconstruction.
07:36Elles en appellent donc aux mécènes et à l'Etat.
07:39Il faut qu'il y ait un appel aux dons comme ça a été fait pour Notre-Dame.
07:43On fait des cagnottes participatives pour tout et n'importe quoi.
07:46Après tout, pourquoi pas pour reconstruire la mairie de Limoges ?
07:49Ça représente notre ville, c'est un symbole.
07:51Il n'y a pas que Paris, nous on existe aussi.
07:53La suite, c'est que comme a dit M. le maire, qui a très bien parlé,
07:56qu'il a dit qu'il va falloir qu'il se bouge là-haut pour reconstruire au plus vite
07:59que sinon, ça va mal aller.
08:00Le maire qui depuis hier menace de démissionner si l'Etat ne paie pas en totalité la reconstruction.
08:06Alors, inutile de vous dire que la démission d'un maire d'une ville de 130 000 habitants
08:12serait un séisme et bien au-delà des frontières du Limousin,
08:16Sébastien Lecornu lui a donc répondu par courrier
08:19en lui promettant de se rendre ici, à Limoges, dès cette semaine.
08:23Merci beaucoup Charles Huillier, le correspondant européen dans le sud-ouest.
08:26À Marseille aussi, Benoît Payan, le maire,
08:28demande une prise en charge financière de l'état des dégradations.
08:32Il est très critique sur le dimensionnement du dispositif des forces de l'ordre samedi.
08:35La cité faussaine est une des villes très touchées par ces violences
08:38avec notamment une intrusion dans la mairie.
08:41Aujourd'hui, les rassemblements ont été interdits de midi à 20h.
08:44Laurent Nunez devait initialement se rendre sur place
08:46avant que son déplacement ne soit reporté
08:48en raison d'une réunion autour du Premier ministre.
08:50En tout cas, il était attendu de pied ferme par les commerçants
08:53et les forces de l'ordre.
08:54Stéphane Burgatte.
08:55Oui, car les commerçants comme Jérôme
08:57se posent de très nombreuses questions dans ce centre-ville.
09:00Aujourd'hui défiguré, centre-ville où personne ne s'est senti protégé lors des pillages.
09:05Les CRS étaient débordés.
09:06Même s'il y avait des groupes de 30 ou 40 CRS,
09:08ils étaient face à 400 casseurs.
09:10C'était le chaos dans la guerre.
09:12Ça fait 30 ans que je suis commerçant, je n'ai jamais vu ça.
09:15Voilà, c'était des animaux.
09:16Donc, il y a des questions à se poser.
09:19Pour s'expliquer, la préfecture annonce des chiffres
09:21de quelques 800 membres des forces de l'ordre
09:23qui ont dû faire face à 30 000 pilleurs.
09:26Mais au-delà de ce sous-dimensionnement,
09:29les policiers ont aussi manqué d'équipement,
09:32rapporte Arnaud Blaise, représentant du syndicat Unité.
09:35On a usé beaucoup de grenades lacrymogènes
09:37et on a manqué de munitions.
09:38On a eu la possibilité, heureusement, de se réapprovisionner.
09:41Mais par contre, ça a été très très long.
09:42Ça a été stressant pour les policiers en plein cœur de la guerre
09:45parce que c'est vrai qu'ils nous ont fait remonter que c'était la guerre.
09:47Ce syndicaliste qui n'attend rien de la visite du ministre
09:50car depuis plusieurs semaines maintenant,
09:52les policiers déplorent que les consignes de maintien de l'ordre
09:55manquent de clarté et de courage.
09:58Stéphane Burgatte, le correspondant dans le sud-est d'Europe.
10:00Et conséquence de dégradation,
10:02certaines mairies prennent donc la décision d'instaurer des couvre-feux.
10:04Sébastien Lecornu estime même que ces couvre-feux partiels
10:07paraissent davantage adaptés à ce stade
10:09que l'état d'urgence qui sera déclenché si nécessaire, a-t-il dit.
10:12Dans le nord, à Denun, ce sera couvre-feu.
10:15La maire PS a pris cette mesure après des scènes de chaos dans sa ville ce week-end.
10:19Maximilien Carlier.
10:20Vitrine attaquée, caméras brûlées, policiers pris pour cible et feu de poubelle.
10:25Des actes inacceptables d'une quarantaine de casseurs,
10:28dénonce Anne-Lise Dufourtonini.
10:29Dans un communiqué, la maire socialiste a décidé d'instaurer un couvre-feu.
10:34Il concernait d'abord tous les habitants, mais il vient d'être allégé.
10:38Les mineurs sont désormais visés.
10:40Entre 22h30 et 6h du matin, dans certains secteurs de la ville,
10:43ils ont interdiction de sortir.
10:45Une mesure qui fait réagir les habitants.
10:47C'est radical, mais malheureusement, je crois qu'on est obligé d'aller à ce niveau-là
10:51pour qu'il y ait beaucoup moins de problèmes.
10:53Pour avoir la paix, c'est ce qu'il faut faire.
10:57Maintenant, les enfants, 11h, minuit, ils sont encore dehors.
11:00Ce n'est pas normal.
11:01Je ne suis pas persuadée que ça serve à quelque chose de faire un couvre-feu,
11:06d'être aussi catégorique.
11:07Pourquoi ? Parce que ceux qui sortent toujours, ils enfreindront leur rouleur, et puis c'est tout.
11:13Une mesure pour tuer dans l'œuf.
11:15Tout autre débordement m'a confié un élu.
11:18Le couvre-feu est mis en place jusqu'à dimanche prochain.
11:21A Denain, Maximilien Carlier, Europe 1.
11:24La bourse avec Claire Lemaitre sur Europe 1.
11:26La chronique bourse avec la Banque Postale,
11:28partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
11:31Bonjour Claire.
11:32Bonjour Clémy.
11:33Et les violences pénalisent le CAC 40 ce matin.
11:34Oui, le CAC 40 qui flanche, il perd 1,5%.
11:38Ces violences, elles compliquent encore plus la situation politique et budgétaire,
11:41et ça se ressent du côté des obligations.
11:44Le taux à 10 ans auquel emprunte la France monte à 4,88%.
11:49Et l'écart se creuse avec l'Allemagne, considéré comme le pays le plus solide de la zone euro.
11:54De fortes baisses pour les banques.
11:56BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale perdent plus de 2%.
11:59En fait, c'est du rouge pour pratiquement tous les secteurs.
12:02L'automobile, le luxe, l'aéronautique.
12:05Et puis ces violences se mettent aussi un coup de pression sur l'euro.
12:08La devise qui passe sous 1,12$.
12:10Du rouge partout en Europe.
12:12Francfort perd 1,2%, moins 0,9% pour Londres.
12:15Moins 1,5% à Paris pour le CAC 40.
12:187 836 points.
12:19Merci Claire.
12:20La Bourse Europe 1, c'est avec Boursier.com.
12:22C'était la chronique Bourse avec la Banque Postale.
12:25La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
12:29La Banque Postale Citoyenne.
12:31Le temps de votre début de semaine avec Géraldine Amon.
12:34Retrouvez la météo avec Groupe à main.
12:37L'assureur qui sera toujours un point de repère pour les pros.
12:43Géraldine, Vigilance Orange pour 5 départements du Sud aujourd'hui.
12:46Oui, le Car, les Rôles, la Lozère, les Bouches-du-Rhône et l'Ouest-du-Var sont en Vigilance Orange
12:51pour orages.
12:51Puis, inondations et crues.
12:53Prudence, les puits vont s'intensifier cet après-midi.
12:55Sur le Languedoc jusqu'en Ardèche et la Basse-Vallée-du-Rhône.
12:58Et sur le Roussillon, sur les départements en Vigilance Orange que je viens de mentionner.
13:02Les puits seront durables, orageuses et intenses, condisant à d'importants cumuls d'eau en peu de temps.
13:07Ces entempéries s'accompagneront également d'un risque de grêle.
13:10De fortes rafales de vent et vont se poursuivre cette nuit.
13:14Ailleurs, le temps sera plus calme et variable.
13:16Les températures, elles, sont assez fraîches.
13:1813 degrés à Boulogne-sur-Mer, 14 à Brest, cet après-midi, 15 à Paris et Lyon, 16 à Bordeaux,
13:2217 à Strasbourg.
13:2320 degrés à Grenoble jusqu'à 24 degrés tout de même à Marseille et 28 degrés à Ajaccio.
13:28Demain, prudence encore puisque les fortes pluies orageuses se décaleront du Languedoc vers la région PACA et la Corse.
13:35Vigilance orange toujours pour la Lozère, le Gard et l'Hérault.
13:38Merci beaucoup Géraldine.
13:4113h, 14h.
13:43Europe 1 Info.
13:44Et nous accueillons le docteur Brigitte Millau sur Europe 1 pour la rubrique Santé du jour.
13:48Bonjour docteur Millau.
13:49Bonjour tout le monde.
13:50A l'occasion de la journée mondiale contre la douleur, on parle souvent des douleurs physiques.
13:54Mais vous nous parlez aujourd'hui d'une autre souffrance, moins visible, la douleur morale.
13:59Oui, effectivement, après les violences du 17 octobre, les témoignages expriment la peur, l'injustice, l'incompréhension, l'indignation, l
14:07'impuissance et une énorme colère.
14:09Lorsqu'une personne assise à une scène violente, craint pour sa sécurité ou celle d'un proche, son organisme peut
14:15déclencher une réaction de stress.
14:16Le cœur s'accélère, les muscles se tendent, ce qui est bien connu, mais parfois les troubles durs.
14:21Le sommeil est perturbé, certains ressentent des maux de tête, une grande fatigue, des douleurs abdominales.
14:27La colère que l'on a entendue durant tout le week-end est une émotion humaine normale.
14:32La colère n'est donc pas en elle-même une maladie.
14:34Mais lorsque cette émotion devient permanente, envahissante, difficile à maîtriser, elle peut avoir des conséquences sur la santé à long
14:42terme.
14:43Et cette forte activation émotionnelle peut s'accompagner d'une accélération du rythme cardiaque, d'une augmentation de la tension
14:49artérielle, de tension musculaire, qu'il ne faut surtout pas négliger.
14:54Et cette souffrance morale ne concerne pas uniquement les adultes.
14:58Les enfants peuvent aussi être affectés par les violences, même lorsqu'ils n'y ont pas assisté.
15:02Ils perçoivent l'inquiétude de leurs parents, entendent les conversations, découvrent des images choquantes.
15:07Chez eux, la détresse peut se manifester par des cauchemars, des maux de ventre, de l'irritabilité et un besoin
15:13accru d'être rassuré.
15:15Il est important d'être vigilant devant un changement de comportement chez un enfant.
15:21Car prendre soin de la santé, ce n'est pas seulement soigner le corps, c'est aussi protéger l'équilibre
15:27psychologique et restaurer le sentiment de sécurité.
15:31La violence peut laisser des traces visibles, des traces invisibles, à nous de ne pas les rendre invisibles une seconde
15:38fois en les ignorant.
15:39Aussi, n'hésitez pas à consulter, il est important d'oser en parler.
15:44Parlons-en.
15:45Merci beaucoup Brigitte Millot, on vous retrouve demain.
15:47Et justement, on va en parler de ce qui s'est passé samedi, de ce qu'on a vécu avec
15:51nos chroniqueurs.
15:52Yvan Riaufol et Jean-Michel Salvatore qui est déjà avec moi dans ce studio que je salue, donc bonjour.
15:57Bonjour Clélie.
15:57Un mot pour résumer ce qu'on a vu et vécu samedi ?
16:01Imprévisible et inquiétant.
16:03Ça fait deux mots, à tout de suite.
16:04Il est 13h18 sur Europe 1.
16:0713h, 14h.
16:08Europe 1 Info.
16:1111h.
16:1213h, 14h.
16:13Europe 1 Info.
16:14Avec Lili Mathias et vos deux chroniqueurs, Clélie, Yvan Riaufol et Jean-Michel Salvatore.
16:18Bonjour Yvan Riaufol que je n'ai pas encore salué.
16:19Bonjour Lili Mathias.
16:21Soyez le bienvenu, on va évidemment revenir avec vous sur ce qui s'est passé, sur ce qu'on a
16:24vécu ce week-end.
16:26Écoutez tout d'abord Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle,
16:29qui a appelé à décréter l'état d'urgence ce matin.
16:31Il était sur RTL.
16:32Il faut que tous les moyens, y compris administratifs, qui peuvent être utilisés le soient.
16:37Donc perquisition administrative, assignation à résidence.
16:40S'il faut pour ça décréter un état d'urgence, il faut le faire.
16:43Et ça doit servir des mesures qui vont être utiles pour régler le problème.
16:46Ensuite, 3.
16:47Il faut qu'il y ait très vite des exemples.
16:48Il faut que les Français et les jeunes voient 48 heures après le début de ces événements
16:53que vous avez des personnes qu'on va chercher chez elles parce qu'elles ont été identifiées.
16:57Et pardon, mais quand on regarde aujourd'hui et quand on voit que vous avez des jeunes
17:00qui, sur les réseaux sociaux ou sur des plateformes de vente en ligne,
17:04s'affichent avec des biens qui ont été volés pour les revendre,
17:07on doit pouvoir en identifier un certain nombre.
17:09Et on doit pouvoir aller les chercher pour faire des exemples.
17:13On ne peut pas faire dans la dentelle aujourd'hui.
17:15Pas d'état d'urgence, c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu il y a quelques instants d'ailleurs.
17:19Il estime que les couvre-feux partiels sont pour l'instant plus adaptés.
17:23Que pensez-vous en général de la réponse du gouvernement ?
17:25On les a entendus dès hier, que ce soit Emmanuel Macron ou Laurent Nunez,
17:29Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Jean-Michel Salvatore.
17:31Moi je trouve que cette réponse n'est pas adaptée.
17:34C'est une politique des petits pas.
17:36Et je pense que là, ce qui s'est passé samedi est tellement important,
17:40tellement fort, tellement traumatisant,
17:42que le gouvernement devrait poser un acte très fort.
17:46Et c'est vrai que déclarer l'état d'urgence, ça fait partie de ce qu'il est possible de
17:51faire.
17:51Souvenons-nous que Dominique de Villepin l'avait fait en 2005,
17:54lorsqu'il y a eu des émeutes urbaines également, et ça avait duré deux mois.
17:58Et c'est vrai que cet état d'urgence aurait, à mon avis, trois avantages.
18:03D'abord, si vous voulez, ça rassurerait les Français,
18:05et ça crée un véritable électrochoc.
18:07Et là, le pouvoir dirait aux Français, on a compris la gravité de la situation.
18:12Le deuxième avantage, je trouve, c'est que ça serait véritablement perçu
18:15comme un véritable acte d'autorité avec des contraintes,
18:18parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle,
18:21qui exige donc des mesures exceptionnelles.
18:24Et puis troisièmement, je pense que ça permettrait aussi de soulager le travail des policiers,
18:28qui sont à bout de force.
18:30Il y a énormément de policiers qui ont enchaîné des journées de 10 ou de 15 heures.
18:34Et c'est vrai que l'état d'urgence permet, malgré tout, d'interdire les rassemblements le soir.
18:39En fait, l'état d'urgence, la principale application de l'état d'urgence,
18:42c'est les couvre-feu dans les villes.
18:43Et donc, ça permettrait de mieux utiliser les policiers,
18:46et qui seraient moins mis à contribution qu'aujourd'hui,
18:49parce que là, on ne voit pas où on va, si vous voulez.
18:51Yvan Réffold, comment jugez-vous la réponse du gouvernement face à ce qui s'est passé ?
18:54Je juge faible, en effet, parce que dans le fond,
18:57l'état ne prend pas la mesure de quelque chose qui saute aux yeux de tout le monde,
19:01c'est que l'état a perdu le contrôle de la situation.
19:04L'état a perdu le contrôle de son autorité.
19:06C'est-à-dire que les Français ne sont plus aujourd'hui protégés.
19:09Les Français sont vulnérables.
19:10Les Français sont vulnérables.
19:11Moi, je suis riverain dans le périmètre de ces émeutes-là.
19:15Et effectivement, j'ai ressenti la grande fragilité des riverains eux-mêmes,
19:19qui, pourquoi pas, pourraient un jour ou l'autre voir débarquer ces hordes chez eux.
19:22Il y a maintenant ce sentiment qui arrive auprès même d'une population
19:27qui, jusqu'alors, était tout à fait éloignée de ces insécurités-là.
19:31Donc, face à cette terreur, en effet, l'état reste bras ballant.
19:35Alors, j'entends qu'il veut faire des couvre-feux ponctuels,
19:37mais encore faudrait-il qu'il puisse appliquer ces couvre-feux ponctuels.
19:40Il n'est même pas capable de maîtriser des hordes.
19:44Moi, dans ma rue, j'ai vu passer quatre ou cinq fois de suite
19:48des hordes de jeunes gens venus des cités très majoritairement
19:52qui essayaient effectivement de terroriser tous les passants
19:57et de renverser tout ce qu'il y avait sans rencontrer la moindre force de l'ordre.
20:01Donc, je pense que l'État s'effondre devant nous.
20:03Écoutez, Emmanuel Grégoire, le maire socialiste de Paris,
20:06qui a délancé un pourrissement du mouvement social par le gouvernement.
20:08Il était sur France Inter.
20:09C'est le temps de demander des réponses sur la question politique.
20:13On ne peut pas accepter que ce soit juste un débat d'ordre public.
20:18S'il y a des casseurs, c'est qu'il y a des mouvements sociaux
20:20et qu'il y a une forme de pourrissement de ce mouvement social
20:22qui est organisé par le gouvernement.
20:24Et donc, on résoudra la situation,
20:26à la fois en retrouvant les fondamentaux de sécurité,
20:28mais en répondant politiquement aux revendications du mouvement.
20:31Alors, il y a eu certainement des problèmes dans la stratégie de maintien de l'ordre,
20:34dans les renseignements aussi.
20:36D'ailleurs, on va peut-être avoir une commission d'enquête.
20:38Elle a été réclamée par Yael Brown-Pivet.
20:39D'ailleurs, même nous, ici, au service police-justice d'Europe 1,
20:42on avait du mal à avoir des indications sur ce qu'allait être ce mouvement samedi.
20:46Le gouvernement est responsable, comme dit Emmanuel Grégoire, Jean-Michel Salvatore.
20:50Bien sûr qu'il est responsable.
20:51Il est totalement responsable.
20:53Et c'est vrai que les défaillances du renseignement territorial sont incompréhensibles.
20:58C'est absolument incompréhensible.
21:00Hier soir, sur Europe, on interrogeait le maire de Limoges
21:05qui nous expliquait que la mairie de Limoges, qui était incendiée,
21:08a été attaquée par un millier de casseurs.
21:13Un millier de casseurs.
21:14Il est totalement incompréhensible d'imaginer que tous ces gens se soient organisés
21:19sans que les renseignements territoriaux les détectaient.
21:24Donc là, c'est ce que disait Mme Arbana tout à l'heure.
21:26Il n'y a pas de bonne police sans bon renseignement.
21:28Donc là, il y a une défaillance absolument majeure.
21:31Et j'ajouterais qu'elle est totalement incompréhensible
21:35parce que la police ne nous avait jamais habitués à ça.
21:38Yvan Réoffol.
21:39Oui, j'entends effectivement que le gouvernement est responsable,
21:42que la France Insoumise est responsable,
21:44que les casseurs sont responsables.
21:45Tout cela est vrai.
21:46Mais moi, je suis indigné du fait que ceux qui sont responsables aujourd'hui,
21:50c'est toute cette classe politique qui, depuis 30 ans, 40 ans,
21:54a avalisé ce modèle de société.
21:55J'ai fait partie de ceux, j'ai le privilège de l'âge,
21:58qui, depuis plus de 30 ans, alertent effectivement sur la folie
22:02de faire venir une immigration de masse dans une société fragile.
22:05Ce qui se passe aujourd'hui, c'est-à-dire cet effondrement...
22:07Ah oui, vous faites directement le lien entre ce qui s'est passé samedi et l'immigration.
22:11Mais comment ne pas le faire ?
22:12Enfin, encore heureux, j'espère que maintenant, les yeux vont s'ouvrir.
22:15Et c'est précisément parce que les yeux ne s'ouvrent pas
22:17que j'aimerais que tous ceux qui ont conduit le pays à ce désastre
22:20nous disent aujourd'hui, je me suis trompé.
22:22Or, ils ne vont pas le dire.
22:23Ils vont accuser les uns et les autres.
22:24On va en parler, on va continuer en parler.
22:26On va parler du visage de ces émeutiers.
22:28Ce sera juste après le journal permanent d'une heure et demie sur Europe 1.
22:31Il est 13h27, vous écoutez Kélie Mathias et ses chroniqueurs sur Europe 1.
22:3413h, 14h, Europe 1 Info.
22:3813h, 14h, Europe 1 Info.
22:41Avec Kélie Mathias et ses chroniqueurs du jour,
22:43Jean-Michel Salvatore et Eva Riaufo.
22:44On va s'intéresser maintenant à ces émeutiers,
22:47à ceux qui ont pillé, dégradé, détruit.
22:50Écoutez, Jordan Bardella, eurodéputé, président du RN,
22:52sur le profil de ces émeutiers.
22:54Il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
22:57On voit bien là qu'il y a une jonction mortifère, mortelle,
23:00entre l'ultra-gauche, entre les casseurs d'ultra-gauche d'un côté,
23:04dont l'objectif est la destruction de l'État,
23:07et de l'autre, des prédateurs de banlieues,
23:10des hordes déracinées, de sauvages,
23:12qui se trouvent de l'autre côté du périphérique,
23:14et qui viennent dans les grandes agglomérations
23:16et dans les grandes villes pour piller
23:18et pour exprimer un sentiment de revanche à l'égard de la France.
23:23Un sentiment de revanche, c'est ça qui les anime,
23:25pour certains en tout cas, Jean-Michel Salvatore ?
23:28Ah oui, moi je pense qu'on en est là,
23:30et Jordan Bardella a l'immense mérite de nommer les choses.
23:34Parce que c'est vrai que quand on écoute certains commentaires
23:37sur certains médias,
23:39c'est un concours de périphrase.
23:42Les black blocs, il faut dire ce que c'est.
23:43Les black blocs, c'est l'ultra-gauche.
23:44Et l'ultra-gauche, c'est à la fois la France insoumise
23:47et ses proxys.
23:49Et tous ces casseurs,
23:51qu'on appelle parfois casseurs,
23:53enfin tous ces pilleurs,
23:55qu'on appelle parfois des voleurs d'opportunités,
23:58ce qui est une façon finalement de les excuser un peu.
24:03Excusez-moi, mais ce sont les banlieues qui débarquent.
24:05Ce sont les banlieues qui débarquent
24:06avec un sentiment de haine,
24:08un sentiment de vengeance vis-à-vis de la France,
24:10du ressentiment.
24:12Et c'est ça auquel on assiste.
24:14Donc il faut vraiment nommer les choses
24:16et ça prend des proportions considérables.
24:20Samedi soir,
24:21on a eu une statistique
24:22qui était absolument affolante
24:24à Marseille.
24:26On a essayé de compter,
24:27si vous voulez, le nombre de pilleurs.
24:30On en a compté 30 000.
24:32Alors, Benoît Payon est revenu un peu sur ce chiffre.
24:35Il me dit à voir.
24:35Oui, mais ce n'est pas lui qui l'a donné,
24:37c'est la police.
24:38Et la police, en général,
24:39ils savent compter.
24:40Ils savent compter.
24:41Et je n'imagine pas une seconde
24:43que la police ait voulu exagérer.
24:46Parce que Trempelis,
24:46ça marre beaucoup, effectivement.
24:47C'est quasiment le Parc des Princes.
24:49Vous vous rendez compte ?
24:50Et si ce ne sont que des pilleurs,
24:52ça fait froid dans le dos.
24:53Donc en fait,
24:54c'est un mouvement de masse
24:55avec plein de gens
24:56qui se sentent totalement désinhibés
24:57à partir du moment
24:58où certains ont commencé le mouvement.
25:00Et il y a même des très jeunes.
25:01Puisque, je ne sais pas si vous avez lu,
25:02mais dans le Parisien,
25:03vous aviez le patron d'intermarché
25:06qui expliquait que
25:07dans certains intermarchés
25:08qui avaient été pillés,
25:10les premiers rayons à avoir été pillés,
25:11c'était le rayon des bonbons.
25:13C'est-à-dire que
25:14c'était des gamins de 10-12 ans
25:16qui s'étaient joints à leurs aînés
25:18pour piller à leur tour.
25:20Eux, c'est vraiment le ressentiment
25:21et la haine qui les animent ?
25:23Ou c'est juste l'opportunisme
25:24en disant
25:24on va les casser,
25:25on va aller jouer
25:27à se faire chasser
25:28par les forces de l'ordre ?
25:29Non mais ce n'est pas un jeu
25:31et là,
25:31c'est une transgression majeure.
25:33Si vous voulez,
25:33dans le vivre ensemble,
25:34comme dirait la gauche,
25:35on ne va pas piller un magasin
25:37même s'il y en a qui le font.
25:39Non, non.
25:39Moi, je pense que là,
25:40si vous voulez,
25:41par capillarité,
25:42vous avez ce sentiment
25:43de haine
25:45et de vengeance
25:46vis-à-vis de la France.
25:46Il y a des femmes aussi,
25:47pas mal,
25:48dans les casseurs,
25:49justement,
25:49comme vous dites.
25:50Yvan Riouffol,
25:50j'imagine que vous êtes d'accord
25:52avec ce que vient de dire
25:53Jean-Michel Salvatore.
25:53Je résumerai en disant
25:54qu'on a vu là
25:55une insurrection
25:56de la nouvelle France,
25:58de cette France
25:59qui est sublimée
25:59par Jean-Luc Mélenchon,
26:01cette France issue
26:01de l'immigration
26:02pour la majorité d'entre elles.
26:04Il se trouve que j'étais
26:04place de la République samedi.
26:06Je me suis immergé
26:07dans la foule.
26:08Vous aimez bien faire ça.
26:09J'aime bien faire ça
26:10parce que c'est là
26:11où on comprend mieux les choses.
26:12J'ai identifié
26:14trois catégories
26:14de manifestants.
26:15D'abord,
26:16j'ai identifié
26:17les lycéens
26:18qui se sont fait maintenant
26:19bouffer leur mouvement
26:20et le mouvement lycéen
26:21s'effondre.
26:22Mais il y avait
26:22ces lycéens-là,
26:23les petits blancs,
26:24donc si vous voulez,
26:25pour être plus clair encore,
26:25il y avait aussi
26:26ces chemises noires,
26:27c'est-à-dire ces black blocs,
26:28ces néofascistes
26:29qui sont toujours
26:30le bras armé
26:30de l'extrême gauche
26:31et il y avait surtout...
26:32Je ne sais pas
26:33si c'est des chemises noires
26:34ou plutôt des jogging noires,
26:35d'ailleurs.
26:36Pardon ?
26:36Vous avez dit chemise noire,
26:37à mon avis,
26:38ils sont plutôt en jogging noire
26:39que en chemise.
26:39Je dis chemise noire
26:40en référence
26:41au mouvement fasciste.
26:42J'ai bien compris,
26:42mais je...
26:43Parce qu'ils ont
26:43les mêmes comportements
26:44puis ils s'habillent en noir,
26:45surtout,
26:45et ils sont terrifiants.
26:46Et puis,
26:47il y avait effectivement
26:47cette nouvelle France
26:49arabo-musulmane
26:50pour dire des choses,
26:51africaine,
26:52qui était également là
26:53en grande majorité.
26:54Il se trouve que
26:54j'ai même pris en photo
26:55et ça a été repris
26:56par les réseaux sociaux,
26:58la statue de Marianne
26:59qui était couverte
27:00de drapeaux palestiniens
27:02ou de drapeaux maghrébins.
27:03Donc,
27:03il y avait très ouvertement
27:06la revendication culturelle,
27:09identitaire
27:10de ce qu'était
27:10cette nouvelle France-là.
27:11Et ce que j'ai pu voir
27:13ensuite dans les débordements,
27:14j'y ai vu, moi,
27:15des stigmas,
27:16des comportements
27:18d'intifada
27:19avec des radias
27:20qui accompagnent
27:21les intifadas.
27:21C'est tout un mouvement
27:22culturel.
27:23Ce n'est pas du tout
27:23un mouvement social
27:24comme je l'entends dire
27:25par ceux qui ne veulent
27:26rien voir.
27:26C'est une rupture
27:28civilisationnelle.
27:28C'était un début
27:29de guerre civile.
27:30C'était un affrontement
27:31entre deux Frances.
27:32C'était deux Frances
27:32qui, aujourd'hui,
27:33se font france et france.
27:34Et d'ailleurs,
27:35ça n'a rien d'étonnant
27:35parce que ce sont deux Frances
27:36que j'ai moi-même décrits.
27:38J'ai écrit un livre
27:39il y a 15 ans
27:39qui s'appelle
27:40La guerre civile qui vient
27:40où personne n'a voulu entendre
27:42et on a ça sous les yeux maintenant.
27:44Mais maintenant,
27:44vous aurez toujours
27:44des autruches
27:45qui diront qu'on fantasme,
27:47qu'il ne se passe rien,
27:48que tout va bien.
27:48J'imagine que vous avez vu
27:49cette image de cette femme
27:50qui essaye de s'interposer
27:52et qui dit
27:52mais vous discréditez la cause.
27:55Ce n'est pas la cause.
27:55Parce qu'il y avait aussi
27:56des Français en colère
27:57et qui sont étranglés
28:00et qui ont voulu manifester
28:01à l'appel du mouvement
28:02contre la richère.
28:06parce que la France silencieuse
28:07est en colère
28:08mais elle ne va pas
28:08se laisser submerger
28:10par ces rassemblements
28:12qui n'ont plus rien à voir
28:13avec ce que peut représenter
28:14la France.
28:15Jean-Michel Salvatore.
28:16Oui, et c'est vrai
28:16que cette France silencieuse
28:17elle était là
28:18et bien là
28:19et très présente.
28:19Moi aussi,
28:20j'ai fait comme Yvan
28:20quand on a été journaliste.
28:22On va toujours au contact.
28:23On est toujours.
28:24On est un journaliste un jour
28:25et un journaliste toujours, Yvan.
28:27Et donc, c'est vrai
28:27que moi, samedi après-midi,
28:28je me suis un peu baladé
28:29et moi, j'ai vu
28:30des centaines et centaines
28:31de gens
28:31qui finalement avaient
28:35fabriqué une pancarte
28:37un petit peu maladroitement
28:38si vous voulez
28:38où ils avaient inscrit
28:39en général
28:40c'était des morceaux de carton
28:41qu'ils avaient adaptés
28:44pour en faire des pancartes
28:45et chacun criait sa colère
28:47sur son carton.
28:48Donc, c'était vraiment
28:49si vous voulez
28:50des Français
28:51qui n'en peuvent plus
28:52qui souffrent énormément
28:53des questions de pouvoir d'achat
28:56qui souffrent
28:57de l'augmentation
28:57du diesel
28:59qui souffrent
29:00de l'augmentation
29:01des prix du gaz
29:01qui souffrent aussi
29:02de l'augmentation
29:03du prix de l'alimentation
29:04et donc, vous aviez
29:05des milliers
29:06des gens qui étaient là
29:07et ceux-là, si vous voulez
29:08leur colère
29:09elle est intacte
29:11elle est intacte
29:11ils ont des revendications
29:12qui sont claires
29:13et je pense
29:15qu'ils ne veulent pas
29:15se faire voler
29:16leurs manifestations
29:17et leur mécontentement
29:18par ces black blocs
29:21et ces pilleurs.
29:23Jean-Michel Salvatore
29:24et Yvan Riaufol
29:24dans le débat
29:25d'Europe 1 Info
29:26vous avez tous les deux
29:27évoqué l'ultra-gauche
29:28et même Jean-Luc Mélenchon
29:29vous n'êtes pas les seuls
29:30évidemment
29:31d'autres responsables politiques
29:32le gouvernement aussi
29:33a mentionné
29:34la responsabilité
29:35de LFI
29:35on en parle
29:3613h38
29:37merci d'avoir choisi
29:38Europe 1
29:3913h14
29:41Europe 1 Info
29:4413h14
29:44Europe 1 Info
29:46Europe 1 Info
29:46se poursuit sur Europe 1
29:47avec vous
29:48Clélie Mathias
29:48et vos deux chroniqueurs
29:49le journaliste
29:50Yvan Riaufol
29:50et le chroniqueur politique
29:52et communiquant
29:52Jean-Michel Salvatore
29:53La France Insoumise
29:55qui est pointée du doigt
29:56dans ce qui s'est passé
29:57ce week-end
29:58écoutez Edouard Philippe
29:59candidat Horizon
29:59à l'élection présidentielle
30:00il était sur LCI
30:02hier soir
30:03vous connaissez les mots
30:04de Jean-Luc Mélenchon
30:05il les a répétés
30:06plusieurs fois
30:07nous voulons
30:07tout conflictualiser
30:08pour transformer
30:09un peuple révolté
30:11en peuple révolutionnaire
30:12il y a
30:13dans
30:13ceux qui ont cassé
30:15une partie
30:16de gens qui veulent
30:17mettre à bas
30:18l'ordre républicain
30:19et la responsabilité politique
30:20de ces groupes
30:21et notamment de LFI
30:22est en la matière
30:23à mon avis
30:23considérable
30:24et puis il y a
30:25des pilleurs
30:26des pilleurs et des pyromanes
30:27qui considèrent
30:28que dès lors
30:29que le désordre est là
30:30il faut le nourrir
30:31et en profiter
30:32mon sentiment
30:32c'est qu'il y a
30:34entre ces deux groupes
30:35une alliance presque tactique
30:37pour profiter
30:38politiquement
30:38ou matériellement
30:39d'un désordre
30:41qui nuit
30:41à l'ensemble du pays
30:42et qui peut avoir
30:43des conséquences
30:44à mon avis ravageuses
30:45une alliance tactique
30:46une sorte de convergence
30:47des luttes
30:48si je paraphrase
30:49Edouard Philippe
30:49entre l'ultra-gauche
30:51et LFI
30:51et puis ces casseurs opportunistes
30:53comme on dit
30:53Yvan Riaufol
30:54oui mais cette alliance
30:55n'est pas nouvelle
30:56on avait vu
30:57j'ai été
30:57cette fois-ci encore
30:59à nouveau
30:59dans une manifestation
31:00de 2019
31:01qui avait été organisée
31:02par les islamistes
31:04les islamistes
31:05en collaboration
31:06avec la France insoumise
31:07là je n'avais pas pu
31:09rester plus d'une heure
31:09dans cette manifestation
31:10parce que j'avais été éjecté
31:11précisément
31:12par la violence
31:13qu'il y avait
31:13donc en effet
31:14Jean-Luc Mélenchon
31:15a théorisé
31:16au-delà de Terra Nova
31:19qui en 2011
31:19avait dit
31:20de la gauche
31:20qu'elle devait s'accrocher
31:22plutôt au banlieue
31:22qu'au quartier
31:24qu'au prolétariat français
31:25qui était parti
31:26au Rassemblement National
31:26à l'époque
31:27la gauche a théorisé
31:29cette alliance
31:29qui est une alliance
31:31mortifère
31:31entre le gauchisme
31:32et l'islamisme
31:33c'est ce que l'on a vu hier
31:34naturellement
31:34sauf que l'islamisme
31:35est en train de déborder
31:36cette gauche
31:37qui si on l'entend
31:38Mélenchon
31:39réprouve
31:40le passage
31:41à l'acte violent
31:42or effectivement
31:43dans cette sorte
31:44de djihad
31:44ce que j'appelle moi
31:45une sorte de djihad
31:46ou en tout cas
31:46d'intifada
31:47la violence est intrinsèque
31:48et donc vous avez
31:49effectivement
31:50ces mouvements
31:50que l'on voit aujourd'hui
31:51qui est une sorte
31:52de palestinisme
31:53je l'appellerai comme ça
31:54avec en sous-main
31:55d'ailleurs de ce palestinisme
31:56un antisionisme
31:58et donc un antisémitisme
31:59qui déborde également
32:00dans les rues
32:01Jean-Michel Salvatore
32:01vous iriez aussi loin
32:02que Kivan Riefol
32:03pour reprendre vos termes
32:05islamistes
32:06djihadisme
32:06oui bien sûr
32:07et d'ailleurs
32:08j'ai écouté ce matin
32:09sur CNews
32:10Paul Lamarre
32:11qui racontait
32:12que lors des manifestations
32:14à Marseille
32:15et lors des pillages
32:17à Marseille
32:18les magasins prioritaires
32:20les magasins
32:21qui étaient les premières victimes
32:22c'était des magasins
32:23qui appartenaient
32:23à des juifs
32:23donc il y avait eu
32:24un travail de renseignement
32:26avant le passage à l'acte
32:28pour que
32:29les pilleurs potentiels
32:31ou les black blocs potentiels
32:34repèrent
32:34les commerces
32:35qui étaient tenus
32:36plutôt par des musulmans
32:37et là
32:38qu'il fallait absolument épargner
32:40et les commerces
32:42qui étaient détenus
32:43par des commerçants juifs
32:44donc oui
32:45moi je pense
32:45qu'on est dans une spirale
32:48incroyablement dangereuse
32:50et il y a aussi
32:51un autre aspect
32:52donc à mon avis
32:52il faut parler
32:53c'est la question des armes
32:55parce qu'on a bien vu
32:55qu'à Marseille
32:56si vous voulez
32:56il y a une armurerie
32:57qui a été attaquée
32:58on sait très bien
32:59que dans les banlieues
33:00il y a des armes
33:01et on sait très bien
33:02qu'à l'inverse
33:04la détresse
33:04de certains commerçants
33:06est telle
33:06qu'ils n'excluent plus
33:08d'organiser
33:09des espèces de milices
33:11pour se défendre
33:12parce que
33:12si les policiers
33:13n'ont même plus
33:13les moyens d'être là
33:15parce qu'ils doivent être ailleurs
33:16c'est vrai que là
33:17il peut y avoir
33:18un sentiment d'autodéfense
33:20qu'évidemment
33:20je ne soutiens pas
33:21mais évidemment
33:22qu'on peut comprendre
33:23on a vu certains commerçants
33:25rester devant leur vitrine
33:26ou même essayer
33:26de faire un barrage
33:27aux émettiers
33:28qui disent
33:29la prochaine fois
33:30on les attendra
33:31et on essaiera
33:32de se défendre nous-mêmes
33:32et je trouve que là
33:34c'est pour ça
33:35que ne pas décréter
33:36l'état d'urgence
33:36je trouve que c'est
33:37ne pas voir
33:37si vous voulez
33:39les possibilités
33:40d'escalade
33:41dans cette crise
33:41parce qu'on voit bien
33:42qu'on n'est pas
33:43à la fin de la crise
33:44mais on est en plein milieu
33:45de la crise
33:45et que cette crise
33:46comme je vous le disais
33:47tout à l'heure
33:47est totalement imprévisible
33:48et que ça peut
33:50devenir encore plus dangereux
33:51avec des commerçants
33:52qui s'arment
33:53parce qu'ils n'en peuvent plus
33:54et des casseurs
33:57ou des prédateurs
34:00qui arrivent avec des armes
34:01pour arriver à leur fin
34:03mais justement
34:03systématiquement
34:04pointer du doigt
34:04la responsabilité
34:05de LFI
34:06est-ce que c'est pas aussi
34:07pour le gouvernement
34:08une manière
34:08de se dédouaner ?
34:10Écoutez Benoît Payan
34:11et le maire de Marseille
34:11qui dit
34:12il était interrogé
34:13sur France Inter
34:13il a déploré pour sa part
34:15je cite
34:15que les seules réponses
34:16suggérées
34:17face à une situation
34:19insurrectionnelle
34:19soient des coups de menton
34:20pour essayer de pointer
34:21la responsabilité
34:21de telle ou telle
34:22organisation politique
34:23Yvan Rioufol
34:24Oui c'est ce que je vous ai dit
34:25en préalable
34:26de notre conversation
34:28de choisir
34:29de désigner LFI
34:30comme bouc émissaire
34:31naturellement
34:31c'est tout à fait commode
34:32mais cela dédouane
34:33tout un système politique
34:34qui a cautionné
34:36ce modèle de société
34:37encore une fois
34:37c'est un modèle de société
34:38qui s'effondre sous nos yeux
34:40il faut bien comprendre ceci
34:41ce modèle de société
34:42c'est la société ouverte
34:43c'est la société multiculturelle
34:45c'est la société
34:46qui a été
34:47qui a été
34:49défendue
34:50avec beaucoup de lyrisme
34:51par Dominique de Villepin
34:52qui hier a fait un communiqué
34:53pour s'alarmer enfin
34:55de l'effondrement
34:56du naufrage
34:57de la société
34:58mais il a participé
34:59de Villepin
34:59je parle de Villepin
35:00parce que c'est lui
35:01qui son communiqué
35:02m'a paru son grenu
35:03mais au-delà de Dominique de Villepin
35:05c'est toute la classe politique
35:07de droite ou de gauche
35:08qui depuis 30 ans ou 40 ans
35:09a cautionné ce modèle de société
35:10dont il était interdit
35:11de critiquer
35:12quoi que ce soit
35:12sinon au risque d'être
35:14qualifié de xénophobe
35:15de raciste
35:16d'antisémite
35:17de tout ce que vous voulez
35:17et donc encore une fois
35:18je veux bien qu'on accable
35:20Mélenchon bien entendu
35:21mais moi j'accable
35:22plus généralement
35:23le système politique
35:24le système médiatique
35:25et j'attendrai
35:26qu'il nous dise
35:27ce système là
35:28qu'il s'est trompé
35:29que ces gens là
35:29se sont trompés
35:30est-ce qu'il n'y a pas aussi
35:31une image un peu
35:32très française sans doute
35:33de romantisme
35:35de lyrisme
35:35je reprends votre mot
35:37du côté révolutionnaire
35:38en France
35:39on aime ça
35:39et donc on y va
35:40dès qu'il y en a une
35:41oui mais moi
35:42je ne suis pas tout à fait d'accord
35:43moi je n'ai pas le sentiment
35:44que le gouvernement
35:45enfin j'ai le sentiment
35:46que le gouvernement
35:47épargne un peu LFI
35:48en tout cas
35:48ne le nomme pas
35:50lorsque vous écoutiez
35:51hier
35:52le Macron
35:52hier soir à 20h
35:54il a parlé
35:54de groupuscules
35:55d'ultra-gauche
35:57mais à aucun moment
35:58il a parlé
35:58de LFI
36:00Maud Bréjean l'a fait
36:00oui mais le président
36:02ne l'a pas fait
36:02en revanche
36:04ceux qui l'a mis en cause
36:05ce sont les policiers
36:06en disant
36:06il faudra faire une enquête
36:07parce qu'il y a eu
36:08des défaillances
36:09excusez-moi
36:09mais ça ne va pas
36:10on reste ensemble
36:10Jean-Michel Salvatore
36:11Yvan Rieffol
36:12est-ce que cette crise
36:13pourra se résoudre
36:14dans les urnes
36:15on en parle sur Europe 1
36:16avec vous deux
36:16il est 13h47
36:17à tout de suite
36:18avec Lélie Mathias
36:19sur Europe 1
36:2013h14
36:22Europe 1 Info
36:24Ravelle
36:2513h14
36:27Europe 1 Info
36:28et Europe 1 Info
36:29se poursuit
36:29avec Lélie Mathias
36:30sur Europe 1
36:31et vos deux chroniqueurs
36:32Lélie Yvan Rieffol
36:32et Jean-Michel Salvatore
36:34et maintenant
36:35on fait quoi alors
36:35quelle solution
36:36comment rétablir l'ordre
36:37écoutez Maud Bréjean
36:38la porte-parole du gouvernement
36:39ministre déléguée à l'énergie
36:41qui estime que les propositions
36:42de Marine Le Pen
36:42sont vouées à l'échec
36:44elle était sur LCI ce matin
36:45je pense que les français
36:47sont un peuple intelligent
36:49qu'ils sauront faire
36:49d'abord la part des choses
36:51et qu'ils voient aussi
36:53que les propositions
36:54de Marine Le Pen
36:56sont de toute évidence
36:57vouées à l'échec
36:58en l'occurrence
36:59sur le maintien de l'ordre
36:59c'est fermeté
37:00fermeté
37:00fermeté
37:01et le reste
37:02n'a pas vraiment marché
37:03mais fermeté
37:04fermeté
37:04fermeté
37:05c'est un discours
37:05quelles sont les propositions
37:06concrètes
37:07de Mme Le Pen
37:08hier
37:09que ce soit sur le maintien
37:10de l'ordre
37:10ou sur l'économie
37:12on voit bien qu'il y a
37:13beaucoup d'effets d'annonce
37:14beaucoup d'effets de manche
37:15certains réclament
37:17couvre-feu
37:18état d'urgence
37:18ça c'est du concret
37:19pour quel résultat
37:20Jean-Michel Salvatore
37:22est-ce que cette crise
37:22se résoudra dans les urnes
37:24dans 6 mois
37:24je n'en sais rien
37:26et c'est ça qui est grave
37:27on ne sait pas
37:27parce qu'en fait
37:28il n'y a pas une crise
37:29mais il y a 3 crises
37:31qui se nourrissent
37:32l'une l'autre
37:33vous avez la crise sécuritaire
37:34qu'on voit bien
37:35vous avez la crise financière
37:37puisqu'on n'a plus d'argent
37:38et que finalement
37:39ceux qui dirigent le pays
37:40ce sont les créanciers
37:41et on voit bien
37:42que les taux augmentent
37:43chaque jour un peu plus
37:44et puis on a une crise politique
37:45avec un gouvernement
37:46qui ne peut plus rien faire
37:47puisqu'il n'y a pas de majorité
37:48et donc comme je le disais
37:49chaque crise nourrit l'autre
37:52et donc on est dans une dynamique
37:54de crise très grave
37:54on voit bien que le pays
37:55est en train de s'enfoncer
37:57on voit bien que le gouvernement
37:59et surtout Emmanuel Macron
38:00ne savent plus vraiment quoi faire
38:03il y a presque
38:04une espèce de fuite
38:06de la part d'Emmanuel Macron
38:07qui est parti
38:08faire un voyage officiel
38:10alors que franchement
38:12si vous voulez
38:12la situation est tellement grave
38:13que ça mériterait
38:14qu'il reporte de quelques jours
38:16cette visite
38:17et donc on ne sait même pas
38:19si l'élection présidentielle
38:20si vous voulez
38:21avec toutes ces crises
38:21on ne sait même pas
38:22si l'élection présidentielle
38:23aura lieu
38:24à la date prévue
38:26je pense qu'il peut y avoir
38:27un accident grave
38:29d'un point de vue sécuritaire
38:30d'un point de vue politique
38:31ou d'un point de vue économique
38:32qui fait que le président
38:33sera peut-être obligé
38:35de s'en aller
38:35on n'en sait rien
38:36tellement c'est grave
38:36est-ce qu'il pourrait y avoir
38:37un 30 mai 68
38:38c'est-à-dire des contre-manifestations
38:41en fait
38:41à l'image de ce qui s'était passé
38:43en mai 68
38:44ça viendra peut-être
38:45ça viendra peut-être
38:46pour l'instant si vous voulez
38:47on est vraiment
38:47au coeur de la crise sécuritaire
38:51mais encore une fois
38:52cette crise sécuritaire
38:53elle a directement
38:54des effets
38:54sur la crise financière
38:55c'est-à-dire qu'à l'étranger
38:57quand nos emprunteurs
38:59voient
38:59la situation du pays
39:00ils se disent
39:01mais on va encore
39:02augmenter les taux
39:03parce que ce pays
39:03devient de plus en plus risqué
39:06moi je rajouterais
39:07une quatrième crise
39:08à ces trois crises
39:10qui viennent d'être décrites
39:11et peut-être une quatrième crise
39:12qui est la plus importante
39:13c'est la crise démocratique
39:14c'est-à-dire que depuis longtemps
39:15aujourd'hui
39:16les français n'arrivent plus
39:17à maîtriser leur destin
39:18et depuis longtemps
39:19les français ne sont plus
39:20représentés par leurs représentants
39:22et les français
39:22enfin une grande partie d'entre eux
39:24sont en train de deviner
39:26qu'ils risquent
39:27de se faire voler
39:28à nouveau
39:28cette élection
39:29alors est-ce que vous demandez
39:31est-ce que les français
39:31vont pouvoir descendre dans la rue
39:32moi j'aimerais beaucoup
39:33que les français
39:34aient effectivement
39:35alors descendre dans la rue pacifiquement
39:36mais effectivement
39:37ce réflexe aujourd'hui
39:39de se dire
39:40qu'il y est temps
39:40de se mettre en garde
39:42et je vois par exemple
39:43que les espagnols
39:44descendent massivement dans la rue
39:45pour protester
39:46contre la politique aberrante
39:48de l'immigration
39:48du gouvernement
39:49je vois que les anglais
39:50le font
39:51je ne vois pas pourquoi
39:52les français
39:52qui ont une tradition
39:53quand même également
39:55révolutionnaire
39:55dans le bon sens du terme
39:56ne pourraient pas le faire
39:57ça c'est la première chose
39:58et la deuxième chose
39:59j'espère en effet
40:00que les urnes
40:01vont aider
40:03enfin tous ces français
40:04qui ont compris
40:05qu'il fallait rompre
40:06avec ce système
40:07qui nous a mis
40:07dans cette calamité là
40:09dans ce désordre là
40:10dans ce désastre là
40:11j'espère que ces français là
40:12auront la possibilité
40:13de s'exprimer librement
40:14le 2 mai
40:16sachant que le 1er mai
40:17sera encore une manifestation
40:19qui risque d'être
40:20une manifestation
40:20d'intimidation
40:21donc je vois effectivement
40:22tout un univers
40:23qui reste encore
40:24qui encore une fois
40:25risque
40:25de faire en sorte
40:27d'intimider
40:28une partie des français
40:29à exercer
40:30la démocratie
40:31alors que l'urgence
40:32aujourd'hui
40:33c'est de démocratiser
40:34la démocratie
40:34et ne vous pensez pas
40:35que quel que soit
40:36finalement le résultat
40:37de ces élections
40:38présidentielles
40:39enfin de cette élection
40:39présidentielle
40:40il y aura une sorte
40:41d'insurrection
40:41pour ou contre ?
40:43elle viendra de la gauche
40:44oui elle viendra de la gauche
40:45et je pense que le message
40:46de Mélenchon aujourd'hui
40:48c'est de nous dire
40:48si vous élisez
40:50Madame Le Pen
40:51à la présidente de la République
40:52voilà ce que vous aurez
40:53bon
40:54mais je pense aussi
40:55que le désordre
40:56et le spectacle du désordre
40:58renforce Marine Le Pen
41:00parce que évidemment
41:00que tous ceux
41:01qui veulent travailler
41:02tranquillement
41:02tous ceux qui croient encore
41:04à notre pays
41:05veulent que le calme revienne
41:08et veulent à mon avis aussi
41:09des mesures assez énergiques
41:11pour rétablir l'ordre
41:14refuser un scrutin
41:15refuser un scrutin démocratique
41:16ça a un nom
41:17c'est du fascisme
41:18c'est du totalitarisme
41:19c'est tout ce que vous voulez
41:20mais c'est pas de la démocratie
41:21donc moi je veux bien
41:22que la France Insoumise
41:23joue à ce jeu-là
41:25mais c'est un jeu suicidaire
41:26pour elle me semble-t-il
41:27elle ne peut agréer
41:29qu'une partie de cette population
41:31qui est déjà ouvertement hostile
41:33à la France
41:34et qui peut alimenter à nouveau
41:36cette guerre civile
41:37qui multiplie ses répétitions générales
41:39Merci à vous deux
41:40Jean-Michel Salvatore
41:41Yvan-Rioffal
41:42d'avoir participé
41:43à ce débat
41:43deux jours après
41:44le samedi 17 octobre
41:45et ce que nous avons vu
41:46et vécu
41:48sur Europe 1
41:49et bien votre après-midi
41:50se poursuit avec Romain Desarmes
41:51et Marie-Estelle Dupont
41:52pour Essie
41:53on en parlait
41:53moi je vous retrouve demain
41:54dès 1h sur Europe 1
41:56merci à vous
41:56Géraldine Hamon
41:57merci Clélie
41:58c'était Clélie Mathias
41:59sur Europe 1
41:59et notez que ce soir
42:00Elisabeth Assayag
42:01reçoit Nicolas De Villiers
42:03président du Puy-du-Fou
42:04parc préféré des français
42:06élu plusieurs fois
42:07meilleur parc du monde
42:08c'est ce soir
42:09dans la France bouge
42:10votre émission
42:10qui met à l'honneur
42:11les audacieux
42:11les entrepreneurs
42:12les start-up
42:13qui osent
42:13et qui réussissent
42:14c'est du lundi au jeudi
42:15de 20h30
42:16à 21h30
42:17excellent après-midi
42:18sur Europe 1
42:19Europe 1

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