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00:03Europe 1, il est bientôt 13h.
00:08Europe 1 Info, 13h, 14h, Clélie Mathias.
00:12Bonjour à tous, soyez les bienvenus, merci d'écouter Europe 1 Info et je suis ravie de vous retrouver pour
00:17l'émission.
00:18On est ensemble pour une heure, une heure d'info et de débat avec les chroniqueurs Europe 1.
00:22Tout d'abord le grand journal de la mi-journée.
00:24En ce jeudi 10 septembre, l'essence devient un produit de luxe, 2,12€ en moyenne pour un litre de
00:30super sans plomb et 2,29€ pour un litre de gazole.
00:33Europe 1 aux côtés des français qui ne font plus le plein dès le début de ce journal.
00:38Un baril de pétrole à 100$ et ses conséquences donc à la pompe, le gouvernement doit-il baisser les
00:43taxes sur les carburants ?
00:44C'est la question Europe 1 du jour, votez, donnez votre avis sur le site et l'appli Europe 1,
00:49pour l'instant vous dites oui.
00:51Il loue des bolides et se filme avec pour mieux alimenter les réseaux sociaux.
00:56Décryptage de ce nouveau phénomène alors qu'une jeune fille de 19 ans a perdu la vie dans le Nord
01:00le week-end dernier, percuté par un adolescent qui roulait sans permis.
01:04Nous irons aussi à Londres où le Moyen-Âge a le vent en poupe.
01:07L'exposition de la tapisserie de Bayeux ouvre aujourd'hui ses portes au grand public qui se rue pour la
01:11voir.
01:13Serrazette, Optimizette, Antigone, Elphazette, si vous prenez cette pilule contraceptive, vous avez sans doute reçu un courrier de l'Agence
01:19Nationale de Sécurité du Médicament.
01:21Une opération de communication d'ampleur pour alerter sur des risques.
01:25Lesquels ? Doit-on s'inquiéter ?
01:27Les réponses dans la chronique santé de Brigitte Millot, c'est dans un quart d'heure.
01:31La tendance météo, bonjour Marie-Linero.
01:33Bonjour Clélie Mathias. Ce jeudi au programme, c'est orage dans le Sud-Est avec un temps sec et ensoleillé
01:38partout ailleurs, avec des températures de saison bulletin complet à la fin du journal.
01:45On commence ce journal avec notre pouvoir d'achat dans une conjoncture économique qui s'annonce des plus défavorables.
01:50On aura la confirmation avec les récents chiffres de l'INSEE publiés ce soir.
01:54A la pompe, les prix continuent d'augmenter.
01:57Les tensions de ces derniers temps au Moyen-Orient ont fait repasser le baril de Brent au-dessus du seuil
02:01des 100 dollars.
02:03Conséquence chez nous, les prix des carburants en station sont repartis à la hausse et le gouvernement reste opposé à
02:08des mesures plus générales d'aide.
02:10Ces prix, durablement élevés, les automobilistes sont donc contraints de s'adapter avec différentes stratégies.
02:16La première d'entre elles, ne plus jamais faire le plein reportage dans une station de la région lyonnaise de
02:21notre correspondant Jean-Luc Bougeon pour Europe 1.
02:24Maya fait très attention aux chiffres qui défilent sur la pompe à essence.
02:27Pas question pour cette jeune infirmière de dépasser un certain montant.
02:31Je mets que 20 euros à chaque fois.
02:32Fini le plein ?
02:32Oui.
02:33Je ne sais pas, psychologiquement, je préfère mettre 20 euros plusieurs fois que 100 balles en une fois.
02:37Donc là, je vois que vous faites attention, on est à 19.
02:40Oui, je mets 25, ça dépend.
02:42Mais le plein, ce n'est plus possible ?
02:43Non.
02:43Ça fait trop mal ?
02:44Oui.
02:45Psychologiquement, oui.
02:46Une stratégie, effectivement, peut-être plus psychologique qu'efficace, car à force de ne pas beaucoup remplir le réservoir, Moudim
02:52se retrouve.
02:53Ma voiture, elle est déjà en paix. Je viens de remplir le bidon et les carburants. C'est trop cher.
02:58Vous ne faites plus le plein complet ?
03:00Oui, bien sûr. On a des millions, ça coûte cher.
03:03Chantal, elle, est prête à faire la queue dans une station Total Energy pour payer moins cher.
03:07Je viens là parce que c'est le moins cher. L'essence, tout est moins cher chez Total. Alors que
03:12plus loin, c'est au moins 2,01 euros. C'est trop cher, oui.
03:16Eliane, elle, essaye de moins rouler. Et quand il faut mettre un peu d'essence dans le réservoir, elle a
03:20sa botte secrète.
03:21J'ai l'application où il y a les moins chers. Vous voyez ? Moi, je me géolocalise. Je mets
03:27Saint-Génie-Laval où j'habite, moi. Et la moins chère, c'est Oulain 208. C'est le moins cher,
03:33regardez.
03:33Des automobilistes bien souvent résignés. Tous ont bien compris que les carburants à prix élevés étaient désormais une réalité. Et
03:40pour longtemps.
03:41Irigny, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
03:42Les obsèques de Romane auront lieu à Lys, les Lannois, ce samedi.
03:46Ce drame a ému toute la commune. Cette jeune femme qui allait avoir 20 ans a été tuée le week
03:50-end dernier par un chauffeur de 17 ans sans permis qui s'est fait passer pour son frère et a
03:55pu louer une voiture surpuissante immatriculée en Suisse.
03:57Un phénomène grandissant avec des jeunes adeptes de vitesse. C'est un reportage européen. Maximilien Carlier.
04:04Un bolide dérape autour d'un rond-point. Une Lamborghini roule à toute vitesse sur une nationale. Ce genre de
04:09vidéo extrême tournée par des jeunes, souvent mineurs, pullule sur Snapchat et TikTok.
04:15Jean-Pierre Cloès, délégué syndical Alliance Police Nationale dans le Haut-de-France.
04:18C'est un peu pour la frime. Pour rouler vite, mettre sur les réseaux sociaux et puis parfois aussi pour
04:23transporter des produits illicites, évidemment.
04:25Des grosses cylindrées immatriculées en Pologne, en Suisse, en Allemagne, louées au moins 3000 euros de manière légale, explique Clément
04:33Koazne du syndicat Unité à Lille.
04:35C'est des micro-entreprises qui louent des voitures à l'étranger de manière régulière avec un numéro tiré. Ils
04:41ont tout à fait le droit de louer des véhicules à l'étranger afin de les sous-louer à leur
04:45clientèle, à eux.
04:46Mais ils ne sont pas forcément regardants sur l'âge du conducteur ou la possession du permis de conduire, ajoute
04:51-t-il. Tout se fait en cash avec des prix assez bas.
04:54Si vous sous-louez la voiture pour quelques jours à 500 euros, ça devient vite rentable. Et voilà comment on
05:00arrive à ce phénomène.
05:01Et parfois, il y a 4, voire 5 intermédiaires avec au bout de la chaîne des jeunes mineurs désinhibés au
05:07volant de grosses cylindrées.
05:08À Lille, Maximilien Carlier, Europe 1.
05:11La politique maintenant avec le budget en ligne de mire.
05:13Oui, il en sera beaucoup question cet après-midi en Conseil des ministres, qui se tient donc exceptionnellement à 14h.
05:20Un nouveau séminaire gouvernemental a aussi été fixé au 17 septembre pour évoquer, entre autres, ce dossier épineux.
05:26Et une petite musique recommence à monter au sommet de l'État, celle d'une nouvelle dissolution.
05:31Si le gouvernement de Sébastien Lecornu venait à tomber sur le projet de loi de finances, Emmanuel Macron pourrait-il
05:37une dernière fois renverser la table ?
05:38C'est juridiquement possible. Le scénario reste toutefois totalement hypothétique.
05:43Politiquement, ce serait un pari complètement fou, j'axerais.
05:46Oui, pour l'instant, ce n'est qu'un scénario, et à l'Élysée, l'entourage du président le dément
05:51formellement.
05:52Mais au sein du gouvernement, l'hypothèse est désormais ouvertement évoquée.
05:56En cas de chute de Sébastien Lecornu, Emmanuel Macron serait prêt à dissoudre l'Assemblée pour rebattre toutes les cartes.
06:03Le chef de l'État en a le droit.
06:04Le délai constitutionnel d'un an depuis les dernières législatives est largement écoulé.
06:10Politiquement, ce serait un coup de poker vertigineux,
06:12car une nouvelle dissolution pourrait évidemment accoucher d'une Assemblée toujours aussi ingouvernable,
06:18mais surtout parce qu'elle ferait exploser le scénario de la présidentielle.
06:22Des législatives organisées avant le scrutin obligeraient immédiatement chaque candidat à dévoiler ses alliances, ses accords.
06:29Le nouveau président élu en mai hériterait alors d'une Assemblée choisie avant lui,
06:34qu'il ne pourrait pas dissoudre pendant un an.
06:38Autrement dit, Emmanuel Macron pourrait imposer à son successeur le Parlement,
06:41avec lequel il commencerait son quinquennat.
06:43Un dernier coup de dés très macronien qui ferait presque des législatives le premier tour de la présidentielle.
06:50Jacques Serret du service politique d'Europe 1.
06:52Et sachez qu'afin de réduire le déficit public, 72% des Français se prononcent pour la réduction d'aides
06:57sociales
06:58accordées aux étrangers résident en France, selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD.
07:03Restez avec nous, la suite du journal dans un instant.
07:06Comment font les pays en tête du classement PISA ?
07:08Quelles sont les méthodes des systèmes éducatifs les plus performants ?
07:11A tout de suite, il est 13h06 sur Europe 1 Info, à tout de suite.
07:21Il est 13h07 sur Europe 1, la suite du journal de Kelly Mathias.
07:24Et on se pose la question, depuis l'apparition du dernier classement PISA
07:27et le très mauvais résultat des élèves français, comment font les premiers du classement ?
07:31Et parmi les 10 systèmes éducatifs les plus performants, l'Asie domine le classement,
07:36les 4 provinces et métropoles chinoises Pékin, Shanghai, Jiangsu et Xinjiang arrivent en tête en sciences et en mathématiques.
07:43Singapour domine la compréhension de l'écrit.
07:45En Europe, l'Estonie et le Royaume-Uni, la Finlande ou encore l'Irlande tirent leur épingle du jeu.
07:50Alors il y a différentes méthodes pour y arriver, Caroline Baudry.
07:54Pour acquérir les fondamentaux dans les écoles chinoises, par exemple la méthode privilégiée et l'enseignement dirigé,
08:00autrement dit, le professeur explique les concepts, s'assure de leur compréhension,
08:04avant que les élèves ne s'exercent en autonomie.
08:07A l'inverse, la méthode dite par investigation, où les enfants cherchent par eux-mêmes via des travaux pratiques,
08:13n'est utilisée qu'en complément par les professeurs des pays les mieux classés.
08:17Et cette verticalité limite aussi le chahut.
08:19Au Japon ou à Singapour, par exemple, les enseignants passent d'ailleurs moins d'heures à faire classe qu'en
08:24France.
08:24Leur temps est sanctuarisé pour se former et soutenir les élèves en difficulté.
08:28Dans les pays les plus performants, leur salaire est comparable à ceux des cadres du privé.
08:33Leur prestige équivalent à celui de médecin ou d'avocat.
08:36Enfin, l'OCDE précise que les écrans à usage récréatif sont bannis dans les meilleures écoles,
08:41et ce à des fins pédagogiques utilisées deux heures par jour maximum.
08:46Et côté culture, c'est la tapestry mania à Londres.
08:49Les Britanniques découvrent la tapisserie de Bayeux à partir d'aujourd'hui au British Museum,
08:53une exposition qui suscite un engouement exceptionnel au Royaume-Uni.
08:57Emma Ben Youssef Sudervich est l'envoyée spéciale d'Europe 1.
09:01Emma, quelle était la réaction des visiteurs ce matin ?
09:04Eh bien, ils sont tout simplement ravis devant les grandes portes en fer forgé du British Museum où je me
09:09trouve.
09:09Les visiteurs se pressent depuis ce matin, 10 heures, pour aller admirer la tapisserie.
09:14Tous ont le sourire aux lèvres, c'est le cas de Sophia.
09:18Elle a déjà vu la tapisserie en 1993 à Bayeux, mais pour elle, il était inconcevable de ne pas venir
09:24aujourd'hui.
09:26Je pense que c'est l'un des plus remarquables artefacts de l'œuvre humaine dans le monde.
09:31C'est magnifique et j'aime imaginer toutes ces femmes qui créent avec ces matériaux.
09:36C'est fantastique.
09:37Sophia fait partie des 80 000 personnes qui se sont connectées en juillet dernier pour obtenir un ticket,
09:43contrairement à Elisabeth qui, elle, a eu une très bonne surprise.
09:47J'ai eu des billets grâce à mon travail, donc je me sens vraiment privilégiée de pouvoir assister à ça.
09:52Un privilège, un morceau d'histoire, ce sont les mots qui reviennent le plus ici de la part des visiteurs
09:57britanniques
09:58qui ont jusqu'à juin prochain pour aller la découvrir.
10:02Et dans 15 jours, Léon XIV arrivera en France pour une visite apostolique.
10:06Et pour accompagner sa venue, Grégory Turpin, oui, celui qui anime Coeurs et âmes le samedi à 14h sur Europe
10:121,
10:12ainsi que Natacha Saint-Pierre ont uni leur voix.
10:15Ce chant intitulé « Pour que le monde aime la vie », comme le slogan du voyage du pape,
10:19c'est une phrase extraite de l'évangile selon Saint-Jean, sort aujourd'hui.
10:24Les deux artistes vont se produire sur scène aussi devant le pape, Léon.
10:27Cyril Delamorinerie nous en dit plus.
10:29Oui, Grégory Turpin et la chanteuse québécoise Natacha Saint-Pierre ont enregistré un chant de pop louange
10:34très entraînant à l'occasion de la venue du Saint-Père dans notre pays.
10:41C'est Grégory Turpin qui a composé les paroles de la chanson.
10:44Elles ont été validées en lieu par l'Église de France.
10:46C'est vraiment un chant que j'ai voulu rassembleur avec un refrain très simple que tout le monde pourra
10:52reprendre.
11:04L'artiste de 46 ans, catholique engagé et animateur sur Europe 1 et Natacha Saint-Pierre
11:09auront l'occasion de chanter ensemble à Lourdes et surtout la veille au Stade de France
11:12devant 80 000 jeunes venus prier avec le pape.
11:15Moi je serai dans la première partie, le pape ne sera pas encore arrivé
11:18mais de toute manière c'est sûr que c'est un moment unique.
11:22Et les droits de la musique ont été cédés aux œuvres pontificales missionnaires
11:25pour des projets d'évangélisation en France et dans le monde.
11:42Voilà pour ce chant et Grégory Turpin.
11:45Vous le retrouvez tous les samedis de 14h à 15h dans Cœurs et âmes sur Europe 1.
11:49Un chant de joie aussi pour les supporters du PSG, double tenant du titre.
11:53Eh bien le club a parfaitement réussi son entrée en lice en Ligue des Champions
11:56en dominant hier le Slovan de Bratislava.
11:59Grâce notamment à un doublé Ousmane Dembele, Ferrand Torres.
12:02Impressionnant, score final 6 à 1.
12:06L'impressionnante bourse avec Claire Lemaitre maintenant.
12:08Prêt pour la réforme de la facturation électronique et pour la chronique bourse avec Penny Lane.
12:12Quand la compta va, tout va.
12:15Enfin impressionnant, impressionnant, pas tant que ça.
12:17Parce que le marché essaie de se reprendre après les secousses d'hier, Claire.
12:20Oui, le CAC 40 est encore sonné par sa chute de près de 2% hier.
12:25Il remonte péniblement de 0,2% car il faut dire que le pétrole a encore gagné du terrain ces
12:30dernières heures.
12:31Le baril de Brent évolue autour de 102 dollars, toujours tiré par les frappes au Moyen-Orient.
12:36Le gaz aussi s'envole.
12:39Et puis on attend le verdict monétaire de la Banque Centrale Européenne.
12:42Il va tomber d'ici une heure.
12:44Et la BCE devrait, sauf surprise, relever ses taux.
12:47En attendant, c'est Pernod Ricard qui signe la plus forte baisse sur le CAC 40, moins 1,5%.
12:52Et si l'or, Luxottica et l'Oréal perdent 0,8%, plus forte progression pour Orange, l'opérateur Télécom qui
12:59gagne 1,4%.
13:00En Europe, Francfort est stable, Londres 7,04, plus 0,2 à Paris pour le CAC 40.
13:07On est à 8171 points.
13:09Merci beaucoup Claire.
13:10La bourse sur Europe, c'est avec boursier.com.
13:12C'était la chronique bourse avec Penny Lane.
13:14L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro pour passer facilement à la facture électronique.
13:19Penny Lane.
13:20Quand la compta va, tout va.
13:22Le temps de votre jeudi, la météo de Marilyn Hérault.
13:26Alors, Marilyn, aujourd'hui, c'est plutôt sec, sauf sur le sud-est.
13:31Exactement, ce jeudi, les nuages arrivent petit à petit à l'est des Alpes et de la PACA avec des
13:35orages attendus.
13:36On a d'ailleurs des vigilances jaunes, orages sur 7 départements.
13:39L'Isère, la Savoie, les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var et la Haute
13:44-Corse.
13:45Sinon, sur la majeure partie du pays, l'atmosphère est enfin bien plus respirable.
13:48La journée est ensoleillée et sèche.
13:50Sur le quart nord-ouest, le ciel va se couvrir sur la Bretagne et près de la Manche avec quelques
13:54gouttes en soirée.
13:55Et la nuit prochaine, Mistral et Tramontane soufflent jusqu'à 60-70 km heure en pointe, parfois 80 pour le
14:01Mistral avant de se calmer en fin de journée.
14:02Demain, la pluie de la nuit arrivera dès le matin par le nord-ouest de Brest à Lille en passant
14:07par Alençon.
14:08Et ça restera pluvieux dans ces régions toute la journée.
14:10Le reste du pays sera ensoleillé.
14:12Et samedi, le soleil sera présent partout avec une hausse des températures.
14:15Et côté température, justement, cet après-midi, on aura 19 à Cherbourg, 20 à Aurillac, 21 à Lille, 22 à
14:21Orléans et Reims,
14:2223 à La Rochelle et dans la capitale, 24 à Dijon et Nantes, 25 à Toulouse et Bordeaux,
14:2726 à Nice, 27 à Marseille, 28 à Bastia et Montpellier, et ça monte à 29 à Toulon.
14:32Merci beaucoup, Marilyn.
14:3513h, 14h, Europe 1 Info.
14:38Et comme tous les jours, on retrouve la chronique santé du Dr Brigitte Millot.
14:41Bonjour Dr Millot.
14:42Bonjour tout le monde.
14:44La NSM, l'agence du médicament, envoie un courrier aux femmes pour les informer d'un lien possible
14:48entre la prise de certaines hormones, certaines pilules, et l'apparition de tumeurs bénignes.
14:54Alors, de quoi s'agit-il ? Et surtout, faut-il s'inquiéter ?
14:57Oui, vous l'avez bien précisé, et c'est très important.
15:00On parle de tumeurs bénignes qui se trouvent au niveau du cerveau, que l'on appelle des méningiomes,
15:06car elles se développent à partir des méninges.
15:08Vous savez, ce sont les enveloppes qui protègent le cerveau et la moelle épinière.
15:11Alors, depuis plusieurs années, on avait observé une augmentation du nombre de méningiomes
15:16chez les femmes, et particulièrement chez celles qui prenaient des hormones à base de progestérone
15:22qui étaient indiquées dans l'hyperpilosité, mais aussi dans la transition de genre
15:27pour bloquer les hormones mâles, justement, ainsi que dans l'endométriose,
15:31lors de règles douloureuses ou au moment de la ménopause.
15:35Et depuis, les liens ont été bien identifiés entre certaines hormones et le risque de développer un méningiome,
15:42ce qui a permis de diminuer considérablement, justement, le nombre de ces méningiomes.
15:47Et plus récemment, les données ont également attiré l'attention sur une des hormones utilisées
15:53dans certaines contraceptions microprogestatives, avec une augmentation très faible du risque,
16:00et seulement après une utilisation prolongée, longue.
16:05Alors, à la question, faut-il s'inquiéter ?
16:08Les données disponibles sont totalement rassurantes pour certaines autres hormones utilisées,
16:13donc je rassure tout le monde.
16:14Mais il faut être informé et rester vigilant, d'où le courrier aux médecins et aux femmes,
16:20car même si le risque absolu est faible, les décisions doivent être prises au cas par cas,
16:25avec votre médecin.
16:27Et bien sûr, il est important de connaître les signes qui doivent vous y faire penser,
16:31comme des maux de tête, des troubles de la vision, de la parole, ou autres symptômes.
16:36Les signes dépendent bien sûr de la localisation de la tumeur, où elle se trouve dans le cerveau.
16:41Mais il est important de connaître le lien qui peut exister, même s'il est très rare,
16:46entre la prise de certaines hormones et l'apparition de ces méningiomes.
16:50Aussi, n'hésitez pas à en parler avec votre médecin.
16:54Merci beaucoup, Dr Millot, de nous avoir expliqué.
16:56Effectivement, ce courrier peut paraître inquiétant.
16:59Dans Europe 1, Info à présent, place au débat.
17:01Les Français en galèrent, l'impuissance des politiques.
17:04On y revient d'ici le journal permanent de 13h30 sur Europe 1,
17:07avec nos chroniqueurs que je salue, Jean-Michel Salvatore et Jules Torres.
17:11Bonjour et bienvenue à tous les deux.
17:13Bonjour, bonjour Clélie.
17:14Très belle boucle d'oreille.
17:16Merci, très belle cravate.
17:17Merci beaucoup.
17:17J'invite les auditeurs d'Europe 1 à aller sur l'application d'Europe 1 pour la regarder,
17:20mais elles sont sublimes.
17:21Elles sont bleues en plus.
17:22Elles sont bleues, oui.
17:24Merci encore.
17:25A tout de suite sur Europe 1.
17:2813h, 14h, Europe 1 Info.
17:3213h, 14h, Europe 1 Info.
17:34Europe 1, il est 13h20.
17:36Bienvenue dans Europe 1 Info.
17:37C'est jusqu'à 14h avec Lélie Mathias.
17:39Il est temps d'accueillir nos chroniqueurs de ce jeudi.
17:42Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant.
17:45Et Jules Torres, journaliste politique au JDD.
17:47Vous le constatez tous les jours en faisant vos courses, en faisant le plein aussi.
17:51C'est cher, c'est de plus en plus cher.
17:52Les chiffres de la conjoncture économique ne s'annoncent pas bons du tout.
17:56L'automne s'annonce morose.
17:57Le gouvernement est entravé.
17:59Il ne bougera pas d'un iota sur le carburant.
18:01Avant d'en parler, je vous propose d'écouter ces Français que Jean-Luc Bougeon a rencontrés pour Europe 1.
18:06Je ne mets que 20 euros à chaque fois.
18:08Fini le plein ?
18:08Oui.
18:09Je ne sais pas, psychologiquement, je préfère mettre 20 euros plusieurs fois que 100 balles en une fois.
18:13Donc là, je vois que vous faites attention, on est à 19.
18:16Oui, je mets 25, ça dépend.
18:17Mais le plein, ce n'est plus possible ?
18:19Non.
18:19Ça fait trop mal ?
18:20Oui, psychologiquement, oui.
18:22Ma voiture, elle est déjà en repas.
18:23Je viens de remplir le bidon du carburant.
18:27C'est trop cher.
18:28Vous ne faites plus le plein complet ?
18:29Oui, bien sûr.
18:30On a des millions, ça coûte cher.
18:32L'essence, tout est moins cher chez Total, alors que plus loin, c'est au moins 2,01 euros.
18:38C'est trop cher, oui.
18:39Et voilà, on fait des sacrifices, on regarde, on économise, on ne va pas jusqu'au bout, on ne fait
18:44pas le plein.
18:46Et il n'y a pas que pour les carburants, je le disais.
18:48Ces difficultés, Jean-Michel Salvatore, sont-elles prises en compte par les politiques ?
18:51Et surtout, est-ce qu'ils peuvent y répondre ?
18:53Le problème, c'est qu'ils sont pris dans une tanaille épouvantable.
18:57Soit ils aident tous les Français qui ont énormément de mal à boucler leur fin de mois.
19:03Et c'est vrai que ça serait justifié, parce qu'on sait déjà que le pouvoir d'achat est la
19:07préoccupation principale des Français.
19:10On voit que les gens souffrent énormément de l'augmentation à la fois de l'essence, mais aussi du fuel
19:15domestique.
19:16On arrive dans l'hiver, il va falloir remplir les cuves.
19:18Donc, évidemment que là, il y a un effet d'appauvrissement très important.
19:23Le problème, c'est que si on donne de l'argent à tous ceux qui en ont besoin, on emprunte.
19:29C'est ça le problème.
19:31C'est que si on dépense 70 millions, 100 millions, 200 millions, 300 millions, pour aider tous ceux qui en
19:37ont vraiment besoin,
19:38cet argent, il va falloir l'emprunter.
19:40Et donc, là, on touche du doigt, si vous voulez, ce que c'est que de vivre dans un État
19:44qui est en faillite.
19:45C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bonnes solutions, il n'y a que des très
19:48mauvaises solutions.
19:50Soit aider les Français, mais s'endetter, soit ne pas les aider, et finalement, alimenter une désespérance sociale très importante.
19:59L'équation impossible.
20:00Non, mais il suffit juste aussi de redonner aux Français ce que l'État lui a déjà pris.
20:04C'est-à-dire que sur le prix d'un litre de carburant, d'un plein de carburant, il y
20:07a quasiment 60% qui va déjà dans les postes de l'État.
20:09Voilà, donc le sujet que le gouvernement se refuse d'ouvrir, c'est la question de la baisse des taxes.
20:16Alors, on avait notamment Philippe Brun, hier soir, chez Pierre de Villeneuve, qui est candidat à la primaire de la
20:21gauche,
20:21qui, lui, veut baisser, comme en Espagne, le prix de la TVA.
20:25Bon, peut-être que c'est une solution qu'il va falloir ouvrir.
20:27Alors, la question, c'est vrai, c'est qu'il va falloir s'endetter.
20:29Mais le sujet, c'est la baisse de la dépense publique aussi.
20:31Ce gouvernement pourrait faire des économies, mais il n'en fait pas parce qu'il refuse de baisser la fonction
20:36publique.
20:37Il refuse de baisser la contribution nette de la France à l'Union Européenne.
20:40Il refuse d'aller sur un sujet qui peut être intéressant et qui représente 20 milliards sur les aides non
20:45contributives pour les étrangers.
20:47Il refuse d'aller sur tout un tas de sujets.
20:50Moi, je ne sais pas, il y a un sujet intéressant qui est le poids et le budget de l
20:53'audiovisuel public.
20:54Il y a beaucoup de gens qui demandent sa privatisation, ces 4 milliards d'euros chaque année.
20:58Donc là aussi, moi, si vous voulez, des économies, je vous en trouve partout.
21:00Moi, je ne suis pas ministre de l'économie.
21:01Je ne suis pas ministre de l'économie.
21:04Donc, à un moment donné, il ne faut pas faire comme si les Français pouvaient...
21:08Parce que pour beaucoup de Français, pour beaucoup de ménages, le carburant, c'est quasiment le premier poste de dépense.
21:13Donc, le sujet n'est pas tant de est-ce qu'on doit aider ou non les Français,
21:16puisque par ailleurs, on fait des processus d'aide.
21:18Et Philippe Brun nous expliquait hier que dans sa circonscription de l'heure,
21:21il n'y avait même pas une personne élégée sur deux qui faisait cela.
21:24Parce qu'il y avait la République des Serfas, parce qu'il fallait faire des déclarations,
21:28parce qu'il fallait aller sur le site des infos.
21:29Bref, c'était très très compliqué d'accéder à ces aides de l'État.
21:32Donc, à un moment donné, il suffit juste de baisser les taxes.
21:34Jean-Michel Salvatore, je vous laisse répondre.
21:36Enfin, sinon, on vit dans un pays soviétique, mais peut-être que Jean-Michel aime ça.
21:40Il est très informe, Jules.
21:41Non, mais sur le constat, je suis d'accord avec Jules,
21:43mais de même qu'il n'y a pas d'argent magique, il n'y a pas d'économie magique.
21:47C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'on va, par exemple, dissoudre 50, 100, 200, 300
21:54agences demain matin
21:56que le budget de l'État s'en portera mieux.
21:57Parce que les sommes en jeu sont énormes, elles sont absolument considérables.
22:01Donc, quand vous dites, bon oui, on pourrait peut-être aussi renier sur l'audiovisuel,
22:07bon, peut-être.
22:08Oui, mais on ne va pas faire 4 milliards d'économies du jour au lendemain.
22:12Qu'est-ce qu'on va faire de tous les gens qui vont se retrouver au chômage ?
22:14Je pense qu'il faut quand même être sérieux, Jules.
22:16Il y a des gens qui vont acheter.
22:17Oui, non, mais je pense que bien sûr qu'il faut faire des économies.
22:21Et la première des choses à faire, c'est vraiment de faire des économies.
22:24Là, je suis tout à fait d'accord avec Jules, mais il n'y a pas d'économie magique.
22:27Tout est compliqué et tout est long à aboutir.
22:30Dans les échos, l'édito de Cécile Cornudet, elle dit qu'il y a pire que les électeurs en colère.
22:33Parce que c'est ça qui se profile, c'est quand même une présidentielle.
22:36Vous cherchez des solutions, certains en proposent.
22:38Donc elle dit qu'il y a pire que les électeurs en colère, parce qu'on pourrait s'y attendre.
22:41Est-ce qu'il y aura de nouveau des gilets jaunes ? Pas sûr.
22:43Elle dit qu'il y a aussi ceux qui n'ont plus rien à perdre, selon les analyses de Brice
22:48Teinturier-Lipsos.
22:50Oui, bien sûr qu'elle a raison, Mme Cornudet, parce qu'on est dans une présidentielle
22:54qui va sans doute être la présidentielle la plus importante.
22:56Et on a quand même l'impression, c'est plus qu'une impression, que le personnel politique
23:01soit agit avec une sorte de désinvolture confondante sur la réalité de ce que vivent les Français,
23:06aujourd'hui, quand vous regardez ce que coûtent pour le poids d'un ménage les prix du carburant
23:11et notamment pour les ménages les plus surexposés, parce que la moyenne, en tout cas la médiane
23:17aujourd'hui, c'est 1300 par ménage, mais les ménages surexposés, c'est 2600.
23:22Le poste, c'est 2600 par an.
23:23Donc vous voyez très bien que c'est quelque chose qui a un poids considérable
23:28et que la réponse du politique de dire, bon, pour les gros rouleurs, on va vous aider,
23:32n'hésitez pas à aller sur le site d'unpot.gouv, on va vous aider.
23:35Mais non, ça ne marche pas.
23:36Donc il y a cette chose-là, et puis encore une fois, c'est ma marotte, je vais y revenir,
23:40mais quand vous avez 60% de taxes, on se croit dans un pays soviétique.
23:44Je n'ai pas envie d'habiter dans un pays soviétique.
23:47Je n'ai pas envie de participer à une démocratie qui est une démocratie soviétique.
23:51Quand on vous prend autant, il faut...
23:52Il y a un modèle social quand même, aussi.
23:55Ah oui, mais alors, la promesse du modèle social, c'est de ne pas vous prendre 60% de ce
23:58que vous avez.
23:59Je sais qu'on s'est habitué, et visiblement, l'Assemblée nationale,
24:02et ce n'est pas pour vous attaquer, mais vous aussi, Clélie Mathias, s'est habitué...
24:05Ah pourtant, j'avais eu un compliment au début d'émission.
24:07Je suis désolé, là, je sévis.
24:09Mais c'est-à-dire que si on accepte, et on semble l'accepter,
24:13l'Assemblée nationale, les 577 députés semblent l'accepter,
24:17qu'on vive dans un pays, peut-être pas soviétique, mais socialiste,
24:20c'est leur problème.
24:22Mais moi, je n'ai pas du tout envie de vivre là-dedans.
24:25Donc le sujet, par exemple, je prends un pays, l'Espagne.
24:28C'est un pays socialiste, ce n'est pas un pays ultra-libéral.
24:31M. Sanchez a eu une dérogation pour baisser le prix de la TVA sur les prix du carburant à 10%.
24:36On nous a expliqué en France que c'était impossible,
24:38puisqu'il y a une directive européenne qui vous oblige et qui met un plancher à 15%.
24:41Pourquoi nous, on n'y arriverait pas ?
24:43Et le délicieux socialiste Pedro Sanchez, il pourrait y arriver.
24:47Je voulais juste avoir votre avis sur les électeurs qui n'ont plus rien à perdre
24:52et les électeurs qui n'ont plus rien à foutre.
24:54C'est le terme utilisé par Brice Tinturier.
24:56Et puis Gilles Boyer qui conseille,
24:58Edore Philippe a dit, mais il y a pire, c'est ceux qui n'ont plus rien à perdre.
25:01Oui, c'est de pire en pire en fait.
25:03Parce qu'en 2017, c'est vrai que c'était Brice Tinturier qui avait théorisé le concept du prof.
25:09C'est plus rien à foutre.
25:11Il disait que finalement, les électeurs en 2017 étaient dans cet état d'esprit-là.
25:14Et aujourd'hui, c'est encore pire.
25:16On est maintenant passé au prap, c'est-à-dire plus rien à perdre.
25:20Et on voit bien la lassitude immense des Français.
25:24Tous les jours, il y a une mauvaise nouvelle.
25:25Le pouvoir d'achat, l'essence, la canicule, la guerre, la dette,
25:30PISA, l'IA.
25:31Enfin, il n'y a que des mauvaises nouvelles et les Français n'en peuvent plus.
25:34L'IA, justement, on en parlera.
25:35Mais il se murmure aussi qu'il pourrait y avoir une dissolution faute de budget.
25:39On en parle juste après le journal permanent d'Europe 1.
25:41Europe 1, il est 13h29.
25:43Europe 1, Info avec Lélie Mathias et ses chroniqueurs reviennent dans un instant.
25:46A tout de suite.
25:4713h, 14h.
25:49Europe 1, Info.
25:50Là-bas.
25:5213h, 14h.
25:54Europe 1, Info.
25:55La suite à 13h33 d'Europe 1, Info avec Lélie Mathias et ses chroniqueurs.
25:58Avec nous aujourd'hui pour analyser l'actualité.
26:01Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant.
26:04Et Jules Torres, journaliste politique au JDD.
26:07On a parlé des Français qui galèrent le pouvoir d'achat en berne.
26:11De plus en plus de précarité aussi, je le disais.
26:15Et pendant ce temps, Sébastien Lecornu a fait un geste, lui, en faveur des grandes entreprises.
26:19En leur promettant de baisser une surtaxe exceptionnelle.
26:22A défaut, bien sûr, de pouvoir la supprimer.
26:24Il fait les yeux doux au patron.
26:26Écoutez un extrait de l'édito de Paul Sugy, journaliste au Figaro.
26:30Sur ce geste aux entreprises, il était sur CNews ce matin.
26:33Ceux qui créent de la richesse en France retiennent leur souffle avec inquiétude.
26:37Sébastien Lecornu a raison de vouloir apaiser leur crainte, vaille que vaille.
26:41Remarquez cependant qu'il ne le fait qu'à moitié.
26:42Car s'il promet de ne pas lever d'impôts supplémentaires,
26:45le Premier ministre maintient néanmoins,
26:46alors un montant réduit, mais quand même,
26:48la taxe sur les super profits dégagés par les grands groupes,
26:51alors qu'elle ne devait n'être qu'exceptionnelle.
26:53Et surtout, il n'exclut pas tailler ici ou là dans des niches fiscales.
26:56Mais pour le reste, il y a une question principalement qui demeure.
26:59Que valent les promesses faites un 9 septembre
27:02par un Premier ministre qui ne contrôle pas tout à fait son camp politique
27:05et surtout dans le camp politique et de toute façon minoritaire au Parlement ?
27:08Jules Thores, la gauche a aussitôt dénoncé un nouveau cadeau
27:11fait aux grandes entreprises.
27:13Je vous cite Manuel Bompard, le coordinateur de la France Insoumise.
27:16Il a estimé que le Premier ministre était toujours contre le peuple,
27:19toujours au service des multinationales.
27:21Olivier Faure, aussi le patron du Parti Socialiste,
27:24la droite préfère diminuer la protection sociale et les retraites
27:26plutôt que de maintenir une surtaxe sur les grandes entreprises.
27:29De toute manière, tant que Sébastien Lecornu
27:31ne voudra pas pendre en place publique les milliardaires et les millionnaires,
27:35la gauche ne sera pas contente.
27:36Donc évidemment que Manuel Bompard et Olivier Faure
27:38ne vont pas être lecornistes.
27:40C'est à eux ensuite de censurer, pourquoi pas,
27:43le gouvernement de Sébastien Lecornu.
27:44Mais je rappelle quand même que c'est Olivier Faure
27:45qui avait sauvé M. Lecornu l'année dernière.
27:48Bon, on va avoir ce débat sur le budget qui va être intéressant.
27:51Moi, je ne crois pas aux promesses de Sébastien Lecornu
27:53parce que les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent comme on sait.
27:55Vis-à-vis des entreprises ?
27:56Vis-à-vis en tout cas des entreprises.
27:58Pourquoi ? Parce que Paul Sugil a très bien expliqué.
28:00On vous vendait une taxe sur la super profit temporaire
28:03qui devient en fait automatique et qui devient pérenne.
28:07On nous avait dit l'année dernière qu'il y allait,
28:09qu'il n'y aurait pas de nouvelles taxes
28:10et qu'il y aurait une baisse de la dépense publique.
28:12Il y a eu des nouvelles taxes.
28:13Il y a eu une hausse en pourcentage de la dépense publique.
28:16Donc à un moment donné, de toute manière,
28:18ce budget-là ne peut pas être un bon budget.
28:20Ce budget-là ne sera pas un bon budget.
28:22Alors la question, c'est est-ce qu'il sera libéral ?
28:24Je ne le pense pas.
28:25Est-ce qu'il sera socialiste ?
28:26Je le pense un petit peu plus.
28:27Pourquoi ?
28:28Parce qu'il y a une Assemblée nationale
28:29qui est composée de trois couloirs de nage
28:31et que Sébastien Lecornu refuse de faire des alliances
28:33avec le Rassemblement national.
28:34Donc il ne lui reste qu'un choix,
28:36qu'une seule proposition,
28:37c'est d'aller vers ses petits camarades du Parti Socialiste.
28:40Donc il n'aura pas le choix que de laisser des petits cadeaux
28:43s'il veut rester à Olivier Faure.
28:45Jean-Michel Salvator.
28:45Oui, je ne sais pas, je ne suis pas sûr de ça.
28:48Moi je pense que Sébastien Lecornu,
28:50il se rend quand même bien compte
28:51qu'aujourd'hui, la seule chose qui marche en France,
28:53ce sont les entreprises.
28:54Et les impôts.
28:56Et les impôts, bien sûr.
28:57Ceux qui mettent du charbon dans la machine,
29:00ce sont les patrons et les salariés
29:02des entreprises privées,
29:03qu'elles soient petites, moyennes ou grandes.
29:05Et là il se dit, il faut quand même faire attention
29:06parce qu'il commence à y avoir des nuages
29:08qui sont inquiétants sur les entreprises privées.
29:11Vous avez d'abord un nombre de faillites
29:13record depuis quelques années.
29:14On est à 70 000 faillites par an.
29:16On a un moral des patrons
29:19qui est vraiment en berne.
29:21Et on l'a vu à l'occasion du Medef.
29:23On a des perspectives d'embauche
29:24qui sont très faibles.
29:25Et on a le chômage qui explose.
29:27Donc là, Lecornu se dit,
29:28il faut quand même que je fasse très attention.
29:30Mais il est toujours dans la même contradiction.
29:32C'est-à-dire que d'un côté,
29:33il se dit, et il leur a écrit,
29:37qu'en fait on ne redresse pas les comptes d'un pays
29:40en cassant son moteur économique.
29:42Donc ça c'est ce que Lecornu a dit au patron.
29:44Donc il est tout à fait conscient
29:45de l'impératif de ménager les patrons.
29:49Mais d'un autre côté,
29:50il est tellement coincé par l'équation budgétaire
29:53que finalement il peut faire des gestes,
29:55mais il ne peut faire que des gestes symboliques.
29:56Et c'est vrai que l'histoire de la taxe à 8 milliards,
29:59il avait été dit par Barnier,
30:00c'est une taxe sur les super profits,
30:02mais ça ne sera qu'une année
30:04et ensuite on la supprimera.
30:05L'année suivante, Bayrou a dit,
30:07je ne peux pas faire autrement,
30:08je la reconduis.
30:09Et puis là aujourd'hui, Lecornu dit,
30:11je dois quand même respecter la parole donnée.
30:14Donc ok, on ne va pas la reconduire telle que,
30:17mais il ne peut que la baisser.
30:19Et au lieu de rapporter 8 milliards,
30:20elle rapportera de 5 à 6 milliards.
30:23Honnêtement, il n'y a pas beaucoup de différence.
30:25Donc là vraiment, Lecornu,
30:26il est totalement coincé.
30:28Il est vraiment totalement coincé.
30:29Et pour faire son budget,
30:30je ne sais pas comment il va faire.
30:32Et puis pardon,
30:34il a beau avoir fait une lettre en effet aux entreprises,
30:36ce ne sont pas les entreprises
30:37qui décident du budget de l'État.
30:38Ce ne sont pas les entreprises
30:40qui décident de voter ce budget
30:41ou de censurer Sébastien Lecornu.
30:43C'est pour ça que je pense que,
30:44même si la lettre s'adresse aux entreprises,
30:46celui qui décidera à la fin,
30:47c'est Olivier Faure,
30:48comme l'année dernière.
30:49Le budget, ça s'annonce très compliqué.
30:52Si le gouvernement de Sébastien Lecornu
30:53venait à tomber sur ce projet de loi de finances,
30:55il y a une petite musique
30:56qui commence à monter au sommet d'État.
30:59Et pourquoi pas,
31:00une nouvelle dissolution.
31:02En pitié.
31:04Écoutez déjà le Benjamin Morel,
31:07le constitutionnaliste
31:08qui était l'invité d'Europe ce matin.
31:10Admettons que vous ayez une dissolution,
31:13je ne sais pas moi,
31:14au mois d'octobre ou de novembre.
31:16C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'assemblée
31:18pendant un mois,
31:19que votre assemblée,
31:19elle ne redevient réellement fonctionnelle
31:21que fin décembre.
31:24et que le budget qui a été déposé,
31:26il s'évapore.
31:27Donc déjà, vous n'aurez pas de budget
31:28au 1er janvier.
31:29Et ensuite,
31:30c'est pareil sur le fait
31:31que votre assemblée
31:32aurait une majorité absolue.
31:34C'est tout sauf gagné.
31:35Et quand même,
31:36elle en est une.
31:37Eh bien,
31:38voter un budget
31:39dans le délai imparti,
31:40ça va être compliqué.
31:42Donc,
31:42une dissolution,
31:43c'est probablement,
31:44pour des raisons de calendrier,
31:47le fait de renoncer
31:48à un budget.
31:49Et donc,
31:50pour ces raisons-là,
31:51je doute que les marchés
31:53apprécient beaucoup
31:54ce petit jeu politique
31:55qui vise à dire
31:56pour punir les députés
31:57de ne pas voter un budget,
31:58je renonce au budget.
32:00Bon,
32:00Jules Therese,
32:01vous ne souhaitez pas ce scénario,
32:02mais vous y croyez ?
32:03Non,
32:03mais là,
32:03on est dans le grand n'importe quoi.
32:04Évidemment,
32:04j'y crois,
32:05parce que tout à l'heure,
32:05on disait quoi ?
32:06On disait que les Français
32:07n'en avaient plus rien à foutre
32:08ni rien à perdre.
32:08Moi,
32:08je pense que c'est Emmanuel Macron
32:09qui n'en a plus rien à foutre
32:10ni rien à perdre
32:11et que justement,
32:12pour ajouter de l'incertitude
32:14à l'incertitude,
32:15pour ajouter du chaos au chaos,
32:17eh bien,
32:17il en serait capable.
32:18Il en a déjà été capable
32:19en 2024
32:19dans une conception
32:21de la dissolution
32:22qui était absolument lunaire.
32:23Et là,
32:23il pourrait le faire
32:24d'abord,
32:25en effet,
32:26pour pouvoir
32:27qu'on vote un budget
32:28en loi spéciale
32:29et ensuite avoir
32:30de nouvelles législatives.
32:31Encore faudrait-il
32:32qu'il y ait une majorité.
32:33Et moi,
32:33je fais partie de ceux
32:34qui pensent qu'aujourd'hui,
32:35en l'état actuel des choses,
32:37en l'état actuel
32:38des dynamiques électorales,
32:39il n'y a que le RN
32:40qui puisse avoir
32:41une majorité absolue
32:43ou une majorité relative
32:44qui s'approche
32:45de la majorité absolue.
32:46Donc,
32:46c'est pour ça
32:46que cette dissolution
32:47me paraît absolument
32:49inconvenable.
32:50Et la deuxième des choses,
32:51c'est qu'on a une présidentielle
32:51dont le premier tour
32:52sera le 18 avril.
32:53Si vous faites une dissolution
32:55en janvier 2027,
32:56le prochain ou la prochaine présidente
32:58ne pourra pas dissoudre
32:59avant janvier 2028.
33:01Donc,
33:01c'est évidemment très grave
33:02puisque ça lirait
33:04pied et poing lié
33:04le prochain président
33:06à une majorité
33:07qui ne sera pas la sienne.
33:08Donc,
33:08je trouve ça,
33:09encore une fois,
33:10catastrophique.
33:11Je ne sais pas
33:11si ça vient d'Emmanuel Macron.
33:13Quand il y avait une rumeur,
33:14vous vous souvenez,
33:14qui était sortie en juin dernier
33:15dans le Figaro Magazine,
33:17l'Elysée avait fortement démenti
33:18en disant que ce n'était
33:19même pas un avant-projet
33:20de la part d'Emmanuel Macron.
33:21Mais l'honnêteté
33:23m'oblige à vous dire
33:23qu'on a déjà vu
33:24des choix d'Emmanuel Macron
33:26qui n'étaient pas
33:26tout à fait raisonnables
33:27et qui étaient incompréhensibles.
33:29Jean-Michel Salvat.
33:30Alors là,
33:30je suis d'accord avec Jules.
33:32C'est vrai que,
33:33c'est vrai que,
33:35de toute façon,
33:36déclencher une dissolution,
33:38c'est un jeu qui est toujours perdant
33:39pour les présidents.
33:41Souvenez-vous,
33:42Chirac,
33:42il avait déclenché sa dissolution
33:44en 97,
33:45il pensait gagner
33:46et on s'est collé
33:4750 jospins.
33:48Vague rouge.
33:49Et 50 jospins,
33:50les 35 heures,
33:51etc.
33:53Macron,
33:54piqué par sa défaite
33:55aux Européennes de 24,
33:56dissous
33:57et qu'est-ce qu'il a ?
33:58Une chambre introuvable.
33:59Donc,
34:00quand on commence à jouer
34:01avec la démocratie,
34:02les Français,
34:03ils n'aiment pas ça du tout
34:04parce qu'ils voient bien
34:04qu'on les prend
34:05pour des imbéciles.
34:06Et si Emmanuel Macron
34:08joue à ce jeu-là,
34:09et moi je suis d'accord
34:10avec Jules,
34:11je pense qu'il en est
34:12tout à fait capable
34:12parce que c'est quand même
34:13un esprit qui peut être
34:14assez tordu
34:15quand il le veut,
34:16il pourrait tout à fait
34:19décider une chose pareille
34:20avec en plus
34:21une arrière-pensée
34:22qui serait de dire
34:23on va faire une dissolution,
34:25on va élire des députés
34:26comme ça,
34:27si Marine Le Pen
34:28devient présidente
34:29de la République,
34:30elle ne pourra pas
34:30appliquer son programme.
34:32Et il a déjà
34:33commencé à faire
34:34ce genre de choses
34:34en nommant Amélie de Montchanin
34:36à la Cour des comptes,
34:37en nommant Richard Ferrand
34:38au Conseil constitutionnel,
34:40mais c'est la même logique.
34:41Les autres présidents
34:41ont déjà mis leur...
34:42C'est je dois partir
34:44au mois de mai,
34:45mais si je peux,
34:46j'essaierai de continuer
34:48à agir
34:48et à agir sur le réel
34:50après le mois de mai
34:50pour éventuellement
34:52éviter le Front National
34:53ou le Rassemblement National
34:54d'appliquer son programme.
34:55Et puis en un mot,
34:56s'il y avait une dissolution,
34:58il faudrait ensuite
34:59passer par les ordonnances,
35:00alors c'est un petit peu technique,
35:01mais les ordonnances
35:01c'est que vous preniez
35:02le premier budget
35:03et vous contournez
35:04totalement le Parlement,
35:04ce qui ne serait
35:05pas du tout apprécié.
35:06Il faut qu'il y ait
35:0770 jours de délai
35:08et que l'Assemblée
35:09et le Sénat
35:10n'adoptent pas ce budget.
35:11Et autre chose,
35:13on a la chance
35:14d'avoir une élection présidentielle
35:15qui n'est pas très tard
35:16dans le calendrier.
35:17Le premier tour
35:17est au mois d'avril,
35:18on pourrait avoir
35:19un président le 2 mai.
35:21Donc vous pouvez
35:21tout à fait voter
35:22une loi spéciale
35:23comme on a fait
35:23l'année dernière
35:24jusqu'au mois de mai
35:25et ensuite voter
35:26un projet de loi
35:26de finances rectificatif
35:27et un PLFSS rectificatif
35:30justement au mois de mai
35:31pour, encore une fois,
35:33que le pays aille
35:33beaucoup mieux.
35:34Donc c'est une mauvaise idée
35:35mais à tous les points de vue.
35:36Non mais si le fait
35:36c'est le feu d'artifice final
35:38quoi, franchement
35:38c'est écrit
35:39honnêtement
35:40ça serait catastrophique.
35:41Catastrophique.
35:42Jean-Michel Salvatore
35:43Jules Torres
35:43sur Europe 1
35:44dans le débat.
35:45Elle joue avec nos vies
35:46la mise en garde
35:47sur l'intelligence
35:48sur une intelligence artificielle
35:49hors de contrôle
35:50par un chercheur
35:50d'anthropique
35:51Jacob Coxon
35:52il y travaillait
35:52il connait bien son sujet.
35:54On en parle avec vous
35:55sur Europe 1
35:56juste avant le flash
35:56de 14h.
35:5713h, 14h
35:58vous écoutez Clélie Mathias
35:59ne bougez pas
36:00Europe 1
36:00info revient dans un instant
36:01il est 13h43
36:02sur Europe 1
36:03à tout de suite.
36:06Europe 1 info
36:0813h, 14h
36:10Europe 1 info
36:11La suite à 13h48
36:13d'Europe 1 info
36:14ça continue jusqu'à 14h
36:15avec Clélie Mathias
36:16et vos chroniqueurs du jour
36:17Jean-Michel Salvatore
36:19chroniqueur politique
36:19et communicant
36:20et Jules Torres
36:21journaliste politique au JDD.
36:23Avant de parler
36:23de l'intelligence artificielle
36:25et c'est un gros sujet
36:26on continue un peu
36:27à se projeter
36:27dans le huit mois
36:28la présidentielle
36:30avec cette main tendue
36:32d'Edouard Philippe
36:33aux autres parties
36:33de droite et du centre
36:35et cet échec
36:36monumental
36:37personne
36:37personne n'a pris
36:39la main
36:40et ne l'a saisie
36:42en tout cas
36:44écoutez François Bérou
36:45ce qu'il en a dit
36:45l'ancien Premier ministre
36:46qui a taclé
36:47littéralement
36:48cette proposition
36:49il était sur BFM TV
36:50ce matin
36:50quand on invite
36:52il faut avoir
36:53une légitimité
36:54pour inviter
36:55on ne peut pas dire
36:56c'est moi
36:56qui m'instaure
36:58en rassembleur
36:59protecteur
37:00non
37:01la nécessité
37:02c'est qu'on dise
37:03on a besoin
37:05d'un espace
37:07une majorité
37:09demain
37:09un ensemble
37:11qui soit
37:11le plus large
37:12possible
37:12et moi
37:13je ne veux pas
37:14limiter
37:15cet espace
37:16sauf à une condition
37:18appartiennent à cet espace
37:20tous ceux qui disent
37:20les extrêmes
37:21nous conduisent au drame
37:22et nous ne ferons jamais
37:24ni avec les uns
37:26ni avec les autres
37:28Jean-Michel Salvatore
37:29si on essaye d'aller
37:29un peu plus loin
37:30quand même
37:30on se doute bien
37:31qu'Edouard Philippe
37:32savait
37:32qu'il n'allait pas
37:34avoir de succès
37:35avec sa proposition
37:36donc qu'est-ce qu'il a fait
37:37à défaut de réaliser l'unité
37:38il a voulu se montrer
37:40unitaire
37:40comme dit Guillaume Tabard
37:41dans le Figaro
37:42il a voulu quoi
37:42c'est un message
37:44à ses électeurs
37:44il voit bien
37:45que le temps tourne
37:47et qu'il ne prend pas
37:48un avantage décisif
37:49si vous voulez
37:50donc là
37:50on a le sentiment
37:51que les choses
37:52sont en train
37:52de se bloquer
37:53petit à petit
37:54c'est à dire
37:54qu'il est un petit peu
37:56en avance
37:56mais on ne sent pas
37:57dans le pays
37:57un élan
37:58pour Edouard Philippe
37:59on ne sent pas
38:00un enthousiasme fou
38:02donc il voit bien
38:03que son avance
38:04est très fragile
38:05il voit bien
38:06qu'Atal fait une bonne campagne
38:07qui n'imprime pas
38:08pour l'instant
38:08mais qui pourrait imprimer
38:09il voit bien
38:10que Retailleau
38:11a fait beaucoup de progrès
38:12cet été
38:13et a des propositions
38:16a une présence médiatique
38:17qui commence
38:18à marquer davantage
38:20même si on ne le voit
38:20pas dans les sondages
38:21donc il voit bien
38:22que tout ça est fragile
38:22et donc il se dit
38:23il faut y aller maintenant
38:25sauf que
38:27les autres
38:28ne lui reconnaissent
38:29aucune légitimité
38:30et ne reconnaissent pas
38:31son avance
38:32comme suffisamment
38:33importante
38:34et décisive
38:34pour se ranger
38:35derrière lui
38:37et il y a aussi
38:38une deuxième raison
38:39si vous voulez
38:39qui explique
38:40le geste
38:41d'Edouard Philippe
38:42c'est qu'il ne veut pas
38:43de primaire
38:44et donc il essaye
38:46d'avoir un accord
38:47sur tapis vert
38:47il n'en veut pas
38:48mais plus des deux tiers
38:49des électeurs de droite
38:50et du centre
38:5070%
38:51sont favorables
38:52à une primaire
38:52pour désigner un candidat
38:53unique à la présidentielle
38:55Edouard Philippe
38:55étant le mieux placé
38:56pour l'instant
38:57pour l'emporter
38:57c'est un sondage
38:58au Doxa
38:58Blackbone
38:59pour le Figaro
39:00c'est difficile
39:02d'avoir une dynamique
39:03de campagne
39:03quand vous n'êtes
39:04même pas capable
39:04dans votre propre ville
39:05Le Havre
39:06de faire plus de 50%
39:07aux dernières élections
39:08municipales
39:08au deuxième tour
39:09donc évidemment
39:10que pour Edouard Philippe
39:11pour l'instant
39:12c'est extrêmement compliqué
39:13moi je pense
39:14qu'il ne veut pas
39:14aller à la primaire
39:15parce qu'il pense
39:15qu'il peut la perdre
39:16en réalité
39:17parce que Jean-Michel
39:18l'a très bien dit
39:18la campagne de Gabriel Attal
39:20est intéressante
39:21du point de vue
39:22de la dynamique
39:22alors pour l'instant
39:23ça n'imprime pas
39:23ça ne monte pas
39:24mais il est sur des thèmes
39:26qui sont centraux
39:27à droite
39:27il est sur une manière
39:29de faire campagne
39:29avec sa campagne
39:30des mille bistrots
39:30que moi je trouve intéressante
39:32quoique un petit peu insincère
39:34que Bruno Rotaillot
39:35arrive à camper
39:35sur des thèmes
39:36notamment sur la question
39:37de la réforme
39:38de la constitution
39:38on en parlait
39:39la semaine dernière
39:40le droit du sol aussi
39:41bien sûr
39:41la brogation du droit du sol
39:42qui est une mesure
39:43réclamée par 75%
39:44des français
39:44par la question
39:45de la réforme
39:46de la constitution
39:47qui ne paraît pas
39:48pour l'instant comme ça
39:48un sujet très sexy
39:50mais qui est partagé
39:50par 8 français sur 10
39:52et au milieu de ça
39:53on a le jupéiste
39:55le haut fonctionnaire jupéiste
39:56qui certes
39:58a de l'avance
39:58un petit peu
39:59dans les sondages
39:59mais qui n'imprime pas
40:01et on sait
40:01que les primaires
40:04bien souvent
40:05favorisent
40:05la candidature
40:06la plus radicale
40:07moi je pense surtout
40:08qu'Edouard Philippe
40:09parmi les 3 personnes
40:09que je viens de nommer
40:10est la personne
40:11la moins bonne en campagne
40:12et donc la moins bonne
40:12dans une campagne de primaire
40:13et en plus Jules
40:15je pense qu'Edouard Philippe
40:16il a peur
40:16que l'histoire se répète
40:17souvenez-vous
40:18en 2017
40:18Juppé
40:20Edouard Philippe
40:21était le collaborateur
40:21de Juppé
40:22et Retailleau
40:23était le collaborateur
40:24de Fillon
40:24Juppé était premier
40:26dans les sondages
40:26et qui a gagné
40:27la primaire ?
40:28Fillon
40:28sur la radicalité
40:30sur la radicalité
40:30donc là il se dit
40:31on va me le faire
40:32j'ai pas envie
40:33qu'on me le fasse
40:34à l'envers
40:34et je veux surtout
40:35pas avoir une primaire
40:36parce que je risque
40:37de la perdre
40:37face à Retailleau
40:38puisqu'on parle
40:39de main tendue
40:40du côté de DLR
40:41justement
40:41entend la main
40:42David Lissnard
40:43nous avons quasiment
40:44tout en commun
40:45mais non
40:46répond Robert Ménard
40:47qui était l'invité
40:48de Laurence Ferrari
40:48ce matin
40:49sur Europe 1 et CNews
40:50il se déteste
40:52il se déteste
40:53moi ce qui me tue
40:54c'est quand je discute
40:55avec eux
40:55ils ont tous à la bouche
40:57ah non mais quand même
40:58c'est pour la France
40:59la France
41:00la France
41:00mais si la France
41:01la France
41:02la France
41:02elle est tellement importante
41:03peut-être que tu peux te dire
41:05tiens lui
41:06il est mieux placé
41:07il a plus de capacité
41:09il est mieux armé
41:11que moi
41:11et donc je vais m'oublier
41:13Samir
41:13vous en avez vu un
41:14qui s'oublie
41:15c'est un peu tôt là
41:16alors un rapide commentaire
41:18oui
41:18oui ils se détestent tous
41:19je constate qu'à gauche
41:20aussi ils se détestent
41:22qu'ils s'insultent de nazis
41:23qu'ils s'insultent de Doriot
41:25et qu'à la moindre
41:26élection législative
41:27ils se tapent tous
41:28dans les mains
41:29donc si à droite
41:29ils pouvaient faire pareil
41:30ce serait peut-être
41:30un petit peu mieux
41:31alors oui je suis d'accord
41:32ils se détestent
41:33mais c'est pas parce que
41:34vous détestez un concurrent
41:35que vous pouvez pas
41:36le rallier
41:36souvenez-vous
41:37Rocard Mitterrand
41:38ils se détestaient
41:40ils ont fait cause commune
41:41Mitterrand a gagné
41:42bon Rocard n'a pas fait
41:43une grande carrière après
41:44mais au moins
41:45si vous voulez
41:45les idées qu'il défendait
41:46sont arrivées au pouvoir
41:48ben là je pense que
41:49Lysnard et Rotaillot
41:49devraient faire le même calcul
41:50je voudrais qu'on termine
41:52sur un sujet
41:52que j'estime important
41:53Jules Torres
41:54et Jean-Michel Salvatore
41:55vous avez vu
41:56qu'un chercheur
41:56en intelligence artificielle
41:58qui s'appelle
41:59Jacob Coxon
41:59c'est un britannique
42:00de 27 ans
42:01qui travaillait
42:02sur
42:02qui était parti
42:03d'Open Air
42:04et qui a rejoint
42:05Anthropique
42:06donc en gros
42:06il bossait dans
42:07l'intelligence artificielle
42:09il a démissionné
42:11et il a accusé
42:12cette industrie
42:12de l'intelligence artificielle
42:14les deux d'ailleurs
42:14de jouer
42:15avec nos vies
42:16dans la course
42:17au développement
42:18d'intelligence artificielle
42:19capable de s'améliorer
42:21toute seule
42:21c'est pas forcément
42:22l'intelligence artificielle
42:23qu'on utilise tous les jours
42:24dans notre moteur de recherche
42:26c'est ce qu'on appelle
42:27l'intelligence artificielle
42:28générative
42:29écoutez avant d'en débattre
42:30les propos de Jean Tirole
42:32prix Nobel d'économie 2014
42:33qui a estimé
42:34qu'il fallait absolument réguler
42:35l'IA
42:36il était sur RTL ce matin
42:37ça veut pas dire
42:38qu'on ne doit pas faire
42:38de l'IA
42:39en fait on doit la réguler
42:41et pour l'instant
42:42on ne va pas la réguler
42:43puisque l'IA se passe
42:44dans deux pays
42:44la Chine et les Etats-Unis
42:46qui n'ont pas d'intérêt
42:47à réguler l'IA
42:48et donc
42:49si nous on n'est pas
42:50à la table des négociations
42:52il n'y a aucune régulation
42:53pour qu'on ait
42:55une régulation de l'IA
42:56effectivement
42:56il va y avoir des problèmes
42:58avec des dangers
43:00que ce soit
43:00le biais au terrorisme
43:02ou la manipulation
43:03des croyances
43:04des gens
43:06on va être
43:07dans une situation difficile
43:08mais si c'est
43:09l'étranger
43:10qui nous contrôle
43:11c'est très grave
43:11il faut que nous soyons
43:13présents dans l'IA
43:14comment on s'en sort
43:15est-ce que votre conseil
43:16c'est de relire
43:17l'encyclique
43:17Humanita Magnifica
43:18du pape
43:19alors ça peut aider
43:20mais je pense
43:21qu'il faut prendre conscience
43:22du fait que l'IA
43:23est une invention
43:24mais majeure
43:25comme on en a jamais connu
43:26souvenez-vous
43:26de ce que disait
43:27le patron de Google
43:28le patron de Google
43:29disait
43:29c'est une invention
43:30aussi importante
43:31que l'invention du feu
43:33donc on n'est pas sur
43:34l'invention d'un portable
43:35etc
43:35ça se compare
43:36à l'invention du faux
43:37donc ça change tout
43:38et évidemment
43:39que c'est une technologie
43:40qui est tellement puissante
43:41qu'elle peut avoir
43:42des effets cataclysmiques
43:43oui
43:44évidemment qu'il peut y avoir
43:45une sorte de récit
43:46apocalyptique
43:46d'autant plus
43:47quand on sait
43:47que dans les 24 prochains mois
43:48on n'est pas sûr
43:49de pouvoir contrôler
43:50cette IA
43:51mais je constate
43:52et ça fait partie aussi
43:53du déclin européen
43:54que quand on a
43:55les Chinois et les Américains
43:56qui investissent des milliards
43:57et qui évoluent
43:58et bien nous
43:59le premier mot qu'on a
44:00à la bouche
44:01c'est
44:03allez j'espère qu'on en reparlera
44:04c'est avec grand plaisir
44:05extrêmement important
44:06merci à vous
44:06Jules Torres
44:07merci également
44:08à Jean-Michel Salvatore
44:09et à Marie Linero
44:10on embrasse évidemment
44:12Géraldine Amon
44:12merci
44:13ça va l'après-midi
44:14à tous sur Europe 1
44:15oui rendez-vous à 13h demain
44:16c'était Clélie Mathias
44:17sur Europe 1
44:18et dans un instant
44:18ici on en parlait
44:19avec Marie-Estelle Dupont
44:20et Romain Desarbres
44:21jusqu'à 15h
44:22le thème de l'émission
44:23c'est consacré au couple
44:25avec Soisy Castelnerac
44:26experte en bien-être amoureux
44:28bel après-midi sur Europe 1
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