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00:00Sourire.
00:04Europe 1, il est presque 13h.
00:08Europe 1 Info.
00:1013h, 14h.
00:12Clélie Mathias.
00:13Et bonjour à tous, soyez les bienvenus sur Europe 1 Info.
00:15Je suis ravie de vous retrouver en ensemble pour une heure.
00:17Une heure d'info et deux débats avec les chroniqueurs Europe 1.
00:20On commence bien sûr par le grand journal de la mi-journée.
00:23En ce jeudi 1er octobre, des lycées et des universités bloqués,
00:27le mouvement de contestation se poursuit et prend même de l'ampleur.
00:30Nous serons en direct d'un lycée de Saint-Denis,
00:32alors que débute au ministère de l'Intérieur une cellule interministérielle de crise
00:36présidée par Sébastien Lecornu.
00:38Faut-il faire payer aux parents les dégâts causés lors de ces manifestations lycéennes ?
00:42C'est la question Europe 1 du jour.
00:44Vous pouvez donner votre avis ou voter sur le site et l'appli Europe 1.
00:47Et pour l'instant, vous dites oui à la quasi-unanimité.
00:51Dans l'actualité également, dans l'affaire du meurtre de Thomas Perrotto à Crépole en 2023,
00:56le racisme anti-blanc retenu par les juges d'instruction fait débat.
00:59Le parquet de Valence a annoncé faire appel de l'ordonnance de mise en accusation.
01:03Plus d'explications à suivre.
01:05Que s'est-il passé sur ce vol Fly Dubaï à destination de Tel Aviv ?
01:09Les passagers qui sont intervenus et ont empêché un crash ont été accueillis en héros en Israël par Benjamin Netanyahou
01:14lui-même.
01:15L'Arabie Saoudite a ouvert une enquête, nous y reviendrons.
01:18Nous sommes le 1er octobre, c'est le 1er jour d'octobre rose qui sensibilise les femmes au dépistage du
01:23cancer du sein.
01:25Ce sera le thème de la chronique santé de Brigitte Millot que vous retrouvez dans un quart d'heure.
01:28La tendance météo, bonjour Géraldine Amon.
01:31Bonjour Kelly.
01:31Avec la fin de cet épisode méditerranéen.
01:34Et oui, puisqu'en effet la levée des vigilances rouges et oranges par Météo France a été levée sur les
01:38départements concernés.
01:39Les pluies persistent tout de même à l'est.
01:41Alors que le temps s'améliore au nord-ouest, les maximales ailes sont en baisse.
01:46Il fera entre 19 et 24 degrés du nord au sud, localement jusqu'à 28 degrés en Corse.
01:52Météo complète sur Europe 1 à la fin du journal.
01:54Europe 1
01:56Le hall du lycée Nelson Mandela dans le centre de Nantes, détruit par un incendie.
02:01Mais à Strasbourg, Lyon, Paris ou Marseille, les blocages des établissements scolaires se poursuivent avec les débordements qui vont avec.
02:07Wilfried de Villers, bonjour.
02:09Bonjour Clélie, bonjour à tous.
02:10Vous êtes devant un lycée de Saint-Denis.
02:12Oui, le lycée Bartholdi, c'est là que les organisations lycéennes et étudiantes ont appelé à se rassembler cet après
02:18-midi.
02:18Pour l'instant, seule une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel.
02:21Pas encore de tensions, mais des messages clairement anti-police, plus de fric, moins de flic.
02:26Voilà ce que je peux lire notamment sur les grilles de cet établissement.
02:30La matinée a été très mouvementée ailleurs, dans d'autres établissements.
02:33J'étais tout à l'heure dans un lycée de Pantin où des jeunes visages masqués à biens noirs ont
02:37mis feu à plusieurs poubelles,
02:39l'incident suivi forcément par une intervention des CRS, des affrontements entre forces de l'ordre et lycéens que déplore
02:45Simon.
02:45Il est en première au lycée de Pantin.
02:47On n'est pas d'accord avec ce fait de cramer, mais voilà, en fait, on ne peut pas juste
02:51garder le seul pourcentage qui est un tout petit pourcentage de personnes qui, oui,
02:55leur seule raison pour un blocus est de ne pas avoir cours et faire le bordel.
02:58Il faut aussi penser à l'énorme pourcentage qui, lui, il est venu pour montrer qu'en fait, c'est
03:02plus possible ce qui se passe dans notre lycée.
03:04Voilà, des lycéens qui dénoncent notamment des conditions d'apprentissage dégradées, des salles insalubres, le manque d'enseignants,
03:10mais les dégradations, les incidents sont nombreux en Ile-de-France et ailleurs.
03:13Un incendie a ravagé l'entrée d'un lycée dans le 19e arrondissement de Paris.
03:16Un proviseur a été blessé également en Ile-de-France.
03:19Merci beaucoup Wilfried de Villers en direct d'un lycée de Saint-Denis en région parisienne.
03:23Le mouvement continue et prend même de l'ampleur car les universités rejoignent la contestation
03:28avec une trentaine de campus bloqués, citons Paris, Strasbourg, Marseille, Lyon 2, Reims, Poitiers ou encore Nanterre.
03:35Preuve que la situation est prise très au sérieux.
03:37Sébastien Lecornu préside en ce moment une cellule interministérielle de crise.
03:42Bonjour Arthur Delaborde.
03:43Bonjour à tous.
03:45Et cette mobilisation lycéenne et universitaire, il en a été largement question au Conseil des ministres.
03:50Effectivement, une priorité, reprendre le contrôle de la situation.
03:54Faut-il envoyer davantage de forces de l'ordre devant les lycées ?
03:57Comment lever les blocages sans provoquer de nouveaux affrontements ?
04:00Et quelles suites judiciaires données aux violences ?
04:02L'exécutif ne peut plus traiter cette mobilisation comme une simple contestation lycéenne.
04:07Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, celui de la Justice Gérald Darmanin
04:11sont notamment réunis en ce moment autour de Sébastien Lecornu.
04:14Selon plusieurs sources, tous les déplacements ministériels sont annulés
04:18au moins jusqu'à lundi.
04:20Et la crise rejoint désormais le débat budgétaire.
04:22Les insoumis dénoncent notamment le gel des APL.
04:25Et les frais d'inscription prévus pour certains étudiants non boursiers.
04:28L'exécutif répond que l'éducation nationale échappe au gel des crédits
04:32et met en avant 1 milliard d'euros supplémentaires
04:35ainsi que 3300 en création de postes dans l'enseignement scolaire.
04:38Mais après plusieurs jours de mobilisation,
04:40le gouvernement tente aussi de reprendre la main sur le terrain politique.
04:43Une plateforme numérique doit recueillir les doléances des lycéens
04:46avant une restitution nationale.
04:48Une sorte de grand débat version lycée reste à savoir.
04:51Si cela suffira à calmer la colère.
04:53Merci Arthur Delabor du service politique d'Europe 1.
04:56Et derrière ces images de casse et de violence,
04:58la question des revendications se pose.
05:00Quand on demande aux lycéens à mobiliser,
05:02il y a souvent un peu de tout.
05:03Emploi du temps surchargé, parcours sup,
05:05la tenue vestimentaire ou l'absence des profs.
05:08Des motifs parfois jugés sévèrement par les adultes
05:10qui assistent à ces blocages.
05:12Exemple avec cette scène prise sur le vif à Lyon.
05:14C'est un reportage du correspondant d'Europe 1 à Lyon.
05:17Jean-Luc Bougeon.
05:17Nous sommes à quelques pas du lycée Édouard et Réaillaud
05:19où le matin même un blocage avec feu de poubelle a eu lieu.
05:22Yves et Marie-Joseph, des retraités du quartier,
05:24demandent des explications à Ileida, manifestante de 16 ans.
05:27On est beaucoup trop par classe.
05:28On n'a pas assez de professeurs.
05:29On n'a pas assez de matériel.
05:30On n'a même pas tous nos manuels pour l'ESPE.
05:32Les emplois du temps, on a plus de trous que d'heures de cours.
05:34De 8h à 18h, comment voulez-vous que le soir on rente
05:36et qu'on fasse nos devoirs directement ?
05:37On a à peine le temps de se coucher.
05:39Bon, écoutez, là, il ne faut pas exagérer.
05:40Vous me dites qu'on est 40 par classe.
05:42Moi, je me suis en seconde, on était 42.
05:43Bon, ben, on y arrivait.
05:45Il faut vous préparer à l'avenir
05:46parce que quand vous serez en fac, vous serez dans un amphi,
05:48vous serez 400.
05:49Des revendications jugées un peu dérisoires,
05:51en tout cas qui ne justifient pas toute cette violence.
05:54C'est aussi l'avis de Stéphane,
05:55très remonté contre ses actions lycéennes.
05:57Allez travailler, c'est bon.
05:59Quand je vois des gamins comme vous,
06:00mais je suis déçu de ce pays.
06:01On a travaillé, on a payé nos études et tout,
06:03mais vous êtes où ?
06:04J'ai 60 ans, vous n'allez pas m'apprendre la vie.
06:06C'est simple la question.
06:07Vous votez pour qui ?
06:08Pimoire, Rassemblement National.
06:09Ok, ça ne m'étonne pas.
06:10Ça ne m'étonne pas, vraiment pas.
06:11Vous avez voté pour qui, vous ?
06:12Moi, je voterai LFI.
06:15Je respecte votre choix.
06:16Votez LFI, dans 25 ans, vous allez voir le pays.
06:18Vous allez pleurer.
06:19Un dialogue difficile.
06:20Comment peut-on encore réclamer et casser de la sorte
06:23alors que la France a une dette de presque 3600 milliards d'euros ?
06:26Interroge ce père de famille.
06:27Lyon, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
06:29Et à propos de la dette qui étrangle les finances françaises,
06:32le gouvernement a dévoilé ce matin son budget 2027
06:34qui comprend 43 milliards d'euros de mesures de redressement
06:38avec par exemple la baisse du nombre de fonctionnaires,
06:40une mise à contribution des retraités,
06:42une taxe sur les produits sucrés
06:44ou encore l'inscription payante en BTS
06:45ou en classe préparatoire pour les non-boursiers.
06:48Les débats au Parlement s'annoncent donc tendus
06:50face à un parti socialiste
06:51qui a déjà qualifié ce projet de récessif
06:54et injuste fin de citation.
06:5713h06 sur Europe 1,
06:59la suite du journal de Clélie Mathias
07:00avec les suites de l'affaire Bardella-Médiapart.
07:03Alors que de nombreux politiques sont allés à des commentaires,
07:07en premier lieu Emmanuel Macron
07:08qui depuis l'Espagne a jugé les propos attribués
07:10au président du RN gravissimes et inacceptables
07:13en dépit de l'absence de preuves fournies par Mediapart,
07:15Édouard Philippe, lui, a refusé de commenter
07:18et préfère se montrer prudent
07:19face aux révélations du média en ligne.
07:22Alexandre Chauveau,
07:23Édouard Philippe fait donc entendre une voix singulière.
07:25Oui, alors qu'un grand nombre de responsables politiques
07:28ont condamné les propos supposés de Jordan Bardella,
07:31rapportés par Mediapart,
07:32Édouard Philippe préfère, lui, tempérer.
07:34Je ne sais pas si M. Bardella a tenu ses propos.
07:37Mediapart le dit,
07:38M. Bardella le dément,
07:40je ne sais pas si c'est vrai.
07:41Je ne dis pas que c'est faux,
07:42je ne sais pas si c'est vrai.
07:43Comme je ne sais pas si c'est vrai,
07:45je ne commente pas.
07:46Je me permets de dire
07:48que si ces faits sont vrais,
07:49et encore une fois, je ne le sais pas,
07:51s'ils sont vrais,
07:52ils sont sérieux,
07:53ils sont graves.
07:54Il faudra que M. Bardella s'en explique,
07:56il les nie aujourd'hui.
07:57Il faudra qu'il s'en explique
07:58et que le cas échéant,
07:59il en tire les conséquences.
08:00L'ancien Premier ministre
08:01tient compte du démenti de Jordan Bardella,
08:03contrairement à Emmanuel Macron,
08:05accusé de ne pas avoir respecté
08:06la présomption d'innocence.
08:08Édouard Philippe tacle par ailleurs
08:09le chef de l'État
08:10qui s'est exprimé depuis l'étranger.
08:12Il y a une vieille règle
08:13que je m'appliquais quand j'étais Premier ministre
08:15qui consiste à dire
08:16que lorsqu'on représente la France
08:17et qu'on est à l'étranger,
08:18on ne commande pas la vie politique intérieure.
08:20Je pense que c'est une bonne règle.
08:21Voilà, et dans le même temps,
08:22Jordan Bardella réaffirme son innocence
08:24dans un long message publié hier sur X.
08:27Le nouvel assaut de Mediapart
08:28est l'accusation la plus ignoble
08:30qui m'est jamais visée,
08:31dit le président du RN.
08:33Alexandre Chauveau du service politique d'Europe.
08:35Un nouveau rebondissement dans l'affaire Képol.
08:36Le parquet de Valence
08:37fait à son tout rappel de l'ordonnance
08:39qui renvoie 11 jeunes hommes
08:40devant les assises
08:41pour le meurtre de Thomas Perrotto,
08:43avec au cœur du dossier
08:44un désaccord majeur.
08:46La circonstance aggravante
08:47de racisme anti-blanc,
08:48retenu par les juges d'instruction,
08:50mais contesté par le parquet Jacques Serret.
08:52Oui, et c'est bien là
08:53tout l'enjeu de cet appel.
08:55Car sur cette question
08:56du racisme anti-blanc,
08:58le parquet et les juges d'instruction
09:00ne sont pas d'accord.
09:01Les juges ont décidé
09:02de renvoyer 11 mises en examen
09:04devant les assises
09:05pour meurtre et tentatives de meurtre
09:07avec cette circonstance aggravante
09:09de racisme envers la race blanche
09:12et la nation française.
09:13Ils s'appuient notamment
09:14sur les déclarations de témoins
09:15affirmant avoir entendu des phrases
09:17comme
09:17« On est là pour planter des blancs
09:19et tuer des français. »
09:20Mais le parquet de Valence,
09:21lui,
09:22conteste cette circonstance aggravante.
09:24Dans ses réquisitions,
09:25il avait demandé
09:26qu'elle ne soit pas retenue,
09:27jugeant les témoignages
09:28trop minoritaires,
09:29imprécis
09:30ou contradictoires.
09:31Le parquet fait donc appel
09:33pour permettre
09:33à la Cour d'appel de Grenoble
09:35de réexaminer
09:36l'intégralité du dossier.
09:37Mais les éléments rapportés
09:39sont bien là.
09:4019 témoins
09:41disent avoir entendu
09:42des propos visant
09:43les blancs et les français.
09:44à la justice désormais
09:45de dire
09:46s'il constitue juridiquement
09:47une circonstance aggravante
09:49du meurtre.
09:50Jacques Soiré
09:50du service politique d'Europe 1.
09:51L'état victime
09:52d'un nouveau piratage informatique.
09:53Après le vol des données
09:54du site des impôts
09:55et alors que Sébastien Lecornu
09:57avait annoncé
09:57il y a un peu plus d'un mois
09:58la création d'une nouvelle
09:59unité cyber,
10:00on apprend que deux agences
10:02ont été la cible
10:03d'un piratage.
10:04Le comble,
10:05il s'agit justement
10:06de celle dédiée
10:06à la cybersécurité,
10:08l'ANSI
10:08et l'ADINUM.
10:09Maïlène Trémolet.
10:10Il s'agit d'une centaine
10:11de comptes utilisateurs
10:12liés au piratage de Metabase
10:13qui ont subi une compromission.
10:15Conséquence,
10:16les hackers ont pu récupérer
10:17des accès à des comptes
10:18appartenant à l'ANSI
10:19et à l'ADINUM.
10:20Des attaques
10:21qui ne mettent cependant
10:21pas en danger
10:22toutes les données
10:23des deux institutions.
10:24Comme l'explique Jérôme Seize,
10:25spécialiste en cybersécurité,
10:27il appelle à la prudence.
10:28Les agents ont plusieurs PC,
10:30ils ont des réseaux isolés.
10:31Là, on parle d'un outil
10:33qui n'est pas un outil
10:34sensible et critique.
10:35Ça n'a strictement
10:36rien à voir
10:37avec le cœur de métier
10:38de l'ANSI.
10:39La question des investissements
10:40de l'État,
10:41elle, reste sensible
10:42alors que le Premier ministre
10:43avait réclamé
10:44un renforcement
10:45des outils de cybersécurité
10:46en trois jours seulement.
10:48À ce stade,
10:48on attend toujours
10:49d'en voir les effets
10:50comme l'explique Jérôme Seize.
10:52Un milliard
10:52pour la cybersécurité,
10:53200 millions de débloqués.
10:55Cet argent-là,
10:55je ne sais pas
10:56comment il a été utilisé.
10:57Maintenant,
10:57si vous parlez
10:57des toutes dernières attaques
10:59très récentes,
10:59le rapport de l'ANSI
11:00donne des choses
11:01qui doivent changer.
11:02C'est à partir de maintenant
11:03qu'il va falloir commencer
11:04à suivre ce changement
11:05et voir s'il est appliqué ou pas.
11:07Pour rappel,
11:07le rapport en question
11:08livré avant-hier
11:09portait sur les failles
11:10ayant mené au piratage
11:11de la Direction Générale
11:12des Finances Publiques.
11:14Du service politique d'Europe 1,
11:15Maïlène Trémolet.
11:1613h10 sur Europe 1,
11:17on en vient à cette histoire
11:18qui est digne d'un film.
11:19Le secrétaire général de l'ONU,
11:21Antonio Guterres,
11:22se dit ce matin
11:22soulagé
11:23qu'une tragédie
11:24ait été évité
11:25mais préoccupée
11:25par ce grave incident.
11:26Le gouvernement israélien
11:28dénonce de son côté
11:29une attaque terroriste
11:30car hier matin,
11:31un avion au départ de Dubaï
11:32à destination de Tel Aviv
11:33de la compagnie Fly Dubaï
11:34a été contraint
11:36d'atterrir en urgence
11:37en Arabie Saoudite.
11:38Le copilote
11:39aurait poignardé
11:40le commandant de bord
11:41pour faire écraser l'avion.
11:43Bonjour Marius Druard.
11:44Bonjour Clélie,
11:44bonjour à tous.
11:45Le crash a été évité
11:46de justesse
11:46grâce à plusieurs héros
11:48à bord
11:48qui ont maîtrisé
11:49la situation.
11:49Oui,
11:50à commencer par le pilote
11:51poignardé
11:52de nationalité indienne.
11:53Dans sa lutte,
11:54il est parvenu
11:55à déverrouiller
11:55la porte du cockpit
11:56pour permettre
11:57aux personnes à bord
11:58d'intervenir.
11:58C'est un plombier israélien
12:00Yaniv Ayoun
12:01qui a été le premier
12:02à s'interposer.
12:03Il aurait attrapé
12:04l'assaillant par derrière
12:05avant de le sortir
12:06du cockpit
12:07et aurait ensuite
12:08tiré le manche
12:08de l'avion
12:09pour le redresser
12:10dans sa chute libre.
12:11Un acte de bravoure
12:12salué par le premier ministre
12:13israélien
12:14Benyamin Netanyahou.
12:15Bonjour monsieur
12:17le premier ministre.
12:18C'est toi le héros ?
12:19Comment as-tu fait ça ?
12:20Nous sommes un peuple
12:21de lions.
12:23Vraiment joué à lions,
12:24joué à un grand héros.
12:25Waouh,
12:25ces tâches de sang
12:26viennent de lui,
12:27du copilote ?
12:27Oui,
12:28malheureusement,
12:29nous n'avons pas réussi
12:30à le tuer
12:30mais il lui faudra
12:31du temps
12:32pour se remettre.
12:34Écoute,
12:34tu es incroyable.
12:36Incroyable.
12:37D'autres passagers
12:38ont aussi aidé
12:39à neutraliser l'assaillant.
12:40Un médecin a prodigué
12:41les premiers soins
12:42aux blessés.
12:43Une fois la situation
12:43sous contrôle,
12:44deux pilotes présents à bord
12:45ont rejoint
12:46le poste de pilotage.
12:47Ils ont repris
12:48les commandes de l'avion
12:49et l'ont fait atterrir
12:50en toute sécurité
12:51en Arabie Saoudite.
12:52Le président israélien
12:53Isaac Herzog
12:54a annoncé
12:55vouloir décorer
12:55quatre passagers
12:56pour leur bravoure
12:57à bord de l'appareil.
12:58Merci beaucoup
12:59Marius Drouard.
13:00La Bourse tout de suite.
13:01La chronique Bourse
13:02avec la Banque Postale,
13:03partenaire de la performance
13:05des entreprises.
13:06Bonjour Claire Lemaitre.
13:07Bonjour Clévy.
13:08Encore du rouge
13:09avec le CAC 40
13:10qui est marqué
13:11par la présentation
13:12du budget.
13:12Oui,
13:12le CAC 40
13:13qui perd encore 0,7%
13:15et qui est donc
13:15particulièrement nerveux
13:16à cause de l'agenda
13:17en France.
13:18Le gouvernement présente
13:19sa feuille de route
13:20budgétaire,
13:21un sujet surveillé
13:22de très près
13:23à cause de la dette
13:24de la France.
13:24Et la tension
13:25est maximale.
13:27le taux d'emprunt
13:27à 10 ans
13:28est monté
13:28au plus haut
13:29depuis 2002.
13:30Il a flirté
13:31avec les 5%
13:32dans la matinée.
13:34Alors,
13:34les plus fortes baisses
13:35sont pour les banques
13:36avec cette flambée
13:36des taux.
13:37BNP Paribas,
13:38Crédit Agricole
13:39et Société Générale
13:40perdent environ 2%.
13:42Et puis,
13:42on a quand même Sanofi
13:43en hausse de 1,4%.
13:45Le laboratoire
13:46qui va renforcer
13:47son partenariat
13:47avec l'américain
13:48Régénérone
13:49dans les anticorps.
13:50C'est du rouge
13:51partout en Europe.
13:52Londres c'est de 1,3%.
13:54Moins 0,3%
13:55pour Francfort.
13:56Moins 0,7%
13:56à Paris
13:57pour le CAC 40.
13:58On est à 7907 points.
14:00Merci Claire.
14:00La Bourse Europe 1
14:01avec Boursier.com
14:03C'était la chronique Bourse
14:05avec la Banque Postale.
14:06La banque pour avoir
14:07un temps d'avance
14:08sur la performance
14:08de votre entreprise.
14:10La Banque Postale
14:11Citoyenne.
14:13Le temps qu'il fait
14:14avec Géraldine Ammon.
14:16Retrouvez la météo
14:17avec Groupe à main.
14:18L'assureur
14:19qui sera toujours
14:20un point de repère
14:21pour les pros.
14:24Géraldine,
14:25c'est encore plus vieux
14:25à l'Est
14:26et il y a une baisse
14:26des températures.
14:27Oui,
14:2718 degrés
14:28cet après-midi
14:28à Saint-Etienne,
14:2919 à Brest,
14:30il fera 20 degrés
14:31à Caen et Lyon.
14:3221 degrés
14:33à Rennes-Lille-et-Paris,
14:3522 degrés
14:35à Strasbourg
14:36cet après-midi,
14:3723 degrés
14:37à Bordeaux,
14:3824 à Marseille,
14:3925 à Nice,
14:3926 degrés
14:40à Perpignan
14:41jusqu'à 28 degrés
14:42à Ajaccio.
14:43Alors,
14:43côté ciel,
14:44même si l'épisode
14:45méditerranéen
14:46prend fin,
14:47une perturbation
14:47continue de circuler
14:48sur l'Est du pays.
14:50Perturbation
14:50qui donne des puits
14:52au Sud-Est
14:52puis qui seront
14:53un peu plus marqués
14:54en allant vers le Nord-Est
14:55avec un risque
14:55d'averse orageuse
14:56de la moyenne vallée
14:57du Rhône
14:58jusqu'en pleine d'Alsace
14:59en passant
15:00par l'Auvergne-Rhône-Alpes.
15:02À l'arrière
15:02de cette perturbation,
15:04les éclaircies
15:05gagnent progressivement
15:06les régions du centre.
15:07Le ciel restera
15:08toutefois
15:09très nuageux
15:09au Sud de la Garonne
15:10et donnera
15:11de faibles précipitations
15:12sur le relief
15:14pyrénéen.
15:15Bonne nouvelle,
15:16l'amélioration
15:17va progressivement
15:18gagner du terrain
15:19en fin de journée
15:20et demain,
15:20le temps sera calme
15:21avec un soleil
15:22assez présent
15:23sur une bonne partie
15:24du pays.
15:25Demain matin,
15:26il fera entre 7 et 17 degrés
15:28du Nord au Sud
15:29et les maximales
15:30seront stationnaires.
15:31Il fera entre 20 et 27 degrés.
15:34Merci beaucoup Géraldine.
15:3613h, 14h
15:38Europe 1 Info
15:3913h14 sur Europe 1
15:41c'est le moment
15:42d'accueillir
15:42le docteur Brigitte Millot
15:44vêtue de rose
15:45pour la chronique
15:46Santé du jour.
15:47Bonjour docteur Millot.
15:49Bonjour tout le monde.
15:49Vous en oubliez
15:50de répondre.
15:51Je regardais Géraldine
15:53désolé.
15:54C'est le premier jour
15:55d'octobre rose.
15:56Aujourd'hui,
15:56vous êtes habillée
15:57en rose.
15:58Nous avons également
15:58notre petit ruban.
16:00On va faire le point
16:01avec vous
16:01sur le dépistage
16:02du cancer du sein.
16:03Oui,
16:03alors je vais commencer
16:04par quelques chiffres.
16:06Une femme sur 8
16:07sera confrontée
16:08au cancer du sein
16:09au cours de sa vie.
16:10Tout le monde
16:11connaît une femme concernée.
16:12Une mère,
16:13une sœur,
16:14une compagne,
16:15une fille,
16:16une tante,
16:16une cousine,
16:17une amie,
16:18une ennemie,
16:19un collègue.
16:20Bref,
16:21nous sommes tous
16:21et toutes
16:22directement
16:23ou indirectement
16:24touchés.
16:25Autre chiffre,
16:26un cancer du sein
16:28dépisté tôt
16:29guéri
16:30dans 9 cas
16:31sur 10.
16:32Autre chiffre
16:33qui m'interpelle,
16:34vous le savez,
16:35il existe en France
16:36un dépistage organisé
16:37qui propose
16:38une mammographie
16:39tous les 2 ans
16:40aux femmes
16:41de 50
16:42à 74 ans.
16:43Eh bien,
16:44moins d'une femme
16:45sur deux
16:46a participé
16:47à ce dépistage
16:48l'an dernier.
16:49Un chiffre en plus
16:50en baisse
16:50par rapport
16:51aux années
16:51précédentes.
16:52Or,
16:53on sait
16:53que 6 cancers
16:55sur 10
16:55sont dépistés
16:56à un stade
16:57précoce
16:58lors des dépistages
16:59organisés,
17:00donc guérissent.
17:01Alors,
17:01on comprend,
17:02les freins sont multiples,
17:04peur du résultat,
17:05peur de la douleur,
17:06manque de temps,
17:07difficulté d'accès
17:08au centre de radiologie
17:09ou tout simplement
17:10oubli.
17:11Aussi,
17:12depuis septembre,
17:13l'Institut national
17:14du cancer
17:15diffuse une nouvelle
17:16campagne
17:16de sensibilisation
17:17dont le message
17:19est particulièrement
17:20intéressant.
17:21La personne
17:22la mieux placée
17:23pour vous confincre
17:24de faire
17:25le dépistage
17:26des cancers du sein,
17:27c'est vous.
17:27C'est vrai que c'est vous
17:28la personne la mieux placée.
17:29Donc,
17:29c'est important
17:30et je trouve
17:30que ce message
17:31de cette campagne
17:33au moins place
17:34la femme
17:34au centre
17:35de sa propre prévention
17:37plutôt que de se limiter
17:39à une simple
17:40invitation médicale.
17:42dans les projets
17:45de dépistage,
17:47on tendrait même
17:48maintenant
17:49vers un dépistage
17:50plus personnalisé.
17:52On ne tiendrait plus
17:52compte que de l'âge
17:54parce que là,
17:54c'est de 50 à 74 ans.
17:56Là,
17:57on prendrait en compte
17:58aussi le risque individuel,
17:59la génétique,
18:01ses antécédents familiaux
18:02ou encore la densité
18:03de ses seins.
18:05Super !
18:05Mais en attendant,
18:07n'oubliez pas
18:07ce rendez-vous.
18:09Allez faire
18:10votre mammographie.
18:11Et même si vous avez
18:12un autre rendez-vous,
18:13vous répondez quoi ?
18:14Je ne peux pas,
18:15j'ai ma mot.
18:17Voilà l'excuse.
18:18Merci beaucoup.
18:19Brigitte Millot,
18:20on rappelle,
18:21c'est Octobre Rose
18:22qui débute aujourd'hui
18:23dans Europe 1 Info
18:24à présent place au débat.
18:25Blocage dans les lycées,
18:26maintenant dans les universités.
18:27La situation est jugée sérieuse.
18:29Sébastien Lecornu
18:30préside en ce moment
18:31une cellule interministérielle
18:32de crise.
18:33On y revient
18:33d'ici le journal permanent
18:35d'une heure et demie
18:35avec nos trois chroniqueurs
18:37Jean-Michel Salvatore,
18:38Jules Torres
18:38et Michel Fayad
18:40sur Europe 1.
18:4013h17,
18:41vous écoutez Clélie Mathias
18:42sur Europe 1.
18:4313h,
18:4314h,
18:45Europe 1 d'emploi.
18:4613h,
18:4714h,
18:48Europe 1 Info.
18:4913h19 sur Europe 1,
18:51vous écoutez Europe 1 Info
18:51avec Clélie Mathias
18:52et ses trois chroniqueurs du jour.
18:54Aujourd'hui avec vous,
18:55Clélie,
18:55le chroniqueur politique
18:56et communiquant
18:57Jean-Michel Salvatore,
18:58Jules Torres,
18:59journaliste politique
18:59au journal du dimanche
19:00et rédacteur en chef
19:01de l'infiltré
19:02et le chroniqueur international
19:03sur Europe 1
19:04et CNews,
19:05Michel Fayad.
19:05Bonjour à tous les trois,
19:06soyez les bienvenus.
19:07Bonjour.
19:08On va commencer par le mouvement
19:10dans les lycées,
19:12ils ont été réjoints d'ailleurs
19:12par les facultés
19:14un peu partout en France.
19:16Ils réclament quoi ?
19:17Des remplacements de professeurs,
19:18davantage de moyens,
19:21parfois des tenues vestimentaires,
19:22la fin de parcours sub,
19:23c'est un peu nébuleux,
19:24on va y venir.
19:24Mais à propos de ce mouvement,
19:26écoutez Olivier Vial,
19:27il est chercheur au CRU,
19:29expert des radicalités,
19:30il était l'invité d'Europe 1 ce matin.
19:32Ces scènes de violence qu'on voit,
19:33d'habitude,
19:34c'est ce qu'on appelle
19:34le pourrissement du mouvement,
19:35ça vient à la fin du mouvement
19:37quand le mouvement va s'éteindre.
19:38Là, en fait,
19:38ça a commencé par la violence
19:39et en fait,
19:40on s'aperçoit qu'effectivement,
19:41on a une forme d'hybridation
19:43entre les violences urbaines,
19:45l'extrême gauche
19:46et des mouvements lycéens.
19:48On voit des mi-temps de LFI
19:50mais aussi de toute la galaxie
19:51l'ultra-gauche,
19:52du NPA,
19:54de Révolution Permanente,
19:55des mouvements aussi plus nouveaux,
19:57c'est-à-dire qu'on a
19:58des mouvements indigénistes,
19:59on a des mouvements
20:00proches des frères musulmans
20:01qui sont également présents
20:02sur ces mobilisations.
20:04Alors, on va revenir,
20:05Jean-Michel Salvatore,
20:06sur la récupération politique.
20:09Juste avant quand même
20:09une première question,
20:10des mouvements
20:11et des mobilisations
20:12de la part des étudiants
20:15ou même des lycéens,
20:16je ne dirais pas
20:17qu'on y est habitués
20:17mais c'est arrivé quand même fréquemment.
20:20Est-ce que là, selon vous,
20:21c'est un mouvement nouveau ?
20:22Oui.
20:23Et pour un gouvernement,
20:24un mouvement de lycéens,
20:25il n'y a rien de pire.
20:26Il n'y a rien de pire
20:27parce qu'on a affaire
20:28à des manifestants
20:30qui sont très jeunes,
20:31qui sont très inexpérimentés,
20:33qui ne sont pas toujours
20:33bien encadrés,
20:34qui font n'importe quoi.
20:36Et c'est vrai qu'en temps normal,
20:37la police n'a pas le droit
20:38à l'erreur,
20:39mais avec des jeunes,
20:41ils ont encore moins
20:42le droit à l'erreur.
20:42On se souvient
20:44de la mort de Malik Ousekine
20:47en 1986.
20:47C'était un jeune étudiant
20:49qui était mort
20:50lors des manifestations
20:51contre la loi de Vaquet.
20:52Et François Hollande,
20:53il avait une expression
20:54assez amusante
20:55pour résumer tout ça.
20:57Il disait qu'en fait,
20:58avec les étudiants,
20:58enfin,
20:59les étudiants ou les lycéens,
21:01c'était un petit peu
21:02comme le dentifrice.
21:02Une fois qu'il s'est sorti
21:03du tube,
21:04on n'arrive pas
21:05à les faire rentrer.
21:07Et c'est exactement ça
21:08le sujet.
21:08D'autant que là,
21:09si vous voulez,
21:11on a un mouvement
21:12qui est totalement hybride,
21:14qui part dans tous les sens.
21:15On ne sait pas
21:15ce qu'ils veulent
21:16ou ce qu'ils ne veulent pas.
21:17Alors que,
21:18lors des précédents mouvements,
21:19c'était beaucoup plus clair.
21:20Il y avait une réforme souvent aussi.
21:22Quand il y avait
21:22la réforme de Vaquet,
21:23c'était pour ou contre ?
21:24Bon, la réforme de Vaquet,
21:25c'était la sélection
21:26de l'université.
21:27Bon, voilà,
21:27c'était un sujet.
21:28Ensuite,
21:28le CPE,
21:29c'était le contrat
21:30premier embauche
21:31avec de Villepin,
21:32etc.
21:32Là,
21:33il n'y a pas de mot
21:33d'ordre particulier
21:35et honnêtement,
21:35moi,
21:35quand je vois les choses,
21:37d'abord,
21:38je suis très surpris
21:38par la violence débridée
21:41et par une deuxième chose,
21:42c'est qu'on ne sait pas
21:43s'ils veulent plus travailler
21:44ou moins travailler.
21:45Ah ben,
21:45moins ?
21:47Je te laisse
21:48de la réponse.
21:48Oui,
21:49ils veulent moins travailler
21:50mais moi,
21:50je veux plus travailler.
21:51je ne fais pas partie
21:52de ces jeunes-là
21:53mais les revendications,
21:54elles sont extrêmement claires
21:55mais elles ont muté.
21:57Elles ont muté.
21:58Au départ,
21:58c'était,
21:59on n'a pas assez de professeurs,
22:00nos établissements sont dégradés,
22:02il y a,
22:02on l'a entendu,
22:04des sélections
22:04dans certains lycées
22:05qui sont antisociales
22:06et racistes
22:07et en effet,
22:08on veut moins travailler,
22:09on veut le droit à la paresse
22:10mais là,
22:11on n'est plus dans ces revendications-là.
22:13On est complètement
22:13dans une délégitimation du pouvoir,
22:16dans une contestation
22:16de l'autorité.
22:17C'est pour ça qu'ils s'en prennent
22:18à des pompiers,
22:19c'est pour ça qu'ils s'en prennent
22:20à des policiers.
22:20Je note quand même
22:21qu'il y a certains lycées
22:23où il n'y a pas de manque de moyens
22:25où il y a ces professeurs.
22:26Quand je vois
22:26qu'il y a des manifestations
22:27au lycée Henri IV,
22:29mais je me tiens les côtes,
22:30c'est-à-dire que
22:31ces revendications-là,
22:32elles n'existent pas.
22:33Donc en réalité,
22:33on assiste à une récupération politique
22:35absolument dingue
22:36de la part de l'extrême-gauche
22:38et de la gauche
22:38et notamment avec la France insoumise
22:40et en effet,
22:41il y a des lycéens
22:44qui sont en accord
22:45avec tout cela
22:46et qui sont complètement
22:47instrumentalisés
22:48et manipulés
22:48par un parti politique.
22:50Je m'appuie sur ce que disait
22:51et ce qu'on a entendu
22:51de la part d'Olivier Vial,
22:53récupérateur ou initiateur
22:54du mouvement
22:54C'est parti de gauche ?
22:55Il y a un petit peu des deux.
22:57D'abord, en effet,
22:57il y a un certain nombre
22:58d'initiateurs.
22:59Olivier Vial parle
23:00de Révolution Permanente
23:01qui est un groupuscule
23:02qui est très actif
23:03notamment en Seine-Saint-Denis.
23:04Il vous suffit
23:06de 4 à 5 éléments
23:07pour qu'il y ait ensuite
23:09des suiveurs
23:10parce qu'encore une fois,
23:11quand on voit des gamins
23:11de 13 ou 14 ans
23:12qui jettent des pavés
23:14sur des policiers
23:15et des gendarmes,
23:16on se doute bien
23:17qu'ils ne se sont pas levés
23:17le matin en se disant
23:18qu'ils allaient faire ça.
23:19Non, c'est parce qu'il y a
23:20des initiateurs,
23:21il y a des personnes
23:21qui ont créé tout cela
23:24et ensuite,
23:25vous avez beaucoup de suiveurs
23:26et vous avez le mouvement
23:27qui est en train
23:28de se dégénérer.
23:29Je vous fais écouter
23:30Bruno Rotario,
23:30le candidat à LR
23:31à l'élection présidentielle
23:32qui a posé la question
23:33de l'interdiction de la FI
23:34après les violences.
23:35Il était sur BFM TV ce matin.
23:37On a un parti
23:37qui est fasciné par la violence.
23:39On a un parti
23:39qui appelle à la sédition.
23:41Et même,
23:41on a un parti
23:42qui essaie d'organiser
23:43l'insurrection.
23:44Ce qui se passe là,
23:45écoutez-moi bien,
23:46ce qui se passe aujourd'hui
23:47devant les lycées,
23:48c'est la répétition générale
23:49de ce qui pourrait se passer
23:51en 2027
23:52si Mme Le Pen
23:54gagnait.
23:55Ils organiseraient
23:56une insurrection
23:57dans le pays.
23:58Je pense aujourd'hui
23:59qu'il y a une question
23:59qui se pose.
24:00C'est la question
24:01de l'interdiction
24:02de la FI.
24:03Je sais que c'est
24:03très difficile en droit.
24:04Mais je la pose,
24:06je la lance dans le débat public
24:07parce qu'on ne peut plus faire
24:09comme si de rien n'était.
24:10Jean-Michel Salvatore,
24:11elle se pose cette question
24:12de l'interdiction
24:12de la FI
24:13en raison de ce qui se passe
24:14là, dans ce mouvement.
24:15Oui, le sujet se pose
24:17quand même
24:17parce que vous avez
24:18une attitude en effet
24:20sédicieuse
24:21des élus
24:22de la République.
24:24Vous avez
24:24des députés,
24:26vous avez des maires
24:26qui viennent
24:28soutenir
24:30les étudiants,
24:31soutenir
24:31les lycéens,
24:32tenir des propos
24:33absolument inacceptables,
24:35légitimer
24:35la violence
24:36et ce n'est pas
24:38un épiphénomène
24:38si vous voulez.
24:39Ça vient après
24:40l'affaire Jeune Garde
24:42du mois de février
24:43où vous vous souvenez
24:44que ce mouvement
24:47très proche
24:47de la France insoumise
24:48a été impliqué
24:49dans la mort
24:50d'un jeune homme.
24:51Donc on sent bien
24:52qu'il y a une fascination
24:53pour la violence,
24:54pour la violence politique
24:55et là,
24:56elle s'exprime
24:57d'une façon éclatante
24:59aux portes des lycées.
25:00Balib Bagayoko
25:01a été interrogé
25:02ce matin,
25:03il disait
25:03mais c'est la place
25:04d'un élu
25:04d'être présent
25:04lors de tels événements
25:05comme je le suis aussi,
25:07je cite,
25:07quand il y a des sans-papiers
25:09qui sont concernés
25:09comme je l'étais d'ailleurs
25:10dans les grandes mobilisations
25:11pour le service public.
25:12Il assure que c'est sa responsabilité
25:14en tant qu'élu
25:15d'apprécier l'ensemble
25:16quasiment de la population
25:17et que les lycéens
25:18en font partie.
25:19Michel Fayad.
25:20Maintenant,
25:20il est quand même cité
25:21dans une des plaintes
25:22donc on va voir
25:23qu'est-ce qui va lui arriver
25:24à lui
25:25parce qu'il est aussi censé
25:26en tant que maire,
25:28enfin il a des responsabilités
25:29de maintien de l'ordre.
25:31Ça c'est une chose
25:31et il y a aussi le fait
25:33qu'il y a Nora Bussini
25:35qui a sorti un article
25:36dans Le Point aujourd'hui
25:37dans lequel elle dit
25:37qu'il y a non seulement
25:38l'implication
25:39de mouvements de gauche
25:40dont a parlé Olivier Vial
25:41mais il y a également
25:42l'implication
25:43des étudiants musulmans
25:44de France
25:45c'est-à-dire
25:46le groupe étudiant
25:48de la branche française
25:49des frères musulmans
25:50qui s'appelait autrefois
25:51UOIF
25:51et qui s'appelle désormais
25:52Musulmans de France.
25:54Donc il y a
25:55d'après elle,
25:56d'après son enquête
25:57leur implication.
25:58Donc là on est plus seulement...
25:59L'un des chefs
25:59est un collaborateur
26:00de la France Insoumise
26:01qui s'appelle Mohamed Awad.
26:02Bien sûr
26:02et d'ailleurs...
26:04Qui est très actif
26:04à la Courneuve.
26:05Oui, ce que dit Jules est vrai
26:07et d'autant plus
26:07que lors de la commission
26:08d'enquête
26:09à laquelle Jean-Luc Mélenchon
26:11avait participé
26:12et bien il y avait
26:13un des députés
26:14de la France Insoumise
26:15qui avait dit
26:16qu'il y avait un bon islam
26:18et c'était celui
26:19de l'UOIF
26:20qui en fait ne s'appelle
26:21plus UOIF
26:21qui s'appelle
26:22Musulmans de France
26:23et qui est la branche française
26:24des frères musulmans
26:25et qui serait donc
26:25impliquée dans ces émeutes.
26:27Donc c'est quand même
26:28assez grave
26:28que non seulement
26:29on parle
26:30de la France Insoumise
26:32et de sa possible
26:33mise au banc
26:34de son interdiction
26:35mais il y a également
26:36donc la branche
26:38apparemment des jeunes
26:38des étudiants
26:39des frères musulmans
26:41et on parlait
26:42de Rétaillot
26:43mais Rétaillot voulait
26:43interdire les frères musulmans.
26:44Là il y a les jeunes
26:45qui participent apparemment.
26:47Alors je rappelle
26:47que le gouvernement
26:48est en train
26:49enfin Sébastien Lecornu
26:49préside en ce moment même
26:50d'ailleurs
26:51une cellule interministérielle
26:52de crise
26:53et que le gouvernement
26:54a lancé une plateforme
26:55de concertation.
26:56Voilà je voulais avoir
26:57votre réaction
26:59je l'ai eue en direct.
26:59Et pourquoi pas un numéro vert
27:00et une agence ?
27:02Allez dans un instant
27:03on parle du budget 2027
27:05qui a été dévoilé ce matin
27:06avec vous trois
27:07donc Jean-Michel Salvatore,
27:09Jules Torres
27:10et Michel Fayad
27:11sur Europe 1.
27:1113h28
27:12excellente après-midi
27:13vous écoutez
27:13Clélie Mathias
27:14sur Europe 1.
27:1613h14
27:18Europe 1 Info
27:19Vous écoutez
27:20Clélie Mathias
27:20à 13h31
27:21sur Europe 1
27:22et c'est chroniqueur
27:23avec vous aujourd'hui
27:24Michel Fayad
27:25Dulterès
27:25et Jean-Michel Salvatore.
27:27Le gouvernement
27:28a donc dévoilé
27:29son budget 2027
27:30qui comprend
27:3143 milliards d'euros
27:32de mesures de redressement
27:33par exemple
27:34baisse du nombre
27:35de fonctionnaires
27:35mise à contribution
27:37des retraités
27:37taxes sur les produits sucrés
27:39ou encore inscriptions payantes
27:40en BTS
27:40ou en classe préparatoire
27:42pour les non-boursiers.
27:44Jean-Michel Salvatore
27:45c'est un budget
27:46technique ou politique ?
27:48C'est un budget
27:49de sauf qui peut
27:51parce que c'est vrai
27:51qu'en temps normal
27:52on aura envie
27:52de critiquer ce budget
27:53parce qu'il y a plein
27:54de choses qui ne vont pas
27:54il n'y a pas assez
27:55d'économies
27:55il y a quand même
27:5617 milliards
27:57d'impôts supplémentaires
27:59donc évidemment
28:00qu'on aura envie
28:01de critiquer ce budget
28:03sauf que là
28:04si vous voulez
28:04on est entré
28:05dans la crise financière
28:07on est en plein dedans
28:09puisque chaque jour
28:10les taux d'intérêt augmentent
28:11on est à 4,9%
28:13vous l'avez dit
28:13il n'y avait jamais eu
28:14des taux aussi importants
28:15depuis 2002
28:16et il y a 2-3 chiffres
28:17qui moi je trouve
28:18font froid dans le dos
28:19la dette française
28:20augmente
28:21de 5000 euros
28:22chaque seconde
28:245000 euros
28:24chaque seconde
28:25et il y a un deuxième chiffre
28:27il faudrait faire le calcul
28:28en une heure d'émission
28:29il y a 31 millions de secondes
28:32dans une année
28:32donc c'est pour ça
28:33qu'on est arrivé à ce calcul là
28:34et il y a un deuxième chiffre
28:35qui est aussi
28:37très spectaculaire
28:38c'est que la France
28:39va devoir emprunter
28:401 milliard par jour
28:421 milliard par jour
28:43c'est à dire
28:44non pas pour investir
28:45dans des équipements
28:46non pas pour l'armée
28:47non pas pour la santé
28:48non pas pour les écoles
28:49mais en intérêt
28:51en intérêt de dette
28:52donc 1 milliard
28:531 milliard par jour
28:54c'est considérable
28:56et donc ça donne
28:57une petite idée
28:57du fait que
28:58le mur de la dette
28:59il est là
28:59que la dette
29:00elle augmente
29:01tous les jours
29:01et que si on ne fait pas
29:03des choses
29:03extrêmement énergiques
29:04ça va être
29:05la catastrophe
29:06avant la présidentielle
29:07et je pense qu'elle va arriver
29:09parce que
29:09comme je le disais tout à l'heure
29:10la crise financière
29:11elle est déjà là
29:12J'ai répondu à votre question
29:13pendant que Jean-Michel
29:14était en train de parler
29:15pour votre heure
29:16donc de 13h à 14h
29:18ce sera 18 millions d'euros
29:19que la dette
29:20sera alourdie
29:21donc évidemment
29:22que ce budget
29:22est en effet
29:23un budget
29:24sauf qui peu
29:25évidemment que c'est un budget
29:26que moi je considère
29:27comme peu courageux
29:28le problème étant
29:28qu'on a une majorité
29:30peu courageux
29:31même
29:31un peu courageux
29:32oui
29:33quand vous ne vous en prenez pas
29:34à ce mammouth
29:36qui est le budget de l'Etat
29:37quand vous n'allez pas
29:39pardonnez-moi
29:39sur la question des retraites
29:41quand vous n'allez pas
29:42sur la question
29:42un peu
29:43ils y vont un peu
29:44sur les retraités
29:45très légèrement
29:46très légèrement
29:46quand vous n'allez pas
29:47sur la question
29:48du coût de l'immigration
29:49quand vous n'allez pas
29:50sur la question
29:51de manière massive
29:52sur la question
29:53de la contribution française
29:54et de l'Union Européenne
29:54on peut considérer
29:56que ce n'est pas un budget
29:56très courageux
29:57mais c'est évidemment
29:58à mettre en balance
29:59avec la majorité
30:00en tout cas
30:00avec l'Assemblée Nationale
30:01que nous avons aujourd'hui
30:02avec 577 députés
30:05qui sont socialistes
30:05avec 577 pas
30:07appartenant au Parti Socialiste
30:08mais qui ont une doctrine
30:09qui est une doctrine socialiste
30:10ensuite
30:11vous avez trois couloirs de nage
30:13ce qui fait qu'on aura
30:14les mêmes discussions
30:15c'est pour cela
30:16qu'un certain nombre
30:16de personnes disent
30:17qu'il faut les ordonnances
30:18que certains autres disent
30:20qu'il faut le 49-3
30:21pour passer
30:22pour éviter ce débat là
30:24parce que le sujet
30:25aujourd'hui
30:25c'est d'avoir un budget
30:26rappelons quand même
30:27que si une loi spéciale
30:29est votée
30:29c'est à dire
30:30pas le budget
30:31au sens noble du terme
30:32pas un budget
30:33comme celui
30:33qui est présenté
30:34comme cela
30:34le prochain président
30:36qui sera élu
30:37donc en mai 2027
30:38ne pourra rien changer
30:38donc le sujet
30:40il est qu'il faut
30:41absolument voter aujourd'hui
30:42un budget
30:43pour pouvoir ensuite
30:44quand il y aura
30:45une nouvelle majorité
30:46en juin prochain
30:47sans nul doute
30:48et bien avoir un budget
30:50qui soit peut-être
30:50un petit peu mieux
30:51parce que
30:51espérons-le là encore une fois
30:52mais c'est encore
30:53une incertitude
30:54on aura une majorité
30:55plus que relative
30:57Jean-Michel Salvatore
30:58Moi je trouve que
30:59dans tous ces débats
31:00je suis quand même
31:01assez effaré de voir
31:02que les candidats
31:03à la présidentielle
31:04ne se positionnent pas
31:06sur cette question
31:07de la dette
31:07d'une façon
31:08vraiment sérieuse
31:09il n'y a pas un seul candidat
31:11qui présente
31:12un vrai programme
31:13de désendettement du pays
31:14sur deux ou trois ans
31:15aucun candidat
31:17on est dans la surenchère
31:18des dépenses
31:19et quand on assiste
31:21au débat parlementaire
31:22on se rend compte
31:22qu'il n'y a pas un seul
31:24il n'y a pas un seul parti
31:25qui prend ses responsabilités
31:28et moi j'ai vraiment
31:30le sentiment
31:30qu'il y a une responsabilité
31:32historique devant le pays
31:34parce que
31:35si on reste
31:37comme l'année dernière
31:37et comme il y a deux ans
31:38dans une politique
31:38de surenchère permanente
31:40mais la catastrophe
31:41va arriver encore plus vite
31:43et c'est vrai que là
31:43ce qu'il faut bien voir
31:44c'est que les marchés
31:45nous regardent
31:46c'est-à-dire que
31:47lorsque Mélenchon dit
31:48on va mettre la dette
31:48à la poubelle
31:49ça fait monter les taux
31:50quand Mme Le Pen dit
31:53la retraite
31:54pas de problème
31:5460-62 ans
31:55on a les moyens
31:56c'est un choix de société
31:56les taux montent
31:58et si
31:58et si
32:00non non mais oui
32:01mais enfin quand même
32:01elle est en position de gagner
32:03pas pigasse
32:03et Sébastien Lecornu
32:07s'il ne prend pas
32:09un budget très volontariste
32:10dès maintenant
32:11les taux monteront également
32:13donc on est si vous voulez
32:14dans une nasse terrible
32:16c'est un nœud coulant
32:17la dette
32:18c'est un nœud coulant
32:18et là on voit bien
32:19que les choses s'aggravent
32:21de jour en jour
32:21et à propos de
32:23de
32:24de
32:24de
32:24programme
32:24j'allais dire
32:25écoutez
32:25Laure Lavallet
32:26de la porte-parole
32:26du Rassemblement National
32:27députée du Var
32:28elle était l'invité
32:29de Laurence Ferrari
32:29ce matin sur Europe 1
32:30ce sont les mêmes
32:31quand même
32:32qui ont fait 1300 milliards
32:33de dettes en 10 ans
32:34qui sont censés maintenant
32:35là faire des économies
32:36nous nous disons
32:37depuis le début
32:37que c'est très simple
32:38il faut aller chercher
32:38l'argent dans l'Union Européenne
32:39nous sommes contributeurs nets
32:40de 9 milliards
32:41c'est beaucoup trop
32:42c'est-à-dire que
32:42pour que les Français
32:43qui nous écoutent comprennent
32:44on donne plus à l'Union Européenne
32:45que ce qu'elle nous rend
32:46il faut aller chercher
32:47dans le train de vie de l'État
32:48il faut aller chercher
32:48évidemment dans cette politique migratoire
32:50ce que vivent les Français
32:51c'est la conséquence
32:51de choix politiques
32:52qui n'ont pas été bons
32:53qui n'auraient pas été les nôtres
32:54et on va leur expliquer
32:55comment nous
32:55on va reprendre en main
32:57la dépense publique
32:58Jean-Michel Salvatore
32:59oui tout ça c'est très joli
33:00mais le problème
33:01c'est que si Mme Le Pen
33:02est élue
33:04en mai prochain
33:05son premier sujet
33:06ça ne sera pas
33:07l'immigration
33:07ça ne sera pas
33:08la sécurité
33:08ça sera la dette
33:09bien sûr
33:10Michel Fayad
33:10il y a une chose
33:11dont on n'a pas encore parlé
33:12par rapport à la dette
33:13c'est la balance commerciale
33:15parce qu'une des manières
33:16justement de réduire
33:17le pourcentage de la dette
33:18par rapport au PIB
33:19c'est d'augmenter notre richesse
33:21notamment par les exportations
33:22or aujourd'hui
33:23ça fait des années
33:24et des années
33:24qu'on est dans une balance commerciale
33:26complètement négative
33:27et il n'y a personne
33:28qui parle non seulement
33:29de la dette
33:29mais qui parle aussi
33:30de ce problème structurel
33:31qu'on n'exporte rien
33:32enfin on exporte bien sûr
33:33mais pas suffisamment
33:34par rapport à nos importations
33:36et ce n'est pas
33:37en faisant ce budget là
33:39qu'on va exporter davantage
33:41produire davantage
33:42en France
33:43donc il y a quand même
33:44un vrai sujet de fond
33:46qui n'est pas abordé
33:47ni par ce gouvernement
33:48ni par les candidats actuels
33:49et il y a aussi
33:50une autre chose
33:51c'est dire qu'on parle
33:52de 17 milliards
33:53vous avez dit
33:53d'impôts supplémentaires
33:55mais enfin on va quand même
33:57confier 17 milliards
33:58au plus mauvais gestionnaire
34:00du pays
34:00l'Etat
34:03Michel Salvatore
34:04oui bien sûr
34:05c'est vrai que
34:06on exporte en fait
34:08du luxe
34:09des avions
34:11éventuellement
34:11de l'armement
34:12et puis c'est quasiment tout
34:13mais ça on paye
34:14toutes les additions
34:14en même temps
34:15on paye les 35 heures
34:16on paye
34:18la retraite à 60 ans
34:19on paye
34:20toutes les largesses
34:21toutes les politiques
34:22de facilité
34:23qu'on a connues
34:25depuis 30 ou 40 ans
34:26la désindustrialisation
34:27on paye tout ça
34:28en même temps
34:28et ça va être
34:30extrêmement douloureux
34:31et je pense que
34:32les français doivent
34:32quand même prendre conscience
34:33du fait
34:33que lorsqu'on aura bien
34:35pris le mur
34:35tout le monde paiera
34:36tout le monde paiera
34:38et ça sera très douloureux
34:39pour tout le monde
34:40personne ne pourra
34:42s'extraire
34:43de l'effort collectif
34:44qu'il faudra faire
34:44pour redresser le pays
34:45enfin on en est là
34:46je pense que
34:47moi je suis quand même
34:48mais bien sûr
34:49il faut quand même
34:50voir les choses
34:51comme elles sont
34:51il y a une espèce
34:52de déconnexion totale
34:53entre la réalité économique
34:55que l'on constate
34:56et puis le débat politique
34:58qui est complètement
34:59lunaire
34:59lunaire
35:00et puis il faut dire aussi
35:01que le système de retraite
35:02c'est une escroquerie
35:03une fois pour toutes
35:03dire qu'il va y avoir
35:05de moins en moins
35:06de personnes capables
35:07de cotiser
35:07et de plus en plus
35:09de bénéficiaires
35:10et donc c'est un système
35:10qui est appelé
35:11en fait à aller dans le mur
35:12à un moment donné
35:13il faut que les politiciens
35:14l'assument
35:15il n'y en a quasiment aucun
35:16et à part Sarah Knafo
35:17dans son livre
35:17pareil il n'y a qui
35:18qui l'a assumé
35:19sur la scène
35:20personne
35:20comme disait Jules
35:21ils sont tous socialistes
35:22à l'Assemblée
35:23non mais je te reste
35:24je mets même au-delà de ça
35:25il y a un véritable problème
35:26qui est que là
35:27qu'est-ce que fait le gouvernement
35:28si ce n'est présenter
35:29l'addition finale
35:29du décès
35:30à Macron
35:30on est dans une situation
35:31économique qui est cataclysmique
35:33la dette a augmenté
35:34de quasiment 1500 milliards
35:36sous Emmanuel Macron
35:37et évidemment que
35:38quand on a un gouvernement
35:40qui est le gouvernement
35:40je le rappelle
35:41le plus instable
35:42de la Ve République
35:43avec un Premier ministre
35:44qui a assumé
35:45devant les partenaires sociaux
35:46de dire qu'il était
35:47le Premier ministre
35:47le plus faible
35:48de la Ve République
35:49il ne faut pas s'étonner
35:50qu'on ait un budget pareil
35:51donc encore une fois
35:52je ne veux pas tirer
35:53à boulet rouge
35:54sur ce gouvernement
35:54parce que de toute manière
35:55il n'a pas de majorité
35:56c'est extrêmement compliqué
35:57mais j'en veux bien davantage
35:59aux oppositions
36:00qui en effet nous vendent
36:01Jean-Michel a complètement
36:02raison de le dire
36:02on va avoir une campagne
36:03présidentielle
36:04où il n'y aura
36:04que des mensonges
36:05où la question
36:06de la baisse
36:06de la dépense publique
36:07sera abordée
36:08mais jamais dans son ensemble
36:09avec notamment
36:10les retraites
36:11oui il faut absolument
36:12revoir notre système
36:13des retraites
36:13mais qui va aujourd'hui
36:14oser dire
36:15qu'il faut le revoir
36:16alors que c'est
36:17422 milliards d'euros
36:18chaque année
36:1914% du PIB
36:20sauf que
36:22la balance là-dedans
36:23c'est qu'il y a
36:23un électeur sur deux
36:24le 18 avril prochain
36:26qui sera sans doute
36:26un retraité
36:27donc comment voulez-vous
36:28vous adresser
36:29à une partie de la population
36:30qui va mal prendre
36:32un certain nombre
36:32de vos mesures
36:33quand elle représente
36:34la moitié de l'électorat
36:36et moi j'ajoute que
36:38sur l'histoire des lycéens
36:39pour reboucler la boucle
36:40je pense que
36:42LFI qui déclenche
36:44un mouvement de lycéens
36:45je trouve que c'est
36:45absolument criminel
36:46parce qu'ils savent très bien
36:47qu'il n'y a plus d'argent
36:49ils savent très bien
36:50qu'on ne peut rien
36:51accorder
36:51de tangible
36:53aux lycéens
36:54aux étudiants
36:55parce qu'il n'y a plus
36:56d'argent
36:56ils vont taxer les riches
36:57Jean-Michel
36:57oui mais si tu taxes
36:59les riches
37:00les taux remontent
37:01il faut faire attention à ça
37:02il faut faire très attention
37:03à ça
37:04ils suppriment la dette
37:06Jean-Michel Salvatore
37:07Jules Therese
37:08Michel Fayad
37:08que s'est-il passé
37:09sur ce vol
37:10Fly Dubaï
37:10à destination
37:11de Tel Aviv
37:12les passagers
37:12qui sont intervenus
37:13et ont empêché
37:14un crash
37:14ont été accueillis
37:15en héros
37:16on en parle avec
37:17vous trois sur Europe 1
37:18Europe 1
37:18l'étre
37:2013h
37:2014h
37:22Europe 1 Info
37:23Europe 1 Info
37:24se poursuit avec vous
37:24Kéli Mathias
37:25et vos chroniqueurs
37:26Jules Therese
37:26Jean-Michel Salvatore
37:28et Michel Fayad
37:29écoutez Benyamin Netanyahou
37:30le Premier ministre
37:31Israélia
37:31qui a rencontré
37:32un passager
37:33t-shirt taché de son
37:34d'ailleurs
37:34qui a aidé
37:35à maîtriser
37:36un assaillant
37:37c'était lors de ce vol
37:38Fly Dubaï
37:39à destination
37:39de Tel Aviv
37:40ses passagers
37:41ont évité
37:42un crash
37:43de justesse
37:46bonjour monsieur
37:46le Premier ministre
37:47c'est toi le héros
37:48comment as-tu fait ça
37:49nous sommes un peuple
37:50de Lyon
37:52vraiment jouant à Lyon
37:53jouant à un grand héros
37:54waouh
37:54ces taches de sang
37:55viennent de lui
37:56du copilote
37:56oui
37:57malheureusement
37:58nous n'avons pas réussi
37:59à le tuer
37:59mais il lui faudra
38:00du temps
38:01pour se remettre
38:03écoute
38:03tu es incroyable
38:05incroyable
38:05alors l'histoire
38:07est totalement folle
38:08donc ce vol
38:10ce vol Fly Dubaï
38:11est parti de Dubaï
38:13à destination
38:14de Tel Aviv
38:15et puis
38:16voilà
38:16que s'est-il passé
38:17à l'intérieur
38:18de ce cockpit
38:19Michel Fayette
38:20comment
38:20quelle lecture
38:20vous faites
38:21de cet événement
38:21de ce qui s'est passé
38:25déjà il y a une enquête
38:26qui est toujours en cours
38:26bien sûr
38:27les Israéliens
38:28disent que c'est un attentat
38:30et probablement
38:32c'est effectivement
38:33un attentat
38:33dans une période
38:34où il y a quand même
38:35dans quelques jours
38:35l'anniversaire
38:37entre guillemets
38:37du 7 octobre
38:38et on est toujours
38:39en contexte
38:40de guerre
38:41avec l'Iran
38:42et entre l'Iran
38:43et les Etats-Unis
38:44et donc forcément
38:45que les Iraniens
38:46qui avaient déclaré
38:47publiquement
38:47qu'eux et leur proxy
38:48frapperaient les Israéliens
38:50n'importe où
38:51n'importe comment
38:52n'importe quand
38:54bien sûr
38:54qu'il y a des soupçons
38:55qui se présentent
38:56maintenant ce qui est aussi
38:57un peu fou
38:58c'est que
38:58donc cet avion
39:00s'est posé en Arabie Saoudite
39:01un pays qui n'a pas
39:02signé de paix
39:03avec Israël
39:04un pays qui interdit
39:05aux Israéliens
39:05de se rendre
39:06chez lui
39:07et donc pendant des heures
39:08hier il y a eu le problème
39:09de comment est-ce que
39:10les Israéliens
39:10pouvaient même quitter
39:11l'Arabie Saoudite
39:12donc tous les événements
39:14dans cette affaire
39:15sont vraiment incroyables
39:16et effectivement
39:18si l'histoire
39:19comme quoi
39:20selon laquelle
39:21il y a des Israéliens
39:22qui sont intervenus
39:23pour empêcher
39:25cet attentat
39:26est une histoire vraie
39:27c'est quand même
39:28digne d'un film
39:29de Netflix
39:30de James Bond
39:31ah oui clairement
39:31alors en fait
39:32un copilote
39:33aurait poignardé
39:33le commandant de bord
39:34c'est ça
39:35le commandant de bord
39:35qui aurait eu
39:36le temps quand même
39:37d'ouvrir la porte
39:38du cockpit
39:39parce que normalement
39:39c'est bloqué
39:39les portes du cockpit
39:41l'avion est tombé
39:42à 4000 mètres
39:43vous imaginez
39:44la frayeur
39:45des passagers à bord
39:47l'avion n'est pas fait pour
39:48donc oui
39:48c'est quand même
39:49quelque chose
39:50de fou
39:50Jean-Michel Salvatore
39:52ce qui est fou aussi
39:53c'est la chronologie
39:55parce que visiblement
39:56le combat
39:58contre le copilote
40:00en fait
40:00il a duré très longtemps
40:01il a duré 40 minutes
40:03donc il faut imaginer
40:04ce que ça peut être
40:05d'être dans un avion
40:07avec un pilote
40:09et un copilote
40:09qui se battent
40:10une porte
40:10qu'on n'arrive pas
40:11à ouvrir
40:12l'appareil
40:14qui tombe quasiment
40:15comme un fer à repasser
40:16c'est absolument incroyable
40:18et ce que je trouve
40:19fabuleux
40:19c'est qu'ils aient réussi
40:20finalement
40:22à ouvrir la porte
40:23ils aient réussi
40:24à maîtriser
40:25le copilote
40:26et qu'il s'est trouvé
40:28dans l'avion
40:29un pilote
40:30et un copilote
40:31qui étaient disponibles
40:32et qui savaient
40:34utiliser cet avion
40:35parce qu'il faut être
40:36certifié
40:37tout le monde
40:38ne peut pas piloter
40:38n'importe quel avion
40:39il se trouve
40:40qu'ils connaissaient l'avion
40:41et donc ils ont pu
40:42le récupérer
40:43et le faire atterrir
40:44donc c'est une histoire
40:45absolument incroyable
40:46je pense que
40:47dans l'histoire
40:48de l'aviation civile
40:49c'est sans doute
40:49l'une des histoires
40:50les plus spectaculaires
40:51qu'on ait jamais entendu
40:52c'est vrai qu'en plus
40:54on vient de vivre
40:55les commémorations
40:56du 25ème triste anniversaire
40:59des attentats
41:00du 11 septembre
41:01on a vu des images
41:02absolument dingues
41:03et là c'est vrai
41:03qu'on est passé
41:04à côté de quelque chose
41:06qui aurait pu ressembler
41:07à tout cela
41:08puisque s'il n'avait pas réussi
41:09ce monsieur
41:10à ouvrir le cockpit
41:12a ensuite gagné
41:13cette bagarre
41:13parce qu'en réalité
41:14ces longues 40 minutes
41:16il a réussi
41:17c'est horrible
41:19c'est extrêmement long
41:20c'est en effet
41:21extrêmement horrible
41:22il faut un courage
41:23extraordinaire
41:24pour arriver à se débrouiller
41:25tout ça
41:25et ensuite
41:26ça nous dit
41:26quand même
41:27d'un point de vue
41:28plutôt diplomatique
41:29la menace qui règne
41:30aujourd'hui
41:30sur l'état d'Israël
41:31moi je veux bien
41:32qu'on nous parle
41:32de dômes de fer
41:33en permanence
41:33qu'on nous parle
41:34de liens diplomatiques
41:36avec un certain nombre
41:37de pays
41:37mais le sujet
41:38aujourd'hui
41:39c'est qu'Israël
41:40est sans doute
41:40l'état
41:41le plus menacé
41:42au monde
41:43et il peut même
41:43être menacé
41:44par des avions
41:45avec des israéliens
41:46dedans
41:47donc enfin
41:47on est passé
41:49à côté
41:49de quelque chose
41:51qui aurait pu être
41:51l'un des drames
41:52d'aviation civile
41:53pour le coup
41:54on a eu
41:54l'un des événements
41:55de courage extraordinaire
41:57de l'aviation civile
41:57mais on est passé
41:59à côté
42:01d'un des plus grands drames
42:02de ce qui aurait pu être
42:03un des plus grands drames
42:04de l'histoire
42:04dans le doute
42:04tout Israël
42:05a même fait décoller
42:05des avions de chasse
42:07et c'est vrai
42:08que la question
42:09qu'on se pose aussi
42:09c'est est-ce que c'est
42:10une opération suicide
42:11d'un seul homme
42:12on l'avait déjà vu
42:13avec l'avion
42:14de la Germanwings
42:15je ne sais pas si vous vous souvenez
42:16ce pilote
42:17qui avait voulu suicider
42:19et qui avait donc
42:19précipité son avion
42:21et donc qui avait provoqué
42:22la mort de dizaines
42:23et de dizaines de passagers
42:24donc est-ce que c'est
42:25une opération suicide
42:26ou est-ce qu'il y a
42:26une organisation derrière
42:28avec une volonté
42:29de faire un attentat
42:30là c'est vraiment
42:31la grande question
42:32qu'on se pose
42:32et bon j'espère qu'avec les enquêtes
42:35qui ont commencé
42:36on pourra en savoir plus
42:37l'Arabie Saoudite
42:38a ouvert une enquête
42:39à ce propos
42:40et le Mossad aussi
42:41et le Mossad aussi
42:42dans l'affaire du meurtre
42:43de Thomas Perrotto
42:44à Crépaule en 2023
42:45le racisme anti-blanc
42:46retenu par les juges
42:47d'instruction fait débat
42:48on en parle avec vous trois
42:49Jean-Michel Salvatore
42:50Jules Torres
42:50Michel Fayad
42:5213h49
42:52vous écoutez Cléline Mathias
42:53c'est C'est Chronique
42:54à tout de suite sur Europe 1