- il y a 8 heures
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00:00BNP Paribas.
00:58Sous-titrage Société Radio-Canada
01:01C'est la promesse de Marine Le Pen qui a présenté ce matin, aux côtés de Jordan Bardella, son programme
01:11économique en vue de 2027, le décryptage du service politique d'Europe 1.
01:15Le foot, une nouvelle victoire pour Zinedine Zidane, 4 à 1 hier face aux Belges. Peut-on déjà parler de
01:21coaching gagnant ? Europe 1 vous a tendu le micro.
01:24La tendance météo. Bonjour Géraldine Amon. Bonjour Kelly. Un changement de temps.
01:27Et oui, un temps qui se dégrade par le sud-ouest et les régions méditerranéennes des averses orageuses se développeront
01:33sur la façade atlantique au sud où les pluies vont s'intensifier au fil des heures.
01:37Le Gard et les Raux seront placés dès 22h en vigilance orange d'orage et pluie-inondation.
01:42Côté température, il fera de 20 à 25 degrés près de la Manche, du Haut-de-France au Grand Est.
01:46Elles seront comprises entre 25 et 29 degrés sur le reste du pays.
01:49C'est ce qu'ils appellent l'acte 3 du mouvement des milliers de lycéens, étudiants, parents ou encore syndicalistes
02:00réclament des moyens pour l'éducation
02:02et ont commencé à défiler ce matin dans plusieurs villes de France, à Nantes, Marseille, Lyon ou encore à Toulouse
02:08où nous retrouvons Charles Huillier.
02:10Charles, c'est plutôt calme alors qu'il est dans le cortège mais les commerçants et les riverains ont pris
02:14leur disposition.
02:14Oui, quelques milliers de manifestants présents ici dans le cortège, manifestation qui a débuté il y a deux heures depuis
02:22l'un des principaux boulevards de la ville.
02:24Un gros dispositif de police a été déployé, plusieurs camions longent le tracé du cortège.
02:29Pas de heure pour l'instant mais une certaine inquiétude gagne les commerçants.
02:34Laouni, comme beaucoup de ses collègues, vient de fermer son restaurant.
02:38C'est inquiétant parce que je suis commerçant donc pour éviter d'avoir des conséquences j'ai décidé de fermer
02:43et en plus il y a des policiers aussi qui sont passés me dire
02:46ça serait mieux que vous fermer pour éviter d'avoir des conséquences ou des dégâts.
02:51Des dégâts qui pour l'instant n'ont pas lieu mais c'est vrai que le contexte a été très
02:55tendu ces derniers jours lors de ces manifestations lycéennes ici.
02:59Exemple hier, dans la banlieue de Toulouse, la proviseure d'un lycée a été blessée, victime collatérale de jets de
03:06projectiles aux abords de son établissement.
03:09Charles Lully est donc à Toulouse, c'est le correspondant européen sur place à Paris.
03:14Le défilé partira à 14h place de la République pour aller jusqu'à Nation.
03:18Alexis Bourdon, bonjour.
03:20Bonjour Clélie, bonjour à tous.
03:21Vous êtes en direct pour Europe 1 dans le centre de la capitale.
03:23En plus de la mobilisation principale prévue cet après-midi, vous avez assisté à des blocages de lycées ce matin,
03:30notamment ceux d'Henri IV et de Louis le Grand.
03:32Et vous êtes désormais dans une manifestation sauvage avec des lycéens et des étudiants.
03:36Oui, plusieurs centaines de jeunes, peut-être un millier défilent alors que nous venons tout juste de passer la place
03:42de la Bastille
03:42dans ce cortège sauvage largement applaudi par des passants et des riverains, des drapeaux français
03:47mais aussi beaucoup de drapeaux de la France insoumise et des chants contre la police et le gouvernement
03:52appelant à bloquer le pays et malgré le manque d'organisation, aucun dégât ni même affrontement
03:58comme l'a constaté cette étudiante en sciences politiques.
04:00Moi je suis très agréablement surprise de voir ça.
04:03L'ambiance est vraiment bonne enfant.
04:04On ne voit pas tant de policiers que ça.
04:06Il y en a un, j'en ai vu trois, quatre, cinq qui sont là et je pense qu'ils
04:10pourront agir s'il y a des soucis.
04:12Ça évite de faire monter les tensions, le fait de ne pas être encerclé de policiers.
04:16Des adultes sont également présents, des parents, des enseignants ou des syndicats pour encourager les jeunes
04:21pour encadrer ces rassemblements.
04:24Certains manifestants me confiaient qu'ils s'apprêtaient désormais à rejoindre le cortège parisien
04:29qui s'élancera aux alentours de 14h, place de la République en direction de la place de la Nation.
04:35Merci beaucoup Alexis Bourdon en direct donc à Paris.
04:39En face, c'est une nouvelle journée très délicate pour les policiers.
04:42Hier, un jeune de 15 ans à Lens a vu sa main arrachée par une grenade de désencerclement.
04:46Un cas humainement dramatique selon les mots du ministre de l'Éducation nationale
04:50et qui questionne à nouveau les moyens utilisés par les policiers.
04:53William Molinier, l'objectif est le suivant, être ferme à l'encontre des casseurs tout en évitant la casse.
04:59Laurent Nunez exige juste équilibre entre proportionnalité des interventions et nécessaire maintien de l'ordre.
05:06Facile à écrire, beaucoup moins à exécuter.
05:09Peste un policier, les instructions du ministre de l'Intérieur c'est
05:11« Soyez ferme, mais pas trop », ajoute un autre en clair.
05:14« On doit stopper les dégradations, mais on ne sait pas comment », poursuit-il.
05:18La présence d'un grand nombre de mineurs dans les rassemblements complique la tâche.
05:21L'action policière est scrutée de très près.
05:24Les interventions sont filmées, diffusées sur les réseaux sociaux
05:28où le moindre geste est commenté, déformé, amplifié.
05:31Au premier blessé, une partie de la classe politique crie à la bavure policière
05:35sans même attendre le début de l'enquête.
05:37« Nous savons qu'il y a des enfants dans les cortèges.
05:40Nous sommes forcément dans la retenue », assure un cadre policier
05:44qui dénonce néanmoins une forme d'hypocrisie au sommet de l'État
05:47puisque, dit-il, si un drame survient, le policier prend le risque d'être lâché
05:52par le politique et la justice face à la pression de l'opinion publique.
05:56William Mollinier du service police-justice d'Europe 1.
05:58Rima Assane au cœur d'une vive polémique au Parlement européen.
06:02C'est dans la suite du journal de Clélie Mathias.
06:03Il est 13h05 sur Europe 1.
06:0513h, 14h.
06:07Europe 1.
06:07Pas en commun.
06:0813h, 14h.
06:10Europe 1 Info.
06:11Il est 13h07 sur Europe 1.
06:12Vous écoutez le journal de Clélie Mathias.
06:14La suite avec la politique et la campagne présidentielle
06:16qui se poursuit malgré l'actualité dans les lycées.
06:19Marine Le Pen présentait ce matin les grandes lignes de son programme économique.
06:23La candidate du Rassemblement national promet non plus 125,
06:26mais 140 milliards d'euros d'économie nette en 5 ans.
06:29L'objectif, redescendre sous les 3% de déficit d'ici 2032.
06:34Alexandre Chauveau, derrière toutes ces mesures, Marine Le Pen a un vrai enjeu de crédibilité en matière d'économie.
06:39Oui, une présentation exhaustive, plus de 40 minutes pour lister dans le détail les mesures censées éviter à la France.
06:45L'abîme budgétaire, 15 milliards d'euros économisés sur l'immigration,
06:495 milliards sur la contribution française au budget de l'Union Européenne,
06:52suppression de multiples agences et autres organismes jugés parasites.
06:56Sans surprise, la trajectoire économique souhaitée par Marine Le Pen est à l'opposé de la politique conduite.
07:02Depuis 10 ans, par Emmanuel Macron.
07:03On s'attaque au grand tabou des gouvernements sortants.
07:06L'immigration, la contribution à l'Union Européenne, le mille-feuille administratif,
07:10les fraudes innombrables, les agences de l'État ou encore les formes de corruption
07:13qui entourent certaines politiques publiques comme celle de l'énergie.
07:16Soit on s'attaque au modèle social, ce que les macronistes sont incapables d'assumer aux élections.
07:21Il faut agir comme le général de Gaulle à son arrivée au pouvoir, dit Marine Le Pen,
07:24qui s'appuie pour cela, entre autres, sur sa règle d'or qu'elle souhaite faire adopter par référendum
07:29et qui interdirait de voter un budget qui aggraverait la dette.
07:32Une dette que la candidate promet de ramener en cas d'élection de 127% du PIB aujourd'hui à
07:37112% en 2032.
07:40Alexandre Chauveau du service politique d'Europe.
07:41Et vive polémique au Parlement européen.
07:43Plusieurs responsables politiques demandent aujourd'hui des comptes à Rima Hassan.
07:47Car la députée européenne est accusée d'avoir renversé puis piétiné les drapeaux d'Israël et de l'Union Européenne
07:53hier soir.
07:54Nous sommes à l'avant-veille de la commémoration du 7 octobre,
07:57dans le cadre d'une exposition pour les victimes des massacres.
08:00Une accusation de plusieurs témoins qui auraient vu la scène,
08:03à laquelle s'ajoute une photo postée sur les réseaux sociaux par une eurodéputée allemande.
08:07Rima Hassan devra s'expliquer auprès de la présidente du Parlement, Roberta Metzola,
08:12qui décidera ou non d'une éventuelle sanction disciplinaire, Maïlène Trémolet.
08:15Oui, après le choc, la classe politique réclame des sanctions,
08:18à commencer par François-Xavier Bellamy, eurodéputée LR,
08:21qui s'est indigné dès hier soir et qui en rajoute une couche aujourd'hui.
08:24Il s'est exprimé il y a quelques instants.
08:27Rima Hassan s'en est pris au drapeau israélien qu'elle a jeté par terre.
08:31Et à une personne qui l'interpellait, elle a répondu simplement,
08:33Israël n'existe pas.
08:35Madame Hassan, nous ne vous laisserons pas faire.
08:38Et demain, en commémorant les attentats du 7 octobre,
08:41nous nous engagerons à redire ensemble, plus jamais ça.
08:43Au terme de son intervention, le vice-président DLR interpelle directement la présidence du Parlement européen.
08:49De son côté, Bruno Retailleau en appelle à la responsabilité de Jean-Luc Mélenchon.
08:54Directement pointe du doigt le silence coupable du groupe insoumis,
08:57qui, selon lui, en dit long sur la gangrène antisémite qui le ronge.
09:01Dans le reste de la classe politique,
09:03Nathalie Loiseau, députée européenne et soutien d'Edouard Philippe,
09:06dénonce un parti, je cite, au fond de l'indécence,
09:09quand Fabrice Ligéry, député européen et porte-parole du RN,
09:13considère qu'avec LFI, même la mémoire des victimes du terrorisme devient un terrain de provocation.
09:19Il a une très mollette du service politique d'Europe.
09:21Et le football à 13h10 sur Europe 1,
09:22l'équipe de France s'est imposée hier soir face à la Belgique en Ligue des Nations.
09:26Les Bleus ont battu les Diables Rouges 4 buts à 1,
09:29mais bon, ça n'a pas été si simple.
09:30L'équipe de France s'était menée au score jusqu'à la 77ème minute
09:34avant les entrées décisives de Désiré Doué.
09:36Rien de Cherki et Mickaël Olizet, qui a été l'auteur d'un doublé,
09:39Alors, que penser des débuts de Zinedine Zidane comme sélectionneur ?
09:43Plutôt réussi, semble-t-il.
09:44Visiblement, le public est conquis, Cyril Delamorinerie.
09:51Grâce à ses choix décisifs, Zinedine Zidane signe son premier succès au Stade de France
09:55comme sélectionneur, sous les yeux d'Aimé Jacquet, présent en tribune.
09:59Alors que la Belgique menait encore 1-0 en seconde période,
10:02Zizou a fait entrer sur le terrain Rien de Cherki, Désiré Doué et Mickaël Olizet.
10:07Ces trois joueurs ont marqué et renversé la situation.
10:09Sur le bord du terrain, Zidane, dans son costume noir, a été ovationné pour cette nouvelle victoire,
10:14mais aussi pour ses qualités techniques.
10:17Émilie, Thomas et leurs enfants sont conquis.
10:19C'est un formidable, deux contrôles dans le match, magnifique.
10:21Il a gardé ses gestes techniques !
10:23Bilan positif, des changements, des nouveaux...
10:26C'est un bel homme, il a le costard, non, il est top !
10:28Allez Zidou !
10:30Trois victoires en quatre matchs, Zidane a réussi ses premiers pas comme sélectionneur.
10:34On a été assez bons dans nos matchs, on a fait ça en 15 jours, c'est la première fois
10:38qu'on se voit,
10:38donc c'est encourageant et je suis très optimiste de toute façon pour la suite.
10:43Et rendez-vous dans un mois, les Bleus de Zinedine Zidane disputeront deux nouvelles rencontres en novembre,
10:48d'abord en Italie, puis contre la Turquie, à Bordeaux.
10:52Et le Nobel de Physique est décerné au Belge Francis Alzen qui a 82 ans pour ses travaux sur les
10:57neutrinos au cœur de l'Antarctique.
10:59Alors c'est un gigantesque cube de glace situé au pôle sud de notre planète.
11:04La Bourse tout de suite avec Arnaud Bives.
11:06La chronique Bourse avec la Banque Postale, partenaire de la croissance des professionnels et des entrepreneurs.
11:11Bonjour Arnaud !
11:12Bonjour !
11:13Avec un rebond du CAC 40 aujourd'hui.
11:14Et oui, le marché parisien effectivement de nouveau dans le vert à la mi-séance avec un CAC 40 qui
11:20reprend 0,7% à 7 890 points.
11:23On respire un peu après la baisse de près de 1% hier et de plus de 2% la
11:27semaine dernière.
11:28Ça va donc un peu mieux en Bourse de Paris, même si le rebond du jour apparaît bien maigre,
11:33alors même que le Nasdaq américain, pas plus tard qu'à ce soir, a atteint des sommets historiques.
11:38Côté valeurs en hausse, on retrouve Alstom qui prend 5% dopé par l'annonce d'un important contrat à
11:45Nazi.
11:45Rebond aussi pour les valeurs de la santé qui progresse très nettement.
11:49Plus 4 pour Biomérieux, plus 2 pour Sanofi et plus 15% pour la biotech Made in Cell qui s
11:55'envole.
11:55Puis à la baisse, on retrouve à l'inverse donc Renault qui a annoncé hier un changement à sa direction
12:00financière.
12:01C'est moyennement apprécié par le marché.
12:03Le titre recule de 0,5% et puis Schneider Electric qui a chuté hier de 10% suite à
12:10une acquisition aux Etats-Unis plutôt mal accueillie
12:12continue de baisser aujourd'hui dans des proportions moindres, c'est vrai, mais moins de 3% malgré tout.
12:18En Europe, le DAX allemand avance de 0,8%.
12:21Le FTSE britannique prend plus de 1% du côté des devises.
12:25L'euro qui était au plus bas depuis un an et demi face au dollar remonte un petit peu aujourd
12:30'hui
12:30puisque 1 euro s'échange contre un peu plus de 1,12 dollars.
12:35Je vous rappelle, au moment où on se parle, le CAC 40 progresse de 0,53%.
12:40Merci Arnaud, la bourse sur Europe 1, c'est avec boursier.com.
12:44C'était la chronique bourse avec la banque postale.
12:46La banque pour avoir un temps d'avance sur la croissance de votre activité professionnelle.
12:50La banque postale citoyenne.
12:52On enchaîne avec la météo.
13:03Géraldine, le temps d'aujourd'hui, un temps qui se dégrade, vous nous l'aviez annoncé.
13:06Et oui, puisque des averses marquées et localement orageuses vont se déclencher sur le Languedoc,
13:10dans l'intérieur de la région PACA, jusqu'aux Alpes centrales, le sud du massif central.
13:14Les Pyrénées et sur la façade atlantique.
13:16Des pluies plus régulières et millées de coups de tonnerre vont notamment s'installer par l'ouest de la Bretagne,
13:21alors que sur un grand quart nord-est du pays, vous profiterez encore d'un après-midi très ensoleillé.
13:28Ça ne va pas durer malheureusement.
13:29Côté température, il fera 20 degrés à Brest et Boulogne-sur-Mer, 22 à Lille, 25 à Strasbourg et Paris,
13:3426 à Grenoble, 27 à Lyon, 28 à La Rochelle, Bordeaux et Biarritz, jusqu'à 30 degrés encore à Montluçon.
13:41Alors ce soir et cette nuit, les conditions deviennent très compliquées.
13:44A l'ouest notamment, pluie et averses orageuses se multiplient avec un risque de grêle.
13:49Sur le sud-est, les pluies orageuses vont s'intensifier sur les plaines du Languedoc,
13:53jusqu'au relief Sévenol, puis jusqu'au sud de la Provence.
13:56Sur le Gard et les roues placées en vigilance orange dès 22h,
14:01d'abondants cumuls d'eau vont tomber en peu de temps,
14:04puis accompagnées de grêles et de violentes rafales de vent.
14:08Et demain, pluie et orage seront au programme sur une grande partie du pays,
14:13particulièrement soutenue sur le sud-est, avec des températures qui seront en aide-baisse.
14:18Prudence, et on peut ressortir les vêtements d'hiver du caca ?
14:20Exactement, tout à fait, vous pouvez.
14:21Merci Géraldine.
14:2313h, 14h.
14:25Europe 1 Info.
14:2613h15 sur Europe 1, nous accueillons le docteur Brigitte Millot pour la rubrique Santé du jour.
14:30Bonjour docteur Millot.
14:31Bonjour tout le monde.
14:32Hier à Lens, un adolescent de 15 ans a eu une main arrachée par l'explosion d'une grenade.
14:36Aujourd'hui, vous nous donnez des conseils sur les réactions à avoir
14:38lorsqu'on est en face d'une personne qui perd une main, ou une partie d'un membre en tout
14:43cas.
14:43Oui, alors lorsqu'une personne perd un doigt, une main, ou une partie d'un membre,
14:48la blessure est bien sûr spectaculaire.
14:50Mais il ne faut pas oublier que c'est avant tout une urgence vitale,
14:54principalement à cause du risque d'hémorragie.
14:57Alors, première chose à faire, ne pas paniquer, facile à dire,
15:00s'assurer qu'il n'y a plus de danger, on sécurise la zone pour le blessé et pour soi
15:04-même,
15:05et on appelle le plus rapidement possible les secours.
15:07On appelle le 15, le 112, on donne l'adresse exacte,
15:11et surtout, on informe rapidement qu'il y a une amputation avec une hémorragie importante,
15:17car c'est une priorité absolue.
15:19Une fois les secours alertés, il faut lutter contre l'hémorragie,
15:22on exerce une compression directe sur la plaie,
15:25avec des compresses, voire à défaut avec n'importe quoi,
15:28un vêtement, un linge, de préférence propre bien sûr,
15:31et on maintient le membre surélevé, si possible au-dessus du niveau du cœur,
15:35cela permet de diminuer la pression de sang dans la plaie,
15:39et donc de limiter le saignement.
15:40Pour une main ou un doigt amputé, on ne pose pas de garrot,
15:44c'est contre-intuitif, mais il ne faut pas poser de garrot,
15:47on comprime la plaie, et on privilégie donc cette compression
15:50et la surélevation pour préserver au maximum les tissus.
15:54Autre geste important, même s'il n'est pas évident,
15:58quand elle est accessible, il faut récupérer la partie amputée,
16:02la protéger dans des compresses si on en a,
16:04ou un linge propre et humide,
16:06puis si on en a aussi dans un sac étanche,
16:08et surtout ne pas mettre en contact direct,
16:11si vous avez de la glace, avec des glaçons,
16:12on a tendance à dire, il faut que ce soit glacé,
16:14jamais directement sur la peau,
16:16ça pourrait brûler ou nécroser les tissus.
16:18Et enfin, on reste auprès de la victime,
16:21on la rassure, on la protège,
16:23et on ne lui donne ni à boire, ni à manger,
16:26car il y aura sûrement une intervention à la clé.
16:29Donc, ça fait partie des gestes, des premiers secours,
16:32pour lesquels on n'a pas besoin d'être médecin pour être utile.
16:36Donc, retenez ces mots,
16:38alerter, comprimer, surélever, préserver et rassurer.
16:43Et rappeler directement les secours.
16:45Merci beaucoup, docteur Millot.
16:46On vous retrouve demain, à une heure et quart,
16:48comme tous les jours, dans l'Europe 1 Info,
16:50à présent place au débat,
16:51la polémique sur le maintien de l'ordre face aux lycéens,
16:55avec les déclarations de Jean-Luc Mélenchon,
16:57qui a déclaré que cette troupe n'est plus tenue,
16:59il fait référence aux policiers.
17:00On en débattra avec Sébastien Ligné,
17:02Michel Fayad et Hélène Rouet,
17:04qui est déjà là, la bonne élève.
17:05Bonjour Hélène.
17:06A tout de suite.
17:06Il est 13h18, vous écoutez Clémy Mathias,
17:08c'est l'Europe 1.
17:0913h, 14h.
17:11Europe 1 Info.
17:13Et à 13h21 sur Europe 1 Clémy Mathias,
17:17on vous retrouve avec vos chroniqueurs du jour.
17:19Hélène Rouet, journaliste au journal du dimanche chez Europe 1,
17:21Sébastien Ligné, rédacteur en chef adjoint de l'Infiltré,
17:24et Michel Fayad, chroniqueur international sur CNews et Europe 1.
17:27Bonjour et bienvenue à tous les trois.
17:29Bonjour Clémy.
17:30On commence évidemment par les lycéens.
17:33Je vais rappeler quelques chiffres.
17:34Depuis le début du mouvement,
17:35215 élèves ont été blessés.
17:37L'immense majorité l'ayant été soit dans le cadre d'accidents,
17:39soit par le fait d'autres individus extérieurs,
17:41selon Matignon.
17:42A Tours, un lycéen de 16 ans a perdu l'usage d'un oeil lors d'un blocage.
17:46Hier, c'est un adolescent de 15 ans qui a eu la main arrachée par une grenade.
17:50En outre, il y a eu 85 personnels éducatifs blessés,
17:53parmi eux 34 chefs d'établissement et adjoints,
17:56selon toujours Matignon.
17:58715 blessés aussi parmi les forces de l'ordre.
18:00Au total, 6059 interpellations depuis le 28 septembre.
18:04Et plus de 5000 personnes,
18:06essentiellement des mineurs,
18:07qui ont été placés en garde à vue.
18:08Et j'ajoute un dernier chiffre,
18:1010 enquêtes ont été ouvertes par la police des polices.
18:12Maintenant, je voudrais vous faire écouter
18:13Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI à la présidentielle.
18:16L'insupportable violence policière.
18:18Pourquoi j'ai dit un jour, la police tue ?
18:20Il n'y a pas un mec plus tranquille que moi.
18:22Mais je ne crois pas à des gens qui abattent quelqu'un d'autre
18:25parce qu'ils refusent d'obtempérer.
18:27Cette troupe n'est plus tenue.
18:29Elle n'en fait qu'à sa tête.
18:31Et dans sa tête, il y a des idées pourries, racistes.
18:34Je n'aime pas cette vision de mon pays.
18:36Pas celle de mes jeunes,
18:38qui bien sûr font des conneries.
18:39Et alors, c'est quoi le sujet ?
18:41Parce qu'ils n'ont pas moyen de se faire entendre autrement.
18:44Sébastien Ligné, j'ai donné les chiffres, là, d'un côté,
18:47comme de l'autre, d'ailleurs.
18:48Mais est-ce qu'on peut dire, avec Jean-Luc Mélenchon,
18:51que cette troupe, il parle des policiers, bien sûr,
18:53vous l'avez compris, n'est plus tenue ?
18:55Pardon, mais ce sont des propos qui sont absolument inadmissibles.
18:59Je pense que Jean-Luc Mélenchon
19:00et tous les élus de la France insoumise
19:02gagneraient à passer ne serait-ce qu'une journée
19:05aux côtés des forces de l'ordre,
19:06notamment dans des périodes comme celle-ci
19:09où ces policiers ne comptent pas leurs heures,
19:11où on parle en dizaines d'heures d'intervention sur le terrain,
19:14où il y a une pression maximum,
19:17où toute la France vous regarde,
19:19où votre ministre vous explique qu'il faut faire attention,
19:22où vous avez toute une partie de l'opposition
19:24qui n'attend qu'une seule chose,
19:25c'est un petit dérapage pour vous pointer du doigt
19:28et exposer votre nom, votre photo, votre famille,
19:31vos enfants sur les réseaux sociaux.
19:33Ces hommes et ces femmes sur le terrain
19:35sont scrutés comme jamais,
19:37sont contrôlés comme personne,
19:38ils sont dans une situation de pression inédite
19:41et vous avez un responsable politique
19:43potentiellement au second tour
19:44qui leur explique qu'ils sont devenus incontrôlables
19:46et que ce sont presque des animaux
19:47puisque c'est une troupe.
19:48Je trouve ça scandaleux.
19:50Donc, M. Mélenchon,
19:51il devrait passer 24 heures avec un policier
19:53et il comprendrait comment un policier réagit.
19:55Parce que je peux vous dire,
19:56il n'y a pas un policier qui est ravi en ce moment
19:58de devoir gérer ces blocages lycéens.
20:00Il n'y a aucun policier
20:02parce que la plupart sont des pères
20:04ou des mères de famille
20:04et ils n'ont aucune envie de charger un lycéen
20:07ou parfois de devoir le brutaliser.
20:09Ils n'ont aucune envie de faire ça.
20:11Alors après, évidemment,
20:11il y a toujours beaucoup d'émotions
20:12quand on voit cet adolescent de 15 ans
20:14qui a perdu une main,
20:15un autre qui a perdu vraisemblablement un oeil,
20:18Hélène Roué.
20:19Il dit aussi autre chose,
20:20Jean-Luc Mélenchon,
20:21il dit qu'il n'y a pas moyen
20:22de se faire entendre autrement.
20:24Non, mais ce n'est pas vrai
20:26et surtout dans ces situations
20:28que vous avez évoquées,
20:29notamment à Lens
20:29où cet adolescent a perdu une main,
20:31alors oui, c'est une tragédie.
20:33Il y a une enquête qui est en cours
20:34et par ailleurs, il y a aussi deux versions.
20:35Donc, il faut faire aussi très attention
20:36à ce qu'on dit.
20:37Moi, je partage ce qu'a dit Sébastien
20:38sur les propos de Jean-Luc Mélenchon.
20:40C'est absolument inadmissible.
20:41Mais ce qui me dérange aussi,
20:43c'est que vous avez d'un côté
20:44LFI qui tient ce genre de propos,
20:45qui continue de dire la police tue,
20:47ils sont en tête de cortège, etc.
20:48Les antifas continuent également.
20:50Mais vous avez le gouvernement
20:51et c'est une info européenne
20:53qui est tombée ce matin.
20:54On a le sentiment,
20:55alors non,
20:56ils n'insultent pas les policiers,
20:57mais ils ne les protègent pas.
20:58Je suis désolée.
20:59Quand vous avez Laurent Nunez,
21:00le ministre de l'Intérieur
21:01qui dit que les forces de l'ordre,
21:03aujourd'hui, en l'occurrence,
21:04doivent être le moins visibles possible,
21:07qu'ils doivent encadrer
21:08les manifestants à distance,
21:10c'est quoi le message envoyé ?
21:11Donc, on fait quoi ?
21:12On les regarde faire ?
21:13Ce matin, vers midi,
21:14il y a déjà à Strasbourg
21:15et à Lyon, notamment.
21:16À Lyon, il y a déjà des poubelles
21:18qui commencent à brûler.
21:18À Strasbourg, vous avez déjà des jeunes
21:20qui font des face-à-face
21:21avec les forces de l'ordre
21:22qui, eux, sont en ligne
21:23et qui leur balancent des plots à la tête.
21:25Moi, je veux bien.
21:25Ils font quoi, les policiers ?
21:26Ils font le dos rond ?
21:27Ils les regardent ?
21:28Donc, si vous voulez,
21:29quand il y a des consignes aussi
21:30de Beauvau qui sont de cet ordre-là,
21:32je suis désolée,
21:33mais en fait,
21:33les policiers sont abandonnés
21:34par nos gouvernements
21:35et insultés par la France insoumise.
21:37Est-ce que ce n'est pas aussi
21:38une manière de protéger
21:39les forces de l'ordre ?
21:39Parce qu'ils savent que là,
21:41c'est la jeunesse qui est dans la rue,
21:42c'est les lycéens
21:43et qu'à chaque fois,
21:43et à chaque reprise
21:45quand il y a eu des manifestations de jeunes,
21:47c'est très sensible.
21:49Ah non, mais c'est très sensible,
21:50mais ce n'est pas protéger
21:51les forces de l'ordre,
21:51c'est pour essayer
21:52de faire en sorte
21:53qu'il n'y ait pas de blessés
21:54parmi les lycéens
21:54et donc que la colère
21:55gronde encore plus.
21:56C'est ça ce qui se passe vraiment.
21:58Monsieur Fayad,
21:58vous, qu'en pensez-vous ?
21:59Moi déjà,
22:00je suis choqué
22:01à des propos de Jean-Luc Mélenchon
22:02qui me rappellent un peu
22:03ceux de Bagayoko
22:04qui disaient
22:04que la violence est légitime.
22:06Donc ça reste dans le même registre.
22:08Donc oui,
22:09peut-être légitime,
22:10tout à fait.
22:10Mais en fait,
22:11c'est la remise en cause
22:12de ce qu'est l'État
22:13qui est censé avoir
22:15le monopole exclusif
22:16de la violence.
22:17C'est la définition même
22:18de l'État
22:18quand on apprend
22:19en sciences politiques
22:20et le Léviathan
22:23et Locke
22:25et Rousseau
22:25et tout.
22:26Tout ça,
22:26ça revient à l'idée
22:27que les citoyens
22:28renoncent à la souveraineté
22:30en la confiant à l'État
22:31qui, lui,
22:32les protège
22:33et contrôle
22:33le monopole
22:34de cette violence.
22:36Et je trouve
22:38qu'il faut quand même
22:40se poser les questions
22:41est-ce que ce parti
22:42est encore,
22:43est-ce qu'il est encore
22:44possible
22:45de maintenir
22:45ce parti
22:46dans le système électoral
22:48dans le jeu démocratique français ?
22:49Je pense que la question
22:50se pose réellement
22:51quand il met en cause
22:52la sécurité du pays
22:54et qu'il remet en cause
22:56également le fait
22:57que l'État
22:57doit être le seul
22:58à protéger
22:59et à assurer la sécurité
23:01et qu'une violence
23:01en dehors de l'État
23:02est interdite.
23:03Michel Fayad,
23:04Ilan Roué
23:04et Sébastien Ligné,
23:05on reste ensemble
23:05évidemment dans le débat
23:06d'Europe 1.
23:08Évidemment,
23:08quand on parle
23:10de manifestations
23:11et studentines,
23:12quel est le réflexe
23:13qui vient tout de suite
23:14à la tête ?
23:15Sébastien Ligné ?
23:1568 !
23:16Voilà,
23:17on verra si c'est pertinent
23:17ou non.
23:18Europe 1,
23:18il est 13h27.
23:2013h,
23:2114h,
23:21Europe 1,
23:22novembre.
23:2313h,
23:2314h,
23:25Europe 1,
23:26avec Lélie Mathias
23:27sur Europe 1,
23:28et c'est chroniqueur
23:28Hélène Roué,
23:29Sébastien Ligné
23:30et Michel Fayad.
23:31Et avant d'en venir
23:33à mai 68,
23:34est-ce qu'on est en train
23:35de revivre
23:35un nouveau mai 68 ?
23:36Je voudrais juste
23:37vous faire écouter
23:38Ségolène Royal
23:39qui s'est exprimée.
23:40Elle est candidate
23:41à la primaire socialiste,
23:42je vous le rappelle.
23:42Elle a affirmé
23:43qu'elle participera peut-être
23:44à la manifestation
23:45des lycéens.
23:45Elle était ce matin
23:46sur France Info.
23:47J'irais peut-être
23:48à un lycée
23:48à côté de chez moi
23:49s'il y a en effet
23:50des mobilisations
23:51d'adultes,
23:52vous savez,
23:53qui ont décidé
23:54de se faire un peu
23:56force d'interposition,
23:57casque blanc,
23:59entre les forces de l'ordre
24:00et les lycéens.
24:01Et c'est vrai
24:02que ça a manqué
24:02les premiers jours,
24:03mais on a été tellement
24:04surpris de la violence
24:05et de la cruauté,
24:06de la répression
24:07sur les jeunes
24:08que c'est quand même
24:09un spectacle très triste.
24:11Je l'ai fait d'ailleurs
24:12il y a quelques années.
24:12Il y avait déjà eu
24:13des manifestations,
24:14il y a un certain temps.
24:16On avait créé
24:16les casques blancs
24:18avec des amis.
24:19Je pense que
24:20l'idée est bonne
24:22parce que
24:22ce qui se passe
24:23est invraisemblable.
24:24On est triste
24:25pour la France.
24:26Hélène Rouet.
24:27Clélie,
24:28vous vous êtes trompée,
24:29elle n'est pas candidate
24:29à la primaire socialiste.
24:30Elle est candidate
24:32à la primaire
24:33de la France insoumise.
24:34Je ne savais pas
24:34que Ségolène Royal
24:35avait viré
24:35à la France insoumise.
24:36Qui a parlé
24:37de casques blancs ?
24:38C'est Jean-Luc Mélenchon
24:39qui a commencé
24:39à en parler
24:40en marge des fiertés
24:42bien sûr.
24:42Non mais ça n'a aucun sens.
24:43Vous avez également
24:44Ségolène Royal
24:45qui sur France intérieure
24:46nous en a fait une très belle
24:47quand elle dit
24:47à Benjamin Duhamel
24:48qu'elle refuse de qualifier
24:50parce que ce ne serait pas
24:51à elle de le faire.
24:52Elle refuse de qualifier
24:53le régime algérien
24:54d'un régime autoritaire
24:55et elle dit
24:56mais en revanche
24:56non mais la France
24:57vous appelez ça comment
24:58vous un régime
24:59qui met des menottes
24:59à des enfants de 14 ans.
25:00Donc si vous voulez
25:01l'avis de Ségolène Royal
25:02à partir du moment
25:03où vous dites ce genre de choses
25:04moi je suis désolée
25:05mais en fait je ne la case
25:06même pas dans la case
25:07parce que ça dit
25:07je la case dans la case
25:08à la fille désormais.
25:09Mais Hélène Rouet
25:09vous seriez mère
25:10d'un enfant de 15 ans
25:11qui va manifester
25:12est-ce que vous iriez
25:14devant le lycée
25:15porter un casque blanc
25:16pour protéger les enfants ?
25:17Ah non mais non seulement
25:18déjà jamais de la vie
25:19mais surtout je pense
25:20que je prendrais mon gamin
25:21de 15 ans par la peau
25:22et je le foutrais
25:23dans le coffre de la voiture
25:24pour le ramener
25:24fils à la maison
25:25on ne pense pas
25:26c'est pas évident.
25:27D'accord
25:27Michel Fayad
25:28Je ferais pareil qu'Hélène
25:30Qu'est-ce que tu fais ?
25:32Va poser, va faire tes devoirs.
25:33C'est ça
25:34mais il faut quand même
25:34se rappeler que même
25:35Ségolène Royal
25:36en 2007 aux élections
25:37présentielles
25:37elle a proposé
25:38la création de centres militaires
25:40pour mettre les jeunes
25:40délinquants à l'intérieur
25:41il est loin ce temps-là.
25:42Il est loin en effet.
25:44Alors forcément
25:45on se dit
25:45est-ce qu'il y a un nouveau
25:46mai 68 dans l'air du temps ?
25:49Écoutez l'analyse
25:49de Jérôme Fourquet
25:50directeur du département
25:51opinion et stratégie de l'IFOP
25:52qui estime qu'il n'y a plus
25:54de retenue
25:54lors de ses manifestations
25:55était ce matin sur Europe 1.
25:57La capacité à se retenir
25:58à se maîtriser
25:59semble avoir disparu
26:01ce jeune interpellé à Belfort
26:04après avoir roué de coups
26:05un policier a dit
26:06je ne sais pas ce qu'il m'a pris
26:08sans doute
26:08j'étais débordé
26:09par mon adrénaline
26:10comme s'il n'était plus
26:11en capacité
26:12de se maîtriser lui-même
26:13et puis l'autre élément
26:15c'est le fait
26:16que les figures d'autorité
26:17ne sont absolument
26:19plus respectées
26:21et craintes.
26:22On a vu
26:23phénomènes absolument nouveaux
26:24dans les mobilisations
26:26lycéennes et étudiantes
26:28des personnels
26:29de l'éducation nationale
26:30des proviseurs
26:31des enseignants
26:32être molestés
26:33ou agressés
26:34ce qu'on n'avait pas vu
26:35par exemple
26:36dans les mobilisations
26:37contre la loi Fillon
26:38contre le CPE
26:39la loi de Vaquet
26:40ou même
26:41la référence
26:42des références
26:43en mai 68
26:43il y a plusieurs dizaines
26:44de proviseurs
26:45et autant d'enseignants
26:47qui ont été agressés.
26:48Sébastien Ligné
26:48cette référence
26:49des références
26:50mai 68
26:51est-elle pertinente
26:52aujourd'hui ?
26:53Non je ne pense pas
26:54mais c'est peut-être
26:55la plus grande réussite
26:56des esprits
26:57de mai 68
26:58et de la gauche
26:58c'est d'avoir réussi
27:00à mettre dans
27:01l'esprit collectif
27:02cette idée
27:03que mai 68
27:03reste le totem
27:05absolu à poursuivre
27:06c'est-à-dire qu'en effet
27:07dans ce pays
27:08dès qu'il y a
27:09un début de mobilisation
27:11notamment étudiante
27:11tout de suite
27:12on invoque
27:13mai 68
27:13comme repère
27:14cette idée finalement
27:15que si les étudiants
27:17avaient pu réussir
27:18à renverser le pays
27:19c'est un peu l'image
27:21qu'on essaie d'installer
27:22finalement on peut le refaire
27:23en oubliant
27:24totalement au passage
27:25que mai 68
27:25a très rapidement
27:26dépassé simplement
27:27la contestation étudiante
27:29et que si mai 68
27:32s'est conclu
27:33par les accords de Grenelle
27:34qui en effet
27:34ont augmenté les salaires
27:35ont augmenté le SMIC
27:36ont rajouté une semaine
27:37de congés etc
27:38c'est pas parce qu'il y avait
27:39simplement des révoltes
27:41à la Sorbonne
27:41c'est que mai 68
27:42est devenu un mouvement
27:43de contestation générale
27:44mais ça c'est une réussite
27:46de la gauche
27:46en effet c'est de mettre
27:47dans la tête des étudiants
27:48vous pouvez changer ce pays
27:50si vous contestez
27:51c'est le déclic en fait
27:52évidemment
27:52et moi je l'ai vu
27:53même quand j'étais
27:54à la fac
27:55et c'est là où
27:55c'est extraordinaire
27:56c'est qu'on se retrouve
27:57avec des jeunes
27:58qui sont nés
27:59fin des années 90
28:00aujourd'hui début des années 2000
28:02et qui ont encore
28:03comme référentiel absolu
28:04mai 68
28:05une date qu'ils n'ont pas connue
28:06et parfois que même
28:07leurs parents
28:07voire pour la plupart
28:08leurs parents
28:09n'ont même pas connu
28:10ou n'ont connu que tout petit
28:11et c'est très fort ça
28:12c'est un marqueur de la gauche
28:13mai 68
28:14le problème c'est qu'il faut
28:15se replonger dans ce qu'était
28:16mai 68
28:17dans l'époque
28:18et dans la société
28:18de cette époque là
28:19et ça n'a rien à voir
28:20avec aujourd'hui
28:21et en effet
28:22la violence en revanche
28:24est beaucoup plus forte
28:24qu'en 1968
28:26il y a eu de la violence
28:26quand même en mai 68
28:27mais là c'est totalement débridé
28:29c'est peut-être ça
28:30qui est inquiétant
28:30c'est qu'en termes de violence
28:31on a déjà dépassé
28:32ce qu'on avait pu voir en 68
28:33et surtout en mai 68
28:35peut-être qu'ils s'attaquaient
28:36parfois à des policiers
28:36peut-être que ça a pu arriver
28:38quelques cas sporadiques
28:39de journalistes enseignants
28:40là on a un peu le sentiment
28:41dans les blocus
28:41en tout cas aujourd'hui
28:42je ne sais pas avec les manifestations
28:43mais dans les blocus
28:44ils s'attaquaient à tout le monde
28:45c'est-à-dire que vous êtes
28:46n'importe qui
28:47uniforme, pas uniforme
28:48pompier, policier, enseignant
28:50improviseur auxiliaire de vie
28:52rappelez-vous ce jeune
28:53à Marseille
28:53qui a foutu un spray enflammé
28:54dans la tête d'une femme
28:55sur un arrêt de bus
28:56donc on a un peu le sentiment
28:57c'est cette espèce de
28:58c'est horrible
28:59mais de purge quoi
29:00et en fait
29:01ils s'attaquent à n'importe qui
29:02qui se trouverait sur leur chemin
29:03et c'est important
29:04et de violence gratuite
29:05c'est-à-dire que 68
29:06on peut leur reprocher
29:07ce qu'on veut
29:08mais il y avait un corpus idéologique
29:10intellectuel, philosophique
29:11extrêmement fort
29:11un courant 68
29:13ce qui n'est absolument pas le cas
29:14aujourd'hui
29:14qui est capable de me citer
29:15une revendication sérieuse
29:17de ces lycéens
29:17aussi il y en a quand même
29:18que ce soit l'absentéisme
29:20des profs
29:21que ce soit le délèbrement
29:22il y a le port des crocs
29:23et de la baïa aussi
29:23vous pensez sincèrement
29:24que les lycéens
29:25ils sont en train de manifester
29:26pour que leurs professeurs
29:26soient remplacés
29:28en brûlant les écoles
29:29Michel Fayad
29:30oui puis c'est vrai
29:31qu'en 68
29:32il y avait quand même
29:33la pensée trotskiste
29:34derrière
29:35là aussi
29:35vous me direz quand même
29:36qu'il y a quelques trotskistes
29:37mais il y a aussi
29:38d'autres courants
29:39il y a les anarchistes
29:40il y a les islamistes
29:41et il y a un peu tout
29:42qui se présente
29:43et c'est là aussi
29:43où il y a une différence
29:44avec mai 68
29:45parce que mai 68
29:46finalement
29:46c'était assez trotskiste
29:48c'était assez gauchiste
29:49alors que là
29:50étant donné qu'il y a
29:51l'influence des islamistes
29:52il y a les black blocs
29:53et ça fait que le mouvement
29:55à mon sens aujourd'hui
29:56s'il perdure
29:58peut-être plus dangereux
29:59que celui de mai 68
30:00parce qu'il y a des courants
30:02qui cherchent
30:02et qui ont peut-être
30:04les moyens
30:04d'abattre réellement l'état
30:05regardez avec la police
30:08lors de l'affaire Naël
30:09il a fallu
30:10la mobilisation
30:11de la moitié
30:11de la police
30:12et de la gendarmerie nationale
30:13là aujourd'hui
30:14ils ne veulent mobiliser
30:15que 2000
30:15mais demain
30:16si jamais
30:17le mouvement
30:18prend encore plus d'ampleur
30:19on va mobiliser
30:20combien de policiers
30:21et de gendarmes
30:21donc je pense que le danger
30:23est aujourd'hui
30:24beaucoup plus important
30:25et surtout parce que
30:26notre état régalien
30:27s'est beaucoup plus affaibli
30:28qu'en 68
30:29à l'époque du général de Gaulle
30:30c'était un tout autre état
30:31qui avait des services forts
30:33aujourd'hui
30:33on a des services faibles
30:35Sébastien Ligné
30:35Hélène Rouet
30:36et Michel Fayad
30:37dans le débat
30:38d'Europe 1 info
30:39on continue évidemment
30:40de parler
30:40de cette révolte lycéenne
30:43et studentine
30:44ces manifestations
30:45aujourd'hui
30:45l'acte 3
30:46comme ils disent
30:47et nous sommes à 7 mois
30:48d'une élection présidentielle
30:49on avait peut-être oublié
30:50qu'il y avait une campagne aussi
30:51à tout de suite
30:52il est 13h39
30:53vous écoutez Clélie Mathias
30:54excellente après-midi
30:55sur Europe 1
30:5513h 14h
30:57Europe 1
30:5913h 14h
31:00Europe 1 info
31:01le suite est avec vous
31:03Clélie Mathias
31:03et vos chroniquaires
31:04Michel Fayad
31:05Sébastien Ligné
31:06et Hélène Rouet
31:06et on parle bien sûr
31:07de la contestation lycéenne
31:10et on aurait presque oublié
31:11que nous étions
31:12dans une campagne présidentielle
31:13écouter Frédéric Dhabi
31:15le directeur de l'IFOP
31:16sur cette période inédite
31:17il était au Figaro TV hier
31:18traditionnellement
31:197 mois avant
31:20une campagne présidentielle
31:21avant un vote
31:22la France se calme
31:236 mois avant 2022
31:25on était focalisé
31:27sur la primaire LR
31:286 mois avant 2017
31:29et on en parlait
31:30il y avait également
31:31cette primaire LR
31:326 mois avant 2012
31:33il y avait un moment
31:35de tension
31:35mais plutôt à l'Assemblée
31:37parce qu'il y avait
31:37le budget Fillon
31:39qui était extrêmement sévère
31:40là on est à un moment
31:41au lieu de
31:42le pays s'apaise
31:43qu'on regarde les candidats
31:45proposer leur offre
31:46l'offre électorale
31:47est encore très peu cristallisée
31:49et là on a
31:50ce pays qui s'embrase
31:52c'est vrai que le pays
31:54s'embrase
31:54et pas du tout apaisé
31:55pas du tout calme
31:56et que les propositions
31:57des candidats
31:58enfin il y a 7 jours
31:59Edwin Philippe présentait
32:00son programme pour la retraite
32:02ou là encore ce matin
32:02Marine Le Pen présentait
32:03son contre-budget
32:04comme elle dit
32:06ça va intéresser qui
32:07là aujourd'hui ?
32:08ah oui non mais absolument personne
32:09c'est vrai qu'entre le pape
32:10et les blocus
32:11ça fait un petit
32:12quelques jours quand même
32:13qu'on ne parle absolument plus
32:14de présidentielle
32:15maintenant voilà
32:15c'est aux candidats
32:16de s'adapter aussi
32:16la France est dans une situation
32:17qui est extrêmement grave
32:19donc maintenant qu'ils fassent
32:20leur proposition etc
32:21j'ai écouté Sébastien Chenu
32:22ce matin sur ces news européens
32:24et effectivement
32:24il disait la manière
32:25dont le Rassemblement National
32:27s'il était au pouvoir
32:28gérerait ces manifestations
32:29donc ça à la rigueur
32:30pourquoi pas
32:31et moi en revanche
32:32il y a quelque chose
32:32que je trouve assez dommage
32:34c'est rappelez-vous
32:35quand même tous les appels
32:35sur les réseaux sociaux
32:36en vue du 17 octobre
32:38c'est dans pas très longtemps
32:39et en fait j'ai peur
32:40qu'il va se passer
32:42exactement la même chose
32:42qui s'est passé
32:43avec les gilets jaunes
32:44à savoir ce sont des mouvements
32:45qui sont à la base pacifiques
32:46qui veulent à la base
32:48parler au gouvernement
32:49et en fait
32:49pour la deuxième fois
32:50ça va être de nouveau volé
32:51c'est-à-dire que
32:52les black blocs ont volé
32:53les gilets jaunes
32:54je pense que là
32:55l'extrême gauche
32:55va à nouveau voler
32:56le 17 octobre
32:57à des professionnels
32:58à des agriculteurs
32:59à des pêcheurs
33:00à des pompiers
33:01à des personnes
33:01qui voulaient manifester
33:03pour dire au gouvernement
33:04ça suffit
33:05Sébastien Ligné
33:06et moi je trouve
33:07que ce climat
33:08est finalement
33:09assez représentatif
33:10de l'état de la France
33:11et des enjeux
33:12de cette élection présidentielle
33:13c'est que
33:14on n'aborde pas
33:15cette élection présidentielle
33:16en se disant
33:17qui va relever le pays
33:18qui va le guider
33:19pour les dix prochaines années
33:20l'enjeu de cette élection présidentielle
33:22c'est savoir
33:22qui va empêcher la France
33:23de couler
33:24c'est ça quand même
33:25l'enjeu fondamental
33:26c'est pas du tout
33:26la même logique
33:27que les élections
33:28d'il y a 10 ou 15 ans
33:29la crise est beaucoup plus profonde
33:31et donc de fait
33:32on est dans une compétition électorale
33:34pour savoir
33:34qui sera le meilleur gestionnaire
33:36des crises qui vont à venir
33:37donc c'est pas si mal
33:38finalement
33:38qu'il y ait des crises
33:39pendant la campagne électorale
33:40parce que ça va révéler
33:41les caractères de chacun
33:42mais là où je ne suis pas
33:43forcément d'accord
33:44avec l'analyse précédente
33:46c'est qu'en fait
33:46au fond
33:47ça fait quand même
33:48trois scrutins consécutifs
33:49qu'on est dans des gestions de crise
33:51parce qu'on parlait de 2022
33:52en effet
33:53en septembre-octobre
33:54c'était une campagne normale
33:55mais dès que la crise
33:56la guerre en Ukraine éclate
33:57la campagne présidentielle
33:58ne ressemble plus
33:59du tout à une campagne normale
34:00les européennes
34:01ça a été une campagne
34:02de gestion de crise
34:03permanente
34:03sur la colère agricole
34:05sur la colère du pouvoir d'achat
34:07et puis
34:07les élections législatives
34:08post-dissolution
34:09ça a été une gestion de crise
34:11pendant un mois
34:12où il n'y avait aucune proposition
34:14aucune vision
34:14c'était simplement
34:15un bordel permanent
34:17qui ressemblait
34:18à ce qu'on voyait
34:18à l'Assemblée nationale
34:19donc au fond
34:20il faut peut-être s'habituer
34:21au fait que
34:22les campagnes électorales
34:22françaises modernes
34:24ne sont que des
34:25oui des compétitions
34:26de gestion de crise
34:27Michel Fayad
34:28et puis du choix
34:29de profil peut-être
34:30c'est-à-dire que les gens
34:31ils votent non plus
34:32sur le programme
34:33mais simplement
34:33voilà je préfère
34:34Marine Le Pen
34:35parce que c'est Marine Le Pen
34:36ou je préfère
34:36Edouard Philippe
34:37parce que c'est
34:37Edouard Philippe
34:38etc
34:39et donc c'est catastrophique
34:41mais il faut peut-être
34:42essayer de réfléchir
34:44justement
34:44sur certains propos
34:46qui viennent là
34:47ces dernières heures
34:48et tout
34:48notamment celui de Marine Le Pen
34:50qui a fait
34:50dans sa conférence
34:51elle a dit que
34:53la France était au bord
34:54du défaut de paiement
34:56au niveau de sa dette
34:57et donc
34:58ça met peut-être
34:59en tout cas sur la table
35:00la possibilité
35:01que la France
35:02passe sous la tutelle
35:04peut-être
35:05du FMI
35:06ou de la Banque Centrale Européenne
35:07et là c'est un vrai sujet
35:08parce que
35:09tous les programmes économiques
35:10et financiers
35:12des candidats
35:12et bien
35:13ils seraient inapplicables
35:15si jamais
35:16le FMI venait
35:17et encore plus
35:17si c'est Jean-Luc Mélenchon
35:18et aujourd'hui
35:20malheureusement
35:20on s'y approche rapidement
35:21et c'est pas avec
35:22les propositions du gouvernement
35:23de faire un budget
35:25qui crée encore
35:2617 milliards
35:27de nouveaux impôts
35:28qui va nous sortir
35:29de l'impasse
35:30jamais dans toute l'histoire
35:31c'est ce que
35:31Charles Gave expliquait
35:33là ce week-end
35:34dans son podcast
35:34que jamais dans toute l'histoire
35:36et bien
35:37il y a eu une hausse d'impôts
35:38qui a rééquilibré le budget
35:40et arrangé la dette
35:42Michel Fayette
35:43vous allez dans la campagne présidentielle
35:44pour commenter
35:46effectivement
35:46le programme là
35:47de Marine Le Pen
35:48non mais parce que
35:49le budget
35:49c'est une question centrale
35:51pour tout le monde
35:51mais si j'en reviens
35:52à ma question initiale
35:53qui était voilà
35:54comment les candidats
35:55peuvent-ils se faire entendre
35:55dans cette période
35:56où il y a
35:57des émeutes dans le péri
35:58des manifestations
36:00c'est la compétition
36:01à celui qui va
36:02soit faire les propos
36:03les plus outranciers
36:03contre la police
36:04soit ceux qui vont tenter
36:06la réponse la plus autoritaire
36:07mais là il y a quand même
36:08une économie très classique
36:09gauche-droite
36:10exemple avec Ségolène Royal
36:11l'extrait que nous avons passé
36:13quand on entend Ségolène Royal
36:14dire les inepties
36:15et les mêmes inepties
36:16que Jean-Luc Mélenchon
36:16alors que quand même
36:18toute blague à part
36:19Ségolène Royal a priori
36:20ça n'est pas Jean-Luc Mélenchon
36:21ils n'ont quand même pas
36:21la même idéologie
36:22donc bien sûr
36:23en fait il faut parler
36:24un petit peu plus fort
36:25que les autres
36:25donc soit vous dites
36:26une outrance
36:27soit vous dites une ânerie
36:28soit
36:29c'est la seule manière
36:30de se faire entendre
36:34soit vous écrivez
36:35et vous radicalisez
36:36on voit bien que
36:37sur cette question
36:37de la colère des lycéens
36:39les positions se radicalisent
36:40vous avez en effet
36:41la gauche
36:42et pas que la gauche
36:43en effet Mélenchoniste
36:44qui est en train
36:44de se radicaliser
36:45dans un camp anti-flic
36:47complètement ridicule
36:48et de l'autre
36:49je pense que
36:50plus on va avancer
36:50si cette colère dure
36:51plus les propositions
36:52de la droite
36:53vont être de plus en plus
36:54radicales
36:54en termes de maintien
36:55de l'ordre
36:56en termes d'autorité
36:57etc.
36:58c'est aussi
36:59à l'image de la France
37:00vous avez deux France
37:00aujourd'hui
37:01moi je connais des gens
37:01qui sont très très très
37:03favorables
37:03à un maintien de l'ordre
37:05extrêmement strict
37:06et à un renversement
37:07de la table
37:07en termes d'autorité
37:08et des consignes
37:09qu'on envoie aux policiers
37:10vous en avez d'autres
37:10qui considèrent
37:11que les lycéens
37:12doivent être libres
37:12de faire absolument
37:13ce qu'ils veulent
37:14Sébastien Linet
37:14Hélène Rouet
37:15et Michel Fayad
37:17on va évidemment
37:18on continuera
37:18j'imagine
37:19de reparler
37:19de cette contestation lycéenne
37:21mais j'aimerais aussi
37:21reparler avec vous
37:22de ce qui s'est passé
37:23hier
37:24à l'avant-veille
37:25des commémorations
37:26du 7 octobre
37:27au Parlement européen
37:28puisque Riman Hassan
37:29est accusé d'avoir renversé
37:30puis piétiné
37:31des drapeaux israéliens
37:32et des drapeaux européens
37:34tout de suite sur Europe 1
37:3513h-14h
37:35c'est Europe 1 Info
37:36c'est avec Clélie Mathias
37:46c'est vos trois chroniqueurs
37:50Sébastien Linet
37:50Hélène Rouet
37:51et Michel Fayad
37:52vive polémique
37:52au Parlement européen
37:54Riman Hassan
37:55accusé d'avoir renversé
37:56et piétiné
37:57des drapeaux israéliens
37:57et l'Union Européenne
37:58écoutez François-Xavier Bellamy
38:00il était au micro
38:01de Laura Legault
38:02pour Europe 1
38:03c'est le chef de file
38:03des eurodéputés LR
38:05la députée européenne
38:06Riman Hassan
38:07a renversé
38:08le drapeau européen
38:09et le drapeau israélien
38:11chers collègues
38:13quel que soit le regard
38:14que nous portons
38:15sur la situation
38:16au Moyen-Orient
38:16renverser le drapeau européen
38:18dans l'enceinte du Parlement européen
38:20est évidemment une indignité
38:21renverser le drapeau israélien
38:24pour une commémoration
38:25du 7 octobre
38:26est une manière de complicité
38:28avec ceux qui
38:29y compris en Europe
38:30cherchent à importer
38:31de nouveau
38:32la haine antisémite
38:33qui a fait les pires heures
38:34de l'histoire
38:35de notre continent
38:36nous appelons
38:37la présidence du Parlement
38:38à sanctionner
38:39sans délai
38:40ce comportement scandaleux
38:41Sébastien Ligné
38:42et Bruno Rotailleau
38:43a même demandé
38:44à Jean-Luc Mélenchon
38:45de sanctionner
38:45Riman Hassan
38:47mais attendez
38:48qui est surpris ?
38:50on parle d'une femme
38:51qui
38:51personne n'en parle
38:52d'ailleurs je trouve
38:53qui là
38:54dans quelques semaines
38:55le 19 et le 20 octobre
38:56va être jugée
38:56pour
38:57apologie
38:58du terrorisme
39:02pour des propos
39:03où elle fait référence
39:04directe
39:05à un terroriste
39:06japonais
39:07qui est responsable
39:09de la mort
39:09quand même
39:10de 26 personnes
39:11on parle de cette femme là
39:13qui a assumé
39:14son message
39:15avant discrètement
39:16de le supprimer
39:17cette femme
39:18qui aujourd'hui
39:19assume ses positions
39:20pro-palestiniennes
39:22voire parfois
39:22pro-amas
39:23donc qui
39:24est surpris ?
39:25on parle d'une femme
39:25qui a fait
39:26l'intégralité
39:27de sa campagne
39:28lors des européennes
39:30sur la question
39:31de la guerre
39:33entre Israël
39:34et le Hamas
39:34d'une femme
39:35qui ne sait parler
39:36que de cela
39:37et dès qu'on l'interroge
39:38sur autre chose
39:39en général
39:39c'est la feuille blanche
39:40c'est la panique
39:41donc qui est surpris ?
39:42mais encore une fois
39:43il y a une responsabilité
39:45des électeurs français
39:46on ne pourra pas
39:47plaider la faute
39:49ou l'ignorance
39:50au moment de
39:51reconnaître le fait
39:52que la France
39:52et les électeurs
39:53qui ont voté
39:54pour la liste
39:54de la France insoumise
39:55savaient pertinemment
39:56qui ils allaient envoyer
39:57au Parlement européen
39:58Michel Fayad
39:59oui ils l'ont choisie
40:00je pense qu'elle représente
40:02une partie de l'électorat
40:03de la fille
40:03donc si elle est antisémite
40:06si elle a ce genre
40:08de propos
40:09ou même si elle est
40:10quasi partisane
40:11ou partisane
40:12du Hamas
40:13c'est parce qu'il y a
40:14une grande partie
40:14des électeurs
40:15de la fille
40:15qui sont comme ça
40:17je pense qu'elle reflète
40:18réellement
40:18elle est représentative
40:19d'une partie
40:20de son électorat
40:21c'est malheureusement
40:22je pense la réalité
40:24elle n'avance pas masquée
40:25au moins
40:25non ça c'est sûr
40:26on peut au moins lui accorder ça
40:28pour compléter le portrait
40:29de Sébastien
40:29vous avez également
40:30Rima Hassan
40:30qui se rend parfois
40:31avec des autres députés
40:32insoumis
40:33d'ailleurs Thomas Porte
40:33pour ne pas le citer
40:34voire des terroristes
40:36en prison
40:36c'est-à-dire des personnes
40:37qui sont condamnées
40:38pour terrorisme
40:38on se pense évidemment
40:39à Georges Ibrahim Abdallah
40:40ou plus récemment
40:41à Ali Alaraj
40:42qui pareil
40:42est lui
40:43mis en examen
40:44et poursuivi
40:44pour trois faits
40:46d'association terroriste
40:47et pourtant
40:47Rima Hassan
40:48est allé lui rendre visite
40:48en prison
40:49donc on n'est pas étonné
40:50moi ce que je trouve
40:51assez dingue
40:51dans le comportement
40:52de Rima Hassan
40:52et peut-être encore plus
40:53parce que c'est une femme
40:54alors on va dire
40:55que je fais une différence
40:56là-dessus
40:57mais moi je trouve ça choquant
40:58quand on se comporte
40:59comme une racaille
41:00c'est-à-dire
41:01et notamment
41:01dans la violence verbale
41:02vous vous rappelez
41:03quand Bruno Retailleau
41:04avait dit
41:04à bas le voile
41:05elle avait dit
41:05à bas Bruno Retailleau
41:06quand François-Xavier Bellamy
41:07avait été élu en juin 2024
41:09elle lui avait dit
41:09si tu pensais
41:10que tes petits copains
41:11dormaient bien la nuit
41:11ça va pas durer
41:12enfin qui parle comme ça
41:14et donc là
41:14et on le voit
41:15avec les drapeaux
41:16c'est quoi ce comportement
41:16de racaille
41:17de dégrader des drapeaux
41:19un drapeau européen
41:20alors que
41:20j'enfonce une porte ouverte
41:22elle est députée européenne
41:23enfin c'est sérieux
41:24je trouve ça
41:24drapeau israélien
41:25et drapeau européen
41:26drapeau israélien
41:26et drapeau européen
41:27c'est juste absolument choquant
41:29la présidente du parlement européen
41:31va la convoquer
41:32elle va décider
41:33d'éventuelles sanctions
41:34c'est comme la justice en France
41:36on y croit pas
41:37il se passera rien
41:38mais c'est important
41:39quand est-ce que
41:40ça va s'arrêter ce cirque
41:42parce qu'on pourrait parler aussi
41:43des fameux articles 40
41:44qui sont prononcés
41:45à longueur de journée
41:46notamment
41:47à l'endroit
41:47des lus de la France insoumise
41:48on sait très bien
41:49que ces articles 40
41:50terminent aux archives
41:51au cinquième étage
41:52des ministères
41:53et ça prend la poussière
41:54tant qu'il n'y aura pas
41:55une condamnation ferme
41:56tant que son immunité
41:58parlementaire
41:59ne sera pas levée
42:00il n'y aura jamais
42:00de jurisprudence
42:01donc évidemment
42:02qu'elle continue
42:02parce que
42:04tout est en train de passer
42:05je peux faire
42:06les plus grandes folies
42:07tout est en train de passer
42:08je peux piétiner
42:09un drapeau israélien
42:11a priori ça passe
42:12parce qu'à part
42:13sur Europe 1
42:13et sur CNews
42:14et dans certains médias
42:14pendant que j'ai pas l'impression
42:15qu'on en parle beaucoup aujourd'hui
42:16M. Le Fayet
42:17dans quelques secondes
42:18elle met des cibles dans le dos
42:20donc je pense aussi
42:20qu'il y a des juges
42:21qui ont très peur
42:21de la condamner
42:23merci beaucoup à tous les trois
42:24d'avoir participé
42:25au débat d'Europe 1
42:26tout de suite
42:27Romain Desarmes
42:27Marie-Estelle Dupont
42:28pour ici
42:28on en parlait sur Europe 1
42:30et moi je vous dis
42:30à demain 13h
42:31merci à vous Géraldine
42:32très bon après-midi à tous
42:33merci Clélie
42:34c'était Clélie Mathias
42:35sur Europe 1
42:36et notez qu'à travers
42:36sa prestigieuse série
42:37de podcasts
42:38Destins Extraordinaires
42:39Europe 1
42:40vous raconte en ce moment
42:41l'incroyable parcours
42:42de Jean-Paul Belmondo
42:43avec en bonus
42:45écoutez bien
42:45une interview
42:46totalement inédite
42:47de 1969
42:48encore jamais diffusée
42:51vous voulez l'écouter
42:52et bien connectez-vous
42:53dès maintenant
42:53sur Europe 1.fr
42:55et l'application
42:56Europe 1
42:56Destins Extraordinaires
42:57Jean-Paul Belmondo
42:58un podcast
42:59événement Europe 1
43:02Et l'application
43:03Europe 1