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  • il y a 41 minutes
Avec Sophie De Menthon, Rhany Slimane, Gilles Platret

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##ZAPPING-2026-09-15##

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Transcription
00:04Radio 10h32, l'heure d'accueillir mes débatteurs, Sophie de Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement éthique, auteur de
00:11Réussir, c'est possible aux éditions Fayard.
00:13Bonjour ma chère Sophie.
00:15Bonjour.
00:15Très élégante, en plus on vous avait mis un joli foulard au-dessus de cette belle robe déjà.
00:19Oui, c'est parce qu'il y a de la climat peu forte.
00:20Ah, vous trouvez ? Bon, on a chaud nous, avec Gilles tout le temps, on se plaint de la chaleur
00:25dans ce studio.
00:26Bonjour Gilles Plaitré, maître de Chalon-sur-Saône.
00:29Et puis on va accueillir dans quelques instants Rani Slimane, conseiller municipal LFI à Montpellier, qui est sur la route,
00:35qui va nous rejoindre.
00:36Les LFI sont toujours en retard.
00:38Ça y est, ça commence.
00:39Attendez, attendez, avant de l'attaquer.
00:42Je veux dire que les fils, ils n'ont pas toute ma sympathie.
00:45Bon, et bien écoutez, ça tombe bien, on vous a mis côte à côte.
00:47Mais on en a très bien, il paraît.
00:49Vous allez pouvoir discuter avec lui, on vous a mis de ce côté ensemble, proche de lui.
00:54Gilles Gansman, c'est l'heure de votre zapping.
00:57Qu'est-ce que vous nous avez repéré avec votre œil acéré ?
01:01C'est tout dit.
01:02Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
01:05Bon, ça va beaucoup choquer nos éditeurs.
01:08Alors méfiez-vous, si vous aimez bien bricoler votre bagnole, changer le moteur, mettre un nouvel essieu, bichonner Martine.
01:16On fait ça tous les jours avec Sophie, on fait ça tous les matins.
01:18Oui, oui, oui.
01:21Eh bien, tenez-vous bien, tenez-vous mieux.
01:24L'Union Européenne va désormais interdire que vous répariez votre voiture.
01:29Oh non.
01:30L'Union...
01:31Si c'est moi qui la répare, je comprends.
01:34Bah écoutez.
01:34Attendez, on va écouter.
01:35Réparer sa vieille voiture sera bientôt interdit.
01:38Si vous avez des petites pépites dans votre garage, foncez les réparer maintenant car ce ne sera bientôt plus possible.
01:43L'Union Européenne voudrait interdire la réparation sur les véhicules anciens.
01:47Pour comprendre, prenons un exemple.
01:48Vous avez une Audi TT de 1999 avec plus de 350 000 km au compteur et vous voulez changer le
01:54moteur.
01:55Eh bien, si cette loi est adoptée, vous ne pourrez pas la faire réparer car elle sera caractérisée comme un
01:59véhicule hors d'usage.
02:00Le but est de limiter au max la circulation des véhicules considérés comme en fin de vie.
02:04Cela pourra concerner les véhicules vieux de plus de 15 ans, les voitures démontées, les victimes d'incendies et bien
02:09d'autres.
02:10La principale raison de cette interdiction serait, selon la Commission Européenne, une perte de l'identité d'origine du véhicule.
02:15Pour le moment, rien n'est encore acté.
02:17Mais les voitures anciennes à faible valeur pourraient être les plus touchées par cette mesure.
02:21Alors on a des injonctions pour ne pas user, de garder au maximum les objets qu'on a.
02:29Ah mais une voiture vieille de 15 ans, ce qui n'est pas...
02:31Ils n'ont pas autre chose à faire à l'Union Européenne, sérieusement ?
02:35Je ne les connais pas personnellement, Stéphanie.
02:38Je ne suis qu'un rôle.
02:39Non, non, mais c'est pas pour que je...
02:40Ça peut être une question de sécurité.
02:42Moi, au début, j'ai pensé que...
02:44Parce que si on répare la bagnole ou la bricole, ça peut être une question de sécurité.
02:47Mais Sophie, on a déjà des contrôles techniques pour ça.
02:49Oui, c'est vrai, c'est vrai.
02:50Donc en fait, on a déjà des normes qui protègent la sécurité des utilisateurs de voitures.
02:55Donc là, en fait, on pousse à la destruction.
02:58Et y compris, d'ailleurs, sans doute, pour des ménages qui...
03:00Mais c'est que l'on va avoir une attaque !
03:01Pour des ménages qui, peut-être, ont besoin de cette voiture et de la faire durer le plus longtemps possible.
03:06Franchement, c'est une surnormalisation.
03:08C'est clair.
03:09Oui, c'est ça, comme d'habitude.
03:10On remet de la norme sur la norme.
03:11Voilà, c'est typiquement l'Europe.
03:12Là, pour le coup, vous ne les connaissez pas.
03:14D'ailleurs, ça tombe bien, personne ne les connaît.
03:16C'est un monstre froid qui nous produit de la norme.
03:18La bureaucratie dans toute son horreur.
03:19Ils sont dans leur bureau, avec des chauffeurs, en plus, des voitures neuves.
03:24On parle de l'Europe, ça veut dire une trentaine de pays.
03:27Et il y a des pays, dans l'Europe, évidemment, qui n'ont pas non plus le confort qu'on
03:32a peut-être en France.
03:34Et il y a des vieilles bagnoles dans des pays qui n'ont pas le même pouvoir d'achat.
03:37Et qui conservent ces vieilles bagnoles-là.
03:40Quand vous prenez un décret sur l'Europe, vous le prenez pour une trentaine de pays.
03:44Et donc, c'est aussi ça qui est assez étonnant, Gilles.
03:48Et vous vous rendez compte, les écolos vont hurler.
03:51Enfin, je veux dire, qu'est-ce qu'on fait des vieilles bagnoles ?
03:54Ça, c'est pas le plus grave.
03:56Oui, donc il crie.
03:57Non, mais c'est entier, écologique, quand même.
03:59Ça dépend, si vous référez votre...
04:02Regardez ces vieux vêtements.
04:02Alors, attendez, en France, quand même, souvenez-vous,
04:05on vous déduit de vos impôts le ressemlage de vos chaussures.
04:10Ah oui, c'est vrai !
04:11Vous ressemelez vos chaussures, vous faites réparer un accroc dans votre pleuveur,
04:17eh bien, vous avez une déduction très importante.
04:21Ah oui !
04:22Enfin, vous savez pas ça ?
04:23Ah, du tout.
04:24Ah non, non, non, ça, on va y penser.
04:27C'est appréciable.
04:27Et en revanche, vous êtes à l'heure de votre déclaration.
04:30Oui, bah écoutez, non, mais après, c'est vrai que quand je vois parfois
04:36certains, vous savez, certains véhicules cracher du diesel,
04:39bon, ça, c'est pas terrible quand même, mais il faut être honnête aussi.
04:41Mais ça, ça s'appelle le contrôle.
04:42Mais si on ne va pas la réparer, si ça ne passe pas le contrôle technique,
04:44ça ne passe pas au...
04:45Voilà, c'est tout.
04:46Bonjour, Anis Liman.
04:47Bonjour.
04:48Vous nous avez rejoint, on venait d'entendre dans le zapping de Gilles Ganzmann
04:53le fait que l'Europe interdisait maintenant de réparer certaines vieilles voitures.
04:58Peut-être plus de 15 ans.
04:59On vous cueille un peu, là, mais quand même, oui, plus de 15 ans, plus de réparation.
05:04Si vous changez le moteur, les essieux, les roues,
05:07et puis vous occupez de votre vieille bagnole...
05:09Pour vous faire passer à des voitures plus récentes.
05:11Exactement.
05:11En fait, c'est comme d'habitude, c'est-à-dire que c'est peut-être une bonne attention,
05:14mais on ne peut pas mettre de contraintes aux gens sans solution.
05:18Et il y a plein de Français, aujourd'hui, et surtout au prix du carburant,
05:22qui aimeraient passer à l'électrique.
05:23Enfin, on est presque à 3 euros.
05:24Ce n'est pas forcément à l'électrique, mais oui, vous avez raison.
05:25Je pense que c'est la philosophie qui est derrière, c'est de nous faire passer à l'électrique.
05:29Vous avez raison.
05:30Et à 3 euros le litre, honnêtement, je pense qu'on est nombreux à vouloir passer à l'électrique.
05:35Le problème, c'est qu'une fois de plus, on a des contraintes, il n'y a pas de solution.
05:37Je pense aux gens qui habitent dans des barres d'immeubles, comment vous allez recharger votre voiture électrique ?
05:41Et même avant ça, comment vous achetez une voiture électrique ?
05:43Vous n'avez pas vu le prix d'une voiture électrique ?
05:45Tout le monde ne gagne pas assez d'argent.
05:46Donc, au lieu de nous mettre des contraintes, il faudrait plutôt essayer de trouver des solutions
05:49sur comment on fait pour passer, effectivement, une voiture électrique.
05:53Vous voyez, Sophie de Menton, on vous a mis d'accord avec votre voisin LFI.
05:58C'est bien, ça commence bien, cette affaire.
06:00Vous voulez un mouchoir ?
06:02Alors, Stéphanie, est-ce que ça vous se dirait d'avoir du KFC à vie ?
06:07KFC, c'est un...
06:08Attendez, il y a un programme.
06:10Alors, KFC for a chicken.
06:12Et oui, pour Sophie, KFC, c'est une sorte de magasin où on fait du poulet frit.
06:18Ah oui, oh là là.
06:19Voilà, du KFC en bucket.
06:21Vous pouvez acheter un bucket de KFC.
06:23Je connais des jeunes qui ont pris un appartement au-dessus d'un restaurant comme ça, ils sont intoxiqués.
06:28Oh, les pauvres !
06:30Ça, ce n'est pas toujours facile pour les voisins.
06:31Mais sans blague, c'était terrible.
06:33On a dit au-dessus d'un restaurant, ce n'est jamais évident.
06:34Voilà, ils le savaient en prenant l'appartement.
06:36J'ai honte de le dire, mais j'ai goûté un jour leur tendance.
06:41Oui, mais ce n'est pas mauvais, mais j'ai oublié ce que j'ai dit tout de suite.
06:44Non, pourquoi ? Ça peut être bon.
06:45Oui, et puis Anthony me dit que c'est même très bon dans mon oreillette.
06:49Donc, est-ce que ça vous intéresserait d'avoir KFC à vie ?
06:51Vous vous doutez ?
06:53Ça reste sympa pour le pouvoir d'achat, vous voyez, je vous prévois des sujets pour vous.
06:58Mais il y a une petite contrainte.
07:01Vous allez voir, je vous emmène en Italie.
07:03Allez, amenez-moi.
07:04100 personnes ont vendu leur pot à KFC contre du poulet gratuit à vie.
07:08Lors d'un salon pop culture à Modène en Italie,
07:10KFC a proposé un tatouage de son logo contre des repas réguliers pendant toute la vie.
07:13Mais le gratuit à vie a des limites très précises.
07:16Les participants reçoivent un coupon pour un menu tous les 10 jours,
07:19seulement dans 3 restaurants autour de Modène.
07:20Et l'offre était réservée à une centaine de personnes inscrites à l'avance.
07:24Le tatouage, lui, reste sur la peau bien plus longtemps qu'à repas.
07:27C'est là que la polémique commence.
07:28Des associations de consommateurs dénoncent une pub très intrusive.
07:31La marque transforme ses clients en panneaux publicitaires vivants
07:34pour un coût sûrement faible comparé à une campagne classique.
07:37En même temps, personne n'a été forcé.
07:38L'opération se passait dans un salon rempli de cosplay,
07:41de jeux vidéo et de fans habitués à afficher leur passion sur leurs vêtements ou leur corps.
07:44Pour certains, ce logo est juste un souvenir drôle et un bon plan assumé.
07:48Allez hop, un petit tatouage et du casse-té.
07:52Cela dit, figurez-vous, et je peux le citer,
07:54c'est la marque Giffy que certains, que beaucoup connaissent.
07:57Le patron, Philippe Ginesté, est un type formidable qui adore ses salariés,
08:01qui a démarré en balayant dans les marchés.
08:03Il faut que je pose du MEDEF sur les pôles gauches.
08:06Il faudrait se glosser à Patrick Martin, il serait ravi.
08:09Alors, j'ai adoré de ses salariés,
08:13et il y en a un qui est arrivé,
08:14et il dit, je vais me faire toiter.
08:16De quoi ?
08:17Il a été obligé de se battre, il a interdit,
08:20il a dit, mais je ne veux pas.
08:21En plus de ça, on aurait pu très bien dire que c'était,
08:25les syndicats auraient pu hurler en disant que c'était le patron qui avait exigé.
08:30Et donc, mais le salarié spontanément voulait se faire tatouer Giffy.
08:35Je pense qu'on peut passer à deux modes de promotion,
08:37mais il y a un principe simple,
08:38c'est que quand c'est gratuit, c'est vous le produit.
08:41Et donc là, dans le cas présent,
08:43en fait, vous êtes devenu un espace publicitaire.
08:45Et là, il y a une atteinte à la dignité des gens,
08:48tout le monde était outré pendant le passage de l'extrait,
08:51quelle que soit nos sensibilités.
08:52Bien sûr.
08:53Je pense qu'il n'y a pas besoin d'en dire plus.
08:54On a tous été d'accord, c'est vrai.
08:56Mais par contre, il y a quelque chose sur cette question de restauration rapide.
09:00Non, c'est la liberté.
09:01La restauration rapide du poulet,
09:03parce que c'est un vrai sujet.
09:05Moi, ça me rappelle la polémique qu'il y a eu à Saint-Ouen.
09:07Oui, Master Chicken.
09:09Et en fait, moi, ça devrait vous plaire.
09:11D'ailleurs, il y a des entrepreneurs français
09:13qui essaient de concurrencer ces géants américains.
09:16Et malheureusement, on voit un élu de la République
09:17venir leur casser les pieds,
09:19alors que justement, dans sa ville,
09:21il y a, il me semble, un KFC ou une grande chaîne,
09:22et il ne dit rien.
09:23Donc, en fait, moi, je veux bien qu'on parle d'entreprenariat et tout,
09:27mais dans ce cas-là, il faut aider, du coup, nos entrepreneurs,
09:30comme ça qu'on les appelle.
09:32Et plutôt que...
09:32Attendez, il se passe quelque chose entre Sophie de Menton et Annie Steyman.
09:37Plutôt que de donner un hiatus à ces grandes chèques américaines
09:41qui ont tout...
09:43Attendez, attendez, Sophie, c'est l'heure de la pub,
09:46là, vous entendez la petite musique.
09:47On reprend les débats dans quelques instants sur Sud Radio.
09:49Je suis heureuse de ça.
09:51Sud Radio.
09:53Sud Radio, en compagnie de mes trois débatteurs du jour,
09:55Sophie de Menton, Annie Steyman, Gilles Plettré.
09:59Dans quelques instants, on parlera de cette grogne en France.
10:01Alors, ils ne se sont pas coordonnés,
10:03mais ils ont un point commun,
10:04c'est qu'ils sont tous très fâchés.
10:05Les pêcheurs, les énergéticiens, les policiers,
10:08journée de colère.
10:10On a vu, d'ailleurs, des images un petit peu de tensions
10:13aux dépôts de fosses sur mer
10:15où des pêcheurs bloquent un dépôt de carburant.
10:19Venez réagir.
10:190,826, 300, 300, on en parle dans quelques instants,
10:22mais Gilles Gansman va finir quand même avant son petit zapping du jour.
10:26Alors, évidemment, les téléviseurs, l'année dernière,
10:29se sont énormément vendus avec la Coupe du Monde
10:32et ces nouveaux téléviseurs,
10:34et les téléviseurs sont boostés à l'IA.
10:35Je ne sais pas si autour de la table,
10:36il y a des gens qui ont l'IA sur leur téléviseur.
10:40Alors, maintenant, ils le sont tous.
10:43Par exemple, quand Emmanuel, notre standardiste,
10:46dit à la télé,
10:48remonte-moi le but de Bappé,
10:50parce qu'il adore Bappé,
10:52eh bien, la télé, évidemment,
10:54a besoin de s'ouvrir pour entendre l'ordre,
10:56et elle continue à vous écouter.
10:58Non seulement elle vous écoute,
11:00mais dans votre téléviseur,
11:02elle scripte tout ce qui est raconté
11:04dans l'appartement,
11:05où vous êtes espionné.
11:07Votre téléphone le fait déjà.
11:08Oui, en particulier chez LG,
11:12reportage hier sur M6,
11:14qui a fait beaucoup réagir.
11:15On pense que ça a été écouté,
11:16notamment sur les divers outils électroniques.
11:20Devant votre téléviseur,
11:22vous sentez-vous écouté.
11:23C'est pourtant sûrement le cas
11:25si vous possédez un modèle avec assistant vocal.
11:28Preuve, selon ce test mené par ces journalistes,
11:31ici, un modèle de la marque LG.
11:34Hi LG !
11:35Une fois le mot-clé prononcé,
11:36ou si l'appareil a l'impression de l'écouter,
11:38l'enregistrement se lance.
11:42Fin de la demande,
11:43on pense l'enregistrement terminé.
11:45Wendell, as-tu des modèles de voiture à me conseiller ?
11:48Mais la discussion, aussi banale soit-elle,
11:50est enregistrée et transcrite,
11:51et peut même être récupérée à distance,
11:54comme le montre ce journaliste,
11:55connecté tel un pirate.
11:57Mais alors, faut-il s'inquiéter ?
11:58La marque explique ne pas stocker
12:00ces discussions ambiantes.
12:02Les fonctionnalités vocales sont optionnelles
12:04et ne fonctionnent que lorsqu'elles sont activées
12:06par l'utilisateur pour exécuter une commande vocale.
12:08Peu importe la marque,
12:10l'assistance vocale et la connexion Wi-Fi
12:12de votre téléviseur permettent d'obtenir
12:14des informations précieuses pour les fabricants.
12:17monde entier.
12:18C'est consternant.
12:19Alors, c'est assez incroyable,
12:20parce qu'évidemment,
12:23tout le monde a des téléviseurs,
12:25y compris des gens puissants,
12:27y compris des personnalités,
12:28y compris des banquiers,
12:29y compris des financiers.
12:30Et même si vous n'êtes pas puissant,
12:31vous n'avez pas envie que les Chinois
12:32entendent vos conversations.
12:33Mais pas que les Chinois.
12:34Je rappelle que notre président de la République,
12:37c'est le dôtre,
12:38a été, qu'on le veut ou non,
12:40a été espionné par...
12:42Alors, il semblerait que ça soit
12:44un des divers pays,
12:46mais le logiciel, lui,
12:48c'est Pécasus,
12:49qui est développé par une société israélienne,
12:51il me semble.
12:52Ça pose des questions.
12:54Bon, tous les pays s'espionnent.
12:56Là, je disais les Chinois,
12:56parce qu'elles le disent,
12:57c'est Chinois.
12:57C'est de l'espionnage professionnel.
12:59Ce que je voulais dire,
13:00c'est la liberté de...
13:02On est sur notre chaîne.
13:04Je le disais tout à l'heure,
13:06la question, justement,
13:07de toute façon,
13:08les gens qui connaissent un peu
13:09savent que ça fait très longtemps.
13:11Vos ordinateurs,
13:12vous savez,
13:12vous avez la petite caméra,
13:14un petit micro,
13:14c'est ouvert,
13:14c'est enregistré.
13:15Votre téléphone portable,
13:16c'est pareil.
13:17Je suis tous ici,
13:19vous avez déjà eu une conversation
13:20et soudainement,
13:21vous avez eu une publicité
13:22en rapport avec la conversation.
13:23C'est incroyable,
13:24ça, à chaque fois.
13:25Systématiquement.
13:25Voilà.
13:26Et le problème,
13:26c'est qu'évidemment,
13:27nous sommes tous sous surveillance
13:28et surveillés.
13:29Et d'ailleurs,
13:30moi, je n'en rappelle
13:33aux responsables politiques
13:34qui sont pour
13:36tout surveillance.
13:38Moi, vu ce qui se passe
13:39en ce moment avec l'IA,
13:40on va en parler,
13:41la mise en réseau,
13:41je pense qu'il faut,
13:43et c'est là où l'État
13:43peut être utile,
13:44il faut légiférer.
13:45Ça, c'est une mise en réagence.
13:46Mais on se disait
13:47qu'il y avait trop de normes,
13:48alors c'est vrai que...
13:49Non, mais une mise en réagence
13:50de l'État.
13:50Non, non, c'est important.
13:53Quand le pays
13:53et les citoyens
13:54sont en danger potentiel,
13:55ce sont les missions régaliennes
13:57de l'État
13:58de les protéger.
13:59Or, aux États-Unis,
14:01il y a les plus grands scientifiques
14:04qui ont dit
14:05qu'il fallait absolument
14:06cesser les progrès
14:09en matière d'IA
14:10que tel que c'était
14:12et tel que le rythme...
14:14Mais les patrons eux-mêmes
14:15des boîtes d'IA
14:17le disent.
14:17Les patrons eux-mêmes
14:18de ces boîtes-là
14:18veulent ralentir
14:19en disant
14:23potentiellement,
14:23on peut détruire
14:24complètement le monde.
14:25C'est pour ça
14:26que j'ai un peu marie
14:27d'entendre à chaque fois
14:28la question de l'attaque
14:30sur l'État.
14:31Moi, je ne suis pas
14:32pour un État
14:32qui contrôle tout
14:33loin de là.
14:34j'ai ma fibre anarchique
14:35mais par contre...
14:38Là-dessus,
14:38c'est l'émission régalienne
14:39qui se contente de ça.
14:40Il n'y a pas
14:40que l'émission régalienne
14:41mais entre autres.
14:42Mais c'est vrai
14:42qu'en ce moment,
14:43on entend énormément
14:44d'attaques sur l'État
14:46et là, la question de l'IA
14:47c'est quelque chose
14:47d'important.
14:48C'est une question déjà
14:48de souveraineté,
14:49une question de liberté.
14:51Donc, pareil,
14:52j'ai un message à passer
14:54aux élus
14:54et aussi, on va dire,
14:56ceux qui interviennent
14:56dans le débat public.
14:57Mais les booths
14:57qui vous regardent,
14:58on leur dit.
14:59On se calme sur
15:01moins de normes,
15:02moins de normes,
15:03on argumente,
15:03on explique
15:04cette norme peut être améliorée,
15:05celle-ci peut être supérieure,
15:06celle-ci peut être créée.
15:07Et là, c'est le cas.
15:07Peut-être qu'il y a un champ
15:08de création de normes
15:09par rapport à l'IA
15:10et en fait,
15:11il faut avoir un débat raisonné.
15:12Et moi, des fois,
15:12je regarde,
15:13enfin pas que des fois,
15:13je regarde très souvent
15:14le débat parlementaire
15:15et je suis atterré
15:16de voir,
15:17notamment à droite,
15:18un espèce de harrow
15:19sur la norme
15:19avec un manque de finesse
15:21sur le fait que...
15:22Non, mais la norme
15:22qui va régler le problème.
15:25J'ai l'impression
15:26que l'IA, honnêtement,
15:27ça nous échappe.
15:28C'est tellement énorme.
15:29Et puis, on s'en fout
15:30de régler ça en France.
15:31C'est les Etats-Unis,
15:32c'est la Chine.
15:33On est un peu aux fraises
15:34en Europe
15:35et en France
15:36sur l'IA.
15:38Regardez,
15:39même le patron d'Enthropique
15:40dit qu'il faut arrêter,
15:41ça nous échappe,
15:42il faut ralentir
15:43le développement
15:43des IA les plus puissantes.
15:45Tous ceux qui ont l'Isa Kassimov
15:46savent qu'il y a
15:47trois règles pour les robots.
15:48Ça, c'est dans les années 70
15:49où ça a été écrit
15:50sur l'anticipation.
15:51Trois règles pour les robots
15:52et il semblerait
15:56les trois règles.
15:57Les règles, c'est que
15:58le robot ne doit pas
16:00menacer l'être humain.
16:02Le robot peut créer
16:04un autre robot
16:04à condition qu'il n'en fasse
16:05pas à cette première règle.
16:07Et la troisième,
16:07j'ai un trouble de mémoire
16:08sur la troisième.
16:09Mais en gros,
16:09c'est des règles très basiques
16:11pour faire en sorte
16:11qu'il y ait toujours
16:13une subordination
16:13entre la machine et nous.
16:15Et ce sera en France
16:16et les Etats-Unis
16:16et la Chine ?
16:17Gilles, qu'est-ce que
16:18vous en pensez-vous ?
16:19Écoutez, je pense
16:19qu'on a un peu dérivé
16:20parce que le sujet,
16:21c'était d'abord
16:21la société de surveillance.
16:22Oui, vous avez raison.
16:24Et d'abord avec...
16:24Mais c'est passionnant
16:25ce débat,
16:26ça c'est quelque chose
16:27que je voulais l'avoir.
16:27Il est ontologique,
16:28c'est-à-dire qu'il touche
16:29à notre être même.
16:33D'abord, n'oublions pas
16:34que ces systèmes
16:35de surveillance audio
16:36sur nos téléphones,
16:37sur aujourd'hui la télé,
16:38ont un seul but,
16:40récupérer de la data
16:40pour vendre.
16:41Absolument.
16:42Donc le but n'est pas
16:42tant politique d'abord,
16:43il est d'abord commercial.
16:45Et c'est vrai,
16:47certains disaient d'ailleurs
16:48récemment dans une commission
16:49d'enquête parlementaire
16:50qu'Internet ne sert qu'à ça.
16:51En réalité,
16:52Internet,
16:53c'est d'abord récupérer
16:54vos datas,
16:54d'une façon ou d'une autre,
16:56vous tracer
16:57pour pouvoir vous cibler
16:58comme consommateur.
16:59Et demain, vous vendez.
17:00D'où l'exemple des publicités.
17:02Vous prononcez un mot,
17:03vous avez une conversation
17:03et effectivement,
17:04vous retrouvez la pub
17:05sur vos réseaux sociaux
17:07quelques minutes après.
17:08Donc c'est quand même ça le but.
17:09Après, la vraie question,
17:10c'est quand est-ce qu'on bascule
17:12et comment on bascule
17:14dans une société
17:14de la surveillance politique.
17:17Nous sommes,
17:17et d'ailleurs ça nous rattache
17:18au débat
17:19sur le tag,
17:22pardon,
17:22le tatouage.
17:24Les beaux tatouages,
17:25c'était ceux de Modigliani
17:26sur la peau de Jean Gabin
17:27dans le film
17:28à jamais célèbre
17:30avec De Funès.
17:31Mais ça veut dire concrètement,
17:33c'est la réification des gens,
17:34le fait que nous devenons
17:36uniquement un objet de consommation.
17:37Et pour moi,
17:38la vraie menace aujourd'hui,
17:40le basculement,
17:40il est là.
17:41Est-ce qu'on peut encore garder
17:42un semblant d'humanité
17:43dans cette société
17:43qui devient complètement marchande ?
17:45Elle est totalement marchande.
17:47Et après,
17:47se pose effectivement,
17:48et Sophie a raison,
17:49la question du contrôle
17:51de la machine.
17:53Le basculement
17:53dans la société
17:54de la machine,
17:55il faut quand même
17:55vous dire une chose,
17:56c'est que les politiques
17:57n'ont pas réfléchi à ça
17:58depuis des décennies.
17:59Il faut remonter.
18:00Non, non, mais attendez.
18:01Peut-être qu'elle est faite
18:02à la solution
18:03comme sur beaucoup d'autres sujets.
18:05Je vais vous dire pourquoi.
18:05À la tête de l'État.
18:06À la tête de l'État.
18:07Non, mais je vais vous dire.
18:08À la tête de l'État,
18:09je n'entends plus ce discours
18:10très exactement.
18:11Depuis,
18:12il faut remonter
18:12dans les archives noirs et blancs
18:14depuis que De Gaulle
18:15condamnait la société
18:16et nous annonçait
18:17ce qui était en train de se passer
18:18avec la société de la machine
18:19qui allait complètement
18:20changer l'humanité.
18:21D'où son idée à l'époque
18:22que Pompidou a complètement évacué
18:24de la participation,
18:25c'est-à-dire de l'association
18:26de l'humain
18:28dans la marge de l'entreprise.
18:29Et ça,
18:30c'est des débats
18:30qui sont anciens
18:31mais qui reviennent
18:31aujourd'hui en force.
18:32Parce que la machine
18:33est en train de nous dominer
18:35définitivement.
18:35Et le danger,
18:36il est là,
18:36si vous voulez.
18:37Même nos salariés
18:38commencent à être dominés.
18:39Mais ils le sont totalement.
18:40Ils le sont.
18:41Ils sont surtout en train
18:42de se faire piquer
18:42leur job par l'IA.
18:43Et en plus,
18:44ils sont en train de perdre...
18:45Rendez-vous compte
18:45que la banque a supprimé...
18:48Préparant cette émission
18:48ce matin,
18:49j'ai trouvé cette statistique.
18:50La banque a supprimé
18:5112 000 postes en deux ans.
18:53Bien sûr.
18:53Des postes automatisés
18:54et remplacés par l'IA.
18:5512 000 dans le système bancaire
18:57français.
18:57Je ne parle pas de l'étranger,
18:59français.
18:59Donc on voit bien
19:00qu'il y a quelque chose
19:00qui se passe aujourd'hui
19:01qui tient même
19:02à la nature de l'être humain
19:03et donc à notre civilisation.
19:05Très rapidement,
19:09insoumise.
19:09Et en fait,
19:10par exemple,
19:10vous parlez de la question
19:12de l'humanité
19:12qu'on a dans notre société.
19:14Moi, je voudrais vraiment
19:15qu'on ait un débat.
19:16On sait tous qu'on a
19:16des opinions différentes
19:17et c'est pour ça
19:18qu'on discute
19:18et c'est bien.
19:19Et c'est heureux.
19:20Vive le pluralisme
19:21sur Sud Radio, le vrai.
19:22Tout à fait.
19:23Cependant,
19:24quand je vous dis
19:25qu'on y a réfléchi,
19:26on y a réfléchi.
19:27Il y a réfléchi
19:27à la place de Mathieu Pado.
19:29Jean-Luc Mélenchon
19:30calcule plus vite
19:31que l'IA quand même.
19:32Oh, attention.
19:34Peut-être pas la même.
19:36Mais plus sérieusement,
19:38on a,
19:39et surtout Jean-Luc Mélenchon
19:40a depuis très longtemps
19:41réfléchi sur ce qu'il appelle
19:42les nouvelles frontières
19:43de l'humanité.
19:43Le spatial,
19:44la question de l'intelligence artificielle.
19:46Après,
19:47on peut être d'accord
19:47ou pas d'accord
19:48avec ce que l'on dit.
19:49Ça, c'est pas de problème.
19:50Mais,
19:50et je pense que c'est l'une
19:51des raisons de notre succès
19:53actuellement
19:53par rapport à Dot Force,
19:54c'est que nous,
19:55on réfléchit.
19:55On peut nous reprocher
19:56plein de choses,
19:56il n'y a pas de problème.
19:57Moi, je ne suis pas d'accord
19:57avec les reproches qu'on nous fait.
19:58C'est proteste aussi.
20:00Mais c'est vrai,
20:01vous voulez vraiment
20:02qu'on comparte
20:03le programme
20:03avec celui du Parti du Socialisme
20:04sans bouger ?
20:05Sans aller dans les enjeux politiciens.
20:07C'est ce qu'il y a de la raison,
20:08c'est savoir le fond de l'avancée.
20:10Je ne parle pas des enjeux politiques.
20:11Comparativement avec les autres partis,
20:12ça n'intéresse personne.
20:13Je parle des enjeux politiques.
20:14Et je pense que
20:15tous les partis politiques,
20:18et ceux de droite,
20:19ceux de centre,
20:19doivent avoir une réflexion.
20:21Je ne suis pas sûr
20:21que la vérité sortira les partis.
20:23Vous n'avez pas tort,
20:24c'est ce qu'on reproche beaucoup
20:26aux candidats.
20:27Ils ont peu de vision.
20:28Sur la question de l'IA,
20:29c'est très clair.
20:30C'est que,
20:30comme tous les sceaux technologiques,
20:33et c'est là,
20:34on ne va pas être d'accord,
20:35c'est que nous pensons
20:36qu'il faut un investissement fort
20:38sur la recherche fondamentale
20:39de l'État.
20:40La recherche fondamentale,
20:41en France,
20:42elle a été délaissée.
20:43Et ce qui fait que,
20:44justement,
20:45tout le monde,
20:45c'est pas forcément un sujet de désaccord.
20:47C'est pas forcément un sujet de désaccord.
20:50Pour avoir de l'argent,
20:51la capitalisation,
20:52par exemple,
20:53aux États-Unis,
20:53vous savez,
20:55la capitalisation sur les retraites,
20:56l'argent,
20:58qui est dans la capitalisation
20:59et est investie
21:00pour les innovations,
21:02les nouvelles technologies.
21:03Nous,
21:03on vend d'autres pistes de financement.
21:05Voilà.
21:05Donc,
21:05si vous allez taxer les riches
21:07pour innover dans l'IA,
21:09c'est...
21:09Les riches,
21:10oui,
21:10mais c'est surtout taxer,
21:11par exemple,
21:12on parle de dividendes.
21:13On n'a jamais eu
21:13d'autres distributions de dividendes.
21:14Le dividende,
21:15c'est quoi ?
21:15C'est ce que reçoivent
21:16les gens qui ne travaillent pas
21:17et qui font travailler les autres.
21:19Donc,
21:19il y a un moment...
21:19Je vois que les débats prennent.
21:21Sophie,
21:22silence.
21:22Allez,
21:23on se retrouve juste après la crise
21:24dans le distributif en bourse.
21:26J'ai du mal à arrêter Sophie en général.
21:290826 300 300,
21:30vous menez avec la cloche
21:32ceux qui nous écoutent
21:33pour arrêter Sophie de menton.
21:35Voilà.
21:35On se retrouve dans quelques instants.
21:37On va parler de cette journée de grogne
21:40puisque ça manifeste un petit peu partout en France.
21:42De colère,
21:43me dit Rannis Liman.
21:45On a tout de suite.
21:46Sud Radio.
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