- il y a 3 semaines
Maîtriser ses données, ses modèles et ses espaces de débat : la souveraineté numérique devient un enjeu concret. Antoine de Torcy (Biolevate) défend une IA traçable et déployable hors ligne pour la santé, Stéphane Dubreuil (Epsilon) lance un réseau social européen, non partisan et sans ciblage publicitaire.
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00:04Nous reprenons notre série Indépendance Tech pour montrer qu'on peut choisir des solutions numériques françaises, européennes.
00:10Et oui, c'est peut-être le jour pour vous de basculer vers une de ces solutions.
00:14Alors, faute de tout connaître, on s'est dit qu'on allait vous aider un petit peu à faire du
00:17repérage dans notre écosystème en vous présentant quelques entreprises.
00:22Aujourd'hui, autour de la table, Antoine de Torcy, qui est le Chief AI and Product Officer de BioLevate.
00:27Bonjour.
00:27J'ai tout dit en anglais, mais vous êtes une boîte française, on est d'accord ?
00:30Exactement, on aurait pu le dire en français.
00:31Très bien.
00:32Et Stéphane Dubreuil, co-fondateur d'Epsilon, tout nouveau réseau social.
00:37Qui veut nous faire oublier X ? J'ai vu ça dans ma dînette. C'est votre positionnement ?
00:41Exactement. Et on est tout nouveau puisqu'on a 48 heures.
00:44On vient juste de faire le lancement, donc la peinture n'a pas séché encore et on vient de faire
00:48un très beau lancement.
00:50D'accord. Et quand je vous pose la question du positionnement, c'est-à-dire que X est vraiment né
00:56au départ, quand c'était Twitter, on va dire, comme une plateforme d'information rapide qui a beaucoup séduit d
01:03'ailleurs la profession des journalistes.
01:06Est-ce que c'est ce positionnement aussi que vous visez ? Aujourd'hui, c'est une plateforme de liberté
01:11d'expression, telle que la souhaite Elon Musk, en tout cas, à son image.
01:17Comment vous vous positionnez ? Qu'est-ce que ça veut dire être anti-X ou dans un positionnement à
01:22la X, mais version FR ?
01:24Alors, quand on dit à la X, c'est qu'en fait, on est un fil d'information, c'est
01:27exactement ce que vous dites, exactement comme Twitter à l'origine, que ça a beaucoup évolué.
01:32On est différents parce que nous, il y a une modération. Donc, le free speech à l'américaine, c'est
01:37pas possible en Europe. Et donc, nous, on a une architecture qui est basée sur les...
01:41Vous dites que c'est pas possible. Si, c'est possible. La preuve, aujourd'hui, on est sur X en
01:44Europe.
01:44Oui, mais les lois nous empêchent, par exemple, je vous donne un exemple, sur l'antisémitisme, vous n'avez pas
01:48le droit, il y a des lois. Donc, nous, on les applique, il ne les applique pas.
01:51Et après, il y a beaucoup de contenus violents et autres. Et donc, nous, notre promesse de valeur, c'est
01:56d'avoir un espace sécurisé, safe.
01:58C'est-à-dire, pas de vulgarité, pas de violence, pas de contenu sexuel. Donc, on a une modération qui
02:03est basée sur l'IA, sur une brique mistrale.
02:05Donc, c'est vraiment indifférenciant. C'est qu'on veut, en fait, un espace de liberté dans un cadre. C
02:10'est-à-dire, on veut un débat apaisé.
02:13Juste pour préciser, vous dites modération qui repose sur une brique technologique mistrale. Ça veut dire que c'est une
02:19modération complètement automatisée par IA ?
02:20Alors, il y a deux niveaux. On va dire, on essaye de traiter le maximum. C'est-à-dire que
02:24nous, on a une modération qui est a priori, ce que fait aucun réseau social.
02:28Aujourd'hui, vous postez. Puis s'il y a des signalements par les gens, vous allez avoir dans les semaines,
02:33dans les heures, dans les mois, ça dépend, une action.
02:36Nous, il y a 99% qui est filtré tout de suite par l'IA. Vous ne pouvez pas le
02:39poster si vous avez des contenus violents, insultants, etc.
02:42Et ensuite, il y a une deuxième barrière humaine. S'il y a des contenus qu'on réussit à passer
02:46ou qui sont douteux, là, on applique les signalements.
02:49Et là, on a un comité qui va valider ou pas le poste.
02:52Et alors, à qui vous vous adressez ?
02:54Alors, on est un réseau social grand public au départ. Mais vous savez qu'il y a un événement majeur
02:59en France qui arrive, qui s'appelle la présidentielle.
03:02Donc, on s'adresse aux primo-votants, qui sont des gens qui vont être particulièrement exposés et dans lesquels le
03:07débat va être très corrosif.
03:09Et donc, on a créé des contenus pédagogiques pour la présidentielle, entre autres.
03:13Et on a créé des espaces safe, ce que je disais, sécurisés, pour éviter, en fait, les débordements.
03:18On sait que cette présidentielle a un enjeu important pour nous, mais pour l'Europe aussi.
03:22Parce que je rappelle, on a un réseau social souverain.
03:24Donc, c'est aussi ça, notre positionnement et la cible qu'on vise.
03:27Mais on est ouvert à tout le monde, évidemment.
03:29C'est-à-dire que les contenus ne sont pas créés par les utilisateurs d'Epsilon ?
03:34Si, si.
03:34Parce que vous venez de dire, on a créé des contenus autour de la présidentielle.
03:37Pour la présidentielle, on a créé...
03:39C'est-à-dire que vous avez créé des comptes spécifiques ?
03:40Voilà, exactement. On a créé des espaces, en fait, spécifiques avec des contenus sourcés pour éviter les manipulations.
03:45Et après, évidemment, les gens peuvent créer leur propre contenu sur la présidentielle.
03:49Et dans un deuxième temps, on a un sondage qui va sortir la semaine prochaine avec Opinion Way sur les
03:53réseaux sociaux et la présidentielle.
03:54Et on va faire des vidéos avec les candidats qui vont venir s'exprimer avec des questions qu'on va
03:59tirer au sort des primo-votants qu'on va poser, en fait, aux futurs candidats à la présidentielle.
04:03Donc ça, c'est des contenus qui sont à nous, libres à tout le monde.
04:07C'est important parce que ça veut dire que vous êtes éditeur de contenus.
04:10Alors, on le fait uniquement pour la présidentielle au démarrage.
04:12Ça change le statut et la responsabilité pour une plateforme.
04:15Oui, exactement. Donc, on le fait là pour le démarrage.
04:18C'est un vrai sujet de fond que, d'ailleurs, personne n'a réglé dans les réseaux sociaux.
04:22Parce qu'il y a toujours cette ambiguïté.
04:23On le fait pour la présidentielle, on n'a pas vocation à le faire par la suite.
04:27C'est vraiment pour la présidentielle parce que c'est un moment important pour nous.
04:31Mais dans vos responsabilités, ça change dès le départ quand même la donne.
04:35Le fait de dire, je me présente non pas simplement comme une plateforme sur laquelle les éditeurs sont mes utilisateurs.
04:41Je suis moi-même éditeur de contenus.
04:43Sur des comptes spécifiques qui sont estampillés à chaque fois.
04:46Et quelle différence avec les autres réseaux sociaux qui se sont construits aussi en opposition à X ?
04:53Je pense à Jacques Dorcel, fondateur de Twitter, qui a monté Blue Sky.
04:57Il y en a d'autres, il y a Mastodon.
04:59Voilà, il y a une offre.
05:00On a reçu, il y a quelques jours aussi, Bulle, qui est un nouveau français.
05:04Comment vous vous positionnez par rapport aux offres alternatives à X déjà existantes ?
05:10Nous, on est un réseau social souverain, européen d'origine française.
05:15Ça, c'est important.
05:16On a une vocation internationale, ce qui n'est pas le cas de certains.
05:20Et deuxièmement, on est non-partisan.
05:22C'est un point qui est important parce que tous les réseaux sociaux qui se créent aujourd'hui sont en
05:28réaction.
05:29Et donc, vous allez dans l'autre sens.
05:30Nous, on veut que tout le monde, toutes les sensibilités puissent être représentées.
05:33Et puissent se parler de manière apaisée.
05:36Donc, on veut recréer vraiment un endroit où tout le monde peut se parler.
05:38Aujourd'hui, ce qui est en train de se créer, c'est que chaque réseau social se spécifie, en fait.
05:43C'est une réaction peut-être de votre part ?
05:46Je pense que l'aventure, elle n'est pas facile parce que c'est un univers qui fonctionne que s
05:53'il y a le volume.
05:53Donc, gros pari. Bravo.
05:56C'est vraiment le sujet depuis des années.
05:59Parce qu'il y a énormément d'initiatives de création de réseaux sociaux.
06:03Bien avant les discours sur la souveraineté numérique, moi, je me faisais écho d'autres initiatives.
06:08Mais à chaque fois, en fait, on bute sur le problème de comment reconstituer une communauté massive.
06:13Parce que c'est ça qui fait le succès aujourd'hui d'une plateforme.
06:17Oui, tout à fait. Mais il y a trois points, en fait.
06:19Elle transportait sa communauté à chaque fois sur d'autres plateformes.
06:21C'est ce qu'on appelle la mobilité, exactement.
06:22Mais il y a trois points qui sont nouveaux.
06:23La première, c'est que la réglementation, elle est en train de descendre vraiment sur les réseaux sociaux.
06:28On a vu les amendes européennes et on voit que les Américains sont aussi en train de réguler.
06:32Le deuxième, c'est que les gens en ont marre.
06:34Il y a une saturation.
06:35Les gens qui se connectent nous remercient.
06:37C'est assez impressionnant.
06:38Donc, il y a une maturité aujourd'hui.
06:40Et le troisième qu'on n'avait pas vu venir, c'est que c'est un enjeu de sécurité nationale.
06:43Aujourd'hui, on ne peut pas laisser les réseaux sociaux dans des mains extra-européennes.
06:47On le voit bien pour les ingérences, pour les élections, etc.
06:50Donc, aujourd'hui, si vous voulez, il y a un momentum qui fait que nous, on pense qu'on arrive
06:53au bon moment
06:53pour dire maintenant tout le monde est mûr par rapport à ce sujet, mature.
06:57Et donc, maintenant, on est la solution française pour avoir un réseau souverain européen.
07:01C'est ça l'enjeu.
07:02Ok, très bien.
07:03Antoine de Torcy, je disais que vous, vous êtes chief AI et product officer chez BioLevate.
07:09C'est-à-dire qu'en fait, vous êtes responsable de l'intelligence artificielle chez BioLevate.
07:15BioLevate, c'est une start-up qui est spécialisée dans la mise à disposition d'outils d'automatisation des processus.
07:24C'est ça ?
07:24Oui, c'est du bon.
07:25En particulier tournée vers le secteur de la santé, dans l'idée d'accélérer la mise à disposition de nouveaux
07:31médicaments sur le marché européen.
07:33Précisément.
07:33C'est ça ?
07:34J'ai super bien compris.
07:35C'est génial.
07:37C'est un sujet, là aussi, pas facile.
07:40Tous les deux, vous vous attaquez à des sujets quand même très compliqués.
07:43Le domaine de la santé et la mise sur le marché de nouveaux médicaments, ça prend des années.
07:48Exactement.
07:49Et en plus, on vient s'attaquer à tout le cycle de vie, depuis la partie recherche jusqu'à la
07:53mise sur le marché, même post-marché, c'est-à-dire pharmacovigilance.
07:56Tout au long de ça, en fait, ce qui vient réunir tous ces cas d'usage, c'est la connaissance.
08:01C'est-à-dire que le besoin réel qu'on vient adresser, c'est, sur chacune de ces étapes, qu
08:05'il y a une quantité massive de connaissances, c'est souvent très hétérogène.
08:07Ça peut être des conférences vidéo, ça peut être des articles en chinois, ça peut être tout importe.
08:11Et ça, qui demande une expertise métier, et c'est souvent des Bac plus 10 en sciences, parfois aussi d
08:19'une expérience réglementaire.
08:20Enfin, il faut une expérience qui est très rare.
08:22Et donc, en fait, on vient avoir une technologie qui croise ces informations avec une compréhension assez fine de l
08:28'expertise métier, du jargon, de ce que c'est qu'une molécule, des équations chimiques.
08:32Enfin bref, croiser tout ça et mettre tout ça dans une plateforme qui permet à l'IA de naviguer dans
08:36la connaissance de manière reproductible.
08:39Reproductible, ça c'est très important. Reproductible, traçable, explicable.
08:42C'est reproductible avec l'IA ?
08:44Exactement.
08:44Avec l'IA générative, non ?
08:46Justement, c'est possible. Il n'y a pas tant que ça, mais il y a quelques méthodologies qui permettent
08:50de rendre ça reproductible.
08:51C'est-à-dire que la même question va donner la même réponse.
08:53D'accord.
08:53Ce qui est extrêmement important dans l'industrie régulée.
08:56On a besoin, quand on produit un résultat, de pouvoir prouver 10 ans après comment il a été produit et
09:00de le reproduire.
09:00Donc, ce n'est pas l'IA générative ?
09:01C'est l'IA générative, en partie, mais l'IA générative, à la beau être probabiliste sur le papier,
09:06on peut forcer les probabilités à réagir de la même manière aux mêmes entrées.
09:09D'accord.
09:11Avec une technologie un peu spécifique, entre autres.
09:13Mais donc, il y a...
09:14Et puis, ce n'est pas que l'IA générative.
09:16C'est-à-dire que c'est des process entiers qui doivent suivre une procédure 1, puis 2, puis 3,
09:20puis 4, dans un certain ordre.
09:22Donc, c'est même des workflows, un peu au sens large, avec de l'IA générative, mais pas que,
09:26qui permet de faire l'ensemble de ces cas d'usage de manière plus ou moins automatisée, en fonction des
09:32besoins.
09:33Mais alors, pour qu'on comprenne bien, est-ce que ça permet à une entreprise innovante dans la santé ou
09:38les biotechnologies
09:39d'interroger son propre corpus scientifique ?
09:42Est-ce que ça lui permet de monter des dossiers pour obtenir des certifications ?
09:47Est-ce que ça permet aux organismes de certification d'aller interroger certains documents ?
09:51Très bonne question.
09:52Vous allez me dire tout ?
09:54Oui, malheureusement, un peu vrai.
09:56Non, mais la technologie en elle-même, c'est d'interconnecter la connaissance
10:00et d'automatiser des centaines d'agents, d'intelligence artificielle par-dessus,
10:05avec tout le niveau de gouvernance dont on peut avoir besoin dans cette industrie régulée.
10:08À partir de là, on peut penser beaucoup de cas d'usage.
10:10Donc, nous, on en fait quelques-uns sur étagère, parce qu'en fait, on n'a que 3 ans.
10:14Donc, on fait la partie revue littérature, on fait partie, enfin, pas mal de générations de dossiers,
10:19d'autorisation de mise sur le marché.
10:21On fait une partie recherche aussi, avec des modules très spécifiques d'analyse génomique
10:24pour aller croiser plein de gènes, plein de littérature.
10:27Donc, on peut faire de la recherche, trouver des nouvelles cibles thérapeutiques.
10:29Donc, en fait, on a un ensemble de modules qui viennent enrichir ça.
10:31Et après, on a des clients et des partenaires, d'ailleurs, qui viennent eux-mêmes assembler les briques
10:35chez nous pour leurs clients ou pour eux en interne, pour faire un peu ce qu'ils veulent avec.
10:41Donc, ça dépend.
10:41On a eu en interview le fondateur de Emarina, que vous connaissez sans doute, j'imagine,
10:48une biotechnologie, qui nous racontait que ces 40 000 pages de dossiers
10:53pour obtenir une certification dans la santé, que ça semble complètement dingue,
10:59ça prend un temps fou.
11:01Typiquement, vous vous attaquez à ça ?
11:02Ah oui, et puis c'est même pire que ça, parce que 40 000 pages qu'il faut maintenir.
11:05C'est-à-dire que chaque année, il faut vérifier ce qui a changé, les nouvelles études.
11:09Il n'y a pas du tout refaire, oui, absolument.
11:11Exactement. Et puis, parfois, il y a une réglementation qui change.
11:13Donc, en fait, c'est pour ça que c'est extrêmement compliqué et que le pipeline entre
11:18« j'ai commencé à avoir une nouvelle cible thérapeutique jusqu'au bout »,
11:21parfois, il y a des cibles thérapeutiques qui ne vont pas jusqu'au bout,
11:22parce que le marché, qui peut être juste de quelques centaines de millions,
11:26ne suffit pas pour supporter l'ensemble de ces frais.
11:29Et c'est justement là où on veut se dire, on essaie de réduire toute la facture et le temps
11:33pour aller de l'un à l'autre.
11:34Alors, je disais, vous avez un point commun, c'est que vous attaquez à un truc quand même très difficile,
11:38mais peut-être la grande différence, c'est que là, on a beaucoup de concurrents maintenant
11:42qui se positionnent sur les réseaux sociaux, y compris souverains.
11:46Ce que vous faites, vous êtes très concurrencé ?
11:49C'était physiquement impossible à faire il y a trois ans.
11:52Donc, en fait, tous ceux qui font ça ne peuvent être que des entreprises qui se sont lancées récemment
11:55ou alors des géants qui se mettent dedans.
11:58Donc, pour l'instant, on ne voit pas être concurrent.
12:00Ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas.
12:01Mais la réalité, c'est qu'on adresse, on répond à des appels d'offres et on les gagne pour
12:06l'instant.
12:06Ça veut dire qu'a priori, on est plutôt bien positionné sur ce marché-là.
12:09OK. Et pour réussir, quelles sont les conditions pour vous, pour réussir,
12:14les conditions de votre passage à l'échelle à vous ?
12:16Alors, il y a deux.
12:18De quoi vous avez besoin ?
12:19On a fait une série A il y a une semaine.
12:21Levé de fonds.
12:22Exactement, levé de fonds qui nous permet de voir, d'être assez indépendant
12:25sur les prochaines années de grossière, on a plusieurs clients qui nous ont dit
12:28« En fait, revenez quand vous serez 150. »
12:30On était une trentaine, là on est une cinquantaine, on va encore doubler cette année
12:33parce qu'en fait, il y a besoin d'avoir des assises solides pour ce genre de clients.
12:37Et puis, les points importants, c'est la souveraineté.
12:40On en parlait un peu ici aussi, mais être capable de dire à nos clients
12:43« Nous, notre solution, vous l'installez où vous voulez, ce n'est pas chez nous. »
12:46Vous pouvez même déconnecter sur Internet.
12:47On arrive avec les machines, les GPU et autres.
12:49Ça reste vos données.
12:50Vous pouvez changer vos LLM, vous pouvez changer votre cloud provider.
12:53Ça, c'est un point extrêmement important pour des entreprises
12:56qui sont assez fermées sur leurs données.
12:57C'est très stratégique, oui.
12:59Merci beaucoup Antoine de Torcy de Biolévite et Stéphane Dubreuil d'Epsilon.
13:04Merci à vous de nous suivre et d'observer ce qui se passe
13:07dans cet écosystème tech et numérique français et européen.
13:11Je vous souhaite une excellente journée et je vous dis à demain sur Bsmart.
13:18Sous-titrage Société Radio-Canada