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  • il y a 6 jours
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Télématin reçoit Fauve Hautot pour son spectacle de danse "Let's go !" et Philippe Charlier, médecin archéo-anthropologue.

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Transcription
00:00C'est dommage qu'on ne connaisse pas les paroles.
00:01Oui, vous avez vu, il y a quand même deux salles, deux ambiances.
00:04Les barbotines, la voix d'Henri IV dans quelques instants.
00:06Je reviens juste sur ce truc-là, parce que vous allez vraiment entendre la voix d'Henri IV.
00:11C'est vraiment fascinant.
00:12En attendant, il y en a une autre qui est fascinante, c'est Fovoto.
00:15Bonjour, Fovoto.
00:16Bonjour, Jonathan.
00:17Bonjour, bonjour.
00:17On est très, très heureux d'accueillir Fovoto.
00:19Vous êtes bien sûr l'un des visages les plus populaires de danse avec les stars.
00:23Vous avez fait danser des célébrités pendant 15 ans.
00:26Vous avez remporté plein de fois la compétition.
00:28Vous êtes même devenue jurée de l'émission.
00:31Vous êtes aussi comédienne.
00:32Et aujourd'hui, on vous retrouve dans une nouvelle aventure.
00:35C'est votre propre spectacle de danse qui s'appelle Let's Go,
00:38que vous avez créé avec votre compagnon Romain Guillermic.
00:42Et puis, vous êtes aussi devenue maman pour la première fois.
00:44Ça va ?
00:45Tout a fait.
00:46Oui, une année 2026 bien chargée et en même temps extraordinaire de nouveautés.
00:52C'est formidable, le spectacle.
00:54On l'a lancé jeudi 8.
00:58C'est super, c'est un spectacle de danse qui est vraiment très riche.
01:01Si tu l'as vu, tu peux voir qu'il y a une énergie assez…
01:04C'est incroyable.
01:04On va en reparler tout à l'heure.
01:05C'est fou l'énergie que vous dégagez sur scène.
01:08Thomas est rentré, il m'a dit « Mais attends, c'est un truc de dingue.
01:10Ils ne prennent pas une demi-seconde de pause.
01:12Ils sont comme ça. »
01:13Vous avez un secret quand même, après un bébé et tout ?
01:15Parce que nous, on est des loques personnellement.
01:17On est fatigué, si je vous le dis.
01:18Non, mais en fait, je crois que…
01:20Déjà, tout s'est extrêmement bien passé,
01:22mais je crois que j'ai un super mental aussi de sportif.
01:25Et c'est surtout que je suis…
01:26Enfin, nous sommes très bien organisés.
01:28Donc, on savait dans quoi on allait.
01:31Et puis, c'est la passion, j'imagine, aussi, quand même.
01:33Tout ce qui, comme ça, vous plaît.
01:35Oui, c'est ça.
01:36En fait, on ne calcule pas le temps,
01:37mais c'est surtout qu'en fait, oui, tout est moteur,
01:39étant donné que c'est que de l'amour, en fait.
01:41C'est de la passion, c'est de l'amour.
01:42Donc, en fait, tu es obligé d'y aller.
01:44Et ce n'est même pas une obligation.
01:45C'est en fait, tu te lèves le matin et c'est en joie.
01:48Le bonheur.
01:48C'est cool, oui.
01:49Avant de parler de votre spectacle,
01:50vous êtes allés à la rencontre des Français
01:52pour savoir quelle image ils avaient de vous.
01:54Ah !
01:55De vos matins.
01:56Je la connais par Danse avec les stars.
01:58C'était une de mes danseuses préférées, je dirais,
02:01dans l'émission.
02:02Femme très élégante, très belle aussi.
02:04Bétillante.
02:06Spontanée.
02:07Talentueuse.
02:07Des jeunes dynamiques.
02:09Je la trouve très naturelle, en fait.
02:10J'aime beaucoup ses cheveux
02:11et sa coupe qui lui va très bien.
02:13Elle est magnifique.
02:14Elle est très intelligente aussi.
02:15C'est sûr que ça donne envie.
02:16Quand on la voit faire, c'est tellement beau.
02:19Sa pratique de la danse, c'est magnifique.
02:23Je lui demanderais d'apprendre un pas de danse.
02:25Et je lui demanderais,
02:26si elle n'avait pas fait de la danse,
02:27qu'est-ce qu'elle aurait aimé faire comme métier, peut-être ?
02:30C'est sympa.
02:30Ils sont gentils.
02:31Qu'est-ce que vous auriez aimé faire comme métier
02:33si vous n'aviez pas été danser ?
02:34Franchement, je ne sais pas.
02:35Je pense que j'aurais quand même été dans une branche créative
02:38parce que j'ai un peu la bougeotte
02:39et j'aime bien toucher à tout.
02:41Mais oui, j'imagine quelque chose de créatif.
02:43Donc, je ne sais pas.
02:45Peut-être des barbotines.
02:46On est là, on rigole.
02:48En tout cas, dans le spectacle, ça, c'est sûr.
02:49Mais parce que j'ai une famille aussi
02:50qui est très passionnée de danse, de couture, etc.
02:55Donc, je pense que j'aurais pu me retrouver
02:57dans un truc un peu de make-up ou des choses comme ça.
02:59Bref, voilà.
03:00En tout cas, un métier artistique.
03:02Thomas, quelques chiffres sur la vie de vous.
03:03Oui, et le premier, ça va vous ramener justement
03:05à votre famille.
03:07386, parce qu'au dernier recensement,
03:08c'est le nombre d'habitants de la commune
03:09dont vous êtes originaire.
03:12Saint-Vaste-Diebdal.
03:13Tout à fait.
03:14En Normandie, c'est comme ça qu'on dit ?
03:15Saint-Va.
03:16Saint-Va, Saint-Va.
03:18Non, c'est la chiste.
03:21C'est là-bas que vous avez fait vos premiers pas de danse
03:25à 5 ans, c'est ça ?
03:27Oui, en fait, il y avait une salle des fêtes
03:28qui existe toujours, j'imagine.
03:30Mais il s'est avéré que c'était mon grand-père
03:32qui me faisait la classe.
03:34Et donc, la classe était la maison de mes grands-parents.
03:36Et en fait, ma grand-mère, pareil,
03:38créait des spectacles.
03:39Donc, on a commencé très tôt, tous, dans cette école,
03:43à créer des spectacles en fin d'année.
03:46Votre mère était prof de danse aussi ?
03:48Oui, oui.
03:49Votre père passionnée de danse latine ?
03:50C'est ça.
03:51Donc, tout ça faisait un environnement
03:53où vous étiez un peu obligée de faire de la danse.
03:54Oui, et puis ça s'est fait très naturellement.
03:56C'est-à-dire qu'en fait, on faisait de la danse,
03:58on se déguisait, on créait des spectacles.
04:00Donc, moi, j'ai un souvenir que les dimanches,
04:02avec ma sœur, on se mettait les talons
04:04et on descendait les escaliers.
04:06On faisait des petits spectacles.
04:08Un autre chiffre, 4, c'est le nombre de victoires
04:10que vous avez remportées à Danse avec les Stars.
04:134 victoires, dont 3 conséquatives, quand même.
04:17Vos 3 dernières en tant que danseuses.
04:19D'ailleurs, je me suis demandé,
04:19est-ce que c'est parce que vous gagnez trop
04:21qu'il y a un moment où ils ont dit,
04:22bon, allez, maintenant, elle va passer dans le jury ?
04:25Non, je ne crois pas.
04:26Je pense que c'était plutôt un choix aussi de ma part,
04:29mais ça s'est fait très naturellement.
04:31C'est aussi, à force de faire,
04:34moi, j'ai eu envie de faire autre chose
04:36et j'avais envie aussi de me consacrer
04:37à mes propres projets, malgré tout.
04:39C'est une émission que j'adore.
04:41Même me retrouver dans le jury,
04:42moi, ça a été aussi un autre exercice.
04:45Moins fatigant ?
04:48Moins fatigant, mais peut-être plus stressant pour moi,
04:50étant donné que je suis quand même plus timide.
04:53Voilà, donc parler n'est pas forcément
04:55un exercice très simple pour moi, surtout en live.
04:57Donc, j'apprends malgré tout encore sur cette émission
04:59et ça, je trouve ça hyper intéressant,
05:01justement, d'avoir un point de vue,
05:02en tout cas, de donner mon point de vue
05:04sur la danse et d'aiguiller des artistes.
05:07Est-ce que vous serez dans la prochaine saison
05:09de Danseurs d'Escar ?
05:10Eh bien, il faut...
05:12Allez, pour nous, il faut quand même.
05:13Non, non, non.
05:14Moi, j'aime bien les surprises,
05:16donc je ne sais pas.
05:16C'est un oui.
05:18Je décèle un oui dans ce sourire.
05:208,5.
05:21Est-ce que ça vous parle ?
05:238,5 ?
05:238,5.
05:25Si je vous dis 8 mois et demi.
05:27Ah oui, j'ai dansé jusqu'à 8 mois et demi.
05:30Vous avez dansé jusqu'à 8 mois et demi.
05:31Oui, oui.
05:32Pour préparer votre spectacle ?
05:34Oui, oui, tout à fait.
05:35Et j'en suis très contente
05:36parce que finalement,
05:38on a eu six semaines de création
05:40au 13e art.
05:41Six semaines de création,
05:42quand tu fais les chorégraphies,
05:43que tu es danseur,
05:45metteur en scène
05:45et jeune maman,
05:47enfin, jeune parent,
05:48parce que je chorégraphie
05:49et je mets en scène
05:50avec Romain Guilhermi,
05:52ce n'est pas mince à faire.
05:54Donc, c'est vrai qu'on a travaillé
05:55toutes les chorégraphies en amont
05:57et ça a été ultra bénéfique.
06:00Donc, c'est vrai que j'ai des vidéos
06:02où je saute avec un ventre énorme.
06:04Enfin, je sautille,
06:05je ne saute pas comme une dingue.
06:07Franchement, la grossesse,
06:09ce n'est pas une maladie.
06:10Je vous le dis,
06:11parce que c'est mon ancien métier,
06:13si votre gynéco vous dit oui,
06:14il faut au contraire bouger.
06:16C'est génial.
06:17Et pas de problème.
06:17Et vous avez repris très tôt aussi.
06:19Eh bien, oui,
06:20j'ai repris trois semaines après.
06:22Trois semaines après,
06:23vous étiez déjà à danser.
06:24Oui.
06:24Et là, on n'a pas l'impression
06:26que vous avez accouché
06:26il y a quelques...
06:27Même moi, je suis assez bluffée.
06:29Je ne comprends pas comment...
06:31Mais non, si, je sais,
06:32c'est qu'en fait,
06:32on a fait des sessions
06:34de 10h du matin à 18h
06:36pour préparer le spectacle.
06:37Et en fait,
06:37c'est une vraie période de sèche,
06:39finalement,
06:40parce que tu ne fais que défilage,
06:41etc.
06:42Donc, tu es debout toute la journée,
06:43tu danses toute la journée
06:44et après, tu es en spectacle.
06:45Donc, il y a quand même un...
06:46Tu brûles beaucoup de calories, quoi.
06:48Et là, le spectacle en soi,
06:50je ne sais pas à combien
06:51on est de calories, mais...
06:52C'est délirant.
06:53Oui, oui, mais en fait,
06:54on l'a monté,
06:55ne pensons pas
06:56que ce serait autant cardio.
06:59Donc, on a quand même des...
06:59Oui, donc vous êtes vraiment
07:00des sportifs de haut niveau,
07:01il faut le dire.
07:02Oui, on est accompagnés
07:02vraiment de huit danseurs
07:04qui sont extraordinaires,
07:05tous, dans leur technique.
07:07Et en fait,
07:07on a un espèce de cœur commun
07:09qui est ultra énergique.
07:10C'est-à-dire qu'on mixe
07:11vraiment la danse électro
07:12et la danse moderne.
07:13Et c'est vrai qu'on ne sort pas
07:14du tout de scène
07:15pendant une heure et quart.
07:16Ce qui est énorme.
07:16On va en parler de toute façon
07:18en détail tout à l'heure.
07:19En attendant,
07:20je sais que vous aimez,
07:21comme nous,
07:21rencontrer des personnages
07:23un peu hors du commun.
07:24Celui qu'on a à vous présenter
07:26et à vous,
07:26chers téléspectateurs,
07:27s'appelle Philippe Charlier.
07:29Alors, écoutez bien,
07:30il est à la fois médecin,
07:32anthropologue et archéologue.
07:34Il a étudié les dents d'Hitler,
07:36il a enquêté sur les reliques
07:37de Jeanne d'Arc,
07:38il a analysé les cheveux
07:40de Robespierre.
07:41Il s'est même intéressé
07:42au cœur de Louis XIV.
07:44C'est un travail
07:45qui lui a valu un surnom
07:46et on l'appelle
07:47l'Indiana Jones
07:48des cimetières.
07:49Selon le New York Times,
07:51rien que ça,
07:51on accueille
07:52Philippe Charlier.
07:54Bonjour.
07:56Oui, c'est ça.
07:59Indiana Jones
07:59des cimetières.
08:00Bonjour Philippe Charlier,
08:01je vous présente
08:02Faux Votaux.
08:03Très bien.
08:03Bonjour, bonjour.
08:04Je vous présente
08:05Philippe Charlier,
08:06je le disais,
08:06vous avez autopié
08:08les...
08:08Vous avez un téléphone
08:09apparemment, Philippe,
08:10qui fait biquiquiqui,
08:11tic tic tic tic,
08:12vous savez les...
08:13Voilà, si vous pouvez
08:13juste le mettre
08:14sur mode avion
08:14ou l'éteint,
08:15parce que j'ai l'impression...
08:16C'est peut-être Robespierre
08:17qui lui passe un petit coup
08:18de bigou.
08:18Ce sont les fantômes,
08:19les patients.
08:22Donc je le disais,
08:22vous avez autopié
08:23les plus grands personnages
08:24de l'histoire,
08:25vous avez publié ce livre
08:27Les morts ont une histoire
08:29secrète
08:30chez Fayard
08:31et vous avez annoncé
08:32tout récemment
08:32l'ouverture d'un musée
08:34qui est consacré
08:34aux morts célèbres
08:35de l'histoire de France,
08:36ça sera à Saint-Cloud,
08:37dans les Hauts-de-Seine.
08:38Qu'est-ce qu'on va trouver
08:39dans ce musée ?
08:39Vous trouverez énormément
08:40de patients sur lesquels
08:41on a pu travailler,
08:42de Lucie la plus ancienne
08:43jusqu'à Picasso le plus récent
08:44et ça sera une sorte
08:45d'histoire par le bout
08:47du microscope,
08:47par le bout du scalpel
08:49tout simplement.
08:50Une façon originale
08:50de découvrir l'histoire
08:51de France par tous
08:52ces personnages
08:53qu'on voit dans les livres,
08:54qu'on voit dans les musées
08:55en deux dimensions,
08:56sur une peinture
08:56ou une sculpture éventuellement,
08:58mais là vous les verrez
08:59avec des cheveux,
09:00vous les verrez
09:01avec des stèles funéraires,
09:02vous les verrez
09:03avec un examen médico-légal
09:05porté sur tous
09:06ces grands personnages
09:07qui ont fait l'histoire.
09:08le cœur de votre métier.
09:09Le cœur au sens strict du terme.
09:11Voilà, au sens propre
09:12comme au sens figuré.
09:13Là vous avez
09:14votre petite sacoche
09:15que vous ne quittez jamais,
09:16ce n'est pas un mythe,
09:16il y a quoi dedans ?
09:17Il y a des restes.
09:20Oh mon Dieu !
09:21Assez souvent,
09:21il y a plusieurs choses.
09:22D'abord, on doit toujours
09:23être prêt à faire des prélèvements
09:24un peu partout
09:25parce que...
09:27Vous reconnaissez
09:28ce type de choses,
09:29c'est ce qu'on utilise
09:30classiquement pour le Covid,
09:32pour faire les écouvillons,
09:33mais nous on utilise ça
09:34énormément
09:34quand on est sur un manuscrit
09:36par exemple
09:36avec une tâche de sang potentielle
09:38ou quand on est en train
09:39de vider une cuisinière
09:41qui était une ancienne scène
09:42de crime
09:42du début du XXe siècle,
09:44on va faire des petits prélèvements
09:45avec ça
09:45qu'on va ensuite ramener
09:46au laboratoire
09:47de façon stérile
09:48et ensuite on va faire
09:48les analyses
09:49qui nous permettront
09:49de dire ce que c'est exactement.
09:52Et puis,
09:52il faut vraiment
09:53toujours être prêt,
09:53on va dire.
09:54N'hésitez pas à prélever
09:56des échantillons
09:56sur Thomas,
09:57des choses qui vous inspirent.
09:58Non mais il est trop frais
09:59pour moi.
10:00Trop chaud, trop chaud.
10:01Voilà.
10:02Et puis,
10:02quelques petits exemples
10:03d'échantillons
10:04sur lesquels nous sommes
10:05en train de travailler
10:06en ce moment
10:06et qui bougent à chaque fois
10:08en condition de sécurité optimale
10:10bien entendu
10:10d'un bout à l'autre.
10:12Vous avez ici,
10:13par exemple,
10:14de toutes petites reliques
10:15de Saint-François d'Assise
10:16qui sont les petits morceaux
10:17d'ossements en l'occurrence
10:19sur lesquels nous sommes
10:20en train de travailler.
10:21On va en reparler
10:22de toute façon,
10:22Philippe Chérié
10:23parce qu'il y a tellement
10:24de choses.
10:25Vous avez un petit sac
10:26de poussière
10:27très, très bizarre.
10:28Il y a également
10:28des cheveux
10:29mais on en parlera
10:30tout à l'heure.
10:30Ne vous inquiétez pas.
10:31Je voudrais quand même
10:32qu'on revienne un petit peu
10:32sur votre histoire
10:33parce qu'en fait,
10:34vous avez toujours été
10:35fasciné par la mort.
10:36C'est terrible.
10:36À six ans,
10:37vous étiez déjà passionné
10:38par Pompéi.
10:39Vous avez trouvé un crâne
10:40aussi près de chez vos parents ?
10:42Ce n'est pas la mort
10:42qui me fascine.
10:43Moi, je ne suis pas morbide.
10:44C'est l'histoire.
10:45Oui, c'est plutôt l'histoire
10:46et cette façon
10:46d'essayer de voyager
10:47dans le temps
10:47de façon très pragmatique,
10:49très cartésienne
10:49en utilisant des restes humains,
10:52en utilisant les outils
10:53de l'archéologie,
10:53de l'anthropologie,
10:54de la médecine.
10:55Donc de façon médico-légale.
10:56De façon scientifique,
10:57exactement.
10:58Et c'est vrai, oui,
10:59première fouille archéologique
10:59quand j'étais jeune,
11:00d'autres ensuite
11:01avec ce qu'on appelle maintenant
11:02l'INRAP,
11:02pas très loin de la maison
11:03de chez mes parents.
11:04Et c'était à chaque fois
11:05l'occasion de littéralement
11:06voyager dans le temps,
11:07mais de façon bien précise
11:09et bien sérieuse.
11:10En même temps,
11:11vous avez quand même
11:11une petite fascination
11:12parce qu'il paraît
11:12que vous avez été enfermée
11:14dans un cercueil
11:16pendant une heure et demie.
11:17Est-ce que vous pouvez
11:17nous raconter cette expérience ?
11:18Oui, non, alors ça c'est...
11:20Oui, je ne le referai pas forcément.
11:23Racontez-nous pourquoi.
11:23Tu me fais ça, je meurs.
11:25Oui, c'est ça.
11:25Oui, ça tombe bien.
11:26Vous êtes directement
11:27dans votre demeure.
11:28À cette époque-là,
11:29je travaillais sur des récits
11:31d'enterrements précipités.
11:32Ce sont des livres
11:33qui ont été écrits
11:33au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle
11:35sur des gens
11:35qui ont été enterrés
11:36par accident
11:38un peu trop tôt
11:38dans leur cercueil.
11:40Notre crainte,
11:41notre cauchemar à tous.
11:42Et il y a des choses
11:42que je ne comprenais pas
11:43en lisant ces récits.
11:44Et donc du coup,
11:45à l'occasion d'une campagne photo,
11:47j'ai dit,
11:47cette fois-ci,
11:48vous me prenez en photo
11:49dans un cercueil,
11:50mais surtout,
11:50vous me fermez le cercueil
11:51juste après
11:51et je veux savoir
11:52exactement quelle sensation
11:53ça fait.
11:54Donc ils ont fermé le cercueil,
11:55ils ont mis deux vis,
11:56une au pied,
11:57une à la tête.
11:58Il en faut beaucoup plus
11:58d'habitude.
11:59Et puis,
12:00on avait un code
12:00pour que normalement
12:01je puisse ressortir.
12:02Code que j'ai oublié
12:03tout de suite,
12:03bien entendu.
12:04Mais bon,
12:05au fur et à mesure,
12:07c'est assez bizarre
12:07comme sensation.
12:08Donc je vous dis quand même
12:09la sensation que ça donne
12:09parce que vous ne ferez pas
12:10forcément cette expérience-là.
12:12Il fait très chaud.
12:12On n'a pas l'air prête
12:13en tout cas.
12:14Il fait très chaud.
12:15Il fait très très chaud.
12:17On a envie de bouger,
12:18on a envie de se retourner,
12:19mais on ne peut pas.
12:20En tout cas,
12:21c'est assez difficile.
12:22Il y a un petit peu de lumière
12:22qui passe quand même
12:23entre le couvercle
12:24et les montants verticaux.
12:25Une embellie.
12:26Parce qu'il n'avait pas mis la terre encore.
12:27Parce qu'il n'avait pas mis la terre
12:28et puis parce qu'on n'était pas
12:29non plus dans une fosse.
12:30J'ai plus fringue à deux mètres.
12:32On a tous du mal à respirer.
12:34Vous, peut-être aussi à la maison.
12:36Mais en tout cas,
12:36ça m'a permis de comprendre
12:36plein de choses justement
12:37sur ces récits.
12:38Et je pousse tout le monde
12:39à faire,
12:40en tout cas mes étudiants,
12:41à faire des expériences
12:43et quand on travaille
12:44sur des récits anciens,
12:45à se remettre un petit peu
12:46de temps en temps
12:47quand c'est possible
12:48dans les conditions même
12:49expérimentales.
12:50Et ça permet toujours
12:50de mieux comprendre
12:52ces descriptifs
12:53un peu du passé.
12:54Alors,
12:55au cours de votre carrière
12:56de médecin légiste,
12:57vous allez étudier
12:58les restes de grandes personnalités
12:59qui ont marqué l'histoire.
13:01Comme Adolf Hitler,
13:02je le disais tout à l'heure,
13:02Louis XIV,
13:03Napoléon Ier.
13:04Qu'est-ce que ça vous fait
13:05quand vous voyez
13:06des restes de ces personnes
13:08qui ont tellement marqué
13:09notre histoire ?
13:10Sur le moment même,
13:11on est d'une froideur scientifique.
13:12On est vraiment
13:13dans un détachement complet.
13:14Sinon,
13:15on n'est pas objectif,
13:16on n'est pas capable
13:16de faire notre étude.
13:17Une fois que le dossier
13:18se referme,
13:19par exemple,
13:19vous parliez de Hitler,
13:21qui est évidemment
13:21le patient que je déteste le plus.
13:23Quand je sors
13:24de l'immeuble de la Lubyanka,
13:26par exemple,
13:26à Moscou
13:26et que j'ai fini
13:27de travailler sur ces restes,
13:28oui, là,
13:29je me rends compte
13:29que c'était une opportunité
13:30de travail
13:31et de...
13:33Comment dire ?
13:34J'étais très, très près,
13:36en fait,
13:36de ces restes
13:37et on était vraiment
13:39en contiguïté immédiate.
13:40Et oui,
13:40là, on se rend compte
13:41qu'on a touché
13:41l'histoire du bout du doigt.
13:43Voilà.
13:43Mais les conditions
13:44sont dramatiques.
13:45Ce type est une pourriture absolue
13:46et malgré tout,
13:47il y avait quand même
13:48un intérêt scientifique
13:49à vérifier
13:49si c'était bien lui,
13:50s'il était bien mort
13:51à Berlin,
13:52transporté ensuite à Moscou
13:53et bien mort
13:54en 1945, évidemment.
13:55Oui, c'était ça,
13:55en fait,
13:56l'objectif de l'étude.
13:57Voilà.
13:58Je parlais de Napoléon Ier,
13:59vous avez d'ailleurs
13:59failli mourir
14:00dans sa tombe de Sainte-Hélène.
14:01Qu'est-ce qui s'est passé ?
14:02J'avais fait réouvrir
14:04avec la complicité
14:04de Michel Danquan Martino,
14:06qui est le consul de France
14:11et en fait,
14:12il n'y a quasiment pas
14:12d'oxygène à l'intérieur
14:13et j'ai vraiment
14:14tourné de l'œil
14:15et si je n'étais pas remonté
14:16quelques secondes après,
14:17je pense qu'il y aurait eu
14:18enfin à nouveau un mort
14:19dans le tombeau de Napoléon.
14:22N'empêche,
14:22c'était très intéressant.
14:23On a retrouvé les graffitis
14:24qui étaient méconnus
14:25à cet endroit-là,
14:26toute l'architecture également.
14:26Les graffitis,
14:27c'est-à-dire qui venaient d'où ?
14:29Alors,
14:29on essaye encore de savoir
14:30si ce sont des marins
14:31de la Belle Poule
14:32qui ont laissé
14:33au moment de la récupération du corps
14:34pour ce qu'on appelle
14:35le transfert des cendres
14:36de Napoléon
14:36quand il a été transféré
14:37aux Invalides.
14:38Est-ce que ce sont eux
14:39qui ont laissé des graffitis
14:40ou est-ce que ce sont
14:40des visiteurs occasionnels après ?
14:42Notamment les prédécesseurs
14:44de Michel Danquan,
14:45donc des consuls français
14:46qui ont laissé peut-être ça.
14:48On est en train
14:48de travailler les images
14:49pour essayer de mieux comprendre.
14:51C'est passionnant.
14:51Ça a pris l'humidité
14:52mais à chaque fois,
14:53on voyage dans le temps.
14:54C'est incroyable.
14:55Fauve,
14:56on va faire un petit jeu.
14:57Attention.
14:57On a trouvé que c'était très gai
14:59de vous faire un petit jeu
14:59sur la mort.
15:01Oui, écoutez,
15:01c'est le thème du jour.
15:03Je vous pose des questions,
15:04chère Fauve,
15:04et vous me répondez
15:05et évidemment,
15:06Philippe Charlier,
15:06vous dites si c'est vrai
15:07ou si c'est faux.
15:08Vrai ou faux, Fauve ?
15:09Il arrive que des personnes mortes
15:11se réveillent
15:12sur la table d'autopsie.
15:14Oui.
15:14Ah oui.
15:15Philippe ?
15:16En effet, vrai.
15:17Ça arrive toujours maintenant.
15:18Même maintenant ?
15:19Même dans les années 2020,
15:21avec les outils techniques
15:22qui sont les nôtres,
15:23on risque toujours de faire,
15:24on vérifie toujours la vitalité
15:26avant de faire l'autopsie
15:27ou autre chose,
15:28ou en tout cas au moment
15:29de les mettre
15:29en housse mortuaire
15:30dans le réfrigérateur
15:31de la salle d'autopsie.
15:33Ça doit faire bizarre,
15:33ça ne vous est jamais arrivé à vous ?
15:34Ça a failli m'arriver
15:36deux fois de suite.
15:37Oui, oui.
15:37Et puis de temps en temps,
15:38quand le patient a aussi
15:39un pacemaker,
15:40on peut avoir aussi
15:40des contractions musculaires,
15:42ce qui est assez déstabilisant.
15:44Oui, ça c'est un petit peu particulier.
15:45Vrai ou faux ?
15:46Fauve,
15:46on peut déterminer
15:47l'état de santé
15:48d'une personne morte
15:49sans jamais analyser son corps.
15:54Ben vrai ?
15:56C'est bien vos questions.
15:57C'est tout à fait,
15:57c'est totalement faux.
15:58À partir de quoi alors ?
15:59On peut faire des autopsies
16:00sans cadavre
16:00en travaillant par exemple
16:02sur un mug
16:03avec encore un petit peu
16:04de traces,
16:05sur des brosses à dents,
16:06sur le blaireau
16:07pour se raser.
16:08Donc c'est l'ADN
16:08que vous préviez à ce moment-là ?
16:09Non, non.
16:09Eh bien, ce n'est pas l'ADN.
16:10Oui, sur l'environnement,
16:11sur les vêtements,
16:12sur les taches de sang,
16:13de sueur, etc.
16:15En fait, on fait une autopsie
16:16sans cadavre
16:16parce qu'on travaille
16:16plutôt sur les protéines.
16:17Pas trop l'ADN,
16:18ce n'est pas trop bon truc,
16:19l'ADN,
16:19plutôt les protéines.
16:20Les protéines,
16:21c'est tout ce qui a été en contact,
16:22c'est notre alimentation,
16:23notre état de santé,
16:24un petit peu de notre sang,
16:25notre transpiration,
16:27nos autres fluides corporels.
16:28Je ne rentre pas dans les détails.
16:29Et tout ça,
16:30ça nous renseigne énormément
16:31sur notre état de santé
16:32et parfois notre cause de mort.
16:34Donc oui,
16:34autopsie sans cadavre,
16:35on fait de plus en plus.
16:36C'est ce qu'on a fait
16:36notamment pour Clémenceau,
16:37au musée Clémenceau
16:38et en lien avec
16:39le Centre des monuments nationaux.
16:41Passionnant.
16:42Chers fauves,
16:43les morts peuvent littéralement parler ?
16:46Non.
16:47Alors Philippe,
16:48est-ce que les morts parlent ?
16:49Je suis désolé, fauve.
16:50Oui, c'est possible.
16:52Notamment pour la tête embaumée
16:53de Henri IV.
16:54Il est mort en 1610,
16:55assassiné par Ravaillac
16:56et la tête a été escamotée
16:58a posteriori.
16:59Elle s'est retrouvée ensuite
17:00dans des mains
17:00et nous avons expertisé cette tête.
17:03C'est bien la tête authentique.
17:04Et comme elle est très bien conservée,
17:06moins bien que vous,
17:06mais elle est quand même...
17:08On a les lèvres,
17:09C'est difficile
17:09d'être mieux conservée quand même.
17:11Oui, oui,
17:11c'était un mauvais compliment
17:12mais c'était sincère,
17:13c'était sincère.
17:15En fait,
17:15on a tout l'arbre respiratoire.
17:17On a les cordes vocales,
17:17on a une partie de la trachée,
17:19on a le larynx,
17:19la langue un peu rétractée
17:20mais quand même encore.
17:21Et du coup,
17:22on a modélisé en trois dimensions
17:23après un scanner
17:24à la pithé salpétrière
17:25et on refait parler maintenant
17:27Henri IV.
17:27Pour l'instant,
17:28on lui fait dire des voyelles.
17:30Alors justement,
17:30on va écouter Philippe
17:31parce que c'est quand même
17:32absolument fascinant.
17:33Vous avez réussi
17:34à recréer la voix d'Henri IV
17:37à partir de son autopsie.
17:44Alors là,
17:44c'est un peu comme...
17:44C'est Henri IV au yoga.
17:46Oui.
17:46Il est en train de faire un...
17:48Ou alors,
17:48vous savez,
17:49chez le médecin généraliste,
17:50quand on lui met une languette
17:51sur le tour de la glace,
17:52on lui dit...
17:52Écoutez,
17:52je voudrais vraiment inviter
17:53nos téléspectateurs
17:54à se concentrer.
17:55Écoutez deux secondes
17:56si on peut le remettre.
17:59C'est exceptionnel.
18:01C'est incroyable.
18:01C'est incroyable.
18:02On va le remettre.
18:08C'est-à-dire quand même
18:09que ce roi
18:10qui a tellement marqué
18:12l'histoire,
18:12tout à coup,
18:13il y a un côté absolument fascinant
18:15et on est à peu près sûr
18:17que c'est ça.
18:17Oui, oui, totalement
18:18parce qu'on a testé la méthode
18:19et on l'a validée
18:20sur d'autres patients
18:21et notamment sur les patients vivants.
18:22Et d'ailleurs,
18:23on teste et on valide
18:24cette méthode sur Henri IV
18:26et ensuite,
18:26ça nous permettra
18:26de proposer à des patients
18:28qui doivent être opérés
18:29sur le plan ORL
18:29des cordes vocales
18:30de leur dire
18:30quelle voix vous aurez
18:32après l'intervention chirurgicale.
18:33Donc, il y a un vrai intérêt
18:34aussi pour les vivants.
18:36Oui, oui.
18:36Les morts sont utiles aux vivants.
18:38Mais dans quelques mois,
18:39on espère pouvoir lui faire dire
18:40une phrase aussi complexe
18:41que les phrases
18:42que vous dites maintenant.
18:43Vous reviendrez nous voir
18:44pour nous la faire écouter.
18:44C'est obligatoire.
18:45Alors, on va revenir un peu
18:47sur les objets
18:47que vous avez apportés.
18:49Il paraît que vous avez
18:50les cheveux
18:50de Sainte-Thérèse de Lisieux
18:51avec vous.
18:52Oui, on est en train
18:52de travailler en ce moment
18:53sur des cheveux
18:54de Sainte-Thérèse de Lisieux.
18:56Sainte-Thérèse de Lisieux
18:56morte à 24 ans
18:58en 1897.
18:59Elle a fait l'objet
19:00de plusieurs prélèvements
19:01quand elle était vénérable,
19:03bienheureuse puis sainte.
19:04Et donc, on est en train
19:05d'avancer sur...
19:06On sait qu'elle est morte
19:07de la tuberculose,
19:08mais on voudrait savoir
19:09si elle n'a pas pu également
19:10être un petit peu accélérée
19:12dans son trépas
19:13par les médicaments
19:13qu'elle a pris
19:15à cause de son médecin,
19:16notamment du mercure.
19:17Donc ça, c'est l'objectif
19:18de l'analyse des cheveux ?
19:19C'est l'objectif
19:20de l'analyse des cheveux.
19:21On a ici ces petits cendres
19:22dont je vous parlais,
19:23c'est-à-dire de la poussière
19:24d'ossement
19:25de Saint-François d'Assise
19:27qui vont nous permettre
19:28de travailler
19:28et d'essayer d'identifier
19:29les maladies infectieuses
19:31auxquelles il a été soumis.
19:32Est-ce qu'il a été lépreux ?
19:33Est-ce qu'il a eu
19:33de la bruxellose ?
19:34Vous savez,
19:34la fièvre de Malte
19:35qu'on attrape
19:36quand on mange
19:38des fromages mal cuits.
19:38Est-ce qu'il a fait
19:39de la tuberculose
19:40ou d'autres maladies ?
19:40Voici le type de travaux
19:43sur lesquels on est entré.
19:44Donc vos travaux, quand même,
19:45peuvent bouleverser
19:46nos certitudes historiques.
19:48C'est ça qui est fou.
19:49Quand on a travaillé
19:49sur Saint-Louis
19:50et qu'on a montré
19:51qu'il n'était pas mort
19:51de la peste à Tunis
19:53mais plutôt
19:53d'un scorbut surinfecté,
19:55oui, là,
19:55on change un petit peu
19:56juste une ligne
19:57dans les livres d'histoire.
19:59Mais c'est juste une ligne.
19:59En revanche,
20:00ce qui est toujours intéressant,
20:01c'est que, par exemple,
20:02quand on travaille
20:02sur la gangrène
20:04dite gangrène de Louis XIV,
20:06on se rend compte
20:06que ça n'est pas exactement
20:08la même maladie
20:08que ce qu'on appelle
20:09la gangrène maintenant.
20:10C'était une autre maladie
20:11en 1715.
20:12Et c'est en ça
20:12que cette spécialité
20:13est vraiment importante
20:14pour la médecine,
20:15pour nous, les vivants.
20:16C'est qu'on se rend compte
20:16que les maladies du passé
20:17ne sont pas le passé
20:18des maladies actuelles.
20:20Et ça nous permet
20:20de voir comment les maladies
20:21évoluent au fur et à mesure
20:22du temps.
20:22Et du coup,
20:23avec les infectiologues
20:24et la santé publique,
20:25d'avoir un coup d'avance
20:26pour les maladies du futur.
20:28De dire quelle est
20:28la voie évolutive.
20:29Donc ça participe aussi
20:29à la recherche fondamentale.
20:31Totalement.
20:31Aujourd'hui, c'est exceptionnel.
20:32Et ce sac de poussière, alors ?
20:34Alors, ce sac de poussière,
20:35je suis allé un dimanche matin
20:37chez mon ami Laurent Ruquier
20:38pour aller prélever
20:39dans sa cuisinière
20:43qu'il avait achetée,
20:44prétendument appartenant
20:45à Landru,
20:46des poussières
20:47qui sont encore à l'intérieur,
20:48qui sont peut-être, en fait,
20:49les restes des victimes
20:51de Landru pulvérisées
20:53et transformées.
20:54Donc, on est en train
20:55de faire cette analyse.
20:55On devrait avoir les résultats.
20:57Si jamais Laurent regarde
20:58cette émission,
20:58ce que j'espère,
20:59eh bien, on devrait bientôt
21:00avoir les résultats
21:00dans quelques semaines.
21:01Patience.
21:02Et là, ça, c'est littéralement
21:04une scène de crime.
21:05Ça, c'est exactement
21:06le même type d'examen
21:06qu'on fait en médecine légale.
21:08Vous avez peut-être
21:08une dizaine de personnes,
21:10en tout petits bouts
21:11et en poussière, en l'occurrence,
21:12dans ce sac plastique.
21:13Ah oui, totalement.
21:15Ah oui, ça peut parler.
21:16Alors, parler,
21:16pas au sens de Henri IV,
21:17bien entendu,
21:18mais parler au sens scientifique.
21:19On voit des petites,
21:20vous qui avez la chance
21:21d'être à côté,
21:22on voit des petites concrétions
21:23blanchâtres,
21:23des concrétions noirâtres.
21:25Il est possible
21:26que ce soit des os.
21:26Mais comme ça,
21:27morphologiquement,
21:27et même au microscope,
21:28faire la différence
21:29entre des os animaux
21:30et des os humains
21:31est extrêmement difficile.
21:32Donc, nous,
21:32on préfère plutôt
21:33faire de la protéomique,
21:34identifier les protéines.
21:35Et là, pour le coup,
21:36on est vraiment sûr et certain.
21:37Bon, c'est passionnant,
21:38Philippe Charlier.
21:39Vous restez avec nous
21:40dans un instant,
21:40Faux Votaux,
21:41de façon un petit peu
21:42plus légère.
21:43On va nous parler
21:43de son spectacle de danse
21:46qui est la joie incarnée,
21:47il faut le dire.
21:48Elle va aussi relever
21:49le plus grand des défis.
21:51Vous n'êtes pas prête,
21:51je ne peux pas vous le dire.
21:52Et puis,
21:53Emma testera
21:53les sprays fixateurs
21:54de maquillage.
21:55C'est une émission
21:56très, très éclectique.
21:57Sous-titrage Société Radio-Canada

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