- il y a 4 heures
Regardez Le journal RTL du 18 octobre 2026.
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00:09Et donc une nouvelle édition spéciale avec ces nouvelles scènes de violence en cours dans Paris.
00:15Encore des vitrines cassées dans le quartier République.
00:17La CRS 8, l'unité de police spécialisée dans la lutte contre les émeutes, va être déployée.
00:22Et ce alors que le pays se remet à peine.
00:24Du chaos d'hier, toute la journée on a balayé, nettoyé des centres-villes saccagés, des commerces pillés, des grandes
00:31métropoles ou de plus petites communes.
00:33Signe que la situation est grave, Emmanuel Macron réunit actuellement Sébastien Lecornu et plusieurs ministres à l'Elysée.
00:39Le président de la République prendra ensuite la parole à 20h, ce sera à suivre sur RTL.
00:44Des violences à 6 mois de la présidentielle, on vous fera écouter toutes les réactions politiques.
00:48On posera toutes les questions, y avait-il assez de policiers hier dans les rues ?
00:54Y a-t-il eu des failles dans l'anticipation ?
00:56Qui sont les casseurs ? RTL a mené l'enquête et ces scènes de chaos en France qui font réagir
01:02à l'étranger.
01:03Nous serons notamment aux Etats-Unis et puis on s'interrogera sur la suite.
01:07Les syndicats prévoient d'ores et déjà une nouvelle journée d'action, ce sera le 5 novembre prochain.
01:12Bienvenue dans cette édition spéciale sur RTL.
01:17Et nous débutons notre retour de France à Limoges, car c'est l'une des images qui nous a tous
01:22sidérés.
01:22Hier soir, la mairie en proie aux flammes, le beffroi qui s'effondre, l'édifice de 1883 défiguré.
01:30On a entendu toute la colère du maire de la ville ce matin sur notre antenne.
01:33Un défilé est en cours, ça se passe dans le calme.
01:36Hermine Leclash, vous êtes sur place pour RTL. Bonsoir.
01:40Bonsoir à tous.
01:41Mais depuis hier soir, des centaines de personnes se relaient devant cette mairie pour constater les dégâts.
01:49Et toutes sont encore sous le choc.
01:51Oui, des riverains, des habitants de Limoges et même des communes aux alentours,
01:55ablutinés à quelques mètres de cet hôtel de ville défiguré,
01:58où on aperçoit au travers des fenêtres brisées quelques pompiers éteindre les dernières braises.
02:03Le toit est complètement calciné du campanile.
02:06Il ne reste que quelques débris éparpillés au sol.
02:10Et les souvenirs de Pascal, accoudés à la barrière de sécurité.
02:13J'ai passé des arbres de Noël dans cette mairie ou autre, voilà.
02:18Donc ça me touche profondément.
02:22Donc si vous voulez, voilà.
02:23C'est pour ça qu'on est venus, pour montrer notre soutien aux pompiers, aux policiers.
02:28Pour ceux qui ont...
02:29Tout à l'heure, il y avait le préfet qui est venu.
02:31Il y avait des véhicules de police qui sont dans des états mais pitoyables, mais qui roulent encore.
02:35C'est une honte, une honte.
02:39Juste à côté de lui, un jeune homme filme en direct le travail des pompiers.
02:42La nuit a été courte.
02:44Hier soir, il a vu les flammes dévorer le symbole de sa ville natale.
02:48On était avec des amis, on était 4-5.
02:50Et c'est après, on tourne la tête.
02:52Pas longtemps après, on voit des flammes commencer à monter.
02:54Juste de la fumée, on s'est dit le feu va être contrôlé.
02:56Ça s'est dégradé, on a vu la fournaise, la flamèche s'est transformée en brasier complet et a enflammé
03:02tout le toit.
03:03Et moi, je voyais déjà le campagne tomber.
03:07Je le voyais déjà, je le voyais tanguer.
03:09À partir du moment où il a tangué, j'ai dit, j'ai l'impression qu'on m'a arraché
03:11quelque chose.
03:13La question désormais, c'est la suite.
03:14Alors que plusieurs groupes de jeunes ainsi que la police municipale me confirment que des appels à dégrader la gare
03:20de Limoges se multiplient sur les réseaux sociaux.
03:22Ce soir, l'autre symbole historique de la capitale du Limousin.
03:27Merci Hermine Leclerc, en direct de Limoges pour RTL.
03:30Et bonsoir Maxime Lévy.
03:31Bonsoir.
03:31Service police, justice de RTL.
03:33On en sait plus sur le déroulé des faits hier soir.
03:36Comment ces individus ont attaqué cette mairie de Limoges ?
03:40Oui, le préfet de la Haute-Vienne parle d'un groupe d'un millier d'individus préparés et déterminés.
03:44Il parle de casseurs radicalisés, fin de citation, qui vers 18h hier se sont rapprochés de plus en plus du
03:50centre-ville et de l'hôtel de ville de Limoges.
03:52Les policiers leur ont fait face sur le parvis pour les repousser.
03:56Et toujours selon le préfet, certains ont tout de même réussi à entrer dans le bâtiment pour l'incendier.
04:01Il y a des individus qui ont commencé dans les sous-sols et au rez-de-chaussée à incendier l
04:07'aile est, sont ensuite montés, incendiés dans les étages.
04:11Il y avait des élus, des personnels du public et des personnels de sécurité.
04:17Et malgré tout ça, donc malgré la présence de nombreuses personnes, ils ont ostensiblement le feu en bâtiment.
04:23Le groupe s'est ensuite rendu à la préfecture à une dizaine de minutes à pied de la mairie de
04:27Limoges, mais n'ont pas réussi cette fois à pénétrer dans le bâtiment.
04:30Merci Maxime, vous restez en studio avec nous.
04:32On a de nombreuses questions à vous poser.
04:34Je précise que les violences ont touché des villes comme Limoges, des métropoles, on va y venir, des villes plus
04:39petites comme Vesoules.
04:41L'Association des maires de France appelle au rassemblement devant les mairies, un rassemblement demain midi.
04:46A Paris, depuis cet après-midi, il y a de nouvelles tensions.
04:49Place de la République, des vélos incendies au milieu de la chaussée, plusieurs interventions des pompiers, des gaz lacrymogènes, des
04:56grenades assourdissantes.
04:57La CRS 8 va être déployée, c'est l'unité de police spécialisée dans les émeutes.
05:02Les forces de l'ordre tentent de disperser un rassemblement non déclaré, plusieurs centaines de personnes rassemblées.
05:08Et ce soir, on commence à assister à de nouvelles scènes de pillage.
05:13Nous vous tenons informés de la situation.
05:15La place de la République qui a été hier l'épicentre des violences.
05:19D'abord des affrontements avec les policiers et gendarmes, puis des scènes de violences urbaines, des magasins méthodiquement pillés et
05:26saccagés.
05:27Emmanuel Grégoire parle de rue entière ravagée.
05:29Le maire PS de Paris a passé son après-midi dans ce quartier à la rencontre des commerçants et restaurateurs.
05:36Ce que je découvre aujourd'hui, c'est le choc émotionnel d'abord de ceux qui ont tout perdu.
05:40Mais c'est aussi le choc de la population et beaucoup nous ont dit avoir eu peur.
05:44C'est un coup dur pour nous tous parce que Paris a l'habitude d'être un terrain de démonstration
05:48du mouvement social.
05:49Là, ce qu'on a vu hier, je pense que depuis un siècle, on n'avait pas vu un tel
05:52niveau d'atteinte de façon aussi systématique.
05:55Et donc évidemment, ça soulève des questions immenses.
05:58On va faire des demandes précises au Premier ministre, comprendre ce qui s'est passé, en tirer les conséquences.
06:02Ça ne peut pas se reproduire ainsi, c'est insupportable.
06:05Parce que ça crée deux poisons.
06:07Ça pourrit le mouvement social, c'est-à-dire que ça consiste à saper la légitime mobilisation.
06:12Et la deuxième chose, c'est que c'est du carburant pour les extrêmes.
06:15Parce que quand les démocraties n'arrivent plus à démontrer qu'elles savent maintenir la tranquillité publique et l'ordre,
06:20eh bien, il peut y avoir la tentation de l'autoritarisme.
06:23Vraiment, je veux qu'on tire tous les enseignements de ce qui s'est passé pour faire en sorte que
06:26ça n'arrive plus.
06:27Propos recueillis par Oscar chez deux mois pour RTL.
06:30Emmanuel Grégoire qui va être reçu par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
06:34La date n'est pas encore fixée.
06:35À ses côtés, il y aura aussi Benoît Payan, maire d'EVG d'Hivergauche de Marseille.
06:40Et Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon.
06:43Les élus des trois plus grandes villes françaises dénoncent la même chose.
06:46Un manque de moyens, un manque de policiers face au chaos.
06:49Et nous sommes justement à Lyon.
06:51Bonsoir, Raphaël Vantard.
06:52Bonsoir à tous.
06:54Correspondant RTL.
06:55Raphaël, vous avez couvert la manifestation, les violences hier.
06:58Vous avez assisté à des scènes d'une violence inédite.
07:01La police semblait dépassée par les événements.
07:04Oui, c'est le ressenti de plusieurs heures de présence sur la place Belcourt.
07:08Il faut évidemment avoir l'honnêteté de dire qu'RTL n'était pas présente partout sur tous les lieux de
07:12tension hier à Lyon.
07:12Donc nous n'avons pas de vision globale de ce qu'a pu être à Lyon hier la stratégie de
07:16maintien de l'ordre.
07:17Mais ce qui frappe très vite hier après-midi, c'est l'absence de réaction des CRS.
07:21Ou en tout cas une réaction à contretemps.
07:23Là où on était habitué sur de précédentes mobilisations, à avoir une réponse immédiate.
07:27Dès lors que des biens sont attaqués, dès 15h, dès la mise à feu de l'office de tourisme place
07:32Belcourt,
07:32les forces de l'ordre semblent, malgré l'engin lanceur d'eau, malgré l'usage de grenades, de désencerclements,
07:37malgré les gaz lacrymogènes, et bien malgré tout ça,
07:39les policiers ne sont pas en mesure, en capacité de sécuriser le bâtiment pour l'accès des pompiers.
07:45Même chose pour les commerces vandalisés, avec parfois ces scènes assez hallucinantes pendant plusieurs heures,
07:49et jusqu'à ce matin, de pilleurs passant avec de la marchandise volée devant les forces de l'ordre,
07:54presque en les narguant, sans réponse et sans présence marquée, accentuée non plus,
07:58de policiers en civil pour les interpeller.
08:01Raphaël, est-ce que ce ressenti est partagé ?
08:04Pour les commerçants et les habitants de la presqu'île lyonnaise qui ont assisté à ces scènes,
08:08très clairement, oui, c'est le sentiment souvent de policiers débordés qui dominent ce soir.
08:13Il y a même, il faut le dire chez certains, le doute sur un possible laisser-faire,
08:17une sorte de blanc-seing donné aux casseurs.
08:18Là encore, on est sur du ressenti, mais qui donne lieu à du ressentiment et de la colère,
08:23avec par exemple Mathieu, gérant de la boutique E, rue Émile Zola à Lyon.
08:27Vraiment, on n'a pas pris en compte ce qui allait se passer.
08:31Ça faisait des semaines et des semaines que la colère grondait et rien n'a été mis en place.
08:37Les forces de l'ordre n'étaient pas assez nombreuses.
08:39Ils avaient face à eux des personnes qui étaient organisées,
08:42qui savaient exactement où ils devaient aller, exactement ce qu'ils devaient faire.
08:45Quand il y avait des grilles en fer et qu'ils voulaient rentrer dans les boutiques,
08:48ils ont réussi à rentrer dans les boutiques.
08:50Vraiment, c'était le chaos, c'était apocalyptique.
08:54Les commerçants ont interpellé les autorités toute la journée aujourd'hui.
08:57Ils attendent des explications sur ce que beaucoup considèrent comme une faillite du maintien de l'ordre.
09:02Comment se justifient les autorités ? Quelle est leur réponse ?
09:06Sans donner de précision sur le dispositif, ce que rappellent les autorités ce soir,
09:10notamment le préfet du Rhône, Étienne Guillot,
09:12c'est que les services de renseignement avaient anticipé un risque de débordement.
09:16Mais le niveau de violence hier a surpris.
09:19Il a surpris tout le monde, y compris les policiers.
09:21Le préfet du Rhône justifie donc la stratégie du maintien de l'ordre à Lyon
09:24par une volonté protéger avant tout les manifestants, les habitants, éviter les blessés,
09:29quitte à avoir des dégâts en termes de matériel urbain et des magasins.
09:33Écoutez.
09:33Il y avait un gros dispositif, plusieurs centaines de policiers.
09:37On a eu une manifestation d'une ampleur inédite.
09:41Nous avons priorisé et en priorisant d'abord la vie des gens.
09:44C'est le B.A.B.A., c'est normal et on est là pour ça.
09:47La police, elle a été le plus possible partout.
09:49Moi, j'ai eu des moyens.
09:51Maintenant, je ne peux pas mettre un policier devant chaque magasin.
09:54Ça n'existe pas, ça.
09:55Ça n'existe nulle part.
09:57Dans la soirée, dans la nuit, il y a eu une autre réaction,
10:00une intensification du travail policier sur notamment l'atteinte aux biens.
10:03Il y avait une vingtaine d'interpellations hier à 19h.
10:06On en compte ce soir 159.
10:08Raphaël Vantard, merci à vous.
10:10Alors, on le comprend, le maire de Lyon demande des comptes.
10:12Grégory Doucet viendra nous détailler ses doléances.
10:15Il sera avec nous à partir de 18h30.
10:18Benoît Payan, édile de Marseille, lui aussi est remonté contre l'État, contre le gouvernement.
10:24Selon la préfecture, 30 000 pilleurs ont été dénombrés hier dans sa ville.
10:29Le chiffre est impressionnant.
10:31Et demain matin, Benoît Payan recevra le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, dans sa ville.
10:36J'ai moi-même manifesté, étant plus jeune, quand j'étais lycéen.
10:40Je n'ai jamais vu une telle manière de maintenir l'ordre.
10:43Jamais.
10:43Et on n'en était même plus à du maintien de l'ordre,
10:46puisqu'on est passé à un stade différent.
10:48On a été au rétablissement de l'ordre.
10:50Je n'imaginais pas avoir ça de mon vivant.
10:52Je veux des explications.
10:54Et je veux des moyens pour que ça ne se reproduise plus dans ma ville, ni partout en France.
10:58Parce que mon propos n'est pas d'incriminer la police nationale.
11:02La police nationale, elle fait ce qu'on lui demande.
11:04Je veux savoir quels ordres leur ont été donnés.
11:06Je veux savoir s'il leur a été demandé de s'occuper uniquement des manifestants
11:10et de lancer des lacrymos sur des manifestants,
11:12et de ne pas s'occuper des pillages dans la ville.
11:14Je veux savoir ça.
11:15Benoît Payan, micro RTL, Dugo Hamelin.
11:18Il y a donc beaucoup de questions ce soir.
11:19On les pose au service police-justice de RTL, représenté par Maxime Lévy.
11:24Première question, Maxime.
11:25Est-ce qu'il y avait assez de policiers hier dans les rues ?
11:28Alors, déjà, le nombre de policiers, de gendarmes mobilisés hier n'a pas été rendu public.
11:33On ne sait pas combien ils étaient.
11:35Mais c'est évidemment une des questions qui se posent.
11:37Le ministre de l'Intérieur, lui, assure que le dispositif n'était pas sous-dimensionné.
11:41Alors, pourquoi les forces de l'ordre se sont retrouvées autant débordées
11:45à Paris, Marseille, Lyon ou Limoges ?
11:47Ils ont d'abord fait face à des casseurs du Black Bloc,
11:50politisés, organisés, dont la détermination et la mobilité ont pu surprendre la police.
11:55Ils ont réussi à disperser les forces de l'ordre en multipliant les points de tension
11:59jusqu'à une centaine dans la capitale, par exemple, hier soir.
12:02Un incendie de poubelle dans une rue, une barricade dans une autre,
12:06une banque dégradée un peu plus loin, mais surtout des attaques,
12:09parfois simultanées de lieux de pouvoir, comme des commissariats à Marseille.
12:13Ensuite, une fois que les forces de l'ordre étaient fixées à un endroit,
12:17des individus plus jeunes et opportunistes en ont profité pour dégrader
12:20et piller les magasins qui n'étaient pas surveillés,
12:24rajoutant d'autant de points de tension.
12:26Et puis enfin, autre facteur déterminant,
12:28la fatigue des effectifs de police et de gendarmerie,
12:32mobilisée massivement et quasi sans interruption depuis près d'un mois.
12:35Est-ce qu'il y a eu des failles dans l'anticipation de ce 17 octobre,
12:39journée de colère annoncée sur les réseaux sociaux ?
12:42Une faille des services de renseignement ?
12:44Alors, oui et non.
12:45Oui, car il y a clairement eu une sous-évaluation du nombre de personnes mobilisées dans la rue.
12:51Le renseignement territorial les estimait à 200 000.
12:54Il y en a eu entre 550 et 800 000.
12:57Et non, parce que dans l'une de ces dernières notes consultées par RTL,
13:01le RT avait bien prévenu des violences urbaines.
13:04Ils avaient indiqué une probable, je cite,
13:06« convergence des radicalités faisant craindre des actions éruptives et offensives ».
13:11Maxime, selon les derniers chiffres, on a 2000 interpellations partout en France.
13:16Est-ce que c'est un chiffre record ?
13:17Oui, c'est un record, en tout cas dans l'histoire récente des mouvements sociaux et des violences urbaines.
13:22Entre le 30 mai, par exemple, et le 1er juin 2023,
13:26alors que la mort du jeune Nel avait embrasé certains quartiers,
13:29on comptabilisait un peu plus de 1300 interpellations.
13:32Lors de l'acte 4 des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018,
13:35ce sont 1723 personnes qui ont été interpellées.
13:39Là, cela fait deux fois que le record du nombre d'interpellations sur une journée a été battu.
13:43En très peu de temps, le 1er octobre dernier, en plein mouvement lycéen,
13:47les forces de l'ordre avaient interpellé un peu plus de 1900 personnes.
13:51Merci Maxime Lévy, service police, justice de RTL.
13:55Et évidemment, l'exécutif suit la situation de près.
13:58C'est en ce moment à l'Elysée.
13:59Emmanuel Macron réunit Sébastien Lecornu et plusieurs ministres.
14:03Le président de la République prendra ensuite la parole à 20h.
14:07Ce sera à suivre, je vous le redis, sur RTL.
14:10Édition spéciale jusqu'à 20h30.
14:13Les scènes de chaos qui alimentent la campagne présidentielle.
14:17Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national,
14:20vient de prendre la parole dans une vidéo postée il y a quelques instants sur ses réseaux sociaux.
14:26D'un côté, les forces de la destruction qui banalisent la violence,
14:30encouragent l'affrontement, ciblent les policiers, les institutions
14:33et les représentants de l'État régalien comme des ennemis à abattre.
14:37Ce courant, avec sa branche politique, LFI, et sa branche armée, les groupes antifa,
14:43qui se réfèrent de manière absurde aux révolutions sanglantes sud-américaines
14:46ou plus graves aux conflits du Proche-Orient,
14:49voudrait faire croire que la violence serait devenue un moyen légitime d'expression politique
14:53et une solution aux problèmes des Français.
14:55De l'autre côté, nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle, épuisé, désorienté,
15:00qui semble désormais incapable de faire autre chose que de commenter sa propre impuissance,
15:06sa propre déchéance, dirais-je même.
15:08Jordan Bardella, qui a commenté également, plutôt un petit peu avant Marine Le Pen,
15:14l'ordre n'existe plus aujourd'hui en France, avec ce message pour Emmanuel Macron,
15:18qu'il demande pardon et qu'il s'en aille, fermez les guillemets,
15:22on fera le tour de toutes les réactions politiques de ce jour d'après, le jour après le chaos,
15:28ce sera aux alentours de 18h50.
15:30Là, on marque une pause et on se pose la question,
15:32mais qui sont les casseurs, les auteurs de pillages et de saccages à l'œuvre hier ?
15:37RTL a mené l'enquête, à tout de suite.
15:40Retrouvez toutes vos émissions en podcast sur rtl.fr ou sur l'application RTL.
15:46Antoine Cavallero, RTL Soir.
15:48Il est 18h18, la suite de cette édition spéciale sur RTL,
15:52on continue de revenir sur les scènes de désolation dans notre pays,
15:56Paris, Lyon, Marseille, Limoges, Bordeaux ou encore Lille, autant de villes,
15:59le théâtre de violences hier. On a vu d'abord des images d'affrontements avec les forces de l'ordre.
16:05Elles ont très vite laissé place à des pillages.
16:07On va tenter d'identifier les profils des auteurs.
16:10Bonsoir Arthur Pereira.
16:11Bonsoir Antoine, bonsoir à tous.
16:12Vous avez passé la journée et une partie de la soirée d'hier dans les rues de la capitale Paris.
16:18Commençons par les magasins saccagés qui étaient à l'œuvre.
16:21En majorité, des jeunes venus par groupes de 10, 20, 30.
16:25Ceux avec qui j'ai pu discuter avaient généralement entre 16 et 25 ans.
16:30Pour les autres, compliqué de leur donner un âge puisqu'ils étaient cagoulés,
16:33habillés de la même façon, en noir, de la tête aux pieds.
16:36Ces petits groupes se sont rassemblés, unis pour détruire à coups de pied,
16:40à coups de barres de fer, les devantures des supermarchés,
16:43des boutiques de vêtements de sport ou encore des boutiques de luxe.
16:47Et cela dans un périmètre très vaste de la place de la République à l'est de la capitale
16:51jusqu'aux galeries Lafayette à l'ouest de Paris.
16:54Des scènes identiques aux quatre coins de la France, à Marseille, à Bordeaux, à Lille, à Lyon.
16:59Lyon où selon notre correspondant sur place, ces casseurs-pilleurs étaient très organisés.
17:05Certains utilisaient des scooters et des trottinettes
17:07pour repartir avec la marchandise volée le plus rapidement possible.
17:11Deuxième profil Arthur, ces jeunes qui ont profité des pillages pour se servir.
17:15Oui, et là on peut parler de très jeunes adolescents de moins de 15 ans.
17:19Hier, il est 17h, lorsqu'à l'angle d'une rue, sous mes yeux, un riverain interpelle un garçon.
17:25Les bras chargés de paquets de gâteaux et de baskets de sport, il lui demande son âge.
17:2913 ans, répond le collégien, selon les correspondants de RTL à Marseille, Lille et Rennes.
17:34Les profils sont similaires.
17:36Écoutez cet homme qui vient de faire ses courses gratuitement au micro de Nicolas Boby.
17:40Alors moi, j'ai essentiellement pris des écouteurs et des coques de téléphone.
17:45Mais c'est du vol.
17:46C'est pas du vol, c'était ouvert.
17:49Même discours dans la cité fosséenne.
17:51On essaye de récupérer en fait ce qu'on paye toute l'année.
17:53En fait, on est taxé toute l'année quand on achète un truc.
17:56Et là, on saisit l'occasion de récupérer un petit peu.
17:58Que ce soit des paires de baskets, des habits, des bijoux.
18:01Normalement, quand on vole, on a un minimum de culpabilité.
18:03C'est même pas le cas, vous le voyez.
18:04Toute la ville est en train de se servir.
18:06Dans les rangs de ces opportunistes, j'ai pu voir aussi beaucoup de jeunes femmes ressortant des boutiques saccagées avec
18:13du maquillage.
18:14D'autres se pliaient en deux pour passer sur les rideaux en fer afin de récupérer quelques sous-vêtements au
18:19pyjama.
18:20Des mineurs qui sont arrivés bien après le début de la manifestation en fin d'après-midi et parfois même
18:26après 23h.
18:27Troisième profil, les black blocs qui s'en sont pris aux forces de l'ordre et aux symboles de l
18:32'État.
18:32Bien plus préparés, bien plus organisés, j'ai pu voir ces individus masqués connus pour mener des actions violentes contre
18:39les symboles du capitalisme et de l'État.
18:41Ils sont allés au contact avec pour bouclier leurs parapluies noires pour armes, les pavés qu'ils ont ramassés après
18:47avoir cassé le bitume, les murs des bâtiments.
18:50Ils se sont pris au beffroi de la mairie de Limoges dont on vient de parler en début de journal,
18:54dont il ne reste plus rien, dévorés par les flammes.
18:56Plus à l'ouest, à Bordeaux, c'est la résidence préfectorale qui a été saccagée, vitres brisées, portes dégondées, tables,
19:03canapés retournées.
19:04Et je vous donne un dernier exemple, celui de la mairie de Marseille, en partie saccagée et où le buste
19:10de Marianne, symbole de la République, a été renversé par les casseurs.
19:14Casseurs qu'il faut bien différencier des centaines de milliers de manifestants pacifiques.
19:18Arthur Pereira, et c'est vrai, les attaques contre les symboles de l'État ont été nombreuses hier.
19:25La mairie de Marseille, de Lille, de Limoges, la préfecture d'Angers, vous les évoquiez Arthur.
19:30À Bordeaux, c'est la résidence de la préfète qui a été visée hier soir.
19:34Sophie Brocas a pris la parole ce matin et elle s'inquiète déjà de la prochaine journée de mobilisation syndicale.
19:40Ce sera le 5 novembre, on écoute la préfète de Gironde.
19:43Ça raconte qu'il y a des gens qui détestent les institutions et les symboles de la République
19:50et qui cherchent à nous diviser et que nous ne devons pas être divisés mais unis dans ce moment-là
19:55pour que ça ne se reproduise pas.
19:57On va faire en sorte que le 5 novembre ne soit pas un chapitre 2 de cette terrible histoire qui
20:03a frappé tout le pays.
20:04Je le rappelle, ce n'est pas seulement Bordeaux, toutes les grandes villes ont fait l'objet d'envahissements par
20:10des hordes de gens d'une grande violence
20:12dont certains étaient visiblement très animés par la volonté de casser, de détruire et de détruire des symboles de notre
20:20pays, de notre République, de notre démocratie.
20:23La préfète de Gironde au micro RTL de Guillaume Dreschler.
20:27Et je rappelle que des tensions sont en cours à Paris ce soir, place de la République et dans les
20:32alentours.
20:32Des violences avec l'intervention des forces de l'ordre pour les contenir.
20:38Nous serons sur place dans le journal de 19h.
20:41Ces scènes de chaos depuis 24h, elles ont tourné en boucle sur les chaînes de télévision étrangères.
20:48Elles font la une des journaux en Allemagne, en Espagne ou encore aux Etats-Unis.
20:54Les Etats-Unis où le président Donald Trump a sauté sur l'occasion.
20:57Karine Houghten, vous êtes l'une des correspondantes de RTL à New York.
21:01Le maître de la Maison-Blanche fait le lien entre les violences et l'immigration.
21:06La France brûle.
21:08L'immigration de personnes qui ont de la haine dans le cœur a brisé ce pays autrefois si grand.
21:12C'est ce qu'a déclamé Donald Trump sur True Social, sidéré des images qu'il a vues.
21:17Un thème récurrent pour lui puisqu'il y a deux semaines, alors que les revendications lycéennes et syndicales débutaient juste,
21:22il avait déjà épinglé l'immigration.
21:24Il y a aussi dans ce message d'aujourd'hui une tentative de récupération politique pour son propre agenda
21:29à deux semaines des élections de mi-mandat, puisque Donald Trump conseille aux autorités françaises
21:34de fermer leurs frontières et de reprendre le contrôle avant qu'il ne soit trop tard.
21:38En gros, de faire ce que lui essaie de mettre en place avec ses nouvelles restrictions migratoires
21:42et le déploiement de l'ICE.
21:44Jouer la carte de la peur de l'autre et du racisme a toujours permis au président américain
21:48de gagner des voix jusqu'ici.
21:49Son vice-président Jay Devens, qui pourtant ne porte pas l'Europe dans son cœur, est devenu tout à coup
21:55francophile.
21:56Il a lui aussi joué la carte de l'immigration principale fautive avec un poste incendiaire sur le réseau social
22:01X.
22:02Des messages qui vont en tout cas dans le sens de la campagne du Rassemblement National en France.
22:06Merci Karine Houghton aux Etats-Unis pour RTL.
22:09Dans le reste de l'actualité de ce dimanche, c'était sa première prise de parole depuis son hospitalisation.
22:15Le pape s'est adressé à des milliers de fidèles.
22:18Aujourd'hui, une foule massée place Saint-Pierre pour la prière de l'Angélus.
22:22Léon XIV a été opéré mardi, on le rappelle.
22:25On lui a retiré un nodule cancéreux au poumon.
22:27Olivier Bonnel, vous êtes à Rome pour RTL.
22:29Le pape a tenu à remercier les fidèles.
22:3115 000 fidèles se sont réunis place Saint-Pierre pour retrouver le pape qui, la voix claire, presque comme si
22:36son opération n'avait pas eu lieu,
22:38a montré sa gratitude pour les prières et marques d'affection reçues.
22:43Je tiens à remercier tous ceux qui ont prié pour moi ces derniers jours.
22:49J'ai vraiment ressenti votre soutien. Merci.
22:52Cette phase délicate étant désormais derrière moi, assuré le pape, je vais maintenant reprendre progressivement mes activités.
22:58Cette opération a été une alerte, mais sûrement pas un coup d'arrêt dans son pontificat, explique Jacopo Scaramuzzi, vaticaniste
23:05de la Repubblica.
23:06L'avis du pape va un peu changer, au moins au début, mais sur le fond, je pense que rien
23:11ne va changer.
23:12J'ai l'impression que ce pape est très déterminé à continuer son pontificat, son magistère.
23:17On l'a vu d'ailleurs avec l'appel qu'il a fait à Vladimir Poutine.
23:20Léon XIV va désormais se ménager, lui qui doit s'envoler le 6 novembre pour une tournée en Amérique latine.
23:25Aucune contre-indication médicale n'interdit ce voyage à confier le chirurgien qu'il a opéré.
23:30Olivier Bonnel, correspondant de RTL à Rome.
23:34Les sports, le foot avec la 7ème journée de Ligue 1.
23:37L'Olympique de Marseille s'est largement imposé cet après-midi.
23:405 buts à 2 sur la pelouse d'Angers.
23:423 matchs sont en cours.
23:43Le Paris FC mène 2 buts à 1 contre Rennes.
23:470-0 entre Lorient et Monaco.
23:49OCR mène 1-0 face au Havre.
23:51Dans ces 3 matchs, on joue à peu près la 50ème minute de jeu.
23:56Et à 20h45, Lyon reçoit Nice.
23:59On a du rugby aussi avec un match qui vient de se conclure.
24:02Toulouse vient de battre, etc.
24:0343 à 40.
24:05Pierre Granger, vous êtes au stade pour RTL.
24:07Un match serré jusqu'au bout.
24:09Ah oui, encore une seconde avant le coup de sifflet final.
24:11J'étais incapable de vous dire qui allait l'emporter.
24:13Mais c'est finalement le stade toulousain qui s'impose.
24:16Après un match fou, mais tendu.
24:18Ça a commencé au quart d'heure de jeu.
24:20Rouge direct et logique pour Rodrigue Nettie.
24:23L'arbitre Madame Davidson a bien vu l'épaule toulousaine dans le visage de l'Anglais.
24:27À 13 même, après un jaune, les Toulousains encaissent deux essais consécutifs.
24:31Ils sont derrière à la pause.
24:3324-26, pardon.
24:35La folie continue en seconde période.
24:37Les Anglais pensent prendre le large.
24:38Mais de nouveau à 14, les Toulousains s'arrachent.
24:41Portés par leur public, remontés express.
24:44Les Anglais repassent devant.
24:46Puis les Toulousains pour trois points.
24:47Et donc à la sirène.
24:48Pénalité manquée pour Exeter.
24:51Soulagement.
24:52Les Toulousains s'imposent 43-40.
24:55Sept essais à six.
24:56Antoine, on ne s'est pas ennuyé au stadium.
24:59Merci beaucoup Pierre Granger en direct de Toulouse pour RTL.
25:03La météo, l'héros et le gare placés en vigilance orange pour un risque de pluie, d'inondation et de
25:08rage.
25:08Ce sera à partir de demain après-midi.
25:11C'était l'annonce de Météo France aujourd'hui.
25:13Et Valérie Quintan, on vous retrouve avec ce gros temps attendu.
25:17Oui, dès demain dans le sud.
25:18Oui, ce sera le début d'un nouvel épisode méditerranéen.
25:21En matinée, le ciel sera déjà bien chargé.
25:23Mais les pluies encore assez faibles.
25:25Du Roussillon à la région PACA.
25:27Sauf qu'au fil des heures et du déplacement de ce gros système en Méditerranée,
25:30les pluies seront de plus en plus soutenues.
25:31Le Languedoc notamment aura les plus fortes pluies orageuses en seconde partie de journée.
25:35Et dans la nuit, cette grosse dégradation se décalera très lentement vers la région PACA.
25:40J'appuie la Côte d'Azur et la Corse mardi.
25:42Alors je reviens à demain pour le reste du pays.
25:44Avec donc ces pluies du sud qui vont un petit peu déborder tout de même vers le Limousin et le
25:48centre Val-de-Loire.
25:49Mais ailleurs, la journée sera plutôt bien ensoleillée.
25:52En particulier vers le nord-ouest.
25:53Côté Mercure, petit coup de chaud en Corse.
25:55Demain, 29 degrés attendus dans l'après-midi.
25:58Comptez 14 à Lille, 15 à Toulouse, 16 à Paris et Nantes.
26:0118 à Strasbourg et 24 degrés à Marseille.
26:03Merci Valérie Quintin.
26:05Cette édition spéciale se poursuit jusqu'à 19h10.
26:07Ensuite, il y aura, on refait le sport avec Isabelle Lange.
26:10Et puis on reviendra un petit peu avant 20h pour suivre l'allocution d'Emmanuel Macron.
26:15Donc à 20h, ce sera jusqu'à 20h30 pour entendre les premières réactions politiques.
26:22Là, on marque une pause et on accueille un nouvel invité dans cette édition spéciale.
26:26Le maire de Lyon, Grégory Doucet.
26:28Il va tout nous dire des comptes qu'il demande à l'État après cette journée de chaos hier.
26:34A tout de suite.