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Télématin reçoit l'humoriste Jean-Luc Lemoine pour son spectacle "Luquidation", actuellement en tournée.
Télématin reçoit l'humoriste Jean-Luc Lemoine pour son spectacle "Luquidation", actuellement en tournée.
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00:00Il a décidé de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer.
00:03Son humour est grinçant et caustique, mais toujours étayé.
00:06C'est un bonheur de le recevoir comme à chaque fois.
00:08Accueillons M. Jean-Luc Lemoyne.
00:11Je te survivrai, j'en ai un beau vivant.
00:15Bonjour, Luc.
00:16Bonjour, Jean-Luc.
00:17Bonjour.
00:18Normalement, on a enquêté.
00:19C'est une chanson que vous écoutiez en boucle, qu'on s'est sorti, ça.
00:21Oui, mais normalement, c'était un secret.
00:23Merci beaucoup.
00:25Partagé par tous nos téléspectateurs.
00:26Après, on a tous, on s'est là-dessus.
00:28Jean-Pierre-François, je te survivrai, bien sûr.
00:30Votre actualité...
00:31Il danse encore, d'ailleurs, Damien.
00:32Tout le temps.
00:32Ah oui, rien ne me fait danser.
00:35Vous êtes en tournée dans toute la France avec votre spectacle Liquidation, cher Jean-Luc.
00:39On va voir des extraits, on va parler de tout cela.
00:41Mais on commence par la fameuse séquence du Tac au Tac.
00:44Oh là !
00:45Il n'y a pas de préliminaire, on y va.
00:47Rien, direct.
00:48On va envoyer le chronomètre.
00:50Jean-Luc, est-ce qu'il y a encore un jeu de mots autour de Le Moine qui n'a
00:53pas encore été fait ?
00:54Si oui, lequel ?
00:55Il y en a toujours des navrants, je ne sais pas.
00:57Spider Moine.
01:01Qui peut le plus peut le moine.
01:02Ah, c'est vrai.
01:04En vous rasant le matin, vous pensez à quoi ou à qui ?
01:07À vous, Damien.
01:09Et à chaque fois, je me dis, il est encore parti, si on fait un bisou.
01:11Parce qu'on vient ensemble.
01:13Mais il y en a qui, il faut le croire.
01:15Bon, vous avez le sentiment d'être un papa comment, Jean-Luc ?
01:19Souvent dépassé, mais très aimant.
01:22Vos enfants, ils ont le sentiment d'avoir un papa comment ?
01:25J'ai demandé une fois à ma fille, elle m'a dit divertissant.
01:28J'ai l'impression d'être un papa Hubert, elle m'a dit deux étoiles.
01:32Vous aimeriez être réincarné en quoi ?
01:34En Cyril Ferrault.
01:35Je crois que c'est un bon projet pour avoir une émission.
01:39Ce qu'on ne sait pas sur vous et qui n'est pas glorieux ?
01:44Je fais des photos et je signe des autographes en me faisant passer pour d'autres célébrités.
01:47Ah ouais ?
01:47Oui.
01:48Qui ça ?
01:49Vous voulez que je te raconte ?
01:50Il y a des gens, des fois, dans le train, qui me disent, ah, je vous connais et tout, vous
01:53êtes qui ?
01:54Vous êtes Yann Barthès ?
01:55Je fais oui.
01:56Oui, et je signe Yann Barthès.
01:58C'est drôle.
01:58Je ne veux pas les décevoir.
01:59Donc, si on me dit Yann Barthès, je dis Yann Barthès, pas de problème.
02:03Oui, vous signez ce que vous êtes.
02:04Et enfin, ce qu'on ne sait pas sur vous et qui est glorieux ?
02:08Alors, les gens ne savent pas que je viens de l'écriture et j'ai des pièces de théâtre
02:12qui ont été traduites et jouées dans des pays dont je ne comprends pas la langue.
02:16En fait, j'ai été joué un peu partout dans le monde.
02:18La classe.
02:20Merci, M. Lemoyne.
02:21En tournée dans toute la France, c'est déjà votre sixième spectacle, Liquidation ?
02:24Solo, ouais.
02:24Solo, c'est ça.
02:26Quelques datiens, nos copains, nos amis belges, au Derguem, vous serez le 12 mai là-bas, en Belgique,
02:30et puis le Havre, le 21 mai, et puis un peu partout, il y a plein de dates jusqu'aux
02:34vacances.
02:34C'est caustique.
02:35On est d'accord, vous n'êtes jamais allé aussi loin.
02:38Vous décortiquez notre société au microscope.
02:41Et Oscar Lepel, bande annonce.
02:43J'ai l'impression que plus notre téléphone devient intelligent, plus nous, on devient con.
02:47Non, mais vraiment.
02:48L'autre fois, il y a un mec qui m'écrit « Tu te trouves drôle, pauvre merde ? »
02:52Ben bonjour à vous aussi.
02:57C'est important de prendre conscience de la société dans laquelle on vit.
03:00Quand je voulais expliquer que je n'étais pas porté sur le sexe,
03:03il disait toujours « Moi, de toute façon, j'ai la libido de la dépierre. »
03:08Ça, honnêtement, ça passe plus, ce genre de vannes.
03:10C'est vraiment des indignations sélectives.
03:12Oh !
03:14Moi, je suis un gars plutôt optimiste.
03:16Je mise toujours sur l'intelligence des gens qui viennent me voir.
03:20Et là, je vous vois.
03:22Non, ça ne s'applaudit pas non plus, mais c'est...
03:25Non, mais pardon, on veut dire que le réchauffement climatique,
03:28c'est un moyen de prolonger l'été.
03:30C'est comme un mec qui se fait envider les quatre membres et qui dit « Après, c'est génial,
03:33je vais pouvoir voyager en bagage à main. »
03:36Bon, Jean-Luc, ce spectacle, c'est une radiographie d'une société
03:39donc en liquidation totale selon vous, selon le titre du spectacle.
03:43C'est hyper pessimiste, non ?
03:45Non, c'est surtout très libérateur.
03:48Mais c'est vrai, je regardais tout à l'heure.
03:49Le journal de Maya, c'est vrai qu'il y a plein de raisons de se réjouir en ce moment.
03:55Avec le prix de licence, avec tout ça.
03:57Donc, non, c'est un constat.
03:58Et plutôt que d'en pleurer, l'idée, c'est de tout mettre sur la table
04:01et de se dire pourquoi on en est arrivé là.
04:02Et surtout, comment on peut s'en amuser.
04:04Parce que sinon, c'est vraiment très plombant, l'époque.
04:07Et là, on a vraiment besoin de vous, les humoristes, en ce moment.
04:09Alors, vous dénoncez le cynisme de certaines applications de rencontres.
04:13pour célibataires exigeants, par exemple, vous dites.
04:15Oui, parce que je ne comprends pas.
04:17Moi, j'ai reçu, je reçois beaucoup de publicités.
04:20Alors, je ne sais pas, peut-être que je traîne sur des sites bizarres.
04:22À mon avis, oui, l'algorithme vous reconnaît.
04:24Mais c'est ça.
04:25Et donc, j'avais notamment pour les célibataires exigeants.
04:27Je ne sais pas ce que ça veut dire.
04:28Ça veut dire qu'en gros, il y a des sites pour les célibataires crevards.
04:32Non, mais au départ, on est tous exigeants.
04:35On aura tous de rencontrer quelqu'un qui nous trouve du charme en étant non-alcoolisé.
04:39Puis après, on devient pragmatique.
04:40Si ça fait cinq ans que tu es célibataire, tu es moins exigeant.
04:43Tu prends un bâton, tu tapotes la personne.
04:45Si elle bouge, tu envisages de faire ta vie avec.
04:47Non, mais c'est ça, la vérité.
04:51Les thématiques que vous abordez.
04:52Donc, il y a les fameux brouteurs, évidemment.
04:54Oui.
04:55Donc, on rappelle, les brouteurs, c'est quelqu'un qui se fait passer pour quelqu'un d'autre
04:58pour vous amadouer, vous soutirer de l'argent.
05:01Ça vous est arrivé, ça, vous, personnellement ?
05:02Ça m'est arrivé, oui, plusieurs fois.
05:04Il y avait des gens, notamment une Chantal qui m'a écrit.
05:08Et j'ai prolongé la conversation.
05:09Après, j'ai publié sur Instagram.
05:11Et c'était là où j'ai eu un doute.
05:13C'est qu'un jour, une Chantal m'a écrit bonjour.
05:17Moi, j'ai pas mal de réparties, donc je lui ai répondu bonjour.
05:20Et au bout de cinq minutes, elle m'a demandé si on pouvait se mettre en couple.
05:24Je me suis dit, elle a dû comprendre que moi, mon truc dans la vie,
05:26c'est me mettre en couple avec des gens que je ne connais pas du tout.
05:28Au bout de cinq minutes.
05:29Au bout de cinq minutes.
05:30Et puis après, c'est des échanges.
05:33Et vous avez continué à entretenir ces deux jours et ça va loin.
05:36Ça a duré des semaines.
05:36Et puis un jour, vraiment, on ne pouvait pas s'y attendre.
05:38Elle m'a demandé si je pouvais l'aider parce qu'elle avait des problèmes de santé.
05:41Elle m'a dit qu'elle avait, c'est vrai, un cancer.
05:44Et que pour se soigner, elle avait besoin de 75 euros.
05:48Je me suis renseigné, un cancer à 75 euros, ce n'est pas cher.
05:51Ce n'est pas cher.
05:52Moi, à ce prix-là, j'en prends deux.
05:53J'en prends deux, j'en prends un pour offrir.
05:55Voilà.
05:55Et c'est comme ça pendant une heure et demie sur scène.
05:57Le drame, c'est qu'elle pensait brouter Yann Barthès.
05:59Exactement.
06:01C'est un autre délire.
06:02Et un autre budget aussi.
06:03Bon, allez.
06:05Petite surprise.
06:05Première surprise.
06:06Il vous a connu à vos débuts, Jean-Luc.
06:08Et je crois qu'il n'est pas étranger à votre réussite.
06:11Regardez.
06:11Surprise devant vous.
06:12Bonjour, Télématin.
06:13Alors, une anecdote pour Jean-Luc, bien entendu.
06:15C'est une soirée Albertine à l'Escalier du Rire
06:18qui s'est terminée dans un bar où Jean-Luc a découvert la poésie du Nord,
06:22la poésie picarde.
06:24Forcément, c'est lui qui vous la raconte.
06:26La deuxième anecdote de Jean-Luc, c'est bien entendu
06:28sa passion pour le foot, sa passion pour le PSG.
06:31Je vais vous avouer quelque chose.
06:32Il a une deuxième passion, c'est la mien essai.
06:34Et je sais qu'il a le maillot officiel de la mien essai.
06:37Voilà.
06:37Jean-Luc, ne change rien.
06:39Tu es extraordinaire.
06:40Je t'adore.
06:41À bientôt.
06:43Ça, ça fait partie de la famille.
06:44J'ai quelques amis dans le métier.
06:45C'est Eric Schittkat, un garçon qui a ouvert un café-tête à l'époque
06:50à Albert dans la Somme.
06:52Et alors, il est gonflé de balancer ça.
06:55Et donc, on va faire une soirée chez lui dans la Somme.
06:58Après, il me dit, tu viens.
07:00Après, il y a l'inauguration d'un bar.
07:03Donc, j'y vais avec des copines d'Eric.
07:07Et souvent, quand on allait là-bas, les soirées, c'était toujours les mêmes.
07:10Les gens venaient.
07:12Ils essayaient de draguer des filles.
07:13Et s'ils n'arrivaient pas, ils se battaient.
07:14Voilà.
07:17Et donc, en fin de soirée, il y a une fille de ce groupe qui se fait draguer,
07:24qui veut éconduire le jeune homme qui la drague et qui dit,
07:27non, mais de toute façon, je suis venu avec mon mec.
07:29Il fait, bon, c'est qui ?
07:30Et elle me montre au hasard.
07:32Je ne la connaissais pas du tout.
07:33Donc, moi, je vais au bar pour prendre un verre.
07:35Le mec, il était tellement énervé.
07:36Il m'a pété un verre sur la tête.
07:38J'étais en sang.
07:39Oh, mais non.
07:40Mauvaise soirée.
07:41C'est la poésie du noir.
07:42Voilà, c'est ça.
07:45Vous avez une vie passionnante, Jean-Luc.
07:46Mais c'est devenu ma copine, après.
07:48C'est vrai ?
07:50C'est plus qu'on vous déconneilleux que vous êtes sincère.
07:52Non, c'est vrai.
07:54Le coup d'univers, ça marche.
07:55Ce n'est pas ça, mais au bout d'un moment,
07:57à partir du moment, je me suis fait ouvrir la tête pour elle.
08:00Merci pour cette anecdote qu'on ignorait.
08:02Merci beaucoup.
08:03Oui, en même temps, je ne m'en vente pas trop non plus.
08:05Merci, Eric Schittkat.
08:07Adrien, vous allez faire jouer notre invité.
08:10Oui, vous aimez jouer.
08:11Oui, Jean-Luc.
08:12Alors, j'ai prévu pour vous de ressusciter un jeu
08:14qu'on a tous adoré.
08:15C'est qui est qui ?
08:16Qui est qui ?
08:19Face à vous, des corps sans tête.
08:23Je ne sais pas si vous réussirez à deviner
08:25qui se cache sous ces corps-là.
08:28En tous les cas, je vous aiderai si vous n'y arrivez pas.
08:31Qui voulez-vous dévoiler en premier ?
08:33Ou qui reconnaissez-vous ?
08:34Je pense qu'il y a Johnny en deux, là.
08:35Alors, il y a en effet Johnny Hallyday.
08:37Pourquoi j'ai mis Johnny Hallyday ?
08:38Parce qu'il paraît que vous avez failli chanter
08:40en première partie de Johnny.
08:42Oh là, oui !
08:43Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
08:44Non, mais ça fait partie.
08:45Moi, quand j'ai commencé le spectacle,
08:48j'étais en trio et on rencontre plein de gens
08:50qui vous font venir boiter des choses.
08:52Et avec mon trio qui s'appelait Les Cauchemars,
08:53on jouait dans un petit club qui s'appelait
08:55L'Orange Bleu et on croisait plein de gens
08:57qui, soi-disant, gravitaient dans le showbiz.
08:59Et il y en a un qui est venu...
09:01Moi, j'aimerais beaucoup que vous jouiez
09:03pour l'anniversaire de Johnny.
09:05Et c'était quand il a fait ses 50 ans
09:07au Parc des Princes.
09:08Ah oui, quelle scène ?
09:09Et nous, on commençait le café-théâtre
09:11et on se dit, vraiment ?
09:11C'était en 93 ?
09:13Vraiment ?
09:13Mais en même temps, il dit, allez, pourquoi pas ?
09:15Il dit, non, mais vous n'en faites pas.
09:16Ce n'est pas pour jouer sur scène.
09:18Dans les salons, vous jouerez pour Elton John et tout.
09:21Il n'y a rien qui va dans cette histoire.
09:24Et voilà.
09:26C'est là où je me suis rendu compte
09:27qu'il y avait beaucoup de mythos dans ce métier.
09:29Ça, c'est sûr.
09:30Par correction, je ne vais pas donner son nom.
09:32Qui voulez-vous choisir, ensuite ?
09:35Je vais prendre Damien, l'avant-dernier,
09:37en torse nu.
09:38Alors, c'est un torse nu.
09:40C'est vrai, c'est bon.
09:41Mais pas Damien, bien que ça aurait pu.
09:42Mais c'est Rocco Siffredi.
09:45Alors non, ça n'aurait pas pu.
09:47Impossible.
09:48Ah non.
09:49Il n'y a rien à voir avec Rocco Siffredi.
09:50Rien.
09:51Avant, pose ta question.
09:52Quelque chose.
09:53J'ai vu Rocco Siffredi parce que j'ai lu
09:55que pour gagner votre vie à vos débuts,
09:58vous avez doublé des films pornographiques.
10:01Alors vraiment, on ne va sentir que les dossiers valorisants ici.
10:05Est-ce que c'est vrai ?
10:06Oui, c'est vrai.
10:07C'est vrai.
10:07J'en ai fait un petit peu.
10:08À l'époque, j'étais au Carré Blanc.
10:12Avec quelques camarades.
10:15Je ne vais pas les citer,
10:16mais il y en avait notamment...
10:17Je pense que Gilles Vautier,
10:19qui est devenu après l'extraterrestre du Big Deal,
10:22aussi.
10:23Ah, c'est drôle.
10:23On a tous fait.
10:24Et donc, on a gagné notre vie en faisant ça.
10:26Et ce qui était terrible,
10:26c'est que nous, on y allait,
10:28on y allait un petit peu freestyle
10:29et on déconnait tellement
10:30que les mecs se disaient...
10:31C'est plus crédible.
10:32C'est pas crédible.
10:33Mais au niveau du texte,
10:34ça va, il n'y a pas grand-chose à apprendre.
10:35On improvisait.
10:35Il n'y avait même pas de bande-rithmo.
10:36Donc, on disait n'importe quoi.
10:37Et ce qui fait que...
10:39Il faut nous donner les titres.
10:40On va regarder ça.
10:41Les collecteurs.
10:42Moi, je crois que j'avais fait
10:43Max Accor au Brésil.
10:45Ah, très bien.
10:49Le gars qui supervise ça,
10:50il dit non, mais arrêtez les gars.
10:52Vous vous amusez beaucoup.
10:53Soyez sérieux quand même.
10:54Oui, non, mais c'est pas ça.
10:55Il y a des gens qui s'excitent dessus.
10:57Donc, c'est pas possible.
10:58C'est pas possible.
10:59On a essayé de nous calmer.
11:01Merci, Jean-Luc.
11:01Rendez-vous compte qu'il y a encore
11:02autant d'anecdotes derrière
11:03chaque point d'interrogation.
11:05On les lui garde pour la prochaine fois.
11:06Pour la prochaine fois.
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