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Regardez Édition spéciale -allocution d'Emmanuel Macron avec Antoine Cavaillé-Roux du 18 octobre 2026.
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00:00Bonsoir à toutes et tous, oui bienvenue dans cette édition spéciale jusqu'à 20h30.
00:05Le Président de la République va s'exprimer, allez dans un tout petit peu plus de deux minutes.
00:10Emmanuel Macron prend la parole après la journée chaotique d'hier,
00:14des scènes de violence dans de nombreuses villes de notre pays,
00:17des magasins pillés, des bâtiments publics incendiés, notamment des mairies,
00:21la sidération dans toute la France.
00:23Et ce soir encore, il y a de nouvelles tensions à Paris et Lyon.
00:27Nous serons d'ailleurs en direct avant la fin de cette édition spéciale de la Place de la République
00:32pour faire le point sur ces nouvelles violences.
00:34Vous allez pouvoir suivre cette allocution, elle débute, oui, donc dans quelques minutes.
00:39Et ensuite, on prendra le temps de la commenter, de donner la parole à tout le monde.
00:43Bonsoir Olivier Boss, chef du service politique de RTL.
00:46Emmanuel Macron a réuni à l'Elysée le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:52et plusieurs ministres impliqués dans cette crise.
00:55On peut le dire, l'exécutif est sous pression ce soir.
00:57Oui, tout à fait, c'est bien à ça que doit répondre ce soir le Président de la République.
01:02Une pression, je dirais, à la fois de l'opinion, puisqu'on a vu les images que vous décriviez,
01:07images de chaos, de violence, et tous ceux qui ont eu le sentiment aussi d'être abandonnés.
01:13Et puis de répondre à une pression politique très forte contre le gouvernement.
01:19On entend parler de demande de démission, démission du Premier ministre, démission du ministre de l'Intérieur.
01:26Ce qu'on sait, c'est que le Président de la République va répondre quelque part un peu à ces
01:30pressions-là.
01:30On a entendu notamment Bruno Retailleau, par exemple, candidat Les Républicains,
01:35demander ce soir l'état d'urgence sans délai.
01:39Emmanuel Macron va prendre une dizaine de minutes pour répondre à cette allocution.
01:43Ça sera dans son bureau, c'est ce qu'on sait pour l'instant.
01:46Et il va à la fois revenir, bien évidemment, sur les violences d'hier.
01:51Il ne s'agit pas de nier ce qui s'est passé.
01:53Il va également faire, en quelque sorte, une forme de bilan de ce qui s'est passé.
01:59Et puis, très probablement, projeter également un petit peu vers la suite
02:03pour essayer de trouver sinon une porte de sortie, en tout cas une réponse au mouvement.
02:08Peut-être en distinguant ce qui peut relever des violences qu'on a vues
02:12et puis des manifestations.
02:13Il y avait de nombreux manifestants qui n'ont pas cassé hier
02:15et peut-être qu'il cherchera aussi à leur répondre.
02:19C'est à peu près le message, la tonalité du message sur une dizaine de minutes
02:23que devrait tenir le chef de l'État dans quelques instants.
02:27Vous avez parfaitement planté le décor.
02:30Merci beaucoup, Olivier Bois.
02:31Vous restez avec nous en studio.
02:33On va filer à l'Élysée d'ici quelques secondes.
02:37On va écouter donc le président de la République, Emmanuel Macron.
02:42L'allocution à suivre en direct sur RTL.
02:46Mes chers compatriotes, je m'adresse à vous ce soir dans un moment d'une extrême gravité.
02:51Après ce que nous avons vécu hier dans de nombreuses villes de France,
02:54en Hexagone comme dans nos Outre-mer.
02:57Hier, samedi 17 octobre, des factieux, issus de groupuscules d'ultra-gauche,
03:03rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes.
03:09Des commerces ont été pillés, des bâtiments publics, des magasins, des mairies ont été attaqués
03:15et pour certains détruits.
03:18Et plusieurs centaines de policiers et de gendarmes ont été blessés.
03:22En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés, qu'ont-ils dans la tête ?
03:27Comment des Français peuvent faire cela à la France ?
03:30Pourquoi brûler la mairie de Limoges, l'office de tourisme à Lyon,
03:34envahir la mairie à Marseille ou attaquer la résidence du préfet à Bordeaux ?
03:38Comment peuvent-ils en arriver là ?
03:41Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien ne l'excuse.
03:48Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte.
03:52Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable.
03:56En votre nom, j'exprime le soutien de la nation à nos forces de l'ordre
03:59et à nos forces de sécurité intérieure.
04:01Elles ont tenu et ont fait de leur mieux.
04:05Nous pensons aux nombreux blessés ainsi qu'à leurs familles.
04:09J'exprime aussi notre soutien à tous nos maires et tous nos élus.
04:13Et je veux dire aussi notre soutien aux nombreux commerçants, artisans,
04:18acteurs économiques qui ont subi les conséquences de ces violences
04:21et qui sont aujourd'hui dans le désarroi.
04:24Certains ont défendu eux-mêmes leurs magasins et leurs vitrines face aux délinquants.
04:29Je veux leur dire qu'ils ne seront pas laissés seuls face à ces difficultés.
04:32Le gouvernement leur apportera des réponses.
04:35Et dès demain, le Premier ministre présidera une cellule de crise
04:39pour mobiliser les aides les plus rapides possibles
04:41et accompagner celles et ceux qui traversent ces heures si difficiles.
04:46Il faut être lucide.
04:48Hier, nos forces de l'ordre, malgré leur professionnalisme,
04:54ont eu à subir une violence inouïe dans de nombreuses villes à plusieurs reprises.
05:01J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation
05:05et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire.
05:09J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite.
05:14C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur.
05:17Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible
05:21et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux.
05:26Le suivi judiciaire doit être exemplaire.
05:29Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.
05:35Chaque fois que des infractions sont commises,
05:38elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées.
05:41Ceux qui ont détruit doivent payer.
05:43Ceux qui ont pillé doivent rembourser.
05:45Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.
05:50Il faut aussi regarder lucidement ce qui s'exprime dans le pays.
05:54Hier, plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes ont manifesté
05:58avec la volonté de porter des revendications légitimes.
06:02Jamais nous ne devons confondre ces derniers avec ceux qui ont détruit, cassé, pillé.
06:08Ces manifestants ont fait part d'une inquiétude sur le coût de la vie, sur le prix des carburants,
06:13qui trouvent leur source dans le conflit lancé dans le golfe Persique,
06:16auxquels la France n'a pas pris part et dont nous subissons les conséquences.
06:20Je comprends parfaitement leur inquiétude.
06:23Elles s'expriment d'ailleurs aussi dans plusieurs autres capitales en Europe.
06:27A ce titre, j'ai pris plusieurs initiatives au niveau international
06:30pour garantir notre carburant, notre gaz et agir sur les marchés de l'énergie.
06:36Et je poursuivrai ces actions dès demain matin,
06:38en allant dans les pays du Golfe pour sécuriser nos approvisionnements.
06:42Le Premier ministre et le gouvernement ont également pris des décisions
06:45en lien avec les distributeurs de carburants pour que ces efforts se répercutent concrètement sur les prix.
06:52Le gouvernement fait le maximum pour que cette question essentielle du pouvoir d'achat soit traitée.
06:58Et je sais que les Français attendent des résultats concrets et nous continuerons à agir.
07:03Depuis plusieurs semaines aussi, notre jeunesse exprime une angoisse profonde dans les lycées comme dans les universités.
07:10Une inquiétude sur l'avenir, sur les conditions de vie et d'études,
07:13sur la capacité à s'orienter, à se projeter, à trouver sa place dans la société.
07:18L'idée qu'il n'y aurait pas de futur désirable en quelque sorte.
07:21Je comprends nos lycéens et nos étudiants.
07:25Ils sont au cœur de mon engagement politique depuis plus de dix ans.
07:29Leur parole doit être entendue sans a priori et sans minimiser les difficultés.
07:35Le travail est déjà engagé par le gouvernement.
07:37Le ministre de l'Éducation nationale s'est mobilisé,
07:40a mis en place une plateforme qui a recueilli plus de 100 000 contributions
07:44qui s'ajoutent aux réunions tenues au niveau des académies et des lycées.
07:48Cela nous permettra de construire avec notre jeunesse des réponses adaptées.
07:53Notre responsabilité est donc double.
07:56Entendre la colère et agir sur ses causes
07:59et faire respecter fermement l'ordre républicain.
08:04Nous ne devons ni confondre les revendications légitimes avec les violences,
08:08ni laisser les violences empêcher que ces revendications soient entendues.
08:11C'est pourquoi je veux ce soir donner une méthode claire.
08:17Premièrement, dans le contexte actuel,
08:19les préfets prendront les décisions en lien avec les maires
08:22pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces,
08:25y compris en allant jusqu'à interdire, quand il le faut,
08:28certains rassemblements et en prenant toute action nécessaire.
08:32Deuxièmement, j'appelle l'ensemble des partis politiques,
08:35des organisations professionnelles et syndicales
08:38à condamner sans ambiguïté toutes les violences
08:42et à appeler au calme.
08:44Chacun doit prendre ses responsabilités.
08:46Le pays a besoin d'ordre, d'apaisement et pas d'une escalade.
08:51Le Premier ministre réunira dans les prochains jours ses formations
08:54afin d'obtenir des positions claires et publiques.
08:59Troisièmement, nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse
09:02de croire en l'avenir sans lui donner la possibilité
09:05de construire les réponses et d'être autour de la table.
09:10Oui, il nous faut nous asseoir autour de la table
09:12et construire ensemble des solutions.
09:14Élèves, étudiants, enseignants,
09:17représentants des organisations patronales et syndicales,
09:21collectivités territoriales, parlementaires,
09:23travailleront dès cette semaine avec le gouvernement
09:26à des propositions concrètes.
09:27Le Premier ministre les réunira dans les prochains jours à cet effet.
09:32Je veux être ici très clair.
09:34À l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences,
09:38nous serons intraitables.
09:41L'écoute et le dialogue ne signifient ni la faiblesse ni l'impunité.
09:46Et mes chers compatriotes,
09:48nous sommes à six mois de notre élection présidentielle.
09:52À six mois.
09:54Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence
09:56est d'aller dans la rue,
09:58de manifester, de créer le désordre,
10:00n'ont qu'un but.
10:01Abîmer la République
10:03et voler le débat.
10:04Les choix d'avenir que vous aurez,
10:06que nous aurons à faire dans six mois,
10:08ils sont essentiels.
10:10Et la France est une grande force démocratique.
10:13Elle mérite ces débats.
10:14Ils doivent se faire dans les réunions publiques.
10:18Ils doivent se faire avec les partis.
10:19Et non pas dans la rue, par la violence.
10:22Ils doivent se faire dans les journaux,
10:25sur les plateaux de télévision,
10:26dans les rassemblements pacifiques,
10:28où l'on parle et l'on s'explique,
10:30dans le respect.
10:32Jamais dans le désordre et dans la casse.
10:37Notre pays mérite une belle élection présidentielle dans six mois.
10:41C'est aussi maintenant qu'elle se joue,
10:43par l'esprit de responsabilité.
10:46Oui au dialogue,
10:48oui à la réponse concrète,
10:50de court terme,
10:51et à la préparation des décisions futures.
10:54Mais non toujours à la violence,
10:56quelle qu'elle soit.
10:57Nous avons besoin d'unité,
10:59de calme et de respect.
11:02Vive la République
11:03et vive la France.
11:08Voilà pour cette allocution,
11:11cette prise de parole ce soir
11:12d'Emmanuel Macron.
11:13Le président de la République
11:14vient donc de s'exprimer
11:15sur les violences d'hier.
11:18En quelques mots,
11:20Olivier Bost,
11:21ce qu'on peut retenir d'abord,
11:23ce constat sur les responsabilités,
11:27les débuts de responsabilité,
11:29des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche,
11:32rejoints par de nombreux délinquants.
11:33Voilà comment expliquent les violences,
11:36voilà comment Emmanuel Macron
11:38cible des responsables.
11:40Oui, il n'y avait pas de déni
11:41dans la parole présidentielle
11:42sur ce qu'on a pu voir hier.
11:44Il a décrit précisément les violences
11:46et effectivement employé des mots forts,
11:47factieux, l'ultra-gauche,
11:49des délinquants.
11:50Et ensuite, il a voulu faire
11:52un distinguo extrêmement net
11:53entre le fait d'entendre
11:55les colères et les angoisses,
11:58notamment avec une forme de,
11:59je ne sais pas s'il faut appeler ça
12:00un grand débat,
12:01mais en tout cas des réunions
12:02qui vont être lancées
12:03avec les organisations de jeunesse,
12:05les syndicats,
12:05le patronat,
12:06les collectivités locales
12:07pour répondre aux angoisses
12:08sur l'avenir de la jeunesse
12:10et également aux angoisses
12:12sur le pouvoir d'achat.
12:13Il y avait donc cette idée
12:15d'entendre les colères
12:16et les angoisses
12:17et en même temps,
12:18je vous le disais,
12:18être ferme avec les caisseurs,
12:20se montrer intraitable.
12:22Il demande à la justice
12:23d'être particulièrement sévère
12:25pour ceux qui ont pillé,
12:27notamment ceux qui ont cassé.
12:29Et puis il y a une autre chose importante
12:31qu'a dit le président de la République
12:33ce soir,
12:34c'est qu'il a annoncé
12:35une forme d'état d'urgence
12:37décentralisé
12:37à la main des maires
12:39et des préfets.
12:40Ça, c'est quelque chose
12:41d'important,
12:42c'est-à-dire que localement,
12:44des manifestations
12:45pourraient être interdites,
12:46des zones pourront être interdites,
12:48des zones commerciales,
12:49par exemple,
12:50des lieux de rassemblement.
12:52Il n'a pas prononcé
12:53le mot d'état d'urgence,
12:54mais en tout cas,
12:55c'est dans l'idée,
12:56c'est celle de permettre
12:57aux préfets
12:57et en collaboration
12:58avec les maires
12:59la possibilité
13:00d'appliquer
13:01en quelque sorte
13:02des formes
13:03d'état d'urgence
13:04locaux
13:05décentralisés.
13:06Et ça,
13:06c'est une réponse importante
13:08par rapport
13:08à toutes les images
13:09qu'on a pu voir hier soir.
13:10Merci Olivier Bost.
13:12On continue
13:12de décrypter
13:13cette allocution présidentielle
13:15avec vous.
13:15Un premier invité
13:17dans cette édition spéciale.
13:18Bonsoir Arthur Delaporte.
13:20Bonsoir.
13:20Vous êtes le porte-parole
13:21du Parti Socialiste.
13:24Emmanuel Macron
13:25qui appelle
13:26les partis politiques,
13:28les organisations professionnelles
13:30et syndicales
13:30à condamner
13:31sans ambiguïté
13:32les violences.
13:33Vous condamnez,
13:34vous les violences
13:35au Parti Socialiste ?
13:36Évidemment que nous
13:37les condamnons.
13:38Mais vous voyez bien
13:39qu'une fois qu'on a dit ça,
13:40on reste un peu
13:41sur notre fin
13:42quand on écoute
13:43l'intervention
13:44d'Emmanuel Macron
13:45ce soir.
13:45Un ton semi-martial,
13:47une absence
13:47d'annonce concrète
13:49et finalement
13:49le sentiment
13:50d'un profond décalage
13:51d'un président
13:52bunkerisé à l'Elysée
13:53qui n'a rien compris
13:54au sentiment de colère
13:56qui traverse notre pays
13:57et qui ne répond
13:59au désordre
14:00qui a été créé
14:01aussi par
14:02des problématiques
14:04de maintien de l'ordre
14:05qui devront faire
14:05l'objet d'analyses
14:06précises
14:08par rien du tout.
14:10Pour le coup,
14:11Arthur Delaporte,
14:13Emmanuel Macron
14:13a dit clairement
14:15qu'il comprenait
14:16les raisons de la colère
14:17si j'ose dire.
14:18Il comprenait
14:19la colère
14:20des gens
14:21qui manifestent
14:21contre la vie chère,
14:22la colère
14:23des lycéens,
14:24des étudiants.
14:25Oui,
14:26mais il n'a pas été
14:27jusqu'au bout
14:27parce que moi,
14:28les lycéens
14:28que j'ai rencontrés,
14:29non seulement
14:29ils sont en colère
14:30contre un système,
14:31non seulement
14:32ils sont en colère
14:32contre les gouvernements
14:33d'Emmanuel Macron
14:34qui ont pressurisé
14:36les lycéens
14:36et qui n'ont pas investi
14:37dans les établissements,
14:38mais ils ont aussi
14:40eu l'impression
14:40que ces dernières semaines,
14:42il faut les aider
14:42l'objet d'une répression
14:44sans précédent.
14:45Et donc,
14:46j'aurais aussi aimé
14:47entendre des mots
14:48là-dessus
14:48parce que je crois
14:49que c'est ce qu'attendent
14:49aussi les lycéens,
14:50c'est qu'ils reconnaissent
14:51parce qu'ils ont été choqués
14:53et qu'ils se sont aussi
14:54mobilisés là-dessus
14:54par cette répression
14:56qui malheureusement
14:57a fait des dégâts
14:59dans l'opinion
14:59et en tout cas
15:00chez les lycéens.
15:01Et aujourd'hui,
15:02il y a un problème
15:02de maintien de l'ordre
15:03et c'est évacué totalement.
15:04Évidemment que les policiers
15:05et en particulier hier
15:07à cause...
15:07C'est quoi selon vous
15:08le problème de maintien de l'ordre ?
15:09...au bâtiment public
15:11ont été mis à rude épreuve.
15:12Mais il y a des problématiques
15:14qui sont considérables.
15:15Comment vous pouvez expliquer
15:16que des commerces
15:17soient pillés
15:18pendant des heures
15:18à Paris
15:19sans que rien intervienne ?
15:19Comment vous pouvez expliquer
15:20que la mairie de Marseille
15:22soit prise en assaut
15:24s'il n'y avait pas
15:25des moyens
15:25pour la défendre ?
15:27Je crois qu'hier,
15:28les forces de l'ordre
15:29ont été dépassées.
15:30Et par ailleurs,
15:30on a vu dans les semaines d'avant
15:32l'usage de moyens
15:35contre des lycéens
15:36et nous,
15:36on avait demandé
15:37l'interdiction par exemple
15:38des armes
15:39de décent-cerclement
15:40qui pouvaient créer
15:41des dégâts
15:42qui ont d'ailleurs
15:42blessé très grièvement
15:44des lycéens.
15:44On avait demandé
15:45leur interdiction.
15:45Ce genre de choses,
15:46il n'y a absolument pas
15:48de réponse
15:48chez Emmanuel Macron
15:49et on a l'impression
15:50qu'il passe un volet
15:52de l'origine de la colère
15:53sous silence.
15:54Ce qui ne veut pas dire
15:54que sur le reste,
15:55il n'y a pas des réponses
15:56à apporter.
15:56Mais par ailleurs,
15:57il n'en rapporte pas.
15:58Sur la question de l'essence,
15:59finalement,
15:59il n'y a pas grand-chose.
16:00Sur la question des lycées,
16:02il dit je renvoie ça
16:02à plus tard.
16:03Mais en fait,
16:03ce n'est pas compliqué de dire
16:04on abroge par coup de sup
16:05tout de suite maintenant.
16:06On va recruter
16:07X enseignants.
16:08On va mettre
16:09X milliards.
16:10Enfin, franchement.
16:11C'est peut-être un peu compliqué
16:12vu la situation
16:13de notre pays,
16:14de notre dette.
16:16Au moment des gilets jaunes,
16:17notre pays était déjà
16:18confronté
16:19à des difficultés sévères.
16:21Et le président de la République
16:22avait eu des annonces
16:23bien plus claires.
16:24Il avait dit
16:24je mettrai les moyens.
16:26Là, finalement,
16:27on a l'impression
16:27qu'il n'y a rien qui suit.
16:29Ah oui.
16:29Et finalement,
16:30ce soir,
16:30il n'y a rien du tout.
16:31Et donc,
16:31le président de la République
16:32qui avant donnait l'impression
16:34qu'il avait du pouvoir,
16:35une capacité d'agir,
16:36là, renvoie
16:37à des discussions,
16:37des concertations.
16:38Mais finalement,
16:39il n'apaise pas
16:40la colère sociale.
16:41Et je vous dis,
16:41cette intervention,
16:42elle intervient
16:42beaucoup trop tard.
16:43Comment est-ce qu'on peut croire
16:44que le président de la République
16:45est sincèrement disposé
16:46au dialogue
16:47quand vous avez des lycéens
16:48qui manifestent
16:48depuis trois semaines ?
16:49C'est l'un des plus grands
16:50mouvements lycéens
16:51qu'il y a eu
16:51ces dernières décennies.
16:52Et à aucun moment,
16:53il n'a voulu les recevoir.
16:55Je me souviens,
16:55il y a une quinzaine d'années,
16:56je ne suis pas sarkoziste,
16:58Nicolas Sarkozy,
16:58il y avait eu un mouvement
16:59dans les lycées.
17:00Il avait reçu immédiatement
17:01à l'Élysée les lycéens.
17:02Bon, je ne sais pas
17:03s'il y a une différence,
17:05mais sauf qu'Emmanuel Macron
17:06donne l'impression
17:07d'être finalement
17:08à l'écart
17:09de ses revendications sociales.
17:11Et le Premier ministre lui-même
17:12n'a pas reçu
17:13de représentant
17:14des organisations
17:15ou même de lycéens.
17:17Il n'a pas vraiment été
17:18à leur rencontre.
17:20Et ça, pour moi,
17:20c'est un véritable problème
17:21parce qu'il y a
17:23l'impression d'un décalage,
17:24finalement,
17:24d'un manque d'empathie.
17:25Mais Arthur Delaporte,
17:26vous ne notez pas tout de même
17:27une volonté de dialogue.
17:29Emmanuel Macron l'a promis.
17:31Il va y avoir
17:32des concertations
17:33autour de ces crises lycéennes
17:36et aussi sur la vie chère.
17:38Franchement,
17:39la vie chère,
17:39ce n'est pas un problème
17:40qui a débarqué
17:41hier après-midi
17:42dans les centres-villes.
17:44Il donne l'impression
17:44qu'il faut tout casser
17:45pour qu'il y ait
17:46un début de dialogue.
17:47C'est pareil pour les lycées.
17:48Ça fait des semaines,
17:49finalement,
17:49que les lycéens se mobilisent.
17:51Certes,
17:51il y a une plateforme,
17:52mais pareil,
17:52la plateforme,
17:53c'était dix jours après
17:54que les lycéens
17:55soient sortis dans la rue.
17:56Donc voilà,
17:56moi, ce gouvernement,
17:57je trouve qu'il est à contretemps.
17:58Le président de la République,
17:59j'ai l'impression
17:59qu'il parle dans le vide.
18:01Et ça, franchement,
18:01c'est très inquiétant
18:02parce que ça participe aussi
18:03à attiser la colère
18:05alors même que les revendications,
18:07et là,
18:07j'ai bien noté qu'il l'avait dit,
18:09sont profondément légitimes.
18:10Sauf que ce qu'on attend
18:11du gouvernement,
18:11ce n'est pas juste qu'ils disent
18:12que les revendications
18:13sont légitimes,
18:13c'est que déjà,
18:14ils écoutent
18:15et qu'ils donnent vraiment
18:16l'impression d'écouter
18:16et qu'ils répondent.
18:18Et là,
18:18je n'ai vu aucune réponse.
18:19Merci Arthur Delaporte.
18:20Je rappelle que vous êtes
18:21le porte-parole
18:22du Parti Socialiste.
18:24Merci d'avoir réagi
18:26dans RTL Soir,
18:27dans cette édition spéciale.
18:28Olivier Bost,
18:29du service politique,
18:30vous êtes toujours avec nous
18:31en studio, visiblement, oui.
18:33Emmanuel Macron
18:33n'a pas convaincu
18:34le Parti Socialiste.
18:36Est-ce qu'il a une chance
18:37de convaincre
18:38le reste de l'opposition ?
18:39Ce n'est pas sûr,
18:40d'autant plus
18:40qu'il a donné
18:41une portée politique
18:43ce soir à son message,
18:45au-delà du fait
18:45de pointer l'ultra-gauche
18:48et cela pourrait concerner
18:50bien évidemment
18:50la France Insoumise.
18:51Au-delà de ça,
18:53il a souligné
18:54qu'on était à six mois
18:55de l'élection présidentielle
18:57et que ceux qui appelaient
18:58à des rassemblements
19:00qui amènent
19:00à des violences
19:01ou qui encouragent
19:02à des rassemblements
19:04abîment la République
19:05et peuvent également
19:06empêcher le débat,
19:07débat nécessaire
19:08pour l'élection présidentielle.
19:09C'est une prise de position
19:11politique importante
19:12et intéressante
19:13de la part d'Emmanuel Macron
19:14qui estime que notre pays
19:16mérite une belle
19:17élection présidentielle
19:19donc avec de vrais débats
19:20et pas de violences
19:22dans la rue.
19:23Ça, ça va déplaire
19:24bien évidemment
19:25à la France Insoumise.
19:26Ça peut déplaire également
19:27à une part
19:28de la classe politique
19:30qui demandait,
19:31on l'a entendu à l'instant,
19:32plus de réponses ce soir.
19:33Merci Olivier.
19:35Je voulais aussi
19:36qu'on entende
19:36Didier Rendu
19:37du syndicat
19:38des officiers de police,
19:39syndicat des cadres
19:41de la sécurité intérieure
19:42CFDT.
19:42Bonsoir.
19:44Bonsoir.
19:45Didier Rendu.
19:46Emmanuel Macron
19:46vient de le dire,
19:47il promet
19:48toute la transparence
19:50sur la stratégie
19:51de maintien de l'ordre.
19:53Est-ce que vous aussi
19:53vous l'attendez
19:55cette transparence
19:56puisque depuis hier
19:58on entend beaucoup
19:58de messages
19:59de maires
20:00nous dire
20:00qu'il n'y avait pas
20:01assez de policiers,
20:02de gendarmes
20:02dans les rues ?
20:04Moi j'ai surtout
20:05entendu un message
20:06de fermeté
20:07de la part du président
20:08de la République
20:08qui a condamné
20:09l'ensemble des exactions
20:11et qui nous explique
20:12qu'une réponse ferme
20:13sera apportée.
20:14Il a d'ailleurs souhaité
20:15que l'ensemble
20:17de la classe politique
20:18marche d'un même pas
20:19et condamne
20:20l'ensemble
20:21de ces violences.
20:22J'aurais aussi
20:23peut-être aimé
20:24moi
20:24qu'il condamne
20:25la posture
20:26d'une partie
20:27de la classe politique
20:29et notamment
20:29de la France insoumise
20:30et M. Mélenchon
20:32en tête de gondole
20:33qui joue un peu
20:34les pyromanes
20:35de service
20:36avec des postures
20:38qui consistent à dire
20:38que la police tue,
20:39la police assassine,
20:40qu'il y a des violences
20:42et du racisme systémique
20:43dans la police.
20:45Lorsqu'on infuse
20:46ce type de message
20:48qui est en sorte
20:49une forme
20:50de poison silencieux
20:51au sein d'une partie
20:52de la société française
20:53où finalement
20:54LFI
20:56sur une forme
20:57de communautarisme
20:59avec des visées
21:00électoralistes
21:01en utilisant aussi
21:02les médias
21:03qui s'expruntent
21:03Olivier Bosch
21:04chef du service politique
21:05a une question
21:06pour vous.
21:07Pardonnez-moi,
21:08quand le président
21:09de la République
21:09dit qu'il faudra
21:11tirer toutes les leçons
21:12en matière de renseignement
21:13et d'anticipation
21:15et il va demander
21:16au ministre de l'Intérieur
21:18d'agir en la matière,
21:20comment vous le prenez-vous ?
21:21Ça veut dire
21:22qu'il y a eu
21:22des défauts
21:23en matière de renseignement
21:24et d'anticipation ?
21:26Alors,
21:26je pense qu'on aura
21:28de toute façon compris
21:28qu'il y avait hier
21:30une vague
21:31qui a submergé
21:32les forces de l'ordre
21:34qui ont eu
21:34toutes les peines du monde
21:35à contenir ces violences
21:37et je pense que
21:38c'est heureux
21:38à l'heure où je vous parle
21:39qu'il n'y ait pas
21:40de morts
21:41tant du côté de la police
21:43que des manifestants.
21:45Est-ce que vous prenez ça
21:46pour un autre proche ?
21:47J'ai eu mes collègues
21:48au téléphone
21:48et je peux vous dire
21:49que la volonté
21:51de tuer
21:52de certains d'entre eux
21:53elle était clairement lisible,
21:54elle était clairement affichée
21:55et on était clairement
21:56sur de la tentative d'homicide.
21:58Alors oui,
21:58effectivement,
21:59il faut se poser
21:59les bonnes questions
22:00mais en termes d'effectifs,
22:02je ne crois pas
22:02qu'on découvre aujourd'hui
22:03que la police
22:03elle manque de moyens.
22:04Nous, syndicalistes,
22:05ça fait des années
22:06que nous le disons
22:07et ça n'aurait pas dû
22:09être hier
22:10qu'on le découvre
22:11et qu'on se retrouve
22:12aujourd'hui confronté
22:13à ce type de situation.
22:14Mais moi,
22:15je voudrais finir mon propos
22:16parce que je n'ai pas pu
22:16le finir tout à l'heure.
22:18J'aimerais surtout
22:18qu'on ait une partie
22:19de la classe politique
22:20qui soit en responsabilité,
22:21qui ne vienne pas jouer
22:22les pyromanes de service
22:23pour nous expliquer
22:24que finalement
22:25la police tue,
22:26la police assassine
22:27et que derrière
22:27on se retrouve
22:28avec des lycéens
22:30qui embrayent
22:30dans un mouvement
22:31et qui finalement
22:32avec des gens
22:33qui s'agglomèrent,
22:34on a plus une convergence
22:35de la haine
22:36et des violences
22:36qu'une convergence
22:37des luttes
22:37et on se retrouve finalement
22:39dans une posture
22:40où finalement
22:40on paye ce défaut
22:42de crise d'autorité
22:43qui nous revient aujourd'hui
22:44non pas comme un boomerang
22:45mais comme des pavés
22:46dans la tête de mes collègues,
22:48comme des coups de mortier,
22:49comme des cocktails molotov
22:50avec le nombre de blessés
22:51qu'on connaît aujourd'hui.
22:52On a entendu
22:54votre message
22:55mais tout de même
22:56on a interrogé
22:57beaucoup de maires
22:58depuis hier
22:59et tous nous ont rapporté
23:01des pillages
23:02sans intervention
23:03des forces de l'ordre
23:04en toute impunité.
23:05Est-ce que vous n'avez pas
23:05vous aussi été surpris
23:06peut-être dépassé
23:08par la mobilité,
23:09la détermination,
23:10le nombre de pillages
23:12de dégradation ?
23:14Je pense que vous avez tous
23:15à l'aune des images
23:17que vous avez pu visionner
23:18compris que
23:19les pilleurs
23:20qui sont venus
23:21se greffer
23:22sur des mouvements
23:24de manifestation
23:24auxquels d'ailleurs
23:26ont participé
23:27des ultra-radicaux
23:28de gauche
23:29ce sont des gens
23:31qui sont venus
23:31se greffer
23:32par pur opportunisme
23:33et qui ont profité
23:34de ces rassemblants
23:35pour venir casser,
23:36pour venir piller
23:37des magasins
23:37et ces gens-là
23:39effectivement
23:41la volumétrie
23:42et le nombre
23:43de magasins pillés
23:44a été extrêmement
23:46difficile
23:46à anticiper
23:48parce que justement
23:48par principe
23:49ils sont intervenus
23:51par pur opportunisme
23:52donc ça a été
23:53toute la difficulté
23:54non seulement
23:55de pouvoir
23:55un, réagir
23:57face aux factieux
23:57qui étaient là
23:58pour s'en prendre
23:58directement aux forces
23:59de l'ordre
24:00et aux institutions
24:01de la République
24:02et de l'autre côté
24:03à des gens
24:04qui étaient venus
24:04uniquement pour piller
24:06et profiter
24:06je dirais
24:07d'un chaos ambiant
24:08sachant que les forces
24:09de police
24:10étaient déjà bien occupées
24:11à essayer de rétablir
24:13l'ordre
24:13face à ces factieux
24:14qui souhaitaient
24:15en découdre
24:15avec eux
24:16et qui du coup
24:17par voie de conséquence
24:18étaient dans l'incapacité
24:20aussi de pouvoir
24:21se projeter
24:21et de venir en aide
24:22à l'ensemble
24:23de ces pauvres commerçants
24:24qui se faisaient dépouiller
24:26et on a vu effectivement
24:27sur les réseaux sociaux
24:28des images
24:29qui sont absolument
24:30dramatiques
24:30et vous doutez bien
24:32qu'il n'y avait absolument
24:32pas de volonté
24:33de la part de mes collègues
24:34de ne pas vouloir répondre
24:36à ce besoin de sécurité
24:37qui était urgent
24:38qui était pressant
24:39mais on l'a vu
24:40les images parlent d'elles-mêmes
24:41je pense que mes collègues
24:43sur le terrain
24:43ils étaient absolument partout
24:45moi ce que je voudrais
24:46simplement vous dire
24:47c'est qu'aujourd'hui
24:47mes collègues
24:48ils sont épuisés
24:49ils sont rincés
24:50ça fait déjà trois semaines
24:51qu'on les emploie
24:52sur des mouvements lycéens
24:54pour essayer de contenir l'ordre
24:56ou en tout cas
24:57de ramener l'ordre
24:58le cas échéant
24:59quand il a été troublé
25:00et on voit aujourd'hui
25:01toute la difficulté
25:02avec des exactions
25:05qui étaient commises
25:06un niveau de violence
25:07qui n'a jamais été atteint
25:08moi j'ai eu des collègues
25:08CRS au téléphone
25:09toute la journée
25:10qui m'ont dit
25:10ça fait dix ans, quinze ans
25:12que je fais du maintien de l'ordre
25:12c'est la première fois
25:14que je vois
25:14il n'avait jamais vu
25:15un tel niveau de violence
25:16jamais
25:17jamais
25:17j'ai entendu
25:19dans la voix de mes collègues
25:20la peur de mourir
25:21je ne sais pas si
25:22vous imaginez
25:23ce que ça représente
25:23aujourd'hui
25:24j'ai des collègues
25:24qui ont besoin aussi
25:25de se reposer
25:27reprendre des forces
25:28on entend la souffrance
25:29des effectifs
25:30Didier Rendu
25:32restez avec nous
25:32je vous propose
25:33juste qu'on se rende
25:34parce que les violences
25:36continuent ce soir
25:37à Paris
25:37dans le quartier
25:38de la place de la République
25:39de nouvelles tensions
25:40depuis cet après-midi
25:41des pillages
25:42des affrontements
25:42avec les forces de l'ordre
25:44Victorien Thomas
25:44vous êtes en direct
25:45sur RTL
25:46quelle est la situation
25:47à 20h23 ?
25:49écoutez
25:49je suis aux abords
25:50de cette place de la République
25:52qui a quand même
25:52retrouvé son calme
25:53on peut le dire
25:54mais c'est surtout
25:54maintenant le balai
25:56des voitures de police
25:57et des camions de pompiers
25:57dans les rues de Paris
25:58en fait on sent que
25:59les forces de l'ordre
26:00doivent aller sur plusieurs fronts
26:01à la fois
26:02avec des tentatives
26:03de pillage
26:03ou des feux de poubelle
26:04comme ici rue Lucien-Sempay
26:06on est à 100 mètres
26:08de la mairie du 10ème
26:09où les pompiers
26:10viennent de partir
26:11mais un petit nuage de fumée
26:12continue à s'échapper
26:13des déchets calcinés
26:13mais c'est peut-être
26:14le dernier point de tension
26:16dans le quartier
26:16il semble qu'après
26:17les échauffourées
26:18place de la République
26:19le 10ème arrondissement
26:20ait retrouvé son calme
26:22autour de moi
26:23il y a des groupes de jeunes
26:24qui se déplacent
26:24en direction des grands boulevards
26:26dans le calme
26:26eux aussi
26:27parfois avec de la musique
26:29j'ai pu échanger
26:30avec l'un de ces groupes
26:31que l'on reconnaît
26:31à leurs habits noirs
26:32et leurs masques chirurgicaux
26:33ils cherchaient un point
26:34de ralliement
26:35mais m'ont avoué
26:36ne pas savoir
26:37où aller exactement
26:38même s'il semblerait
26:39qu'un rassemblement
26:40ait lieu vers l'hôtel de ville
26:41il n'y a donc pas vraiment
26:42d'endroit précis
26:43où se retrouver
26:44pas de mot d'ordre
26:45si ce n'est des indications
26:46parfois contradictoires
26:47pour savoir
26:48où se rassembler
26:49grâce aux réseaux sociaux
26:50comme Snapchat
26:51une chose est sûre
26:52ce sont les plus jeunes
26:53qui ont pour le moment
26:54pris la suite
26:55de ces mobilisations
26:56Victorien Thomas
26:57en direct sur RTL
26:58et je signale
26:59qu'il y a également
26:59des tensions à Lyon
27:00une cinquantaine de jeunes
27:01ont tenté de piller
27:02une boutique
27:03Lacoste
27:04dans le centre de Lyon
27:06Didier rendu
27:07ces nouvelles violences
27:08ce soir
27:08après la journée chaotique
27:10d'hier
27:11qu'est-ce qu'elle vous inspire ?
27:12Aujourd'hui
27:13nous ce que nous demandons
27:15c'est de pouvoir
27:16avec notre fédération
27:17de rattachement
27:18l'UNSAF FASMI
27:19c'est de pouvoir rencontrer
27:20le ministre de l'Intérieur
27:21et de mettre
27:22les choses à plat
27:23lui redire
27:24que nos collègues
27:26ils se sont sentis dépassés
27:28hier
27:28et qu'ils ont absolument
27:30besoin de renfort
27:31ils ont absolument
27:32besoin de repos
27:33ils ont pour certains
27:34aussi besoin
27:34d'un vrai soutien psychologique
27:36au-delà je dirais
27:37de l'aide médicale
27:38qu'il est nécessaire
27:39de leur apporter
27:39compte tenu
27:40des blessures
27:41qu'ils ont subies
27:42parce qu'ils sont marqués
27:43dans leur chair
27:43et il y a aussi besoin
27:44d'un véritable
27:45accompagnement psychologique
27:46parce que
27:47il faut bien penser
27:48que ce maintien de l'ordre là
27:50il fait aussi
27:51des dégâts
27:51dans la tête
27:52de mes collègues
27:52et ces dégâts là
27:54certains sont perceptibles
27:56immédiatement
27:56et d'autres
27:57ils se révèlent
27:57sur le long cours
27:58et ce sont des traumatismes
28:00que nous savons accompagner
28:01mais il nous faut aussi
28:03de la logistique
28:04derrière associée
28:05avec des psychologues
28:07qu'on va pouvoir mettre en place
28:08et qui vont pouvoir
28:09accompagner mes collègues
28:10et puis voilà
28:10on a besoin d'anticiper aussi
28:12parce que vous l'avez dit tout à l'heure
28:13on était face
28:13à des gens
28:14qui étaient extrêmement bien organisés
28:16qui étaient très mobiles
28:17qui utilisent aujourd'hui
28:18des techniques
28:19de communication
28:20avec parfois
28:21des messages récryptés
28:22qui leur permettent toujours
28:23d'avoir un coup d'avance
28:24sur nous
28:24il faut que nous aussi
28:26nous disposions
28:27d'outils
28:27pour pouvoir
28:28contrer ce type
28:29de factieux
28:31pour pouvoir répondre
28:32de manière ciblée
28:33et je dirais
28:34proportionnée
28:35à cette menace
28:35Merci Didier Rendu
28:37du syndicat des cas
28:37de la sécurité intérieure CFDT
28:39merci d'avoir pris la parole
28:40ce soir sur RTL
28:41Olivier Bost
28:42je reviens vers vous
28:43résumons une dernière fois
28:45la prise de parole
28:46d'Emmanuel Macron
28:47et bien c'était
28:48pour les violences
28:50hier soir
28:50aucun déni
28:51dans la description
28:52faite par le président
28:53de la République
28:54entendre les colères
28:55et les angoisses
28:56notamment de la jeunesse
28:58il y aura toute une série
28:59de réunions
28:59avec les organisations
29:00de jeunesse
29:00syndicats
29:01patronats
29:01collectivités locales
29:03pour arriver à des propositions
29:04concrètes
29:05donc entendre
29:06les colères
29:07et les angoisses
29:07et être ferme
29:08dans le même temps
29:09avec les casseurs
29:10intraitables
29:10et donner les moyens
29:11aux préfets
29:12et aux maires
29:13localement
29:14de pouvoir interdire
29:15des manifestations
29:16d'instaurer
29:17en quelque sorte
29:18des formes
29:18d'état d'urgence
29:19décentralisé
29:20et puis dernier point
29:22Emmanuel Macron
29:23renvoie maintenant
29:23à dans six mois
29:24à l'élection présidentielle
29:26aux urnes
29:26Emmanuel Macron
29:27qui veut des débats
29:29avec les partis
29:30et non pas
29:31dans la rue
29:32pas de violence
29:33Merci Olivier Bost
29:35chef du service politique
29:36de RTL
29:36merci à tous
29:37d'avoir suivi avec nous
29:38cette allocution présidentielle
29:40les premiers mots
29:40d'Emmanuel Macron
29:41après ce week-end chaotique
29:42fin de cette édition spéciale
29:43Sous-titrage Société Radio-Canada