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Télématin reçoit le chanteur Philippe Lavil, en concert au Cagé de la Danse à Paris le 29 mai 2026.
Télématin reçoit le chanteur Philippe Lavil, en concert au Cagé de la Danse à Paris le 29 mai 2026.
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00:03bonjour tout le monde bonjour ça va ça va vous connaissez on s'est croisés dans des endroits
00:14tout à fait respectables on n'en doutait pas je préviens à l'avance pour pas qu'une question
00:19idiote me soit posée mais non jamais ici mais comment ça va philippe comme un jeune homme
00:25ben on voit mes analyses sont bonnes jusqu'à la prochaine fois donc tout va bien parfait vous
00:30êtes vous êtes en tournée dans toute la france et vous passerez par le café de la danse le 29
00:34mai
00:34prochain pour y chanter tous vos succès on va parler tout cela cher philippe mais on commence par une
00:39petite séquence intitulée du tac au tac une minute de questions réponses courtes pour mieux vous
00:44découvrir et vous connaître ça va être compliqué parce que je suis tellement bavard il faut faire
00:47un effort on va faire un effort philippe est ce que vous chantez sous la douche et quoi je ne
00:53chante pas
00:53sous la douche votre année préférée et pourquoi j'ai envie de dire mes années préférées la naissance
01:00de mes enfants amour ou amitié les deux philippe la ville vous préférez la ville ou la campagne
01:07oh ça on ne l'avait jamais fait ça moi jamais évidemment en plus c'est pas votre vrai nom
01:12mais
01:13non mais qui est la ville alors la ville ou la campagne la campagne la campagne votre juron
01:18favori philippe vous êtes au volant il y a quelqu'un qui avance pas devant oh merde oui classique
01:23un peu à la fille de noire et oh merde non non pas plutôt jean-pierre mariel ah mariel bien
01:27sûr
01:29printemps ou été j'adore chaque saison moi c'est idiot c'est pour ça que j'adore la france
01:36parce
01:36qu'on a des épis de la campagne prenons les deux on prend les quatre allez les quatre sportifs ou
01:42sportifs devant la télé j'ai été vachement sportif ah mais maintenant bah un peu moins un petit peu
01:48moins c'est pas ouais c'est un petit peu moins et enfin à crâne morue ou bédiaire crevette voilà
01:53la crâne morue avec un peu de piment un peu léger comme ça un peu aérien une merveille la prochaine
01:59fois je viens avec mon petit truc très bien succès monsieur la ville c'était quelle année ça
02:07elle tricote des pulls pour personne elle tricote des pulls pour personne je peux vous raconter
02:13une petite anecdote ah bah allez-y et des mitches elle m'appelle à 11 heures du matin et me
02:17dit
02:17bravo pour la contrepétrie et une contrepétrie oui oui mais je vous laisse réfléchir oh là oui
02:23d'accord je l'ai ok on va enchaîner tout de suite vous êtes attendu dans toute la france philippe
02:29et
02:29toute la france non une partie de la france quand même on va enfin on va y aller petit bout
02:33par je
02:33fais à l'antillesse petit bout par petit petit bout par petit bout en tout cas gros bout au café
02:37de la danse le 29 mai ça je suis ravi on est d'accord ouais vous y chanterez tous vos
02:41succès en voici quelques-uns on va se régaler
02:45il tape sur des bambous et ses numéros dans son île on est fou comme on est musicien
02:55sur radio jamaï qu'il a des copains il fabrique sa musique et ça lui va bien elle préfère l
03:05'amour en mer
03:06c'est juste une question de tempo elle rêve d'un long voyage sur un paquebot elle préfère l'amour
03:16en mer coller et serrer nous
03:20et ça chaloupe ça chaloupe
03:38vous vous est ce que vous parlez toujours créole en plus de chaloupé oui oui oui bien sûr oui oui
03:43non parce que créole ça fait vraiment partie de
03:45vous êtes né en martinique oui voilà je suis né là bas mais j'ai vécu mes parents mes grands
03:50-parents mes arrières
03:50grands-parents peu importe installés là bas depuis très longtemps on a appris à parler le créole sur les
03:57ce qu'on appelle les plantations parce qu'il y avait des gens qui vivaient sur la plantation et donc
04:01les
04:01enfants on parlait le créole on l'a c'était langue maternelle presque et je regrette aujourd'hui simplement que
04:10on le parle de moins en moins y compris aux antilles parce qu'il paraît que c'est pas bien
04:15mais c'est une langue
04:16magnifique super imagé et aujourd'hui c'était un lien dans toute la population comme il y a des gens
04:23qui ne
04:24veulent plus parler le créole c'est très très dommage alors comme vous fourmillez d'anecdotes philippe
04:30coller serrer ou bien elle préfère l'amour en mer vous pouvez nous en dire quoi de ces tubes là
04:34alors elle préfère
04:35l'amour en mer c'est né comment cette idée de préférer l'amour en mer alors en fait c
04:40'était une
04:40musique de film d'un film de michel lang qui s'appelait à nous les garçons je crois ou à
04:45nous les
04:46il y avait les petites anglaises non oui il avait fait les petites anglaises et après à nous les
04:49garçons avec franck du bosque du bosque exactement avec voilà avec franck et on a il m'a téléphoné
04:56michel j'en étais en studio et on faisait un album on préparait un album et il me dit voilà
05:02j'ai besoin
05:03d'une musique machin dans une boîte de nuit qu'est ce que tu as des trucs donc j'ai
05:06ramassé ce que
05:07j'avais je suis allé le voir puis il a entendu le playback de ça il n'y avait pas
05:12de parole
05:12pas de parole voilà donc et donc donc comme ça c'est venu comme ça le coup de l'amour
05:18en mer
05:19comme ça voilà d'accord bon bon à l'heure c'était dommage de s'en passer vous avez vous
05:24avez
05:25d'autres questions oui bien sûr j'ai d'autres questions il faut qu'on les il faut qu'on
05:29non
05:29non mais voilà et ça a foutu mon album l'album il a pris un petit coup parce que quand
05:34on a amené
05:35l'amour en mer en ils ont amené l'amour en mer en radio ça a tout de suite pris
05:39et puis bon mon
05:40album je le j'ai ça a phagocité le reste a phagocité totalement il faut répondre à cette
05:47question de pas pour toutes philippe avec les filles vous savez vous savez pas alors je vais
05:50vous dire c'est une chanson que je ne chantais plus parce que à 20 ans 1970 oui à 20
05:54ans c'est
05:56c'est normal oui mais à 70 balais c'est beaucoup plus compliqué vous ne la chantez plus ah si
05:59je la
06:00chante au café de la danse vous allez la chanter mais il y a un mec il y a toujours
06:04quelqu'un dans
06:04la salle quand je dis à 70 ans c'est beaucoup plus difficile tu sépares avec les filles je sais
06:09pas
06:09mon pauvre bon mais c'est vrai que c'est une chanson car c'est incontournable c'est le premier
06:15tube à les deuxièmes salves de succès on commence donc par avec les filles je ne sais pas ou la
06:20vache
06:23je sais pas
06:26quand il faut quand il faut pas
06:29parler du temps ou bien parler d'amour
06:33allez chez moi ou faire la cour
06:35je n'ai pas jamais jamais jamais jamais mais d'un seul coup à éIDS sevalent
06:38je n'ai pas jamais jamais jamais vienne j'aime pas jamais jamais jamais vienne aujourd'hui
06:44j'ai mis à Dumas j'ai jamais jamais jamais mais l'élange de cuba est les cheques
06:46d'afrique un peu comme on meupe des filles fun d'euros
06:53Before theหนue
07:05On va mettre ce climat-là, j'adore ça, parce que c'est tout ce que je sais faire, je
07:10ne peux pas chanter du rock'n'roll.
07:12J'ai essayé un jour, face à Johnny Hallyday et Eddie Mitchell, je m'étais déguisé, j'avais tout, enfin
07:18déguisé, je m'étais habillé, j'avais mis le blouson, les Santiago, la guitare et tout.
07:23J'avais les deux mecs qui étaient comme ça, ils étaient à 5 mètres.
07:27Vas-y vieux, continue.
07:29C'est bien, c'est bien, c'est bien.
07:32Vous nous rappelez Philippe, la part des anges, tout le monde ne sait pas ce que ça représente, c'est
07:37très poétique.
07:38Je peux parler là ?
07:44Oui, bien sûr.
07:47Qu'est-ce qu'on appelle la part des anges ?
07:50J'avais un grand-père maternel qui faisait un rhum exceptionnel, qui s'appelait le rhum Bali, et il nous
07:57emmenait de temps en temps dans les foudres, là où on faisait vieillir le rhum.
08:02Et on n'en restait pas longtemps, parce que ça...
08:05Il y avait des effluves d'alcool.
08:06On rentrait, il est où papa, il est où maman.
08:10Et il y a une partie qui s'en va, qui s'évapore, qui part, qu'on appelle la part
08:14des anges.
08:15Et donc on refait l'équilibrage dans le fût, voilà.
08:20Et ça se fait aussi pour les alcools, le vin, enfin tous les alcools.
08:25C'est très poétique, ça fait une jolie chanson, en fait.
08:27Oui, ça fait une jolie chanson.
08:27On imagine comme ça, je ne sais pas, je parle de volute, mais en tout cas on imagine l'alcool
08:31s'évaporant comme ça, une partie, à consommer avec modération, évidemment.
08:34Il n'est jamais là, modération, consommer, c'est marrant.
08:37Il faut absolument.
08:38Oui, mais oui.
08:41Je peux ?
08:41Allez-y, c'est du café.
08:44On espère que vous aimez jouer, parce qu'il y en a un qui n'attend que ça, c'est
08:48Adrien.
08:48Oui, je vous ai concocté un petit jeu.
08:50Rien que pour vous, mon cher Philippe, je vous mets face à vous-même.
08:55J'ai choisi des citations.
08:57Ce jeu, vous allez voir, s'appelle « La ville face au Philippe ».
09:00Des citations, vous allez devoir deviner si c'est vous qui les avez dites, ces citations-là, ou si c
09:06'est un autre Philippe.
09:08Ah, il faut citer l'autre Philippe ?
09:10Non, pas forcément.
09:12Non, non, non.
09:12J'ai trop dit, mais peut-être que vous aurez une petite idée de quel Philippe…
09:16Il s'agit.
09:17Exactement.
09:18Première citation.
09:19« L'âge est toujours perçu comme un fardeau.
09:22Moi, je le prends plutôt comme une bénédiction, avec l'impression de ressusciter chaque matin
09:28et le bonheur d'être en vie. »
09:30Est-ce que c'est vous qui avez dit ça ?
09:31Je n'aurais plus à dire, mais je ne l'ai pas dite.
09:33Ce n'est pas vous.
09:34Non.
09:34C'est en effet un Philippe, et c'est Philippe Catherine qui a dit ça.
09:38Un autre chanteur.
09:39Est-ce que vous partagez cette vision presque philosophique de la vie et de la résurrection quotidienne ?
09:45Oui, oui, bien sûr, oui.
09:46L'âge pour vous n'est pas un fardeau ?
09:49Jusqu'à ce que je sois en chaise roulante, non.
09:52Jusqu'à ce que je sois dépendant, non.
09:55Ce n'est pas un problème.
09:55Une autre citation qui peut d'une certaine manière être la suite de la précédente.
10:01« J'ai de moins en moins de coups de blouse et j'ai un remède formidable contre ça.
10:0615 à 30 minutes de rire par jour. »
10:12Ça, c'est moi, ça.
10:23J'ai perdu.
10:23Alors, j'ai du pot parce que je rigole jusqu'au coucher.
10:27Jusqu'au coucher.
10:30Non, non, mais c'est vrai.
10:31C'est une jolie philosophie.
10:31Non, mais il faut rire.
10:32Il faut rire.
10:33Surtout en ce moment.
10:34Vous vous rendez compte ?
10:35On n'a pas beaucoup d'occasion.
10:37Je vais même vous faire une confidence.
10:38Si un matin, je n'ai pas trouvé les 4 ou 5 conneries à dire pour rire vraiment,
10:45je vais sur Internet et je vais regarder Henri Salvador,
10:49le sketch d'Henri Salvador avec le jean.
10:51Je l'ai vu 500 fois.
10:52Et il vous fait rire chaque fois pareil.
10:53Je l'ai peur de rire.
10:54C'est bon ça.
10:55C'est mon exemple, quoi.
10:56Et puis, je trouve aussi des petites conneries.
10:59Une autre citation.
11:00Allez-y.
11:01Napoléon, il avait un bel appart.
11:04Un bon appart.
11:05C'est vrai que c'est…
11:06On ne veut pas se planter.
11:07Il avait un bon appart.
11:08Vue sur la mer, terrasse, baie vitre.
11:11Mais ça marche bien, regardez.
11:13Ah, ça marche.
11:14Allez, jeu de mots sur Adrien et moi, ça marche.
11:16Ah, bien sûr.
11:17Appelez-nous tous les matins.
11:18Une petite blague, ça me fera du mal.
11:20Oui, mais enfin, je ne vais pas me lever à 7h de maître tous les jours.
11:24Une autre citation.
11:25Est-ce que c'est vous qui l'avez dit ou pas ?
11:27Voici cette phrase.
11:28François Hollande est satisfait de son bilan.
11:31C'est pour cela qu'il le dépose.
11:33Est-ce que c'est Philippe Laville ou un autre Philippe ?
11:36Non, je vois plutôt…
11:38Philippe qui, alors ?
11:39C'est un politique.
11:40Oui, ça.
11:41Philippe Delvilliers.
11:42Ah, très à gauche, très à gauche.
11:43Très à gauche.
11:44Très, très à gauche.
11:46Philippe…
11:46Poutou.
11:47J'en reconnais pas.
11:47Ah, Poutou.
11:49C'est Poutou.
11:50C'est Philippe Poutou qui a prononcé cette phrase qui, avouons-le, est quand même très drôle.
11:54Ce qui nous permet de vous interroger quand même sur votre rapport à la politique.
11:58Quelle vision vous avez de la politique en France aujourd'hui ?
12:02Et vous croyez que je suis compétent en la matière, c'est ça ?
12:04Vous avez un avis de citoyen.
12:05Oui, c'est mon sujet que je règle dans l'isoloir.
12:10Et puis, je ne vois pas, je ne me vois pas dire…
12:13Enfin, j'entends des gens…
12:14Et des artistes, très engagés.
12:16Donner des leçons à la présidence de la République actuelle, qu'on aime, qu'on n'aime pas, je m
12:21'en fous.
12:21Mais je n'ai pas…
12:22Non, je préfère me…
12:23Enfin, ça…
12:24Ce n'est pas votre rouge, en tout cas, vous vous abstenez.
12:27Non, mais oui, je n'ai pas…
12:28Je ne suis pas compétent de toute façon, donc…
12:31Allez, Adrien, question suivante.
12:32Une autre citation.
12:33« La fête de la musique est une grande réussite.
12:36C'est pour ça qu'elle garantit 364 jours de silence par an. »
12:41Est-ce que c'est vous qui avez dit ça ou pas ?
12:43Non, non, non.
12:44Alors, c'est quel Philippe ?
12:45Il est assez drôle.
12:46Il officiait à la radio pendant des années, notamment aux grosses têtes.
12:50Philippe Bouvard, non ?
12:50C'est Philippe Bouvard qui a prononcé cette phrase.
12:53Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
12:55Est-ce que la fête de la musique est un événement que vous trouvez fédérateur et intéressant
12:59ou au contraire, vous trouvez que c'est une vaste supercherie ?
13:01Vaste supercherie, certainement pas.
13:03Ça permet à des gens qui ne savent pas jouer d'un instrument d'en jouer dans la rue.
13:07Donc, ceux qui n'ont pas d'oreille, ça va.
13:10Mais le mec qui aime un tout petit peu la justesse, le truc, il va être très, très, très malheureux.
13:18Voilà.
13:19Donc, vous êtes d'accord avec Philippe Bouvard ?
13:20Non, mais de toute façon, c'est sympa.
13:22Et puis, bon, c'est une belle fête.
13:24Et puis, ce pauvre Jack Lang, c'est un des rares trucs.
13:26Oui, nous avancerons pas forcément.
13:28On va pas s'arc-bouter là-dessus.
13:30Merci, Adrien.
13:31C'est le moment de la surprise, cher Philippe Laville.
13:34Alors, il paraît qu'elle est de votre famille.
13:37Regardez.
13:38Coucou.
13:39Eh oui, tu es mon cousin de la Martinique.
13:41Alors, il paraît que tu vas être le 29 mai au Café de la Danse.
13:44Qu'est-ce que je suis contente parce que tout le monde t'adore.
13:47Tu vas mettre le feu et tu vas chanter des belles chansons qui vont nous faire rêver.
13:51Gros bisous.
13:53Je t'aime.
13:54Alors, il paraît qu'elle vous appelle, mon cousin.
13:56Oui, moi, je l'appelle ma cousine.
13:58Ah oui, comme Bécassi.
13:59Exactement.
14:01Mais vous êtes vraiment de la même famille.
14:03Alors, on a une arrière-arrière-grand-mère, vraisemblablement, qui avait le même nom.
14:10Et effectivement, il y a une petite parenté.
14:13Mais ce n'est pas ma cousine Germaine, que vous connaissez bien aussi.
14:17Germaine, qui était sympathique.
14:18Germaine, oui.
14:19Oui, je l'ai connu.
14:19C'est comme, il y a des œufs là, non ?
14:21Ah non.
14:21Des œufs ?
14:22Non, c'est l'horloge.
14:23Oui, c'est l'horloge.
14:24Non, de manière que c'était des œufs.
14:26Il y a un truc qui cuit.
14:29Ça dit, c'est une idée, hein ?
14:30Alors, pour revenir à Chantal, c'est vraiment, c'est quelqu'un de formidable.
14:35Elle a un âge avancé, si je puis dire.
14:39Et elle est, là, elle va faire le Palais des Congrès, deux fois, je crois.
14:46Oui.
14:46Bon.
14:47Toujours avec le costume de Marie-Rose ?
14:48Avec le costume de Marie-Rose.
14:50Et elle a gardé la même taille qu'à l'époque.
14:51Pas de retouche.
14:52Oui.
14:53Non, non, c'est quelqu'un qui est très, elle est admirable, vraiment.
14:55On l'embrache, Chantal Goya.
14:57Merci pour la surprise.
14:59Mathilde, c'est à vous.
15:00Vous allez sortir les archives.
15:02Tout à fait.
15:02Est-ce que vous vous souvenez de l'émission Les Jeunes, Philippe ?
15:05Les Jeunes ?
15:05Ah oui.
15:06Vous en faisiez partie.
15:07C'était en 69.
15:09Oui, alors j'étais jeune.
15:10C'est dans ce programme qu'on vous découvre pour la première fois à la télévision.
15:13Aïe.
15:13Ne dites pas que c'est l'histoire du cheval.
15:15Non.
15:16Non, il n'y a pas de cheval.
15:18Regarde.
15:18Philippe Laville, que voici, et qui a pris le succès de son premier disque,
15:21Alain Califourchon, vient d'enregistrer un second.
15:23Ce second disque, de ce second disque, nous allons extraire un morceau qui va nous chanter.
15:27Cela s'appelle Philippe Laville ?
15:28Pourvu qu'on ait la santé.
15:30Ne sois pas, ne sois pas, ne sois pas triste.
15:35Je me souviens que ta mère me disait.
15:39Pourvu, pourvu qu'on ait la santé.
15:42Il ne faut pas se lamenter.
15:45Pourvu, pourvu qu'on ait la santé.
15:49Pourvu, pourvu.
15:52Pourvu, pourvu, pourvu qu'on ait la santé.
15:54C'est petit.
15:55Mais pourquoi vous faites cette tête ?
15:57Vous n'assumez pas cette chanson ?
15:59C'était génial.
16:00Vous étiez beau, en plus.
16:01Oui, enfin, c'est gentil, mais non.
16:07En fait, ça a été le début d'une cascade de chansons.
16:12J'étais absolument pas d'accord sur ce qu'on me faisait chanter.
16:16Et vous n'aviez pas le choix ?
16:17Vous n'aviez pas le droit de dire.
16:18Non, je n'avais pas trop le choix.
16:19Et le jour, j'ai dit ça va, ça suffit.
16:21Après, c'est les procès, les conneries.
16:24Mais non, parce que pourvu qu'on ait la santé, d'accord.
16:28Salvador a fait le travail, c'est la santé, rien faire, c'est la conservation.
16:30Oui, oui, non, mais je ne voulais pas me comparer à Salvador, c'est gentil.
16:34C'était juste pas votre univers.
16:35Non, parce que le jour où je fais Syracuse, j'arrête de bosser, quoi.
16:37Oui, ça c'est sûr.
16:38Non, non, bon, donc, ne vous foutez la paix.
16:41Ah, bon, on l'adorait, vous l'adoriez aussi.
16:43Mais je ne sais pas, je l'adore toujours.
16:44Mais je sais.
16:44C'était mon copain, c'est mon copain.
16:46Henri.
16:47Oui.
16:49Et on a tous fait des chansons.
16:51Dino Ferrer a fait des chansons, Gaston, le téléphone qui sont.
16:54Et puis, il a fait quand même la maison près de la fontaine, on dirait le sud.
16:58Et puis, il y en a plein d'autres, j'ai tout le...
17:00Bon, donc, il y a des chansons qu'on a du mal à défendre.
17:04Bon, allez, on passe à la suite.
17:05On passe à la suite.
17:06Je vous aime bien, vous êtes beaux yeux, mais...
17:08Merci.
17:08M'énervez pas, vous voyez.
17:11On va aller dans les tubes, les bambous, les fameux bambous.
17:15En 82, justement, j'ai retrouvé une séance d'enregistrement de ce titre.
17:19Alors, on ne dirait pas comme ça, mais il est 5h du matin.
17:21Ah ouais ?
17:22Ouais.
17:25Je chante bien, cela dit, à l'heure.
17:27Putain, ça voit là, mais pourtant, on est à 5 lombes du mat et c'est basse-t-il.
17:29Ouais, non, je crois qu'il est...
17:30Mais c'est son heure, toute façon.
17:31Jean-Marie Scal, est-ce que Philippe Laville est un bon camarade ?
17:34Ah, c'est un très très bon camarade, ça, il n'y a pas de problème.
17:37C'est un excellent camarade.
17:38C'est mon meilleur camarade, d'ailleurs.
17:39Il peut me dire qu'il a des qualités et pas de défauts.
17:41Il a plein de défauts, mais c'est des défauts sympathiques.
17:43On peut pousser la discrétion jusqu'à vous demander lesquels ?
17:46Non.
17:48Oula !
17:49Bon, est-ce qu'on peut en savoir un, au moins ?
17:51Alors, j'ai pas entendu la fin du truc, donc...
17:54Mais il dit que vous avez plein de défauts, mais des défauts sympathiques,
17:57et on ne peut pas les citer.
17:59Vos petits défauts avouables.
18:01Il y en a plein, hein.
18:03Il y en a plein, plein.
18:05À cette époque-là, il y en avait encore plus.
18:07Je me suis un peu assagi, quoi.
18:09Je n'ai pas envie de vous dire mes défauts, vous voyez.
18:11Même mes qualités, je ne vais pas vous les dire non plus.
18:13Mais l'enregistrement à 5h du matin, vous venez la nuit.
18:17À là-bas, oui.
18:19Oui, oui, j'ai beaucoup vécu la nuit pendant...
18:21Même quand...
18:22Enfin, on me couchait tard le soir, même quand j'étais marié,
18:25parce qu'on sortait beaucoup, on avait plein de potes.
18:28Et puis, voilà.
18:29Et puis, la nuit, c'est quand même un endroit...
18:33J'aimais beaucoup ça, quoi.
18:35Maintenant, 7h30 du matin.
18:37Vous pouvez m'inviter la prochaine fois.
18:38Réveil ou coucher, maintenant ?
18:39Non, non, réveil.
18:40Ah oui, c'est ça.
18:41Alors, moi, j'ai découvert que vous aviez une autre qualité.
18:43C'est que vous adoriez le ski nautique.
18:45Vous étiez super doué.
18:47Vous avez dit que vous avez été sportif.
18:49Regardez, hop !
18:50Un et deux dos.
18:52Ah oui.
18:52Après, on lâche une main, tranquille.
18:55Vous pratiquez toujours ?
18:56Il fallait que je recommence, là.
18:58Alors, on m'a dit, non, non, tu n'y arriveras pas.
19:00Je m'en fous, je vais essayer quand même.
19:02J'en ai fait beaucoup.
19:03Enfin, c'était des petites choses, là.
19:05Ce n'était pas des grandes démos, bon.
19:07Vous êtes aussi un homme de goût.
19:09Vous aimez bien les habits.
19:11En 2003, vous ouvrez même votre placard pour l'émission Mode de star.
19:15Ah bon ?
19:15Oui.
19:16Que les stations n'est pas montées pour le crooner antillais
19:18ou sourire assassin qui fait toujours craquer une génération de femmes de goût.
19:22Non pas parce qu'il tape sur des bambous,
19:23mais bel et bien parce que l'amateur de steel pants et de becacines à confiture
19:27est toujours sapé comme un prince
19:28et qu'il sait mettre en valeur sa silhouette élégante.
19:32Je suis très souvent en jean depuis toujours.
19:36Ça, c'est le genre de tenue que j'aime bien porter tous les jours.
19:39C'est un...
19:42Ça, c'est un polo.
19:44Il y a un joli motif dans le dos avec des drapeaux de bateau.
19:46Toi, tu commences vraiment à me fatiguer, le bambou, là.
19:48C'est des morts, ils sont partout, ces bambous.
19:50Vous en avez chez vous ?
19:51Vous êtes serné de bambous.
19:53Non.
19:54J'en ai planté à la campagne.
19:57Faites gaffe, c'est un vasif.
19:58Ça se développe, le bambou.
20:00Oui, oui, je sais bien, mais il n'a pas eu le temps d'invasiver.
20:03Ah ben oui, c'est...
20:03Ah zut !
20:04Mais alors, vous disiez que certains vêtements qui sont là, vous les avez toujours ?
20:07Ah ben oui, toujours, oui.
20:08Ah oui, j'ai beaucoup de choses, des chemises des années 80, qui sont vachement belles, quoi.
20:15En tout cas, il y a une info, c'est qu'il, non seulement il tape sur les bambous, mais
20:18il les tue également, les bambous.
20:19C'est ce qu'on apprend grâce à vous, cher Philippe, persimatique.
20:22Oui, et je ne vais pas vous dire que le bambou, ça fait quand même 45 ans qu'on lui
20:26tape dessus.
20:26C'est vrai, j'en ai marre, le pauvre.
20:27Le petit bout qui reste, on me le laisse...
20:28Bon, en tout cas, c'est toujours un bonheur de vous accueillir.
20:31Non, mais vous dites ça parce que...
20:32Oui, mais vous avez reçu le chèque, non ?
20:34Je ne sais pas, mais je ne l'ai pas encore encaissé, j'attendais de voir comment ça se passe.
20:3829 mai prochain, allez applaudir, Philippe, David, au Café de la Danse pour une ambiance caribéenne.
20:45Merci beaucoup, à bientôt.
20:46Merci.
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