Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures
Sébastien Lecornu s’est engagé à proposer au vote de l’Assemblée la suspension de la réforme des retraites de 2023, comme le demandaient les socialistes. Ce qui devrait, au moins à court terme, garantir la continuité du gouvernement. L'analyse Anthony Cortes, journaliste à la rubrique politique, et RiboDansLaSauce.

ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/

📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr

✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite

📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Luma, titrait ce matin l'enfumage, comme ça, avec le cornu.
00:03Donc effectivement, ça sent vraiment l'enfumage.
00:05On sent la douille côté macroniste, parce qu'ils sont vraiment habitués à le faire.
00:08Et là, il y a un côté où en plus ça va être très technique par rapport aux discussions budgétaires,
00:12aux calendriers, est-ce que si le vote ne passe pas,
00:14ils pourront faire passer un budget très macroniste, très pro-business,
00:17par ordonnance au bout de 70 jours.
00:19Là, on va rentrer dans des considérations très techniques et compliquées.
00:21Et donc, le PS va essayer de tirer son épingle du jeu là-dedans.
00:24Mais moi, j'ai l'impression que soit ça va finir par se retourner contre eux
00:27au niveau de leur électorat, ou sinon, ils vont finir par censurer.
00:30Et donc, tout ça aurait été encore tergiversé un peu pour rien.
00:34Moi, c'est l'impression que j'ai en tout cas.
00:35Et puis, perdre de temps, parce qu'en fait, les socialistes disent là,
00:38en gros, on laisse du temps à le cornu parce qu'on va favoriser la stabilité,
00:42on veut donner un budget à la France.
00:44D'ailleurs, il faut rappeler que c'était déjà les mêmes arguments
00:46pour sauver la peau de Bayrou il y a quelques mois.
00:50Mais rien ne dit qu'en fait, dans deux mois, on censure, pas de budget,
00:55du coup, on va repartir sur une année blanche, etc.
00:57Et d'où le vocabulaire de Valo en disant « Paris risquée ».
01:00Ben oui, Paris risquée, oui, je ne te le fais pas dire.
01:03D'ailleurs, je vois sur le chat ce Mufosaure qui nous demande
01:05« Est-ce qu'on peut vraiment dire que ça change de ce qui se passe depuis environ un an
01:08? »
01:08Alors, c'est un peu dans la continuité, comme tu viens de le rappeler.
01:11S'ils avaient accepté de ne pas censurer Bayrou, c'est en janvier, il me semble,
01:13c'est parce que Bayrou avait promis une discussion conclave sur les retraites
01:16avec les partenaires sociaux, qui a mené à absolument rien.
01:19Tout le monde s'est barré au fur et à mesure, il ne restait plus que le MEDEF à la
01:21fin.
01:21Même la CFDT a fini par le soutien.
01:26C'est que la dernière fois, le RN ne censurait pas non plus Bayrou.
01:29Donc, il y avait vraiment le RN et le PS qui servaient tous les deux d'assurance vie,
01:33on va dire, à Bayrou.
01:34Là, c'est uniquement le PS, là où le RN a annoncé censurer tout gouvernement
01:37parce qu'il veut une dissolution.
01:39Là, c'est uniquement le PS.
01:40Et donc, c'est assez différent.
01:42La responsabilité est encore beaucoup plus forte.
01:44La trahison, finalement, est beaucoup plus...
01:45Le mot trahison est beaucoup plus adapté encore cette fois-ci qu'en janvier.
01:48C'était déjà assez adapté en janvier en réalité.
01:50C'est mon avis, en tout cas.
01:52C'est totalement ça.
01:53C'est vrai que là, les socialistes, ils avaient le doigt sur le bouton.
01:55Enfin, ils avaient le bouton à eux.
01:57Enfin, ça dépendait plus que d'eux.
02:00Il manquait 24 voix.
02:01Ils ont un groupe de 69 députés.
02:03Si on voulait pousser le cornu dehors, mettre la pression davantage sur Emmanuel Macron,
02:07qui, on le voyait ces derniers temps, en plus, même dans ses troupes,
02:11certains appelaient à sa démission, l'appelaient à prendre ses responsabilités,
02:14à se mettre en retrait ou à programmer sa potentielle démission
02:20et donc une présidentielle anticipée.
02:21Les socialistes n'avaient qu'à appuyer sur le bouton pour désactiver, disons, la Macronie
02:27et réorienter potentiellement la politique qui pouvait être menée au plus haut sommet de l'État.
02:32Là, on leur permet de prendre de l'air.
02:35On décide de les croire sur parole, alors que ça fait quand même depuis 2017
02:38qu'ils arrivent à chaque fois à entraver tous les débats parlementaires,
02:42à mener le pays vers une austérité à chaque fois un peu plus poussée.
02:48On décide de les croire, bon, pourquoi pas ?
02:52Mais c'est vrai que ça fait énormément penser au mois de janvier.
02:55Edouan, tu parlais tout à l'heure du conclave, c'est aussi ce qui est annoncé là.
02:58Ils n'ont pas appelé ça conclave.
03:00Ça serait des vraies discussions parlementaires à l'Assemblée,
03:02ce qui est un peu, on va dire, une évolution dans le bon sens,
03:04mais du coup, on ne peut plus en faire confiance, quoi qu'il en soit.
03:06En fait, tu vas avoir une discussion à l'Assemblée,
03:08mais tu vas aussi avoir de l'autre côté, alors comment ils appellent ça ?
03:10Je ne sais plus exactement, mais en gros, des rencontres entre partenaires sociaux,
03:14comme ils aiment l'appeler, en disant, en fait, il faut...
03:17OK, c'est suspendu, mais de l'autre côté, il faut que les syndicats se mettent d'accord
03:20sur un mode de financement.
03:22Mais en fait, on va atterrir sur le même chemin, sur le même point final, en tout cas.
03:28En fait, c'est la même entourloupe qu'au moment des Gilets jaunes,
03:30où on a endormi tout le monde avec un grand débat.
03:33Au moment de Bayrou, on a endormi tout le monde avec un conclave.
03:36Là, on va endormir tout le monde avec un conclave bis.
03:38Donc, quelle sera la prochaine étape ?
03:40Je ne sais pas, peut-être une censure, finalement.
03:42Alors, après, endormir tout le monde, c'est surtout le PS qui a l'air de s'endormir.
03:45Parce que derrière, justement, on va en reparler.
03:46Je propose que d'abord, on regarde ce petit extrait de Boris Vallaud,
03:48justement, de sa réponse à la tribune hier, juste après le discours de politique générale.
03:52Le DPG pour les intimes.
03:55Parce que même dans le rang des socialistes, alors pas trop dans le groupe parlementaire,
03:58mais dans la base militante et notamment chez les jeunes socialistes,
04:01et aussi plein de petits secrétaires de section et tout,
04:03qui appellent vraiment à la censure.
04:05Donc là, est-ce que ça va aussi fragiliser le PS par rapport à leur base
04:08et à certains de leurs militants ?
04:10Ce n'est pas impossible.
04:11Je vous propose de regarder d'abord Boris Vallaud à la tribune, un petit peu,
04:13pour voir ce qu'il en dit, voir un petit peu les arguments qu'il avance,
04:16même si, bon, on vient un petit peu de les détricoter déjà.
04:19Les Français attendaient de votre déclaration et nous, avec eux, un signe que vous les entendiez.
04:25Ils attendaient un signe comme un commencement de réparation de ce qui a été vécu comme une brutalité,
04:31la suspension de la réforme des retraites.
04:34La voici, enfin.
04:36C'est une victoire assurément pour les centaines de milliers de Français qui en bénéficieront chaque année.
04:423,5 millions de nos concitoyens, ce n'est pas rien pour qui la vie va changer.
04:47Alors, ce chiffre de 3,5 millions, tu as un peu regardé ce qu'il en était, toi ?
04:51Parce que moi, je n'ai pas bien compris.
04:52J'ai vu plein de gens dire que le chiffre de 3,5 millions, ce n'était pas tout à
04:56fait ça.
04:56Notamment Mickaël Zemmour, le spécialiste des retraites qu'on a beaucoup vu sur les plateaux télé en 2023,
05:00au moment de la réforme des retraites, a l'air d'avoir un peu débunké cet argument.
05:03Et donc, on peut peut-être en profiter pour revenir là-dessus.
05:05Oui, carrément.
05:05C'est vrai que le chiffre de 3,5 millions, il a l'air totalement exagéré.
05:08Alors, il y a Mickaël Zemmour qui l'a débunké, tu l'as dit.
05:11Les Insoumis aussi, Manuel Bompard, est monté au créneau aussi pour dire,
05:15attendez, on en est très très loin.
05:16Alors, j'ai sur le chat, la CFDT dit 700 000 au lieu de 3,5 millions.
05:19Même la CFDT ce matin, c'était sur Inter, je crois, dit 700 000.
05:23Et même là, ça pourrait être un petit peu exagéré.
05:26Alors, après, ça ne veut pas dire qu'effectivement, ça va profiter à des dizaines ou des centaines de milliers
05:31qui vont pouvoir partir à la retraite beaucoup plus tôt.
05:34J'ai cet exemple autour de moi.
05:37Mes parents, par exemple, vont pouvoir partir un peu plus tôt.
05:40Alors oui, c'est un gain pour une partie de la population.
05:43Mais par contre, très clairement, la manœuvre, c'est de gonfler le truc.
05:453,5 millions, ça a l'air dantesque.
05:48Mais non, on est plutôt proche d'entre 500 et 700 000 personnes.
05:52Sachant qu'en plus, c'est quelques mois en moins.
05:54Parce qu'en fait, c'est comme si le déploiement de la réforme de la retraite était interrompu temporairement.
05:58Mais il n'y a pas de retour en arrière sur ceux qui ont déjà « bénéficié » de la
06:04réforme.
06:04Si on le transpose sur le nombre de trimestres nécessaires pour réussir la retraite,
06:08on devait bénéficier de...
06:11La différence, elle est mineure.
06:13Avec la réforme, tu devais cotiser 172 trimestres.
06:16Là, avec la suspension, les années 64-65 vont plutôt être entre 171 et 170.
06:23Donc, en fait, tu gagnes un, deux, voire trois mois.
06:26Mais ce n'est pas ça qui change une vie.
06:28Ça va changer pour certains.
06:30Parce que, oui, pour certains, trois mois de travail en plus ou en moins, c'est énorme.
06:35Enfin, voilà, on peut parler de pénibilité, on peut parler de souffrance au travail, etc.
06:39Par contre, là, très clairement, ce n'est pas quelque chose qui va changer la société,
06:43la face de la société avec une grande ampleur.
06:47On est très loin du chiffre annoncé, très clairement.
06:49Oui.
06:50Alors, merci Valeurs Anarchistes pour le raid avec 54 viewers.
06:52Merci beaucoup.
06:53Et je vois aussi qu'il y a un petit train de live qui vient de se lancer.
06:55Donc, voilà, je vais faire le streamer, je vais faire le boutiquier.
06:57Je suis aussi là pour ça.
06:58N'hésitez pas à donner pour le train de live qui est là et chez Luma.
07:00Et chez moi, j'ai l'impression, comme je disais, là, si on peut se faire un beau train de
07:03live
07:03pour fêter le début de l'émission, c'est bien.
07:05Puis ça fera de l'argent pour soutenir l'humanité qui a toujours besoin d'argent de manière générale.
07:11Oui, toujours.
07:12Vous savez, comme on m'a dit, il y a un truc qui se dit à l'humanité, c'est
07:14que le journal a commencé en 1904,
07:16fondé par Jean Jaurès.
07:17Et déjà, en 1905, il y avait des appels aux dons pour sauver Luma.
07:20Donc, de manière générale, c'est jamais une mauvaise idée de donner de l'argent à l'humanité.
07:23N'hésitez pas à faire péter le train de live.
07:24C'est des rares journaux et médias qui ne sont pas portés par des milliardaires.
07:29Oui.
07:29Donc, indépendants, totalement indépendants.
07:32Et puis voilà, qui portent une couleur politique bien différente par rapport au reste du paysage médiatique.
07:37Oui, c'est clair.
07:38On reprend sur Boris Dallot, ça te va ?
07:43A ceux qui veulent tout ou rien et qui souvent n'offrent rien, j'hésite à le considérer en ces
07:49termes.
07:50C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici.
07:56C'est une fissure dans le dogme macroniste.
07:58Nous prenons cette situation pour une victoire, autant que pour un premier pas
08:03qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation.
08:08Nous vous avons égouté, monsieur le Premier ministre, comme un gage de confiance dans le Parlement.
08:13Vous avez accepté une nouvelle règle du jeu, renoncer au 49-3.
08:18Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé, avec toute la gauche d'ailleurs,
08:22et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement, mais d'immobilité.
08:29Dans ce moment grave, les députés socialistes et apparentés assument de ne pas vouloir livrer sans combat ici,
08:36dans l'hémicycle, la République à ses ennemis mortels.
08:40Assument de croire encore que le débat parlementaire entre forces républicaines est possible et peut changer la vie.
08:46Car je ne connais pas d'autres remèdes contre l'extrême droite, contre le fascisme, que la justice, la République
08:52sociale,
08:52la reconnaissance de la valeur du travail, l'égale dignité, l'école publique, la solidarité nationale.
08:58Moi, il y a un truc que je dis souvent à propos de Boris Vallaud et qui me fatigue un
09:00petit peu avec lui,
09:01c'est que quand il est à la tribune, il fait des beaux discours.
09:04Effectivement, parfois on l'écoute, on se dit « Oh, un homme de gauche sincère qui dit les termes !
09:08»
09:08Mais en réalité, derrière, quand on voit concrètement la manœuvre qui est en train de se passer,
09:11et concrètement le budget sur lequel ils vont devoir tenter de se greffer,
09:14c'est vraiment en mode des paroles en l'air.
09:16Moi, Boris Vallaud, j'ai déjà vu citer Marx à la tribune.
09:20Bon, voilà, donc on commence à être habitué.
09:21C'est vraiment toujours pareil avec lui.
09:23Peut-être qu'on fait un bon, entre guillemets, président de groupe parlementaire, mais c'est un petit peu rageant
09:27à voir.
09:28Complètement. Après, tu vois, son discours là, je trouve que tout n'est pas à jeter.
09:31Alors, tu as raison sur le fait qu'il parle bien, quelque part il survint un petit peu ce qui
09:37a été obtenu.
09:38Mais sur le côté fissure du dogme Macroniste, je trouve ça intéressant.
09:41Alors, ok, ce n'est pas grand-chose, on l'a déjà dit depuis le début,
09:45mais c'est vrai que ça amène la Macronie, pour la première fois depuis très longtemps,
09:49à accepter que l'opposition puisse influer quelque part sur son action.
09:55Parce que, c'est tout bête, et je crois qu'on en reparle après,
09:59mais rien que de rendre un tout petit peu le pouvoir au Parlement,
10:03ça permet aussi quelque part d'avouer, côté macroniste,
10:06que les méthodes étaient un petit peu antidémocratiques depuis 2017.
10:09En fait, le fait que la Macronie contourne l'Assemblée par le 49.3,
10:14et pas seulement par les votes bloqués, etc., par l'article 40,
10:17qui permet de ne pas se pencher sur les recettes, mais de permettre que les dépenses, etc.,
10:23sur les économies, pardon.
10:25Tout ça fait que, oui, la Macronie passe à un force, passe à un force, passe à un force,
10:29et là, pour la première fois, il y a un tout petit...
10:31Tout petit...
10:32Juste un recul, quoi.
10:34C'est même pas un coup de barre à gauche, mais il ne serait-ce qu'un tout petit recul.
10:36Et c'est déjà, pour eux, c'est assez exceptionnel.
10:38Moi, je crois que la dernière fois qu'il y a eu un recul sur des lois avancées comme ça,
10:41c'était les Gilets jaunes, en fait.
10:42Tu ne sembles pas qu'il y en a eu entre-temps.
10:43En fait, même si on prend, vraiment, si on élargit la focale,
10:47même au-delà de la Macronie, je pense qu'on peut même remonter au CPE en 2006, quelque part.
10:52Mais sinon, oui, les Gilets jaunes, oui, c'est vrai qu'il y avait eu des mesures fiscales
10:56à destination des classes moyennes, notamment.
10:57Effectivement, il y avait, je ne sais plus combien, de milliards d'euros débloqués
11:01en réponse à cette colère-là.
11:03Mais là, je trouve que ce qui est intéressant, c'est que, quelque part,
11:06c'est la philosophie macroniste qui est attaquée.
11:09Il y a le fait de « jamais on touchera à notre bilan ».
11:11Je ne sais pas si vous avez vu, mais sur les boucles de télégramme qui avaient été...
11:15Enfin, c'est un journaliste du Figaro, Louis Osalter, qui avait fait fuiter les boucles de télégramme des macronistes,
11:18où ils étaient tous là en disant « jamais de la vie, on ne touche à notre héritage ».
11:22C'est la seule réforme structurelle qu'on a portée depuis 2022.
11:27Enfin, vraiment, jamais de la vie, c'est « autant mourir ».
11:31Là, quand même, tu as le corps nu qui fait un tout petit pas de côté.
11:33Alors, il y a risque d'entourloupe, on va en parler.
11:37Mais de ce côté-là, je trouve que c'est le seul point que je peux donner à Valo.
11:43C'est aussi, sans même aller jusqu'à donner le point à Valo, c'est peut-être aussi le signe
11:47que la Macronie est tellement acculée
11:49que pour la toute première fois de leur histoire, ils sont obligés de faire même des micro-concessions.
11:52Encore une fois, pour eux, c'est déjà beaucoup.
11:53Complètement. Et je n'aurais pas parlé là-dessus.
11:55Moi, je pensais vraiment que la Macronie allait être dans une stratégie kamikaze de « non, en fait, on va
11:59mourir avec notre réforme sous le bras,
12:00et puis tant pis, faites-nous tomber, et presque, on lâche notre grand chef, notre président ».
12:07Finalement, non.
12:10Voilà. Micro-victoire. Micro-fissure.
12:13Il y avait autre chose aussi qui était intéressante, qu'on peut commenter dans Boris Valo.
12:17Je ne suis même pas sûr qu'on ait besoin de regarder la fin de l'extrême.
12:19Il a parlé de la non-utilisation du 49-3.
12:21Là, on parle beaucoup de la suspension de la réforme des retraites, qui effectivement était une vente du PS pour
12:25ne pas censurer.
12:26Mais il y avait une autre condition sine qua non, apparemment.
12:28C'était la non-utilisation du 49-3.
12:31Et ça, c'est aussi intéressant de voir un petit peu ce que ça veut dire, ce que ça signifie,
12:35sachant que, ça fait depuis 2022 que tous les budgets sont passés par 49-3,
12:40et que sachant, pour ceux qui ne le savent pas, sur les lois budgétaires,
12:42c'est tellement important un projet de loi de finances et un projet de loi de financement de la sécurité
12:45sociale,
12:46parce que ça conditionne toute la politique menée sur une année entière,
12:49qu'en fait, on a un 49-3 limité sur le budget, pour être sûr d'avoir un budget et
12:55que ça ne soit pas bloquant.
12:56Donc là, le fait de ne pas utiliser de 49-3 sur un texte budgétaire, en 2025,
13:00alors qu'Elisabeth Borne en a utilisé 70 000 pendant des années,
13:04soit ça veut dire que c'est vraiment un changement d'approche de la part de la Macronie,
13:08ou alors ça veut dire qu'effectivement, ils ont un plan pour quand même pouvoir passer en force,
13:13mais sans utiliser le 49-3.
13:14Donc ça, ce que je propose, c'est de regarder un extrait.
13:18Alors attendez, hop là, je me mets comme ça.
13:21Un extrait, du coup, justement, il est où ?
13:25Lecornu parle du 49-3, donc ce n'était pas pendant le discours,
13:27c'était une réponse à je ne sais plus qui exactement, je crois que c'était à LFI,
13:32sur la non-utilisation du 49-3.
13:34Donc ça, ça peut être intéressant, déjà, comme ça, on en parle maintenant,
13:36puis après, on regarde un peu la suite des différentes réactions de la classe politique à ces annonces,
13:40et essayer un petit peu de voir ce que ça signifie, et les scénarios possibles.
13:45Donc Lecornu qui répond à je ne sais plus qui, en parlant de moments de vérité.
13:49Mais en tout cas, c'est vrai qu'il y a cette question de la non-utilisation du 49-3,
13:52et ça, il faut qu'on en parle.
13:55On ne peut pas faire comme si je n'avais rien dit à la discussion générale
13:58et à la présentation de la déclaration politique générale sur le 49-3.
14:02On continue, let's go.
14:03J'ai dit clairement, mais qui vous a parlé d'ordonnance ?
14:06Non mais, et si, et si, et si.
14:09Donc là, il y a cette histoire d'ordonnance, déjà.
14:10Je vous propose de regarder l'extrait, on en parle après,
14:12mais oui, parce que la tactique du 49-3 pourrait être remplacée par la tactique des ordonnances,
14:17qui est une autre forme de passage en force, mais on en parle juste après.
14:21Moi, je vais vous dire une chose.
14:23Vous avez demandé l'abandon du 49-3, c'est fait.
14:26Maintenant, prenez vos responsabilités.
14:28Prenez vos responsabilités.
14:30N'ayez pas peur du Parlement.
14:32N'ayez pas peur de la démocratie représentative.
14:35Je vous prends au mot.
14:37Et c'est un moment de vérité.
14:39C'est un moment de vérité.
14:41Tout simplement, par définition, vos électrices et vos électeurs vous regardent.
14:46Mais on ne vous parle pas d'ordonnance.
14:48On vous demande, madame la députée, de ne pas empêcher le début des discussions
14:52sur le budget de la nation et sur le budget de la sécurité sociale.
14:56C'est un peu gonflé de la part de la Macronie de parler d'empêcher la discussion sur le budget.
15:00Puisque la dernière fois, quand c'était Michel Barnier, la stratégie de la Macronie,
15:04ça a littéralement été de ne pas aller à l'Assemblée, de ne pas participer aux discussions budgétaires
15:07parce qu'ils savaient que de toute manière, il y aura un 49-3 à la fin,
15:09à tel point que l'NFP avait tellement amendé le budget qu'ils étaient prêts à voter un budget
15:13qu'ils appelaient NFP compatible à l'époque.
15:15Même si c'était du PS à LFI, pour le coup, tout le monde avait fait à peu près la
15:18même chose à l'Assemblée.
15:19Donc là, il dit, c'est bon, vous n'aimez pas le parlementarisme ou quoi,
15:22alors même qu'ils sont comportés vraiment en bafouant totalement le parlementarisme
15:27et la démocratie de la française, c'est vraiment très gonflé de sa part.
15:31C'est assez magique de les entendre dire, n'ayez pas peur du Parlement, n'ayez pas peur du Parlement.
15:35Ça fait depuis 2017 qu'ils ont peur du Parlement.
15:37Et justement, la réforme des retraites, c'est un symbole aussi, parce qu'elle est passée par 49-3.
15:42Il y a eu une résolution proposée par le groupe communiste qui a été voté en juin dernier
15:47avec une majorité qui était pour l'abrogation.
15:49On n'était pas sur une suspension ou sur un décalage.
15:52La Macronie a fait totalement la sondage, ça n'existait absolument pas.
15:56Ils avaient bloqué l'Assemblée pendant la niche parlementaire de je ne sais plus qui,
15:59c'était du PS ou de LFI ?
16:00Oui, je crois que c'était...
16:01Pendant une niche parlementaire de gauche, ils avaient fait de l'obstruction parlementaire
16:04alors que c'était de la majorité pendant une niche parlementaire.
16:07Et l'obstruction, ça se fait tout le temps, mais dans ces conditions-là,
16:09c'était exceptionnellement autoritaire en rapport à la démocratie.
16:13Là, la Macronie se distingue par sa mauvaise foi.
16:16Elle se rachète quelque part d'une virginité, parce que Sébastien Le Gournu,
16:19il arrive avec sa nouvelle méthode, avec sa façon de parler.
16:23En fait, on dirait un peu un Bayrou qui n'oublie pas le début de sa phrase.
16:26Parce qu'il arrive en disant, je vais faire parler tout le monde,
16:31je vais être au milieu, je vais être au centre, on va faire confiance à la démocratie,
16:34on va entendre les aspirations, les colères des Français.
16:38Et puis, on laisse les mains libres au Parlement.
16:40Mais en fait, comme pour François Bayrou, on peut aussi craindre un passage en force.
16:45Là, on parlait du 49.3, mais il y a aussi la possibilité de passer par des votes bloqués aussi,
16:51selon les textes, c'est-à-dire qu'en fait, seuls les amendements et le projet des gouvernements
16:55seront soumis au vote.
16:57Et il y a la possibilité de l'article 40, comme on en parlait tout à l'heure,
17:00c'est aussi d'empêcher toute recherche de nouvelles recettes.
17:03C'est l'article 40, ça ?
17:05Oui, c'est l'article 40, où on va se concentrer uniquement sur la recherche d'économie.
17:09Et là, c'est la voie ouverte vers une austérité absolue.
17:14Donc voilà, il va falloir un petit peu observer tout ça,
17:17parce que là, oui, Sébastien Lecornu, il est dans son rôle,
17:20il essaie de prendre quelque part à témoin l'opinion,
17:23en disant, mais regardez, c'est moi le démocrate, c'est notre camp.
17:26Notre camp est le camp de la démocratie et de la responsabilité,
17:28comme ils aiment beaucoup le dire.
17:31Et donc, ils sont dans une espèce de retournement stratégique de la réalité
17:35qu'il va falloir largement surveiller,
17:37parce qu'ils ont beaucoup d'outils à leur disposition.
17:38Oui, ordonnance, article 40,
17:41alors là, c'est qui c'est qui dit ça ?
17:42Commission mixte paritaire, ordonnance, il y a 13 000 méthodes, effectivement.
17:45Et on a bien vu qu'il y a des moments où ils ont essayé un peu de filouter comme
17:47ça.
17:47Donc c'était au moment de Michel Barnier, je crois, ça,
17:49où il y a eu cette fameuse commission mixte paritaire,
17:51où au final, ils ont remodifié le texte en accédant à des...
17:55Ah non, c'était avant Michel Barnier, c'était au moment de la loi à l'immigration.
17:57L'Oise, l'immigration, pareil, ça, ils avaient vraiment, vraiment filouté
18:00pour au final faire passer des demandes du RN via une commission mixte paritaire,
18:06où LR était surreprésentée dedans.
18:09En Ve République, il y a beaucoup de moyens de filouter.
18:12Donc là, vu qu'on parle des macronistes,
18:14probablement qu'ils ont un plan par rapport à ça,
18:16et que derrière, ils vont de toute façon nous ressortir le truc
18:18de la France a besoin d'un budget, de la stabilité, etc.
18:20Donc effectivement, à suivre avec beaucoup de méfiance,
18:22sauf si, et ça on en parlera juste après, je te propose,
18:25sauf si le gouvernement tombe demain, ce qui n'est pas impossible non plus,
18:26mais je te propose qu'on en parle après,
18:29qu'on finisse déjà de regarder un peu le cornu.
18:31Rien de plus, le bon sens, et pardon, vos électeurs vous ont élus pour cela,
18:36si je puis me permettre, pour amender, pour discuter, pour voter,
18:41et le cas échéant, pour refuser la copie budgétaire.
18:44C'est la démocratie, mais vous ne pouvez pas le refuser au préalable.
18:48Alors, sachant que là, il parle à LFI en plus,
18:50je pense que l'électorat LFI, quand même, en grande partie,
18:53a aussi voté pour LFI pour qu'ils censurent les gouvernements macronistes de ce type,
18:59ou pour qu'ils essaient de destituer le président de la République, quoi.
19:01Dire, non, vos électeurs ont avant tout voté pour que vous pratiquiez le parlementarisme
19:05main dans la main avec nous, sur la base d'un budget austéritaire de 30 milliards d'économies.
19:09Non, je ne pense pas que l'électorat de gauche,
19:11et surtout l'électorat de LFI, ait voté pour ça, pour le coup.
19:14Enfin, une fois, là, c'est un peu hypocrite de sa part, quoi.
19:17Complètement. Je pense qu'ils confondent totalement les attentes du socle commun et celles de la gauche.
19:21C'est-à-dire qu'en fait, eux, leur mantra, c'est la stabilité pour la stabilité, quoi.
19:25Quelque part, on ne va même pas gratter ce qu'il y a derrière,
19:29par quel chemin ça peut passer, notamment austéritaire,
19:32par quel chemin ça peut passer cette fameuse stabilité.
19:35Et oui, comme tu le dis, l'électorat insoumis,
19:38même l'électorat du nouveau Front populaire dans son ensemble,
19:40je pense même qu'on peut mettre une grande partie des socialistes aussi dedans.
19:44Des électeurs, en tout cas.
19:45Des électeurs, oui, complètement.
19:47Ils ont voté pour un programme, un programme de rupture.
19:49Et ce programme de rupture, il entendait balayer l'héritage macroniste,
19:53mais aussi, pas que l'héritage,
19:55c'est aussi cette philosophie qui a été ancrée au sommet de l'État.
20:00Et donc, pas simplement pour avoir une stabilité,
20:03pour qu'on puisse discuter, que le rhum bouge, etc.
20:05Non, en fait, il y a une forme de...
20:09Enfin, je n'aime pas trop l'expression, mais de dégagisme assumé.
20:12Enfin, il y a un côté, les macronistes vont être là depuis 2017.
20:16Vous avez mené une politique de casse sociale assumée.
20:19Vous avez gavé aussi les plus riches.
20:20D'ailleurs, on le voit dans le prochain budget.
20:22Enfin, on en parlera après.
20:23Mais il y a pas mal de mesures aussi, là aussi,
20:24qui sont déguisées comme sociales,
20:26alors qu'en fait, elles sont en faveur des plus riches.
20:29On voit dans les différents indicateurs
20:31qu'il n'y a jamais eu autant de pauvres.
20:32Je crois qu'on va atteindre 10 millions de personnes
20:34sous le seuil de pauvreté en France.
20:37Et en fait, vous êtes en train de nous demander
20:38de vous maintenir au pouvoir
20:40parce qu'en fait, c'est mieux que l'instabilité.
20:43En fait, non.
20:44Je crois que l'électorat insoumis et de gauche en général,
20:47il attend simplement qu'on s'en débarrasse,
20:48qu'on passe à autre chose.
20:50Et voilà, et qu'on tourne la page du macronisme.
20:51C'est sûr.
20:52Et je pense aussi qu'il y a une partie des gens
20:53qui ont voté NFP l'été dernier
20:54qui se disaient, bon, il n'y a pas de majorité absolue.
20:56Il y a une partie qui disait,
20:58on veut appliquer notre programme,
20:59donc s'il n'y a pas de majorité absolue,
21:00le pays est ingouvernable et qu'on actait ce fait-là.
21:07Ce qu'ils auraient aimé, c'est certes,
21:08il n'y a pas de majorité absolue,
21:09donc on va devoir composer avec le reste de l'Assemblée nationale,
21:11mais ça doit être sur la base d'un gouvernement NFP
21:14puisque l'NFP arrivait en tête.
21:16Donc si le budget de base,
21:17on partait sur une base NFP
21:18et après les macronistes étaient obligés
21:20de mettre un peu leur grain de sel,
21:21essayer de rendre le budget un petit peu moins de gauche,
21:24un petit peu plus austéritaire,
21:26bon, à la limite, d'un point de vue parlementaire,
21:27en tout cas, il y aurait eu une certaine logique derrière.
21:29Mais là, c'est exactement l'inverse, en fait.
21:31Là, on repart sur une base macroniste
21:32alors qu'ils ont perdu les élections
21:34par rapport au NFP, en tout cas, ils sont clairement derrière.
21:36Et là, le PS va un petit peu amender,
21:38tenter d'influer un petit peu le budget
21:40alors que ça aurait dû être le contraire.
21:41On part sur une base NFP
21:42et les macronistes tentent de faire un petit peu
21:44ce que le PS est en train de faire là avec la macronie.
21:46Donc on a vraiment une inversion
21:47et dans n'importe quel régime parlementaire,
21:49ça aurait dû...
21:50ça ne devrait pas se passer comme ça.
21:51La base de travail, la base de travail budgétaire notamment,
21:54aurait dû être celle du NFP
21:55et pas celle de Macron.
21:56Et donc, encore une fois,
21:57ça c'est une raison largement suffisante
21:59pour censurer des gouvernements
22:00et dire qu'un gouvernement, à cet égard,
22:01est complètement illégitime.
22:02Et c'est aussi pour ça que le PS, là,
22:04va peut-être souffrir aussi de cette énième trahison,
22:07on va appeler ça comme ça,
22:07parce que je pense que dans la base,
22:09on n'est pas très très content.
22:10C'est vrai que je suis très très curieux
22:12de voir l'évolution de la base,
22:14enfin de l'électorat socialiste.
22:15Alors, est-ce qu'ils vont se contenter
22:17de ces miettes-là ?
22:19Parce qu'en fait, je pense que ce qu'attendait
22:22l'électorat socialiste, c'est que
22:23c'est un petit peu la partition
22:26qu'a joué fort pendant un petit moment.
22:27C'est-à-dire, en fait,
22:29on est légitime et je suis légitime
22:30à être éventuellement Premier ministre.
22:33On est ouvert à des discussions,
22:35on est ouvert à des accords de gouvernement,
22:37mais ça va passer par nos mesures.
22:39Et quitte à s'entendre sur cinq mesures,
22:41et je crois même que François Ruffin,
22:42à l'époque, le disait aussi,
22:43il y avait un côté,
22:44on se met d'accord sur cinq mesures,
22:46fiscalité des plus riches,
22:47soutien au pouvoir d'achat,
22:50soutien de nos institutions
22:51et donc démocratie parlementaire, etc.
22:53On peut, enfin,
22:54il y avait tout un ensemble de mesures.
22:56On se met d'accord sur ces mesures-là.
22:57Par contre, voilà,
22:58cette base-là, elle est non négociable
22:59et c'est notre base,
23:00c'est-à-dire que c'est nous
23:00qui amenons une impulsion.
23:04Là, en acceptant ce deal,
23:06il y a un côté,
23:07bon, on vous laisse gouverner.
23:08Bon, vous avez été contesté par la rue,
23:09vous avez été contesté par les urnes,
23:11vous avez été contesté par la représentation nationale
23:12parce que vous avez été renversé
23:13à plusieurs reprises,
23:14mais OK, on vous laisse les clés.
23:15Par contre, vous nous permettez
23:16juste de faire les trubillons
23:17à des moments et de dire,
23:18voilà, ça ne nous va pas trop.
23:20C'est quand même une gauche au petit pied.
23:23Et on peut se demander
23:24comment va réagir l'électorat socialiste.
23:26Je ne sais pas exactement,
23:27mais alors là, du coup,
23:27je te propose de regarder ça,
23:28c'est un extrait de Caisse de grève sur Twitter,
23:30de montrer un petit peu justement
23:31la différence de discours
23:32de la part d'Olivier Faure.
23:33Alors, on est assez habitué
23:34à ce qu'Olivier Faure,
23:35il fasse un peu l'anguille,
23:37c'est un peu le fort de Schrödinger,
23:38moi, je disais ça comme ça
23:39sur mon chat à un moment donné.
23:40Un coup, il est de gauche,
23:41enfin, ouais, un coup,
23:42ça va, dans le discours,
23:43on se dit, bon, pourquoi pas ?
23:44Le coup d'après, c'est vraiment...
23:45Enfin, il passe de gauche de rupture
23:46à gauche d'accompagnement,
23:47on va dire,
23:48vraiment du jour au lendemain
23:49et c'est aussi parce que
23:50c'est un politicien
23:50et parfois, il a même
23:52un peu de finesse là-dedans,
23:53on peut le reconnaître,
23:54mais là, pour le coup,
23:56non.
23:56Et on va regarder cet extrait
23:57de Caisse de grève
23:57qui compare ce qu'il disait
23:58au dernier, alors c'est en 2024,
24:00ça devait être les universités
24:01d'été 2024 du PS
24:02avec ce qu'il dit maintenant
24:03et il suffit de regarder ça
24:04pour se convaincre,
24:06finir de se convaincre
24:07que le mot trahison n'est pas usurpé
24:08quand on parle
24:09de ce que vient de faire le PS.
24:28Il a quand même eu
24:28une standing ovation à ce moment-là.
24:30C'est pas rien.
24:31Alors l'électorat,
24:32je voyais sur le chat
24:33et il y a plein de gens qui disaient
24:33mais ils ont encore un électorat le PS,
24:35c'est vrai ?
24:35Alors oui, en vrai,
24:36ils ont encore un électorat
24:37centriste,
24:37parfois un petit peu plus âgé
24:38que l'électorat de gauche LFI typiquement.
24:42Il y a un espace un peu social-libéral
24:44qui de base a été un peu phagocydé
24:46par la Macronie
24:47mais qui peut revenir aussi.
24:48Donc oui, il y a quand même un électorat
24:49et en tout cas,
24:50ils ont une base,
24:50même si, bon,
24:51parfois c'est dur de s'en convaincre
24:52mais oui, ils ont une base le PS.
24:54Et cette base-là
24:55fait une standing ovation
24:56à Olivier Faure
24:57quand il dit
24:57nous ne serons jamais
24:58des supplétifs de la Macronie.
24:59Et là, qu'est-ce que vient de faire le PS ?
25:02Littéralement,
25:02de s'afficher comme des supplétifs
25:03de la Macronie.
25:04Je pense qu'on peut le dire
25:05puisque la Macronie a été...
25:07Enfin, la censure a été évitée
25:09uniquement par le fait
25:10du Parti Socialiste.
25:11Oui, et puis si on reprend
25:13les propos de Lecornu hier
25:14à l'Assemblée,
25:15en gros, il dit
25:15oui, oui, je propose la suspension,
25:18je vais proposer la suspension, etc.
25:19Mais attention,
25:20je ne vais pas faire n'importe quoi.
25:21C'est-à-dire qu'en fait,
25:22il y a aussi la menace
25:22d'un retour de flamme austéritaire.
25:23C'est-à-dire qu'en fait,
25:25ça va avoir un coût.
25:26Alors, il a chiffré,
25:28je n'ai plus de chiffres sous les yeux,
25:29je l'avais noté quelque part.
25:30Ah oui, ça y est,
25:30400 millions d'euros en 2026,
25:321,8 milliard en 2027.
25:34Donc ça, c'est le chiffrage
25:35Lecornu à Matignon.
25:37Et donc, ça veut dire
25:37qu'en fait,
25:38il va falloir trouver
25:38autant d'économies.
25:40Et en sachant que
25:41la Macronie est complètement fermée
25:43à la recherche
25:43de recettes supplémentaires,
25:45notamment du côté
25:45des plus riches,
25:46des grandes entreprises, etc.
25:47Des profits, des dividendes,
25:49voilà, j'en passe.
25:50Mais donc, ça va devoir passer
25:51par des économies.
25:52Donc, ça veut dire
25:52des coûts de rabot
25:52dans les services publics,
25:54des coûts de rabot
25:54dans les politiques sociales, etc.
25:56Des rapports de soins,
25:57là, ça parle à dessus.
25:59Exactement.
26:00Et donc, en fait,
26:01là, Olivier Faure
26:02qui parle de, voilà,
26:03on ne sera jamais
26:04des supplétifs de la Macronie,
26:05mais en fait,
26:06c'est quand même écrit
26:07un petit peu noir sur blanc.
26:08C'est-à-dire,
26:08on vous accorde
26:09une potentielle suspension.
26:11Par contre,
26:11de l'autre côté,
26:12vous allez accepter l'austérité.
26:13Oui.
26:14Et ce qui est la définition pure
26:16de supplétifs de la Macronie.
26:17Oui, bah oui.
26:17Pour le coup,
26:18parce que c'est dans la plus pure continuité
26:19de leur politique budgétaire,
26:20sachant qu'encore une fois,
26:21là, c'est vraiment quasiment
26:22que des questions
26:23de politique budgétaire.
26:24Et d'ailleurs,
26:24si le gouvernement Lecornu
26:25survit au budget,
26:26arrive à faire passer un budget
26:27sans tomber,
26:28bon, bah,
26:28il y a des chances
26:28pour qu'il tienne jusqu'au budget prochain
26:30et qu'il n'y ait pas d'autres occasions
26:30de se faire censurer.
26:32Sauf,
26:33enfin, non,
26:33j'en vois pas d'autres.
26:34Parce que pourquoi le PS,
26:35s'il laisse passer un budget,
26:36se censurer derrière,
26:37provoque une dissolution,
26:38peut-être par un jeu de posture,
26:39un jeu de dupe ?
26:40Mais je...
26:41C'est la vraie épreuve du feu
26:43pour Lecornu,
26:43comme c'était la vraie épreuve du feu
26:44pour Barnier et pour Bayrou,
26:45c'est le budget, quoi.
26:46Et donc,
26:46s'ils arrivent à sortir
26:47de cette séquence budgétaire,
26:48derrière,
26:49Macron aura presque réussi son pari
26:50de ne pas avoir
26:51à redissoudre l'Assemblée nationale
26:52et ça sera le fait
26:53du PS et de personnes d'autres.
26:55Complètement.
26:55Et surtout qu'en plus,
26:56la Macronie,
26:57si jamais il y a le budget du PLF
26:58et le budget du PLF,
26:59c'est ce qui passe
27:01en jouant,
27:02entre guillemets,
27:02le jeu du parlementarisme,
27:03enfin,
27:04même si ce sera
27:05une espèce d'ersatz
27:05de parlementarisme,
27:06ils pourront habiller ça
27:08avec des éléments marketing
27:10en disant,
27:10vous voyez,
27:11c'est le budget du peuple.
27:13Je force un peu le trait,
27:14mais il y a un côté,
27:15c'est un budget d'Union Nationale,
27:16on a fait bosser tout le monde.
27:17Regardez,
27:18même à gauche,
27:18ils l'ont voté.
27:19Regardez,
27:19même les LR,
27:20ils ont participé au débat.
27:21Tout le monde l'a voté,
27:22sauf les extrêmes,
27:24les extrêmes,
27:27insupportables.
27:28Mais voilà.
27:29Et donc,
27:29en fait,
27:30le Cornu pourrait en sortir
27:31complètement,
27:33presque les mains libres.
27:35Je suis l'homme
27:36qui a sauvé la France.
27:37C'est un budget
27:37de démocratie
27:38et de stabilité.
27:39Et dans ce cas-là,
27:40je ne donne pas
27:41beaucoup de temps
27:41pour que les instituts de sondage
27:43testent une candidature.
27:44le Cornu
27:44pour que la tribune
27:45dimanche titre
27:46et si c'était lui
27:47pour que Paris Match
27:48fasse une face paparazate
27:50avec sa compagne
27:51ou son compagnon,
27:52je ne sais pas.
27:52Parce que,
27:53en fait,
27:54le mec va avoir
27:55un boulevard,
27:56un boulevard absolu.
27:57Ce sera le réconciliateur.
27:58Et ça,
27:59j'en suis sûr
27:59que ce sera la une
27:59du point.
28:01Je ne sais quoi.
28:01Il a fait ce que Bayrou
28:02rêvait de faire
28:03et n'a pas réussi.
28:03C'est sûr que ça peut arriver.
28:04Et même,
28:04déjà,
28:05et même dans certains médias
28:06plus marqués à gauche
28:07ou en tout cas
28:07un petit peu plus liés
28:08au PS historiquement,
28:10j'ai vu,
28:11alors je crois
28:11que je l'ai sous les yeux,
28:12j'ai vu ça ce matin.
28:14Il y a une tribune
28:14qui est sortie sur Libération
28:15de Thomas Legrand.
28:15Thomas Legrand
28:16qui a été accusé
28:16de collusion
28:17avec le PS récemment
28:18par rapport à l'extrait
28:18qui avait fuité,
28:19etc.
28:20Peu importe,
28:21mais en tout cas,
28:21le nom de sa tribune,
28:22c'est un billet.
28:25Suspension de la réforme
28:25des retraites,
28:26pas de 49.3
28:26pour le budget,
28:27enfin le parlementarisme,
28:29point d'exclamation.
28:30Point d'exclamation.
28:31Donc là,
28:31c'est vrai qu'il y a des personnes
28:32qui sont censées
28:33être plutôt à gauche
28:34ou en tout cas
28:34un peu du côté du PS
28:39qui se réjouissent de ça
28:40et qui se disent
28:40« Ah ben voilà,
28:41enfin c'est le retour
28:42du parlementarisme,
28:42bravo le PS,
28:43vous n'avez pas lâché,
28:44vous n'avez pas fait
28:45les forceurs,
28:46vous n'avez pas fait
28:46les gueulards
28:47à l'Assemblée nationale,
28:47vous n'avez pas bordélisé,
28:49vous avez été bien comme il faut
28:50et grâce à vous
28:51c'est le retour du parlementarisme. »
28:52Mais comment on peut dire ça
28:53quand c'est Macron aux commandes
28:54après qu'il ait bafoué
28:56tous les grands principes
28:57démocratiques
28:58depuis au moins 2020 ?
29:00Mais ce qui me tue,
29:00c'est que
29:01dans tout le paysage médiatique
29:03du côté des éditorialistes,
29:04notamment des éditorialistes
29:05de gauche,
29:06quand je dis gauche
29:07je mets des guillemets
29:08et je mets un O
29:08avec un accent circonflexe
29:10mais notamment Thomas Legrince
29:12et on va se féliciter
29:13absolument
29:13le retour du parlementarisme,
29:14le pouvoir revient au parlement
29:15etc.
29:16D'abord sans se demander
29:18les dessous
29:19mais surtout sans faire
29:20d'examen critique
29:20de la Macronie.
29:21C'est-à-dire que
29:22d'ailleurs ça va faire
29:22la transition avec Cyril Châtelain
29:24mais Cyril Châtelain
29:25a très bien dit ça
29:25en disant
29:26« Mais attendez,
29:27vous nous parlez de rupture
29:29en parlant de retour
29:31du pouvoir parlementaire,
29:33d'échange démocratique »
29:34mais ça montre bien
29:35à quel point
29:35on s'était habitués
29:37aux entorses à la démocratie,
29:39au dialogue,
29:40à l'écoute des oppositions,
29:42à la construction,
29:43enfin en tout cas
29:44à l'élaboration constructive
29:45d'un projet de société
29:46et ça personne ne le dit.
29:47Non, on dit juste
29:48« Enfin, merci ! »
29:49Oui, alors que c'est
29:51même pas le retour
29:51à la normalité,
29:52c'est un très léger recul
29:54sur la pente autoritaire.
29:55Oui, c'est ça.
29:55C'est même pas ça,
29:56c'est comme si je ne sais pas,
29:57je vais tenter une analogie quoi,
29:59je ne sais pas,
29:59c'est comme si on était
29:59dans une dictature
30:00où les opposants politiques
30:01étaient mises à mort
30:02et là du coup,
30:03il y a une annonce
30:03« Ah non, on va arrêter
30:04de les tuer,
30:04on va les mettre en prison
30:05à perpétuité à la place »
30:06et que du coup,
30:07tout un tas de pseudo-démocrates
30:08arriveraient pour dire
30:09« C'est le retour
30:09de la liberté individuelle ! »
30:11Non, c'est un tout petit recul
30:12mais sachant qu'on était
30:14engagés sur une telle pente autoritaire,
30:15sur un rapport tellement autoritaire
30:16à la constitution
30:17et à la démocratie
30:18que franchement,
30:20c'est des miettes quoi,
30:21c'est des miettes
30:21qu'on nous lâche
30:21des vieilles miettes toutes nulles
30:23et bon,
30:24ça semble passer auprès de certains.
30:25Mais il faut les déguster.
30:27Apparemment, c'est ça.
30:27Mais du coup,
30:28voyons ce que Cyrielle Châtelain,
30:29c'est la présidente
30:30du groupe écologiste et social.
30:31Donc pour rappel,
30:31il y a les écologistes
30:32évidemment dans le groupe
30:33écologiste et social.
30:34Il y a aussi Génération,
30:35le parti de Benoît Hamon,
30:36avec quelques députés
30:37comme Benjamin Lucas,
30:38des Yvelines,
30:38dont je parle souvent
30:39sur mon chat
30:39parce qu'il vient de chez moi.
30:41Il y a aussi
30:42tous les ex-insoumis,
30:44donc l'après,
30:45les ruffinistes
30:46et c'est à peu près tout,
30:47je crois.
30:48Elle parle au nom
30:48de tout ce groupe-là
30:49et eux, du coup,
30:50ils votent la censure
30:51comme prévu.
30:52Et voyons ce qu'elle a dit
30:53un petit peu sur tout ça
30:54et ça rejoint ce qu'on disait.
30:55Nous avons eu au sein
30:56du groupe écologiste
30:57et social des débats.
30:58Il n'y avait pas
30:59de vote évident
31:00sur la question
31:01de la censure.
31:03Vous l'avez vu,
31:03nous sommes profondément
31:04opposés aux orientations
31:06de votre gouvernement.
31:08Mais comme vous l'avez dit,
31:09nous devons dans une assemblée
31:10savoir travailler ensemble
31:12tout en étant opposés.
31:13Et pourtant,
31:14le groupe écologiste
31:15et social
31:16ira à la censure.
31:17Oui, parce que nous sommes
31:19opposés à votre politique,
31:20mais tout particulièrement
31:22parce que nous refusons
31:23d'assister sans réagir
31:24à l'accomparement du pouvoir
31:26par Emmanuel Macron.
31:27Monsieur le Premier ministre,
31:28vous devez reconnaître,
31:30aujourd'hui,
31:31regardez autour de vous,
31:32il est bien loin,
31:33le temps où il y avait
31:35361 sièges occupés
31:36par des soutiens
31:37du président de la République.
31:38On va parler
31:39de la première législature
31:40de 2017 à 2022.
31:43À cette époque-là,
31:44on parlait de députés
31:44Playmobil d'ailleurs,
31:45pour parler de la majorité
31:47présidentielle,
31:47parce qu'il y avait
31:48beaucoup de nouveaux députés,
31:49parfois issus de la société civile,
31:51ce fameux élément de langage,
31:52et qui faisait les bons petits soldats
31:53qui votaient sans réfléchir,
31:54il n'y avait pas de débat parlementaire,
31:55il y avait une large majorité absolue.
31:57Il y avait très rares,
31:58ceux qui osaient un petit peu contester,
31:59il y en a eu deux ou trois,
32:00comme Cédric Villani par exemple,
32:01le fameux dissident de la mairie de Paris.
32:02Mais à part ça,
32:03c'était vraiment cette période,
32:04et effectivement,
32:05on n'en est plus là,
32:06ça a bien évolué.
32:07Aujourd'hui,
32:08vous avez finalement
32:09deux groupes
32:10qui sont en soutien
32:11du président de la République
32:12et qui sont largement affaiblis
32:14en nombre de parlementaires.
32:15Vous avez le groupe Horizon
32:16qui est certes dans votre majorité,
32:18mais demande
32:19une présidentielle anticipée
32:20et donc le départ
32:21d'un président détesté.
32:23Et vous avez enfin
32:24les Républicains
32:25qui vous ont forcé
32:26par un tweet de leur chef
32:27à démissionner.
32:29Mais vraiment,
32:29pouvez-vous compter dessus ?
32:31Vous avez un socle parlementaire
32:33fragile,
32:34en décomposition affaiblie
32:35et minoritaire.
32:39En d'autres termes,
32:41vous avez réussi
32:42une seule chose,
32:42c'est sans doute
32:43de nommer à votre gouvernement
32:44des visages jusqu'alors
32:45inconnus,
32:46laissant l'espoir
32:47que, comme vous l'avez dit,
32:48il serait détaché
32:50des partis.
32:51Mais finalement,
32:51ce n'est pas
32:52un gouvernement détaché
32:54des partis
32:54que vous avez constitués,
32:55mais un gouvernement
32:56subordonné
32:57à Emmanuel Macron.
32:59Parce que voilà,
33:00derrière la façade,
33:01ce sont
33:02les ex-conseillers présidentiels,
33:04des fidèles
33:05de Jean-Michel Blanquer,
33:06un ancien secrétaire d'État
33:07auprès de Christophe.
33:08Jean-Michel Blanquer ?
33:10La langue est un peu folle.
33:11J'aime beaucoup.
33:11C'est nos députés
33:13de l'Éducation nationale,
33:13c'est bien ça,
33:14qui est un fidèle
33:15parmi les fidèles
33:15de Blanquer.
33:17Je pense qu'on peut
33:18arrêter l'extrait ici,
33:19on a dit l'essentiel.
33:21Mais du coup,
33:23les écologistes
33:24et le groupe communiste
33:25dit à peu près
33:26la même chose en substance,
33:27pour le coup,
33:27se désolidarisent
33:28un petit peu du PS
33:29à travers ça.
33:30Oui, complètement.
33:30Il y a un ton
33:31beaucoup plus offensif.
33:34On écoutait Cyril Châtelain,
33:35il y a Stéphane Peux
33:36aussi qui a été
33:37très offensif.
33:38C'est le président
33:38du groupe parlementaire
33:39GRD,
33:40qui est le groupe
33:40avec le PCF
33:41et les ultramarins,
33:42grosso modo.
33:42C'est ça.
33:43Certains ultramarins.
33:44Oui, c'est ça.
33:44Et en fait,
33:45lui,
33:46il a aussi été offensif
33:47en disant,
33:47en gros,
33:48le projet de la Macronie,
33:49c'est un projet
33:49de mépris social
33:50et de mépris démocratique.
33:51Et c'est complètement
33:53dans la même lignée
33:53que le discours
33:54de Cyril Châtelain.
33:56Je trouve que Cyril Châtelain,
33:56elle vise juste
33:57d'abord en pointant
33:59les divisions
33:59du socle commun.
34:00En fait,
34:00il n'y a plus
34:01de socle commun
34:01et d'ailleurs,
34:02même certaine membre
34:04du socle commun.
34:05Je crois que c'était
34:06Gabriel Attal.
34:07Je ne sais plus,
34:07j'ai lu ça,
34:08je ne sais plus où,
34:09mais c'était l'entourage
34:10de Gabriel Attal
34:11qui disait
34:11que le socle commun
34:12n'existe plus.
34:13Même chose chez LR.
34:14Chez Horizon,
34:14on en doute largement.
34:16Modem,
34:16il reste encore
34:17un petit peu là
34:18parce qu'en fait,
34:18sans le socle commun,
34:19il ne faut pas espérer
34:20grand chose tout seul.
34:21Il n'y avait plus des X
34:22qui étaient désolidarisés
34:23il y a une semaine aussi.
34:24Oui, complètement.
34:25Donc, voilà.
34:27Je pense que là,
34:27c'est le bon angle d'attaque
34:29de montrer qu'en fait,
34:29il n'y a plus de socle commun.
34:31Vous aviez à l'époque
34:32plus de 300 députés.
34:33Aujourd'hui,
34:34vous en avez,
34:35c'est combien ?
34:36C'est 200...
34:37Je ne sais plus combien.
34:39Un peu plus de 200.
34:40C'est tout ça,
34:40les LR,
34:40à peine 200.
34:41Je crois que c'est 210.
34:43Mais sauf que dans ces 210...
34:44GDR, pas GRD.
34:47Et dans ces 210,
34:48aujourd'hui,
34:49c'est complètement éclaté.
34:50Chacun joue un petit peu
34:51sa partition.
34:52Aussi, parce qu'il y a
34:522027 qui approche.
34:55Et en particulier,
34:56il y a Edouard Philippe.
34:59On en parlait.
35:00Edouard Philippe
35:00qui a demandé
35:01à Emmanuel Macron
35:02de réfléchir un petit peu
35:03à organiser
35:04une présidentielle anticipée.
35:06Il y a LR
35:06qui est complètement
35:07en train de se diviser.
35:08Enfin, là,
35:09il y a de l'éclatement
35:10dans l'éclatement
35:11du socle commun.
35:12C'est-à-dire qu'il va y avoir
35:13deux lignes,
35:14une univoquée,
35:15une Retailleau,
35:16un Retailleau qui est chef du parti
35:17mais qui n'arrive pas
35:17à contrôler ses députés.
35:19Enfin bref,
35:19on voit qu'il n'y a en fait
35:20aucune marge de manœuvre
35:21pour la Macronie
35:23pour imposer ses plans.
35:24Et donc,
35:25aucune légitimité démocratique
35:28d'une certaine façon.
35:29Et malgré ça,
35:30il s'entête,
35:31il s'entête,
35:31il s'entête,
35:32il s'entête,
35:33il s'entête.
35:33Et surtout,
35:34le deuxième point
35:35que je trouve intéressant
35:36dans la déclaration
35:37de Cyril Châtelain,
35:38c'est de mettre un petit peu
35:39le focus sur le gouvernement.
35:41parce qu'il y a toute une opération
35:43de com' de l'Elysée
35:43et de Matignon
35:44en disant
35:45que c'est un gouvernement
35:45technique,
35:46de spécialistes,
35:47de gens qui s'y connaissent,
35:48qui vont se retrousser les manches
35:51parce qu'ils ont en tête
35:52l'intérêt supérieur de la nation.
35:54En disant
35:54qu'ils n'ont pas d'intérêt
35:56présidentiel,
35:56qu'ils n'ont pas de vérité
35:57présidentielle aussi.
35:58C'est un élément de langage
35:58qui est pas mal revenu.
36:00Sous-entendu,
36:00si vous êtes juste en train
36:01de préparer l'après-Macron,
36:02vous n'êtes pas le bienvenu
36:03au gouvernement.
36:04Après,
36:04la vraie question,
36:04c'est est-ce qu'ils vont mener
36:05la même politique ?
36:06Moi,
36:06je pense que certains
36:07avec des vérités présidentielles
36:09proposent exactement
36:09le même budget
36:10et les mêmes orientations politiques
36:11que certains d'autres
36:11qui seraient plus techniques.
36:13Donc,
36:13tout ça,
36:13pour moi,
36:13c'est un peu de l'ordre
36:14du foutage de gueule.
36:15Totalement,
36:15surtout qu'en plus,
36:16cette technique,
36:16c'est une technique
36:17société civile,
36:18etc.,
36:19on l'entend rabâcher,
36:21mais quand on s'intéresse
36:22au pédigré
36:22de chaque ministre
36:23du technique,
36:24en fait,
36:24c'est des macronistes.
36:25Jeffrey,
36:26le nouveau ministre
36:26de l'Éducation nationale,
36:28c'était le mec
36:28qui était déjà ce qu'au
36:29donc en fait,
36:30en gros,
36:31c'est une espèce
36:31de ministre de l'Éducation
36:32bis sous Blanquer
36:33qui était en fait
36:34chargé de mettre
36:35en application
36:36les réformes du lycée,
36:37du baccalauréat notamment.
36:39Des astroses
36:39à l'éforme Blanquer.
36:45C'était une période
36:47terrible
36:47entre cette réforme-là,
36:48Parcoursup un petit peu avant.
36:50C'était la saignée.
36:51Voilà,
36:51donc en fait,
36:52le nouveau ministre
36:52de l'Éducation nationale
36:53qui est censé porter
36:54une rupture
36:54et qui est censé arriver
36:55comme ça,
36:55totalement neutre
36:56et neuf,
36:57en fait,
36:58c'est lui,
36:58il porte l'héritage
37:00presque plus que
37:00personne d'autre
37:01à l'éducation,
37:02même largement plus
37:03que Borne ou Attal
37:04qui sont ses prédécesseurs.
37:07Tu as,
37:09c'est Monique Barbu
37:11ou...
37:11Oui,
37:11c'est Monique Barbu
37:12à l'écologie
37:13qui,
37:13elle,
37:14était l'envoyé spécial
37:15au sommet de la biodiversité,
37:16envoyé spécial
37:17d'Emmanuel Macron lui-même.
37:18Donc en fait,
37:19on ne t'envoie pas
37:19des inconnus.
37:21Donc en fait,
37:22c'est quelqu'un
37:22qui quand même
37:22partage une certaine
37:24vision du monde,
37:25en tout cas,
37:26avec la Macronie
37:27dans son ensemble.
37:29Et puis,
37:29ensuite,
37:30bon ben voilà,
37:30on peut parler
37:31notamment de Papin
37:33qui est au commerce,
37:36enfin,
37:36au PME,
37:37quoi,
37:37je ne sais plus exactement
37:38l'intituler,
37:39mais qui lui aussi
37:40avait travaillé
37:41sur la loi EGalim 2.
37:43Donc en fait,
37:43en gros,
37:44c'était sur
37:44l'équilibre
37:46entre,
37:47sur les prix en fait,
37:48entre les grandes surfaces
37:49et les producteurs.
37:50Et c'était un projet
37:51macroniste déjà
37:51qui était contesté
37:52par une grande partie
37:53des agriculteurs.
37:54Donc en fait,
37:54c'est des gens
37:54qui sont des macronistes
37:56purvus.
37:56Alors oui,
37:57ils ont le petit masque
37:58technique.
37:59qui ne sont pas
38:00politiciens de métier,
38:01mais c'est tout.
38:02Et le pire,
38:03c'est que,
38:03et je finis là-dessus,
38:03mais le pire,
38:04c'est que c'est complètement
38:04gobé par ceux qui,
38:06enfin,
38:06les relais d'opinion.
38:07Je regardais BFM,
38:09je ne sais pas ce que vous
38:09faisiez pendant
38:10l'annonce du gouvernement,
38:11j'étais devant BFM,
38:12j'aime bien me faire du mal,
38:13et il y avait un débat
38:14entre Bruno Jeudy
38:15et puis il y a
38:16différentes personnalités politiques,
38:19très peu de gauche,
38:19il y avait juste
38:19André Grosso,
38:20mais elle n'était là
38:20que dix minutes,
38:21et tous se disaient
38:22mais est-ce qu'on n'a pas
38:22la loripture
38:23avec ses profils techniques ?
38:24Donc c'est quand même fou,
38:26c'est complètement gobé,
38:27c'est complètement relayé,
38:28sans remettre en question
38:29à chaque fois
38:30les CV de chacun.
38:31Alors qu'il n'y a pas besoin
38:32d'aller faire du journalisme
38:34d'investigation
38:34pour comprendre
38:35que c'est un gouvernement
38:36qui est dans la plus pure
38:37continuité du macronisme.
38:38Et d'ailleurs,
38:38là tu parlais juste
38:39des quelques ministres
38:41issus de la société civile,
38:43comme on dit,
38:43mais en vérité,
38:44il y a peut-être
38:4513 ministres
38:45qui ont été reconduits
38:46du gouvernement précédent,
38:47un gouvernement
38:47qui a duré que 14 heures,
38:48donc quand même
38:48c'est assez fou,
38:50et encore peut-être
38:51je ne sais plus,
38:527-8 anciens ministres
38:55qui n'étaient pas
38:55du gouvernement précédent,
38:56mais qui ont déjà été
38:57au gouvernement sous Macron.
38:59Et après,
39:00parmi les autres,
39:00parmi les vrais nouveaux,
39:01c'est du macroniste
39:02et du LR un petit peu ?
39:03Oui, c'est ça,
39:04il y a quelques LR
39:05qui ont tous été exclus d'ailleurs,
39:06je crois qu'il y a 4 LR,
39:074 LR,
39:08il y a Gennevar,
39:09il y a Jean Brun,
39:11Vincent Jean Brun,
39:13il y a Rachida Dati,
39:15évidemment,
39:16on n'en présente plus,
39:17et il y a un dernier,
39:18mais je ne sais plus,
39:19je ne sais plus qui c'est,
39:20et oui,
39:21après il y a des horizons,
39:22il y a des modems encore,
39:24et d'ailleurs c'est marrant
39:25parce que l'élément
39:26de l'engagement de l'Elysée
39:27pour présenter ses nominations,
39:28d'ailleurs c'est intéressant
39:29que ce soit l'Elysée
39:30qui commente la nomination
39:31du gouvernement,
39:31c'est plutôt Matignon,
39:33c'est le moment
39:34normalement du Premier ministre,
39:35pour présenter son équipe,
39:37on parle de diversité politique,
39:38c'est quand même une blague,
39:40oui il y a une diversité
39:41du socle commun,
39:42si on veut,
39:43mais au-delà de ça,
39:44il y a de faux ministres techniques,
39:47mais il n'y a pas
39:47de ministre d'ouverture
39:49entre guillemets
39:49comme on a pu voir autrement,
39:51mais bon,
39:51c'était aussi un tourloupe
39:52à l'époque,
39:53mais en tout cas voilà,
39:54il n'y a pas vraiment
39:54d'ouverture à gauche,
39:55surtout à gauche.
39:57Non, ça clairement pas,
39:57si, le seul début
39:58d'ouverture à gauche
39:59c'est ce fameux
40:00ministre des Relations
40:01avec le Parlement,
40:01comme par hasard
40:02c'est pour la relation
40:02avec le Parlement,
40:03c'est Panifou,
40:03c'est le président de Liott,
40:06Liott qui est un groupe
40:06parlementaire un petit peu
40:07non-aligné on va dire,
40:09centriste,
40:10très républicain,
40:11démocrate, etc.
40:11Le groupe de Charles de Courson
40:12en avait beaucoup parlé
40:13au moment de la réforme
40:13des retraites,
40:15et en fait c'est pas clair
40:16parce qu'il était plus ou moins
40:17encore encarté au PS,
40:18il a fait campagne
40:19hors NFP
40:20mais quand même au nom du PS
40:21avant de rejoindre Liott,
40:22il est un peu dans la team
40:23Carole Delga et compagnie,
40:24donc on va dire
40:24elle droite du PS,
40:25même si,
40:26je ne sais pas ce que tu en penses,
40:27mais parler de elle droite,
40:27elle gauche,
40:28vu ce qui s'est passé hier
40:29pour le PS,
40:29ça commence à être
40:30de moins en moins pertinent
40:31et donc lui ça serait le seul
40:32qui serait un petit peu
40:33d'ouverture à la gauche,
40:34mais en vrai non,
40:35c'est d'ouverture au PS
40:36et d'ailleurs c'est le ministre
40:37des Relations avec le Parlement,
40:38c'est pas un hasard
40:38et en fait c'était le ministre
40:39qu'ils ont mis là
40:40pour tenter de se mettre
40:41le PS dans la poche
40:42et il semblerait que
40:42c'est en train de marcher quoi,
40:44alors que la manœuvre
40:45était quand même
40:45assez grossière quoi.

Recommandations