Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Avec Jean-Louis Nembrini, vice-Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr

##C_EST_A_LA_UNE-2026-10-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Parce que les esprits s'échauffent, on a assisté hier à une scène incroyable du côté de Lormont au lycée
00:06Lysiris,
00:07établissement public polyvalent rattaché à l'Académie de Bordeaux.
00:10Nous sommes avec Jean-Louis Nambrigny, c'est à la une, c'est notre rendez-vous témoignage de 7h12.
00:15Vous êtes vice-président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge des lycées et ex-rélecteur de l'Académie
00:20de Bordeaux.
00:21Donc ces scènes ont permis de voir que ces jeunes ont tout saccagé dans une scène assez dingue.
00:28Ils criaient, ils couraient, ils ont cassé, les visages dissimulés, un certain nombre d'équipements de ce lycée.
00:34Comment vous avez vécu tout cela, Jean-Louis Nambrigny ?
00:37Douloureusement, douloureusement, parce que ces violences ne ressemblent absolument pas à la jeunesse que je rencontre tous les jours,
00:47qui exprime des revendications, mais le fait de manière posée, raisonnable, déterminée, bien entendu, mais évidemment sans violence.
00:56Et voilà, c'est douloureux, c'est un crève-cœur.
01:00Ce sont des mots que nous avons employés hier face à ce saccage, ce saccage du lycée qui est le
01:07lieu normalement de la réussite,
01:10le lieu de la formation, le lieu où on forge son avenir.
01:14Voilà, douloureusement.
01:15Et ils se sont attaqués à l'outil de travail, c'est ça qui fait mal au cœur, évidemment.
01:21Ils ont volé des ordinateurs, mille feux, j'imagine que les dégâts sont en train d'être chiffrés.
01:26Vous avez une estimation à donner ou pas ?
01:28Pour le moment, je n'ai pas d'estimation à donner, mais ce sera 300, 400 000, peut-être 500
01:34000 euros.
01:34On est en train de voir ceci, et sur le compte de la région, vous voyez ?
01:39Bien sûr.
01:39Parce que ceci, c'est la région qui paie les outils et qui essaie de donner les meilleurs outils à
01:45la jeunesse.
01:46Et à ceux qui nous écoutent, il faut peut-être expliquer que c'est autant d'argent en moins, finalement,
01:51d'investissement dans, précisément, ce secteur.
01:54Bien sûr, c'est vrai.
01:56Mais voyez-vous, nous ne devons pas nous arrêter à ces violences.
02:00Ça serait accorder, finalement, trop de crédit aux violents.
02:06N'oublions pas que la jeunesse est inquiète dans notre pays, qu'elle souhaite être entendue.
02:12C'est le premier mot que j'entends lorsque je reçois des jeunes, c'est celui-ci.
02:18Nous souhaitons être entendus, nous ne sommes pas écoutés, nous avons des revendications,
02:23mais d'abord, écoutez-nous.
02:25Voyez quel est notre point de vue sur vos réformes, sur Parcoursup, sur la réforme du lycée,
02:31sur la question du remplacement, y compris sur la question de l'entretien des locaux.
02:35Tous les sujets sur lesquels les jeunes veulent s'exprimer.
02:39Et ces violences cachent leurs revendications.
02:42Et de ce point de vue-là, la plateforme est un succès.
02:45Le ministre de l'Éducation nationale annonçait plus de 60 000 requêtes déjà
02:48et disait-il, tout sera examiné, on verra.
02:52Jean-Louis Nambrini, il y a trois lycées dont on sait qu'ils posent problème dans cette région
02:59et dans cette ville de Lormont.
03:01Est-ce que vous avez identifié ceux qui font cela, ceux qui ont fait cela hier ?
03:05Est-ce que vous savez d'où ils viennent ?
03:07Quels sont ces groupes ?
03:08Et est-ce qu'ils ont quelque chose à voir, finalement, avec les autres lycéens ?
03:13Alors, j'ai dit jusqu'à présent qu'ils n'ont rien à voir avec le cœur des revendications lycéennes.
03:20Ensuite, d'où ils viennent, c'est l'enquête qui le dira.
03:24La police était présente, le procureur était présent, ça c'est la police qui le dira.
03:29L'une des élèves, pardon de vous couper, mais l'une des élèves qui s'exprimait à nos confrères du
03:36service public
03:37disait que ces casseurs ne sont pas des élèves de l'établissement.
03:42C'est les informations que vous avez également ?
03:43C'est les informations que j'ai également.
03:46C'est les informations que j'ai également, mais l'enquête précisera les choses, bien entendu.
03:51Comment tout ça a été possible ?
03:55L'établissement n'est pas protégé, n'est pas préservé ?
03:59Ils sont ouverts au vent, les établissements ?
04:01Non, bien sûr.
04:02Vous savez, la sécurité des établissements, c'est la première préoccupation du conseil régional.
04:07Mais là, ils ont arraché des clôtures, qui étaient pourtant des clôtures métalliques.
04:13Voilà, donc comment faire pour protéger tous nos lycées ?
04:18J'avais, j'ai en responsabilité 300 lycées dans la grande région, 4,5 millions de mètres carrés de toiture.
04:25On a renforcé évidemment toutes ces clôtures, etc.
04:29Dès hier, d'ailleurs, nos agents étaient sur place pour renforcer les clôtures FEC.
04:34Oui, c'est compliqué.
04:37Face au déferlement de violence, il va falloir mettre des clôtures encore plus renforcées, etc.
04:43Autant de moyens, d'ailleurs, qui seront distraits de l'appareil de formation lui-même.
04:50Oui.
04:50Merci beaucoup Jean-Louis Nombrini, vice-président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine,
04:54en charge des lycées et ex-recteur de l'Académie de Bordeaux,
04:59d'avoir témoigné ce matin.
05:01Et bien sûr, si cette information vous fait réagir,
05:04vous pouvez la commenter et nous appeler au 0 826 300 300.

Recommandations