00:00On le vit au quotidien parce que 25 restaurants ferment leurs portes par jour en France.
00:03On sent qu'il y a beaucoup quand même de tensions aujourd'hui dans notre société.
00:06Les gens qui veulent vous faire plaisir en vous alimentant, en faisant transpirer leur terroir via des lentilles,
00:12parce que j'ai été ému par ces lentilles, qui étaient incroyables ces lentilles avec cette queue de bœuf.
00:16Aujourd'hui c'est une générosité des gens qui veulent simplement vous faire plaisir, mais simplement.
00:19La façon de vous accueillir, la façon de vous restaurer, la façon de raconter leurs histoires et d'exprimer leur
00:25environnement.
00:25Moi c'est ça qui m'a touché.
00:26La plus belle chose qu'on peut résumer, et on le vit au quotidien parce que 25 restaurants ferment leurs
00:30portes par jour en France,
00:32chez nos amis restaurateurs que nous avons visités, c'est cette frustration de se dire qu'au quotidien,
00:37ils s'affairent à faire une bonne cuisine généreuse, droite, franche, insère, intègre, et qu'ils ne sont pas assez
00:43vus ou assez visibles.
00:45Donc notre émission sert à les mettre en avant et à dire aux gens qu'il y a des gens,
00:50un peu comme un guide,
00:52de venir les visiter, de venir goûter.
00:54Et la deuxième chose, c'est aussi de montrer qu'il y a des gens qui n'abandonnent pas l
00:57'entrepreneuriat,
00:58qui n'abandonnent pas l'artisanat, qui n'abandonnent pas les producteurs.
01:02Et nous, c'est notre façon à nous de mettre tout le monde, tout le paysage de la gastronomie,
01:05et quand on parle de gastronomie, on ne parle pas forcément de luxe,
01:07mais on parle du bien manger, du bien recevoir.
01:09Avec Johan, on essaie de mettre en lumière tous les acteurs forts de la restauration et des métiers de bouche,
01:14parce qu'on n'oublie pas les boulangers, les pâtissiers, les bouchers, les poissonniers, les pêcheurs.
01:16Nationnellement, pour moi, c'est profond, mais je le redis là,
01:19moi, j'ai un copain qui s'appelle Fabien Ferré qui dit tout le temps,
01:21« Bon, you, on t'adore, on t'aime, enfin, arrête de pleurer sur une blanquette, quoi. »
01:25Mais ouais, mais elle était bonne, cette blanquette, elle rappelle, avec la crème normande,
01:27c'est un dessert, quoi.
01:29Et je suis breton, donc.
01:29Après, moi, j'ai une certaine couleur.
01:31T'as part, si elle n'y aime pas.
01:32Vous verrez Norbert tourner un peu la tête et qu'il fait comme ça ?
01:35Ça me gêne, moi.
01:35C'est qu'au bout d'un moment, moi, je le choune, il fait « Oh, mon yolo ! »
01:38Moi, ça me gêne.
01:39Ça me gêne, il est pudique, il pudique.
01:41Non, moi, je laisse, je n'ai pas cet humil...
01:43Enfin, je n'ai pas cet...
01:44De quoi ?
01:45Le mot.
01:45Non, tu n'as pas...
01:46Des fois, il n'a plus assez d'humidité pour faire des larmes, donc il crisse pas.
01:50Non, mais ça me touche vraiment.
01:51Il y a des fois, c'est vraiment incroyable l'amour que peuvent donner les gens.
01:55Moi, je le capte comme ça, il y a une forme d'énergie, on se dit « Waouh ! »
01:58Ah, c'est une éponge.
01:58Ah ouais, c'est une éponge.
02:06Mais en fait, c'est un voyage.
02:07Aujourd'hui, vous aimez le Tour de France ?
02:08Oui ou non ?
02:08Oui.
02:09Eh bien, nous, vous faites un Tour de France différemment.
02:11Voilà.
02:11Le Tour de France de la culture, de la gastronomie, de la tradition.
02:14Parce que je ne pense pas que je serais de face en borne en vélo, moi, je ne peux pas.