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  • il y a 20 minutes
Avec Sophie De Menthon, Philippe Doucet, Jérôme Dubus

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##DEBATS_AVDLD-2026-10-07##

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Transcription
00:00Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:03En compagnie de Sophie de Menton, Philippe Doucet et Jérôme Dubu.
00:08Est-ce que les réponses de Sébastien Lecornu et de Laurent Nunez vous ont satisfaites ce matin ?
00:140800 26 300 300, les réponses évidemment à la colère lycéenne.
00:19Entre 266 000 personnes, c'est selon, et 450 000, c'est toujours le grand écart de ces chiffres pour
00:27les manifestations d'hier.
00:29488 interpellations, même si ça n'a rien eu à voir, heureusement, avec les violences des derniers jours.
00:34En attendant, il y a toujours des lycées bloqués.
00:37Il y a, je crois, 30 000 lycéens privés de cours pendant plusieurs semaines à cause des saccages.
00:44On peut le déplorer.
00:45En tout cas, le gouvernement commence à sortir du bois et à annoncer quelques vagues solutions.
00:51Alors, il y a les...
00:52Oui, c'est j'entends Sophie s'énerver déjà.
00:55Non, non, non, je veux dire que mettre, leur donner la parole sur Internet pour qu'ils posent des questions,
01:00enfin...
01:00Alors, c'est des demi-journées banalisées, précisément, afin d'organiser un temps de démocratie.
01:05Alors, vous avez vu, Sophie de Menton, le principal syndicat des chefs d'établissement
01:10n'organisera pas le temps de démocratie interne dans les lycées.
01:13Les proviseurs, ils n'en veulent pas, parce qu'ils disent, bon, ok, on sait faire ça,
01:16mais enfin, on ne le fait pas du jour au lendemain, premièrement.
01:19Et, deuxièmement, est-ce que c'est la vraie réponse ?
01:21Alors, la vraie réponse, c'est peut-être aussi Laurent Nunez.
01:23La réponse à quelles questions ?
01:25Oui, il y a beaucoup de questions.
01:27Et puis, il y a Parcoursup, aussi.
01:28Vous avez vu que le ministre de l'Éducation veut faire évoluer.
01:32Alors, est-ce que ce n'est pas un petit peu le bouc émissaire, Parcoursup,
01:35de cette colère lycéenne ?
01:37Est-ce que c'est le fond du problème ?
01:39Bon, moi, j'ai passé un an sur Parcoursup.
01:42Je sais de quoi je parle.
01:45C'est une plateforme, en réalité.
01:46Le problème, c'est qu'il n'y a pas de place derrière, parce qu'il y a trop de
01:48monde.
01:49C'est un moyen, Parcoursup.
01:51Comme sous Hollande, il y avait un autre système qui fonctionnait d'ailleurs
01:54beaucoup moins bien que Parcoursup, il faut bien dire.
01:57On tirait au sort.
01:57Oui, donc c'était encore pire.
02:00Bon, mais ça n'est qu'un moyen.
02:02Le sujet fondamental, c'est qu'il y a plus de demandes que d'offres.
02:06C'est tout.
02:07Surtout, oui, par rapport aux filières.
02:08C'est ce que Philippe disait tout à l'heure.
02:10Il y a plus de demandes que d'offres.
02:12Il y a plus d'étudiants.
02:13Il y a plus de bacheliers qui veulent rentrer dans des études supérieures.
02:15Le problème, c'est pas Parcoursup.
02:16Ils disent qu'il y a un manque de transparence, mais enfin...
02:18Et il y a moins de place que...
02:18Non, mais parce que la difficulté de Parcoursup, c'est qu'on a raconté que l'école était
02:24égalitaire, etc., que toutes les formations allaient, que tous les lycées se valaient, etc.,
02:29qu'un 18 dans un lycée valait un 18 dans un autre lycée.
02:32Puis quand les gens, ils arrivent à Parcoursup, ils se rendent compte de la réalité,
02:36de la hiérarchie des formations et de la sélectivité.
02:39Et là, donc, c'est dans le réel.
02:42Et par ailleurs, c'est un outil, vous y avez passé un an, j'ai eu avec vos enfants,
02:45j'ai aussi passé avec ma compagne, comme j'en ai eu trois, ça fait trois ans.
02:49Trois compagnes.
02:50Donc, c'est devenu...
02:52Et c'est un cauchemar.
02:54Je sais qu'il y a des gens qui prennent même des coachs, il y a des gens qui ont
02:57monté
02:57des sociétés de coaching pour aider les parents par Parcoursup, parce que quand
03:01vous connaissez pas le système, pour comprendre, c'est une stratégie entre le plus bas,
03:07le plus haut et tout.
03:08Et moi, ça m'est arrivé, quand j'étais maire, et puis même après, d'être interpellé
03:11dans la rue par des parents qui disaient, mais voilà, mon enfant, il est bon au lycée,
03:14mais on comprend rien Parcoursup.
03:16J'ai fait conseiller Parcoursup dans la rue, parce que la complexité du système
03:20est telle que...
03:20Bah, les liens, ça s'est passé comme une autre à la poste.
03:22C'est pourquoi ? Parce qu'à un moment donné, on va pas avoir, on va pas faire 50 000
03:26masters en sociologie politique.
03:28Exactement.
03:28Et donc, quand t'avais 50 000 étudiants qui veulent faire la sociologie politique,
03:31et qu'il y a 50 000 postes...
03:32Mais parce qu'on a offert le bac à tout le monde.
03:33Mais c'est ça.
03:34Et que la politique du gouvernement était de dire, il faut que tout le monde ait son bac,
03:3890 %,
03:39des gouvernements.
03:42Il faut quand même préciser aussi...
03:43Et du coup, si tout le monde a son bac, tout le monde s'inscrit à Parcoursup.
03:46Il faut quand même préciser, et le ministre de l'éducation l'a précisé ce matin,
03:49150 000 boursiers ont pu avoir une formation grâce à Parcoursup.
03:52Parce que vous, Philippe Doucet, vous y aviez passé du temps aussi,
03:55vous avez vu qu'il y a des petits quotas pour les boursiers,
03:57donc c'est faux que tout le monde n'y a pas accès.
04:01C'est pas si dramatique.
04:03Il y a de l'angoisse, parce que quand vous connaissez...
04:05Oui, il y a de l'angoisse, parce que vous, vous êtes outillé pour comprendre
04:09comment le système parle.
04:10Vous allez en parler à tous les parents qui savent comment ça marche.
04:13Et bien sûr, vous avez des parents qui n'ont pas de réseau autour
04:16qui ne savent pas comment ça fonctionne,
04:17vous vous retrouvez devant une machine, c'est pas si simple que ça.
04:19C'est mieux que le système qui était en place sur le land,
04:22qui s'appelle...
04:23Oui, c'est ça.
04:24C'est déjà mieux, c'est une amélioration.
04:26Mais là, on se polarise sur un moyen.
04:28Oui, c'est ça.
04:29C'est déjà une forme, Parcoursup.
04:30Alors, tout le monde arrose sur Parcoursup, c'est épouvantable, ça fonctionne mal.
04:34C'est le total.
04:34L'algorithme est mauvais, etc.
04:36C'est vrai qu'il y a un petit peu d'opacité, parfois, selon les formations.
04:40Mais ça ne va pas régler le problème fondamental qui est...
04:42Vous avez raison.
04:43Dans une société telle qu'on la conçoit,
04:47il y a un moment où il y a une sélection.
04:48Que vous le vouliez ou non.
04:50Elle intervient de plus en plus tard, mais elle interviendra.
04:53Si elle intervient pas pendant les études,
04:55elle interviendra dans la vie professionnelle.
04:57Vous avez absolument raison.
04:58C'est un discours que...
04:59Il faut réaccepter la sélection.
05:01...de personnes ne veulent plus entendre.
05:02Mais oui, mais tout le monde...
05:03En fait, la sélection, elle existe par les chèques.
05:05En fait, la sélection, elle existe par les chèques.
05:07C'est l'hypocrisie de notre système.
05:09À l'université, c'est la sélection par les chèques.
05:11Et puis finalement, c'est au moment du master
05:13que les gens se trouvent coincés.
05:14On a reporté plus loin le système.
05:16Et à côté de ça, tout ce qui est l'enseignement professionnel,
05:18on a laissé ça se dépérir pendant des années, des années,
05:22tout gouvernement confondu.
05:23Et on laisse des gamins dans des filières
05:26dont tout le monde sait pertinemment
05:27que ça ne débouchera sur rien.
05:29Et donc, finalement, dans une hypocrisie...
05:31Moi, je vois le résultat par les niveaux des stagiaires
05:34que je prends, qui sortent dès leurs études.
05:36Le stagiaire qui sort dans les études,
05:38on a tout à faire.
05:40Les chefs d'entreprise ont tout à faire.
05:41Vous avez entendu la petite cloche ?
05:43Bonjour Frédéric.
05:44Fred, même.
05:46Bonjour.
05:46Bonjour, vous nous appelez de Paris.
05:48Vous vouliez intervenir sur ce sujet des manifestations.
05:52Vous m'entendez ?
05:53Oui, très bien.
05:54D'accord, parce que je n'étais pas très sûre.
05:56Je voulais juste vous dire, moi, je suis prof de...
05:58L'année prochaine, ça fera 30 ans,
06:01dont quasiment 25 ans dans le 93.
06:03Et en fait, je suis étonnée de l'étonnement des gens
06:06de voir ce qui se passe dans la rue, la violence.
06:09Parce qu'à l'exception des profs qui ont été
06:12à ce perpédécence, je ne l'ai jamais vu dans ma carrière
06:15ni entendu parler.
06:16Je ne sais pas si ça n'a pas déjà eu lieu et caché.
06:18Tout le reste, ça se passe dans mon établissement actuel
06:21et dans mes établissements passés.
06:22C'est-à-dire...
06:22Alors, je ne vous dis pas que les lycées sont incendiés,
06:24mais il y a des départs de feu dans les poubelles.
06:26On est traité de tous les noms.
06:28On est poussé.
06:29On est tabassé.
06:31On ne peut pas faire court.
06:32Parce qu'il faut que les parents et les élèves
06:34se rendent compte des conditions dans lesquelles
06:37on fait court.
06:37Et les revendications des élèves, moi, je les soutiens.
06:40Mais ce qui est caché, c'est la question de notre insécurité
06:44et de celle de nos élèves.
06:45D'abord, si, après, d'abord.
06:47Et ce que je peux vous dire,
06:49je ne peux pas dire exactement ce qui se passe
06:51parce que j'ai un devoir de réserve
06:52et je ne veux pas que ça se retourne contre moi.
06:53Moi, j'ai été agressée plusieurs fois
06:55et le rectorat n'a jamais nommé l'adaptation elle-même
06:59parce que ça les gêne.
07:01Au nom du pas de vague.
07:03Oui, ils ne le disent pas comme ça.
07:05Et en fait, quand on ne voit jamais personne
07:08avant des mois et des mois,
07:09et les personnes qui détiennent la vérité
07:11et qui se cachent,
07:12c'est les médecins des rectorats
07:14et les assistantes sociales.
07:16Voilà.
07:16Ce que je voulais dire, c'est que...
07:17Vous avez été agressée.
07:19Pardon ?
07:19Vous avez été agressée.
07:21Oui, mais ça, ce n'est pas le sujet
07:22parce que je ne vais pas en parler.
07:23Quand même, aussi, quand même.
07:24Non, non, je ne vais pas en parler
07:26parce qu'en fait, moi, je suis ballardienne.
07:30J'adore l'auteur anglais,
07:31la James Ballard, pour ceux qui le connaissent.
07:33Et c'est un homme qui a décrit
07:34les explosions de violences.
07:37Et ce qui est génial,
07:38c'est que moi, à la limite,
07:40je suis tellement dégoûtée de la situation.
07:42Je ne parle pas des élèves.
07:43Moi, j'adore mes élèves.
07:44Ils ne peuvent pas savoir qui je suis là,
07:46mais mes anciens élèves,
07:48et surtout les STMG,
07:49qui sont très méprisées
07:51de ces sections technologiques,
07:52ils savent que je prendrais une balle pour eux
07:54et ils me le rendent.
07:55Parce que moi, dans toute ma carrière,
07:56quand il y a eu des échauffourés
07:57entre établissements,
07:58qui m'a protégée ?
07:59Ça a été les élèves racisés.
08:01J'ai horreur de ce terme-là.
08:02Alors, qui vous a agressée ?
08:04Je ne sais pas qui c'est.
08:05Donc, je ne pourrais pas...
08:09On vous a un petit peu perdu, Fred.
08:13Bon, c'est sûr que c'est assez édifiant.
08:15Ça rejoint d'ailleurs Jérôme Dubus,
08:16que vous disiez avec Philippe Doucet.
08:19C'est-à-dire qu'il y a un certain nombre
08:21de professeurs qui résistent, qui résistent.
08:22Moi, j'admire le témoignage de cette femme,
08:25qui est formidable,
08:26parce qu'elle résiste.
08:2730 ans, etc.
08:29Bon, ok.
08:30Mais il y en a un certain nombre
08:31qui ne résistent pas.
08:32Et c'est la nature lui-même.
08:33Il y a des gens qui sont solides.
08:34Ils ont de leur mutation,
08:36ils continuent à envoyer des jeunes profs
08:37au casse-pip.
08:38Elle va parler des médecins.
08:39Effectivement, quand vous parlez
08:41avec un médecin scolaire,
08:42il vous dit, moi je vois des profs
08:43qui sont à bout,
08:44qui sont en burn-out,
08:45qui ne peuvent plus enseigner,
08:47qui ne peuvent plus physiquement
08:48et intellectuellement enseigner.
08:49Donc, il faut qu'ils arrêtent.
08:51Donc, je les mets en arrêt de travail,
08:52c'est tout à fait logique.
08:53Et dans ce cas-là,
08:54il n'y a pas de remplaçants
08:54parce que personne ne veut y aller.
08:56Alors, il y a une équipe de remplaçants
08:58qui, à l'éducation nationale,
09:00il y a une masse
09:01qui ne font que des remplacements.
09:03Et on n'arrive même pas
09:05à trouver des remplacements
09:07parce que cette masse,
09:08en fait,
09:08on l'a envoyée là où il n'y avait plus de profs.
09:11Et donc, en fait,
09:11ils sont titularisés.
09:13Au lieu de faire un remplacement,
09:14ils restent toute l'année.
09:15Donc, le système ne fonctionne plus.
09:16Le système de recrutement,
09:18j'ai caricaturé un peu
09:19en disant speed dating, etc.
09:21Mais enfin, c'est un peu ça.
09:22C'est-à-dire qu'on envoie des jeunes
09:24qui n'ont aucune expérience
09:25dans des milieux extrêmement difficiles.
09:27Après, il y a les syndicats qui verrouillent.
09:29Je ne sais pas qui nous disait l'autre jour,
09:31Gilles Gansman, sur ce plateau.
09:33Vous savez qu'en Allemagne, par exemple,
09:34un professeur est mieux payé,
09:36mais il accepte de faire des remplacements
09:38dans une autre matière.
09:39Apparemment, en France, c'est compliqué
09:40parce que les syndicats ne souhaitent pas
09:43qu'un professeur change de matière.
09:45Il y a des résistances.
09:46Donc, c'est dommage, ça, aussi.
09:48Enfin, si demain,
09:49notre sujet aussi,
09:50c'est que l'attractivité
09:51de la fonction de prof a baissé
09:52parce que, je crois,
09:53en parité de pouvoir d'achat,
09:54ils ont perdu 20% sur 20 ans.
09:57Donc, à un moment donné,
09:58quand on déclasse,
09:59quand un pays lui-même décide
10:00de déclasser la fonction de prof,
10:02alors qu'il y a plein de pays,
10:03l'Allemagne, mais Singapour, d'autres,
10:06enfin, ils ont des niveaux de rémunération
10:08extrêmement importants,
10:09à ce moment-là,
10:09vous pouvez avoir un deal
10:10avec ces profs-là en disant
10:11écoutez, vous êtes beaucoup mieux rémunérés,
10:13mais les conditions,
10:15c'est ceci, c'est cela, voilà.
10:16Et ils n'ont pas la considération des parents,
10:19ce qui est très grave.
10:19La rémunération ne fait pas tout.
10:21Non, mais les parents,
10:22les parents ne sont jamais de leur côté.
10:23Je sais, j'ai été prof un an,
10:25j'étais à 20 ans, oui.
10:27J'allais cacher ça.
10:28Ben oui.
10:29Et un an à 20 ans,
10:30c'était surréaliste,
10:33c'était une expérience assez surréaliste.
10:35c'était pas...
10:36Absolument.
10:37Mais même les parents,
10:39à ce moment-là,
10:40quand je disais que leur fille
10:41ne fichait rien,
10:42on ne pouvait pas dire ça.
10:43Enfin,
10:44on se faisait engueuler.
10:45C'était étonnant.
10:47Oui, mais là,
10:47c'est aussi un choix
10:48que l'éducation nationale fait,
10:49parce que,
10:50vous l'évoquez sur le...
10:52mettre la poussière sous le tapis,
10:54à un moment donné aussi,
10:55on peut décider que...
10:57Moi, j'ai vu,
10:58parce que des parents
10:59sont venus agresser
11:00un directeur d'école,
11:01parce qu'ils n'étaient pas contents,
11:03etc.
11:03À un moment donné...
11:04Ça aussi,
11:04c'est quelque chose
11:05qui remonte beaucoup.
11:06Il y a aussi des règles.
11:07Si les parents ne sont pas contents,
11:09j'ai un gamin,
11:10il est sorti de l'école.
11:11Oui,
11:11c'est pas si facile que ça.
11:12d'ailleurs,
11:13dans le privé.
11:13C'est qu'à un moment donné,
11:14si les enfants...
11:17Enfin,
11:17dans le privé,
11:18ça m'étonnerait
11:18que les parents
11:19viennent engueuler le prof,
11:20etc.
11:21Si, si, si.
11:23Tous mes enfants
11:24étaient dans le privé.
11:25J'en ai deux,
11:25ils ont été dans le privé.
11:27Je peux vous dire
11:28que le terrorisme,
11:30j'emploie le mot à dessein,
11:32le terrorisme
11:33qu'exercent
11:35les parents d'élèves
11:36sur la direction
11:38et sur les profs
11:39est terrible.
11:40Terrible.
11:40Alors,
11:41quand il y a plus de demandes
11:43pour aller dans le privé
11:43que d'offres,
11:44les chefs d'établissement
11:45peuvent dire aux parents,
11:46si vous n'êtes pas contents
11:47d'établissement,
11:48je vous invite à aller...
11:49Si il est courageux,
11:49il le dit,
11:50mais ils ne le font pas.
11:50Voilà.
11:51Ils ont la possibilité
11:52de dire d'arrêter.
11:54Il faut que tout le monde,
11:55il y ait des responsabilités
11:56individuelles partout,
11:57je n'arrête pas de le répéter,
11:58il faut que tout le monde
11:59réfléchisse à ce problème.
12:00Il n'y a pas les gentils,
12:02les méchants,
12:03les révoltés,
12:04tout le monde doit faire des efforts.
12:06C'est une graine.
12:06Et vous,
12:06qu'en pensez-vous ?
12:070,826, 300, 300,
12:09on marque une pause
12:10et on se retrouve
12:10dans quelques instants.
12:12On va dire avec Sophie de Menton,
12:13Philippe Doucet,
12:14Jérôme Dubu,
12:15on parle de la colère lycéenne,
12:1630 000 élèves quand même
12:18privés de cours
12:19à cause des saccages.
12:21Sébastien Lecornu
12:22qui appelle à un temps de dialogue
12:23dans chaque lycée
12:24pour permettre aux élèves
12:26d'échanger.
12:27Bonjour Sandra.
12:29Bonjour à tous.
12:30Soyez la bienvenue.
12:31Vous nous appelez
12:32de Chelle Anza.
12:33Alors, vous en pensez quoi
12:34des réponses
12:35du gouvernement, vous ?
12:37Alors, moi,
12:38c'est surtout,
12:38je voulais reprendre plutôt
12:40l'idée qu'on est
12:41sur un peuple
12:41de consommateurs.
12:43C'est-à-dire que maintenant,
12:43on consomme l'école,
12:45les parents attendent
12:47tout de l'école.
12:48Parfois, vous le disiez,
12:50ils peuvent être très agressifs
12:51avec les enseignants.
12:52C'est-à-dire qu'avant,
12:53je ne veux pas faire ma vieille,
12:55mais les parents et les enseignants
12:57travaillaient autour de l'enfant
12:58et chacun restait
13:00sur ce qu'il devait faire,
13:01c'est-à-dire éducatif
13:02et enseignement.
13:03Là, on attend des enseignants
13:06qui fassent l'éducation
13:07que les parents ne font plus.
13:09On est dans un pays
13:10où on ne supporte plus
13:11la frustration
13:13et la réaction à ça,
13:15c'est tout de suite
13:15l'agressivité.
13:17Par contre,
13:17tout le monde
13:18ne fonctionne pas comme ça.
13:19Moi, on entend les jeunes,
13:21les jeunes, les jeunes
13:22et nous, on a quatre filles
13:23avec mon mari.
13:24Je vais vous dire,
13:25nos filles, elles nous disent
13:26arrêtez avec les jeunes
13:28et c'est des jeunes.
13:28C'est vrai.
13:29Vous avez raison.
13:30Des jeunes.
13:31Parce que nous,
13:32on en a quatre
13:32et moi, elles ont plein de copines
13:34dans leur environnement
13:35et on n'entend pas ça, en fait.
13:37Ce n'est pas le disque
13:38moi, ma fille, hier,
13:39elle n'avait pas cours à la fac,
13:40elle est en master.
13:41Elle a loupé une journée de cours
13:43qui craignait
13:44que les lycéens
13:45débarquent dans la fac.
13:47Parce que vous dire
13:47qu'elle prépare
13:48sa dernière année
13:49et ça ne la fait pas rire
13:50de louper une journée de cours.
13:51Vous avez raison
13:52de préciser
13:53qu'il y a aussi
13:53une majorité silencieuse
13:54qu'on ne voit pas forcément
13:55et qu'on n'entend pas en ce moment.
13:57Il y a plein d'autres cas.
13:57Il n'y a pas les entreprises non plus.
14:00On fait des termes génériques.
14:01Non, c'est vrai.
14:02Les jeunes, les entreprises,
14:04ça n'a rien à voir.
14:05Mais en attendant,
14:07une de vos filles
14:08est privée de cours.
14:08C'est vrai que 30 000 élèves
14:10privés de cours
14:10à cause des saccages,
14:11c'est un peu dommage aussi.
14:13Vous le déplorez, j'imagine.
14:14Alors moi, je le déplore.
14:15Et ce que je déplore,
14:16c'est que d'un côté,
14:17ils demandent des moyens
14:18et de l'autre côté,
14:19ils dépensent de futurs moyens
14:20qu'on n'a déjà plus.
14:22Donc ça, c'est juste catastrophique.
14:24Ce n'est pas les mêmes, je crois.
14:26Exactement.
14:27C'est bien le problème aussi.
14:29Moi, je pense que
14:30si on regarde bien,
14:32on a des petits groupes
14:33de jeunes plutôt hommes
14:37cagoulés, masqués.
14:38Voilà.
14:38On a toujours les mêmes.
14:40Et que tant qu'on n'aura pas résolu
14:42de mettre le haut-là
14:44à ces gens-là,
14:45c'est-à-dire que
14:46de vraiment faire agir la justice,
14:49qui d'ailleurs n'a aucun moyen
14:51à ce niveau-là,
14:52c'est-à-dire que les jeunes,
14:53on les attrape,
14:54on les passe devant le juge
14:55et après,
14:56on en fait quoi ?
14:57Alors c'est vrai que Sandra,
14:58vous parlez à juste titre
15:00des casseurs
15:01qu'il y a dans ces manifs.
15:02Maintenant, il y a quand même eu,
15:03hier, c'est vrai,
15:04266 000 jeunes dans la rue
15:05avec parfois des parents.
15:07Bon, eux,
15:08ils ont des revendications légitimes
15:10et c'est vrai,
15:10à juste titre,
15:11que vous parlez de ces casseurs
15:12qui posent bien des soucis.
15:14Il n'y a pas tous d'ailleurs
15:15des lycéens.
15:15Dans ce qui vient d'être dit,
15:17il y a plusieurs choses.
15:19Il y a d'abord le fait que,
15:20ça me frappe aussi,
15:21je l'ai remarqué
15:22dans les reportages
15:24et les vidéos
15:24qui ont été faites,
15:25il y a beaucoup de gens
15:26qui sont masqués.
15:27Oui, comme par hasard.
15:29Il y a une loi
15:29qui a été votée
15:30il y a un certain nombre d'années,
15:312-3 ans, je crois,
15:32si ma mémoire est bonne,
15:33qui interdit dans les manifestations
15:36les gens dont le visage est masqué.
15:38Oui, mais ils ne sont pas bêtis.
15:39Ils disent que c'est à cause
15:40des gaz lacrymogènes.
15:41Aujourd'hui, on voit beaucoup
15:42de jeunes qui sont masqués,
15:45cagoulés, etc.
15:46Donc, un,
15:46la loi n'est pas respectée.
15:48Or, l'appareil législatif
15:50aujourd'hui
15:53permettrait
15:54de censurer
15:54et de faire en sorte
15:55que ces gens-là
15:56n'arrivent pas
15:56dans la manifestation.
15:57Ça n'est pas fait.
15:58Ça n'est pas fait.
15:59Premier point.
15:59Deuxième point.
16:00Elle a raison de dire
16:02que les tribunaux
16:03sont parfaitement
16:07désarmés.
16:07En réalité,
16:08très peu sont
16:09déférés devant le parquet.
16:11Moi, j'attends
16:11de voir les chiffres.
16:12Entre les interpellations,
16:14les gardes à vue
16:14et le nombre de jeunes
16:16ou de casseurs
16:17qui vont être déférés
16:18devant le parquet
16:19et les jugements
16:21qui seront appliqués.
16:22Ça, vous allez voir.
16:23On va rigoler.
16:24Ça va être la même chose
16:25qu'en 2023.
16:25Il faut immédiatement
16:26enlever les allocations.
16:28Point.
16:28Vous avez vu
16:29qu'il y a une loi
16:30anti-casseur
16:31qui arrive au Sénat
16:32le 27 octobre.
16:33Il faut que le jeune
16:34soit aussi condamné,
16:35sanctionné.
16:36Le jeune qui a privé
16:37ses parents
16:38d'allocations
16:39ou d'une ressource
16:39quelconque,
16:40il va vraiment
16:40se faire engueuler.
16:41D'accord,
16:42mais la responsabilité
16:43individuelle,
16:43ça existe aussi.
16:44Laquelle ?
16:45Du jeune
16:46ou de la personne
16:47qui casse.
16:48En l'occurrence,
16:48quand un enfant est mineur
16:49et c'est souvent le cas
16:50dans l'espèce,
16:51c'est la responsabilité civile
16:53des parents
16:53qui ont engagé,
16:54il y a une loi
16:54qui arrive
16:55pour justement
16:55peut-être aller
16:56taper même
16:57à la source
16:57des allocations
16:58familiales
16:58et que les amendes
16:59soient vraiment
17:00et véritablement
17:01payées.
17:02C'est une loi
17:05qui date de 2010
17:08et en fait,
17:09vous vous encourez
17:10150 euros.
17:11150 euros !
17:12Et ensuite,
17:13s'il y a un jugement,
17:15s'il y a des dégradations,
17:16ça peut monter
17:17juste...
17:17Si vous arrivez
17:17avec une cagoule,
17:18c'est ça ?
17:18Exactement,
17:19ça monte à 150 000.
17:21Mais au départ,
17:22vous avez une amende
17:23de 150 euros
17:25sur la loi de 2010.
17:27Oui,
17:27mais il y a une loi
17:27qui a été faite
17:29plus récemment
17:30en disant
17:31interdiction
17:31dans les manifestations
17:32de gens
17:33qui sont cagoulés
17:34ou masqués.
17:36Masqués,
17:37c'est un truc
17:37de garçon
17:37de chumogène.
17:38C'est aussi
17:39le fait que tout le monde...
17:40Enfin,
17:41qu'il y a du monde
17:41dans les manifestations,
17:42notamment hier,
17:43il y a eu des parents
17:43liés à la question
17:45des polices et tout,
17:46mais derrière,
17:47effectivement,
17:48il n'y a pas tous les lycées
17:49qui sont bloqués en France.
17:51D'ailleurs,
17:51certains sont entrés
17:52dans le mouvement aujourd'hui
17:52parce qu'il y a eu
17:53des lycées de fermée
17:54et tout.
17:55Et tous les étudiants
17:57non plus.
17:58D'ailleurs,
17:58la carte de France
17:59des lycées bloquées
17:59est aussi assez intéressante
18:00avec une focalisation
18:02sur l'île de France.
18:03Il y en a pas mal
18:05aussi en province.
18:05Ah oui,
18:05il y en a beaucoup
18:06en Toulouse.
18:07mais derrière,
18:08des lycées,
18:09il y en a partout.
18:09Donc,
18:09on revient des écarts
18:10aussi sur les taux
18:11de participation
18:12lycée par lycée.
18:13Très sympathique
18:14de voir les parents
18:16qui débarquaient,
18:16qui prenaient leur fils.
18:17Il y avait des mères
18:18toutes petites
18:19qui prenaient leur fils
18:20par la peau du cou
18:20et qui les viraient
18:21de la manif.
18:22La manifestation de Marseille,
18:24c'était quand même
18:25assez caricaturale.
18:26Je ne sais pas
18:26si vous avez vu les images.
18:27Non.
18:28Il y avait des syndicalistes,
18:30des gens de la CGT,
18:31il y avait très peu de lycéens.
18:32Vous avez vu ces images
18:34du maire de Saint-Denis
18:35prendre part
18:37et payer de son corps.
18:39En gros,
18:39je recevrais la balle
18:40pour vous.
18:41Pour le coup,
18:41c'était malaisant.
18:42Oui,
18:42mais il est dans la stratégie
18:44de LFI.
18:44Donc,
18:45il fait entre guillemets
18:46le sujet qu'on a.
18:47C'est que lui,
18:47il fait son job.
18:48Il a failli faire un malaise.
18:48Mélenchon fait aussi son job.
18:50Et le sujet,
18:50c'est que le gouvernement
18:52ne fait pas le sien.
18:53Le problème,
18:54c'est ça.
18:54C'est que le ministre
18:55de l'éducation nationale
18:56devrait être devant.
18:57Et en fait,
18:58il n'est pas devant.
18:59Il est même derrière.
19:02À un moment donné,
19:03quand on est sur un judé lycéen
19:04et on a des problèmes
19:06d'ordre public,
19:07ça se joue.
19:07d'abord ?
19:08Devant,
19:09c'est être dans l'échange,
19:10dans la proposition,
19:11dans la réagition.
19:11Dans l'échange,
19:12oui,
19:12mais pas sur le terrain.
19:13Le gouvernement réagit.
19:14Vous avez entendu
19:16la passe d'armes
19:17entre Sébastien Lecornu
19:17et Mathilde Panot
19:18peut-être hier.
19:19Et en réponse ce matin,
19:22Laurent Nunez
19:22qui décide de suspendre
19:24ces fameuses grenades
19:26d'encerclage,
19:27on dit d'encerclement,
19:30qui ont notamment valu...
19:31De désencerclement.
19:32Oui,
19:32merci.
19:33Un adolescent
19:34d'avoir la main
19:35arrachée à Lens
19:36et ça a évidemment
19:37créé beaucoup
19:38de polémies.
19:38On écoute.
19:39On écoute.
19:40Il faut faire preuve d'empathie.
19:41Je suis demandé d'ailleurs
19:42dès hier
19:43que cette grenade
19:44ne soit plus utilisée
19:46dans le cadre
19:46du mouvement lycéen
19:47provisoire.
19:47Vous dites ce matin,
19:49ces grenades-là,
19:49vous les interdisez ?
19:50Oui,
19:50ce sont des instructions
19:51que j'ai passées hier.
19:52D'accord.
19:53Moi,
19:54j'ai besoin de comprendre
19:54exactement ce qui s'est passé
19:56sur ce type
19:57d'armes intermédiaires.
19:59Voilà,
19:59il y a eu un jeune,
20:00un jeune homme de 15 ans
20:01qui a eu une main arrachée.
20:02On a besoin de comprendre
20:04ce qui s'est exactement passé
20:06en attendant.
20:07Là où il y a l'une,
20:07je ne sais pas
20:08s'il l'a ramassée
20:08ou si elle a explosé.
20:10Mais donc,
20:11vous interdisez ces armes
20:12ce matin ?
20:12Je suspends leur usage
20:14pour le mouvement des lycéens
20:15tant que la lumière
20:16n'a pas été faite
20:16sur ce qui s'est passé
20:17dans cette affaire.
20:18Alors,
20:19je rectifie
20:19ce n'est pas encerclage
20:20ni même rien.
20:21C'est assourdissante
20:22et grenade assourdissante.
20:23Le débat
20:24que vous avez évoqué
20:25sur les grenades
20:26de désencerclement,
20:27là,
20:27vous avez quand même
20:28un sujet
20:28sur les désencerclements.
20:29C'est des grenades
20:30qui sont prévues
20:30quand les policiers
20:32sont eux-mêmes
20:33pris dans une nasse
20:34et coincés.
20:34Ça les aide
20:35à se libérer,
20:36entre guillemets.
20:37On est le seul pays
20:38en Europe
20:38à utiliser ce type
20:39de grenade
20:40ou de moran.
20:41Mais là,
20:42quand ça a été utilisé,
20:43ce n'est pas dans cet usage-là.
20:44Là,
20:45Nunez,
20:45il se rend bien compte
20:46et je pense qu'ils ont eu
20:47des discussions
20:47y compris avec le président
20:48de la République.
20:49Il n'était pas content
20:50apparemment Emmanuel Macron.
20:51Oui, parce que derrière,
20:52il voit bien que la logique
20:54sur le nombre
20:54de personnes,
20:56de cas qui vont être examinés
20:58par l'IGPN
20:59à police des polices,
21:00ça montre bien
21:00quand même qu'il y a
21:01une difficulté.
21:01Il voit bien
21:02que dans une gestion
21:03qu'on ne peut pas avoir
21:04sur ce dossier,
21:05qu'une gestion sécuritaire.
21:07Il peut y avoir
21:07une gestion sécuritaire
21:07mais il doit y avoir
21:08une gestion politique.
21:09Et en gros,
21:09il y a le cornu,
21:10reprenez la main
21:11sur une gestion politique
21:12que le ministre
21:12de l'Education nationale
21:13n'a pas faite
21:14pour ne pas être
21:14que sur l'angle sécuritaire.
21:15Parce qu'en termes
21:16de communication politique,
21:17c'est absolument catastrophique.
21:19La preuve,
21:19vous l'évoquez vous-même,
21:20vous dites à un moment donné
21:21que les parents
21:22se sont mis devant
21:23hier pour protéger
21:24les enfants de la police.
21:25Ce qui, dans une logique
21:25républicaine,
21:26est-ce que normalement
21:27que les policiers
21:29soient là
21:30pour empêcher la casse,
21:31c'est une chose.
21:32Mais que les parents
21:33aient peur pour leurs enfants
21:34et viennent retirer
21:35les enfants des manifestations,
21:36il y a quelque chose
21:37qui marche pas.
21:37Il y a les policiers
21:38mais il y a aussi
21:38les casseurs évidemment
21:39qui mettent de l'huile
21:40sur le feu.
21:40Alors on continue
21:41d'en parler, Jérôme et Sophie
21:43que je n'ai pas entendu
21:44sur ce point précis
21:45dans quelques instants
21:46sur Sud Radio.
21:47Et vous,
21:47qu'en pensez-vous ?
21:51À vous de le dire
21:54avec Sophie de Menton,
21:55Philippe Doucet,
21:56Jérôme Dubu,
21:57on parlait il y a quelques instants
21:59des débats nourris
22:00évidemment sur cette colère
22:01lycéenne,
22:02les solutions
22:03valables ou non
22:04du gouvernement.
22:05Jérôme,
22:05vous vouliez rajouter
22:06un petit mot
22:06avant de parler
22:07du budget de Marine Le Pen
22:08parce que ça,
22:08je sens que Sophie de Menton
22:09ronge son train.
22:10On a beaucoup de choses
22:11à dire effectivement.
22:12Mais sur l'affaire
22:13des lycéens
22:14et sur la déclaration
22:15de M. Lunez,
22:16je comprends
22:17vu sa situation
22:18qu'il soit obligé
22:19de faire ça.
22:19Mais je trouve
22:20que c'est un très mauvais signe
22:22envoyer
22:23aux forces de l'ordre.
22:24C'est un très mauvais signe.
22:25Un ministre de l'Intérieur
22:26il doit défendre
22:27ses forces de l'ordre.
22:28Il doit dire
22:29je suis désolé.
22:30Ok,
22:31il y a un certain nombre
22:32de choses
22:32mais il faut qu'il rappelle
22:33ce que subissent
22:34les forces de l'ordre
22:35avant d'envoyer
22:36cette grenade.
22:37Parce que pendant
22:38des heures et des heures
22:39elles sont assaillées,
22:40elles sont insultées,
22:42elles reçoivent
22:43un certain nombre
22:43de projectiles,
22:44elles ne bougent pas
22:45pendant des heures.
22:46Et c'est à un certain
22:47moment où ça risque
22:48de devenir
22:49effectivement très
22:53extrêmement difficile.
22:54À ce moment-là
22:54les forces de l'ordre
22:55interviennent.
22:56Mais on ne filme
22:56jamais ce qui se passe
22:57avant.
22:58Les sommations,
23:00le fait que les forces
23:01de l'ordre restent calmes,
23:02non,
23:03ça n'a jamais filmé.
23:03C'est une certitude
23:04mais il a tenté
23:06les défendre.
23:07Les forces de l'ordre.
23:08Bon,
23:09messieurs,
23:09dames,
23:10Marine Le Pen,
23:10elle promet 140 milliards
23:13d'euros d'économie
23:13d'ici 2032
23:15tout en finançant
23:16au moins 30 milliards
23:17de baisses d'impôts.
23:19Elle veut ramener le déficit
23:20sous 3% du PIB
23:21en 2030,
23:22réduire les dépenses publiques
23:24sous 50% du PIB
23:26et puis inscrire
23:26une règle de réduction
23:27du déficit
23:28dans la Constitution
23:29après un référendum.
23:31Bon,
23:32alors on n'est pas obligé
23:32d'y croire
23:33mais ça serait bien,
23:34c'est sûr,
23:34dans un monde idéal.
23:35J'ai entendu
23:36beaucoup de critiques
23:37ce matin,
23:37elle sous-estime
23:38en gros la dépense
23:40et surestime
23:41les économies.
23:42Philippe Doucet.
23:44Oui,
23:44il y a tout ça
23:44mais là,
23:45on est dans la pensée magique.
23:46Il y a plein de sujets.
23:47J'en prends un seul.
23:48La question de l'Europe.
23:50En gros,
23:50on donne la contribution
23:51de la France
23:52à l'Union Européenne,
23:53c'est un peu moins
23:53de 30 milliards.
23:54Elle dit,
23:55nous,
23:55sur 30,
23:56on va arrêter
23:58d'en donner 30,
23:59on va en donner 10.
24:01On va reprendre 20.
24:02La réalité,
24:03c'est que nous,
24:04quand on donne 30,
24:04on récupère 20
24:05parce que l'argent
24:07à Bruxelles
24:07n'est pas mis dans un coffre.
24:08Donc,
24:08ça revient
24:09en France,
24:10les agriculteurs,
24:11etc.
24:12OK ?
24:12Nos territoires d'outre-mer.
24:149 milliards et demi
24:14pour l'APAC,
24:15en effet.
24:16Donc,
24:17quand on va dire,
24:19je ne sais pas,
24:19demain Marine Le Pen,
24:20elle arrive à Bruxelles
24:21à dire,
24:21Ursula von der Leyen,
24:23ma cocotte,
24:25sur 30,
24:26je ne t'en donne plus que 10.
24:27Et Ursula von der Leyen,
24:28elle dit,
24:28mais bien sûr,
24:29ma charme.
24:29Après,
24:30il y a d'autres pays
24:30qui l'ont fait quand même.
24:31Non.
24:32Le Royaume-Uni,
24:33notamment,
24:33c'est une question de négociation.
24:36La contribution,
24:36elle est calculée comment ?
24:38C'est principalement
24:39sur la richesse
24:40de chaque pays.
24:41Donc,
24:41c'est la même clé
24:42pour l'Italie.
24:43Non,
24:44c'est la même clé
24:44de répartition sur la richesse.
24:46L'Allemagne,
24:47l'Italie,
24:48le Luxembourg,
24:49ce que vous voulez,
24:49c'est sur la même clé
24:50de répartition.
24:51Donc,
24:51ça a été calculé.
24:52Les Français ne donnent pas plus
24:53en proportion que les autres.
24:55Non,
24:55mais elle a dû réfléchir
24:56à ça quand même.
24:56Non,
24:57mais parce qu'en fait,
24:58c'est une logique de Frexit
24:59sans le dire.
24:59La réalité,
25:00c'est qu'à un moment donné,
25:01quand on dit ça,
25:02les autres,
25:02ils vont pas dire,
25:03mais bien sûr,
25:04ma brave dame,
25:04on est d'accord,
25:05vous donnez trop,
25:06on va vous rendre l'argent
25:07et on va pas bouger.
25:08Vu notre situation économique,
25:09en effet,
25:09Sophie a raison,
25:10on peut peut-être
25:11essayer de négocier quand même.
25:12D'accord.
25:13On va être sous contrôle
25:14de la BCE assez rapidement.
25:15Non,
25:16mais on va aller
25:17essayer de négocier,
25:18mais c'est comme pour un mariage,
25:19pour négocier,
25:19il faut être deux.
25:20Donc,
25:20du coup,
25:22j'aimerais bien voir
25:22pourquoi les autres pays,
25:24alors qu'on est,
25:25par exemple,
25:25la politique agricole commune,
25:26on est un des principaux,
25:27on est un pays
25:28qui touche de l'argent
25:29pour la petite agricole commune.
25:31Alors qu'il y a plein de pays
25:31qui aimeraient bien
25:32qu'il y ait moins d'argent
25:33pour la petite agricole commune
25:34pour les agriculteurs français.
25:35Donc ça,
25:36ça s'appelle
25:36ce donné de bâton
25:37pour se serbattre.
25:38Donc ça,
25:38c'est on est dans l'illusion.
25:3858% du fonds européen,
25:40c'est vrai,
25:40la BACA,
25:41c'est beaucoup.
25:42Parce que derrière,
25:43il y a beaucoup de fonds
25:43pour la Réunion,
25:44pour Mayotte,
25:45pour la Martinique,
25:46la Götz.
25:46Ça,
25:46on verra bien.
25:47Je trouve
25:50cette présentation
25:51attristante.
25:51Pourquoi ?
25:52Je vais vous dire
25:53le fond de ma pensée,
25:54c'est qu'en 2022,
25:55il y a déjà eu ce débat
25:56avec les propositions économiques
25:58que tout le monde
25:59avait trouvé extrêmement faible
26:01de la part de Marine Le Pen.
26:02En 2024,
26:03dissolution,
26:04il y a un programme
26:06économique,
26:06entre guillemets,
26:07qui est présenté
26:08par le Rassemblement National.
26:09Tout le monde,
26:10encore,
26:10deux ans plus tard,
26:11dit,
26:12ben non,
26:12c'est d'une faiblesse extrême.
26:13Et en 2026,
26:15rebelote
26:16avec les questions budgétaires
26:19où la copie d'hier
26:21est stupéfiante.
26:23Stupéfiante.
26:24Vous faites les décomptes,
26:25rien ne va.
26:26Il y a 29 milliards par an
26:29sur l'immigration,
26:30elle annonce,
26:3121 milliards
26:32sur la réorganisation de l'État.
26:34Et les économies
26:35sont totalement sous-estimées.
26:37Donc,
26:37les 140 milliards,
26:38je suis désolé,
26:39il y a l'Institut
26:40de l'entreprise
26:41qui a fait une étude
26:41extrêmement approfondie
26:42dans la nuit
26:43qui est sortie ce matin
26:44qui démontre
26:45l'Institut de l'entreprise
26:46qui sont parfaitement objectifs.
26:48Ils prennent les comptes
26:49et ils font des additions
26:50ou des soustractions.
26:51Et bien,
26:51il y a à peu près,
26:52sur les 140 milliards,
26:54il y a à peu près
26:55100 milliards,
26:5625 milliards
26:57qui sont juridiquement
26:59impossibles,
27:00juridiquement impossibles,
27:01et 75 milliards
27:03qui sont impossibles
27:05politiquement.
27:06Voilà.
27:07Donc,
27:07si vous voulez,
27:07ça fait sur les 140 milliards,
27:09il y a déjà 100 milliards
27:10qui sont remis en cause.
27:12Bon,
27:12c'est pas sérieux.
27:13Qu'est-ce que vous voulez
27:13que je vous dise ?
27:13Vous êtes d'accord,
27:14Sophie de Menton ?
27:15Intitude de l'entreprise,
27:17ça doit vous inspirer, ça ?
27:18D'abord,
27:19quand on se met
27:20à manier les chiffres,
27:21bon,
27:22voilà.
27:24Non,
27:24mais c'est vrai
27:24que ça paraît énorme.
27:25Je pense qu'elle a fait,
27:27il y a un effort,
27:28il y a un effort
27:29de normalisation
27:30du Rennes
27:31qui dit,
27:32en tout cas,
27:33qu'il faut baisser
27:34absolument les dépenses
27:35de l'État
27:36et qu'ils ne veulent pas
27:36augmenter les impôts.
27:38C'est agréable
27:38à entendre.
27:40Bon,
27:40maintenant,
27:41oui,
27:42elle a très fermement dit
27:43qu'elle n'augmenterait
27:44pas les impôts
27:45et les Français
27:45ne peuvent plus supporter.
27:46Elle les baisserait
27:47même 30 milliards.
27:47Mais qu'elle les baisserait,
27:48alors on n'en est pas là.
27:49On est tous pour.
27:50Écoutez,
27:51soyons sérieux,
27:52Sophie,
27:52un peu 30 secondes,
27:53il faut prendre la copie
27:55dans l'ensemble.
27:55Oui,
27:56mais je la prends
27:56la copie dans l'ensemble.
27:57Quand elle nous dit
27:58qu'elle veut rétablir
27:58la retraite à 62 ans,
28:00c'est très bien
28:00que ça va coûter 30 milliards.
28:02Et même vous,
28:03qui êtes chef d'entreprise,
28:04soyons sérieux.
28:05Je suis archi-contre.
28:07La taxation
28:09sur les acquisitions d'actions,
28:11où elle pense
28:12qu'elle va gagner
28:1211 milliards.
28:13Je n'ai pas vu ça.
28:13Bah si,
28:14sur les rachats d'actions,
28:20un volume
28:21de bien
28:22sur les rachats d'actions
28:23complètement déroule.
28:23L'impôt sur la fortune financière
28:25qui va remplacer
28:26l'impôt sur la fortune immobilière,
28:27mais qu'est-ce que c'est
28:28que ce truc ?
28:28Le train de vie de l'État.
28:29Moi, je suis pour.
28:31Le train de vie de l'État,
28:33elle veut absolument
28:34le baisser considérablement.
28:36Et ce qu'elle dit
28:37n'est pas idiot.
28:38Mais,
28:38le train de vie de l'État,
28:39ça ne tient pas la route.
28:42On peut discuter
28:42sur le train de vie de l'État.
28:44Le problème,
28:44c'est qu'elle veut faire ça
28:45en 18 mois.
28:46Donc, demain,
28:47allez au pouvoir.
28:48Qu'est-ce que vous faites
28:48sur le train de vie de l'État
28:49qui a un impact tout de suite ?
28:51On dit, voilà,
28:51l'empilement
28:52des collectivités locales.
28:54Donc,
28:54on supprime les départements,
28:56on supprime les régions,
28:57on supprime les intercommunalités.
28:58Et donc,
28:59tous ceux qui sont dedans
28:59vont en faire quoi ?
29:00Millefeuille territoriale.
29:02Si elle s'attaque
29:02au millefeuille territoriale.
29:03D'accord,
29:04ça sert très bien.
29:05Allez,
29:05le millefeuille territoriale,
29:06qui est un gâteau à la crème,
29:07qui revient tout le temps.
29:08On supprime quoi ?
29:09C'est vrai.
29:16Les migratoires,
29:17à un moment donné,
29:17il y a peut-être des économies,
29:19etc.,
29:19mais à un moment donné,
29:20vous pouvez...
29:20C'est totalement surévalué.
29:21Enfin,
29:22ça se voit bien.
29:23On fera peut-être
29:24quelques économies,
29:25mais pas de l'ordre
29:26de 30 milliards d'euros.
29:27Et moi,
29:27je trouve que le chiffon rouge,
29:29c'est quand même
29:29le fait que,
29:30malgré tous les conseils,
29:32malgré tous les avertissements
29:34de chefs d'entreprise,
29:35des organisations professionnelles,
29:37en disant
29:38je maintiens,
29:40je reviens
29:41à l'âge de la retraite
29:42à 62 ans,
29:43et tous les instituts,
29:46ça ne marche pas.
29:47Je suis désolé,
29:48ça ne marche pas.
29:48A priori,
29:48si on a bien compris,
29:49il y a un petit piège,
29:50c'est qu'un peu changer
29:50la règle du trimestre.
29:51Oui, absolument.
29:52Attendez, attendez.
29:53Olivier, bonjour.
29:55Vous nous appelez de Paris.
29:57Alors,
29:57est-ce que vous l'avez trouvé crédible,
29:58vous Marine Le Pen ?
30:00Eh bien, écoutez,
30:01non,
30:01et comme je ne suis pas
30:02hyper doué en économie,
30:05j'ai demandé à des amis
30:06qui étaient chefs d'entreprise,
30:06Vous n'êtes pas le seul.
30:09C'est très compliqué,
30:10vous balancez des chiffres
30:11toute la journée.
30:12C'est ça, voilà.
30:13Donc, j'ai demandé
30:13à ma Sophie de Menton à moi,
30:15parce que je connais quelqu'un
30:15qui a une boîte pas très loin,
30:18en lui disant,
30:19voilà,
30:19qu'est-ce qui te paraît
30:21crédible ou pas là-dedans ?
30:22En gros,
30:23tous les gens dans mon plateau
30:24qui expliquent que ça ne va pas
30:25être une partie de plaisir
30:26et que ça ne marchera pas,
30:27c'est ce qu'elle a dit elle aussi.
30:30Et en élargissant un petit peu plus,
30:32je connais plein de gens de droite
30:34qui sont prêts à voter Marine Le Pen
30:36pour toutes les raisons
30:39droitières régaliennes,
30:41remises en état de l'ordre,
30:43verticalité du système, etc.,
30:44qui disent,
30:45mais moi,
30:45ça m'embête.
30:47Il ne se passe pas comme ça,
30:48mais il dit,
30:48ça m'embête de voter Marine Le Pen,
30:50non pas pour des questions morales,
30:51mais pour justement
30:52ces questions économiques
30:53qui se trouvent franchement rouge,
30:54et pour lesquelles les gens disent,
30:56mais là, moi,
30:56je pourrais bien voter Le Pen ce coup-ci,
30:58mais économiquement,
30:58elle me fait peur.
30:59Ce n'est même pas moralement.
31:01Non, on est d'accord.
31:01Ce n'est pas sur la partie du rigadien,
31:03ce n'est pas sur la partie
31:04de la gestion de l'immigration,
31:05c'est sur la partie de l'économie.
31:08Et par extension,
31:09si vous me laissez 30 secondes de plus,
31:11je vous pose une question au plateau.
31:13Moi, je suis vieux maintenant,
31:14j'ai 60 ans,
31:15donc je peux faire un peu
31:16le vieux C.O.N.
31:16de l'émission,
31:17mais je trouve que dans ce pays
31:20depuis Mitterrand,
31:20on ne compte plus.
31:21On ne compte plus les choses,
31:23on ne prévoit plus.
31:23Et juste un calcul
31:24fait à la hache comme ça,
31:26quels que soient les gens
31:27qui sont compris
31:29dans le mot immigration,
31:30on nous dit 500 000 personnes
31:31qui arrivent légalement chaque année,
31:33à peu près 150 000 illégales,
31:35il y a un solde de départ
31:36d'une centaine de milliers
31:37sur les légaux,
31:38mais peut-être que les illégaux restants,
31:39ça neutralise ce départ.
31:41En gros, 500 000 personnes par an,
31:43sur 10 ans,
31:43ça fait 5 millions,
31:44sur 20 ans,
31:45il n'y avait peut-être
31:45pas les mêmes flux,
31:45on arrive à 7 millions
31:46et demi.
31:47Ça ne compte pas là-dedans
31:48les soldes d'essai,
31:51naissance de Français locaux.
31:53Le regroupement familial ?
31:56Non, non,
31:56je parle juste
31:57de la partie
31:58des personnes qui naissent
31:59dans ce pays avant,
32:00et puis les personnes âgées
32:01qui vivent plus longtemps.
32:02Bref,
32:03en 20 ans,
32:04on a fait rentrer
32:05peut-être 7 millions
32:05et demi de personnes
32:06dans le pays,
32:06sans compter
32:07l'allongement de vie
32:08des personnes
32:09qui vivaient sur place,
32:10et on s'étonne
32:11de ne pas avoir
32:11assez de logements.
32:12Vous voyez,
32:12juste sur cette question-là,
32:14vous faites rentrer
32:1510% ou 15%
32:16du solde migratoire
32:18en plus des gens
32:18qui sont au local.
32:19On passe de 60 à 70 millions
32:21ou de 50 à 60.
32:22Encore une fois,
32:22que ce soit des Italiens,
32:23des Américains
32:24ou des gens d'Afrique du Nord,
32:25dont mon médecin
32:26que j'adore,
32:27donc c'est vraiment
32:27ce n'est vraiment pas
32:28une question de racisme.
32:30Mais on ne compte plus.
32:31On fait rentrer
32:318 millions et demi de gens
32:32sur 20 ans,
32:33c'est plus que la raison
32:34de la réunion.
32:35Certains vont dire
32:35qu'on a besoin
32:36de main-d'oeuvre,
32:37mais là,
32:38vous venez de lancer
32:39un grand débat.
32:39Monsieur,
32:40vous avez raison,
32:40mais ça,
32:41ça suppose de faire
32:42d'abord que l'État
32:42retrouve son rôle
32:44organisateur et planificateur.
32:45Qu'est-ce qui s'est passé
32:47dans les années 60,
32:49c'est qu'à ce moment-là,
32:50on a fait de la planification
32:51sur les logiques d'habitat.
32:52On a sorti des villes nouvelles,
32:54on a fait des ZUP,
32:55on peut être d'accord,
32:56pas d'accord,
32:56mais à la fin,
32:57il y a eu une construction
32:58parce que la crise du logement
32:59qu'on vit aujourd'hui,
33:00elle a existé
33:00après la seconde guerre mondiale
33:01de manière dramatique
33:02jusque dans les années 60.
33:04Donc à un moment donné,
33:04on a construit
33:05et on a construit,
33:06on a planifié.
33:07De l'ouvrier en Ile-de-France,
33:08c'est celui qui a organisé
33:09tout le développement
33:10de l'Ile-de-France.
33:10Aujourd'hui,
33:11on n'organise plus rien.
33:12Donc, effectivement,
33:13les gens,
33:13ils arrivent et il y a
33:14le manque de construction.
33:15On planifie tout,
33:15on n'a aucune place
33:17de liberté.
33:18Oui, d'abord,
33:19on a mal planifié.
33:21Le plan était catastrophique,
33:23il n'y a qu'à voir
33:23même récemment.
33:24Elle s'y attaque d'ailleurs
33:25au logement Marine Le Pen.
33:27Qu'on laisse de la liberté
33:28de construire.
33:29Je crois qu'au lieu
33:30de planifier,
33:31il faut redonner la liberté.
33:33Pour construire un immeuble
33:34ou n'importe quoi en France,
33:35on met trois ans de plus
33:36que dans les autres pays.
33:38Donc, je crois
33:38qu'il y a une liberté
33:40à libérer,
33:40un souffle de libéralisme
33:41à mettre en place.
33:43Et d'ailleurs,
33:43je ne sais pas
33:43ce qu'elle a proposé
33:44parce qu'elle a parlé
33:46évidemment du logement
33:46Marine Le Pen.
33:47Oui, alors ça c'était
33:47une autre conférence de presse
33:48mais effectivement,
33:49elle veut faire des économies.
33:50Mais sur ce qui a été dit hier,
33:52moi, ce qui me frappe,
33:53je l'ai dit en introduction,
33:54c'est qu'elle n'a tiré
33:55aucune leçon
33:56de l'échec de 2022
33:57et de l'échec de 2024.
33:59Alors moi,
34:00je voyais des observateurs
34:01qui l'a trouvés plus crédibles.
34:02Elle était un peu plus crédible.
34:04Un peu plus,
34:05mais oui,
34:05mais elle devrait être
34:06totalement crédible.
34:07Et puis,
34:07il y a dit maintenant
34:07que Bardella est discrédité
34:08parce que Bardella,
34:09c'était l'espoir.
34:10On est totalement crédible
34:11et l'interlocuteur
34:12que vous avez entendu
34:13a parfaitement raison.
34:15Il le dit,
34:16il y a un certain nombre
34:16de gens de droite
34:17qui sont...
34:19C'est vrai de le souligner
34:20parce que c'était
34:20vous le second entendre.
34:22C'est en tout cas
34:23extrêmement dubitatif
34:23sur la partie
34:25programmatique économique.
34:26On marque une pause.
34:27On se retrouve
34:28dans quelques instants
34:29pour la dernière partie,
34:30notre dernier débat.
34:31On parlait de la colère lycéenne.
34:33On a vu beaucoup
34:33de drapeaux palestiniens
34:34dans ces cortèges
34:36et même des lycéens
34:37qui chantaient des chansons
34:39à la gloire de Mohamed Mera.
34:41Ça nous amène
34:41aux commémorations
34:43du 7 octobre,
34:44les 3 ans.
34:44Est-ce qu'il y a une montée
34:45de l'antisémitisme en France ?
34:46Les chiffres le montrent,
34:48le prouvent.
34:48Est-ce que c'est normal
34:49que la France ne protège pas assez
34:51ses citoyens français ?
34:52Est-ce qu'en tout cas
34:52vous avez ce sentiment ?
34:530800 26 300 300.
34:5610h midi,
34:57Sud Radio,
34:58à vous de le dire,
35:00Stéphanie Demiru.
35:01À vous de dire,
35:01dernière partie
35:02avec Sophie de Menton,
35:03Philippe Doucet,
35:04Jérôme Dubu.
35:05On parle des commémorations
35:07du 7 octobre de 3 ans
35:09alors que la montée
35:10de l'antisémitisme
35:12fait rage en France.
35:13Est-ce que les citoyens juifs
35:14se sentent protégés ?
35:16Manifestement non.
35:17Il y a une augmentation
35:17de 40% des alliards,
35:19ces juifs,
35:20qui décident de partir
35:22en Israël.
35:24Écoutez ce que disait
35:25Jérôme Getsch ce matin
35:26sur Sud Radio.
35:27Il n'oublie pas
35:28le 7 octobre
35:29qui est pour lui
35:29une meurtrissure.
35:30Je n'oublie pas
35:31ce 7 octobre 2023.
35:33Vous l'avez dit,
35:34un pogrom,
35:35des massacres,
35:37de masse.
35:37Moi, j'ai visité
35:39certains des lieux
35:40martyrs en Israël.
35:42Les conséquences
35:43pour la société
35:45israélienne
35:46elle-même.
35:47Je n'oublie pas,
35:48évidemment,
35:49la guerre
35:49qui a été déclenchée
35:50derrière
35:51et la meurtrissure
35:52de voir que
35:53pour contenir,
35:56neutraliser le Hamas
35:57qui était légitime,
35:59il y a eu
36:01l'asphyxie,
36:02les bombardements,
36:03les crimes commis
36:04à Gaza
36:05et puis la poursuite
36:06de la colonisation
36:07en Cisjordanie.
36:08Mais j'invite
36:09à comprendre
36:11qu'il n'y a pas
36:12de solution
36:14sans,
36:14et là,
36:15ça revient à la question
36:16que vous posez,
36:17sans la nuance nécessaire.
36:18Il faut que
36:19la guerre s'arrête.
36:22C'est intéressant
36:22et c'est aussi intéressant
36:24ce qu'il disait après
36:24parce qu'il disait
36:26en fait,
36:26on ne peut plus
36:26avoir la nuance.
36:28Dès qu'on est sur
36:29ce sujet
36:29du conflit israélo-palestinien,
36:32c'est terrible quoi.
36:33Il y a des drapeaux
36:33palestiniens d'un côté,
36:35ça ne veut pas dire
36:36qu'on est antisémite
36:36mais en même temps,
36:37le sujet est devenu impossible
36:38en France,
36:39Sophie de Monta.
36:40Alors,
36:40il est impossible,
36:41c'est dramatique
36:41parce que c'est très intéressant
36:42que vous parliez de nuance
36:43mais il n'y a pas un sujet
36:45où on peut être nuancé.
36:46C'est extraordinaire,
36:48même sur un plateau
36:48de télévision,
36:49tout d'un coup,
36:50moi ça m'arrive de dire
36:50oui au fond,
36:51vous avez raison là-dessus.
36:52Et là,
36:53on me regarde,
36:54j'ai trahi,
36:55qui suis-je,
36:56pourquoi ?
36:57Or,
36:57la nuance est essentielle.
36:59La nuance,
37:00on ne peut pas être caricaturale.
37:01Alors,
37:03il y a une nuance
37:03parce qu'il y a ceux
37:04qui se déclarent
37:05anti-palestiniens,
37:06ceux qui se déclarent
37:10anti-Nathaniaou,
37:11il y a ceux
37:11qui sont carrément
37:13antisémites
37:13de toute façon
37:15et donc,
37:16c'est épouvantable.
37:17On a eu des crimes
37:18des deux côtés,
37:19c'est épouvantable.
37:20Moi,
37:20j'avoue que je ne suis pas
37:21du tout nuancé
37:21sur ce sujet.
37:22J'ai mes positions
37:23qui sont la défense
37:24de l'État d'Israël,
37:26coûte que coûte
37:26et mordicus.
37:28Tu disais quoi ?
37:28Je n'ai pas entendu.
37:29Je dis que je suis
37:30pour la défense
37:30de l'État d'Israël,
37:31coûte que coûte
37:32et mordicus
37:32et je pense que
37:33si on avait baissé
37:34la garde
37:34à un certain moment,
37:35notamment au début,
37:36en 1940,
37:37s'ils avaient baissé
37:38la garde,
37:39il n'y aurait plus
37:39d'État d'Israël
37:40aujourd'hui.
37:48Absolument,
37:48je ne sais pas très bien
37:48comment on peut
37:49être nuancé.
37:49Non, moi je vois
37:49la nuance
37:50dans l'antisémitisme français.
37:52Je vois la nuance
37:53et je pense que
37:55historiquement,
37:56si on avait été nuancé,
37:57il n'y aurait plus
37:58d'État d'Israël
37:59aujourd'hui.
38:00On dit en ce moment
38:01en France
38:02l'antisémitisme français,
38:03je ne parle pas d'Israël.
38:04Je dis que là,
38:05c'est une espèce
38:06de bouillon en France.
38:09Ah oui,
38:11mais...
38:11Il n'y a pas
38:11qu'en France, Sophie,
38:12le parti vert anglais
38:14vient de voter
38:15une motion,
38:17parti vert anglais
38:17qui est en train
38:18de progresser,
38:19qui est en train
38:19de manger le lait beurre.
38:20Je ne sais pas
38:20si vous avez vu
38:21les derniers résultats.
38:22Oui, enfin bon,
38:23il y a un certain nombre
38:24de circonscriptions
38:25qui vont gagner.
38:26C'est quand même
38:26une première en Angleterre.
38:28Il n'y a pas
38:28de parti vert au Parlement.
38:30Quatre députés,
38:31ils ont quatre députés.
38:31Mais ils vont en avoir
38:32plus la prochaine fois.
38:33Eh bien,
38:34le parti vert anglais
38:35vient de voter une motion
38:36en disant que le sionisme
38:38était une forme de racisme.
38:39Oui,
38:39c'est ce qu'a voulu faire
38:41au revoir
38:41Caroline Yadant
38:42avec la loi
38:43pour les nouvelles formes
38:44de l'antisémitisme.
38:45Vous avez vu,
38:46ça ne s'est pas passé.
38:47Vous ne pouvez que
38:47vous y opposer.
38:48C'est très compliqué.
38:49On ne peut que s'y opposer.
38:50La difficulté,
38:51par exemple,
38:51de la position,
38:52on peut être pour
38:53qu'il y ait un État d'Israël.
38:54La difficulté
38:55que tu as aujourd'hui
38:56sur la nuance,
38:57parce qu'il y a des sujets
38:58où on peut être
38:59un peu dans la nuance,
39:00le sujet qu'on a là aujourd'hui,
39:02c'est qu'il n'y a pas
39:02grand monde
39:02qui est sur la nuance.
39:03La réalité,
39:04c'est que la position
39:05d'Israël aujourd'hui,
39:06c'est qu'elle est seule
39:06contre tous.
39:07Mais à un moment donné,
39:09c'est quand même...
39:10Même aux États-Unis,
39:11même aux États-Unis,
39:12tout ça est en train de bouger.
39:13La réalité,
39:14c'est que tant qu'on n'arrive pas
39:15à avoir une solution
39:16avec deux États
39:18l'un à côté de l'autre,
39:19la guerre peut durer
39:20et elle va durer
39:21indéfiniment.
39:22Mais Nathaniel,
39:23on peut avoir des doutes quand même.
39:24Non mais le Hamas
39:25voulait l'éradication
39:26de l'État d'Israël,
39:27mais aujourd'hui,
39:28ce qui se passe
39:29en 6h en dernier,
39:30quand il y a des colons
39:30et quand il y a le gouvernement
39:32qui valide
39:32des colonisations sauvages,
39:34ça veut dire qu'à la fin,
39:35il n'y a pas d'État palestinien possible.
39:36Félix, nous ne savons pas
39:37que les Palestiniens
39:38n'ont pas du tout comparables.
39:40D'un côté,
39:41il y a eu une volonté
39:42de détruire l'État d'Israël
39:45en faisant à chaque fois
39:46des guerres.
39:46Je rappelle que les guerres
39:47ont été déclarées
39:49à chaque fois,
39:50non pas par Israël,
39:51mais par ses ennemis.
39:52Et Israël a réussi
39:53petit à petit
39:54à faire en sorte
39:55qu'un certain nombre
39:56de pays arabes
39:57ne soient plus ses ennemis.
39:58D'accord, mais demain...
39:59L'Arabie saoudite
40:00devient l'ennemi
40:01de l'État d'Israël.
40:02D'accord, mais tu règles
40:05parce qu'il faut des autres
40:06extrêmes-droites israéliens
40:07qui disent,
40:07en gros, ils ont le cas
40:08de tous partir où en Égypte
40:10ou en Jordanie ?
40:11Non, mais on est d'accord.
40:11Évidemment qu'il faut deux États,
40:13ça, on est tout à fait d'accord.
40:14Mais par exemple,
40:15le fait que Macron
40:16ait d'abord mis
40:17cinq conditions
40:18pour reconnaître
40:19l'État palestinien
40:20et puis que six mois plus tard,
40:21il reconnaît l'État palestinien
40:23sans qu'aucune
40:24de ces conditions
40:25ne soit remplie,
40:26c'est une capitulation totale.
40:29Mais aujourd'hui,
40:30tu ne condamnes pas
40:31par exemple
40:31toutes les colonisations sauvages
40:32que tu as aujourd'hui
40:33en six journées
40:33qui sont en train d'empêcher
40:34la création d'un État palestinien.
40:35Non, mais ça n'a rien à voir
40:36avec le 7 octobre.
40:37Il n'y a pas de pogrom
40:38en six jours d'année.
40:39Il ne faut pas exagérer.
40:40Je ne compare pas
40:40l'un et l'autre.
40:41Je te pose la question
40:42demain, tu fais comment
40:43pour la création
40:44d'un État palestinien
40:45qui est colonisation ?
40:46passer à où, quand même.
40:48Vous savez,
40:50Franck Jelloul me disait
40:51qu'il était finalement
40:51assez populaire
40:52que les Israéliens
40:54de moins en moins.
40:56Les Israéliens vont voter
40:57dans trois semaines, on verra bien.
40:58C'est sûr qu'on pourrait y passer
41:00cinq heures, malheureusement.
41:01On a pris ce débat un peu tard.
41:02Et encore, on n'a rien résolu
41:03au bout de ce moment.
41:03Ah non, ça c'est sûr.
41:04Bonjour mon cher
41:05Périco Légas.
41:06Mais oui, prenez-la.
41:07Prenez-la, prenez-la.
41:07Je vous en prie.
41:08Je vous réjouis de traiter
41:08des choses parce que mon humeur
41:09s'intitule, c'est en France
41:10que l'appeler.
41:11C'est le moins bien refermé
41:12pour les 7 octobre 2003.
41:13Ah ben écoutez, cette transition
41:14est toute trouvée.
41:15Elle ne va pas se refermer
41:16tout de suite et vous m'avez
41:16donné des arguments.
41:17J'ai compris que même
41:18elle ne s'est refermée
41:19dans aucun pays européen.
41:21Nous allons parler cancer,
41:23intelligence artificielle,
41:24alimentation avec le professeur Kayat,
41:26surtout l'intelligence artificielle.
41:27Va-t-on devoir confier
41:28notre santé à un ordinateur
41:29qui nous dira
41:30vous allez mourir le 22 janvier
41:322027 à 11h33.
41:34Voilà, donc profitez-en
41:34d'ici là.
41:36Mais c'est ce que vous promet
41:36l'intelligence artificielle.
41:37Donc, comme dit docteur Kayat,
41:39un bon médecin, c'est bien.
41:41Un médecin bon qui vous accompagne
41:42dit mais non, c'est encore mieux.
41:43Et puis, à midi 10,
41:44on se posera la question
41:45à la République
41:46doit-elle serbonner les parents ?
41:47Est-ce qu'un préfet
41:48peut donner la leçon ?
41:49Oui.
41:50La leçon de civisme ?
41:50Oui, et nous aurons
41:51Pierre Gentilet, avocat
41:53et enseignant,
41:54plutôt un peu conservateur,
41:55face à Nathalie Théo,
41:56président de la Ligue des Trois Nommes,
42:00un débat animé.
42:01Je m'assurerais
42:02que l'attention monte
42:03parce que si on est sur
42:04ceux de radio,
42:05c'est le parlant vrai.
42:05On ne va pas atténuer
42:06les clivages.
42:07Non, non, au contraire,
42:07ça serait un débat très réel.
42:08On vous écoute à midi,
42:09mon cher Perico,
42:10dans 4 minutes.
42:11Voilà, jusqu'à midi
42:11à 14h.
42:12Bien sûr.
42:13Je vais toujours chercher
42:13l'information là où elle n'est pas.
42:15Chez nous aussi,
42:16elle y est, j'espère.
42:17Encore plus que chez moi.
42:18Allez, mais non,
42:19on est à égalité.
42:20Demain, 10h,
42:20je n'ai plus de voix, ça y est.
42:22On se retrouve à 10h
42:23jusqu'à midi demain
42:24et bonne émission, Perico.
42:25Merci, Stéphanie.
42:26Merci, Stéphanie.

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