00:00Annalise et Cappellini, vous nous emmenez ce matin à Annalisa en Arabie Saoudite.
00:04L'Arabie Saoudite qui cherche à mobiliser de nouveaux alliés militaires pour combattre les rebelles outils du Yémen.
00:09C'est le sujet à la une de toute la presse internationale.
00:12Oui, parce que le conflit se poursuit et les outils continuent de frapper le territoire saoudien,
00:16notamment les aéroports. C'est ce que raconte ce matin le Wall Street Journal.
00:20Deux aéroports ont été frappés, l'aéroport de Riyad, la capitale, et l'aéroport de Abba, dans le sud du
00:25pays.
00:25Et d'ailleurs, les outils ont prévenu toutes les compagnies aériennes de ne plus survoler l'Arabie Saoudite,
00:31sauf les villes saintes de la Mecque et de Médine.
00:33Donc c'est dans ce contexte-là que les Saoudiens essayent d'aller mobiliser leurs alliés,
00:38à commencer par la Turquie et par le Pakistan.
00:40C'est le Financial Times qui le raconte ce matin.
00:43Les trois pays ont activé leur pacte de défense, qui a été signé au mois d'août.
00:48Ça veut dire qu'une attaque contre l'un de ces trois pays est considérée comme une attaque contre tous
00:53les autres.
00:53Donc il faudrait fournir une alliance militaire.
00:56Attention, quand on parle d'alliance militaire, ça ne veut pas dire forcément participer au conflit.
01:00Il peut s'agir, par exemple, d'envoyer des troupes et ça serait précieux pour les Saoudiens.
01:04D'ailleurs, et c'est une information d'Axios qu'on a ce matin,
01:07les Saoudiens discutent avec les Syriens en même temps.
01:10Les Syriens qui pourraient envoyer entre 10 000 et 20 000 soldats au Yémen pour soutenir les forces pro-saoudiennes.
01:17Selon Axios, la question aurait été abordée mardi pendant une rencontre entre Mohamed Ben Salman,
01:22qui est le prince héritier saoudien, et Ahmed Al-Shara, le président syrien.
01:26Direction aussi ce matin avec vous, Annalisa, les États-Unis,
01:29où la Chine est soupçonnée d'avoir infiltré les plus grands laboratoires américains d'intelligence artificielle.
01:34Oui, c'est une accusation assez spectaculaire.
01:36Qu'en rapporte ce matin le South China Morning Post ?
01:39C'est en tout cas ce qu'affirme Jacob Coxon.
01:41C'est un ancien chercheur qui a travaillé chez OpenAI et Anthropik,
01:45qui a démissionné de façon spectaculaire il y a quelques semaines.
01:48Et bien selon lui, il y a 90% de chances que des espions chinois soient déjà présents au sein
01:55de ces entreprises.
01:56Alors il dit qu'il n'a pas de preuves, en tout cas ça traduit une inquiétude côté américain.
02:01C'est que même si les États-Unis sont en avance,
02:04prennent une avance considérable dans l'intelligence artificielle,
02:07et bien les Chinois pourraient les rattraper très très rapidement.
02:10Surtout que la Chine investit massivement.
02:12Il faut lire ce matin le Financial Times,
02:14qui a un leurreportage en Mongolie intérieure.
02:17Ça se trouve au nord de la Chine.
02:19Et bien la Mongolie intérieure est devenue le moteur des vastes ambitions chinoises en matière d'IA.
02:23Je cite le Financial Times.
02:25C'est là que Pékin construit énormément de centres de données.
02:29Pourquoi ? Parce que les terrains sont bon marché,
02:31parce que l'électricité est abondante,
02:33et parce qu'il fait froid.
02:34Et donc les coûts de refroidissement des centres de données sont relativement bas.
02:38Tout ça alors qu'aux États-Unis, l'accès à l'électricité est devenu un frein au développement des centres
02:43de données.
02:44Donc peut-être que c'est sur ça que la Chine peut aussi dépasser les États-Unis.
02:48Un mot aussi, Annalisa, des soupçons de peste en Russie qui inquiètent la communauté internationale,
02:52et que scrute la presse internationale.
02:53Oui, alors vous vous en trouvez partout dans la presse internationale ce matin.
02:56Je vous ai préparé le Guardian, mais vraiment, il y en a partout.
02:59Qu'est-ce qui s'est passé en Sibérie, donc en Russie ?
03:03Une chercheuse de 28 ans est morte la semaine dernière,
03:06seulement deux jours après avoir présenté des symptômes qui ressemblaient à ceux d'un rhume.
03:11Elle travaillait dans un institut de recherche spécialisé dans la peste.
03:15Et il y a plusieurs médias russes aujourd'hui qui parlent d'une possible contamination accidentelle dans son laboratoire.
03:21Alors pour l'instant, les Russes démentent tout lien avec la peste.
03:25Ils affirment que la femme est morte d'une pneumonie dont l'origine reste inconnue pour l'instant.
03:30Évidemment, ce qui intrigue, ce sont les mesures prises par la Russie après sa mort.
03:35Le laboratoire a été placé en quarantaine.
03:37Des employés y ont été confinés pendant trois jours.
03:40Et l'immeuble où elle vivait a été désinfecté.
03:43Voilà, tout ça est relativement inquiétant.
03:46Surtout que l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, demande des explications à Moscou.