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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 06 novembre 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, ce bilan très lourd après cet accident de car tôt ce matin dans Lens,
00:15sur la commune de Lens, deux morts, un mineur et un jeune qui venait d'avoir 18 ans.
00:2216 personnes ont été blessées, 3 sont toujours dans un état grave.
00:27Le car qui a fait une sortie de route pour une raison encore inconnue.
00:32Écoutez les premières explications du maire de la commune, Yves Christin, qui était l'invité d'RTL midi.
00:37J'ai constaté un bus qui avait manifestement traversé la route dans un endroit où il y a une légère
00:44courbe,
00:44mais où on ne constate pas de difficultés majeures.
00:47Et ça, il faut laisser l'enquête, puisque en ce moment-là, nous avons la gérard-merie qui entend tous
00:52les impliqués.
00:53Donc, ce matin, la chaussée a été humide, mais on ne constate pas a priori comme ça de traces de
00:59dérapage.
01:00L'impression qui est donnée, c'est que le véhicule est allé d'abord traverser la route,
01:03puis ensuite s'est couché dans le fossé et malheureusement a percuté un arbre, ce qui a provoqué les nombreux
01:09victimes.
01:09Il n'y avait pas de conditions météo particulièrement difficiles ?
01:12Non, on ne peut pas dire que les conditions étaient particulièrement défavorables.
01:15Pas d'explication, donc pour l'instant, vous l'entendez, le chauffeur du bus n'a pas pu, du car
01:20n'a pas pu être entendu pour l'instant par les enquêteurs.
01:23Il a été hospitalisé.
01:24Le ministre des Transports arrive à l'instant sur place.
01:29Dans l'actualité également, c'est lendemain de journée de manifestation.
01:34Les manifestations, syndicats et patronats se retrouveront lundi à Matignon pour une conférence sociale.
01:39Au cœur des discussions, bien sûr, la question des salaires et notamment la hausse du SMIC réclamée par les syndicats.
01:45100 euros de plus, demande ce matin sur RTL la CFDT.
01:48Est-ce que vous trouvez ça raisonnable ? Est-ce que 100 euros de plus, ça suffirait ?
01:53Ou au contraire, vous trouvez ça trop peu ou beaucoup trop ?
01:57Que vous soyez au SMIC, justement, ou chef d'entreprise, appelez-nous pour réagir.
02:03On vous attend au 3210 où vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
02:08Je voudrais aussi qu'on parle tabac avec ces chiffres que je vous donnais.
02:12Deux Français sur trois qui sont pour une interdiction de fumer aux terrasses, des bars, cafés et restaurants.
02:18Un sur deux pour une interdiction de fumer tout court dans la rue.
02:22Est-ce que vous trouvez ça normal ? Ça vous semble logique ?
02:24Là encore, vous réagissez, vous nous appelez au 3210.
02:27Et puis si vous avez arrêté de fumer, dites-nous comment vous avez réussi.
02:31Si vous essayez mais que vous échouez, là aussi ça nous intéresse, 3210.
02:35Donc encore, ou un message sur l'application RTL, la météo.
02:39La météo avec vous Marina Giraudot.
02:41Et on le disait, cette alerte orange qui est maintenue sur la Corse du Sud.
02:45Oui, pluie, inondations jusqu'à 16h.
02:47Alors ce n'est pas vraiment en raison des pluies qui tombent, mais plutôt des inondations et des crues en
02:51cours.
02:51La situation est encore critique, donc vigilance encore pour la Corse du Sud.
02:55Des averses moins nombreuses, mais il y en a encore en Corse, mais aussi sur la Provence-Alpes-Côte d
02:59'Azur.
03:00En remontant vers Ronal, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et même jusqu'à la Seine-et-Marne et Hauts-de
03:05-France.
03:05Sur ces régions-là, ça restera mieux à jeu avec ce risque d'averses.
03:08Partout ailleurs, vous avez un temps sec.
03:11Partagez entre nuages et éclaircies de l'ouest de l'île de France jusqu'au nord de la Loire.
03:15En revanche, au sud de la Loire, où vous aurez vraiment du soleil.
03:18Il va vraiment s'imposer en cours d'après-midi, puis les températures qui sont un peu fraîches par endroits.
03:23Seulement 7 degrés à Metz et à Strasbourg, au meilleur de la journée.
03:268 à Nancy, 9 à Lille, il ne fera que 10 à Nevers.
03:3011 à Grenoble et à Besançon, 12 au Mans et à Lyon, 13 à Paris, 15 à Limoges.
03:3517 à Marseille, Nice et Bastia, 18 à Biarritz et 20 à Ajaccio.
03:39Et alors pour ce week-end ?
03:40Alors ce sera calme déjà, très peu de précipitation.
03:44Demain, il y en aura quand même quelques-unes ponctuellement, du Cotentin au Boulonnais, vers le nord-est.
03:48Les Alpes-Maritimes et la Corse, mais sinon partout ailleurs, ce sera un temps sec.
03:51Mais beaucoup de grisaille le matin.
03:53Parfois, cette grisaille aura du mal à se dissiper.
03:55Elle se dissipera quand même samedi, de la Loire à la Bretagne, du Rhône en allant vers le nord des
04:00Alpes.
04:00Pour les autres, les nuages vont résister.
04:02Et dimanche, on remet ça, cette grisaille qui aura un peu de mal à se dissiper.
04:06Mais ce sera un peu mieux en allant vers l'ouest du pays.
04:08On retrouvera quand même un peu de soleil.
04:09Et puis de nouvelles pluies vont arriver autour du Golfe du Lyon.
04:13Peut-être un phénomène sévenol à venir pour la semaine prochaine.
04:16C'est encore un peu tôt.
04:17Et côté température, on va garder ce que l'on a eu en cette fin de semaine.
04:20C'est un peu fréquent encore.
04:21Merci beaucoup Marina.
04:2213h06.
04:24Jusqu'à 14h.
04:26Les auditeurs ont la parole.
04:28Amandine Bégaud sur RTL.
04:31Je suis commerçant.
04:33J'ai l'abattement Fillon quand je paye les gens au SMIG.
04:35Donc je paye 20 et quelques pourcents de charges.
04:37Et si je les augmente un euro de plus, je paye 40 et quelques pourcents de charges.
04:41La solution, elle est simple.
04:42Pourquoi on ne fait pas l'inverse ?
04:43Si je paye mes salariés au SMIG, je devrais payer 40 et quelques pourcents de charges.
04:49Et si je les payais bien plus que le SMIG, je ne devrais payer que 20 et quelques pourcents de
04:53charges.
04:53Au moins, tout le monde serait gagnant.
04:55Même l'État.
04:56Ce message, c'est celui de Thierry qui propose une option, en tout cas vu de son point de vue
05:03de chef d'entreprise,
05:04pour revaloriser les salaires.
05:06Je voudrais qu'on parle de ce SMIG.
05:09100 euros de plus, 100 euros de net.
05:11C'est ce que demandait ce matin sur RTL Marie-Lise Léon, la secrétaire générale de la CFDT.
05:17Est-ce que ça vous semble suffisant ?
05:19Est-ce que c'est trop ?
05:20Ça, c'est plutôt pour le point de vue des chefs d'entreprise.
05:23On va en débattre ensemble et on va commencer avec vous, Aude.
05:26Bonjour, Aude.
05:30Aude ?
05:32Alors, Aude.
05:35Aude, on ne vous entend pas.
05:38On va vous rappeler après pour essayer de vous trouver mieux.
05:43Thierry, bonjour.
05:44Oui, bonjour.
05:45Bonjour.
05:46Oui, on vient d'entendre votre message.
05:49Vous nous appelez d'où d'abord, Thierry ?
05:51Gérard Armé dans les beaufs.
05:52Très bien.
05:53Vous avez une entreprise, quel type d'entreprise ?
05:56Une brasserie-restaurant.
05:58Oui.
05:58Avec combien de salariés ?
06:017 hors saison et ça peut monter jusqu'à 17 en pleine saison.
06:04Ah oui.
06:05Et que vous payez au SMIC ?
06:08Alors, c'est ce que j'expliquais tout à l'heure à votre collaboratrice.
06:14En France, le problème, c'est que dès qu'on veut payer les gens, on ne peut pas parce qu
06:17'on nous taxe.
06:18Si vous voulez, pour vous expliquer, vous payez quelqu'un au SMIC, vous avez l'abattement Fillon.
06:21Donc, si vous payez quelqu'un un euro au-dessus du SMIC, vous perdez l'abattement Fillon, vous payez 40
06:25et quelques pourcents de charges.
06:26Et donc, c'est pour ça que beaucoup de salariés se retrouvent, j'allais dire, bloqués au SMIC.
06:31Ce n'est pas parce que le patron ne veut pas, mais c'est parce que ça lui coûte beaucoup
06:33plus cher.
06:34Alors, vous avez plusieurs solutions. Soit vous payez au Black, mais ça, ce n'est pas permis en France.
06:38Ou alors, vous faites les choses normalement, mais vous faites les choses selon le système.
06:43Donc, vous arrivez, vous payez au SMIC. Après, vous payez les premières heures supplémentaires à 10%.
06:49Et seconde heure supplémentaire à 20%. Vous offrez les repas, vous ne les déduisez pas.
06:54C'est que de la magouille au lieu de payer les gens correctement.
06:57Alors, comme je dis, moi, je n'arrive pas à comprendre pourquoi ce n'est pas le sens inverse.
07:02C'est-à-dire que tout patron qui paierait les gens au SMIC, on devrait leur s'appeler un maximum
07:05de charges sociales.
07:06Et celui-là qui donne une bonne rémunération à son personnel devrait avoir l'abattement Fillon.
07:12Et là, les choses rentreraient dans l'ordre.
07:14Les salariés cotiseraient à leur caisse sur leur vrai salaire et ainsi de suite.
07:18Et je n'arrive pas à comprendre.
07:19Vous avez raison, mais c'est assez malin comme système.
07:22Bien sûr, mais le bon sens.
07:26Les auditeurs, si c'est le cas, vous nous appelez au 3210 ou vous nous envoyez un petit message et
07:30puis on vous rappelle.
07:31Thierry, là, je reviens sur la proposition de la CFDT qui nous dit 100 euros de plus.
07:37J'imagine 100 euros de plus.
07:41Est-ce qu'on ne peut pas le combiner à un changement de règles sur l'abattement ?
07:45C'est-à-dire, le SMIC aujourd'hui, il est à 1477 euros net.
07:50On met 100 euros de plus net, donc ça fait 1577 euros net.
07:53Mais toujours avec ce même système d'allègement de charges et de cotisations pour les chefs d'entreprise.
08:00Ça marcherait, ça ou pas ?
08:01Si vous voulez, de toute manière, nous, l'abattement, on l'aura parce qu'il est basé sur le SMIC.
08:06Mais par contre, le salarié ne va pas être heureux.
08:08Parce que le salarié, vu qu'il va dépasser un plafond...
08:12Vous savez que moi, aujourd'hui, quelqu'un qui est au SMIC, si je lui offre 50 euros d'augmentation,
08:17il me le refuse.
08:18Pourquoi ? Parce qu'il perd l'APL, il perd la location familiale, il perd la prime pour l'emploi.
08:24Tout est calculé pour les gens en bas.
08:27Pour que les gens, voilà, aider, leur donner des aides, comme un agriculteur, comme tout ça, comme un commerçant, comme
08:34tout le reste.
08:35On leur taxe, on les taxe, on les taxe, et quand ils sont prêts à mourir, on leur donne des
08:39aides.
08:39Comme ça, c'est l'État qui nous tient.
08:43Ça vous est déjà rêvé d'avoir un salarié au SMIC qui vous dit, tiens, je peux t'augmenter de
08:4850 euros, et qui vous dit non, surtout pas ?
08:50Ben non, parce qu'autrement, il perd son APL.
08:52Si vous voulez un salarié au SMIC à 1 400, il va toucher 300 ou 400 euros.
08:55S'il a 50 euros d'augmentation, il passe à un palier supérieur, enfin, il ne rentre plus dans le...
08:59Et lui, il va perdre 300 euros, donc ça n'intéresse pas.
09:02Il va perdre la prime pour l'emploi, et tout ce qui se greffe au social, quoi.
09:07C'est le système qui veut ça, et le système est très mauvais.
09:11Et là, aujourd'hui, on parle de 50 euros, mais qu'est-ce que c'est 50 euros pour les
09:14gens aujourd'hui ?
09:15C'est l'augmentation d'un plan aujourd'hui.
09:18Alors ça, c'est la revalorisation qui est envisagée, et ce n'est même pas 50 euros, pour l'instant.
09:23Que l'on paye les gens qui travaillent, que l'on paye, que l'on rémunère...
09:27De mémoire, c'est 24 euros, pour l'instant, ce qui est envisagé.
09:31Thierry, restez avec nous.
09:32On a pas mal de témoignages de chefs d'entreprise comme vous.
09:35En revanche, je ne vous cache pas qu'on a peu d'auditeurs qui nous appellent directement concernés, d'auditeurs
09:41au SMIC.
09:42Si vous êtes dans cette situation-là, appelez-nous et dites-nous,
09:46parce qu'on a aussi envie de vous entendre.
09:48C'est bien d'entendre des chefs d'entreprise qui nous disent « mes salariés me disent ça ».
09:50Moi, je voudrais vous entendre directement.
09:5230 de 10, donc, ou un message sur l'application RTL, et on vous rappelle tout de suite.
09:56A tout de suite.
10:07Je pense pas que l'augmentation du SMIC soit une bonne chose.
10:11La meilleure chose à faire, ce serait de proposer à ceux qui le souhaitent, de repasser aux 39 heures, voire
10:20même 40 heures.
10:21Cet argent n'irait pas sur les comptes de livret, cet argent serait donc dépensé, générerait de la TVA pour
10:29l'État, et donc tout le monde serait gagnant.
10:32Le message de Patrick qui réagit donc à ce débat, faut-il ou pas augmenter le SMIC ?
10:38Et si oui, de combien la CFDT proposait ce matin sur RTL 100 euros net en plus ?
10:43Qu'en pensez-vous ? On est toujours avec Thierry qui est chef d'entreprise.
10:46Je voudrais qu'on accueille Agnès. Bonjour Agnès.
10:49Bonjour.
10:50Gérante d'entreprise également, bienvenue sur RTL, c'est la première fois que vous nous appelez.
10:55Oui.
10:56Une entreprise dans quel secteur Agnès ?
10:59Bâtiment, on est couvreur.
11:02Avec des salariés au SMIC ou pas ?
11:04Non, un peu. On doit en avoir un au SMIC, tous les autres sont largement au-dessus du SMIC.
11:12Quel regard vous vous portez en tant que chef d'entreprise sur ce débat ?
11:17C'est un problème de pouvoir d'achat.
11:22Si on augmente de 100 euros le SMIC, moi, ce n'est pas une obligation légale, mais pour garder l
11:29'écart de salaire, j'ai augmenté mes autres salariés de 100 ou 150 euros.
11:34Il est normal de garder cet écart par rapport à la qualification de chacun.
11:41Je vais donc avoir un coût de masse salariale plus important.
11:46Je vais donc augmenter mon prix final qui va impacter mes clients.
11:53Mais ça va être la même réflexion que va faire le boucher, le boulanger ou le charcutier.
12:00Et donc, ça fait qu'on va donner de la poudre aux yeux.
12:03Oui, il va y avoir une augmentation de salaire de 100 euros, mais le pouvoir d'achat réel ne va
12:10pas être augmenté.
12:11Qu'est-ce qu'il faudrait faire, d'après vous, Agnès ?
12:13Baisser les charges.
12:15Et baisser les charges, pas pour faire un cadeau aux entreprises.
12:19Sur un SMIG horaire, la différence entre le brut et le net est à peu près de 400 euros.
12:26Mais ces charges, comme on dit, et là je vais me faire un peu l'avocat du diable, Agnès,
12:30ces charges, elles servent à payer ces cotisations, que ce soit les cotisations patronales d'ailleurs ou salariales,
12:36elles servent à tout un tas de choses, notamment à notre système de sécurité sociale,
12:43les soins donc, mais aussi l'assurance vieillesse, toutes ces choses-là.
12:47Ça, je suis d'accord, je ne dis pas de toucher au niveau de l'assurance vieillesse,
12:51mais après, ça reste une opinion politique au sens large.
12:58On est des entreprises où on est en flux tendu au niveau de la main-d'œuvre.
13:04On ne trouve pas de main-d'œuvre.
13:06Pour ce bon d'entre nous, on est obligé de faire appel à de la main-d'œuvre étrangère,
13:11alors qu'on a des chômeurs en France.
13:14On serait un peu plus drastique au niveau des droits au chômage
13:18et de dire aux gens, l'aide sociale, c'est bien, mais il y a le travail qui existe.
13:23Et redonner une vraie valeur à la valeur travail,
13:28on arriverait peut-être à rééquilibrer les données
13:32et à favoriser ceux qui vont travailler, qui se lèvent tous les matins.
13:36Donc, valoriser, revaloriser le travail.
13:39Agnès, je voudrais vous faire échanger, Thierry, qui est également toujours avec nous,
13:44avec Virginie. Bonjour, Virginie.
13:46Bonjour, madame.
13:47Vous nous appelez d'où, Virginie ?
13:51De Ville-le-Marclé, un petit village entre Amiens et Abbeville, dans la Somme.
13:55Vous êtes hôtesse de caisse, au SMIC, je crois.
13:58Et c'est la première fois que vous nous appelez.
14:00En fait, vous avez été un peu révoltée par les propos de Thierry.
14:03Oui, écoute, expliquez-nous.
14:05Parce que, d'après M. Thierry, les SMICAR ne veulent pas être augmentés
14:09parce qu'autrement, ils perdent des aides.
14:10Donc, je suis SMICAR, moi, je n'ai aucune aide parce que je suis propriétaire.
14:14Donc, je n'ai pas d'allocation logement, je n'ai pas de prime d'activité
14:17parce que j'ai un conjoint et avec les revenus que, malgré tout, nous avons,
14:21nous dépassons de très peu pour avoir quelque chose.
14:24Donc, moi, une augmentation me serait d'une forte aide
14:29parce que je fais 62 km aller-retour pour aller travailler.
14:32Il me faut 80 litres de carburant par mois.
14:35Donc, faites le calcul.
14:36Vous avez bénéficié ou pas des aides gros rouleurs ?
14:38Oui, bien sûr.
14:39Mais ça ne suffit pas ?
14:41Non, pas du tout.
14:43Des propos comme ça...
14:45100 euros de plus net par mois, ça changerait votre quotidien, d'après vous ?
14:52Ça mettrait du beurre dans les épimards, mais voilà.
14:56Thierry, vous entendez ce que dit Virginie ?
14:58Oui, oui, tout à fait, mais Virginie n'a pas la généralité.
15:02C'est ça le problème.
15:03Le problème, c'est qu'il y a plein de gens qui travaillent et qui ne sont pas...
15:09Il y en a énormément, si vous voulez, qui sont tout seuls, qui ont le SMIC et qui ont des
15:14aides en France.
15:15Il y a énormément de gens et Virginie n'a pas de chance parce qu'en France, si vous êtes
15:21propriétaire, si vous êtes ci, si vous êtes ça, vous perdez tout.
15:26Le problème, il est uniquement là, quoi.
15:28Mais il y a énormément de gens qui ne sont pas propriétaires et je peux vous promettre que si vous
15:32leur proposez une augmentation, ils ne la veulent pas.
15:34Ou alors, il faut une vraie augmentation, quoi.
15:37Mais à vrai dire, tout ça, c'est des... Excusez-moi, Virginie, mais tout ça, c'est valoriser le travail
15:43et valoriser les gens, comme a dit la personne d'avant, valoriser le travail et valoriser les gens qui se
15:47lèvent le matin et qui vont au travail.
15:49C'est ça le plus important.
15:51Et donner un vrai salaire à des gens qui bossent et qui...
15:57Virginie, allez-y. Allez-y, Virginie.
15:59Oui, c'est pour ça. Moi, il n'y a plus une augmentation de 100 euros par mois. Je ne
16:02refuse pas, au contraire.
16:03Oui, vous, vous les décimez comme une valorisation de votre travail.
16:06Voilà, tout à fait.
16:09C'est là où est le problème, si vous voulez.
16:11Alors, ne parlez pas tous en même temps parce que sinon, on ne va pas y arriver.
16:13Donc, Thierry, finissez.
16:15Je dis, c'est là où est le problème. C'est que Madame travaille, Monsieur travaille et ils n'ont
16:19le droit à rien.
16:20Non, parce que nous sommes dans la classe moyenne alors que nous dépassons de très peu le barème pour être
16:26en la classe moyenne.
16:27Et vous n'êtes pas la seule, Virginie. Je voudrais qu'on accueille Jacques. Bonjour, Jacques.
16:31Bonjour.
16:31Vous travaillez en région parisienne. Vous faites quoi dans la vie ?
16:35Je travaille dans le métro.
16:37Dans le métro.
16:38Voilà.
16:40Vous êtes au SMIC ?
16:42Oui, c'est ça.
16:43Voilà, avec trois enfants à la maison.
16:46Trois enfants, voilà, c'est ça.
16:47Votre épouse est aussi au SMIC ?
16:49On va se négocier, oui.
16:51Et comme Virginie, vous n'avez pas d'aide ?
16:53Voilà. Comme elle a dit Virginie, je suis en plein, mais je suis au milieu de la classe moyenne, en
16:57fait.
16:58C'est-à-dire que vous êtes juste au-dessus pour toucher des aides ?
17:00On est juste au-dessus, en fait. On doit passer peut-être 100 ou 200 euros.
17:05Vous êtes locataire, vous, Jacques ?
17:07Locataire, oui.
17:10Et 100 euros de plus pour vous, pour votre femme, vous, vous trouviez ça bien ?
17:17Bah, s'il y a 100 euros pour moi et 100 euros pour madame, pourquoi pas, hein ?
17:20Ça serait peut-être mieux pour arrondir les fins de mois, en fait.
17:27Avec l'essence qui a augmenté, l'EDF qui a augmenté, tout a augmenté, en fait.
17:34Donc vous, vous faites partie de ceux qui disent 100 euros, c'est quand même pas mal.
17:38Oui, c'est quand même pas mal, mais s'ils me donnent 200, je prends.
17:44Est-ce que vous connaissez des gens qui sont au SMIC et qui, justement, touchent des aides
17:48et qui, eux, en revanche, disent « Ben non, 100 euros, ça nous fait perdre nos aides et donc ça
17:52vaut plus le coup. »
17:54Bah, en fait, ouais, ça dépend, en fait.
17:56Ça, c'est des gens qui ont un travail qui sont peut-être à 30 heures par semaine
18:04et qui sont à la limite. En fait, ils sont juste en dessous de nous,
18:08qu'ils ont un peu d'aide et qu'ils ne sont pas au-dessus de...
18:13En fait, ils sont juste en dessous, en fait. Ils ont accès aux aides.
18:17Merci beaucoup, Jacques, pour votre témoignage.
18:20Est-ce que tu peux intervenir ?
18:21Oui, Agnès ?
18:23Oui, juste pour dire, à entendre Jacques, Thierry ou la dame qui est pierre,
18:34ce qui est un peu dramatique, c'est que le travail n'est pas mis au-dessus.
18:39C'est la recherche éventuellement des aides et de se dire « Ben moi, je n'y ai pas droit
18:44».
18:44Mais s'il y avait... Et moi, je suis favorable à une augmentation du pouvoir d'achat de tous les
18:51salaires.
18:52Non, non, non, pardon, je vous arrête, Agnès.
18:54Agnès, Jacques et Virginie, ils ne disent pas « On n'y a pas droit ».
18:57Ils expliquent juste...
18:59Ils n'ont pas le droit aux aides.
19:00Laissez-moi, Agnès, finir, s'il vous plaît.
19:02C'était juste pour dire que Thierry nous disait « Moi, si je propose à mes salariés au SMIC de
19:07les augmenter 100 euros »,
19:08ils me disent « Ben non, parce que je n'ai plus droit aux aides ».
19:10Jacques et Virginie, même au SMIC, ils n'ont pas le droit aux aides.
19:13Donc, c'était juste par rapport à cet argument-là.
19:15Mais vous voyez, tous les deux travaillent.
19:18Allez-y, Agnès.
19:20Je suis d'accord, mais le truc important, c'est d'avoir un travail devrait éviter d'avoir besoin des
19:29aides à côté.
19:29Et le travail, à lui seul, devrait pouvoir permettre de rémunérer la personne.
19:35Donc, ça veut dire qu'un SMIC, il faudrait le mettre à 2000 euros ?
19:38Mais ce n'est pas le SMIC.
19:39C'est l'arbitrage que font les pouvoirs publics derrière pour les allégements de charges.
19:45Oui, mais Agnès, encore une fois, et là, je comprends votre point de vue de chef d'entreprise,
19:49mais ces charges, elles servent à quelque chose au quotidien pour la sécurité sociale.
19:54Mais on peut faire un 13e mois déchargé.
19:56On peut faire, par exemple, un 13e mois déchargé.
19:59Oui, mais ce sont des cotisations dont l'État a besoin pour fonctionner au quotidien.
20:04Ou alors, vous dites « Ok, on... »
20:06C'est un problème politique.
20:08Non, mais Agnès, sans rentrer dans le débat politique, là, c'est mathématique.
20:12On peut aussi dire « Très bien, on prend moins en charge certaines dépenses de sécurité sociale.
20:16On baisse, par exemple, je ne sais pas, le niveau des pensions de retraite.
20:20Et, ok, on enlève les charges sur une partie des salaires. »
20:28On peut réformer l'assurance chômage, par exemple.
20:30On peut contrôler les arrêts maladie abusifs, par exemple.
20:35Des pistes d'économie, il y en a plein.
20:38Et d'arrêter de charger la valeur travail.
20:40Que la valeur travail reste la valeur travail.
20:43Et que la personne puisse décemment vivre de son travail, si elle est au SMIC.
20:48Mais ce n'est pas à l'entreprise de faire le différentiel et que ça tombe, cette charge, sur le
20:59dos de l'entreprise.
21:01Agnès, je voudrais qu'on donne la parole à Aude également.
21:03Bonjour, Aude.
21:04Oui, bonjour.
21:04On vous a retrouvée.
21:06Vous êtes, vous, salariée à quel...
21:09Non ?
21:09Non, non, moi, je suis agricultrice.
21:13D'accord.
21:14Et je suis gérante de l'entreprise.
21:17D'accord.
21:17J'ai un salarié.
21:18D'accord, oui.
21:19Qui est à quel niveau de salaire ?
21:21Il est un peu plus au-dessus du SMIC.
21:23Hum hum.
21:24Voilà.
21:25Et, alors, moi, je suis pour l'augmentation, il n'y a pas de souci.
21:29Sauf que, du coup, moi, mon salarié, il n'en bénéficie pas.
21:33Et moi, en tant qu'agricultrice, je ne peux pas l'augmenter plus.
21:39Je ne vais pas faire pleurer les agriculteurs, machin, ils n'ont pas de souci.
21:45Mais je ne peux pas.
21:47Non, en l'état actuel, vous ne pouvez pas plus.
21:48Donc, en fait, ce que vous dites, c'est que, bon, ça va profiter à ceux qui sont juste au
21:52SMIC,
21:53mais ceux qui sont juste au-dessus, ils n'en profiteront pas.
21:55Il ne va pas en profiter et puis il va devenir picard.
21:58Qu'est-ce que vous proposez, vous, Aude ?
22:00Eh bien, pourquoi pas faire un salaire de base ?
22:04Et chaque, il y a ce salaire de base qui est augmenté pour tout le monde.
22:08Et ceux qui veulent faire un plus par rapport au travail qui met en valeur le salarié,
22:15ils mettent un plus.
22:17C'est-à-dire ? Pardon, je n'ai pas compris.
22:18Eh bien, le salaire de base, plus une somme, plus une prime, suivant...
22:25Ah, donc vous, vous perriez du coup votre salarié au salaire de base et avec une prime quand vous le
22:30pouvez ?
22:30Oui.
22:31Oui.
22:31C'est ce que je fais, en fait.
22:33D'accord.
22:33Moi, il a son salaire et si je peux, je lui fais une prime sur le rendement.
22:38Et ça, ça vous coûte moins que de l'augmenter ?
22:42Oui.
22:42Parce que ce ne sont pas les mêmes charges dessus.
22:45Mais non.
22:47Là, la dame précédente disait qu'il faut des cotisations ou des primes qui ne sont pas...
22:56Enfin, qui sont non exonérées.
23:00Et du coup, en fait, il faut profiter de chaque truc.
23:04Là, il y a eu une...
23:05Alors, je ne sais pas si c'est pour tous les corps de métier, mais le gouvernement a eu la
23:11possibilité de faire une prime de 1 000 euros pour l'essence.
23:16Oui.
23:17Donc ça, vous l'avez fait, du coup ?
23:19Alors, je n'ai pas fait 1 000 euros, mais j'ai fait 500 euros.
23:21Oui.
23:22Et donc, 250 euros le mois dernier, plus 250 euros ce mois-ci.
23:27Effectivement, j'imagine que ça change un peu son quotidien à votre salarié.
23:32Merci beaucoup, Aude, Agnès, Thierry, Jacques et Virginie.
23:35On aura sans aucun doute l'occasion d'évoquer à nouveau ces questions,
23:38parce que je pense que ça fera partie des thèmes centraux de la campagne pour la présidentielle.
23:42Et puis, lundi, il y a cette conférence sociale entre, d'un côté, les syndicats, de l'autre, le patronat,
23:46réunis autour du Premier ministre.
23:47Qu'est-ce que ça va donner ?
23:49On suivra, bien sûr, tout cela sur RTL.
23:52Dans un tout petit instant, on va changer de sujet et parler tabac.
23:56Un français sur deux, qui est pour qu'on interdise de fumer dans la rue.
24:00Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
24:01Vous trouvez que ça va un peu trop loin.
24:03Vous nous appelez au 3210 pour réagir, ou vous nous envoyez un message sur l'application RTL.
24:08Puis, si vous avez réussi à arrêter de fumer, dites-nous comment.
24:11A tout de suite.
24:33Je suis pour l'interdiction de fumer sur les terrasses ou au restaurant.
24:39Aujourd'hui, un fumeur, il est tellement addict qu'il ne se rend même plus compte du désagrément que ça
24:45procure, de l'odeur, de la fumée.
24:48Quand on est au restaurant, sur une terrasse, on est assis, on ne peut pas bouger.
24:52Et quand quelqu'un fume à côté de soi, c'est vraiment désagréable.
24:55Le message d'Emilie qui réagissait à notre sondage.
24:58Je vous en parlais tout à l'heure.
25:0062% des Français qui sont pour une interdiction de fumer sur les terrasses, des bars, des restaurants.
25:06Un français sur deux, 51, favorable à une interdiction partout dans la rue.
25:11Et vous, est-ce que vous êtes pour ? Est-ce que ça vous choque ?
25:14On va en parler ensemble.
25:16Et puis j'accueille Vincent Pellomaille.
25:17Bonjour.
25:18Bonjour.
25:19Et merci beaucoup d'être avec nous.
25:20Vous êtes le président de l'association Respire Libre,
25:23auteur des 7 clés pour se libérer du tabac, publié aux éditions Marabout.
25:28On va évoquer ensemble l'arrêt du tabac.
25:31Et puis ce sondage, pour commencer, on va donc accueillir Nicolas.
25:35Bonjour Nicolas.
25:36Oui, bonjour.
25:37Vous nous appelez d'où Nicolas ?
25:39Le Mans.
25:39Bon, vous, vous êtes pour interdire le tabac, j'allais dire, presque partout ?
25:45Oui, enfin, où il y a du monde, effectivement.
25:47C'est vrai qu'en tant qu'on fumeur, on est gêné de façon régulière par les fumeurs.
25:52On se promène dans la rue, on suit des gens qui fument.
25:55On se prend toute la fumée, l'odeur dans les narines.
25:59On va au cinéma, dans un magasin, n'importe quoi, on sort.
26:03On traverse toute la foule qu'il y a devant.
26:05Ils sont juste devant l'entrée, en train de fumer.
26:07Mais ils pourraient se reculer de 20 à 30 mètres.
26:09Non, non, ils sont devant l'entrée.
26:11Il y a quand même de moins en moins de fumeurs, Nicolas.
26:13Et quand vous êtes derrière quelqu'un qui fume, je ne sais pas, décalez-vous un peu sur le trottoir,
26:17non ?
26:18Alors, tu te décales.
26:20Alors déjà, le trottoir, il ne fait pas non plus se mettre.
26:23Mais il y a toujours des fumeurs un peu partout.
26:24Donc, on en prend un petit peu tout le temps partout.
26:26Tu veux manger au restaurant.
26:27Tout à l'heure, la dame le disait.
26:29Tu veux manger, il fait beau, tu veux manger dehors.
26:32Combien de fois j'ai refusé ?
26:34Parce que je me suis dit, il y a quelqu'un qui va allumer sa cigarette à côté.
26:38Ça va être une galère pour manger, quoi.
26:40Tu emmènes les enfants le matin à l'école avant que les portails s'ouvrent.
26:44Tu as tous les parents qui attendent, les enfants, etc.
26:46Il y en a qui fument.
26:47Tu traverses avec ton gamin pour l'emmener.
26:49Tu prends toute la fumée de tout le monde.
26:51Enfin, il pourrait se reculer de quelques mètres.
26:52Je crois qu'aux Etats-Unis, il y a 50 ou 100 mètres pour aller fumer devant une entrée.
26:57Il devrait faire ça en France aussi.
26:59Vous n'avez jamais fumé, Nicolas ?
27:01Non, non, non.
27:01Jamais.
27:03Restez avec nous, je voudrais vous faire dialoguer avec Jean-François.
27:05Bonjour, Jean-François.
27:06Bonjour.
27:07Ancien fumeur, vous.
27:08Vous avez arrêté il y a combien de temps ?
27:1027 ans.
27:1127 ans, oui.
27:12Donc, ça fait un bon bout de temps.
27:14Vous entendez ce que dit Nicolas ?
27:16Ça vous fait réagir ?
27:17Non, mais de toute façon, en France, qu'on fasse ce qu'on veut,
27:21il y a toujours quelqu'un qui est contre.
27:23Il n'y a pas que quelqu'un.
27:24Je ne vois pas que ça me gêne.
27:26Non, mais vous vous rendez compte, il y a 61% des Français, ou 62, je vous disais,
27:30qui veulent interdire la cigarette en terrasse.
27:34Oui.
27:3451 dans la rue.
27:35Ce n'est pas une personne, hein ?
27:37Oui, d'accord.
27:38Mais moi, ça ne me dérange pas.
27:39Je suis halitien fumeur.
27:41Mais ça ne me dérange pas.
27:42Chacun son plaisir.
27:44S'il a mis de fumer dans la rue, je ne vois pas ce que ça veut dire.
27:46On interdit de fumer dans les halls de gare.
27:50Sur les quais des gares, pardon.
27:52Vous avez vu la hauteur d'un quai de gare ?
27:54Le plafond est à 30 mètres.
27:57C'est ouvert aux 80.
27:58Je ne vois pas ce que ça gêne.
27:59Oui, mais ça, à la limite, on peut se dire qu'on est dans un espace fermé.
28:02Mais par exemple, dans la rue.
28:03Oui, mais alors, on supporte bien les autobus qui fument comme des chaudières.
28:09Et là, personne ne dit rien.
28:12Vous entendez, Nicolas, ce que dit Jean-François ?
28:15Oui, les hauteurs vont vous faire 3 mètres de haut.
28:19On sent complètement l'odeur du tabac.
28:21Donc, c'est très dérondant.
28:23Imaginez qu'on est au restaurant, par exemple, ou à côté de la gare, par exemple.
28:27Peu importe, comme vous disiez.
28:28Moi, aujourd'hui, j'ai des gaz.
28:30Clairement, j'ai des gaz.
28:31Je suis désolé, mais pendant 3 minutes, je vais avoir des gaz.
28:36Donc, tu vas supporter mon odeur.
28:37Tu n'as rien demandé à personne, mais tu vas la supporter quand même.
28:41Je pense que vous allez vous décaler.
28:42Vous allez partir loin et ça va vous gêner.
28:44Mais on ne va pas interdire aux gens d'avoir des gaz.
28:47Vous voyez, Nicolas, fin là.
28:48Justement.
28:49Mais oui, mais quelque part, nous, on supporte cette odeur-là.
28:52On n'a rien demandé à personne.
28:54Moi, je n'ai pas envie d'avoir un cancer.
28:56Si ça le regarde, s'il veut sa liberté, il n'y a pas de problème.
28:59C'est une vérité, c'est un fait.
29:01Je suis désolé.
29:02Ça ne vous plaît pas.
29:03Arrêtez les poigneries.
29:04Mais voilà, c'est tout.
29:07Nathalie, bonjour.
29:08Oui, bonjour.
29:09Pas du tout fumeuse.
29:10Vous, vous en pensez quoi ?
29:11Pas du tout fumeuse.
29:12Je trouve ça inadmissible.
29:15Moi, je suis désolée.
29:16Chacun fait ce qu'il veut.
29:19Qu'on interdise de fumer dans les lieux fermés, c'est tout à fait logique.
29:23Mais à l'extérieur, tout le monde a le droit de fumer s'ils en ont envie.
29:27Oui, vous êtes pour la liberté de chacun.
29:30Bien sûr.
29:30Parce que, attendez, moi, je dis que les anciens fumeurs, ce sont les pires.
29:35Moi, je n'ai jamais fumé de ma vie et j'accepte qu'un fumeur fume à côté de moi,
29:40à condition que je ne suis pas dans un lieu fermé.
29:44Mais dans un lieu ouvert à l'extérieur, sur une terrasse ou quoi que ce soit, ils ont le droit
29:49de faire ce qu'ils veulent.
29:49C'est leur poumon qui pollue, ce n'est pas le mien.
29:53Donc, ils se débrouillent.
29:55Moi, ne me dites pas que...
29:57J'entends le premier monsieur qui disait, qui n'est pas fumeur non plus comme moi, qui disait, moi, ça
30:02me gêne.
30:03Mais attendez, si la personne envoie le tabac sur...
30:07Eh bien, il lui dit, vous m'envoyez le tabac sur moi, mettez votre cigarette au tort et basta.
30:12Mais ils ont le droit de fumer dehors, quand même.
30:14Nathalie, il y a de gênes aussi avec nous. Bonjour.
30:17Oui, bonjour.
30:18Non fumeuse.
30:19C'est ça, non fumeuse.
30:21Et alors, vous, vous en pensez quoi ?
30:23Écoutez, moi, je suis plutôt de l'avis de Nicolas, où effectivement, je trouve quand même que c'est relativement
30:29désagréable
30:29quand vous avez prévu une petite sortie, que ce soit en famille, au resto, et où vous retrouvez une table
30:35juste à côté de vous.
30:37Qui fume, et vous prenez toute la fumée dans le visage.
30:41Enfin, franchement, je trouve ça ultra désagréable.
30:46Mais dans la rue, par exemple, Zen ?
30:48Alors, après, j'entends, dans la rue, c'est vrai que c'est compliqué.
30:51Et puis, j'ai envie de vous dire, bon, c'est tout, vous pouvez vous décaler.
30:55Mais moi, c'est surtout dans les lieux publics, type restaurant, terrasse de café,
31:00où même parfois, on voit, je ne sais pas, il y a un hôtel ou autre.
31:04Ils sont là, ils sont devant, comme le dit tout à l'heure Nicolas, devant la porte,
31:08à fumer, vous, vous rentrez là-dedans, vous prenez tout le nuage.
31:13Ouais, ce n'est pas terrible, quoi.
31:16Et ça nous est déjà arrivé d'intervenir au resto, en disant, excusez-nous, la fumée.
31:22Et en fait, tu as l'impression de les déranger.
31:23Et en gros, c'est toi le chiant, quoi.
31:27Jen, Vincent Pellomaillet est avec nous.
31:29Je rappelle, vous êtes le président de l'association Respire Libre.
31:31Je vous ai laissé écouter ce débat.
31:35Vous, vous en pensez quoi ?
31:37Moi, je trouve qu'on se trompe un peu de débat,
31:40parce qu'en fait, il faut rappeler que la cigarette, c'est une dépendance.
31:43Et en fait, là, on est en train d'opposer les fumeurs et les non-fumeurs,
31:46alors que derrière, en fait, on perd son contrôle face au tabac.
31:49Et si on commence à culpabiliser les fumeurs,
31:51souvent, il va encore se renforcer davantage dans leur dépendance.
31:54Donc, je trouve que c'est important de mettre beaucoup plus de pédagogie dans ce discours.
31:58Donc, c'est important d'avoir interdit, bien sûr, dans les lieux publics,
32:02tous les espaces fermés, peut-être aux abords des écoles.
32:04Ça a un sens dans les parcs ?
32:05Complètement du sens, complètement du sens.
32:07Mais c'est vrai que dans la rue,
32:08moi, je suppose que les fumeurs puissent continuer librement dans la rue.
32:12Vincent, vous restez avec nous, parce qu'on va continuer à échanger avec les auditeurs.
32:15Alors, sur les façons dont vous avez arrêté de fumer,
32:17dites-nous depuis combien de temps, comment ?
32:21Et puis, j'aimerais vous entendre aussi, si vous essayez d'arrêter de fumer,
32:23et que vous en avez très envie, mais que vous n'y arrivez pas.
32:25A tout de suite.
32:27Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
32:29ou appelez-nous au 30 de 10.
32:3150 centimes la minute.
32:35Amandine Bégaud.
32:36RTL midi, les auditeurs ont la parole.
32:39Moi, j'ai arrêté de fumer il y a 17 ans exactement,
32:43à la naissance de mon petit-fils.
32:44Je fumais énormément.
32:46Lorsque mon petit-fils est né,
32:48je me suis rendue compte que j'étais la seule à fumer autour de lui.
32:51Et je n'ai pas eu envie du tout qu'il m'identifie à la mamie qui crapote.
32:56J'ai arrêté de fumer, suis-ce à une prise de conscience toute bête.
32:59J'avais besoin de monnaie.
33:01J'avais un billet de 50 euros.
33:02La première idée qui m'est venue, c'est d'aller faire de la monnaie
33:04pour aller acheter des cigarettes.
33:05J'étais un paquet de cigarettes par jour.
33:08Et j'ai dit là, non, non, c'est trop.
33:10On pense d'abord aux cigarettes avant d'aller acheter un goûter pour les enfants, par exemple.
33:14Et je suis allée acheter un goûter.
33:15Je suis rentrée à la maison.
33:16J'ai jeté mes cigarettes.
33:17Et ça fait trois mois et je n'ai pas repris.
33:20Les messages de Nadine et Stéphanie.
33:22Et vous, comment avez-vous arrêté de fumer ?
33:24Ou peut-être essayez-vous d'arrêter, mais vous n'y arrivez pas.
33:27On est avec Vincent Pellomaille, le président de l'association Respire Libre.
33:31Vincent, arrêtez comme ça sur un coup de tête là.
33:33Nadine qui dit, j'ai eu un déclic à un moment.
33:35Il y a beaucoup de personnes à qui ça arrive.
33:37Ce n'est pas facile, mais...
33:38Ce n'est pas facile, mais c'est souvent le cas.
33:39En fait, un déclic, un problème de santé, un problème de dépendance.
33:43On a des petits désenfants et on a une prise de conscience et on a ce déclic, on prend la
33:47décision.
33:48Ce n'est pas facile les premiers jours, mais on peut vraiment réussir.
33:51Et c'est quelque chose de très personnel.
33:52On peut vous avoir dit un milliard de fois que ce n'était pas bon de fumer.
33:56Et puis, il suffit d'avoir ce déclic-là.
33:58Pascal, bonjour.
33:59Oui, bonjour Amandine.
34:01Vous nous appelez d'où, Pascal ?
34:03Oui, de Rouen.
34:04Bon, chauffeur routier.
34:05Et vous, vous avez arrêté de fumer parce que vous vous êtes fait très peur, je crois.
34:09Oui, oui, oui.
34:10Un matin, je me suis levé et j'ai eu une grosse douleur dans le...
34:13Enfin, c'était des douleurs qui arrivaient dans la semaine d'avant.
34:16Et un matin, je me suis levé, grosse douleur dans la poitrine.
34:20Et du coup, ça m'a fait peur.
34:22J'ai appelé le SAMU, j'ai été hospitalisé.
34:24Et du coup, bon, ce n'était pas un affaire, une crise cardiaque, tant mieux.
34:28Mais c'est des spasmes coronariens, on va dire.
34:31Mais c'est dû au tabac, quoi.
34:33Oui.
34:34Et vous avez eu très peur ?
34:36J'ai eu très peur, oui.
34:37Donc, ça m'a fait arrêter.
34:39Les médecins vous ont dit, on arrête de fumer ?
34:42Ah oui, ils m'ont dit, c'est le tabac, il faut arrêter.
34:44Et puis, moi, de toute façon, dans ma tête, ça m'a fait un déclic, quoi.
34:48Ça faisait longtemps que vous fumiez, Pascal ?
34:51L'âge de 16 ans, à peu près, quoi.
34:52Et vous en avez ?
34:5458.
34:55Oui.
34:55Et c'est arrivé il y a quelques mois, seulement.
34:58Oui, ça va faire deux mois que j'ai arrêté de fumer, là.
35:00Vous vous faites aider, en quelque sorte ?
35:03Vous avez, je ne sais pas, mis des patchs ?
35:06Oui, alors, j'ai des patchs.
35:08Les deux premiers mois, c'est des patchs à 21 mg.
35:13Après, c'est des 14 mg pendant deux mois.
35:16C'est un traitement de six mois.
35:17Et 7 mg pendant deux mois, plus des pastilles, des petites pastilles.
35:23Et vous avez l'impression que ça vous aide ?
35:24Est-ce que vous avez un manque, tout simplement ?
35:26Non, ça va bien.
35:28Il y a eu la peur, franchement.
35:29Et je veux dire, ça m'a fait vraiment un déclic.
35:35Il y a une petite envie de temps en temps qui vient, mais bon, c'est vraiment, ça passe vite.
35:38Oui, puis vous repensez à la peur que vous êtes faite.
35:40Voilà, mais je n'ai pas envie de mourir à cause de ça.
35:44Mais bon, c'est un peu trop tard de réagir comme ça, parce qu'au bout de temps, c'est
35:48vrai qu'on ne se le met pas dans la tête.
35:51Mais voilà, ça arrive un peu.
35:54On dit que ça ne va pas nous arriver, mais ça peut nous arriver.
35:59Vincent Pellomaille, Pascal, il a fumé du coup presque 40 ans.
36:06On peut arrêter après ?
36:08Ça vaut quand même la peine d'arrêter après si longtemps ?
36:10Oui, oui, ça vaut toujours la peine.
36:11Déjà, on diminue fortement les risques pour la santé.
36:13Petit à petit, on retrouve du souffle.
36:16La circulation sanguine s'améliore.
36:18Donc, il y a vraiment beaucoup d'avantages à arrêter, même si on a fumé très longtemps.
36:22Les patchs, les petits bonbons avec de la nicotine dedans,
36:27ça peut être utile ?
36:28En fait, oui, on va continuer à alimenter le cerveau en nicotine
36:31d'une manière qui est moins nocive que la cigarette.
36:34Et donc, petit à petit, il faudra quand même se sevrer de la nicotine.
36:36C'est pour ça que le dosage baisse ?
36:38Oui, c'est pour ça que le dosage baisse.
36:40Merci beaucoup, Pascal, pour votre témoignage.
36:43Si je peux me permettre.
36:44Allez-y.
36:46Amandine, continuez à rire comme ça.
36:47Votre rire est très communicatif et j'adore.
36:50C'est gentil, merci beaucoup, ça fait plaisir.
36:53Au revoir.
36:53Romain, bonjour.
36:55Oui, bonjour Amandine.
36:56Vous, vous avez arrêté de fumer grâce à un ami, un pari avec un ami ?
37:01Oui, tout à fait.
37:02Moi, j'étais un gros fumeur.
37:05J'étais chef d'entreprise.
37:06On fumait dans le bureau à l'époque presque deux paquets par jour.
37:11Avec mon ami et associé, on a essayé 50 fois d'arrêter sans succès.
37:16Et puis, un petit week-end, dans une soirée, je lui ai dit,
37:20bon, il y en a ras-le-bol, il faut qu'on arrête, c'est pas possible.
37:24Lundi, si jamais tu reprends, tu me fais une gâterie.
37:27Et si c'est moi qui reprends, c'est toi qui me fais une petite gâterie.
37:31Et voilà, depuis, j'ai jamais repris.
37:34Et ça vous manque ou pas ?
37:37C'est marrant parce que ça ne m'a pas manqué pendant très longtemps.
37:41Malgré que ça fasse 20 ans, de temps en temps, ça rejoint un petit peu ce que vous dites avant,
37:46de temps en temps, une petite odeur de fumée donne envie de refumer.
37:51Mais bon, je ne passe pas le pas.
37:53Et vous n'avez jamais retouché à une cigarette depuis ?
37:55Non, je n'ai jamais retouché.
37:57Mon associé ami, oui, mais je lui ai fait don de son pari.
38:00D'accord. Et vous vous êtes fait aider, d'une façon ?
38:03Pas du tout.
38:04Non ? Comme ça ?
38:05C'était le pari et vous l'avez tenu ?
38:08Oui, alors avec X tentatives avant.
38:10Donc je pense que ça a aidé aussi, à un moment, de se dire,
38:13ça fait 50 fois que j'essaye, celle-là...
38:16Oui, et puis c'est un déclic.
38:18Restez avec nous parce qu'on va poursuivre nos échanges autour du tabac et de l'arrêt du tabac.
38:24Et puis à 14h, comme chaque jour, vous aurez rendez-vous avec l'heure du crime.
38:27Et Jean-Alphonse Richard, bonjour Jean-Alphonse.
38:30Bonjour Amandine.
38:31En direct de la foire du livre de Brive.
38:34Et vous allez forcément nous raconter une histoire qui se passe là-bas.
38:38Le meurtre d'une jeune femme à Brive.
38:40Exactement, c'est l'affaire Justine Vérac.
38:4320 ans, elle disparaît à Brive la Gaillard.
38:45Après une soirée en boîte de nuit, on va découvrir son corps.
38:47Enterrée dans une parcelle agricole, elle a été violée, étranglée.
38:51Un seul suspect, il s'appelle Lucas Larivé.
38:5421 ans, il n'y l'est fait, les experts le contredisent.
38:57Justine Vérac a subi un enfer.
38:59Le récit de cette nuit terrifiante, Justine Vérac, la disparue de Brive.
39:04C'est à 14h en direct, en public, en direct du salon du livre de Brive.
39:09A tout à l'heure.
39:10A tout à l'heure Jean-Alphonse.
39:11Et vous étiez depuis le camion RTL, avec la tournée d'RTL qui sera bien sûr ce soir à Brive.
39:17Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à aller faire un coucou à toute l'équipe, à Jean
39:21-Alphonse et aux autres.
39:22On se retrouve dans un instant pour parler tabac.
39:24A tout de suite.
39:24Bonne journée sur RTL.
39:34RTL.
39:36Votre radio.
39:46Fumeur depuis l'âge de 17 ans.
39:48A raison d'un paquet tous les deux jours, j'ai arrêté de fumer le 5 juin directement, sans substitut,
39:54sans aide extérieure.
39:55Uniquement parce qu'à un moment donné, j'ai la prise en compte de l'essoufflement et de la toux
39:59du matin.
40:00Et pas forcément une belle toux.
40:02J'ai arrêté de fumer en 2005, en lisant un livre.
40:06Alors ça peut paraître bizarre, mais moi ça a super bien marché.
40:09C'est un copain qui me l'a payé, qui a arrêté de fumer aussi.
40:11Ça s'appelle « Comment finir avec la cigarette » de Alencar.
40:15Je fumais un paquet de 30 par jour.
40:17J'ai acheté le lundi.
40:18Le mardi soir, j'avais fini de le lire.
40:20Et le mercredi, j'ai arrêté le tabac.
40:23Donc ça fait 21 ans maintenant.
40:24Les messages de Brigitte et Éric.
40:27On parle de l'arrêt du tabac.
40:30Vincent Pelloma, vous aussi, vous avez écrit un livre,
40:32« Les 7 clés pour se libérer du tabac », président, je le rappelle, de l'association Respire Libre.
40:37C'est vrai que ça peut paraître bizarre de se dire « On a arrêté de fumer en lisant un
40:40livre ».
40:41Oui, ça peut paraître bizarre, mais en fait, quand on lit des livres,
40:43c'est pour comprendre les mécanismes de la lecture.
40:45Donc on va pouvoir comprendre son rapport au tabac et on va pouvoir le déconstruire.
40:49Et l'objectif, en fait, c'est d'amener le lecteur au déclic et à la prise de décision.
40:53Donc en fait, quand on lit le livre, ça paraît beaucoup moins bizarre.
40:56Et il n'y a pas de règles, ça peut être avec substitut, sans substitut.
40:59Chacun son chemin.
41:00Il faut prendre conscience, quoi.
41:01Oui, c'est ça. Il faut que la décision, elle vienne de nous.
41:04En fait, il ne faut vraiment pas le vivre comme une interdiction, comme une privation.
41:06Mais en fait, oui, j'ai vraiment envie de m'en sortir.
41:08Et là, ça va devenir beaucoup plus facile.
41:10Céline, bonjour.
41:12Bonjour.
41:13Vous étiez une très grosse fumeuse.
41:15Oui.
41:16Combien de cigarettes par jour ?
41:18Un paquet par jour. J'ai commencé à l'âge de 15 ans.
41:21Alors, c'était au début, pas énorme.
41:23Oui, pas un paquet au départ, mais...
41:24Voilà, exactement.
41:26En fait, c'est monté avec le temps.
41:28J'ai eu une grossesse, j'ai eu des jumeaux, donc j'ai arrêté un an.
41:33J'ai repris bêtement en reprenant le travail.
41:37J'ai arrêté une deuxième fois en me disant, je vais y arriver comme une grande toute seule,
41:42mais je pense que je n'avais pas assez la volonté.
41:44J'ai à nouveau repris.
41:46J'ai refait une tentative avec des patchs, mais je ne supportais pas du tout les patchs.
41:50Ça me donnait des migraines carabinées.
41:52Donc, j'ai repris.
41:53En fait, on trouve toujours des excuses pour reprendre.
41:57Et jusqu'au jour où, en fait, j'ai réussi à me dégoûter moi-même du tabac.
42:01C'est vrai ?
42:02Ah oui, c'était terrible.
42:03En fait, je fumais tellement.
42:05Il y a eu une période où, en fait, je faisais énormément de route pour mon travail.
42:08J'étais à trois heures de route par jour.
42:10Oui, beaucoup.
42:11Donc, je passais énormément de temps en voiture.
42:13Et donc, forcément, dans les bouchons, j'avais tendance à prendre mon paquet de cigarettes.
42:18Tous les matins, en fait, je prenais ma première cigarette au même moment, à la même heure,
42:23dans le même bouchon.
42:25Et jusqu'au jour où j'ai fait ce constat-là, je me suis dit, mais attends, Céline, c'est
42:29complètement ravagé.
42:31Enfin, t'es accro au point que ta vie est heureuse par les cigarettes.
42:36Et là, dans ma tête, ça a commencé à cheminer.
42:39En fait, j'en avais marre de rentrer chez moi, de me laver les cheveux tous les jours
42:42parce que je sentais le tabac, que mes vêtements sentent le tabac, que tous sentent le tabac.
42:46Donc, ça a vraiment mis quelques mois à cheminer dans ma tête.
42:50Et je me suis dit, bon, il faut que j'arrive à m'en défaire.
42:54Tout mon entourage n'y croyait pas parce que j'étais vraiment dans le groupe d'amis
42:58la dernière résistante à continuer à fumer.
43:01Donc, j'avais zéro encouragement.
43:02C'était très frustrant parce que personne n'y croyait que je réussis à arrêter de fumer.
43:07Et donc, j'ai acheté une cigarette électronique en me disant, je vais passer à la cigarette électronique.
43:11Par contre, je mets zéro nicotine, c'est juste pour le geste.
43:14Et en fait, ça a fonctionné.
43:16Et vous avez toujours votre cigarette électronique ?
43:18Non.
43:19Non, c'est vrai ?
43:19Non, parce que moi, j'ai fait comme vous.
43:21J'ai une cigarette électronique sans nicotine.
43:23Mais moi, je l'ai toujours avec moi.
43:25Vous n'avez pas arrêté.
43:25Non, moi, j'ai réussi.
43:27En fait, ça a été progressif au début.
43:29Et en ça, franchement, j'en veux énormément à mon entourage.
43:34Parce qu'en fait, il me voyait avec ma cigarette électronique.
43:36Il me disait, mais tu es là sur ta cigarette électronique.
43:39Tu n'y arriveras jamais.
43:40Tu n'y arriveras jamais.
43:41Donc, ce n'était pas très encourageant.
43:43Mais bon, j'ai tenu bon.
43:45Et au fur et à mesure du temps, sans m'en rendre compte, je tirais moins sur ma cigarette électronique.
43:51Je l'avais, mais voilà.
43:53Et puis, jusqu'au jour où, en fait, un jour, je suis arrivée au travail.
43:57Et à 11h du matin, j'ai persévité que je n'avais pas sur moi.
44:01Et je me suis dit, mais je n'y ai pas pensé, en fait.
44:03Ça veut dire que je n'y ai pas pensé de 7h du matin jusqu'à 11h du matin.
44:07Et donc, vous étiez libérée.
44:09Merci beaucoup, Céline, pour votre témoignage.
44:12Vincent Pellomaille, la cigarette électronique en un mot, vous conseillez ou vous ne conseillez pas ?
44:16Ça peut être un moyen de transition, mais qu'il faudra aussi réussir à s'en libérer par la suite.
44:21Je rappelle le titre.

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