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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge.
00:09C'est lundi, c'est parti pour une nouvelle semaine d'ondes positives avec des audacieux, des talents, des innovations.
00:15Et on est ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:18Diana N'Goma et ses audiences sont à la préparation de l'émission.
00:22Christophe Pierrot à la réalisation et chaque soir un coach expérimenté qui va donner des conseils.
00:27Et ce soir, c'est le talentueux Philippe Sausse.
00:31Bonsoir Philippe.
00:32Merci Elisabeth, c'est pour le compliment déjà.
00:34Non mais c'est énorme, c'est vrai d'abord.
00:36Je vais bien, je vais bien.
00:37Conseil de dirigeants et investisseurs.
00:39Philippe, pour ceux qui ne le connaissent pas, dirigeait beaucoup d'entreprises dans sa vie.
00:44Très différentes les unes des autres.
00:46A la une ce soir, direction Grandfrais, un concept de magasin pas comme les autres.
00:51L'idée étant de reproduire une grande halle de marché.
00:55Près de 350 magasins.
00:5845 ans et derrière ce nom, trois entreprises indépendantes, chacune pour une activité précise.
01:04On va tenter de comprendre les raisons du succès de Grandfrais avec vous Bertrand Nom de Deux.
01:10Bonsoir.
01:11Bonsoir Elisabeth.
01:11Vous êtes le PDG de Grandfrais Épicerie.
01:14Vous allez nous raconter ce succès de Grandfrais et puis le modèle qui est un modèle très singulier.
01:19Bertrand Nom de Deux.
01:20On se retrouve dans un instant.
01:21Chaque soir dans la France Bouge, une start-up.
01:23Ce soir, comment savoir en temps réel, quand on est distributeur, si votre concurrent vient de baisser ses prix ?
01:31On a une solution avec Retail Shake.
01:34Bonsoir Irvane Johanna.
01:35Bonsoir Elisabeth.
01:36Bienvenue dans la France Bouge, vous êtes le fondateur et le CEO de Retail Shake.
01:40Vous allez être accompagné par Philippe Sousse.
01:43Philippe, le mot de ce soir pour Retail Shake ?
01:44Le mot de ce soir, c'est clairvoyante.
01:47Clairvoyante.
01:47Clairvoyante parce qu'elle permet aux acteurs du retail de voir leur marché différemment.
01:52Vous ne vous basez pas uniquement sur la concurrence, mais on va le voir.
01:56Vous analysez beaucoup les données et ça permet de se projeter.
02:01J'aime bien le mot.
02:02Ça vous plaît, clairvoyant ?
02:03Oui, j'adore.
02:04On va le développer aussi pendant la durée de l'émission, dans un instant en tout cas.
02:07Et puis, on va prendre des nouvelles d'Atypique.
02:09C'est le nom de cette entreprise.
02:11Vous vous étiez venu la présenter il y a quatre ans.
02:13Bonsoir Simon Charmette.
02:15Bonsoir Elisabeth.
02:15Bienvenue dans la France Bouge.
02:17Atypique qui revalorise les fruits et les légumes, dit déclassé.
02:20C'est-à-dire ceux qui n'ont pas assez une belle tête pour être dans les rayons.
02:24Donc vous, vous vous en occupez.
02:26Bienvenue à vous.
02:27Allez, la France Bouge jusqu'à 21h30.
02:29C'est parti sur Europe 1.
02:31Europe 1.
02:3220h30, 21h30.
02:33Elisabeth Assayac.
02:35Salade de fruits, jolie, jolie, jolie.
02:38Tu plaises à mon père, tu plaises à ma mère.
02:42Bienvenue dans la France Bouge avec Bourville et salade de fruits.
02:45Ce soir, on va parler de ce que l'on mange, de ce qui nous fait plaisir avec une entreprise
02:48pas comme les autres.
02:50Des fruits, des légumes lustrés, alignés à la perfection.
02:53Un peu plus cher que la moyenne pour certains.
02:55On a fait des comparatifs de prix.
02:57La marque de fabrique des supermarchés Grand Frais, c'est aussi une entreprise au modèle singulier, puisque chaque magasin est
03:04divisé en petites entreprises.
03:06C'est important d'ailleurs la présentation.
03:08On y fait attention.
03:09Vous y faites attention, Philippe Seuss ?
03:11Oui, absolument.
03:12Quand vous faites vos courses ?
03:13Oui, je suis très attentif et notamment sur le secteur que Grand Frais a choisi de cibler, c'est-à
03:18-dire les produits frais déjà.
03:20Que ce soit les fruits et légumes ainsi que la boucherie.
03:24C'est vraiment très intéressant.
03:25On va y revenir, mais vraiment bien.
03:27Et autour de la table, Simon Charmette, vous, vous y faites attention quand vous allez dans un supermarché ou pas
03:32du tout ?
03:33Plus ils sont moches, plus vous les aimez ?
03:34Non, alors c'est vrai que c'est une bonne question, mais je ne vais pas trop au supermarché faire
03:37mes courses.
03:38Je les achète plutôt sur les marchés de producteurs et effectivement, je suis moins sensible à ça.
03:44Je pense que ce n'est pas les mêmes attentes selon le magasin où on va.
03:48Irvane ?
03:49Je suis très sensible.
03:51Oui, faites attention.
03:51Je suis un gourmand et ça me donne des idées de recettes, ça me donne faim et voilà.
03:57Il ne faut surtout pas y aller quand on a faim.
03:59On veut tout acheter.
04:01C'est ça.
04:01Avant de poser cette question à notre premier invité de ce soir, Bertrand Nondedeux, Diane N. Goma est allée poser
04:07cette question au micro.
04:08Europe 1 de la France bouge à des Françaises et des Français dans les rues de Paris.
04:11Écoutez.
04:12Alors moi, je préfère choisir un supermarché quand même le moins cher, hard discount, etc.
04:17Parce qu'au bout d'un moment, avec le pouvoir d'achat qui s'affaiblit de plus en plus, moi,
04:22je préfère me focaliser justement sur les prix les plus bas, même si c'est compliqué quand on habite à
04:26Paris.
04:26Quitte à faire 15 minutes de marche de plus ou 20 minutes, peu importe, je préfère largement chercher un supermarché
04:32qui est beaucoup moins cher.
04:33Alors moi, ce qui compte le plus, c'est vraiment la qualité et le choix des produits.
04:36Moi, j'aime avoir de beaux fruits et légumes, un bon rayon frais, mais aussi des produits d'épicerie de
04:42qualité.
04:42Je préfère même parfois payer un peu plus cher pour aller dans un magasin où je sais que je vais
04:46trouver des bons produits et suffisamment de choix.
04:49Et ça ne me dérange pas de faire plusieurs supermarchés parce qu'il y a des produits que je vais
04:52trouver dans l'un et pas forcément dans l'autre.
04:54Donc c'est important de comparer pour avoir tout ce que je veux.
04:59Pour moi, c'est vraiment la proximité qui compte.
05:01Je fais généralement mes courses en rentrant du travail.
05:04Donc je cherche surtout quelque chose de pratique et assez rapide.
05:08Et je n'ai pas forcément envie d'aller dans un immense hypermarché.
05:12Il faut quand même qu'il y ait du choix et des prix corrects.
05:15Mais entre deux magasins, je vais clairement privilégier celui qui est le plus pratique.
05:20Et vous, Bertrand, d'abord, ça vous fait réagir.
05:22Je vous ai vu prendre des notes aux paroles, aux propos recueillis.
05:26Parce que c'est intéressant, effectivement.
05:27C'est toute la palette de ce que nous disent les consommateurs tous les jours dans les magasins.
05:30Ils font attention au prix, mais ils veulent aussi de la qualité.
05:32Donc notre rôle, c'est d'essayer de réconcilier les deux.
05:34Et vous, faites attention à quoi quand vous rentrez dans un magasin ?
05:37Déjà, je commence par regarder.
05:38On commence effectivement un peu comme au restaurant.
05:41On commence déjà par regarder.
05:42Donc c'est important.
05:43Le respect des produits, le respect des températures dans lesquelles ils sont stockés, c'est important.
05:48Et ensuite, c'est le goût.
05:49Si vous voulez, ce qui anime les trois entreprises fondatrices de grands frais, c'est d'abord le goût, avant
05:53toute chose.
05:54Et c'est pour ça que la question de prix est une question intéressante.
05:56Parce que pour parler de prix, il faut pouvoir comparer déjà ce qui est comparable.
05:59En termes d'origine, en termes de calibre, par exemple.
06:03Mais le parti pris des trois sociétés fondatrices de grands frais qui exploitent chacune son rayon, c'est d'abord
06:09le goût.
06:09Donc on préfère ne pas vendre un produit plutôt que de vendre un produit.
06:11On va entrer dans le détail de grands frais, ce phénomène de la grande distribution, ce modèle créé en 1982.
06:18C'est avec vous, Bertrand Nondedeux, PDG de, on va voir pourquoi, en tout cas de grands frais épicerie.
06:24Oui, ça s'appelle EEF.
06:26La France bouge, il fait tourner la boîte.
06:30Allez, je vais vous laisser pitcher, Bertrand Nondedeux.
06:33C'est quoi ? Dans vous, vous êtes le patron de grands frais épicerie.
06:36Mais si on résume ce supermarché un peu hors norme, je vous laisse nous le raconter en une minute.
06:44Donc effectivement, Grand Frère a été créé par trois sociétés, EEF ou Grand Frère Épicerie,
06:49et l'une d'entre elles, créée il y a un peu plus de 30 ans maintenant par l'Eri
06:51Patrick Bahadorian,
06:53EEF en fait gère la partie épicerie et caviste de l'enseigne.
06:56Notre mission, chaque jour, dénicher le meilleur de ce que le monde peut offrir.
07:00Ce qui fait la force d'EEF, et c'est vraiment l'ADN de nos fondateurs qui est resté inchangé
07:03depuis,
07:04c'est d'abord la stratégie d'offre, le goût, l'innovation, avec trois marqueurs clés.
07:08Le premier, c'est des approvisionnements en direct, auprès de nos producteurs, pas d'intermédiaires,
07:12pour garantir la qualité et le prix compétitif.
07:14La deuxième, c'est notre assortiment exclusif.
07:16100% de ce que vous trouvez dans l'enseigne ne se retrouvera que dans l'enseigne,
07:20soit par l'intermédiaire de nos marques propres, soit par l'intermédiaire de contrats d'exclusivité avec nos producteurs.
07:25Et enfin, une stratégie d'intégration, où on essaie d'internaliser au maximum les métiers,
07:29comme la transformation de fruits par exemple, ou le conditionnement,
07:31pour garantir la saveur à nos clients.
07:34En synthèse, si vous regardez notre prunier de Pineuil et un consommateur à Chalons-sur-Saône
07:41qui achète des pruneaux bio d'origine France, il n'y a qu'un seul intervenant, c'est E.E
07:46.F.
07:47Merci pour votre pitch, Bertrand, nom de deux PDG de Grand Frais Épicerie.
07:51On vous a entendu parler de E.E.F. C'est donc Grand Frais Épicerie.
07:55Moi, ce qui m'intéresse d'abord, c'est Grand Frais, c'est-à-dire tout l'ensemble.
08:01Si vous êtes là ce soir, on va entrer dans le détail, c'est parce que c'est une gouvernance
08:05un peu particulière,
08:06puisque vous tournez dans les trois entreprises.
08:08D'abord, pour qu'on comprenne bien, ce sont trois amis d'enfance qui ont monté ces trois entreprises dans
08:14trois métiers différents.
08:15Oui, c'est une histoire de goût et d'amitié, effectivement.
08:18Léo-Patrick Bahadorian d'un côté, Denis Dumont et puis ensuite la famille d'Espinaz, spécialisés experts dans leur domaine,
08:24se sont associés pour répliquer cette halle traditionnelle que nos clients aiment et qui permet de maintenir une vraie expertise.
08:31La spécificité de Grand Frais, ce qui fait son succès aujourd'hui, c'est que quand vous vous adressez à
08:35un boucher dans un magasin,
08:36à un épicier ou un primeur, vous vous adressez à un expert, une entreprise dont le métier,
08:40c'est de faire de la crèmerie ou de la boucherie ou de l'épicerie.
08:43Contrairement à certains de nos concurrents où, en début d'année, vous pouvez être acheteur à épicerie ou en magasin,
08:48vous pouvez être sur les produits de droguerie et puis le lendemain, vous pouvez être à la marée, par exemple.
08:52Chez Grand Frais, c'est de l'expertise pure dans les équipes du siège, mais également dans les magasins.
08:57Donc, ce sont des experts partout ?
08:58Oui. Quand vous vous adressez à un boucher, c'est un salarié boucher, c'est une entreprise de boucherie qui
09:02s'appelle Despi,
09:03qui fait très bien son travail également.
09:05Pareil pour cette société ProSol qui couvre la partie crèmerie, fruits et légumes.
09:09Ce sont des experts, leurs équipes en magasin sont formées.
09:12Donc, par exemple, la température des produits, que ce soit dans la surface de magasin ou dans les réserves,
09:16correspond exactement à la spécificité de chacun des produits qu'ils vendent.
09:19Et quand vous vous adressez à un épicier ou à un caviste, ce sont des experts de l'entreprise qui
09:23assurent l'épicerie et les liquides.
09:25Je le disais, c'est une entreprise avec une gouvernance qui tourne.
09:29Si vous êtes parmi nous ce soir, vous, c'est pour représenter...
09:32Enfin, pas représenter, vous incarnez Grand Frais Épicerie, c'est combien de temps chaque...
09:37Alors, moi, je suis président, effectivement, de Grand Frais Épicerie,
09:41mais la gouvernance tournante dont vous parlez correspond, en fait, au GIE.
09:44Le GIE, c'est l'entité qui, en fait, assure tout ce qui est commun aux trois partenaires,
09:48comme par exemple l'encaissement ou la communication.
09:50Et ce GIE-là, effectivement, a une présidence tournante.
09:53Le comité de direction de cette entité est composé des trois PDG de ces trois sociétés.
09:57Et la présidence de ce GIE est tournante, effectivement.
09:59Oui. Donc, nous, quand on dit Grand Frais, on pense aux fruits, aux légumes.
10:05Là, si vous êtes le patron, en ce moment, de toute cette présidence,
10:09c'est autour de tout ce qui est épicerie,
10:11ce qui signifie que vous voulez mettre beaucoup plus en avant tout ce qui est épicerie,
10:15caves, vins, en ce moment.
10:17C'est-à-dire que c'est bon, tout ce qui est fruits et légumes,
10:19le modèle est éprouvé, vous avez connu un grand succès.
10:23Là, maintenant, on va mettre le cap sur tout ce qui est non-frais.
10:27Alors, c'est mon rôle au quotidien, JUEF, d'essayer de mettre un maximum en avant
10:31les produits de l'épicerie et cavistes par l'intermètre de notre communication,
10:35de la formation de nos équipes ou l'innovation.
10:36Mais la présidence tournante du GIE ne concerne que les sujets qui sont communs
10:41entre les partenaires, donc pas les produits, évidemment.
10:43Il s'agit, je vous l'ai dit, de la communication, l'enquaisement,
10:45la construction des magasins ou la maintenance.
10:47Mais mon objectif au sein du GIE n'est surtout pas de substituer de la mise en avant
10:51des produits de fruits et légumes ou boucheries pour de l'épicerie.
10:53Non, mais ce que je voulais dire par là, c'est qu'on connaît Grand Frais pour les fruits et
10:56les légumes.
10:56On le connaît aussi à travers le site Mon Marché, c'est toujours le cas.
11:00Oui, ProSol exploite effectivement les produits qu'ils vendent chez Grand Frais sur Mon Marché.
11:04Ça paraît un peu compliqué, mais en fait, c'est assez clair.
11:05Oui, ça, c'est ça.
11:07Vous portez tout ce qui est épicerie, donc tout ce qui est non frais.
11:10Comment ça va en ce moment ?
11:11Écoutez, dans le contexte économique qui est le nôtre aujourd'hui, ça va bien.
11:14On a la chance de pouvoir avancer.
11:15Ça fait du bien d'entendre ça, on a envie de le remettre en boucle.
11:18Oui, ça ne veut pas dire nier le contexte économique et l'attention,
11:21notamment sur le pouvoir d'achat de nos consommateurs.
11:22Mais c'est reconnaître également que par l'intermédiaire de tout ce dont je vous ai parlé tout à l
11:26'heure,
11:26l'expertise, l'innovation, le focus sur le goût,
11:29on a l'opportunité de pouvoir croître de façon organique.
11:32C'est-à-dire qu'on a plus de clients qui viennent nous voir dans les magasins déjà ouverts.
11:35C'est un premier levier de croissance.
11:37Et le deuxième, c'est l'ouverture de magasins, puisqu'on va ouvrir cette année 30 magasins additionnels.
11:4130 magasins ?
11:42Oui.
11:43Alors ça veut dire que ça va très très bien, vous êtes à plus combien ?
11:46On ne communique pas nos chiffres, mais on est au-delà des 10% de croissance pour l'enseigne.
11:51Dans un contexte qui est quand même morose, on l'écoutait tout à l'heure dans le micro-trottoir
11:55avec un contexte de pouvoir d'achat bien particulier.
11:58Vous allez ouvrir 30 magasins en France, c'est une première pour vous,
12:02puisque le groupe a démarré en 1992, 82 ?
12:08Oui, dans les années 90.
12:0992. Là, 30 magasins ?
12:12Oui. C'est la première année qu'on ouvre autant de magasins, effectivement.
12:15Donc, toujours à la périphérie des villes ?
12:18Alors, c'est le modèle initial, donc on va dire que 80 à 90% de notre expansion se fait
12:22dans ce modèle-là.
12:23Nos magasins se ressemblent dans leur composition, mais également dans leur implantation.
12:27Mais là, on a de plus en plus de centres commerciaux qui nous sollicitent également
12:29pour, eux, générer du trafic dans leurs magasins.
12:31Donc, on a fait des essais dans des centres commerciaux et ça fonctionne.
12:34On a ouvert à Champigny, en plein centre-ville, la semaine dernière, un nouveau magasin qu'on a inauguré.
12:38Donc, un magasin de pieds d'immeubles en centre-ville.
12:41Donc, on arrive en centre-ville.
12:42On a ouvert dans le centre de Marseille, dans le centre commercial du Prado,
12:45sous le stade Vélodrome, un magasin également il y a deux ans, qui fonctionne.
12:49Et pourquoi vous allez maintenant dans les villes ?
12:52C'est parce que ça y est, le modèle était prouvé ?
12:53C'était à cause des loyers ? C'était à cause de quoi ?
12:56Des problèmes de livraison ?
12:57Pourquoi vous n'alliez pas dans les villes auparavant ?
12:58Parce que déjà, c'est un petit peu plus complexe.
13:00C'est lorsqu'on a autant de potentiel dans le modèle initial, c'est-à-dire payé urbain, 120, 130
13:05places de parking.
13:06Pourquoi se poser la question d'aller complexifier le modèle avec, vous l'avez dit, des loyers plus élevés,
13:11de la problématique potentiellement de livraison, quand on a encore la moitié du territoire où on n'a pas de
13:16grands frais aujourd'hui ?
13:17Le modèle de l'enseigne, c'est effectivement d'avoir des magasins qui sont à peu près similaires,
13:23pour permettre aux consommateurs de s'y retrouver, parce que c'est le modèle qui fonctionne avec nous.
13:26Ensuite, par exemple, dans le centre de Marseille, on s'est rendu compte qu'il y avait une énorme attente
13:29des consommateurs.
13:30Donc, on a fait un essai.
13:32Ça a fonctionné.
13:33Donc, maintenant, on continue à discuter avec les centres commerciaux.
13:35Avec l'ouverture de 30 magasins en France, vous restez avec nous, Bertrand Nandedeux, sur Europe 1.
13:41Dans un instant, dans la France bouge.
13:42Comment savoir si, quand on est un distributeur, en temps réel, si le magasin d'en face, mon voisin, est
13:48en train de baisser les prix ?
13:50C'est ce que propose RetailShakes, une entreprise lilloise, qui a transformé cette veille concurrentielle en un outil de pilotage.
13:57On se retrouve dans un instant sur Europe 1.
14:00La France bouge.
14:0120h30, 21h30.
14:03Elisabeth Assayac.
14:12Bienvenue dans la France bouge ce soir, American Pie.
14:15Mais oui, parce que ce soir, on arpente les allées, comme dans une halle de marché, d'un magasin qui
14:22a un modèle un peu particulier.
14:24Il est à la fois primeur, épicier, fromager, boucher, poissonnier.
14:27Ce n'est pas un supermarché.
14:29Ça s'appelle Grand Frais.
14:30C'est vraiment une entreprise unique.
14:31Et pour en parler ce soir, nous sommes avec Bertrand Nondedeux, le PDG de Grand Frais, épicerie,
14:37qui nous disait juste avant la pause que c'est complètement historique, c'est complètement nouveau.
14:4030 magasins vont ouvrir là, en France, en 2026-2027.
14:46C'est un magasin, c'est un modèle qui est né à Lyon.
14:49C'est lyonnais, donc je me tourne vers notre lyonnais favori, vers Philippe Sose.
14:54Philippe Sose, c'est un modèle unique.
14:56Oui, c'est vrai, c'est un modèle vraiment révolutionnaire, qui est parti sur de l'observation.
15:02Alors moi, je rentrerai moins dans les détails, parce que je ne connais pas tout ça.
15:05Mais la famille Bahadourian a son étal dans les Halles de Lyon, que je vous invite, les Halles Bocuse.
15:10Vous avez un étal Bahadourian.
15:13Et c'est vrai que, et c'est là aussi, on peut faire qu'en région, les Stéphanois peuvent s
15:19'entendre avec les Lyonnais,
15:20puisque la famille Despina, c'est Stéphanoise.
15:22Donc la famille Despina, c'est la boucherie.
15:24Voilà, donc ça c'est Cranfray, Despi, la boucherie.
15:29Ensuite, vous avez Bahadourian, et vous avez bien sûr M. Dumont, qui lui a organisé tout ça.
15:34Et donc, c'est un modèle assez révolutionnaire, parce qu'au moment où les hypermarchés ont commencé à s'essouffler,
15:39ce format-là est arrivé, et a dynamité, on peut le dire aujourd'hui,
15:44parce qu'à travers ce que vient de dire notre invité, la croissance est importante.
15:51Enfin, déjà on est en croissance. Ensuite, les ouvertures, 30 magasins.
15:54Et puis surtout, la couverture des territoires.
15:56Et puis c'est la taille de ces magasins, on en parlait en antenne, et c'est là-dessus que
16:00j'ai envie de chercher, Philippe.
16:02C'est parce qu'en fait, c'est un format très particulier, c'est ce qui fait aussi votre singularité.
16:06Je me tourne vers vous, Bertrand, nom de deux, c'est que ce sont de très très grands magasins,
16:10mais très bien organisés, et on ne s'y perd pas.
16:13Oui, on ne s'y perd pas.
16:14Donc ce sont des magasins qu'on a volontairement voulu, un peu en dessous des 1000 mètres carrés,
16:17pour que le client puisse d'un coup d'œil, en rentrant dans le point de vente,
16:19voir quasiment l'intégralité de l'offre.
16:21Et c'est un magasin qu'on a organisé un peu à l'image de ce qu'elle enseigne,
16:24c'est-à-dire où on identifie bien où est le boucher, on identifie le crémier, on identifie...
16:29Comme les Halles, comme dans un marché couvert.
16:31C'est exactement ce qu'ils ont souhaité faire.
16:33C'était la volonté des fondateurs, exactement.
16:36Et ce qu'on continue à faire aujourd'hui, les 30 magasins dont vous parlez seront tous avec cette organisation.
16:42Les prix Bertrand Nondodé, parce qu'on s'amusait à faire un petit comparatif des produits grands frais de trois
16:48rayons différents.
16:49Donc en épicerie, on est quand même un peu plus cher.
16:52Si on compare avec des Carrefour Leclerc et des Intermarchés, par exemple, pour un riz basmati,
16:56on est environ à 3 euros le kilo, contre 2,55 à 93 ou 2,3 aussi chez Intermarché.
17:03Boucherie, vous êtes parfois moins cher.
17:05Et en fruits et légumes, vous êtes bien moins cher.
17:08C'est ce qu'on a remarqué avec ces audients ce matin en préparant l'émission.
17:11Comment vous les fixez, ces prix Bertrand Nondodé ?
17:14Déjà, ce qui est important d'intégrer, c'est que, et je vous l'ai dit tout à l'heure
17:18dans le pitch que vous m'avez permis de faire,
17:20c'est que pour parler du caviste et de l'épicerie, nous n'avons pas d'intermédiaire.
17:25Nous nous sourçons directement auprès des producteurs.
17:28Donc ça nous permet, sur certaines unités de besoin, comme celles que je vous ai apportées, des amandes par exemple,
17:33des pruneaux, ce genre de produits, où en fait, on s'adresse directement à des villages coopératifs de Côte d
17:40'Ivoire,
17:41sans intermédiaire, et on conditionne nous-mêmes nos produits par exemple,
17:45où là, pour le pruneau qu'on vous a apporté, ce sont nos pruniers qu'on va ensuite faire sécher,
17:50qu'on va ensuite conditionner et qu'on va ensuite vendre dans nos magasins.
17:52Donc ça nous permet, sur des produits comme ceux-là, d'être très bien positionnés en prix,
17:57par exemple sur l'amande, ou sur la noix de cajou, c'est entre 10 et 15% moins cher
18:02que la moyenne du marché sur ces produits-là.
18:04Et ce qui nous permet de le faire, c'est vraiment de ne pas avoir d'intermédiaire et d'aller
18:07nous sourcer directement.
18:07Donc s'il n'y a pas d'intermédiaire, si je vous comprends bien, Bertrand Nondodeux, c'est que vous
18:09internalisez le plus possible.
18:11On bannit la dépendance aux autres ?
18:13Exactement.
18:14C'est notre souveraineté, et c'est le garant de la qualité des produits qu'on donne à nos consommateurs.
18:19Et si on va plus loin, on est même, là au moment où on parle, il y a une usine
18:24qui est en train d'être construite.
18:26Exactement.
18:26Il faut nous raconter ?
18:28C'est une usine à Chalon qui va s'appeler Sonnuts et qui a vocation à travailler l'une de
18:32nos plus grosses catégories à l'épicerie,
18:33que sont les fruits secs.
18:35Et cette usine va faire toute la torréfaction, l'aromatisation et le conditionnement de nos fruits secs.
18:41Là, vous avez par exemple des noix de cajou à la truffe que je tiens dans la main ou au
18:44parmesan.
18:45Ces noix de cajou-là sont d'abord torréfiées et ensuite sont aromatisées.
18:48Et notre objectif pour garantir les mêmes niveaux de qualité et garantir des prix plus bas,
18:53c'est de pouvoir internaliser ce métier-là.
18:55Donc effectivement, on est en train de construire 15 000 m2 d'usines pour faire ça.
18:58Mais c'est la première fois qu'un acteur de la grande distribution se met à investir des milliers et
19:06des millions d'euros
19:07pour internaliser avec sa propre usine ?
19:10Je vous laisse mettre de vos propos, je pense que oui.
19:14Non, mais je vous pose la question.
19:14En tout cas, chez Grandfrais Épicerie, c'est la première fois qu'on fait un tel investissement.
19:18Et ce n'est pas monnaie courante dans la distribution d'être à la fois industriel, transformateur et distributeur.
19:24Mais la stratégie, c'est vraiment ne plus dépendre de personne.
19:27C'est fort des années qu'on a vécues, des années Covid, où on a vu qu'on avait une
19:31dépendance à plein de choses.
19:32Ça vient d'où cette stratégie de vouloir être seul et autonome ?
19:36Oui, ça part effectivement d'un constat qui est assez simple.
19:39Déjà, si vous voulez pouvoir garantir le même niveau de qualité homogène tout au long de l'année,
19:44et quelle que soit la région dans laquelle vous opérez, internaliser ce genre de métier, c'est la clé.
19:48C'est vraiment la première chose.
19:50Garantir un niveau de qualité homogène, c'est la première chose.
19:54Et la deuxième, c'est que ça nous permet d'innover.
19:56Quand vous avez une usine comme celle-ci, chez Grandfrais Épicerie par exemple,
19:59c'est plus de 300 innovations par an, quand vous êtes maître de votre outil industriel,
20:03vous pouvez innover, vous pouvez tester des choses dans vos magasins à Grandfrais,
20:07mais il faut savoir qu'EF a aussi une division B2B,
20:09vous pouvez tester des choses auprès de professionnels également.
20:13Donc c'est effectivement très intéressant.
20:14Rapidement, Philippe, parce qu'on veut écouter Irvane pour Itelchec,
20:17et c'est bientôt le point sur l'info.
20:19Je voulais juste préciser que c'était possible, ce modèle est possible, bien évidemment,
20:22parce qu'on est sur trois catégories de produits.
20:25Parce qu'on ne fait pas de droguerie, on ne fait pas d'autres articles.
20:29Ça veut dire que le modèle est très clair.
20:31Donc c'est un modèle qui fonctionne très très bien.
20:34Vous restez avec nous ce soir dans la France bouge.
20:36Ce soir, on a déniché sur Europe 1 une start-up dédiée aux industriels
20:39pour scruter les 1000 fiches produits par seconde,
20:43et elle s'appelle Retail Shake.
20:45Europe 1, la France bouge.
20:47La pépite.
20:48Avec vous, Irvane, Joanna, c'est né il y a 7 ans, Retail Shake, à Lille.
20:54Vous, au moment où, avant d'aller sur Retail Shake, vous travaillez chez Leroy Merlin,
20:59et vous faisiez toute une partie de veille sur un tableau Excel classique.
21:06Et là, vous vous êtes dit, c'est un peu trop fastidieux,
21:09il faut que j'imagine l'outil qui me manque pour aller plus vite.
21:13Je vous laisse nous raconter rapidement.
21:14Oui, c'est ça. Alors, je me suis retrouvé chef de produit chez Leroy Merlin au rayon luminaire,
21:21et je travaillais sur une feuille Excel qui faisait 2000 lignes, 200 colonnes,
21:25à mettre à jour à la main, et en face de ça, je devais trouver les produits équivalents chez mes
21:30concurrents,
21:31à qualité comparable, bien entendu.
21:34Et c'était l'enfer.
21:35Donc au début, je le faisais à la main, après j'ai pris des stagiaires, des alternants,
21:40et comme je suis programmeur, je suis développeur, j'ai commencé à faire mes propres programmes
21:45pour collecter l'information automatiquement.
21:47Et voilà, ça a été le début, ça a été la jeunesse de Retail Shake.
21:51Donc ça, c'était la jeunesse de Retail Shake, vous l'avez proposé aux uns et aux autres ?
21:55C'est ça, on a démarré très très vite, en fait, dans notre incubateur près de Lille,
22:00qui s'appelle Eurotechnologie.
22:01J'ai fait un prototype, j'ai tout de suite signé des premiers clients, et ça a démarré immédiatement.
22:06On a très envie de vous écouter pitcher, mais vous avez entendu,
22:09c'est ce qu'il nous annonce, le flash de 21h, dans quelques secondes, on se retrouve juste après, pour
22:14le pitch.
22:20Vous êtes bien sur Europe 1 dans la France Bouge, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30,
22:25nous sommes toujours avec le PDG de Grandfrais Épicerie, Bertrand Nondedeux,
22:31cette entreprise qui a été créée, ce groupe de magasins qui a été créé en 1992,
22:36dans la région lyonnaise, 355 magasins actuellement référencés par Grandfrais, c'est ça ?
22:43En France, en Belgique aussi, et vous nous avez annoncé tout à l'heure
22:47l'ouverture de 30 magasins supplémentaires, et petit à petit, vous êtes en train de migrer
22:51aussi vers les centres-villes, ce qui fait la joie de nous, les urbains.
22:55On peut le dire comme ça.
22:56Nous sommes avec Simon Charmette, le cofondateur et président d'Atypique,
23:00c'est Légumes Déclassés, il était venu dans la France Bouge,
23:03il y a, en 2022, on va prendre de ces nouvelles dans un instant.
23:07Le coach de ce soir, c'est Philippe Sose, investisseur et conseiller en entreprise,
23:10et juste avant le flash de 21h, nous étions avec Irévan Jouana,
23:14le fondateur et le CEO de Retail Check.
23:18Retail Check, finalement, cette entreprise, cette start-up
23:22qui peut être en train de changer la guerre des prix grâce à une intelligence artificielle.
23:27Je vais vous laisser pitcher, Irvane, et on se retrouve juste après.
23:30C'est à vous.
23:31Merci beaucoup.
23:32Alors, Retail Check, c'est pour agiter le retail, c'est un logiciel,
23:35et c'est un peu le radar des prix des commerçants.
23:39Avant, un commerçant, il est allé voir les prix chez son concurrent, chez son voisin.
23:44Félix Potin, il est allé chez Mammouth.
23:45Aujourd'hui, avec Internet, on a les drives, on a les marketplaces, tout est en ligne.
23:50Il lui faudrait surveiller des millions et des millions d'informations,
23:53de prix, de stock, des avis clients, enfin voilà, j'en passais.
23:57Donc nous, c'est ce qu'on fait automatiquement.
23:59On fait travailler des robots pour faire tout ça.
24:01On va collecter l'information, ça c'est notre technologie qui fait ça,
24:04et avec notre intelligence artificielle, on va retrouver les produits qui sont semblables.
24:09Donc typiquement, un collaborateur grand frais, il peut tout à fait se connecter sur notre plateforme,
24:15regarder le prix du kilo de tomate, grappe, ronde, calibre X, origine France,
24:20et se dire, tiens, chez Leclerc, c'est à tel prix, chez U, c'est à tel prix,
24:24et moi, je suis à tel endroit.
24:26Et en fonction de ça, il va pouvoir prendre ses décisions de façon éclairée,
24:30et là, j'aime bien le terme clairvoyant.
24:32C'est ça qui nous permet ensuite de créer des commerçants super chargés, si vous voulez,
24:37pour aller très vite et gagner des parts de marché.
24:40Moi, je trouve ça formidable.
24:42Si j'étais patronne de la grande distribution...
24:46On achèterait le logiciel.
24:47On achèterait le logiciel, mais c'est tellement utile.
24:50Quel regard portez-vous là-dessus, Bertrand Nondeux, patron de l'épicerie Grand Free Épicerie ?
24:56Moi, j'entends plein de choses quand j'entends ce pitch.
24:59Il y a beaucoup d'agilité, il y a le besoin de regarder ce que font les concurrents,
25:02et il y a besoin aussi de simplifier la vie au quotidien de nos collaborateurs
25:04en essayant de les rendre plus productifs avec des outils qui fonctionnent.
25:08Et pour moi, c'est très actuel comme problématique et la solution qu'elle apporte.
25:13Vous pourriez l'utiliser ?
25:14Oui.
25:15Vous êtes chez qui, là, aujourd'hui, Irvane ?
25:18J'hésite toujours à dire les noms de nos clients.
25:21Non, mais il y en a.
25:23Ma question, c'est ça va, il y en a.
25:24Oui, on a 30 clients de grandes entreprises et certains confrères de grands frères, en effet.
25:34Philippe Sose, le coach de ce soir sur Europe.
25:36J'ai dit clairvoyant, moi, tout à l'heure, tout simplement, parce qu'effectivement, on ne se limite pas.
25:39On insiste sur les prix, mais ce n'est pas que ça.
25:42Oui, on l'a entendu dans le micro-trottoir au début de l'émission.
25:44Et on va le voir tout à l'heure dans les forces.
25:46Donc, dans les forces, pour moi, aujourd'hui, j'ai identifié la richesse et la qualité de la donnée.
25:50J'ai trouvé que votre outil, effectivement, compilait des données absolument pertinentes pour tous les retailers, enfin les commerçants, pardon.
25:59L'expertise métier du retail, vous ne vendez pas simplement des données,
26:02mais vous traduisez également des problématiques concrètes auprès des commerçants.
26:08Le prix, l'assortiment, la compétitivité, la disponibilité.
26:12Donc, vous faites une vraie veille concurrentielle.
26:15L'élément majeur, évidemment, c'est la transformation de la donnée en intelligence grâce à l'IA.
26:22Là, on voit que l'IA est vachement utile.
26:24Pour moi, c'est vraiment la force qui porte le plus le potentiel de l'entreprise.
26:27Parce que grâce à vous, l'être humain ne va pas aller chez le concurrent, prendre son petit carnet, noter
26:36les prix.
26:36Le temps qu'ils reviennent, on a le temps de baisser ou d'augmenter les prix.
26:39Vous, c'est en temps réel.
26:40C'est ça ?
26:41Exactement.
26:42Il y a 1000 fiches produits par seconde.
26:44Tout ça, ça arrive dans notre base de données.
26:46Et on est capable, effectivement, de...
26:47Mais comment ça arrive dans les bases de données ?
26:49Alors, on a des programmes, qu'on appelle des robots ou des spiders, parce que ça va sur le web,
26:54en fait.
26:54Sur le web, on va balayer un peu toutes les informations qu'il y a sur le web à travers
26:57des robots.
26:59Ça simule le comportement d'un consommateur normal qui fait ses achats en ligne.
27:04Et d'ailleurs, ces sites, ils veulent souvent nous bloquer.
27:07Mais j'imagine, c'est ça ?
27:07Donc, quand vous avez des petits puzzles à résoudre, vous les cliquez sur des feux rouges.
27:12Oui.
27:14C'est pour essayer de distinguer des vrais clients humains de gens comme nous, qui automatisent la consultation des sites.
27:21Donc, vous êtes bloqué à chaque fois ?
27:23Ah ben non, justement.
27:23Vous arrivez à les contourner.
27:26C'est le chat et la souris.
27:28Philippe.
27:29Et puis, pour finir, pour moi, c'est la capacité d'intégration dans les décisions du client.
27:34C'est-à-dire que vous vous intégrez vraiment dans la chaîne de réflexion du client.
27:37On part de données, et puis ensuite, vous poussez le client à se poser des vraies questions.
27:43Et j'ai trouvé ça vraiment super.
27:45Je ne savais pas que ça existait, donc que vous existiez.
27:48Et j'ai trouvé ça vraiment très intéressant.
27:50Et je pense qu'il y a un vrai potentiel grâce à l'IA.
27:52Est-ce que vous faites du B2B ou c'est uniquement B2C pour les consommateurs ?
27:55Simon Charmette.
27:56En vrai, on fait à peu près un tiers de notre chiffre d'affaires en B2B.
28:00D'accord.
28:00Et le reste, c'est pour les consommateurs en direct ?
28:03Alors, non, ça c'est encore autre chose.
28:06Alors, c'est quoi ? Un tiers en B2B, le reste ?
28:08Un tiers de B2B, c'est des enseignes B2B.
28:11Par exemple, du négoce matériau.
28:12Ah oui, donc ça va, d'accord.
28:14Voilà, des commerçants, mais qui s'adressent à d'autres entreprises.
28:17Ok.
28:18Si vous êtes parmi nous ce soir sur Europe 1, Irvane, Johanna, c'est parce que vous avez une question
28:24au coach.
28:25Parce que nous, dans la France Bouge, on a mis un temps de la main aux entrepreneurs.
28:29Quelle est votre question à Philippe Sose ?
28:32Alors, oui, merci.
28:33Donc, la société Ritachek fonctionne bien en France.
28:38On a une sorte de plafond de verre, c'est un truc que je n'ai jamais réussi à faire.
28:41Pourtant, je parle anglais, allemand, je suis d'un environnement multiculturel.
28:47Je n'ai jamais réussi à signer un gros client en direct, par exemple en Allemagne ou en Espagne.
28:52À chaque fois, on bute sur un truc, on arrive en finale de l'appel d'offres.
28:56Et je ne réussis pas à gagner l'appel d'offres.
28:59Je ne sais pas pourquoi.
29:00L'internationalisation.
29:01Oui, l'internationalisation.
29:03J'ai une première question avant d'aborder les solutions.
29:06Mais avez-vous essayé à travers une entreprise avec laquelle vous êtes client,
29:11une marque avec laquelle vous êtes client en France déjà ?
29:14Alors ça, on a ça.
29:14Est-ce que je peux citer les marques ?
29:16Oui, bien sûr.
29:17Donc, on fait ça par exemple avec Noroto, Electrodépôt ou encore Carter Cash.
29:22Donc, ce n'est pas que de la grande distribution.
29:24On n'est pas que sur l'alimentaire.
29:26Oui, ce n'est pas que de l'alimentaire.
29:28Parce que pour moi, la première solution, c'est d'utiliser ça.
29:30Et c'est ce qu'on appelle la technique du cheval de Troie.
29:33Donc, vous partez avec une marque bien connue des Français
29:37dans le domaine de l'automobile, du groupe Auchan.
29:40Et vous rentrez par...
29:42Vous avez quand même cité une marque.
29:44Pardon ?
29:44Je rigole.
29:46En l'occurrence, Noroto.
29:47Et vous exploitez la base client française pour s'implanter dans leur filiale.
29:51C'est bien ça.
29:52Mais vous l'avez fait.
29:53On le fait.
29:53Mais du coup, on ne bosse pas vraiment avec les équipes locales.
29:57Ça passe par la France.
29:58Ça passe par la France, qui reste quand même le pilote.
30:01Il veut être en direct avec les Allemands.
30:03J'ai essayé de trouver ça.
30:05Alors après, moi, je pense qu'il est nécessaire d'arriver là-bas
30:07et de leur prouver la valeur avant de vendre.
30:11Ne plus commencer par une démonstration du logiciel,
30:14mais préparer pour chaque prospect un audit de son marché.
30:16Donc, faire du travail en amont et préparer ça.
30:19Je pense que ça, ça serait vraiment intéressant.
30:20Vous faites l'audit du marché et vous arrivez en leur disant
30:23« Tenez, on vous a fait ça à la limite, je suis désolé de le dire, gratuitement.
30:27Mais voilà ce qu'on vous propose.
30:29Et leur rendre de l'appétence.
30:31Mettre en place de l'appétence pour cet outil.
30:33Je pense que ça, ça peut fonctionner. »
30:35Deuxièmement, se concentrer sur une verticale et un pays.
30:38Ça signifie ne pas chercher à internationaliser, retail check.
30:41À mon avis, il ne faut pas y aller tout de suite.
30:43Mais par contre, il faut capitaliser sur votre expertise existante
30:48et construire une vraie réputation dans un domaine.
30:51Vous êtes parti, je crois que vous avez commencé avec Laurent Merlin, je crois.
30:54Bon, effectivement, dans le bricolage, oui.
30:56Vous avez commencé, parce que vous êtes né dans le bricolage.
30:58Ça pourrait être l'expertise, c'est ça que vous étiez.
31:00Voilà, c'est ça.
31:01Ça pourrait être l'expertise et se concentrer dans ce domaine-là, dans un pays.
31:05Plutôt être dans ce secteur-là.
31:08Pour finir, créer une présence et des relais locaux.
31:11Donc, des relais, ce sont des personnes qui connaissent bien le réseau du bricolage.
31:16On va rester sur le bricolage.
31:17Mais bien connaître le réseau du bricolage dans le pays
31:19et avoir un ambassadeur qui porte,
31:24ça demande un investissement,
31:25mais c'est moins cher que d'avoir une équipe sur place.
31:27Bien sûr.
31:28Et puis, faire évoluer le positionnement vers l'intelligence de commerce.
31:33Donc, pour moi, en surveillant les concurrents,
31:35vous transformez les données de marché en décision commerciale.
31:38Et ça, il faut pouvoir leur le prouver.
31:39Et donc, on revient à ce que je vous disais,
31:41c'est qu'il faut vraiment prouver ça à travers une verticale,
31:44mais pas s'éparpiller.
31:45Donc, une spécialité, là où on se démarque.
31:48Oui, je crois.
31:49Là où vous les connaissez plus.
31:51From scratch.
31:54En fait, effectivement, on s'attend.
31:56Petit à petit, on est parti vers ce type de solution.
31:58Ça n'a pas encore fonctionné.
32:00Mais on va même jusqu'à fournir du contenu, entre guillemets, gratuit.
32:06On crée des pages sur Internet.
32:08Et notre but, c'est que, par exemple,
32:11le catégorie manager Tesco,
32:13ou le chef de produit chez Hobby,
32:17dans le bricolage en Allemagne,
32:18qu'il fasse des recherches sur Google ou sur ChatGPT.
32:21Et qu'il arrive sur ces pages-là,
32:23où nous, on lui dit,
32:24tiens, toi, tu as l'indice prix,
32:26tu es à 105,
32:27alors que ton concurrent, il est à 92.
32:30Et après, il clique,
32:32il saisit son adresse mail,
32:33et on essaye de le capter.
32:34Lui donner de l'envie.
32:35Lui donner de l'envie, créer le désir.
32:37Bertrand, vous, par exemple,
32:40vous regardez souvent ce qui se passe
32:42chez les concurrents, en termes de prix ?
32:44On est obligé.
32:45Oui, bien sûr,
32:46mais vous avez un service là-dessus ?
32:49Oui, effectivement.
32:50On a des outils,
32:51on a un service de veille,
32:52à la fois pour les produits,
32:54pour l'innovation,
32:55mais aussi pour le prix,
32:56pour les services.
32:57On est obligé.
32:58En fait, en plus, sur l'alimentaire,
32:59si vous voulez,
33:00c'est tous les jours
33:01que vous allez aller en magasin.
33:03Tous les jours, vous êtes confrontés.
33:03Et les prix peuvent changer tous les jours ?
33:04Bien sûr.
33:05Ah oui ?
33:05Tous les jours.
33:06L'alimentaire, c'est dingue.
33:07Ça vous arrive de changer,
33:08même dans la journée, par exemple,
33:10la boîte de noix de cajou
33:12que vous nous avez apportée ce soir ?
33:13Sur une promotion,
33:14ça peut arriver, par exemple.
33:14C'est-à-dire ?
33:17On parlait de l'amende, par exemple,
33:18c'est une unité de besoin
33:19qui est très importante chez nous.
33:21Il y a un moment dans l'année
33:22qui est très fort,
33:22qui est, par exemple, le ramadan,
33:24où on veut avoir absolument
33:25le meilleur prix
33:25et on est systématiquement
33:27le moins cher en France
33:27pendant cette période clé
33:28de la vente d'amende en France.
33:30Si je vois un client
33:31qui sort un prospectus promotionnel
33:34et qui va se rapprocher
33:35de mon point prix,
33:37dans la minute,
33:37on va nous remettre
33:38du discount supplémentaire.
33:40Et vous voyez comment le client ?
33:42Comment vous dites
33:43je vois un client
33:44avec un prospectus ?
33:45Non, non, non.
33:45Le concurrent,
33:46on fait de la veille concurrentielle.
33:48De la veille concurrentielle.
33:50Chaque fois qu'un concurrent
33:50sort un prix,
33:51on le regarde.
33:52Et juste pour préciser
33:53que les commerçants d'aujourd'hui
33:55ont souvent des étiquettes électroniques
33:57qui peuvent changer
33:58leur prix depuis leur bureau
34:00et ils peuvent modifier les prix.
34:02Tout le monde ne l'a pas, mais...
34:03Mais en tout cas,
34:04c'est un outil supplémentaire
34:05pour pouvoir s'adapter
34:06et ajuster au fur et à mesure.
34:08Bertrand Nondodeau,
34:09vous êtes le PDG
34:10de Grand Frais Épicerie.
34:11Vous savez qu'il y a un quiz
34:12dans la France Bouche
34:13chaque soir.
34:13On vous pose des questions.
34:15Allez, c'est parti.
34:17Quand vous faites vos courses,
34:18vous commencez par quel rayon ?
34:20Les fruits secs.
34:21Ah ben, c'est votre truc
34:22les fruits secs.
34:22C'est une passion.
34:24C'est ma passion.
34:25C'est la première chose
34:26que je regarde
34:26quand je rentre dans un magasin.
34:27Pourquoi il y a une histoire
34:28avec les fruits secs ?
34:29C'est le cœur du réacteur.
34:31Les fondateurs de EF,
34:34si vous voulez,
34:34Léo et Patrick Badourian,
34:35ont commencé avec les épices
34:36et les fruits secs.
34:38C'est aujourd'hui très à la mode.
34:39C'est une source de protéines
34:40moins chère que la viande.
34:41Par exemple,
34:42les épices,
34:42ça vous permet de voyager
34:43et donner de la saveur
34:44à vos produits
34:44sans rajouter de la matière grasse.
34:46Donc, c'est épices
34:47et fruits secs.
34:49Le produit que vous achetez
34:51systématiquement
34:51quand vous faites vos courses ?
34:53Des amandes ?
34:53Des noix de cajou ?
34:54Je les ai là.
34:55Une noix de cajou au parmesan.
34:56Je crois que j'ai cette boîte
34:58dans mon placard.
34:58Vous faites plaisir.
35:00J'ai toujours un paquet
35:01de mode cajou au parmesan.
35:02Je peux aussi mon photo
35:02pour me chérir.
35:04Prenez bien sûr
35:05et servez-vous.
35:05Pour partir avec.
35:06Le pouvoir d'achat
35:07reste une préoccupation majeure.
35:09Peut-on encore proposer
35:10de bons produits
35:10à des prix accessibles ?
35:12Oui,
35:13et je pense que le succès
35:13de l'enseigne
35:14le démontre.
35:15Grâce à l'internalisation ?
35:19Oui,
35:19pas d'intermédiaire
35:20et puis aller
35:21effectivement
35:22sourcer directement
35:22auprès des producteurs
35:23les meilleurs produits
35:24toute l'année.
35:24Vous êtes spécialiste
35:25de l'épicerie et du vin.
35:26Est-ce que les Français
35:27sont aujourd'hui plus curieux
35:28et plus exigeants
35:29beaucoup plus curieux ?
35:32Ça se voit sur le poids
35:32de l'innovation par exemple.
35:34On n'a jamais lancé
35:35autant d'innovation
35:35dans l'épicerie
35:36et dans le liquide.
35:37Donc il y a une vraie volonté
35:38de clients
35:39de trouver de nouvelles choses.
35:40L'innovation qui vous a marqué ?
35:41Je l'ai apporté ici.
35:43Là par exemple,
35:44on lance une épice chimichourie
35:46qui fait voyager,
35:47qui donne beaucoup de saveur,
35:48qui est conditionnée chez nous.
35:50C'est une épice sud-américaine
35:51qui peut vous permettre
35:52de faire des marinades
35:52de viande par exemple
35:53ou de poisson.
35:55C'est un des best-sellers
35:56qu'on vient tout juste
35:57de lancer
35:57qui montre à quel point
35:58à la fois le client est curieux
35:59et à quel point
36:01il a envie de voyager aussi
36:02quand il mange.
36:03Et si vous aviez exercé
36:04un autre métier,
36:05Bertrand,
36:06nom de deux,
36:06ce serait-il quoi ?
36:10Producteur de noix de cajou ?
36:11Producteur de noix de cajou.
36:14Non, c'est une bonne question.
36:16J'aime bien la musique.
36:19Un métier en rapport
36:20avec la musique peut-être.
36:21Avec la musique.
36:21Dans dix ans,
36:22à quoi ressemblera
36:22le supermarché idéal ?
36:24Plus de frais,
36:24plus d'épiceries,
36:25plus de services
36:26ou encore quelque chose
36:27qui n'existe pas ?
36:28Plus de liens
36:29avec le consommateur
36:30encore en magasin.
36:31Plus de connexions,
36:32plus de services.
36:33Plus d'humains.
36:34Plus d'humains.
36:35Donc l'IA
36:36mais aussi l'humain.
36:37L'IA au service
36:37de la relation
36:38avec nos consommateurs.
36:39Merci Bertrand.
36:40Nom de deux,
36:41PDG de Grand Frais,
36:43épicerie pour ce quiz
36:44écrit par César Dian.
36:52C'est un clin d'œil
36:53pour vous,
36:54Bertrand Mondoneux.
36:54Vous avez dit
36:55que vous adoré la musique.
36:56Je crois même
36:56que vous en jouez.
36:58Vous êtes bien enseigné.
37:01Pour décompresser,
37:01il y a certaines personnes
37:02qui font en ce moment
37:03des triathlons
37:04ou des Ironman.
37:06C'est très à la mode.
37:07Nous, avec des amis,
37:08ce qu'on aime faire,
37:09c'est de la musique.
37:09Après le travail,
37:10on enfile des t-shirts
37:11des années 90
37:12d'ACDC,
37:13on branche les guitares
37:14et on reprend des titres
37:15des Stones,
37:16des Guns,
37:17des Nirvana.
37:18C'est ma façon à moi
37:20de décompresser
37:20et de passer du temps
37:22avec mes amis.
37:23C'est avec vos amis
37:23ou parfois même
37:24avec des collègues
37:25de Grand Frais ?
37:26Avec des amis
37:27et parfois avec des collègues
37:28de ma vie passée.
37:29Pas chez Grand Frais encore
37:30mais il faudrait que je l'essaye.
37:31Vous étiez où avant ?
37:32Quelques années
37:33chez Procter & Gamble
37:34en industrie
37:34et quelques années
37:35chez Leclerc.
37:35Effectivement,
37:36là-bas,
37:37quelques groupes de collègues
37:39pour animer des soirées
37:42séminaires par exemple
37:43mais non,
37:44mon groupe de musique
37:45c'est un groupe d'amis.
37:46Et vous jouez quoi ?
37:47Moi je chante.
37:48Vous chantez ?
37:49J'essaye.
37:50On vous demande ou pas ?
37:51Non,
37:52ce serait terrible.
37:54Ce serait terrible.
37:54Mais oui,
37:54une chanson.
37:55Une bonne chanson.
37:56Allez,
37:56on se retrouve dans un instant
37:57sur Europe 1.
37:58On va prendre des nouvelles
37:59de cette entreprise atypique
38:01avec Simon Charmette.
38:02On se retrouve juste après
38:04une petite pause
38:05sur Europe 1.
38:06Et à noter vos rendez-vous
38:07Europe 1,
38:08l'édito international
38:09de Vincent Herouette
38:10c'est du lundi au jeudi
38:11à 7h40.
38:12Il vous offre une analyse
38:14approfondie des événements
38:15qui façonnent notre monde.
38:17C'est chaque matin
38:18sur Europe 1
38:19et en replay
38:19et en podcast
38:20sur le site
38:21et l'application Europe 1.
38:38Europe 1
38:40Bienvenue dans la France Bouge
38:41dans cette dernière partie
38:42de la France Bouge
38:43sur Europe 1.
38:44Nous sommes toujours avec
38:45le PDG de Grandfrais Épicerie
38:47Bertrand Nondedeux
38:48qui nous a fait une confidence
38:50juste avant cette petite pause
38:52et le soir quand il rentre
38:53enfin quand il peut
38:54il est dans un groupe de rock
38:56et là on met des t-shirts
38:58des années 80-90
38:59et on y va pour du ACDC.
39:01Ben oui,
39:01c'est ça aussi
39:01être patron
39:02et dirigeant d'entreprise.
39:04Nous sommes toujours avec
39:05Irvane Johanna
39:06le fondateur et le CEO
39:07de RetailShake
39:08Sim Philippe Souze
39:09investisseur et conseiller
39:10en entreprise
39:11et nous sommes avec
39:12Simon Charmette
39:13le cofondateur
39:14et le président d'Atypi
39:15qui était venu
39:16il y a quelques années
39:17il y a 4 ans
39:18nous présenter cette entreprise.
39:20Europe 1
39:21Le coup de coeur
39:22de la France Bouge
39:23Et c'était un coup de coeur
39:25et c'était un coup de coeur
39:27et là on va prendre
39:27de vos nouvelles
39:28puisque vous Simon
39:30vous êtes ingénieur
39:32polytechnicien
39:33vous avez été très marqué
39:34par votre enfance
39:36puisque vous êtes
39:36un fils d'agriculteur
39:38ardéchois
39:38qui était très précurseur
39:39puisque si je ne me trompe pas
39:41vos parents cultivaient
39:43des pommes de terre
39:43et des châtaignes
39:45et ils ont été
39:47confrontés souvent
39:48avec des récoltes
39:50perdues
39:50et c'est ça
39:51qui vous a donné envie
39:52d'entreprendre
39:53et de lancer
39:54atypique.
39:55Exactement
39:55c'est ça
39:55donc moi je suis
39:57fils d'agriculteur
39:58comme vous disiez
39:59en Ardèche
39:59où ils cultivaient
40:00pommes de terre
40:00et châtaignes
40:01et tous les ans
40:02à la récolte
40:02il y avait une partie
40:03de la production
40:03qui était écartée
40:04parce qu'il y a des cahiers
40:05des charges
40:06on en parlait justement
40:07avec des contraintes
40:08qui ne sont pas
40:09des contraintes
40:09voulues par les distributeurs
40:11mais qui sont des contraintes
40:12qui correspondent
40:12aux attentes des consommateurs
40:14comme on l'entendait aussi
40:15les consommateurs
40:16veulent des produits beaux
40:17et ça se comprend
40:18mais ça fait qu'il y a
40:19une partie de la production
40:19qui est écartée
40:20alors pour des questions
40:22d'esthétique
40:22mais aussi pour des questions
40:23de calibre
40:24de forme
40:24de coloration
40:25c'est des produits
40:26qui sont très bons
40:26qui sont très sains
40:27nous on les consommait
40:29chez mes parents
40:30et on savait
40:31donc qu'ils étaient très bons
40:31mais on ne pouvait pas les vendre
40:33donc vous avez pris le problème
40:34vous avez trouvé une solution
40:36ça veut dire
40:37que vous achetez
40:38les invendus au producteur
40:39à un prix à décoter
40:40vous les stockez
40:41dans les entrebots
40:42vous faites tout
40:43toute la boîte fait tout
40:44vous les revendez
40:45vous les livrez aux clients
40:45vous couvrez les frais de logistique
40:47vous faites tout
40:47c'est ça
40:48en fait on a construit
40:48un canal de distribution
40:50qui est adapté à ces produits
40:51on en parlait un petit peu
40:52avec toi aussi Erwan
40:53sur la partie classification
40:58fiches techniques etc
40:59le problème du déclassé
41:00c'est justement
41:01qu'il n'y a pas de fiches techniques
41:02c'est que ça sort des normes
41:03c'est pas caractérisé
41:04donc c'est des flux
41:05qui sont très difficiles
41:06à capter
41:06et à commercialiser
41:07et c'est là où
41:09Atypique intervient
41:09en fait on a construit
41:11un canal qui est adapté
41:12avec une organisation
41:13et des outils en interne
41:14qui sont adaptés
41:15à ces flux instables
41:16et non caractérisés
41:17donc c'est ce qu'on fait
41:18depuis 5 ans
41:19vous le faites
41:19avec une clientèle
41:20qui ne cesse de s'agrandir
41:22vous avez beaucoup
41:23de la restauration collective
41:24c'est 3 quarts de votre business
41:25c'est ça ?
41:26c'est ça exactement
41:26les EHPAD
41:27les cantines d'hôpitaux
41:28d'écoles d'entreprise
41:30la restauration commerciale
41:32et le quart restant du coup
41:34et ça marche bien alors
41:35de plus en plus ?
41:36ça se passe bien
41:37c'est vrai qu'on est passé
41:38en 2022
41:38on avait un an d'existence
41:40à ce moment là
41:40donc là on a continué
41:41notre chemin
41:42on a fait x10 en volume
41:43depuis 2022
41:44donc on a une belle croissance
41:46mais ça veut dire que voilà
41:47il y a un marché
41:47bravo
41:48il y a un marché
41:49et puis c'est vrai
41:50qu'un petit peu
41:50comme vous le disiez Bertrand
41:52on cherche aussi
41:53avec Atypique
41:53à aller chercher
41:54un rapport qualité-prix
41:55et nous on passe du coup
41:57par un autre moyen
41:57qui est ces produits déclassés
41:59mais nos clients
42:00restauration hors domicile
42:01collective et commerciale
42:03cherchent des produits
42:04de qualité
42:04mais ils sont aussi
42:05très contraints
42:06notamment en restauration collective
42:07où ils ont beaucoup
42:07de contraintes
42:08avec des pourcentages
42:10de produits bio
42:10labellisés
42:11qui leur sont imposés
42:12des clients
42:13qui veulent des produits
42:13locaux français etc
42:15ils ont des budgets
42:15qui sont très contraints
42:16parce qu'il faut
42:17que les prix
42:17sont très faibles
42:18que vous êtes là
42:18comment vous connaissez
42:19c'est du bouche à oreille
42:21j'en ai aucune idée
42:21non mais c'est vrai
42:23comment Atypique
42:27grandit comme ça
42:28et arrive à avoir
42:29des clients
42:30parce que je vous ai cherché
42:31c'est pas évident
42:32on est en B2B
42:33donc après
42:33c'est le bouche à oreille
42:36et puis une fois
42:36qu'on intègre un réseau
42:39une société
42:40de restauration collective
42:41comme Edior
42:41Sodexo
42:42Compass
42:43Duron
42:43Nures
42:43etc
42:44après on arrive
42:44à se développer
42:45comme ça
42:45et à passer par vous
42:47comment on vous connaît
42:48justement
42:48je me trompe vers vous
42:49Bertrand Nondede
42:49vous êtes le PTG
42:50de Grand Frit Épicerie
42:52Cadmerade
42:52qui est la vedette
42:54de la campagne publicitaire
42:55ça vous a plu
42:56mais oui
42:57il est bon
42:59incognito
42:59ça a été lancé
43:00en mai dernier
43:02pourquoi vous êtes allé
43:02le chercher
43:03Cadmerade
43:03on a
43:04chaque fois qu'on a
43:07pris la parole
43:07en télé
43:07c'est assez récent
43:08on a pris la parole
43:09avant que vous connaissez pas
43:10c'était que le bouche à oreille
43:11oui oui
43:12en fait on a lancé
43:13notre première campagne télé
43:14il y a juste 3 ans
43:15donc
43:16vraiment c'est très récent
43:17qu'on prenne la parole
43:19en télé
43:20je pense que
43:21déjà
43:21on a la chance
43:23d'être enseigne spécialisée
43:24préférée des français
43:25on avait un Cadmerade
43:27qui est aussi
43:28l'un des acteurs
43:29et des personnalités
43:30préférées des français
43:30qui en plus
43:31aime l'enseigne
43:32ça a été une belle rencontre
43:33et quand il nous a proposé
43:35ce que vous avez vu en télé
43:36qu'on a trouvé extraordinaire
43:38il y a des choses qui sont venues de lui
43:39il y a des choses qui sont venues de lui
43:41chez Grand Fré
43:42sans se faire remarquer
43:43donc ils utilisent
43:44plein de déguisements
43:45et des stratagèmes
43:46pour échapper aux fans
43:48c'est assez drôle
43:49c'est assez drôle
43:50c'est un peu la tonalité
43:52de l'enseigne
43:53on a essayé de jouer
43:53sur cette corde-là
43:54depuis qu'on a pris la parole
43:55en télé
43:55et on trouvait que Cadmerade
43:57était parfait pour ce rôle-là
43:58il a dit oui tout de suite ?
43:59il a dit oui tout de suite
44:00oui
44:00il connaissait Grand Fré
44:02petit secret
44:03il est client de l'enseigne
44:05il est client Grand Fré
44:08est-ce qu'il se déguise vraiment du coup ?
44:10je ne sais pas s'il se déguise pas
44:11ah oui c'est vrai
44:12est-ce qu'il passe vraiment en cognitant
44:14le prochain ce sera toujours
44:14ce sera Cadmerade
44:16vous allez chercher comme ça
44:17parce que c'est une star
44:18c'est étonnant pour une enseigne aussi discrète
44:20d'aller chercher une aussi grosse star
44:21on essaie comme vous le disiez un petit peu tout à l'heure
44:23on essaie d'être un peu là où les gens ne nous attendent pas
44:26justement là où on ne vous attend pas
44:27c'est sur la suite
44:28pour notre pays
44:29on est à quelques mois de l'élection présidentielle
44:32quand on dirige une enseigne
44:34comme Grand Fré épicerie
44:36mais Grand Fré c'est 355 magasins
44:39il y en a 30 qui vont ouvrir
44:40vous créez des emplois
44:42quelle est la note d'espoir
44:44que l'on pourrait avoir ?
44:46Europe 1
44:47la France bouge
44:49les raisons d'espérer
44:52Bertrand Nondeleu
44:53je sens
44:54de la part de nos politiques
44:56une réelle prise de conscience
44:57de deux choses
44:58un, l'importance du bien manger
44:59il y a des vraies discussions
45:01autour du sucre
45:01autour des menus
45:02dans les écoles
45:03il y a une vraie, j'ai l'impression
45:04que nos politiques prennent ce sujet
45:06à cœur
45:08et je vois aussi une volonté
45:10d'essayer de réconcilier
45:11le monde de la distribution
45:12et le monde agricole
45:13par l'intermédiaire de travaux
45:15qui sont dirigés par le Sénat
45:16ou l'Assemblée Nationale
45:17on voit une volonté
45:18d'essayer de pérenniser
45:19les activités
45:20mettre en avant
45:21la souveraineté
45:21la souveraineté alimentaire française
45:24et pour nous
45:25c'est très important
45:26chez Grand Fré épicerie
45:27par exemple
45:28nous mettons en place
45:28des filières françaises
45:30sur le quinoa
45:31le petit épeautre
45:32par exemple
45:33ou les lentilles
45:33afin de permettre
45:35de garantir un niveau
45:35de qualité
45:36à nos clients
45:37mais aussi des revenus
45:38stables
45:39et juste
45:40auprès de nos producteurs
45:41et j'ai le sentiment
45:42qu'aujourd'hui
45:43dans le paysage politique
45:45il y a une prise de conscience
45:46de l'importance du bien manger
45:47et de réconcilier
45:48Donc vous avez l'espoir pour ça
45:50Oui j'en ai
45:50Je me tourne vers Simon Charmette
45:52ça vous parle vous en plus
45:52compte tenu de votre enfance
45:54Oui c'est vrai que c'est un vrai enjeu
45:56le monde agricole
45:57et la rentabilité du monde agricole
45:59et nous c'est aussi
46:00ce qu'on essaye de faire
46:01à notre petite échelle
46:01avec Atypique
46:03pour apporter des revenus
46:04complémentaires aux producteurs
46:05je pense qu'il faudra
46:06beaucoup d'énergie
46:06pour arriver à relever
46:08ce défi là
46:09de rendre l'agriculture française
46:12rentable
46:12et où les agriculteurs
46:13qui bossent
46:14des 60-70 heures par semaine
46:16puissent vivre correctement
46:17de leur métier
46:18Vos parents doivent être fiers
46:19de vous non ?
46:20J'espère
46:20C'est déjà la fin
46:22La France bouge
46:23Merci d'être venu ce soir
46:25Bertrand Nondeux
46:26PDG de Grandfrais
46:27et Pitié
46:28ce soir sur Europe 1
46:29Merci à Irvane Jouana
46:30fondateur CEO
46:31de Retail Shake
46:32Merci à Simon Charmette
46:34d'être revenu
46:35pour nous parler d'Atypique
46:36Un grand merci
46:36Philippe Sos
46:37pour vos conseils
46:38Avec plaisir
46:38Investisseurs et conseils
46:39en entreprise
46:40Dans un instant
46:41vous retrouvez
46:42Valérie Dermont
46:43pour la libre antenne
46:44sur Europe 1
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