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00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver en ce lundi soir sur Europe 1 pour votre journal de 20h, une
00:10demi-heure d'information.
00:12Et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures Europe 1, celles qui vous réveillent tous les jours entre 7h et
00:179h autour de Dimitri Pavlenko.
00:19Vincent Trémollet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro, dresse un bilan de ce début de campagne présidentielle,
00:26marqué selon lui par un paramètre omniprésent, la bêtise.
00:29Dans son édito, Laurent Tessier revient sur le communiqué du syndicat de la magistrature
00:33qui ignore les violences contre les forces de l'ordre aux abords des lycées, mais condamne la répression policière.
00:39Et puis dans l'édito international de Vincent Hervouet, retour sur le premier tour de l'élection présidentielle au Brésil,
00:45marqué par une percée spectaculaire de Flavio Bolsonaro.
00:48Tout d'abord, c'est votre journal.
00:49Et elle a eu un drame en marge des manifestations lycéennes.
00:53La main d'un adolescent de 15 ans, arraché par l'explosion d'une grenade de désencerclement
00:57qui l'aurait tenté de ramasser afin d'attaquer les forces de l'ordre.
01:00Pour éviter ces prises de risques, le syndicat des commissaires de police publie un guide de prévention.
01:05Aujourd'hui, les détails dans quelques instants.
01:07Plus de 580 établissements perturbés encore aujourd'hui.
01:10Et des appels à accentuer la mobilisation.
01:13Demain, les organisations lycéennes soutenues cette fois par plusieurs syndicats.
01:17Encore des heures de cours perdues, inacceptables pour de nombreux élèves.
01:20Réduits au silence face au débordement, Europe 1 leur donne la parole.
01:23Dans ce journal également, à moins d'une heure de France-Belgique, en Ligue des Nations,
01:27les supporters des Bleus dressent un premier bilan de l'ère Zinedine Zidane.
01:34Le ministre de l'Education nationale déplore une situation humainement dramatique.
01:39Après la grève-blessure d'un adolescent de 15 ans, ce matin, en marge d'un blocage de lycée à
01:44Lens,
01:45une main arrachée par l'explosion d'une grenade de désencerclement.
01:48Selon une source policière, la victime avait elle-même tenté de saisir la grenade
01:52pour la renvoyer vers les forces de l'ordre.
01:54Une prise de risque inconsidérée.
01:56Alexandre Chauveau, pour sensibiliser les manifestants,
01:59le syndicat des commissaires de police publie aujourd'hui un guide de prévention.
02:03Le guide fait 8 pages.
02:05Il détaille les droits des lycéens,
02:06comme celui de manifester ou de disposer d'un avocat en garde à vue.
02:10Mais alerte aussi et surtout sur les dangers inhérents à ces rassemblements.
02:13Celui de se retrouver, par exemple, en première ligne auprès de casseurs
02:16et donc de s'exposer à la réponse des policiers.
02:19Le syndicat des commissaires détaille ainsi les sommations
02:22que les forces de l'ordre sont tenues d'adresser à la foule
02:24et les risques pour les manifestants de ne pas en tenir compte en restant sur place.
02:28Il s'agit là d'un délit puni d'un an de prison et de 15 000 euros d'amende.
02:32Page suivante.
02:33Le guide liste les peines encourues pour les délits commis en manifestation.
02:373 ans de prison et 45 000 euros d'amende pour la détention d'objets pouvant servir d'arme.
02:41Jusqu'à 10 ans de prison pour un projectile lancé sur des policiers
02:44ou l'incendie volontaire d'une poubelle ou d'une voiture.
02:47Bref, un guide pédagogique que les commissaires de police mettent à disposition en guise de dialogue.
02:52Dialogue qu'ils proposent d'améliorer au travers de rencontres avec les organisations lycéennes.
02:58Alexandre Chauveau.
02:59Des blocages marqués par des débordements.
03:01Encore aujourd'hui partout en France, plus de 580 établissements touchés par des perturbations.
03:07L'entrée du lycée Vauclin dans le 13e arrondissement de Paris.
03:10saccagée par des casseurs venus de l'extérieur d'après l'approviseur.
03:13Les élèves et les personnels confinés pendant deux heures par mesure de sécurité.
03:17En déplacement dans un lycée des Yvelines, le ministre de l'éducation appelle à une reprise des cours sur tout
03:22le territoire.
03:23A partir de mercredi matin, Edouard Geoffrey acte en effet la paralysie de la journée de demain
03:28en raison d'un appel à la mobilisation et à la grève.
03:31Lancé par les organisations lycéennes et plusieurs syndicats.
03:34Encore des heures de classe perdues pour le plus grand malheur d'une partie des élèves et de leurs parents
03:39qui subissent sans pouvoir agir.
03:41Le correspondant d'Europe 1 à Lyon, Jean-Luc Bougeon, est allé à leur rencontre.
03:44Alors oui, ce n'est pas la majorité.
03:46Mais il y a des élèves qui ont envie que les cours reprennent en fin normalement.
03:49Les blocages tous les jours, ça va bien à un moment, estime Maxime, élève de première au lycée Edouard Hériot.
03:54Il faut arrêter, mais c'est un peu débile.
03:56Parce que si on demande quelque chose par la force, on ne va jamais rien avoir.
03:59Alors que si on demande normalement, on peut peut-être avoir quelque chose.
04:01Surtout le problème, c'est que les gens qui manifestent, hier j'aurais demandé leur cause.
04:04C'était plus pour Gaza et pour les violences policières, alors que ce n'est pas du tout ça qu
04:07'il faut revendiquer.
04:08Aurélien, lui, est lassé de toute cette violence.
04:10Les casseurs qui viennent juste pour mettre des couilles morties, ça je trouve que ça s'arrête, c'est très
04:13dangereux.
04:14Nous, c'est notre classe de première, donc on a quand même l'année de bac, il faudrait quand même
04:17le préparer, on est d'accord.
04:18Et que dire de certains parents, à l'évocation du mouvement lycéen, Carole, maman d'un élève de terminale, perd
04:23son calme.
04:24Évidemment, il faut que ça s'arrête, c'est des gamins qui ont 15 et 16 ans, ils ne savent
04:27même pas pourquoi ils font des grèves, des manifestes,
04:30mais regardez ce merdier là, on ne peut plus vivre normalement, c'est juste la débandade en fait.
04:36C'est la France, 2026, j'ai mon fils qui est en terminale, donc il passe un bac à la
04:40fin de l'année,
04:40Et là, on fait quoi ? On ferme un lycée en fait, c'est-à-dire qu'il ne va
04:44pas en cours pour, je ne sais pas, 2, 3, 5, 10, 15 manifestants.
04:48On va faire quoi ? La prochaine étape, c'est qu'on ferme la France ? C'est très énervant.
04:52Un retour à l'ordre qui n'est vraisemblablement pas pour tout de suite, ce désole Carole, qui redoute déjà
04:56la manifestation de demain.
04:57Lyon, Jean-Luc Bougeon, Europe 1.
04:59Et effectivement, on redoute ces manifestations de demain jusqu'au gouvernement.
05:03Les blocages pourraient s'étendre aux universités, notamment le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
05:09a dit craindre, je cite, un embrasement national.
05:12Alors, les autorités sont en alerte, mais assurer le maintien de l'ordre face à des délinquants, souvent mineurs,
05:17et sous la loupe parfois déformante des réseaux sociaux, n'est pas une mince affaire, William Molinier.
05:22Laurent Nunez exige juste équilibre entre proportionnalité des interventions et nécessaire maintien de l'ordre.
05:28Facile à écrire, beaucoup moins à exécuter, peste un policier.
05:32Les instructions du ministre de l'Intérieur, c'est « soyez ferme, mais pas trop », ajoute un autre.
05:36En clair, on doit stopper les dégradations, mais on ne sait pas comment, poursuit-il.
05:40La présence d'un grand nombre de mineurs dans les rassemblements complique la tâche.
05:44L'action policière est scrutée de très près.
05:47Les interventions sont filmées, diffusées sur les réseaux sociaux,
05:50où le moindre geste est commenté, déformé, amplifié.
05:54Au premier blessé, une partie de la classe politique crie à la bavure policière,
05:58sans même attendre le début de l'enquête.
06:00« Nous savons qu'il y a des enfants dans les cortèges, nous sommes forcément dans la retenue »
06:05et sur un cadre policier, qui dénonce néanmoins une forme d'hypocrisie au sommet de l'État,
06:10puisque, dit-il, si un drame survient, le policier prend le risque d'être lâché par le politique et la
06:15justice
06:16face à la pression de l'opinion publique.
06:18William Molinier, spécialiste sécurité-défense, à la rédaction d'Europe 1.
06:23Restez avec nous dans un instant sur Europe 1, la suite de votre journal de 20h.
06:28Europe 1
06:29Le journal de sport en commun
06:31Europe 1
06:32Le journal de 20h
06:34Maël Assani
06:35Un incendie s'est déclaré à la mi-journée sur le porte-avions Charles de Gaulle,
06:39stationné jusqu'à la fin de l'année à Toulon.
06:42Le feu est parti lors de travaux de découpe au chalumeau dans un local technique,
06:45rapidement maîtrisé par les marins présents à bord.
06:48Appuyé par les pompiers de la base navale,
06:50aucun blessé n'est à déplorer et aucun impact signalé sur les installations nucléaires du bâtiment.
06:55La météo à présent sur Europe 1 avec vous, Marlène Duret.
06:59Quelques pluies pour demain ?
07:00Oui, quelques pluies.
07:01Alors, près du golfe du Lyon, principalement dans l'Aude et les Raux,
07:04mais aussi des averses et des orages en Corse.
07:07Alors, d'abord sur l'est de l'île, puis un petit peu partout l'après-midi.
07:10Sur le reste du pays, une matinée déjà bien ensoleillée,
07:13un peu plus variable entre le Tarn, la région toulousaine et le Gers, avec du vent d'autant.
07:17Et puis au fil des heures, le temps va changer, lourd, instable sur d'abord le sud-ouest.
07:22Et puis ensuite, ça remonte le long de la façade atlantique,
07:24avec donc des averses accompagnées parfois de coups de tonnerre entre la Bretagne et l'Aquitaine,
07:28plutôt en fin de journée.
07:29Sur le reste de la moitié ouest, du soleil voilé.
07:31Et un beau soleil sur un beau quart nord-est.
07:34Les températures entre 24 et 27 en général.
07:37La valeur la plus basse, 20 à Cherbourg.
07:39Ça peut monter jusqu'à 30 à Hoche, dans le Gers, et avec 24 à Paris.
07:44Merci beaucoup Marlène Duret.
07:46Très belle soirée à l'écoute d'Europe 1.
07:48Dans un instant, l'édito politique de Vincent Trémolet de Villers, 20h10.
07:52Europe 1.
07:53Le journal de...
07:55Europe 1.
07:56Le journal de 20h.
07:58Maëlle Hassani.
08:00Merci d'écouter Europe 1 en ce lundi soir.
08:03Place maintenant à vos signatures.
08:04Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins,
08:07entre 7h et 9h, autour de Dimitri Pavlenko,
08:09le directeur délégué de la rédaction du Figaro,
08:12Vincent Trémolet de Villers.
08:13Reviens aujourd'hui sur l'ambiance qui règne dans notre pays
08:16en ce début de campagne présidentielle.
08:18Avec un élément central qui prend des proportions inquiétantes.
08:22Vous voulez parler de la violence, Vincent ?
08:24Europe 1.
08:25Le journal de 20h.
08:27Non, je veux parler de la bêtise Dimitri.
08:29Elle a toujours été une composante de la vie civique.
08:32Personne ne peut y échapper parce que tout être humain
08:34a sa zone de bêtise.
08:35Mais alors cette fois, elle est en train de devenir un fait politique.
08:39Le mouvement des casseurs autour des lycées en témoigne.
08:42Avouï que brûler son propre établissement,
08:44s'en prendre aux pompiers ceux qui veulent arrêter les flammes,
08:46c'est complètement idiot.
08:47Surtout quand on le fait au nom du manque de moyens.
08:50Reconnaissez que prendre Louis Boyard pour leader,
08:52c'est avoir décidé de mettre son intelligence en jachère.
08:56Et je ne vous parle pas de ces images d'acharnement sur une poubelle,
08:58une voiture, un bâtiment public au rythme des wesh et des wallahs.
09:02Détruire ce que l'on ne comprend pas.
09:04Tout casser parce qu'on ne parvient pas à s'exprimer.
09:06C'est l'exact contraire de la civilisation.
09:09Et alors cette bêtise s'étend, Vincent, selon vous, jusqu'à la politique ?
09:12Avez-vous regardé les débats de la primaire de la gauche ?
09:15Il n'y en a que pour les pauvres jeunes qui souffrent et personne pour qualifier ces événements
09:20pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des émeutes.
09:22Des voyous et des militants d'extrême gauche veulent plonger la France dans le chaos,
09:26mais nos prétendants socialistes ne voient pas ce qui se passe dans nos rues.
09:30En revanche, ils ne perdent rien de ce qui se passe à Gaza.
09:33La gauche française est comme frappée de cécité, elle a méthodiquement effacé les humanités
09:38qui faisaient le génie des écoles de la République.
09:40Elle a transformé les lycées en grandes garderies pour adolescents
09:43et désormais, elle trouve des excuses à ceux qui crament les bâtiments.
09:47Et derrière, Jean-Luc Mélenchon n'a qu'à ramasser les cendres.
09:50Ses forces ne sont plus seulement celles de la déconstruction,
09:52elles forment la coalition de l'autodestruction.
09:55Et vous pensez donc que la campagne ne va pas briller par son intelligence ?
09:59Le risque est grand qu'on vive la campagne la plus bête du monde.
10:03On a eu en quelques jours deux signaux faibles.
10:05D'abord, Raphaël Glucksmann, filmé dans une réunion privée
10:08qui n'a pas seulement indiqué sur qui il comptait se soulager,
10:11il a dit aussi, je le cite,
10:12« Ségolène Royal a fait la danse du ventre à Emmanuel Macron. »
10:15Alors là, torrent d'indignation,
10:17le candidat de place publique a été taxé de sexisme.
10:19Quelques jours plus tôt, après la publication par Mediapart
10:23des propos antisémites attribués à Jordan Bardella,
10:25Marine Le Pen a employé les mots de costume en Kevlar pour elle
10:28et pour le site fondé par Edoui Plenel,
10:31Kevlar, c'est-à-dire gilet pare-balles.
10:33Alors là, cataracte d'indignation,
10:35et le président de la République lui-même
10:37a dénoncé un appel à la violence sur les journalistes.
10:40Alors ces deux expressions sont peut-être inutilement provocatrices
10:42dans un climat de haute tension,
10:44mais de là à en faire une affaire d'État,
10:46c'est parfaitement ridicule.
10:47D'autant que ces deux formules,
10:49« danse du ventre » et « gilet pare-balles »,
10:51nourrissent les articles et la conversation politique
10:53depuis des décennies,
10:54mais apparemment même la métaphore n'est plus comprise.
10:57Ça va être très compliqué de faire des éditos, Dimitri.
11:01Quand on dit par exemple les porte-flingues d'Emmanuel Macron,
11:03faudra-t-il préciser qu'il s'agit d'élus
11:05qui ne portent pas vraiment un pistolet ?
11:07Et quand on dit que les gens sont payés au lance-pierre,
11:09il n'y a pas vraiment des patrons
11:10qui jettent des cailloux sur leurs salariés.
11:12Et la campagne coup de poing d'un candidat
11:13ne consiste pas à coller des beignes aux électeurs.
11:15On a de plus en plus l'impression
11:17d'avoir été transporté dans un épisode de la série Kaamelott.
11:21Alors malheureusement, dans la vraie vie, ça rigole moins.
11:24Une explosion simultanée de crise
11:26devrait restaurer immédiatement un peu de gravité et de sérieux.
11:29Crise financière qui nous menace,
11:30crise agricole gravissime qui se profile,
11:33crise de civilisation devant nos écoles.
11:35Si on pouvait éviter d'y ajouter
11:37une crise de l'intelligence politique et médiatique,
11:39ce ne serait pas complètement idiot.
11:46Vincent Trémolet de Villers,
11:47l'édito politique avec nos amis du Figaro
11:49tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
11:52Retour dans l'édito de Laurent Tessier,
11:54à présent sur les émeutes autour des lycées,
11:57au cœur de l'actualité depuis plusieurs jours.
11:59Les filles et l'ultra-gauche ne cessent d'attiser
12:01la haine des jeunes délinquants envers les forces de l'ordre.
12:04Mais c'est le cas également du syndicat de la magistrature
12:07dans un communiqué publié vendredi, Laurent.
12:12Un syndicat de magistrats explique que
12:14face à la colère légitime des lycéens,
12:16le gouvernement a fait le choix d'une réponse brutale.
12:18Et que faut-il dire ?
12:19Aux plus de 600 policiers et gendarmes blessés,
12:227 policières projetées au sol à Paris,
12:23ce policier tabassé à Belfort.
12:31Mais le syndicat de la magistrature préfère des réponses éducatives
12:34face aux infractions constatées.
12:36Allez dire ça à ces proviseurs agressés,
12:38professeurs pris pour cible par des adolescents.
12:40Le ministre de l'éducation nationale,
12:41Édouard Jeffrey, a donné un nouveau bilan hier sur France Télévisions.
12:44J'ai 24 établissements qui ont été incendiés ou saccagés en France.
12:47Nous avons des personnels qui ont été aspergés d'essence.
12:49Et ce n'est pas un mythe, c'est vrai.
12:50Il y en a eu à Marseille,
12:51deux personnes d'une région avec un professeur,
12:53et il y en a eu à La Ciotat.
12:54Des réponses éducatives.
12:56Allez dire ça encore à Jennifer,
12:57son mari Christophe est policier dans le Nord.
12:59Leur fille de 16 ans est menacée par des élèves de son lycée
13:01parce que son père est membre de la Bac de Lille.
13:04Jennifer a témoigné hier dans leur dépro sur CNews avec Eliott Deval.
13:07Elle a peur, elle n'ose même plus sortir de la maison.
13:09Il y en a deux des individus qui ont été mis en garde à vue,
13:13mais il a été relâché dans la journée.
13:14Résultat, une famille qui envisage de déménager.
13:16Mais le syndicat de la magistrature préfère s'en prendre aux forces de l'ordre,
13:19répète qu'il faut cesser de réprimer la jeunesse.
13:22Allez dire ça encore à nos sapeurs-pompiers en première ligne
13:24pour secourir, éteindre les incendies.
13:26Je pense au témoignage de l'un d'entre eux, Rémi Ragnard.
13:28Franchement, aujourd'hui, je suis dégoûté
13:29parce qu'on se fait agresser par des gosses de 14-15 ans.
13:40Le syndicat de la magistrature qui a un devoir de réserve
13:43brille depuis des années entre leur mur des cons en 2013,
13:46leur présence à la fête de l'humanité pour parler,
13:48je les cite de violences policières,
13:49leur guide du manifestant arrêté.
13:51Ces magistrats sont des militants politiques.
13:53Écoutez l'alerte de Frédéric Lohs,
13:55du syndicat majoritaire des commissaires de police.
13:57Il était hier sur Europe 1.
13:58Nous n'avons plus, avec ce communiqué,
14:00la garantie, lorsque nous sommes face à des juges,
14:03que nous serons jugés de façon impartiale,
14:07neutre et équitable.
14:09Il représente pas loin de 30% des magistrats
14:11qui ont voté aux dernières élections professionnelles.
14:13Le syndicat de la magistrature,
14:15c'est le même discours que la France Insoumise.
14:16Un autre extrait de leur communiqué.
14:18Des usages, manifestement, disproportionnés de la force publique
14:21touchent d'abord et avant tout les jeunes racisés
14:23issus des quartiers populaires.
14:25Et vous savez qui parle aussi d'usages disproportionnés ?
14:27L'Iran dépêche AFP, Agence France Presse,
14:29hier à 11h22, blocage des lycées en France.
14:32L'Iran dénonce une violence disproportionnée
14:34contre les manifestants.
14:36La France Insoumise, l'Iran, le syndicat de la magistrature.
14:38Mais on a trouvé un point commun.
14:39L'édito de Laurent Tessier, tous les matins,
14:41à 6h15 et 7h20 sur Europe 1.
14:44Direction le Brésil, dans l'édito international
14:46de Vincent Hervouet.
14:48Les élections générales avaient lieu hier.
14:50Les Brésiliens étaient appelés à désigner
14:52leurs députés, leurs sénateurs, leurs gouverneurs
14:54et surtout le Président.
14:56Et c'était hier un match retour,
14:584 ans après la victoire de Loulin sur Jair Bolsonaro.
15:01Il affrontait hier son fils, Flavio Bolsonaro.
15:04Et ce dernier a créé la surprise,
15:06puisqu'il frôle la victoire dès le premier tour.
15:08Imaginez la jubilation solitaire de Jair Bolsonaro.
15:12On ne la verra pas parce qu'il est enfermé chez lui,
15:14avec des droits de visite très limités
15:16et l'interdiction de communiquer sur les réseaux sociaux.
15:19On l'a sorti de sa prison, vu son état de santé.
15:22Il ne s'est jamais vraiment remis des coups de couteau
15:24reçus lors de sa campagne présidentielle.
15:27Mais ce matin, Bolsonaro s'est monté Cristo.
15:30Son fils, Flavio, qui s'est présenté à sa place,
15:33rafle 48% des suffrages contre 45% à Loulin.
15:38Et pour le second tour dans 15 jours,
15:40il devrait profiter des reports des petits candidats.
15:43La revanche, c'est aussi l'élection de Michel,
15:45l'épouse de l'ancien président, de Carlos,
15:49un autre fils, tous les deux, au Sénat.
15:51Un troisième fils décroche un fauteuil à la Chambre des députés.
15:55Et il n'y a pas que la famille à être plébiscitée.
15:57Il y a aussi les amis.
15:59Ils remportent la plupart des postes de gouverneurs.
16:01Et le mieux, c'est que les ennemis mordent la poussière,
16:05notamment à Rio, comme à Sao Paulo.
16:07Les ennemis, à commencer par le premier d'entre eux,
16:10évidemment, Lula da Silva.
16:11Alors ce raz-de-marée de droite, il est inattendu au Brésil.
16:15Une fois de plus, les sondages se sont illusionnés.
16:18Le parti libéral va avoir une majorité à la Chambre.
16:21Et l'essentiel du programme pour Flavio Bolsonaro,
16:23c'est de voter la loi d'amnistie et de gracier son père.
16:26Il y a quatre ans, Lula lui-même venait de s'évader légalement
16:30après l'annulation pour vice de procédure
16:33de ses multiples condamnations pour corruption.
16:35En votant hier, Flavio Bolsonaro a promis de libérer le Brésil du gang au pouvoir.
16:40Car le pays n'en peut plus de la criminalité, des impôts, des persécutions politiques, a-t-il dit.
16:47Lula, lui, a déclaré que le choix, c'était entre la démocratie et la barbarie.
16:51Rien de plus.
16:51Résultat, 47 contre 45.
16:54Le Brésil coupé en deux.
16:55Donald Trump s'est engagé dans cette campagne à fond pour la famille Bolsonaro.
17:00Washington est accusé d'avoir généreusement arrosé
17:02les associations qui battaient contre le tribunal suprême fédéral,
17:06celui qui a fait libérer Lula de prison et y a envoyé Bolsonaro.
17:09Le tribunal dont la vedette est le juge Moraes,
17:12désormais mouillé dans un scandale bancaire retentissant.
17:16Ce ne sont pas de simples boules puantes.
17:19La corruption est le fléau que dénoncent en priorité les Brésiliens.
17:23L'ingérence américaine est évidente.
17:25L'an dernier, Donald Trump avait menacé d'augmenter de 50% les taxes douanières
17:30pour punir le tribunal qui harcelait son ami Jair.
17:34Le tribunal a aussitôt infligé à Bolsonaro un bracelet électronique
17:39pour obstruction à la justice.
17:41Donald Trump est passé à l'acte.
17:43Il a taxé les importations.
17:44Le tribunal a surenchéri, condamnant Bolsonaro à 27 ans de prison
17:49pour tentative de putscher militaire.
17:51C'était, après l'invasion du palais présidentiel par des émeutiers,
17:56un golpe digne de l'oreille cassée.
17:59Donald Trump a dit qu'il suivait de près l'élection brésilienne.
18:02La défaite de Lula consacre le virage à droite du continent.
18:05L'Argentine, la Bolivie, le Costa Rica, le Chili, l'Équateur, le Paraguay, le Pérou, la Colombie ont basculé.
18:11L'Empire retrouve ses aises dans son arrière-cours.
18:14Et dans le plus grand pays, le Brésil, les Américains vont s'employer à faire la même chose que dans
18:19le plus petit, le Panama.
18:21Ils vont booter la Chine hors de leur zone d'influence.
18:25Pékin qui est depuis plus de 15 ans le premier partenaire commercial du Brésil.
18:29L'édito international de Vincent Hervouet, tous les matins à 7h40 sur Europe 1.
18:34Et puis nous sommes lundi.
18:36La signature Europe 1 du lundi, c'est Philippe Vall.
18:38Philippe, vous décidez aujourd'hui de revenir sur le scandale de la rentrée littéraire.
18:42Les accusations de recours à l'intelligence artificielle visant l'auteur de C'était ça ou mourir ?
18:48Oui, parce que la façon dont cette affaire est née, puis a éclaté, puis s'est conclue,
18:54transpose parfaitement dans le monde littéraire les impasses démocratiques de notre société.
18:58Prenons l'affaire à ses débuts.
19:01La critique découvre un livre au style atypique dont le thème est l'immigration et dont l'auteur est noir,
19:07originaire d'Haïti.
19:09Chacun sait que naître à Haïti est une des pires malédictions du monde
19:13et que fuir Haïti pour devenir écrivain au Canada mérite le respect.
19:18Comment ne pas nourrir un préjugé favorable ?
19:21Mais chez nos prescripteurs, il s'agit d'autre chose que d'un préjugé favorable.
19:25La biographie de l'auteur les a conduits, par réflexe, à exprimer un enthousiasme
19:31qui n'a plus rien à voir avec la qualité du livre.
19:34A la grande librairie, un intervenant a été jusqu'à s'écrier
19:37« On attendait Victor Hugo, le voilà ! »
19:40Cet engouement était évidemment motivé par de mauvaises raisons
19:44qui tenaient plus à la biographie de l'auteur et à la belle âme du lecteur
19:48qu'à la qualité du texte, comme la suite le prouvera.
19:51Alors quand l'affaire a éclaté et que les cas de plagiat sont venus l'aggraver,
19:55l'opinion s'est complètement retournée sur l'ouvrage de son auteur.
19:58Et bien c'est normal, mais sur certains sites et sur les réseaux sociaux,
20:02Télison Aurélien fait l'objet d'attaques d'une violence inacceptable
20:05avec une très nette tonalité raciste.
20:09Et finalement, c'est pour les mêmes mauvaises raisons
20:12pour lesquelles il a été porté au nu qu'il s'est retrouvé cloué au pilori.
20:15Toujours parce qu'il s'agissait d'un roman sur l'immigration
20:19dont le prétendu auteur était noir, ce qui n'a rien à voir avec le livre.
20:22Mais ce scandale, hélas, est nécessaire parce qu'il nous oblige
20:26à nous interroger sur notre rapport au livre et à la culture en général
20:31au temps de l'intelligence artificielle.
20:33Et sur le problème que posent ceux qui continuent à soutenir Aurélien.
20:37Parce qu'il lui reste des soutiens.
20:39Et oui, quelques personnalités de la gauche radicale autour de Virginie Despentes.
20:44C'est intéressant parce que depuis un siècle,
20:47cette gauche a toujours méprisé la vérité
20:50quand la vérité contredit l'idéologie.
20:52Ainsi, Aurélien, écrivain noir convaincu de plagiat,
20:55est l'archétype du dominé qui, quoi qu'il arrive,
20:58a toujours raison face au dominant.
21:00Virginie Despentes, qui, dans les heures qui ont suivi les attentats de Charlie,
21:04trouvait émouvant les frères Quachy,
21:06est l'archétype de cette gauche pour laquelle tout ce qui n'est pas elle
21:11n'est pas digne de vivre.
21:13Défendre des faussaires, c'est une tradition chez les staliniens et autres maoïstes
21:17qui désormais offrent leur soumission à la France insoumise.
21:20L'utilisation de l'IA, l'intelligence artificielle,
21:23soulève quand même d'autres problèmes, Philippe.
21:25Oui, et d'abord cette question.
21:27Allons-nous vivre une époque où les écrivains n'écriront pas
21:31les livres destinés à un public qui ne lit plus ?
21:35Question vertigineuse que j'offre à votre méditation.
21:38L'intelligence artificielle,
21:41quels que seront ses exploits futurs,
21:43ne saurait se substituer à cette évidence
21:46qui est l'essence de la littérature.
21:48Écrire, c'est d'abord tenter d'échapper à la douleur.
21:53Et lire, c'est guider par l'auteur,
21:56suivre ce chemin vers moins de chagrin,
21:58moins d'ennui, moins de laideur.
21:59Comme tout art, la littérature est le rappel mystérieux
22:03qu'un mieux est possible,
22:04dans nos vies balottées entre la vie et la mort
22:07et les tragédies du monde.
22:08Jamais une machine ne saura ce que veut dire
22:11ce désir d'échapper à la douleur.
22:14La dernière fois que j'ai utilisé l'intelligence artificielle,
22:17c'était pour lui demander
22:18dans quelle fable La Fontaine avait écrit
22:21« On rencontre sa destinée souvent
22:24par les chemins qu'on prend pour l'éviter ».
22:27Une phrase à méditer pour tous ceux
22:29qui utilisent l'intelligence artificielle
22:31pour échapper au hasard,
22:32les hasards de la vie
22:33et à ceux de la littérature.
22:34Et alors, c'est quelle fable de La Fontaine, ce vers ?
22:37L'horoscope.
22:37Voilà.
22:38On rencontre sa destinée souvent
22:40par les chemins qu'on prend pour l'éviter.
22:42Merci beaucoup, Philippe Valls.
22:44Europe 1.
22:44Le journal de 20h.
22:47Maëlle Hassani.
22:49Philippe Valls, signature Europe 1 du lundi.
22:51Et demain, vous retrouverez Eugénie Bastier
22:53à 8h30 sur Europe 1.
22:55Très belle soirée.
22:57À l'écoute de votre radio.
22:58Dans un instant, le journal permanent.
23:00Suivi de La France Bouge
23:01avec Elisabeth Assayag.