00:00Europe 1, le coup de cœur de la France bouge.
00:03Et c'était un coup de cœur, et c'était un coup de cœur, et là on va prendre de
00:07vos nouvelles,
00:08puisque vous, Simon, vous êtes ingénieur, polytechnicien,
00:13vous avez été très marqué par votre enfance, puisque vous êtes un fils d'agriculteur,
00:18ardéchois, qui était très précurseur, puisque, si je ne me trompe pas,
00:21vos parents cultivaient des pommes de terre et des châtaignes,
00:25et ils ont été confrontés souvent avec des récoltes perdues.
00:30Et c'est ça qui vous a donné envie d'entreprendre et de lancer atypique.
00:35Exactement, oui, c'est ça.
00:36Donc moi je suis fils d'agriculteur, comme vous disiez, en Ardèche,
00:39où ils cultivaient pommes de terre et châtaignes,
00:41et tous les ans à la récolte, il y avait une partie de la production qui était écartée,
00:44parce qu'il y a des cahiers des charges, et on en parlait justement avec des contraintes
00:48qui ne sont pas des contraintes voulues par les distributeurs,
00:51mais qui sont des contraintes qui correspondent aux attentes des consommateurs,
00:54comme on l'entendait aussi, les consommateurs veulent des produits beaux,
00:57et ça se comprend, mais ça fait qu'il y a une partie de la production qui est écartée,
01:01alors pour des questions d'esthétique, mais aussi pour des questions de calibre,
01:04de forme, de coloration, c'est des produits qui sont très bons, qui sont très sains,
01:07nous on les consommait chez mes parents, et on savait donc qu'ils étaient très bons,
01:12mais on ne pouvait pas les vendre.
01:13Donc vous avez pris le problème, vous avez trouvé une solution,
01:17ça veut dire que vous achetez les invendus aux producteurs,
01:19à un prix décoté, vous les stockez dans les entrebots,
01:22vous faites tout, toute la boîte fait tout, vous les revendez,
01:25vous les livrez aux clients, vous couvrez les frais de logistique, vous faites tout.
01:27C'est ça, en fait on a construit un canal de distribution qui est adapté à ces produits,
01:31on parlait un petit peu avec toi aussi Erwan sur la partie classification,
01:38fiches techniques, etc.
01:39Le problème du déclassé, c'est justement qu'il n'y a pas de fiches techniques,
01:42c'est que ça sort des normes, c'est pas caractérisé,
01:44donc c'est des flux qui sont très difficiles à capter et à commercialiser.
01:48Et c'est là où Atypique intervient,
01:49en fait on a construit un canal qui est adapté avec une organisation
01:53et des outils en interne qui sont adaptés à ces flux instables et non caractérisés,
01:57donc c'est ce qu'on fait depuis 5 ans.
01:59Vous le faites avec une clientèle qui ne cesse de s'agrandir,
02:02vous avez beaucoup de la restauration collective,
02:04vous avez trois quarts de votre business, c'est ça ?
02:06C'est ça, exactement.
02:07Les EHPAD, les cantines d'hôpitaux, d'écoles d'entreprise,
02:10la restauration commerciale ?
02:12Et le quart restant du coup.
02:14Et ça marche bien alors de plus en plus ?
02:16Ça se passe bien, c'est vrai qu'on est passé en 2022,
02:19on avait un an d'existence à ce moment-là,
02:20donc là on a continué notre chemin,
02:22on a fait x10 en volume depuis 2022,
02:24donc on a une belle croissance.
02:26Mais ça veut dire qu'il y a un marché, bravo, félicitations.
02:29Il y a un marché, et puis c'est vrai qu'un petit peu comme vous le disiez Bertrand,
02:32on cherche aussi avec Atypique à aller chercher un rapport qualité-prix,
02:36et nous on passe du coup par un autre moyen qui est ces produits déclassés,
02:39mais nos clients en restauration hors domicile,
02:42collectives et commerciales,
02:43cherchent des produits de qualité,
02:44mais ils sont aussi très contraints,
02:46notamment en restauration collective,
02:47où ils ont beaucoup de contraintes,
02:48avec des pourcentages de produits bio, labellisés,
02:51qui leur sont imposés,
02:52des clients qui veulent des produits locaux, français, etc.
02:55Ils ont des budgets qui sont très contraints,
02:56parce qu'il faut que les prix soient très faibles.
02:57Donc heureusement que vous êtes là.
02:58Comment vous connaissez ?
02:59C'est du bouche à oreille ?
03:01J'en ai aucune idée.
03:02Attends, non mais c'est vrai.
03:04Comment on connaît Atypique ?
03:05Comment Atypique grandit comme ça et arrive à avoir des clients ?
03:10Parce que je vous ai cherché,
03:11ce n'est pas évident ?
03:12On est en B2B,
03:13donc après on se...
03:15C'est le bouche à oreille.
03:16Et puis une fois qu'on intègre un réseau,
03:19une société de restauration collective,
03:21comme Edior, Sodexo, Compass, Durand,
03:23New Rest, etc.
03:24Après on arrive à se développer comme ça.
03:25Et à passer par vous.
03:27Comment on vous connaît justement,
03:28je me tourne vers vous Bertrand Nondodeux,
03:30vous êtes le PDG de Grandfri Épicerie,
03:32Cadmerade,
03:32qui est la vedette de la campagne publicitaire,
03:35Ça vous a plu ?
03:37Mais oui !
03:38Il est bon, hein ?
03:39Incognito, ça a été lancé en mai dernier.
03:42Pourquoi vous êtes allé le chercher, Cadmerade ?
03:46Chaque fois qu'on a appris la parole en télé,
03:47c'est assez récent, on a appris la parole...
03:49Avant, vous ne connaissiez pas,
03:50c'était que le bouche à oreille.
03:51Oui, oui, en fait on a lancé notre première campagne télé
03:54il y a juste trois ans.
03:55Donc vraiment c'est très récent qu'on prenne la parole en télé.
04:00Je pense que déjà,
04:02on a la chance d'être enseignes spécialisées préférées des Français,
04:05on avait un Cadmerade qui est aussi l'un des acteurs
04:09et des personnalités préférées des Français,
04:11qui en plus aime l'enseigne.
04:12Ça a été une belle rencontre,
04:13et quand il nous a proposé ce que vous avez vu en télé,
04:16qu'on a trouvé extraordinaire,
04:18il y a des choses qui sont venues de lui.
04:19En fait c'est Cadmerade qui fait de faire ses courses,
04:21chez Grandfri,
04:22sans se faire remarquer,
04:23donc il utilise plein de déguisements
04:25et des stratagèmes pour échapper aux fans.
04:28Exactement.
04:28Donc c'est assez drôle.
04:29C'est assez drôle,
04:31c'est un peu la tonalité de l'enseigne,
04:33on a essayé de jouer sur cette corde-là
04:34depuis qu'on a pris la parole en télé,
04:36et on trouvait que Cadmerade était parfait pour ce rôle-là.
04:38Il a dit oui tout de suite ?
04:39Il a dit oui tout de suite.
04:40Mais vous connaissez Grandfri ?
04:42Petit secret,
04:43il est client de l'enseigne.
04:45Il est client Grandfri.
04:46Et le prochain,
04:46Est-ce qu'il se déguise vraiment ?
04:47Pardon ?
04:48Est-ce qu'il se déguise vraiment du coup ?
04:49Je ne sais pas s'il se déguise.
04:51Ah oui c'est vrai,
04:52est-ce qu'il passe vraiment en cognitant ?
04:54Le prochain ce sera toujours,
04:55ce sera Cadmerade,
04:56vous allez chercher comme ça,
04:57parce que c'est une star.
04:58C'est étonnant pour une enseigne aussi discrète
05:00d'aller chercher une aussi grosse star.
05:01On essaie,
05:02comme vous le disiez un petit peu tout à l'heure,
05:03on essaie d'être un peu là
05:04où les gens ne nous attendent pas.
05:05Oui ?
05:06Eh bien justement,
05:06là où on ne vous attend pas,
05:07c'est sur la suite,
05:08pour notre pays.
05:10On est à quelques mois
05:11de l'élection présidentielle,
05:12quand on dirige une enseigne
05:14comme Grand Frais Épicerie,
05:16mais Grand Frais c'est 355 magasins,
05:19il y en a 30 qui vont ouvrir,
05:20vous créez des emplois.
05:22Quelle est la note d'espoir
05:24que l'on pourrait avoir ?
05:26Europe 1
05:27La France bouge,
05:29les raisons d'espérer.
05:31Bertrand Nondeux.
05:33Je sens,
05:34de la part de nos politiques,
05:36une réelle prise de conscience
05:37de deux choses.
05:38Un, l'importance du bien manger.
05:39Il y a des vraies discussions
05:41autour du sucre,
05:41autour des menus dans les écoles.
05:43Il y a une vraie...
05:44J'ai l'impression que nos politiques
05:45prennent ce sujet à cœur.
05:48Et je vois aussi une volonté
05:50d'essayer de réconcilier
05:51le monde de la distribution
05:52et le monde agricole.
05:53Par l'intermédiaire de travaux
05:55qui sont dirigés par le Sénat
05:56ou l'Assemblée nationale,
05:57on voit une volonté
05:58d'essayer de pérenniser
05:59les activités,
06:00mettre en avant la souveraineté
06:03alimentaire française.
06:04Et pour nous,
06:05c'est très important
06:06chez Grand Frais Épicerie,
06:07par exemple,
06:08nous mettons en place
06:08des filières françaises
06:10sur le quinoa,
06:11le petit épeautre,
06:12par exemple,
06:13ou les lentilles,
06:14afin de permettre
06:15de garantir un niveau
06:15de qualité à nos clients,
06:17mais aussi des revenus stables
06:18et justes auprès
06:20de nos producteurs.
06:21Et j'ai le sentiment
06:22qu'aujourd'hui,
06:23dans le paysage politique,
06:25il y a une prise de conscience
06:26de l'importance du bien manger
06:27et de réconcilier
06:28distribution et agriculteurs.
06:30Je me tourne vers Simon Charmette,
06:32ça vous parle,
06:32vous, en plus,
06:33compte tenu de votre enfance ?
06:34Oui, c'est vrai que c'est
06:35un vrai enjeu,
06:36le monde agricole
06:37et la rentabilité
06:38du monde agricole.
06:39Et nous,
06:39c'est aussi ce qu'on essaye
06:40de faire à notre petite échelle
06:41avec Atypique,
06:42pour apporter des revenus
06:44complémentaires aux producteurs.
06:45Je pense qu'il faudra
06:46beaucoup d'énergie
06:46pour arriver à relever
06:48ce défi-là,
06:49de rendre l'agriculture
06:50française rentable
06:52et où les agriculteurs
06:53qui bossent
06:54des 60-70 heures par semaine
06:56puissent vivre
06:57correctement de leur métier.
06:57Vos parents doivent être fiers
06:58de vous, non ?
07:00J'espère un peu.
07:01C'est déjà la fin
07:02de La France Bouge.
07:03Merci d'être venu ce soir,
07:05Bertrand Nondeudé,
07:06PDG de Grandfrais.