00:0016h, 18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:04Nous sommes donc à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation que plusieurs syndicats appellent à soutenir.
00:09L'exécutif recense 5 000 interpellations dont environ 85% de mineurs, 24 établissements incendies ou saccages, 78 personnels de
00:17l'éducation nationale.
00:18Moi on m'affirme que ce mouvement c'est à cause des téléphones portables.
00:23Beaucoup de gens me disent c'est les téléphones portables, c'est vraiment le...
00:27Evidemment ce n'est pas dit comme ça, parce qu'on préfère être sur les revendications, on préfère sur les
00:33moyens,
00:33mais beaucoup de gens me disent le problème qu'il y a eu en cette rentrée c'est qu'on
00:37a dit aux gosses plus de téléphones portables.
00:39Et ça les met en PLS.
00:41Oh, pas mal !
00:43Non mais vérifiez ça...
00:44Vous pensez vraiment que c'est pour ça ?
00:46Mais je ne le pense pas, je dis que je l'entends.
00:48Donc vérifiez ça auprès de certains...
00:50Et comment je peux vérifier ce que vous entendez ?
00:51Appelle les jeunes.
00:52Appelle les jeunes, effectivement.
00:54Géraldine a trouvé la solution.
00:55Je ne vais pas sonder votre entourage.
00:58Demandons à WhatsApp, la boucle WhatsApp qui est en place.
01:05On a une boucle WhatsApp sur lequel...
01:07Tout à fait, 01, 80, 20, 39, 21.
01:09Et bien c'est la première question du jour.
01:11Est-ce que les blocages sont dus à l'interdiction des téléphones portables dans les lycées et les collèges au
01:21début de l'année ?
01:22Voilà une question simple que vous pouvez poser.
01:25Les collèges étaient déjà le cas depuis l'année dernière.
01:27Alors, au lycée simplement.
01:28De toute façon, les collèges, manifestement, ne sont pas bloqués.
01:31À 12 ans, ils ne bloquent encore pas.
01:33Donc à mon avis, dans une dizaine d'années, ils seront sur les barricades.
01:36Mais pour le moment, à 12 ans, ils se tiennent encore tranquilles, à peu près.
01:39Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, craint un embrasement national.
01:44On le remercie, effectivement, de prendre la parole pour dire ça.
01:49Ce matin, sur CNews Europe 1, la porte-parole du gouvernement, Maude Bréjean,
01:52a annoncé que le projet de loi Casseur-Payeur serait examiné en première lecture le 27 octobre.
01:57Et M. Godon est avec nous.
02:00Et avant cela, je précise qu'un lycéen de 15 ans a eu la main arrachée lundi matin lors d
02:06'une manifestation à Lens.
02:08C'est ce qu'a déclaré le préfet du Pas-de-Calais, lors d'un point presse,
02:12un accident qui s'est produit après que l'adolescent a ramassé une grenade selon une source policière.
02:17Ce qui est un drame, évidemment, pour ce gosse et pour ses parents,
02:20qui doivent être dans une détresse absolue.
02:22Que faisait-il, effectivement, dans la rue ?
02:25Ce gosse, il manifestait.
02:27Alors, il a le droit de manifester, bien sûr.
02:29On est inquiet, M. Godon, et vous ?
02:32Ben non, on est inquiet pour tout le monde, en fait.
02:35Parce que je rappelle quand même qu'il y a quelques jours, on était à pratiquement 500 blessés dans nos
02:39rangs.
02:39D'ailleurs, curieusement, le ministère de l'Intérieur a arrêté le décompte des policiers blessés.
02:44Je ne sais pas pourquoi.
02:45Donc, j'espère qu'on aura des chiffres consolidés.
02:48Parce que nous, on a des retours du terrain où il y a des collègues blessés quand même tous les
02:52jours.
02:52Et on voit que ce chiffre, il a l'air de stagner.
02:55Donc, c'est un peu curieux.
02:56Mais j'espère qu'on aura toute la lumière qui sera faite.
02:59Au moins, la transparence, voilà.
03:00Ensuite, pour évidemment, ce jeune homme, c'est malheureux.
03:05Mais ça nous rappelle beaucoup les gilets jaunes.
03:07Tous ceux qui se sont amusés à ramasser des grenades de désencerclement
03:11ont eu des incidents extrêmement graves.
03:14Donc, voilà, c'est quand même dramatique de vouloir relancer,
03:18notamment sur les forces de sécurité, les grenades de désencerclement, par exemple.
03:22Qui tentait que ce soit là, dans ce cas.
03:25Il faut que soyons prudents.
03:26Mais la plupart du temps, c'est comme ça que ça se passe.
03:28Voilà, et c'est malheureux parce qu'au bout du bout, il est grillément blessé.
03:32Est-ce qu'il y a des consignes ?
03:33Parce qu'on se demande, et beaucoup d'éditorialistes répètent ça sur les plateaux de télévision,
03:38que les policiers n'interviennent pas, ils attendent.
03:40Ils sont statiques parce qu'ils savent qu'il faut éviter plutôt le contact.
03:45Est-ce que vos collègues ont des consignes ?
03:47Alors, il y a plusieurs cas de figure, en fait.
03:49Ça dépend de la situation.
03:49Il y a des cas de figure où on nous dit, effectivement, d'intervenir, d'aller au contact,
03:53de rétablir l'ordre public, comme on dit après qu'il y ait deux sommations qui aient été effectuées.
03:58C'est pour ça que personne ne peut dire qu'il ignorait qu'on allait faire usage de la force
04:02légitime.
04:03Et puis, évidemment, il y a quand même la consigne de dire, voilà, utilisez la force,
04:10mais attention, ce sont des mineurs.
04:11Vous voyez, c'est un peu la pression qui s'exerce.
04:13Donc, en fait, mes collègues sur le terrain, ils doivent faire usage, notamment, de manière proportionnée de la force, bien
04:21évident,
04:21puisqu'on a des jeunes lycéens quand même, il faut le reconnaître.
04:24Mais, attention, parce que certains aussi sont capables du pire.
04:30Exemple, Belfort, par exemple.
04:33Exemple, Paris 20ème, avec la collègue stagiaire qui est poursuivie et on dit, tu es là.
04:38Voilà.
04:38Et tout ceci illustre quand même quelque chose de l'ultra-violence.
04:42C'est pour ça qu'il faut aussi séparer des lycéens qui font des blocus,
04:46bon, même si c'est interdit, mais pacifiques, entre guillemets.
04:49Et puis, de l'autre côté, comme on a vu ce matin, sur un lycée, de brûler une porte,
04:54d'empêcher l'extinction, notamment, de l'incendie,
04:57et d'empêcher, notamment, la venue, par exemple, des pompiers.
05:00Vous voyez ?
05:00Il est 16h11, on va marquer une pause.
05:02Je remercie Olivier Guénèque, parce qu'il m'a apporté un café.
05:04Je ne sais pas le message qu'il a voulu me donner à travers ce café.
05:09Je ne sais pas s'il me retrouvait.
05:11Non, je peux vous dire la vérité ?
05:12Vous ne baillez pas souvent comme ça, mais là, vous baillez beaucoup.
05:15Donc, je me suis permis, on s'est dit, il a l'air un petit peu fatigué.
05:17Le café pour vous rebooster un petit peu.
05:20Ça va vous faire du bien.
05:21Il est 16h11.
05:23Vous êtes un petit peu en dessous.
05:24Je suis pardon ?
05:25Pardon ?
05:25Non, non, je disais peut-être que...
05:27Un peu de respect, quand même.
05:27Non, la fois, on sait la pub.
05:28Ouais, c'est la pub.
05:3016h12.
05:31A tout de suite, s'il vous plaît.
05:3516h18h, vous écoutez Pascal Freu et vous sur Europe 1,
05:37et vous avez bien sûr la parole.
05:38C'est votre émission.
05:39Un seul numéro, le standard d'Europe 1 non surtaxé,
05:4101-80-20-39-21.
05:44Et sur WhatsApp aussi, c'est le même numéro de téléphone,
05:4601-80-20-39-21.
05:48A tout de suite, sur Europe 1.
05:49Sous-titrage Société Radio-Canada
05:52Sous-titrage Société Radio-Canada