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  • il y a 11 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:0013h, 14h, Europe 1 Info.
00:02Merci de nous rejoindre à 13h42 sur Europe 1.
00:04Vous écoutez Clélie Mathias et ses deux chroniquaires de ce lundi 5 octobre.
00:08Avec vous Clélie, les deux journalistes Thomas Bonnet et Yves-Henri Auffollon.
00:11La suite de notre débat sur les violences dans les lycées,
00:14la réponse du gouvernement alors qu'Edouard Geffrey, le ministre de l'éducation nationale,
00:18se rend en ce moment même dans un lycée dans les Yvelines.
00:21Et écoutez Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie,
00:25qui était ce matin l'invité de Laurence Ferrari sur Europe 1.
00:28Elle a annoncé un projet de loi casseur-payeur dont la discussion a été avancée.
00:32Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté un projet de loi en Conseil des ministres,
00:36un projet de loi qui s'appelle casseur-payeur,
00:38qui vise notamment à garantir que les amendes soient dans la totalité des cas payées.
00:45Et donc ce projet de loi sera présenté le 27 octobre prochain au Sénat.
00:50Il permettra deux choses.
00:51D'une part, d'aller prélever dans les prestations familiales lorsque c'est nécessaire.
00:55Et du coup, on irait utiliser une part des allocations des parents.
01:00Et puis ensuite, ça permet d'engager une forme de responsabilité collective.
01:04Si vous êtes participante à un mouvement violent,
01:08qu'après sommation de la police, vous restez dans ce mouvement violent,
01:11alors pourra être engagée une co-responsabilité.
01:15Alors on a vu bien sûr les incendies, on a vu les dégradations.
01:18Un titre d'exemple en Ile-de-France, c'est la région qui évidemment va devoir payer.
01:23D'ailleurs, Valérie Pécresse a annoncé qu'elle allait porter partie civile dans chaque procès de casseur.
01:27Et elle a rappelé que les dégâts dans la région étaient estimés, c'était en fin de semaine dernière, à
01:317 millions d'euros.
01:33Vous y croyez vraiment à ce projet de loi casseur-payeur que Maud Bréjean vient de détailler ?
01:39Oui, je trouve que c'est une bonne idée.
01:41Simplement, je déplore qu'il ait fallu 50 ans ou quasiment pour se rendre compte que la loi anti-casseur,
01:46qui avait été supprimée par la gauche en 1981,
01:48qui portait en fait cette philosophie de dire qu'il fallait collectivement,
01:53à défaut de pouvoir identifier les responsabilités,
01:56que collectivement, il fallait sanctionner tous ceux qui participaient localement à un désordre.
02:02Cette loi-là avait été retoquée à l'élection de François Mitterrand.
02:06Et on revient plus ou moins, si j'ai bien compris, à cette philosophie
02:10qui est de dire que malgré tout et indifféremment,
02:13on fait payer chacun, enfin tous ceux qui sont sur un lieu,
02:16et puis ensuite, en faisant responsabiliser également les familles elles-mêmes,
02:19en allant directement puiser dans leurs allocations familiales ou les prestations sociales.
02:26Et donc moi, cela ne me choque pas, ça va faire hurler naturellement.
02:29Ça ne me choque pas, mais est-ce que juridiquement, un, ça passe, ça peut passer ?
02:32Ah ben juridiquement, c'est contestant.
02:33Voilà, et deuxièmement, est-ce que dans les faits, on va vraiment...
02:37Je n'en sais rien, là je vous parle du principe.
02:40Juridiquement, ça peut être contestable, en effet,
02:41parce que les peines sont individualisées.
02:43Et là, on parle de peines collectives,
02:44et puis peut-être, effectivement, la gauche trouvera à redire,
02:47elle aura toujours à redire,
02:48du fait que l'on va, bien sûr, à nouveau demander aux familles,
02:51qui sont souvent des familles, en effet, qui ne sont pas les plus aisées,
02:56à payer pour la non-surveillance de leurs enfants.
02:58Mais la non-surveillance d'un enfant, c'est quand même sanctionné également dans les codes,
03:02dans le code pénal ou dans le code civil, je ne me souviens plus.
03:04Mais enfin, donc, il faut responsabiliser les familles autant que les enfants.
03:09Thomas Bonnet.
03:09Je suis d'accord, c'est pour moi une très bonne idée.
03:12Après, est-ce que ce sera appliqué par les juges ?
03:14Quand je vois la tonalité du communiqué du syndicat de la magistrature,
03:18par exemple, qui a été publié ce week-end, j'en doute.
03:20Donc, que la loi évolue, c'est une très bonne chose.
03:22Alors, elle évolue, en fait, pour en effet revenir à ce qui était plus ou moins le cas,
03:25déjà avant les années 80, il paraît aujourd'hui indispensable que ce soit les casseurs qui payent.
03:30Il n'y a aucune raison que ce soit vous, que ce soit moi, que ce soit nous qui payons
03:33pour les actes d'une poignée de délinquants.
03:36Alors, ça reste, ça va se heurter, en effet, à la décision des juges,
03:40aux limites des capacités financières des familles.
03:43En plus, on parle d'un montant maximum de 10 000 euros par délinquant qui aura été condamné.
03:49Donc, ça limite quand même les recouvrements possibles des dégradations.
03:52Mais c'est quand même déjà une bonne avancée.
03:56Ce qui m'ennuie, pour tout vous dire, c'est qu'on soit encore un peu à corriger les conséquences
04:01d'arriver en bout de chaîne.
04:02Moi, j'aimerais, dans un monde idéal, qu'on s'attaque à la racine du problème.
04:05Comment se fait-il que notre pays soit, à ce point, touché par des émeutes ?
04:08C'est lors des manifestations lycéennes ?
04:10C'est après la finale de l'Église des champions du Paris Saint-Germain ?
04:13C'est après la mort de Naël ?
04:14En fait, on vit sous la menace permanente d'émeutes.
04:17J'aimerais qu'on s'attaque à ce problème-là, que l'État reprenne le contrôle et l'autorité dans
04:22certains quartiers,
04:23et qu'on arrête d'être exposé à ce point à des actes de violence.
04:26Pour moi, c'est ça l'enjeu.
04:27Et ça rejoint aussi ce qu'on disait tout à l'heure, à savoir relancer un roman national,
04:32refaire un récit commun et ramener tout le monde autour de valeurs communes.
04:36Ce qui, malheureusement, est loin d'être le cas.
04:38Yvan Riffol.
04:38Oui, mais je suis d'accord, bien sûr, avec votre raisonnement.
04:41Mais si on doit aller à la racine, il faut concevoir, il faut admettre que ce qui se passe aujourd
04:45'hui,
04:45tous ces désordres, toutes ces terreurs de rue aujourd'hui, sont le fruit d'une société diversitaire,
04:51d'une société ouverte, d'une société ouverte à l'immigration de peuplement,
04:54qui a été cautionnée par la gauche et par la droite réunie.
04:57C'est-à-dire que c'est tout un système qui a cautionné ce qui arrive aujourd'hui.
05:01Depuis maintenant 50 ans, tout a été mis en ordre.
05:04Et nous étions quelques-uns, depuis maintenant 30 ans en ce qui me concerne,
05:07à dire que ceci était une folie de fermer les yeux sur des incompatibilités de cohabitation,
05:13que tout ceci allait faire s'effondrer et l'école et maintenant la société.
05:17Et donc c'est la société diversitaire qui a été promue d'une manière aveugle
05:21par tout un environnement prétendument antiraciste et humaniste
05:26qui aujourd'hui est en train de créer ces enfers.
05:29– Alors on ne pensait peut-être pas forcément cette société diversitaire
05:34qui le crée comme vous dites, mais surtout…
05:36– Pardon, mais j'essaie d'être assez brutal dans ma description
05:41parce qu'il faut maintenant montrer les choses,
05:43il faut montrer, comme aurait dit Michel Maffes-Doli,
05:46et en monstrant les choses, il faut regarder le monstre
05:49qui a été créé par cette société ouverte, cette société diversitaire.
05:52Je ne dis pas que toute la diversité, j'en ai fait la démonstration tout à l'heure,
05:56la diversité qui était auprès du pape, qui était diversitaire,
05:58était tout à fait exemplaire, mais il y en a une autre qui ne l'est plus.
06:01– J'en reviens juste sur la réponse du gouvernement Thomas Bonnet
06:04parce qu'il y a aussi ces cinq chantiers prioritaires
06:06qui ont été lancés par Sébastien Lecornu
06:07qui a mandaté, on va dire, sept de ses ministres
06:10sur ces chantiers prioritaires.
06:11Juste d'un mot quand même, la réponse du gouvernement
06:14face à ce mouvement lycéen,
06:15il semble courir après finalement, après les casseurs.
06:18– Le problème en effet, c'est que le gouvernement
06:21a attendu que la situation dégénère
06:23pour vraiment s'emparer de cette question.
06:25Sébastien Lecornu a repris la main.
06:27Je trouve que les orientations prises sont plutôt bonnes,
06:29même si je ne suis pas certain qu'elles se permettent
06:30de revenir au calme dans l'immédiat.
06:33Bon, après on verra.
06:34En tout cas, je note aussi une forme de fermeté
06:36quand même de la part de Laurent Nunez
06:37qui parfois nous a habitués un peu à aller
06:40à zigzaguer.
06:41Là, je le trouve pour le coup résolument ferme
06:43en disant la doctrine est ce qu'elle est.
06:45Les policiers ont toutes les armes à leur disposition
06:47pour faire face aux violences.
06:49Bon, pour l'instant, je ne le sens pas.
06:50– Et donc, j'ai failli le rappeler aussi.
06:52Il y aura à chaque acte de violence une plainte.
06:54Il l'a rappelé en tout cas.
06:55On reste ensemble, on n'a pas fini notre débat.
06:57On va en changer un petit peu de sujet.
06:59Le bilan de fin de campagne avant la primaire de la gauche
07:02à l'heure à Lyon de 9 et 10.
07:03C'est ce soir la deadline pour vous inscrire
07:06si vous le souhaitez.
07:06A tout de suite.
07:07– 13h, 14h, votre après-midi se poursuit
07:09avec Lili Mathias sur Europe 1.
07:10– Sous-titrage ST' 501

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