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  • il y a 11 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Les lycéens, puisque parallèlement à ces manifestations de la fonction publique, on le sait, il y a des blocages dans
00:04les lycées qui se poursuivent.
00:07Écoutez, Bali Bagayoko, le maire de la France Insoumise de Saint-Denis, qui a appelé ce matin Sébastien Lecornu à
00:11venir devant les lycées.
00:13Il répond au moins à l'invitation. Je ne sais pas, moi si on m'invite, je réponds. Je dis
00:16oui, je dis non.
00:17Mais surtout, si je ne réponds pas, je cesse alors de faire du bavardage derrière les écrans. C'est ça
00:22le sujet.
00:23Il est irresponsable, parce que non seulement ils ne sont pas à la hauteur,
00:27alors, premièrement, parce que l'ensemble des analyses montrent que l'État est en régression totale sur l'ensemble de
00:34ses prélocatifs.
00:35Cohésion sociale, bien sûr la question éducative, vous n'avez qu'à regarder, l'État met moins de moyens dans
00:39les quartiers populaires que dans les bons quartiers.
00:41Ce n'est pas normal.
00:42Bastien Bonnergent, au Parti communiste, est-ce que vous soutenez ce mouvement de mobilisation des lycéens ?
00:46Ah oui, bien sûr, non seulement le soutient, et on est aussi pleinement à l'initiative.
00:50On a impulsé ce matin avec le mouvement des jeunes communistes de France, plus de 50 blocages un peu partout
00:55en France.
00:56Et je pense qu'il faut là aussi entendre aujourd'hui la colère des lycéens qui sont quand même dans
01:00une situation particulière
01:01et qui demandent aujourd'hui une seule chose, c'est de pouvoir construire leur avenir et le pays dans lequel
01:05ils évoluent.
01:06Donc je pense qu'il faut qu'on puisse répondre à leurs attentes.
01:07Est-ce que vous ne pensez pas que ce mouvement est instrumentalisé par la France insoumise, comme a pu le
01:11dire, le gouvernement ?
01:12Non, je ne pense pas. D'ailleurs, je pense que ce n'est pas un conflit entre le gouvernement et
01:14la France insoumise.
01:15C'est un conflit généralisé entre la jeunesse dans sa diversité, qui a des aspirations importantes et qui, je le
01:21répète, le dit,
01:22veut construire le pays et un gouvernement qui, aujourd'hui, est incapable de faire quoi que ce soit pour y
01:27répondre
01:27et qui, pire même, depuis des années, n'a fait que s'aborder les moyens dans les lycées, l'orientation
01:32des élèves avec Parcoursup et j'en passe.
01:34Donc je pense effectivement qu'il faut accompagner ces mobilisations et pas de récupération politique.
01:38Nos revendications sont les mêmes. Nos lycéens ont été mobilisés ce matin et on est pleinement avec eux.
01:41Hélène Roué. Alors Bastien Bonargent, de ce que je commence à comprendre un peu de ce mouvement,
01:46déjà, il y a beaucoup de lycées dans lesquels ça dégénère.
01:48Quand on interroge les lycéens sur un micro-trottoir et qu'on leur demande leurs revendications,
01:52la grande majorité est incapable de nous en donner seulement une.
01:55Et on a vu, il y a BFMTV qui porte plainte, notamment, parce qu'il y a une équipe de
01:59journalistes de BFMTV qui a été agressée.
02:01Je rappelle également qu'il y a des journalistes du Média 100% Frontières qui ont également été agressées,
02:05qui ont été prises à partie par le maire, d'ailleurs, de Saint-Denis lui-même.
02:09Comment on peut... Et alors, on a un peu le sentiment, en fait, que c'est-à-dire que c
02:12'est un mouvement
02:12où il y a juste de la violence, avec beaucoup de jeunes qui sont cagoulés pour précisément ne pas être
02:16contenus.
02:17Des violences envers les journalistes, des violences envers les policiers.
02:21Donc, je ne vois pas trop où ça va, en fait.
02:23À part si vous voulez avoir des espèces de jeunes qui sont dans une espèce d'oisiveté
02:26et ils se disent, tiens, il y a un mouvement de groupe et comme ça, ça va nous permettre de
02:28louper les cours.
02:29Je vous avoue que j'ai du mal à comprendre même les revendications de ces jeunes-là.
02:32Non, mais je ne suis pas d'accord. Je pense qu'on n'a pas vu la même chose.
02:34Et vous savez, nous, on était, je le disais, présents ce matin aux côtés des lycéens.
02:37Oui, je vous enverrai aussi, si vous vous souhaitez, des images de témoignages qu'on a récoltés de lycéens et
02:41lycéennes,
02:42qui ont les idées très claires sur ce qu'ils revendiquent dans ce mouvement.
02:44Que ce soit des moyens pour pouvoir avoir une éducation correcte et des moyens pour l'école publique,
02:51qui revendiquent l'abrogation de Parcoursup, qui aujourd'hui, quand même,
02:54s'aborde la vie de dizaines de milliers de lycéens en chaîne avec de la sélection sociale,
02:58qui revendiquent aujourd'hui qu'une seule chose, c'est de pouvoir quand même s'émanciper
03:01et construire le pays dans lequel, aujourd'hui, ils évoluent.
03:04Donc moi, je ne suis pas d'accord avec l'idée de dire que ces lycéens et lycéennes,
03:06ils n'ont pas de revendications, ce n'est pas vrai.
03:08Et pour ce qui est de la violence, moi, j'entends, effectivement,
03:10mais on a vu aussi aujourd'hui la répression très forte
03:14qui s'est abattue sur les lycéennes et les lycéens qui se sont mobilisés hier,
03:17les situations de violence.
03:18Et on a un gouvernement qui essaye aujourd'hui de détourner,
03:21pour avoir à éviter de répondre justement aux revendications des lycéennes et des lycéens,
03:24de détourner le sujet sur la question de la répression.
03:27Mais attendez, elle est où la violence aujourd'hui,
03:29quand on fait face à un gouvernement qui n'entend absolument rien.
03:32Ça fait des dizaines d'années, moi, que je suis militant,
03:33ça fait des dizaines d'années qu'on alerte sur la question de l'orientation,
03:36des dizaines d'années qu'on alerte sur les moyens dans l'éducation nationale,
03:38le manque de profs.
03:39On a quand même fait une rentrée scolaire.
03:41Au mois d'août, avant même la rentrée de septembre,
03:43on savait qu'il manquait un prof dans deux tiers des établissements.
03:45C'est quand même une situation catastrophique.
03:47Si ce gouvernement n'entend rien,
03:49que la mobilisation continue, qu'elle prenne de l'ampleur.
03:51Que le gouvernement soit inactif,
03:52je pense que même on peut se mettre d'accord là-dessus.
03:54En revanche, les violences envers les journalistes et les policiers,
03:56c'est quelque chose qui a condamné.
03:57On ne peut pas non plus laisser faire ça comme ça.
03:59Évidemment, on ne soutient pas les violences quelles qu'elles soient.
04:03Mais la question aujourd'hui, elle n'est pas là.
04:05Et moi, je refuse que le débat public soit enfermé
04:07sur la question de la répression, la question de la violence.
04:09Aujourd'hui, la question qui est centrale,
04:11c'est quels moyens pour l'école ?
04:12Et franchement, quand on a le pape la semaine dernière
04:14qui donne des leçons sur l'école confessionnelle
04:16et qu'on est incapable d'avoir quelques revendications sur l'école publique,
04:20moi, je dis, je ne sais pas dans quel pays aujourd'hui on grandit
04:22et dans lequel les jeunes peuvent s'émanciper.
04:24Bastia Bonner, Jean-Secrétaire Général du Mouvement des Jeunes Communistes de France,
04:26c'est au micro Europe 1.
04:28Il sera question de pouvoir d'achat juste après le journal permanent
04:30d'une heure et demie sur Europe 1.
04:32Il est 13h27, vous écoutez Kéli Mathias sur Europe 1.

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