00:00sous le vélo.
00:00Europe 1, le journal permanent.
00:03Vous écoutez Europe 1, il est 19h48, le rappel des titres avec Frédéric Joncherep.
00:07Fermeture partielle ou totale de 400 à 500 établissements scolaires demain
00:12et ce, faute de conditions de sécurité suffisantes, c'est ce qu'a indiqué le ministre de l'éducation nationale.
00:17Édouard Jeffrey a également dénoncé que les militants, notamment d'ultra-gauche,
00:21extrêmement violents ont infiltré et dépossédé les lycéens du mouvement.
00:25Une communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel.
00:28Laurent Nunez a réagi au syndicat de la magistrature qui a appelé dans un communiqué
00:33à cesser de réprimer la jeunesse pour la faire taire.
00:36Le ministre de l'Intérieur rappelle que les forces de l'ordre protègent les élèves désireux
00:40de porter pacifiquement leurs revendications.
00:42Le gouvernement entend avancer le calendrier du projet de loi dit casseur-payeur.
00:46Le texte prévoit de faire payer les réparations, y compris le recouvrement des aides sociales.
00:51Aux auteurs de dégradation, le projet de loi sera examiné au Sénat dès ce mois d'octobre.
00:55Et deuxième victoire consécutive du pur sang français Darry sur le prix de l'arc de triomphe.
01:00Il a devancé sur ce championnat du monde du galop de 2400 mètres l'anglais Bay City Roller.
01:06Merci Frédéric, on vous retrouve à 20h sur Europe 1 pour votre journal.
01:14Vous écoutez Europe 1, il est 19h49, toujours avec Jules Thorez, journaliste politique au JDD,
01:19ainsi que Sébastien Ligné, chroniqueur et journaliste politique.
01:22Le fondateur du Puy du Fou, Philippe de Villiers, signe Résurrection aux éditions Fayard,
01:28un livre de retrouvailles avec l'âme de la France qui annonce le réveil d'une génération.
01:32Jules Thorez, dans cette interview, il réfute le terme mouvement lycéen.
01:36Il parle des meutes et même de meutes qui sont en réalité très loin des revendications scolaires.
01:41Est-ce que vous partagez ? On ne peut plus parler de manifestation lycéenne à ce stade.
01:45Ah oui, non, bien sûr qu'on ne peut plus parler de ça.
01:47Et c'est vrai que Philippe de Villiers, à chacune de ses interviews,
01:50que ce soit dans le JDD ou sur d'autres plateformes, ou que ce soit le vendredi avec Eliott Deval,
01:53a quand même cette capacité à prendre de la hauteur sur un fait d'actualité qui est brûlant, qui est
01:59là.
01:59Et c'est vrai que quand on regarde les interviews des personnalités politiques,
02:03il y a des commentaires, c'est souvent un petit peu bas de plafond,
02:07mais en tout cas, il n'y a pas cette hauteur qu'on attend d'un personnage qui a été
02:12un homme d'État,
02:13en l'occurrence Philippe de Villiers, avec le broie ambiant sur cette question
02:16entre est-ce qu'il faut interdire le syndicat de la magistrature,
02:19est-ce que oui ou non c'est des mouvements lycéens,
02:21est-ce que ces jeunes-là on les met en prison ou on ne les met pas en prison,
02:23et je trouve qu'il a le mérite quand même de mettre des mots sur ces deux Frances qui sont
02:28en train de se faire face.
02:30C'est-à-dire que lui dit, c'est cette France qui brûle des cierges et cette France qui brûle
02:34des écoles.
02:34Et je trouve que la formule est très juste parce qu'on a tous été choqués des images qu'on
02:38a vues cette semaine,
02:39de ces policiers qui se font agresser, de ces élèves dont on a l'impression qu'ils n'appartiennent absolument
02:45pas à la communauté nationale.
02:46Et puisqu'on a vécu le week-end dernier avec ces 800 000 personnes à la Concorde, avec des sourires,
02:51avec zéro interpellation, zéro casse, avec cette soirée au Stade de France,
02:55alors qu'on a vécu des soirées au Stade de France ces dernières années qui ne se sont pas forcément
02:58toujours bien passées,
02:59notamment la finale de la Ligue des Champions en 2022.
03:02Et donc voilà, c'est cette capacité de Philippe Devilliers à mettre des mots sur une situation,
03:06et puis à dresser vraiment ce qui est en train de se passer dans ce pays,
03:09c'est qu'on est en train de perdre des jeunes en fait.
03:11On est en train de perdre toute une génération de 16 à 24 ans,
03:16cette génération qui d'ailleurs vote à 41% pour les 18-24 ans,
03:19pour Jean-Luc Mélenchon, c'est ce que disent les sondages pour le premier tour de l'élection présidentielle de
03:242027.
03:25Et donc ça nous appelle à tirer des leçons,
03:27et ça appelle surtout les leaders politiques à tirer des leçons de là-dessus,
03:31parce qu'on ne peut pas vivre avec une jeunesse qui est aussi violente et qui est aussi bête en
03:35réalité.
03:35Sébastien Ligné, Philippe Devilliers commence son livre en étant pessimiste,
03:39et il finit optimiste, c'est très récurrent d'ailleurs dans ses ouvrages.
03:42Est-ce qu'on peut rester optimiste quand on regarde l'état de notre pays,
03:46et malheureusement tous les domaines confondus ?
03:48Précisément, je pense que la visite du pape a montré qu'il y avait encore un vent d'optimisme,
03:53et que c'était possible.
03:55Peut-être que si la visite pontificale s'était mal passée,
03:59peut-être que je ne tiendrai pas ses propos,
04:00et qu'on aurait vu tous un signe d'une apocalypse qui serait déjà là.
04:05Là où Philippe Devilliers a raison, c'est quand il compare ces deux Frances,
04:11et qu'il en fait un sujet politique.
04:13Et là où il a raison, et ça fait plusieurs années d'ailleurs qu'il le dit,
04:16que le sujet central de la prochaine présidentielle,
04:18le nouveau clivage politique, c'est celui entre les partisans de la Nouvelle France,
04:23incarnés évidemment par Jean-Luc Mélenchon,
04:25et ceux qui au contraire tentent de sauver la France éternelle.
04:29Et le clivage politique, c'est celui-là.
04:31On parle beaucoup de la droite contre la gauche, du bloc central,
04:35des conservateurs contre les progressistes, des européistes contre les souverainistes.
04:39Tout ça sont des clivages dépassés.
04:42Aujourd'hui, il y a un clivage qui dépasse toutes les questions,
04:45et qui dépasse même la gauche et la droite, c'est celui-là.
04:47Est-ce qu'à la fin, vous voulez que la France disparaisse,
04:50ou est-ce que vous voulez qu'elle renaisse ?
04:52Et c'est tout.
04:53C'est le seul clivage, et je pense que dès 2027,
04:56les Français vont être amenés à voter sur cette question-là.
04:59Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard.
05:00Si les deux candidatures, les deux programmes, les deux visions
05:05qui montent le plus dans les sondages,
05:07qui aujourd'hui sont données parfois au second tour,
05:10ces deux visions, c'est d'un côté celle de Marine Le Pen,
05:13et de l'autre celle de Jean-Luc Mélenchon.
05:14Pourquoi la vision, tant est qu'il y a une vision incarnée par Édouard Philippe,
05:18ne prend pas ?
05:19Mais peut-être parce que ça ne correspond pas à une de ces deux Frances-là,
05:22et qu'aujourd'hui, il faudra trancher.
05:24Et que même le bloc central, si tenté qu'il ne soit pas au second tour,
05:27devra être amené à trancher.
05:28Est-ce que le bloc central et le macronisme sera Nouvelle-France,
05:31ou France éternelle ?
05:32Vous écoutez Europe 1, il est 19h53.
05:35Je voulais ouvrir une petite page politique
05:37en parlant de ces propos privés de Raphaël Glucksmann,
05:39sur notamment Ségolène Royal et Jean-Luc Mélenchon.
05:41Dans une vidéo privée diffusée par le Média,
05:44Raphaël Glucksmann juge Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
05:46méga à la ramasse sur l'économie.
05:48Le candidat à la primaire de la gauche
05:50y accuse aussi Ségolène Royal d'avoir fait la danse du ventre
05:52devant Emmanuel Macron.
05:54Les deux intéressés ont riposté hier.
05:56Alors je ne dis pas tout, il y a eu certaines insultes
05:58effectivement dans cette vidéo.
06:00Vous rechercherez sur les réseaux sociaux si vous le voulez,
06:03mais je ne mettrai pas ça dans vos oreilles.
06:04Jean-Luc Mélenchon raille sa méthode de la nuance.
06:06Ségolène Royal dénonce un sexisme consternant.
06:09L'équipe de Raphaël Glucksmann n'a pas souhaité commenter.
06:12Jules Torres, il était pourtant le grand favori de la primaire
06:14qui se déroule samedi prochain.
06:16Il prône la nuance et refuse la brutalisation du débat.
06:19Est-ce que vous avez le sentiment que c'est un dérapage
06:22qui peut abîmer son image ?
06:24Vous savez, moi, de manière un peu contre-intuitive,
06:26j'ai trouvé ça très intéressant
06:28parce qu'en fait, on est tellement habitué
06:29à voir un Raphaël Glucksmann qui parle à deux à l'heure,
06:33qui a un aspect très robotique dans sa parole.
06:36Et là, au contraire,
06:37alors ce n'est pas extrêmement classe, on ne va pas se mentir,
06:39mais bon, c'est une réunion privée.
06:41Les gens dans des réunions privées,
06:44ils ne sont pas obligés de parler comme aux 20h de TF1 ou de France 2.
06:47Donc ça, je pense qu'il n'y a pas de violation de la vie privée non plus
06:50parce que c'était une réunion de Boris Vallaud du Parti Socialiste.
06:53Je crois qu'il y avait même un lien Zoom.
06:54Il y avait une trentaine de cadres.
06:56Donc, c'est moins des propos privés que ce qu'on essaye de nous dire.
06:59Mais en revanche, là où j'ai bien aimé,
07:00c'est que Raphaël Glucksmann, il parle normalement.
07:01Il parle comme on aimerait l'attendre dans la vie.
07:05Il a des mots extrêmement crus.
07:07Il dit les choses qu'il pense.
07:09Et ce n'est pas juste, il faut un cap clair.
07:11C'est vraiment une manière de parler qu'on n'avait jamais vue.
07:14Donc moi, ça m'a plu.
07:16En tant que journaliste politique, je vous dis, ça m'a plu.
07:17Sébastien Ligné, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
07:19Vous avez une minute.
07:20Non, mais moi, je trouve que c'est une pierre supplémentaire
07:23dans le cimetière de cette primaire.
07:26Mais donc, vous pensez que ça a une influence pour samedi prochain ou pas ?
07:28Non, mais ça ajoute une nouvelle phrase
07:31qu'à cette primaire qui n'a absolument aucun sens
07:33entre l'arrivée de Sébouane Royal que personne n'avait vu venir
07:36qui est là pour dézinguer à tout va,
07:38entre la multiplication des candidatures.
07:42On a l'impression qu'il y a plus de candidats que d'électeurs dans cette primaire.
07:46Derrière tout ça, on voit l'ombre de François Hollande
07:48qui rôde et qui se prépare déjà à surgir comme un loup
07:51pour choper celui qui sortira vainqueur de cette primaire.
07:54Enfin, je trouve tout cela grotesque.
07:55Et il n'y a qu'un seul chiffre à rappeler,
07:57c'est que lors de la dernière élection présidentielle,
07:59le Parti Socialiste a fait moins de 2%.
08:001,7%, ce sera le mot de la fin.
08:03Un très grand merci à mes débatteurs du soir,
08:04Sébastien Ligné et Jules Torres.
08:06Tout de suite, le journal de 20h avec vous, Frédéric Joncheret.
08:09Moi, j'aurai le plaisir de vous retrouver vendredi prochain
08:11pour Europe 1 Soir Week-end de 18h à 20h.
08:13Demain, vous retrouverez au même horaire Pierre de Villeneau.
08:15Très bonne soirée sur Europe 1.