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00:01Le journal permanent.
00:03Le journal permanent, il est 19h45, le rappel des titres c'est avec Frédéric Joncheret.
00:06On a commencé par soutenir le mouvement lycéen d'une manière classique et puis on a compris que le pire
00:11danger c'était la violence policière.
00:13Déclaration de Jean-Luc Mélenchon dans le Puy-de-Dôme à la veille de son meeting à Clermont-Ferrand.
00:18La hausse des taux d'intérêt auxquelles emprunte la France est préoccupante, c'est l'aveu même du ministre des
00:23comptes publics.
00:24David Amiel appelle la classe politique à un ressaisissement collectif pour adopter le budget 2027 et réduire le déficit.
00:31Les auto-écoles vont augmenter le prix du permis de conduire de 150 à 200 euros,
00:37mises sous pression par la hausse des prix du carburant et excluent des aides gouvernementales.
00:41Elles annoncent donc une hausse de leurs tarifs, expliquant que leurs frais d'approvisionnement en essence ont augmenté de 30
00:46à 40%.
00:47Et puis retour plein d'émotions pour Sophie Hadnaud, l'astronaute française s'est exprimée depuis l'agence spatiale européenne
00:53à Cologne
00:53où elle est arrivée ce matin après avoir un mairie jeudi dans le Pacifique.
00:57Merci Frédéric, on vous retrouve à 20h sur Europe 1 pour votre journal.
01:04Vous écoutez Europe 1, il est 19h46, toujours avec mes débatteurs Jean-Michel Salvatore, chroniqueur politique et communicant,
01:11et Éric Revelle, journaliste.
01:13Parlons de ce char du futur, le grand flou entre Paris et Berlin et cette cacophonie si française.
01:18Le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon, a annoncé jeudi la sortie de Berlin du projet
01:24franco-allemand MGCS
01:26sur un futur char de combat.
01:28Et dans le même temps, la ministre des armées Catherine Vautrin a annoncé que le projet restait d'actualité.
01:33L'échec du MGCS, en fait, j'aimerais revenir un petit peu sur le terme.
01:40Le résultat n'est pas bon. On espérait construire un futur char en coopération avec les Allemands
01:47et il faut le constater, malheureusement, les Allemands ont décidé de quitter le projet.
01:52En France, le Leclerc finira sa vie dans les années 1935-1937.
01:57Nous avons donc besoin d'un char intermédiaire.
01:59Bel exemple de coopération entre la France et l'Allemagne.
02:02Nous travaillons sur de l'autonomisation, nous travaillons sur de la robotisation
02:06et ça, c'est ce que nous préparons avec le MGCS.
02:10Et c'est pour cela que nous souhaitons continuer ce projet franco-allemand de MGCS
02:15parce que ça n'est rien d'autre qu'un char d'une nouvelle génération
02:19avec d'autres fonctionnalités extrêmement importantes dans le contexte que nous connaissons.
02:23Bon, Jean-Michel Salvatore, après les déboires du SCAF, l'avion de combat du futur,
02:27c'est au tour du char, c'est-à-dire que le chef d'état-major ne dit pas la
02:29même chose
02:30que la ministre des armées qui dit vrai.
02:31Et puis, est-ce que la coopération de défense franco-allemande existe
02:35ou c'est une totale illusion et il faut qu'on arrête ?
02:37Non, ce n'est pas une illusion, mais si vous voulez, le problème,
02:39c'est qu'Emmanuel Macron annonce des choses sans tenir compte des intérêts des industriels.
02:45Et ces accords-là ne peuvent pas être uniquement des accords politiques.
02:48Il faut que ce soit, bien sûr, des accords politiques,
02:50mais il faut aussi que ce soit des accords industriels.
02:53Là, sur le char, c'est assez simple, si vous voulez.
02:56On a des Allemands qui sont très forts dans les chars
02:58et qui ont créé, qui ont développé un char qui s'appelle Léopard
03:01qui s'est énormément vendu à l'étranger.
03:04Absolument.
03:04Et qui marche bien.
03:05Qui fabrique toujours.
03:05Et puis, à côté de ça, nous, on a notre char Leclerc,
03:08qui est un très beau char.
03:10Un X-30.
03:10Qu'on n'a quasiment pas vendu.
03:12On l'a vendu aux Émirats-Ruby et c'est tout.
03:15Et donc, comme en plus les Allemands vont commander beaucoup plus de chars que nous,
03:18les Allemands se disent, c'est quand même trop bête,
03:20on veut rester maître chez nous.
03:22Et en fait, le char européen, c'est nous qui allons le construire
03:25puisqu'on peut le construire à partir de l'acquis du Léopard.
03:29Donc, voilà, les Allemands considèrent qu'ils n'ont pas besoin des Français.
03:32Sur l'histoire du SCAF, c'était un petit peu la même chose, mais à l'envers.
03:35Là, il y avait vraiment une divergence qui s'explique assez bien.
03:41C'est que les Français, si vous voulez, ils voulaient faire un avion de chasse
03:44qui avait deux particularités, qui pouvaient porter des charges nucléaires
03:47parce qu'on a la dissimulation nucléaire alors que les Allemands ne l'ont pas.
03:51Et on voulait aussi avoir des avions de chasse qui pouvaient atterrir sur des porte-avions
03:54parce que nous avons des porte-avions, mais les Allemands n'en ont pas.
03:57Et donc là, bien sûr, il y avait un accord politique qui avait été signé par Merkel
04:02et par Macron pour faire un avion commun.
04:05Mais en fait, on n'était pas d'accord, on n'a pas les mêmes besoins,
04:07on n'a pas les mêmes spécificités.
04:09Et à partir du moment où ces accords ne sont que politiques
04:11et méconnaissent totalement les spécificités économiques,
04:17finalement, ça ne marche pas.
04:18Et donc, quand on regarde un petit peu tous les grands programmes
04:21que Macron a voulu lancer, que ce soit le char franco-allemand,
04:25que ce soit le SCAF, l'avion de chasse franco-allemand,
04:28ou même le Tigre, puisqu'il y avait aussi un accord pour moderniser le Tigre,
04:32qui est un hélicoptère franco-allemand,
04:34tout a échoué parce que M. Macron décide,
04:37mais il ne prend pas la peine de discuter avec les industriels.
04:41Or, c'est aussi de l'économie, l'armement.
04:44Donc, ça paraît très clair.
04:45Donc, c'est soit un manque de préparation de la part d'Emmanuel Macron,
04:48de la part de nos dirigeants,
04:49ou alors, est-ce que c'est chasser la souveraineté,
04:51elle revient au galop ?
04:52Et en réalité, cette coopération ne marchera jamais.
04:53En matière de défense, la souveraineté, c'est quand même essentiel.
04:57Mais je vais vous dire, la grande blague,
05:00c'est l'affaire du couple franco-allemand,
05:02que ce soit dans la défense ou ailleurs.
05:04Ah oui, vous remettez à cause des dizaines d'années d'amitié.
05:07Mais la grande blague, c'est que nous, on parle souvent du couple franco-allemand,
05:09mais Outre-Rhin, il ne parle jamais du couple franco-allemand.
05:12Ou alors, je vais vous en donner une définition du couple franco-allemand,
05:15et on le voit bien dans l'histoire du char que vient d'écrire très bien Jean-Michel.
05:20Le couple franco-allemand, c'est un tandem, vous voyez ce que c'est un tandem à vélo ?
05:25Il y en a deux qui pédalent, mais il n'y en a qu'un qui a le guidon.
05:28En général, ce sont les Allemands qui ont le guidon.
05:30D'ailleurs, sur l'affaire du nucléaire,
05:32leurs grunons allemands, historiquement, nous ont complètement plantés sur le nucléaire.
05:36Alors, bien sûr, il y a eu des grandes phases historiques,
05:39De Gaulle à Desnoeurs, Giscard d'Estaing-Schmidt, Mitterrand-Kohl,
05:43il y avait des belles images.
05:45Mais concrètement, en fait, l'Allemagne est en train de se réarmer.
05:49500 milliards d'euros mis sur la table.
05:51L'industrie automobile allemande, tellement challengée,
05:54mise par terre par les voitures japonaises,
05:57est en train de muter vers une industrie de la défense.
06:00Donc, ça va être un relais de croissance très puissant pour l'Allemagne.
06:03Et pardon, mais dans ces cas-là, comme disait De Gaulle,
06:05les États n'ont pas d'amis, n'ont que des intérêts.
06:08Donc, nous, on pense qu'on peut faire copain-copain
06:11avec l'Allemagne qui est en train de se réarmer.
06:13D'ailleurs, ça pose des questions, le réarmement de l'Allemagne.
06:15Ça pose des questions.
06:17Bon, ben non.
06:18Le président de la République française devrait savoir que,
06:21oui, les États n'ont pas d'amis, n'ont que des intérêts.
06:23Donc, ils défendent leurs chars.
06:25On a essayé de défendre, sur le grand savoir-faire de Dassault, le SCAF.
06:29On est en train d'échouer, voilà.
06:32Alors, pour les plus anciens, vous aurez peut-être en mémoire
06:34le lancement de la défense européenne.
06:37C'était un grand défilé au 14 juillet.
06:39François Mitterrand était président de la République.
06:41Elmoud Kohl était chancelier.
06:43Et on avait l'embryon de ce qu'on appelait l'Eurocorps,
06:46qui était ce détachement allemand, français, etc.,
06:49qui devait être l'embryon de la défense européenne.
06:51Ma cache, il n'y en a pas eu.
06:53Alors, Éric Revelle et Jean-Michel Salvatore,
06:56restons en parlant d'une autre page, évidemment,
06:58économique et internationale,
06:59mais qui pourrait peut-être avoir des répercussions sur les Français.
07:03Le diesel russe, les prix vont-ils baisser en France ?
07:06Donald Trump a annoncé hier soir un accord avec Vladimir Poutine.
07:09Moscou livrera immédiatement 300 000 tonnes de diesel,
07:12puis 500 000 en novembre et 1 million dans la foulée.
07:153 millions pourraient même suivre, selon l'état des raffineries russes.
07:18Alors, Washington a soupli temporairement ses sanctions,
07:21ce qui, évidemment, ne plaît pas à l'Ukraine.
07:24Pour l'instant, l'Europe n'achètera pas ce diesel russe à cause des sanctions.
07:27Donc, comment c'est possible que ça fasse quand même baisser les prix à la pompe ?
07:31Parce que c'est un marché mondial, Éric Revelle.
07:32Bien sûr. Alors, je vais vous dire, je regardais, parce que 300 000 tonnes, ça paraît énorme.
07:37300 000 tonnes. 300 000 tonnes de gazole.
07:39Après, on parle de millions.
07:40Pour le mois d'octobre, Éric.
07:42Oui, oui, mais attendez, je vais vous expliquer.
07:44Non, mais l'aspect, il est géopolitique.
07:46C'est un vrai sujet pour l'Ukraine.
07:48Si Donald Trump fait du business avec Vladimir Poutine,
07:53c'est une façon pour Vladimir Poutine d'engranger de la recette
07:56et donc de financer indirectement son effort de guerre face à l'Ukraine.
08:00Mais 300 000 tonnes de gazole, ça fait exactement 2,2 millions de barils.
08:05C'est-à-dire la consommation quasiment sur une journée des Etats-Unis en gazole et en fioul.
08:12Donc, en fait, c'est beaucoup plus symbolique, mais le symbole est très fort.
08:16Je viens de vous le rappeler, notamment pour l'Ukraine.
08:18Mais c'est symbolique.
08:19Alors, après, est-ce que ça, ça va faire baisser le prix du gazole aux Etats-Unis ?
08:23A mon avis, pas du tout. Pas du tout.
08:25Ah oui, même aux Etats-Unis, on ne parle pas même pas de la France.
08:28Pour l'instant, 300 000 tonnes, alors on verra, on annonce des millions,
08:32mais pour l'instant, les 300 000 tonnes, on parle bien de 300 000 tonnes.
08:36Si mon calcul est bon, j'ai regardé, voilà,
08:38ça équivaut à une journée de consommation du gazole et du fioul aux Etats-Unis.
08:43Donc, c'est symbolique.
08:44En revanche, pourquoi est-ce que Donald Trump avait besoin, évidemment, de cette annonce ?
08:49Parce qu'il a les limites termes et qu'aux Etats-Unis, comme ailleurs dans le monde,
08:53le prix des carburants a explosé, mais qu'aux Etats-Unis, plus qu'ailleurs,
08:56le carburant est un élément culturel de la voiture américaine et de la liberté.
09:02Vous savez, c'est le cowboy qui ne se passe plus à cheval, mais qui veut être libre d'aller
09:05où il veut.
09:06C'est beaucoup plus important.
09:07Évidemment, il y a une notion politique pour Donald Trump à expliquer que ça va baisser.
09:12Je demande à voir.
09:12Donc, Jean-Michel Salvatore, si on écoute Éric Revelle, non seulement ça ne baissera pas le prix aux Etats-Unis,
09:20bon, la France, là, on est carrément...
09:22Non, mais moi, je pense que le sujet, il est très politique.
09:26C'est-à-dire que là, moi, je considère que l'attitude de Trump est une véritable trahison pour les
09:33Européens.
09:33Parce que là, il est allé chercher un accord avec Poutine, alors qu'il y avait un embargo sur le
09:39diesel
09:40qui avait été destiné par l'Europe depuis déjà un bon moment, qui est toujours en cours.
09:44Et là, si vous voulez, il fait un accord avec Poutine, parce qu'il en a véritablement besoin.
09:51Bon, et c'est vrai qu'on savait depuis déjà un petit moment que Trump n'était pas un allié
09:58très fiable pour les Européens.
10:01Mais là, on en a vraiment la confirmation.
10:03Et c'est vraiment un coup très dur, je pense, à la fois pour les Européens dans leur soutien à
10:09l'Ukraine,
10:10et puis un coup très dur aussi pour le président ukrainien.
10:13Et d'ailleurs, c'est la preuve que finalement, cette opération est aussi une opération très politique.
10:18Donc, Donald Trump vient d'affirmer qu'il était temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
10:24Donc là, on voit bien qu'il est en train de passer à une phase suivante, à une séquence nouvelle,
10:30dans la négociation avec Poutine, avec l'ambition que la guerre se termine le plus vite possible,
10:37y compris si c'est au détriment des Européens.
10:40Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est pourquoi ça l'aiderait dans les mid-terms de faire
10:43ça ?
10:44Les Américains, ça leur fait plaisir que Donald Trump se rapproche de Poutine et pas de Zelensky ?
10:48Non, mais parce qu'il affirme que le prix du carburant va baisser, que le galon va baisser.
10:53Et aux Etats-Unis, je peux vous dire que l'essence, encore une fois, c'est le gage de liberté,
10:58de pouvoir aller où on veut avec sa voiture.
10:59Non, ce qui peut faire baisser en revanche, peut-être, en France et en Europe, c'est ce qu'a
11:03décidé le G7.
11:04C'est-à-dire de libérer 100 millions de barils, notamment de gazole,
11:10en puisant dans les réserves stratégiques des pays.
11:12D'ailleurs, le Cornu a annoncé que ça devait faire baisser entre 12 et 18 centimes.
11:16Bon, voilà.
11:17Ça, ça peut avoir une incidence.
11:19100 millions de barils, c'est autre chose.
11:21300 000 tonnes, ça fait 2,5 millions de barils.
11:24Vous voyez la différence ?
11:25Mais il y a une annonce, oui, politique, géopolitique.
11:29Mais les Américains...
11:30Après, la question que je me pose quand même, c'est qu'ils produisent beaucoup de gazole, les Américains.
11:36Ils exploitent du gaz de schiste, du pétrole de schiste, à partir duquel ils font du gazole de schiste.
11:41D'ailleurs, on en a pas aussi.
11:41Donc, ils sont très dépendants des Russes ou pas tant ?
11:43Ben non.
11:44Donc, moi, à mon avis, derrière...
11:46Donc, c'est que la politique ?
11:47Ben oui, mais que sont dit Vladimir Poutine et Donald Trump sur l'arrêt ou pas de la guerre en
11:54Ukraine ?
11:54C'est ça qui se cache derrière, à mon avis.
11:56Et surtout, Jean-Michel Sabaton, vous avez raison de rappeler, effectivement, cette dernière salve.
11:59On a l'impression que Donald Trump, voilà, il lance ses billes.
12:02Il était en train de dire qu'il se re-rapproche de la Russie.
12:04Il a déjà fait des tentatives comme ça.
12:06Mais vous savez, avec sa crédibilité qui est très entachée, et on le voit notamment dans les sondages,
12:10c'est vrai qu'on peut se dire que dans une semaine, il aura peut-être changé d'avis.
12:13Oui, mais les Américains en ont par-dessus la tête d'avoir un président qui s'occupe des affaires étrangères.
12:18Et l'une des raisons pour lesquelles les Américains ont voté pour Trump,
12:21c'est que Trump avait pris l'engagement de s'intéresser aux Américains.
12:24Et de ne jamais en faire une guerre.
12:25Et ce n'est pas ce qu'il fait.
12:27Et là, c'est vrai que s'il précipite l'accord avec Poutine, c'est pour que la guerre se
12:30termine le plus vite possible.
12:31Et pour dire aux Américains, je suis de retour et je m'occupe de vous.
12:35Donc votez pour moi.
12:36Et l'année prochaine, j'aurai le prix Nobel de la paix.
12:38Voilà.
12:38Oui, on t'entend une fois, ça n'a pas marché.
12:40Deux fois, ça n'a pas marché.
12:41Un très grand merci à mes débatteurs du soir.
12:44J'en profite pour vous rappeler que Maître Collard raconte la nouvelle grande série de podcasts Europe 1
12:49et le gros succès de la rentrée, avec déjà plus d'un million d'écoutes.
12:53Landru, l'affaire Dreyfus, les tribunaux de l'Antiquité.
12:55Maître Collard raconte ces grands procès où la justice a vacillé sous le poids de la peur, du pouvoir ou
12:59la colère de la foule.
13:00Maître Collard raconte les grandes erreurs judiciaires.
13:03A écouter dès maintenant sur toutes vos plateformes, le site et l'application Europe 1.
13:06Et pour être sûr de ne rater aucun épisode, abonnez-vous tout de suite.
13:10Le journal de 20h avec vous, Frédéric Joncheret.
13:12Moi, je vous retrouve demain pour Europe 1 soir, week-end de 18h à 20h.
13:15Excellente soirée sur Europe 1.
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