- il y a 28 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:0122h33, nous accueillons notre prochain invité, c'est François-Xavier Bellamy, député européen, vice-président des Républicains.
00:07J'étais en train de vous demander si vous étiez aussi porte-parole de Bruno Retailleau, pas officiellement, mais...
00:12On a des porte-paroles officielles et moi je suis un parmi d'autres dans l'équipe de campagne qui
00:19entoure Bruno, oui.
00:20Victor Hérault, Thierry Arnaud et Bruno Jeudy.
00:23Bonsoir.
00:23Il nous fait le plaisir d'être avec nous ce samedi soir.
00:26On va commencer évidemment avec ce mouvement des lycéens, cette contestation qui va se poursuivre la semaine prochaine,
00:34même si les lycéens qui ont été reçus par le ministre de l'Éducation nationale saluent une reprise du dialogue.
00:39Ils disent qu'ils n'ont pas obtenu des réponses concrètes à leurs revendications, donc ça va se poursuivre la
00:45semaine prochaine.
00:46Est-ce que ce mouvement peut échapper aux violences ?
00:48On se pose la question, vu ce à quoi on a assisté ces derniers jours.
00:52Je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé à Marseille, notamment, l'agression d'une femme dans
00:57le 13e arrondissement.
00:58Elle a eu le visage brûlé par un spray enflammé alors qu'elle voulait empêcher des jeunes, des jeunes filles,
01:05de s'en prendre à un abribus.
01:06C'est là qu'un individu l'a agressé.
01:09Il y a un mineur de 15 ans qui a été interpellé, placé en garde à vue.
01:12Et son témoignage est très important parce qu'il en dit long quand même sur la manière dont les choses
01:18dérapent parfois lors de ces manifestations, recueillies par les équipes de BFM TV à Marseille.
01:22Écoutez.
01:24Je ne m'attendais vraiment pas à des gamins qui soient si violents parce que j'ai revu les images
01:29après et c'était terrible de voir.
01:32Heureusement, je n'ai pas la gravité des images de séquelles sur mon visage.
01:37Mais de voir un gamin qu'on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement, qui vous vise délibérément au
01:43visage.
01:43Il n'a pas visé les habits, il n'a pas visé les jambes. Il m'a visé au visage.
01:48C'est la suite maintenant qui m'inquiète. Je ne veux pas que c'est servi à rien.
01:54Il a été interpellé, mais il ne faut pas que ce soit en vain, qu'il s'en sorte comme
01:59ça.
01:59Même ceux qui étaient autour, ceux qui m'attrapaient, ceux qui me frappaient avec la barrière, tout ça, tout ça,
02:04c'est des...
02:05En fait, ce n'est pas des enfants puisqu'ils font des actes d'adultes, j'ai envie de dire.
02:11Témoignage recueilli par Anne Boaziz et Arnaud Delerre pour BFM TV.
02:15Ce qu'on comprend au fil de ce témoignage, François-Xavier Mellamy, c'est qu'on est loin des casseurs
02:21habitués au rassemblement.
02:23On est loin aussi des militants et les filles que vous, vous ne cessez de pointer du doigt depuis le
02:27début de ce mouvement.
02:28On parle de jeunes filles, on parle d'individus, souvent mineurs, qui ne sont pas connus des services de police
02:34à l'origine de ces violences.
02:36Donc, qu'est-ce qui est en train de se passer, selon vous ?
02:39La première chose que je voudrais dire, c'est que je pense à cette femme, bien sûr.
02:42Je pense aussi à tous les professeurs qui, ces derniers jours, ont été agressés.
02:47Proviseurs, policiers, pompiers.
02:49Et je pense aussi aux jeunes, aux jeunes qui voudraient continuer d'aller en cours et qui voient leur lycée
02:55bloqué, fermé.
02:57Aux jeunes qui, parce qu'ils voudraient continuer d'aller en cours, sont eux aussi molestés, insultés, parfois frappés.
03:02On a vu des images terribles.
03:04Je pense qu'il n'y a aucune espèce d'ambiguïté à avoir.
03:07Ce qui se passe, ce ne sont pas des dérapages.
03:09Ce qui se passe, c'est la réalité d'un mouvement qui est constitué d'une série de violences.
03:13Ce ne sont pas des manifestations, ce n'est pas un mouvement lycéen.
03:17C'est en réalité une organisation du chaos.
03:20Mais non, c'est une organisation du chaos.
03:23Et si je parle de la France insoumise, ce n'est pas parce qu'il y aurait dans ces mouvements
03:26exclusivement des militants de la France insoumise,
03:28bien sûr, que ce sont des lycéens qui sont utilisés pour semer le chaos.
03:33Une note des renseignements qui a été publiée par vos confrères du Figaro montre que tout ceci a été organisé,
03:39planifié,
03:39s'est déclenché de manière extrêmement rapide d'ailleurs.
03:42et que le but de tout cela, c'est de conduire au chaos.
03:45C'est une répétition générale du désordre que la France insoumise veut semer dans les rues.
03:50Donc il n'y a rien de spontané dans ces manifestations de la part de ces lycéens
03:55et ces revendications ne sont pas justifiées, ne sont pas sincères, profondes ?
03:59Mais quelles revendications ?
04:01Celles qui sont exprimées par ces lycéens sur les bâtiments dans lesquels ils sont en train d'étudier,
04:06sur le non-remplacement des profs, sur le parcours sup et le malaise que ça peut susciter.
04:11Tout ça, c'est du vent ?
04:12Parce qu'on parle de bâtiments qui sont vétustes, on va aller les brûler.
04:15Ça n'a aucun sens.
04:16Et de fait, les établissements qui ont été ciblés par ces violences,
04:19je pense à Paul-Éluard, à Saint-Denis, où M. Bagayoko, la France insoumise, maire,
04:27étaient en train d'expliquer que la violence est légitime.
04:29Paul-Éluard, c'est 45 millions d'euros de réfection investie par la région Île-de-France.
04:35Le lycée Nelson Mandela à Nantes, qui a été brûlé, 72 millions d'euros à construction du lycée, tout neuf.
04:42Je ne dis pas qu'il n'y ait pas de problème.
04:44Notre école est en situation d'effondrement.
04:46J'ai été prof pendant 12 ans, j'ai dénoncé cet effondrement depuis des années maintenant.
04:51J'ai publié un premier livre en 2014 et malheureusement, rien n'a changé depuis.
04:55Mais la vérité, c'est que le grand problème de l'école aujourd'hui,
04:57ce n'est pas qu'il fait froid l'hiver et chaud l'été.
05:00Le vrai problème de l'école aujourd'hui, ce n'est pas qu'il y ait cours le samedi matin.
05:03Ce n'est pas vrai. Le vrai problème, et ces jeunes malheureusement sont, d'une certaine façon,
05:09les résultats de cette crise de l'école, par la violence qu'ils montrent,
05:12c'est que notre système a renoncé à transmettre, qu'on a déconstruit l'autorité,
05:17qu'on a culpabilisé la transmission, l'héritage,
05:20qu'on a voulu que l'école ne soit plus le lieu où un professeur vient transmettre un savoir,
05:25mais le lieu où c'était le cœur de ma formation comme jeune prof,
05:28les élèves vont pouvoir inventer leur propre représentation du monde.
05:31Et le résultat de tout ça, c'est cet effondrement intérieur que nous observons aujourd'hui.
05:36François-Xavier Bellamy, ces lycéens qui, eux, ont défilé pacifiquement cette semaine
05:41et qui comptent bien continuer à le faire la semaine prochaine, certes, en bloquant des lycées,
05:45mais en exprimant leurs revendications, calmement, vous leur dites quoi ?
05:50Retourner en cours ?
05:51Non, mais d'abord, effectivement, je leur dis que s'ils veulent préparer leur avenir,
05:55la meilleure des choses à faire, ce n'est pas de bloquer leur lycée, c'est d'aller suivre leurs
05:58cours.
05:59Et deuxièmement, j'entendais...
06:00Mais parfois, c'est aussi comme ça qu'on obtient des choses, en se mobilisant, en manifestant, non ?
06:04Encore une fois, que veulent-ils obtenir ?
06:06Si le sujet, c'est d'avoir des conditions matérielles d'éducation qui soient meilleures,
06:12ce n'est pas en brûlant des établissements scolaires qu'on va y parvenir.
06:15Et par ailleurs, mais encore une fois, personne n'est dupe, tout le monde voit bien.
06:19Est-ce que... Je ne sais pas, moi, j'ai été élève moi-même, on a tous été élèves ici.
06:24J'ai fait une grande partie de ma scolarité dans des préfabriqués
06:26où, effectivement, il faisait chaud l'été et froid l'hiver.
06:30J'ai eu la grande chance d'apprendre dans ces préfabriqués ce qui a été la condition de la liberté
06:35d'aujourd'hui.
06:35Ce que vous dites est en partie vrai, mais ça a quand même touché jeudi 1027 lycées sur 2700, je
06:43crois, lycées ou 400.
06:44Mais parce qu'il y a un entraînement vers la violence.
06:47Ça ne peut pas être uniquement que la France insoumise est planifiée.
06:50La France insoumise est présente sur pas mal de...
06:53Qui a inventé le blocus challenge ? Louis Boyard. C'était il y a deux ans.
06:57On assiste à la même situation.
06:59Louis Boyard, il a un million d'abonnés sur TikTok et il leur raconte maintenant qu'il faut continuer à
07:03bloquer.
07:04Et il va d'ailleurs en première ligne.
07:06Et j'entends Jean-Luc Mélenchon qui explique maintenant...
07:07À ce rythme-là, Louis Boyard, vous lui donnez une importance peut-être...
07:12Ah non, non, il n'y a pas que lui, je vous rassure.
07:14Par rapport au fait de pouvoir mettre tous les lycéens dans la rue.
07:17Il y a Mathilde Panot, il y a...
07:19C'est presque un lycée sur cinq qui était bloqué.
07:22Et vous pensez que c'est uniquement la France insoumise qui serait à l'origine de ça ?
07:25C'est peut-être un peu juste comme seule explication.
07:28Il y a une contagion qui passe par les réseaux sociaux, qui est extrêmement planifiée, organisée, je le redis.
07:33Ce n'est pas moi qui le dis, c'est les services de renseignement.
07:35C'est documenté et tout, il n'y a pas de problème.
07:37C'est le Premier ministre, c'est Matignon qui constate la réalité des faits.
07:40Et que des revendications soient récupérées, ça ne les rend pas nécessairement illégitimes.
07:44Non mais encore une fois, moi je crois que ce qui doit tous nous révolter,
07:47et ce que ces jeunes eux-mêmes ne parviennent sans doute pas à dire,
07:50parce qu'ils sont les victimes de cette immense injustice qu'est notre système scolaire,
07:54c'est que l'effondrement de l'école, qu'on a constaté il y a quelques jours seulement avec la
07:58dernière enquête PISA,
08:00qui fait qu'aujourd'hui, alors que, je ne crois pas que ce soit un problème de moyens,
08:03on met le premier budget de l'État encore aujourd'hui dans l'éducation nationale.
08:06Malgré ça, on a nos élèves qui sont les derniers d'Europe en mathématiques.
08:10On a un jeune Français sur trois qui, à 15 ans, ne sait pas lire un texte de 200 mots.
08:15Ça, c'est la réalité du scandale.
08:16C'est de ça qu'il faut parler.
08:18C'est aussi de ça dont parlent certains lycéens, représentants lycéens,
08:22parce qu'ils ne sont pas tous insoumis.
08:23Et honnêtement, on ne peut pas accepter que de vivre dans un pays
08:32où la jeunesse ne se satisfait pas de son système éducatif.
08:34C'est qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, quand même.
08:36Mais encore une fois, c'est vrai que la croix a soufflé sur les braises
08:40de manière assez scandaleuse, mais ce n'est pas ça uniquement le problème.
08:46Encore une fois, que l'école traverse un problème immense en France,
08:50et que ce soit même le problème majeur pour l'avenir du pays,
08:53je l'ai répété tellement de fois que je ne vais pas le contredire aujourd'hui.
08:56C'est une certitude.
08:57Mais je le répète, ce n'est pas un problème de moyens.
09:02On est sans aucun doute le pays de l'OCDE où on dépense le plus pour l'éducation.
09:07Pour les lycées, oui.
09:09Mais parce qu'on a plus de lycées que les autres aussi.
09:12Le discours de Bali Bagayoko qui vient devant Paul Éluard en disant
09:16« ses élèves sont privés de tous les moyens,
09:19ils sont condamnés à étudier dans des conditions misérables »,
09:22alors qu'il le sait très bien, la région vient de refaire l'établissement
09:25qu'il concourt à dégrader.
09:26Ça, pour le coup, c'est révoltant, c'est insupportable.
09:28Oui, mais par exemple, écoutez ce que dit, si vous le piez,
09:30François-Xavier Bélémis.
09:31S'il voulait préserver l'avenir de ces jeunes,
09:33retournez en cours, allez apprendre, recevez l'enseignement qui vous est donné,
09:37respectez l'autorité des professeurs,
09:40respectez ceux qui sont là pour vous transmettre un savoir
09:42qui sera la condition de votre propre liberté.
09:45Moi, j'entends plutôt Jean-Luc Mélenchon dire aujourd'hui aux élèves...
09:47Justement, écoutons-le.
09:48On est d'accord.
09:49S'il vous plaît, écoutons-le Jean-Luc Mélenchon,
09:50c'est sa dernière réaction, parce qu'on sent quand même que le discours a un peu évolué
09:53aussi de la part de Jean-Luc Mélenchon.
09:54Ah bah oui, il a un petit peu reculé.
09:55Écoutons-le s'il vous plaît.
09:56La semaine prochaine, on a la manif du 6 octobre.
10:00Moi, j'invite les adultes, les parents,
10:03à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc
10:06et à entourer les manifestations pour que...
10:09On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine
10:12ou dans les années 90 pour se protéger.
10:15On a un devoir d'abord de protection.
10:18Je pense que si on le fait,
10:20le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que ça se passe bien.
10:25Si on se projette sur la suite, là, ce discours de Jean-Luc Mélenchon
10:28est plutôt dans une logique d'apaissement.
10:31On s'envie que ça se passe bien, non ?
10:32Vous plaisantez ?
10:33Non, je vous interroge.
10:34Jean-Luc Mélenchon est en train de dire à ses militants
10:37« Mettez un casque pour aller manifester ».
10:41Mais attendez, on est quand même dans un pays où...
10:42Un brassard blanc aussi ?
10:44Le blanc, c'est quoi ?
10:45Un casque ? Un brassard ?
10:46Non mais attendez...
10:47Comment vous l'interprétez justement ?
10:48Parce qu'on peut l'interpréter de différentes manières.
10:50Un dirigeant politique responsable en France n'a qu'un seul mot à dire.
10:53C'est, si vous avez des convictions à défendre,
10:57allez manifester, mais en respectant les règles,
10:59en respectant les forces de l'ordre.
11:01Ne cassez rien, ne brûlez rien.
11:03Vous verrez, tout se passera bien.
11:04Dans ce pays, la vérité, on est en démocratie,
11:07on a beaucoup de chance.
11:08Quand on va manifester,
11:10si on ne commence pas à insulter les policiers,
11:12les gendarmes, à rechercher,
11:13à leur courir derrière, à les frapper,
11:14si on ne va pas frapper des profs,
11:16si on ne va pas casser des poubelles,
11:18casser des abribus, brûler des lycées,
11:20tout va très bien se passer.
11:21Pas la peine de mettre un casque.
11:22À quoi ça sert de mettre un casque, en fait ?
11:24Et je n'ai pas entendu une seule fois,
11:26Jean-Luc Mélenchon, pas une seule fois,
11:29dénoncer les violences
11:30dont ont été victimes
11:32des policiers et des gendarmes.
11:34Pas une fois.
11:34Tout ce qu'il trouve à faire,
11:35c'est parler de, je le cite,
11:37de sauvagerie policière.
11:38Donc, je résume,
11:40vous avez des lycées qui brûlent,
11:41vous avez des professeurs agressés,
11:43et quand les forces de l'ordre
11:44viennent tenter d'empêcher ces désordres,
11:46Jean-Luc Mélenchon propose
11:47que ces militants, je le cite encore,
11:49s'interposent
11:50contre les forces de l'ordre.
11:52C'est d'une gravité extrême
11:53ce qui est en train de se passer.
11:54Mais on ne peut pas nier non plus
11:55François-Xavier Bellamy
11:56qu'il y a aussi eu des lycéens
11:58qui ont été blessés
11:59au cours de cette contestation,
12:00je suis obligée de le rappeler.
12:01Est-ce que vous continuez
12:02à demander l'interdiction
12:03de la France insoumise ?
12:04Mais encore une fois,
12:05c'est un drame
12:05que ces lycéens soient blessés.
12:06Mais qui joue avec leur vie aujourd'hui ?
12:08Jean-Luc Mélenchon n'a qu'un seul mot à dire,
12:10c'est, maintenant,
12:10tout le monde se calme,
12:11vous retournez en cours.
12:13Alors, vous retournez en cours
12:14ou vous continuez à manifester ?
12:15Est-ce que ça suffirait ?
12:17Imaginons,
12:17on sait très bien
12:18que ça ne va pas se produire,
12:19imaginons que ce soir,
12:20Jean-Luc Mélenchon lance un appel
12:21aux lycéens qui rentrent chez eux
12:22et que le mouvement se termine.
12:24Vous pensez qu'il sera entendu ?
12:25Et que ça s'arrête
12:26en début de semaine prochaine ?
12:27Ce n'est pas seulement lui.
12:28La France insoumise a l'air
12:29d'être un mouvement
12:29assez bien centralisé.
12:30Donc, c'est tout ce qui l'entoure,
12:31là, vous voyez.
12:32Jean-Luc Mélenchon dit
12:33c'est horrible,
12:33les policiers s'en prennent
12:34à nos enfants.
12:35Mais Louis Boyard,
12:36qui est à côté de lui
12:37sur l'image,
12:38Louis Boyard,
12:38il y a deux jours,
12:39il propose aux jeunes
12:41qui sont avec lui dans la rue
12:42d'aller charger la police.
12:44C'est ça qui se passe aujourd'hui.
12:45Donc, si Jean-Luc Mélenchon
12:47calmait tout le monde,
12:47ça irait mieux.
12:48Mais il ne le fait pas.
12:49Pourquoi ?
12:49Parce qu'en réalité,
12:50nous sommes en train d'assister
12:51à une stratégie voulue
12:53par ces artisans du chaos.
12:53Mais il ne peut pas arrêter
12:54le mouvement lui tout seul.
12:55Mais déjà,
12:56il pourrait tenter d'y contribuer.
12:57Il fait exactement l'inverse.
12:58Et moi, je suis convaincu,
13:00et je le redis,
13:00c'est les renseignements
13:01qui le pointent,
13:03qu'aujourd'hui,
13:04LFI organise le chaos
13:06et utilise cette jeunesse
13:08comme un moyen du désordre
13:09qu'il cherche à installer dans la rue.
13:09Mais est-ce que du coup,
13:10vous diriez,
13:11comme Bruno Retailleau
13:12l'a fait sur BFM TV,
13:14qu'il faut effectivement
13:15réfléchir à interdire
13:17la France insoumise ?
13:18Bien sûr.
13:18Vous savez ce qu'il disait
13:19Sébastien Chenu,
13:20qui était à votre place hier.
13:21Je lui ai fait part
13:22de cette proposition
13:23de Bruno Retailleau.
13:24Il disait,
13:24il est bien gentil Bruno Retailleau,
13:26mais il a été ministre de l'Intérieur.
13:28S'il avait voulu le faire,
13:29il aurait pu le faire
13:30et il n'a rien fait.
13:31D'abord,
13:31Bruno Retailleau a dissous
13:33des organisations
13:34qui pratiquaient
13:35des activités illégales.
13:36Par exemple,
13:37la jeune garde
13:37qui a tué à Lyon.
13:40Bruno Retailleau
13:41avait dissous la jeune garde
13:42fondée par Raphaël Arnaud,
13:44député de la France insoumise.
13:45Là, on parle de la France insoumise,
13:46pas de la jeune garde.
13:48Et maintenant,
13:49si on parle de la France insoumise,
13:50c'est pas faisable d'interdire
13:50la France insoumise ici.
13:51Et pourquoi non ?
13:52La vraie question,
13:52c'est,
13:52est-ce qu'un parti politique,
13:53on est dans une démocratie
13:55et il faut le rester ?
13:56Moi, je n'ai aucun problème
13:57avec le fait que des gens
13:58pensent le contraire de moi
13:59sur tous les sujets.
13:59Et que des gens
14:00soient d'extrême gauche,
14:01je les combattrai par la pensée,
14:03par la parole,
14:04par l'argumentation
14:05sur vos plateaux
14:06autant qu'il le faudra.
14:07Ça ne me dérange absolument pas.
14:08Évidemment,
14:09qu'ils gardent
14:10leur liberté absolue
14:11et que moi,
14:12je garde la mienne
14:12de ne pas penser la même chose.
14:14En revanche,
14:14quand un parti politique
14:16se met à mettre en danger
14:18les principes même
14:19de la République,
14:20alors il n'y a aucune raison
14:21de constater que
14:22parce qu'on est un parti politique,
14:23on est au-dessus des lois.
14:24La Constitution prévoit
14:25que les partis politiques
14:26concourent à l'expression
14:28de l'opinion,
14:28mais la Constitution prévoit aussi
14:31que les partis doivent respecter
14:33les principes de la démocratie.
14:35Et en l'occurrence...
14:35Donc vous au pouvoir aujourd'hui,
14:36Bruno Retailleau,
14:38élu aujourd'hui,
14:39demain en l'occurrence,
14:40vous interdisez
14:41la France insoumise.
14:41Mais en tous les cas,
14:42le dossier commence
14:43à être extrêmement épais, oui.
14:44Quand vous avez
14:45Bali Bagayoko
14:46qui, je le répète cette semaine,
14:47dit la violence est légitime
14:48et il le dit à votre micro.
14:50Et d'ailleurs,
14:50je me permets de témoigner aussi
14:52de ma solidarité
14:52aux journalistes
14:53qui ont été pris à partie
14:54et notamment aux journalistes
14:56de BFM TV
14:56qui ont été violentés
14:58alors qu'ils couvraient
14:59les événements.
15:00À un moment,
15:00est-ce qu'on va finir par se dire
15:02que le signal d'alarme
15:03doit être enfin sonné ?
15:05Juste un mot d'ailleurs
15:05pour terminer là-dessus.
15:07Si un parti politique de droite
15:10faisait un quart
15:11de ce que la France insoumise
15:13est en train de faire
15:13depuis 15 jours,
15:15je ne doute pas
15:16un seul instant
15:16que ces appels
15:17à la dissolution
15:18y viendraient de partout.
15:19Et à raison.
15:20À raison.
15:21Parce que ce n'est pas
15:21une question de droite
15:22toute gauche,
15:22c'est une question
15:23de relation
15:25avec la démocratie.
15:27Ce n'est pas une question
15:28de ligne politique,
15:29c'est l'essence même
15:30de la politique.
15:30Je voudrais qu'on avance.
15:32Je suis désolée, Victor,
15:32on continuera à en parler
15:33lors de notre débat
15:34et promis,
15:35je vous laisserai la parole.
15:36Mais je voudrais
15:36qu'on revienne
15:37sur cette réaction,
15:38l'affaire Mediapart
15:39et ses accusations
15:40qui visent
15:41Jordan Bardella
15:41puisque demain,
15:43dans la tribune dimanche,
15:44Bruno Jeudi,
15:45Marine Le Pen réagit
15:46pour la première fois
15:47au deuxième volet
15:49de ses révélations.
15:49Oui, exactement.
15:50Elle avait été silencieuse
15:52jusqu'à présent.
15:53Elle s'était contentée
15:54de relayer
15:54des tweets
15:56de Jordan Bardella
15:57mais elle n'avait
15:58ni pris la parole
15:59ni s'était exprimée
16:01sur les réseaux sociaux.
16:02Elle a échangé
16:03avec Jules Pecknard
16:05pour la tribune dimanche
16:07et elle dit en gros
16:09confiance absolue
16:10entière
16:11à Jordan.
16:12Donc,
16:12elle renouvelle
16:13son soutien
16:16via cet échange
16:17et j'allais dire
16:19autour d'elle
16:20tout le monde
16:21est aligné
16:22sur cette position
16:23comme c'était le cas
16:24lors de la révélation
16:26des documents
16:26en début de semaine
16:27et au fond,
16:29pour l'instant,
16:30le parti s'en tient
16:32à ce que dit
16:33Jordan Bardella
16:34à savoir
16:35que c'est un faux.
16:37Il aurait déposé
16:38plainte pour faux
16:39usage de faux
16:40donc un faux compte
16:41puisqu'on sait
16:43que Mediapart
16:45a apporté
16:45des éléments
16:46et des facsimilés
16:48des échanges
16:50MSN
16:50qu'il aurait eu
16:51avec
16:54au moins
16:54deux sources
16:55puisque Mediapart
16:56fait état
16:56de deux sources
16:57et donc
16:57on a ces échanges
16:58et lui dit que c'est un faux.
17:00Il y a une plainte
17:01et on verra la suite.
17:03Peut-être qu'il y aura
17:04un troisième volet
17:05de Mediapart
17:05qui apportera
17:06d'autres éléments
17:07mais on voit bien
17:08que c'est quand même
17:09un fait campagne
17:10dans cette semaine
17:11qui est important
17:12parce que la campagne
17:14ne risque plus
17:14tout à fait
17:15d'être la même
17:16pour le rassemblement
17:17national.
17:18Est-ce que vous êtes surpris
17:18François-Xavier Bellamy
17:20par la manière
17:21dont le rassemblement
17:23national
17:23fait bloc
17:24aujourd'hui
17:25derrière Jordan Bardella
17:28malgré les preuves
17:29apportées par Mediapart ?
17:30Jordan Bardella
17:31conteste ses preuves
17:32il a apparemment
17:34déposé une plainte
17:36pour faux
17:36et usage de faux
17:37donc c'est maintenant
17:37à la justice
17:38de se prononcer
17:39d'une certaine façon
17:39et je pense que
17:41c'est un sujet important
17:42parce que l'antisémitisme
17:43n'est pas une question
17:45marginale
17:45c'est un sujet central
17:47Pierre Moscovici
17:48que vous receviez
17:49à l'instant
17:51rappelez à quel point
17:51la place de la communauté
17:55juive en France
17:55est une place
17:57essentielle
17:58et donc je crois
17:59qu'on ne peut pas jouer
17:59avec cette question-là
18:01moi ce qui me frappe
18:02seulement je dirais
18:03c'est que
18:03donc vous le croyez
18:04vous le croyez
18:05Jordan Bardella
18:06lorsqu'il dit
18:07que ça n'est pas lui
18:07non je dis juste
18:09comme le disait
18:09Edouard Philippe
18:10il y a quelques jours
18:11qu'à partir du moment
18:11où il dément
18:13et surtout où il engage
18:14une action en justice
18:15c'est la justice
18:15qui devra se faire
18:16l'arbitre
18:17il y a le choix
18:18quand même
18:19de la procédure de justice
18:20choisie
18:21qui n'est pas
18:21une citation directe
18:23qui aurait permis
18:24d'établir rapidement
18:25si c'est vrai
18:26ou faux
18:27il a choisi
18:28une procédure longue
18:29avec constitution
18:30de parti civil
18:31qui au minimum
18:33renvoie l'affaire
18:34pour un jugement
18:35au fond
18:35dans 12 à 18 mois
18:37c'est-à-dire
18:38après la présidentielle
18:39il y a quand même
18:39l'idée
18:40qui essaie de gagner
18:41du temps
18:41dans cette affaire
18:42plutôt que
18:43réellement
18:44quand on est
18:46diffamé
18:46ou à ce point-là
18:47peut-être qu'on fait
18:48une citation directe
18:49c'est assez surprenant
18:50pourquoi ne pas
18:51clarifier les choses
18:52le plus vite possible
18:53de contester les choses
18:54je ne suis pas du tout
18:56un technicien
18:57de la procédure judiciaire
18:58ce qui est important
18:59c'est que
19:00à partir du moment
19:00où il y a une plainte
19:01je crois que
19:02c'est fondamental
19:02de reconnaître
19:04qu'il a le droit
19:06bien sûr
19:07de défendre
19:08vous n'êtes pas spécialiste
19:09de ces techniques-là
19:10mais franchement
19:11ce qui est surprenant
19:13c'est votre réserve
19:14et votre prudence
19:15par rapport
19:15à de nombreux autres
19:17responsables politiques
19:18quand on vous entend
19:19quand on entend
19:20à quel point
19:20vous accusez
19:21par exemple
19:21la France insoumise
19:22pour faire le lien
19:23avec les débordements
19:24et là
19:24vous avez une prudence totale
19:26et vous avez
19:27non non
19:28je viens de vous dire
19:28à quel point
19:29la question
19:31je viens de vous dire
19:32à quel point
19:32la question
19:32de l'antisémitisme
19:33est une question cruciale
19:35et donc c'est un sujet
19:36qui n'est pas du tout
19:36marginal
19:37mais à partir du moment
19:38où Jordan Bardella
19:39en effet porte plainte
19:40pour diffamation
19:41et pour faux
19:41usage de faux
19:42le moins qu'on puisse dire
19:43c'est qu'il a le droit
19:45d'être
19:45d'aller en justice
19:48pour défendre
19:49sa réputation
19:49mais par exemple
19:50Gérald Darmanin
19:51lui il dit
19:52il ment
19:53il ment
19:54de par
19:55éhontément
19:55dit-il
19:56éhontément
19:56il ment
19:57éhontément
19:58sa méthode
19:59sa riposte
20:00ne tient pas
20:01il le dit lui
20:02vous pourriez le dire
20:02comme ça aussi
20:03mais je ne sais pas
20:04qui peut le savoir
20:06et surtout quand on est
20:07ministre de la justice
20:08ça me paraît quand même
20:09extrêmement rapide
20:10de prétendre
20:11à moins que
20:12le garde des saunes
20:13et des éléments
20:14parce qu'il y a des preuves
20:15qui ont été apportées
20:16par Mediapart
20:17des preuves solides
20:18quand même
20:18il va falloir les établir
20:19ces preuves là
20:20elles sont racontées
20:22par Mediapart
20:23je me permets juste un mot
20:24parce que c'est quand même
20:25ça la source de mon étonnement
20:26moi mon combat
20:27contre l'antisémitisme
20:28tout le monde le connaît
20:28depuis longtemps
20:29je suis frappé de voir
20:31que Mediapart
20:32s'intéresse d'un seul coup
20:33à cette question
20:34qui ne semblait pas
20:35beaucoup
20:35la déranger jusque là
20:37rappelons quand même
20:38que Edwin Plenel
20:39le fondateur
20:41de Mediapart
20:42quelques jours
20:43après
20:43l'attentat de Charlie Hebdo
20:46relayait
20:46un article
20:47sur l'enfance
20:48misérable
20:49des frères Kouachi
20:50pour nous demander
20:51de cesser
20:52de condamner
20:52les terroristes
20:53avec tant
20:53de conviction
20:56que le même
20:57Edwin Plenel
20:58tenait meeting
20:58avec Tariq Ramadan
20:59quelques semaines après
21:01l'attentat de Charlie Hebdo
21:02que la vice-présidente
21:04de la société
21:04des journalistes
21:05de Mediapart
21:06pardon je termine
21:06nous explique
21:07que l'islamisme
21:08ce n'est pas grave
21:09ce n'est pas grave
21:10que ce n'est pas un problème
21:11Edwin Plenel n'est plus
21:12le directeur
21:13de Mediapart
21:14quand des choses
21:14se sont passées
21:15entre temps
21:16et ça ne remet pas
21:17en question
21:18le travail
21:18des journalistes
21:19de Mediapart
21:20je vous citais
21:20la vice-présidente
21:21de la société
21:22des journalistes
21:23de Mediapart
21:23qui a dit
21:24littéralement
21:24l'islamisme
21:25n'est pas un problème
21:26donc l'antisémitisme
21:27il vient d'où
21:28aujourd'hui
21:28en France
21:29il vient
21:29on ne peut que
21:30le constater
21:31malheureusement
21:32de l'islamisme
21:33qui sur notre sol
21:34a tué
21:35tous les français
21:36de confession juive
21:37qui ont été
21:37assassinés en France
21:38pendant ce siècle
21:39l'ont été
21:40par des islamistes
21:41et curieusement
21:42je n'ai pas l'impression
21:43que Mediapart
21:43soit si sensible
21:44que ça
21:44au retour
21:45de l'antisémitisme
21:45par l'extrême gauche
21:46c'est pas que je fasse
21:47une obsession
21:48mais quand vous avez
21:49Jean-Luc Mélenchon
21:50qui se rit
21:52des noms juifs
21:53en parlant
21:54de monsieur Gluxman
21:55ou en citant
21:56est-ce que vous mélangez
21:57pas tout
21:57on parle du travail
21:59de deux journalistes
22:00qui travaillent
22:01sur ces questions
22:01depuis des mois
22:02qui se sont intéressés
22:04au directeur de cabinet
22:06de Jordan Bardella
22:07François Paratole
22:08qui avait été un très proche
22:09d'Alain Sorel
22:10qui est encore le directeur
22:11de cabinet
22:11ils ont juste tiré le fil
22:13oui
22:13il me semble qu'il y aurait
22:14beaucoup beaucoup
22:15beaucoup de fils
22:16à tirer aujourd'hui
22:17à l'extrême gauche
22:17sur le sujet
22:18de l'antisémitisme
22:18et que Mediapart
22:19n'a pas l'air
22:20si intéressé que ça
22:21d'exploiter
22:22ces éléments
22:23qui sont pourtant
22:24dans le débat public
22:25aujourd'hui
22:25est-ce que vous pensez
22:26François-Xavier Bellamy
22:27vous nous avez dit
22:27que la question de l'antisémitisme
22:28vous préoccupait particulièrement
22:30est-ce que vous pensez
22:30qu'on puisse en revenir
22:31de cette antisémitisme
22:32j'entends par là
22:32si Jordan Bardella
22:33a bien tenu ses propos
22:34est-ce qu'il conteste fermement
22:35est-ce qu'il est possible
22:36qu'il ait été antisémite
22:37en 2013
22:38et qu'il ne le soit plus
22:39aujourd'hui
22:39est-ce que c'est quelque chose
22:40dont on peut revenir
22:41c'est évidemment possible
22:42enfin je veux dire
22:43que tout le monde
22:45change dans la vie
22:46mais il faudrait
22:46qu'il le dise pour ça
22:47aujourd'hui
22:48il n'a pas choisi
22:50de parler
22:50d'erreurs
22:52qu'il aurait commises
22:53et sur lesquelles
22:53il serait revenu
22:54ça c'est vraiment à lui
22:55d'exprimer son point de vue là-dessus
22:57mais si c'est lui
22:58ça le met hors jeu
22:59là pour le coup
23:00je me contente
23:01de regarder ce qu'il dit
23:02il dit que c'est faux
23:03et donc je crois
23:05qu'il est important
23:05que la justice se prononce
23:06est-ce que ça le met hors jeu
23:07si c'est vrai
23:10le vrai sujet
23:11c'est encore une fois
23:13c'est à lui
23:15si c'est vrai
23:16de le dire
23:17lui il dit que c'est faux
23:18donc je le prends au mot
23:19pour le reste
23:21vous étiez à l'instant
23:22avec Pierre Moscovici
23:23sur ce plateau
23:24qui disait avec un grand sourire
23:26que quand il était jeune
23:27il était militant trotskiste
23:28à la Ligue communiste révolutionnaire
23:30il parlait des mouvements lycéens
23:31je pense que notre pays
23:33a connu beaucoup de dirigeants
23:35qui ont commencé trotskistes
23:36staliniens
23:37maoïstes
23:38et qui n'ont d'ailleurs
23:39jamais présenté d'excuses
23:40je pense que notre pays
23:41a connu aussi
23:42beaucoup de journalistes
23:43qui avaient eu
23:44les mêmes affinités
23:46ou les mêmes affiliations
23:47qui ne se sont jamais
23:49excusés
23:49d'avoir soutenu
23:50les régimes totalitaires
23:51les plus meurtriers
23:52donc s'il l'avait dit
23:53ce serait au fond
23:54excusable ou pardonnable
23:55je ne dis pas du tout
23:56que ce serait excusable ou pardonnable
23:57non mais je vous pose la question
23:58pour le coup
23:58ce qui poserait problème
23:59c'est qu'il a choisi
24:00de dire que c'était totalement faux
24:01donc si c'est vrai
24:02ça pose un autre type de problème
24:03est-ce que vous faites le lien
24:04avec le Rassemblement National
24:05dans ce sens
24:05est-ce que vous vous dites
24:06je dis juste
24:06que je suis toujours fasciné
24:08qu'on puisse dire
24:10avec un grand sourire
24:11qu'on était trotskiste jeune
24:12alors que ça devrait nous faire
24:13froid dans le dos
24:14exactement comme quelqu'un
24:15qui a dans sa jeunesse
24:16eu des propos
24:17aussi graves
24:18que ceux qui sont aujourd'hui
24:19imputés à Jean-Denis Mardella
24:20Merci
24:21Merci François-Xavier Bellamy
24:23Merci d'avoir été avec nous
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