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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, c'est l'heure, ravi de vous retrouver. On a commencé à 18h30, on continue effectivement avec la grosse
00:05actualité des blocus qui se répandent dans toute la France au bord du chaos.
00:11Au sommaire ce soir, quand des lycées brûlent, les revendications scolaires ne peuvent servir d'excuse.
00:17LFI doit clarifier sa position. Soutenir une mobilisation impose de condamner ces violences sans ambiguïté, mais l'accusé de préparer
00:26une prise de pouvoir exige des preuves.
00:28La démocratie se défend par la fermeté, l'effet et le respect du pluralisme.
00:32Comment LFI développe ces techniques de guérilla ? En quoi c'est la preuve que c'est un parti factieux
00:39et que penser l'idée de l'interdire, comme soulève Bruno Rotaillot, c'est une question à se poser, l
00:45'édito de Mathieu Bocoté.
00:47Le manque de moyens dans l'éducation nationale est réel, mais il ne justifie ni les violences ni les incendies.
00:54A force de tout excuser par la victimisation, on abandonne sans doute les jeunes.
00:59LFI dénonce, je cite, la répression policière, dénonce la politique de la matraque.
01:04Pourquoi ces attaques répétées de LFI envers la police en plein cœur du chaos ? Le décryptage de Charlotte Dornelas.
01:12Alors que la France est au bord du chaos, Laurent Oberton est l'invité de Face à l'info, auteur
01:16à succès de la France orange mécanique.
01:18Il publie aujourd'hui chez Magnus, la France démolitionne Man, un essai sur une France qui aura perdu sa capacité
01:26à se défendre et un plaidoyer pour un sursaut d'autorité.
01:30Laurent Oberton nous accorde sa toute première interview en exclusivité pour la sortie de son livre aujourd'hui.
01:38Courage, détermination, ténacité, self-control, résistance aux menaces, résistance aux critiques.
01:44Charles Aloncle s'est imposé sur la scène politique grâce à son travail sur l'audiovisuel public.
01:49Il a voulu éclairer les zones d'ombre de médias qui appartiennent aux Français, mais dont ils connaissent mal les
01:56coulisses.
01:56Dans son livre qui vient de sortir, il raconte le combat et le prix très cher qu'il a dû
02:01lui-même payer.
02:03Charles Aloncle est l'invité de Face à l'info ce soir.
02:05Vanin pour l'Essentiel, c'est parti.
02:20D'abord, Mathieu Bocoté, on a appris du nouveau du côté de l'affaire Jordan Bardella.
02:27De quoi s'agit-il concrètement ? Jordan Bardella, on le sait, accusé a priori de propos antisémites.
02:34Alors, pour ce qu'on en comprend, pour l'instant, puis ça reste à voir dans le détail, donc on
02:38aura l'occasion de revenir en début de semaine prochaine.
02:41Les preuves apportées, je parle au conditionnel, relèveraient de conversations Messenger privées remontant à, je crois qu'il avait 17
02:52ans.
02:52Donc, à partir de conversations Messenger privées, globalement, on fouille les poubelles, il faut être concret.
02:58C'est-à-dire des conversations Messenger privées où des propos ont été rapportés, des proches de Bardella de l
03:04'époque auraient conservé le tout, auraient cherché à donner la preuve ensuite que tout cela était vrai.
03:08Bien, des années plus tard, on nous dit, voilà la vérité de cet homme à partir du fond de ses
03:13poubelles il y a 12 ans.
03:16C'est ce qu'on comprend pour l'instant de la fameuse preuve.
03:19Ensuite, pour ce qui serait des interventions dans des groupes par courriel devant différentes personnes.
03:25Alors là, les propos sont bien moins graves, entre guillemets.
03:28Mais les propos, il n'y aurait pas d'engagement de cimètre ou quoi que ce soit.
03:31Donc, tout ça me semble terriblement confus pour l'instant.
03:34Sinon, qu'une chose me semble évidente, c'est qu'on a fouillé les poubelles en étant persuadé qu'on
03:38dévoilait là l'âme d'un homme.
03:40Alors, on a fouillé les poubelles, mais on va rester concentrés sur les poubelles en feu, réellement.
03:45Non, mais c'est vrai. C'est là l'actualité, effectivement.
03:48Merci beaucoup pour votre analyse.
03:50Et Mathieu Beaucoté, vous allez nous décrypter les techniques de guérilla de LFI.
03:54Mais d'abord, écoutez bien Bali Bagayoko, qui maintient ses propos sur la violence légitime.
03:59Je maintiens ses propos parce que c'est d'abord les propos justes d'un maire d'une ville importante
04:06et qui ne souhaite pas que l'on rentre dans une logique d'escalade, en fin de compte, de la
04:12violence.
04:13Dire que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République ?
04:16Bien sûr, juste dans la situation dans laquelle nous sommes.
04:19Parce que je rappelle que, contrairement à ceux qui commentent, moi j'étais au cœur.
04:24Je n'avais pas de gilet pare-balle, je n'avais pas de cas, je n'avais rien.
04:26Vous avez assisté à des violences ?
04:28J'ai précisément assisté, c'est ce qui m'a le plus inquiété.
04:31Rappelons que tout ce qui se passe aujourd'hui est totalement, totalement inédit en France.
04:37Mathieu Beaucoté, le blocage des lycées est soutenu, certains disent même animé par LFI.
04:42Vous suggériez avant-hier qu'il s'agissait de la grande répétition de la stratégie de blocage de LFI pour
04:502027.
04:51Et c'est sur cette technique de guérilla qui seront au cœur même de ce blocage éventuel pour 2027 que
04:58vous vouliez revenir.
04:59Vous savez, quand on s'intéresse à la gauche radicale, et c'est mon cas, on est fasciné par, en
05:04fait, on ne peut que voir à quel point elle est fascinée par les différentes expériences de guérillas urbaines qui
05:09ont eu lieu au cours du dernier siècle.
05:11Donc, quand on est devant un mouvement insurrectionnel qui use de la violence pour être capable d'en arriver à
05:17prendre le pouvoir,
05:18de tels mouvements, de telles séquences, de tels événements intéressent la gauche radicale,
05:22et on doit garder cela à l'esprit quand on voit ce qui se passe aujourd'hui, ce qui se
05:26passe depuis quelques jours.
05:28Alors, le point de départ de tout cela, je crois, c'est qu'on doit congédier pour de bon, pour
05:32peu qu'on soit minimalement sérieux,
05:34on doit congédier pour de bon l'idée d'émeute ou de révolte ou de blocage pour la justice sociale.
05:39Nos écoles ne sont pas suffisamment entretenues. Brûlons-les! Nous ne sommes pas suffisamment appréciés par les institutions scolaires.
05:46Poursuivons une policière! Menaçons les gens! Brûlons! Attaquons! Attaquons les policiers! Attaquons les pompiers!
05:52J'espère qu'on convient tous aujourd'hui que ceux qui maintiennent ce récit de révolte, de blocage pour des
05:59questions sociales,
06:00soit nous mentent, soit relaient un mensonge par complaisance ou par bêtise.
06:05Ça, c'est le premier point. Donc, le grand écart, en fait, entre les violences et le discours me semble
06:11fondamental.
06:13Deuxième élément, et là, je reviens justement à cette question des techniques de guérilla,
06:16avec les années, j'avouerai que je crois de moins en moins à la spontanéité des phénomènes sociaux.
06:21Je ne dis pas que les choses n'arrivent pas quelquefois par hasard, mais globalement,
06:24quand vous avez des émeutes organisées qui s'étendent, des émeutes pilotées,
06:28qui ont une forme de gradation dans la violence,
06:30il n'est pas interdit de prendre au sérieux l'idée qu'elles soient pilotées, organisées,
06:36dans une perspective politique plus large.
06:38Et c'est ce que nous voyons en ce moment.
06:40Je ne dis pas qu'il n'y a pas une part de mimétisme.
06:42Je ne dis pas qu'il n'y a pas une part d'enthousiasme.
06:44« Tiens, une poubelle brûle, c'est à mon tour d'en brûler une. »
06:47Je ne dis pas qu'ensuite, la crise, il n'y a pas un effet de contagion sociale,
06:51de contagion de la violence.
06:53Mais si on décide de balayer l'idée qu'il y a une prise en charge politique
06:57par des militants professionnels, des révolutionnaires professionnels
07:02qui cherchent aujourd'hui à pousser la France à l'abîme,
07:05qui cherchent à la pousser au chaos,
07:06on décide en fait de s'aveugler devant la réalité.
07:10Donc le point de départ, il y a, il faut le garder à l'esprit,
07:13oui, une jeunesse qui toujours peut s'enthousiasmer dans la violence ces années-ci.
07:19Donc on est toujours à, je dirais, une violence d'une émeute à l'anael.
07:23On est toujours à très peu de choses, d'une charge,
07:26et ensuite on aura toujours des sociologues et des historiens et des intellectuels
07:30pour justifier la violence qui viendra.
07:32Mais ce que l'on voit en ce moment,
07:34et on l'a vu avec LFI qui s'affiche en fait,
07:35moi ce qui me frappe là-dedans, c'est que LFI s'affiche,
07:38LFI est au cœur des événements,
07:40LFI dit « nous protégerons de nos corps les étudiants contre la police raciste »
07:45et ensuite LFI dit « non, mais on n'a rien à voir là-dedans ».
07:47Donc c'est comme on commet le « crime » pour ensuite expliquer qu'on ne l'a pas commis.
07:52Et il y a une espèce de schizophrénie à travers cela.
07:57Nous sommes dans cette idée qu'il y a une jeunesse explosive
07:59et ce n'est pas la jeunesse bourgeoise d'avant-hier.
08:01Vous savez, la jeunesse bourgeoise d'avant-hier qui jouait à la Révolution,
08:04elle s'encanaillait, les vacances arrivaient, elle faisait autre chose.
08:07Là, on est devant une autre jeunesse qui, lorsqu'elle explose,
08:09peut aller beaucoup plus loin,
08:11et c'est ce que nous fait LFI à travers cela.
08:13Pourquoi je dis répétition sur le mode de la guérilla 2027 ?
08:16Premier élément, parce que dans la stratégie de la guerre urbaine
08:19de la gauche radicale, les lycées, les étudiants
08:22sont toujours les premiers à mobiliser.
08:24Parce que nous sommes devant des gens qui n'ont pas de travail,
08:26nous sommes devant des gens qui ne gagnent pas leur vie,
08:28qui n'ont pas des responsabilités familiales
08:29et qui ont une disponibilité mentale très grande
08:32pour décider de sortir du lycée
08:34et d'aller faire de la casse assez rapidement.
08:36Donc quand on regarde comment se sont déroulés
08:38les grands événements et surrexionnels au XXe siècle,
08:41puis encore aujourd'hui,
08:42les lycées, les universités sont le premier lieu
08:44à mobiliser, à exciter pour être capable
08:46de pousser la société vers l'insurrection.
08:49Et on le comprend,
08:50c'est parce qu'il y a des gens qui sont
08:53particulièrement endoctrinés,
08:54qui sont sensibles aux doctrines les plus folles
08:56et qui rapidement se convainquent que la société
08:58peut aller dans la violence, trouver une certaine vérité.
09:00La deuxième étape, celle-là est très française,
09:02ce sont les banlieues.
09:03On comprend qu'à l'horizon de 2027,
09:05parce que je pense qu'on va voir ça en 2027,
09:08il y aura cette idée que dans quelle mesure
09:10peut-on mobiliser les banlieues de manière encadrée
09:12pour être capable justement de faire une pression
09:14sur la société dans son ensemble?
09:16Dans quelle mesure peut-on faire en sorte
09:18que les banlieues menacent le bourgeois?
09:20Dans l'état d'esprit, dans l'imaginaire.
09:22Dans quelle mesure peut-on faire en sorte
09:23que les banlieues, c'est la grande crainte
09:25depuis 2023, en fait,
09:27la prochaine fois, ils entreront dans les maisons,
09:28la prochaine fois, il y aura une violence
09:30qui va entrer dans les domiciles, dans les villes.
09:32Donc, il y a cette crainte
09:33qui habite une partie de l'imaginaire.
09:35Eh bien, on comprend que nos amis
09:37de la gauche radicale ne sont pas hostiles
09:39à l'idée d'une forme de radicalisation
09:41des moyens de lutte, d'action.
09:43Troisième élément espéré dans la gauche radicale,
09:45ce qu'on pourrait appeler la grève sociale,
09:47cette idée que la société se paralyse.
09:49C'est plus gérable.
09:51Comment c'est plus gérable?
09:52Parce qu'on a, par exemple,
09:53les syndicats qui sont souvent infiltrés
09:55par la gauche radicale,
09:56ou les différentes associations
09:57de la société civile,
09:59des groupes militants
09:59qui sont supposément au service
10:00de la défense des droits
10:01des uns et des autres,
10:02mais qui sont pour la plupart
10:03des militants à temps plein
10:05subventionnés à même l'argent public.
10:06Ces gens-là ont aussi
10:07des capacités de mobilisation
10:09pour être capables
10:09de paralyser les villes.
10:11Et là, on est dans un scénario,
10:12je le redis, 2027,
10:13c'est-à-dire si la société,
10:15d'une manière ou de l'autre,
10:16si Elifi considère
10:17que c'est dans son intérêt,
10:18on peut mobiliser
10:19cette espèce de parti permanent
10:21de militants subventionnés
10:23pour être capable
10:24de paralyser les grandes villes.
10:26L'objectif,
10:27et Elifi ne le cache pas,
10:28c'est évidemment
10:29le contrôle de la rue.
10:30Le contrôle de la rue,
10:31et ça, on revient à la politique
10:32dans ce cas-là
10:33de plus primaire.
10:33Vous savez, en démocratie,
10:35normalement, on échange
10:35des arguments
10:36à l'intérieur du Parlement,
10:37mais on considère
10:38que la vie civile
10:38doit se poursuivre.
10:39Le jour où on bascule
10:40dans la rue,
10:41c'est que la société
10:42tombe en paralysie
10:43et la société peut,
10:44dès lors, se disloquer.
10:46On peut le faire
10:47d'autant plus
10:47qu'on a l'appui
10:48des différents proxys.
10:49Vous me direz
10:49de quel proxy je parle,
10:50mais je parle,
10:51bien évidemment,
10:51du service public.
10:52C'est-à-dire,
10:53on a vu dans la séquence
10:54Charles Sapin
10:54à quel point
10:55une partie des syndicats
10:56du service public
10:57sont des proxys
10:58de la France insoumise
10:58aujourd'hui.
10:59Eh bien,
11:00le récit médiatique
11:01qui viendrait couvrir
11:02et légitimer
11:03de telles émeutes,
11:04d'une forme
11:04de violence urbaine,
11:06eh bien,
11:07contribuerait,
11:07en fait,
11:08à favoriser LFI
11:09dans ce contexte
11:10de crise.
11:11Et l'objectif,
11:12c'est le suivant.
11:12On posera la question
11:13à Charles Laloncle
11:14dans un instant.
11:15J'espère bien.
11:16C'est faire...
11:18Je pense que la prochaine étape,
11:20c'est de pousser
11:21la société
11:21à un moment tel
11:22où, là,
11:23la violence s'autonomise.
11:24Voudrait-on remener...
11:26Les chefs,
11:26diraient-ils,
11:27il faut se calmer,
11:28on revient à la maison.
11:28Ce n'est plus possible.
11:30La violence s'autonomise.
11:31On a franchi un cap
11:32où, dès lors,
11:33on a basculé
11:34dans ce moment
11:34où tout s'embrase.
11:35Je pense que
11:36tous ceux qui nous parlent
11:37de violence légitime,
11:38de milice,
11:39et ainsi de suite,
11:39ces temps-ci,
11:40d'une manière ou d'autre,
11:41sont dans cet état d'esprit
11:42qu'on va arriver à ce moment
11:43dans le basculement du chaos.
11:44Et quand on bascule dans le chaos,
11:45c'est le moment
11:46où les minorités radicales
11:47organisées sont capables
11:48de prendre le pouvoir.
11:50Vous êtes très sévère, Mathieu.
11:52Est-ce que vous ne cédez pas
11:52un peu à la tentation
11:53de la diabolisation de LFI?
11:55Et cette tentation existe.
11:57C'est-à-dire, quelquefois,
11:58c'est un parti
11:58qui inspire peu de sympathie.
12:00Et donc, certains voudraient
12:01lui réserver le même traitement
12:02qu'on réservait autrefois
12:03au Front national pour certains
12:05ou au Bloc central pour d'autres.
12:07Mais voyons très clairement,
12:09distinguons trois types de partis.
12:11Il y a les partis de gouvernement.
12:12Les partis de gouvernement,
12:13ce sont ceux
12:13qui appartiennent
12:14à la technostructure.
12:15Ils s'échangent entre eux
12:16le pouvoir.
12:16Et ce n'est jamais grave
12:17si l'un d'entre eux
12:18exerce le pouvoir
12:18parce qu'à la fin,
12:19ils sont dans la même bande,
12:20en quelque sorte.
12:21Ils sont dans la même structure.
12:22Il y a les partis
12:23trimuniciens.
12:24Ça, c'est le RN
12:25à l'échelle de l'histoire,
12:25le FN aussi.
12:26Ce sont des partis
12:27qui cherchent à entrer
12:29dans le jeu
12:29en faisant valoir
12:30les revendications
12:31de partis de la population
12:32qui n'étaient pas entendus
12:33mais qui ne plaident pas
12:34pour la violence.
12:35Ce sont des partis
12:35à part entière
12:36qui disent
12:37on veut participer au jeu,
12:38faites-nous une place.
12:39Si vous ne nous faites pas de place,
12:40ensuite,
12:41on sera plus musclés
12:42dans le discours
12:42mais pas dans les actes.
12:44Donc, ce sont des partis
12:44d'opposition mais normaux,
12:47radicaux dans le discours
12:48mais normaux.
12:48Et il y a les partis factieux.
12:50Les partis factieux,
12:50qu'est-ce que c'est?
12:51C'est une structure politique
12:52qui donne une vitrine politique
12:55à un mouvement social
12:56beaucoup plus radical.
12:57Et de ce point de vue,
12:58LFI est dans cette école.
13:00Comment fonctionne LFI?
13:01C'est d'abord
13:01un parti autoritaire
13:02avec un chef centré
13:03sur le chef unique.
13:05C'est le culte
13:05de la personnalité
13:06autour de Jean-Luc Mélenchon.
13:08Donc, ce culte
13:08de la personnalité,
13:09il est central.
13:10Nous sommes devant le chef
13:11qui peut faire
13:11ce qu'il veut de son parti.
13:13Il le gère notamment
13:14de quelle manière?
13:14Par la purge.
13:15Les purges à répétition.
13:16Vous vous éloignez du chef,
13:18la purge.
13:18Vous n'êtes pas exactement
13:19avec le chef,
13:20la purge.
13:21Donc, il est tout puissant
13:22et devant lui,
13:23les gens ont un réflexe
13:24d'obéissance absolue
13:25sinon ils sont purgés.
13:26Ensuite,
13:27c'est un parti
13:27aux structures opaques.
13:28On n'est pas exactement
13:29comme le parti
13:29de Gabriel Attal
13:30ou le parti
13:31Faites la liste
13:32et ainsi de suite
13:33qu'on peut comprendre
13:33en vrai comment ça fonctionne.
13:35Là, on est devant un parti
13:36aux structures opaques
13:37avec différentes cellules
13:38des organisations.
13:39Tout cela,
13:40pourquoi?
13:41Parce que ça relève en fait
13:41à une seule vérité,
13:42c'est la direction du chef,
13:44ce que je disais plus tôt.
13:45C'est un parti aussi
13:47qui rassemble
13:48une sociologie particulière
13:49chez ses militants,
13:50ce que j'appelle
13:51des bossus idéologiques,
13:52différents déclassés,
13:53des bras cassés de l'esprit,
13:55souvent des ratés fanatisés
13:56qui compensent leur échec
13:57dans la société
13:58par le fanatisme politique.
14:00Il y a par ailleurs,
14:01je le disais,
14:02une partie chez ceux
14:04qu'on pourrait appeler
14:05les Français de souche
14:05souvent,
14:06c'est souvent des étudiants
14:07radicalisés
14:08d'extrême-gauche
14:09qui compensent
14:10leur diplôme péniblement
14:11obtenu en sociologie
14:12du genre au Paraguay
14:13par la volonté
14:14de renverser la société
14:15demain matin.
14:15Et chez les populations
14:17racisées,
14:18comme on disait en guillemets,
14:18au-dessus de l'immigration,
14:20je pense ici aux décoloniaux,
14:21je pense ici aux militants,
14:23à la Mme Boutelja,
14:24elle nous disait par exemple
14:25que LFI,
14:26c'est une prise de guerre.
14:27Jean-Luc Mélenchon
14:28est une prise de guerre
14:29des militants décoloniaux
14:30parce que ça avait permis
14:31de s'emparer d'un véhicule
14:32pour s'imposer dans la société.
14:33Bruno Retailleau,
14:34ce matin,
14:35a soutenu la question
14:36de l'interdiction
14:37de LFI
14:38qui se pose.
14:39Est-ce à dire
14:39qu'il ne s'agit plus
14:40d'un parti à combattre
14:41mais d'un parti
14:42qu'il faut empêcher
14:43de nuire?
14:44Alors,
14:44en un mot,
14:45Bruno Retailleau
14:45pose une question
14:46qui traînait
14:47dans la vie publique
14:48depuis un temps
14:48mais que personne
14:49ne voulait poser.
14:50Sommes-nous devant
14:51un parti factieux,
14:52révolutionnaire,
14:53qui s'il en avait
14:54le pouvoir de main
14:55ne le rendrait pas?
14:56Un parti qui fondamentalement
14:58se permet la violence,
14:59encadre la violence,
15:00légitime la violence,
15:01donc au-delà même
15:02de la République,
15:03c'est la démocratie
15:03qui est remise en question ici.
15:04Si nous sommes devant
15:05un tel parti,
15:06est-il légitime
15:07de l'interdire
15:08ou de le dissoudre?
15:09Si nous sommes vraiment
15:10devant un parti factieux
15:11qui cherche à organiser
15:12quelque chose
15:13comme une forme
15:14de révolution
15:15des temps présents,
15:16est-il légitime
15:17comme société
15:18de se protéger
15:19contre lui?
15:19Il pose la question.
15:21Le seul problème
15:22avec cela,
15:22c'est que la tentation
15:23d'interdire les partis
15:24avec lesquels
15:24on est en désaccord
15:25existe un peu partout.
15:26En Allemagne,
15:27c'est l'AFD.
15:28En France,
15:28en ce moment,
15:28c'est LFI.
15:29M. Dupont-Moretti
15:30voulait interdire
15:30le RN tout récemment.
15:31Le problème
15:32avec l'interdiction
15:32des partis,
15:33c'est qu'on trouve
15:33toujours un parti
15:34qu'on déteste
15:34interdire
15:35et c'est jamais
15:35le même
15:35d'une personne
15:36à l'autre.
15:37Mais c'est rare
15:37qu'on dise
15:38que ce soit LFI.
15:39On y arrive,
15:40mais probablement
15:41parce que c'est
15:41les plus violents.
15:42Interdire,
15:42Renaissance,
15:43c'est plus compliqué.
15:44Notons quand même
15:45le grand silence
15:46des partis politiques
15:47sur ce qui se passe
15:48en ce moment.
15:49C'est quand même
15:50intéressant à souligner
15:51ce silence.
15:52On va marquer une pause,
15:52on revient
15:53et on va vous rejouer
15:54la séquence incroyable
15:56d'une policière
15:57lâchée dans les rues
15:59ce matin
16:00au nom de
16:01Tuella.
16:02On marque une pause,
16:03on revient.
16:08Retour sur le plateau
16:09de Face à l'Info.
16:10Dans un instant,
16:10nous accueillons
16:11Laurent Burton
16:12en exclusivité
16:13pour la sortie
16:14de son livre
16:15Demolition Man.
16:16On va l'accueillir
16:17dans un instant
16:18et puis on accueillera
16:20aussi Charles Aloncle
16:21pour son livre
16:22Je jure de dire
16:23la vérité.
16:25Voilà pour le programme.
16:26D'abord,
16:27Charlotte Dornelas,
16:28revenons sur ce qui se passe
16:29sur le terrain
16:30avec ces derniers jours.
16:31Le terme de répression
16:32policière
16:33qui revient régulièrement
16:35qui s'est imposé
16:36dans les débats
16:36qui s'est imposé
16:37dans les conversations
16:38à certains
16:39y voyant même
16:40la raison
16:41de la violence
16:42comment le comprendre ?
16:44Le ressort est assez éculé
16:46mais il demeure efficace
16:47la violence du système
16:48alors par le système
16:49enfin par la violence du système
16:50vous entendez
16:51le manque de moyens
16:52de profs
16:53le racisme de la police
16:54l'interdiction de la baïa
16:56et des portables
16:57tout ça étant confondu
16:58dans une grande violence
16:59du système
17:00qui s'applique désormais
17:01du coup on a compris
17:01aux pompiers
17:02aux professeurs
17:03et aux chauffeurs de bus
17:04tout ça légitime
17:06la violence urbaine
17:07de ces jeunes
17:08ces derniers jours
17:08et quiconque tente
17:09de la stopper
17:10fait partie du problème
17:12certains comprennent
17:13cette manipulation
17:14d'autres répètent
17:15des éléments de langage
17:16patiemment imposés
17:17au fil des années
17:17semblant y croire
17:20parmi eux
17:20ces lycéens
17:21dont les slogans
17:21laissent n'importe quel adulte
17:22censé désespérer
17:24franchement je vous assure
17:25j'ai vu des slogans
17:26je me suis dit
17:26mais par où on recommence
17:27en fait
17:28il y avait des slogans
17:30notamment des jeunes filles
17:31qui parlaient d'elles-mêmes
17:33notamment sur le terrain sexuel
17:35en des termes
17:36complètement lunaires
17:38en fait
17:40je vais pas les redonner là
17:42j'ai préféré les oublier
17:45mais signifiant une absence
17:47de respect total
17:48pour elles-mêmes
17:48et pour le reste de l'humanité
17:49assez dingue
17:50donc pour eux
17:51en premier lieu
17:52c'est évidemment désespérant
17:54et pour notre avenir
17:54plus largement
17:55mais la victimisation
17:57ad nauseum
17:58engendre ces réflexes
17:59je casse
18:00parce qu'on m'a cassé
18:01au préalable
18:02et je finis par ne même
18:03plus comprendre
18:03ce que la police fait là
18:05donc la seule présence
18:06de la police
18:07prouve une volonté
18:07de répression policière
18:09alors on hurle
18:10à la répression policière
18:12avec son lycée
18:12en flamme dans le dos
18:14sans que personne
18:15n'ait l'air de voir
18:15le ridicule
18:17triste par ailleurs
18:18de la situation
18:19alors c'est vrai
18:20dans une certaine mesure
18:21la France Insoumise
18:22contemple son oeuvre
18:23la manipulation révolutionnaire
18:25de jeunesse
18:26issue de l'immigration
18:27contre toute institution française
18:29à laquelle ils réussissent
18:30désormais à assimiler
18:31une jeunesse de souche
18:33qui croit avoir trouvé
18:33une cause
18:34pour sortir de sa dépression
18:36existentielle
18:36la jeunesse malade
18:38de son déracinement
18:39s'allie pour le pire
18:40avec la jeunesse déracinée
18:41par le matérialisme
18:42l'individualisme
18:43et le vide
18:43et ce vide
18:45qui a naturellement
18:45engendré leur nihilisme
18:47terrain de jeu
18:47pour des révolutionnaires
18:48qui se fichent pas mal
18:49de l'avenir
18:50de cette chair à canon
18:51car qui se souvient
18:53que ce n'est pas
18:53sur le terrain matériel
18:54mais idéologique
18:55que la France insoumise
18:56n'a cessé d'aborder
18:57la question scolaire
18:58ces dernières années
18:59qui leur reprochera
19:00parmi les manifestants
19:02de ces derniers jours
19:02d'avoir passé leur temps
19:03à reprocher la prière
19:05du matin
19:05à des écoles catho
19:06et à en faire
19:07des rapports à répétition
19:09au lieu de s'occuper
19:10des menus de la cantine
19:11dans le 93
19:11ou des files d'attente
19:13devant les toilettes
19:14puisqu'apparemment
19:15cela semble désormais
19:16essentiel
19:16dans la vie scolaire
19:17de ces jeunes lycéens
19:19alors on va peut-être
19:21regarder juste
19:22une petite séquence
19:23Charlotte
19:23dont je parlais tout à l'heure
19:24justement
19:25on parle de répression policière
19:26mais regardez
19:27qui est victime
19:28je voulais vous montrer
19:29vous remontrer
19:30cette séquence
19:30en plein Paris
19:31tu es là
19:32tu es là
19:33et il s'agit d'une policière
19:50et on parle de répression
19:52policière
19:53Charlotte Dornelas
19:53vous semblez croire
19:54que la dénonciation
19:55de la répression policière
19:56n'a pas plus de corps
19:57que les revendications
19:58en elle-même
19:58elle se retrouve pourtant
19:59de lycée en lycée
20:01que certains lycéens
20:03ou casseurs
20:04y croient
20:05c'est une chose
20:06mais la France insoumise
20:07se fiche évidemment
20:08de ses revendications
20:09dans les circonstances
20:10parce qu'aucun adulte
20:12sérieusement constitué
20:13peut s'étonner
20:14de la présence de policiers
20:16devant de telles scènes
20:17de chaos
20:17c'est évidemment logique
20:18d'ailleurs
20:19ils feraient la même chose
20:19s'ils étaient à la place
20:22du ministre de l'Intérieur
20:23mais l'aveuglement
20:24est beaucoup plus large
20:25que ça
20:25ceux qui font semblant
20:27de croire
20:27que le manque d'ampoules
20:28de profs
20:28les menus de la cantine
20:29ou l'état des toilettes
20:31sont les raisons
20:31de cette violence juvénile
20:32sont tout aussi responsables
20:34de ce qui nous arrive
20:35c'est peut-être d'ailleurs
20:36pour ça
20:36vous faisiez remarquer
20:37que beaucoup se taisent
20:38aucune revendication matérielle
20:41puisque c'est ça
20:41qu'on nous enchaîne
20:42de jour en jour
20:43ne justifie une telle violence
20:45et aucune plateforme
20:46de concertation
20:47ne pourra y répondre
20:49comment des adultes
20:50moi c'est vraiment
20:51la question que je me pose
20:52le plus depuis trois jours
20:53comment des adultes
20:54peuvent se croire obligés
20:55de prendre au sérieux
20:56des adolescents
20:57qui brûlent leurs moyens
20:58pour dénoncer leur manque
20:59qui insultent leurs profs
21:01tout en prétendant en manquer
21:02et qui dénoncent à la fois
21:03les cours non assurés
21:04et des emplois du temps
21:05surchargés
21:06prendre ces élèves au sérieux
21:08prendre ces jeunes au sérieux
21:09impose de leur faire remarquer
21:11le ridicule
21:12et l'incohérence
21:13des soi-disant revendications
21:15qui génèrent cette violence
21:16mais à l'inverse
21:17croire que police
21:18et justice
21:19pourront seuls
21:20traiter les causes
21:21de ce qui nous arrive
21:21relève de l'inconscience pure
21:23car ces émutes
21:24se déclenchent
21:25sous des prétextes
21:26désormais tellement différents
21:27qu'ils en deviennent
21:28anecdotiques
21:28dans la violence
21:29qui s'exprime
21:30il est vrai que l'école
21:31manque de professeurs
21:32et de moyens
21:32mais cette réalité
21:33ne sert ici
21:34qu'à parfaire
21:35l'instrumentalisation
21:37oui alors
21:38mais quelle réponse
21:39apporter Charlotte Dornelas
21:40à ces violences
21:41et revendications
21:43anarchiques
21:43d'une partie
21:44désormais significative
21:45des lycéens
21:46et que le monde adulte
21:47reprenne sa place
21:48qu'il a volontairement
21:49troqué
21:49notamment à l'école
21:50au nom de l'émancipation
21:52des décennies
21:52à faire croire aux élèves
21:53qu'ils savent autant
21:54que leurs maîtres
21:54ont des conséquences
21:55il faut reprendre la main
21:57au-delà de la question
21:58du maintien de l'ordre
21:59conjoncturel
21:59le vrai problème
22:01c'est que l'état des lieux
22:02en effet donne le vertige
22:03et c'est peut-être
22:03une autre raison
22:04pour laquelle
22:04beaucoup se taisent
22:05parce que deux jeunesses
22:07s'agrègent désormais
22:07dans ces épisodes
22:09de plus en plus rapprochés
22:11une partie de la jeunesse
22:12issue de l'immigration
22:13qui a reçu
22:14pour seule grille de lecture
22:15de la France
22:15celle de la victimisation
22:17personne n'a pris au sérieux
22:19la violence du déracinement
22:20la nécessité de l'appartenance
22:22le déficit culturel
22:23a comblé
22:24pour être vraiment à égalité
22:25en France
22:26personne n'a eu avec eux
22:28l'exigence nécessaire
22:29à la réussite
22:30et la prudence
22:31dans l'accueil
22:31qui exige un tel investissement
22:33il est tellement plus facile
22:35de leur faire croire
22:35qu'ils ne sont que des victimes
22:37qu'ils n'ont pas la main
22:38sur leur propre vie
22:39et d'excuser toute adhésion
22:40aux pires idéologies possibles
22:42qui ont pour eux
22:42le mérite d'être une cause
22:43un sens
22:44une manière d'exister
22:44dans le vide ambiant
22:46et l'autre jeunesse
22:47qui s'agrège désormais
22:48à ces violences
22:49est le fruit nihiliste
22:50d'un pays qui a choisi
22:51de se déraciner lui-même
22:52d'assimiler toute autorité
22:53aux pires souvenirs de l'histoire
22:54et tout héritage au fascisme
22:56on a fait croire
22:57que la sélection
22:57était une violence
22:58et que l'émancipation
23:00revenait à se créer soi-même
23:01plus rien n'a de sens
23:02cette jeunesse là
23:04a deux manières
23:04de répondre à cette situation
23:06détruire ou se détruire
23:07elle-même
23:08certains choisissent
23:09ou choisissent
23:10ou subissent
23:10ou sont sous l'emprise
23:11pardon
23:12de drogues
23:12de médicaments
23:14tentent de se suicider
23:15ou d'aller
23:16chez le psy
23:17d'autres se joignent
23:18à la victimisation
23:19mais ça n'est qu'une drogue
23:20de plus
23:21ces jeunesses ont en effet
23:22été abandonnées
23:23par leurs aînés
23:25mais exactement
23:26de la manière
23:27contraire
23:28pardon
23:28à ce qu'ils pensent
23:29par manque d'exigence
23:30de cadre
23:30de contrainte
23:31d'autorité
23:32de sanction
23:32et d'obligation
23:34summum de l'inégalité
23:35quand d'autres
23:36en bénéficient encore
23:38merci beaucoup
23:39pour ce regard
23:40Charlotte Dornelas
23:41à propos de ce mot
23:43répression policière
23:44alors qu'on a vu
23:46ces images
23:46tu es là
23:47tu es là
23:48merci à beaucoup
23:49nous allons recevoir
23:50Charles Aloncle
23:52Charles Aloncle
23:52pour son livre
23:53je jure de dire
23:55toute la vérité
23:56sorti à Cheffaillard
23:58le 30 septembre
23:59c'est à dire hier
24:00merci beaucoup
24:00Charles Aloncle
24:02d'être avec nous
24:02sur le plateau
24:03de Face à l'info
24:04ce soir
24:05on a découvert
24:08un Charles Aloncle
24:09un député
24:10courageux
24:10déterminé
24:11qui va jusqu'au bout
24:14on a découvert
24:14un caractère
24:15une personnalité
24:16mais on a aussi
24:17découvert
24:18un service public
24:19grâce à vous
24:20grâce à votre courage
24:21et on avait hâte
24:22de vous accueillir
24:23sur notre plateau
24:24Charles Aloncle
24:25alors vous êtes passé
24:26par Sciences Po
24:27par Berkeley
24:27par HEC
24:28je tiens à le rappeler
24:29quand même
24:30vous étiez entrepreneur
24:30chef d'entreprise
24:32avant de devenir député
24:33je tiens à le souligner aussi
24:34vous avez notamment
24:35créé Blanc
24:36une banque en ligne
24:37destinée aux micro-entrepreneurs
24:39donc vous n'avez pas passé
24:40toute votre vie
24:40en fait à être député
24:42et puis vous avez été
24:43donc à la tête
24:44de cette commission
24:46d'enquête
24:47rapporteur
24:47de cette commission
24:48d'enquête
24:48sur l'audiovisuel public
24:49d'abord
24:50première question
24:51Mathieu Bocoté
24:52il y a quelques instants
24:53il est en train
24:54de décrypter
24:55certaines infos
24:56qui ne valent pas
24:58le détour
24:59mais Mathieu Bocoté
25:00parlait tout à l'heure
25:01en décryptant
25:02la technique
25:03de guérilla
25:04de LFI
25:05dans ce qui se passe
25:07dans les blocus
25:08des lycées
25:09et il disait
25:10qu'il dénonçait
25:12l'appui des proxys
25:14soutenus
25:14par le service public
25:16qui légitime
25:17de telles émeutes
25:18pour reprendre
25:18les propos
25:19de Mathieu Bocoté
25:20êtes-vous d'accord
25:21avec lui
25:21vous qui avez suivi
25:23de près
25:23le service public
25:25et le fait
25:26qu'il ne reflète
25:27pas forcément
25:28le réel
25:29alors je
25:30de principe
25:31je suis toujours
25:31d'accord
25:32avec Mathieu Bocoté
25:33c'est déjà
25:34un principe
25:35qui est posé
25:38particulièrement là
25:38et d'ailleurs
25:39c'était le sens
25:39de ces six mois
25:40de travaux
25:40parce que j'ai pu voir
25:41qu'au-delà
25:42des entorses
25:43au pluralisme
25:43qu'on peut constater
25:44au quotidien
25:45en fait il y a
25:46un caractère systémique
25:47dans l'engagement
25:47militant
25:48des dirigeants
25:49et des cadres
25:50de l'audiovisuel public
25:51il y a quelques postes
25:53qui sont assez préoccupants
25:54on a le numéro 2
25:55de France Télévisions
25:56qui avant de travailler
25:57chez France Télévisions
25:58n'avait travaillé
25:59que pour Europe
25:59Écologie des Verts
26:00donc il n'avait fait
26:01que de la politique
26:02on a la responsable
26:04de la cellule
26:04de fact-checking
26:05notamment pour France Info
26:06et pour France 5
26:07qui était une tête d'affiche
26:09de la France Insoumise
26:10pour un meeting
26:11en novembre dernier
26:12on a par exemple
26:14le secrétaire général
26:15de la société
26:17des journalistes
26:18qui nous explique
26:18que le cordon sanitaire belge
26:20serait une idée intéressante
26:21à appliquer en France
26:22qui consisterait
26:24à évincer
26:25de tous les plateaux
26:25de l'audiovisuel public
26:26les représentants
26:27des partis qualifiés
26:28d'extrême droite
26:29donc une litanie
26:31comme celle-ci
26:31on pourrait passer
26:32des heures à en faire
26:33et tout l'intérêt
26:36aussi de cette commission
26:36d'enquête
26:37c'était de voir
26:37qu'à des postes
26:38très importants
26:39pour des entreprises publiques
26:40qui sont pourtant
26:41garantes aussi
26:42du respect du pluralisme
26:43on a fait le choix
26:44par une forme
26:46de certaines élites
26:46collectivement
26:47de nommer
26:48des militants
26:49qui aujourd'hui
26:50ont la charge
26:50de la qualité de l'information
26:53de l'honnêteté
26:54de l'information
26:54du pluralisme
26:55et donc ça donne
26:56Delphine Arnot
26:57qui nous explique
26:58que son rôle
26:59n'est pas de représenter
27:00la France telle qu'elle est
27:01mais telle qu'on voudrait
27:02qu'elle soit
27:02donc je trouve
27:04que ça résume aussi
27:05parfois les biais
27:06les filtres
27:06qui sont mis dans le traitement
27:08de l'information
27:08d'un service public
27:09qui il faut aussi le rappeler
27:10est payé par l'ensemble
27:11des français
27:12absolument
27:13alors je rappelle
27:13que vous êtes député
27:14UDR de l'Hérault
27:16et page 58
27:17vous dites
27:18cela suffisait
27:19le mensonge
27:20avait déjà fait le tour
27:21des écrans
27:21quand la vérité
27:22cherchait encore
27:23les mots
27:24pour le rattraper
27:24ou encore
27:25page 17
27:26les questions légitimes
27:28de millions de français
27:29sur le coup
27:29la gouvernance
27:30les modes de nomination
27:31les garanties de pluralisme
27:33où les conflits d'intérêts
27:34étaient systématiquement
27:35disqualifiés
27:37avant même
27:37d'être discutés
27:39page 16
27:40les auditions
27:41semblent être réécrites
27:42à mesure
27:43qu'elles étaient racontées
27:45pour la première fois
27:46je n'étais plus
27:46le témoin
27:47de ce mécanisme
27:48j'en devenais le sujet
27:49la matière
27:50et souvent la cible
27:51on a l'impression
27:52que vous avez vécu
27:53l'horreur
27:54au sein de cette commission
27:55d'enquête
27:57ce qui est vrai
27:57c'est que
27:58vous l'avez rappelé
27:59je suis venu peut-être
28:00avec une forme
28:00de naïveté
28:01j'étais un entrepreneur
28:03à l'époque
28:03un entrepreneur
28:04qui comme beaucoup
28:05de chefs d'entreprise
28:06en France
28:06doivent justifier
28:08jusqu'à 10 euros
28:09de facture
28:10doivent consentir
28:12à tout contrôle
28:13des contrôles
28:14des experts comptables
28:15des contrôles
28:15aussi rendre des comptes
28:16aux actionnaires
28:17rendre des comptes
28:17aux administrations
28:18fiscales
28:19et lorsqu'on m'a confié
28:20cette mission d'audit
28:21d'un service public
28:22j'ai découvert
28:23une forme
28:24d'état
28:24d'irresponsabilité
28:25généralisée
28:26où j'avais face à moi
28:28des dirigeants
28:29des animateurs
28:29des producteurs
28:30qui refusaient
28:30de répondre
28:31à des questions
28:31aussi simples
28:32que
28:33combien vous gagnez
28:34combien les français
28:35vous payent
28:36quelles sont les marges
28:37que vous réalisez
28:38et donc je comprends
28:40aussi d'une certaine façon
28:40l'indignation des français
28:42à qui on demande
28:43systématiquement
28:44de tout justifier
28:45mais qui voit
28:46certains de leurs dirigeants
28:47certains de leurs animateurs
28:48grassement payés
28:49refusaient de rendre des comptes
28:51ça s'est illustré
28:52d'ailleurs dans l'édition
28:53d'Élise Lucet
28:54qui a fait pour profession
28:55de faire la transparence
28:57sur l'utilisation aussi
28:58d'argent privé
28:59elle demande notamment
29:00à des patrons d'entreprises
29:01qui utilisent de l'argent privé
29:02combien ils gagnent
29:03et à la seule question
29:05Madame Lucet
29:05combien vous gagnez
29:06au titre du service public
29:07elle a refusé de répondre
29:09mais elle a refusé de répondre
29:09comme l'ensemble
29:10des animateurs
29:11et des dirigeants
29:12du service public
29:13donc ma naïveté
29:15s'est un peu aussi dissipée
29:17au moment où j'ai vu
29:18que alors qu'on entamait
29:19ce travail d'audit
29:20qui était important
29:21l'intégralité des personnes
29:23face à nous
29:23allait refuser
29:24de rendre des comptes
29:25pendant 6 mois
29:26Comment l'expliquer
29:27Charles à l'oncle
29:28lorsqu'on voit
29:29que les français
29:29vous soutiennent
29:31lorsqu'on voit
29:32que vous êtes
29:32dans la vérité
29:34si je puis me permettre
29:35l'expression
29:36lorsqu'on voit
29:36que vous avez des preuves
29:37qui vont dans un certain sens
29:39et pourtant que personne
29:40ne vous répond
29:40alors que vous êtes
29:42rapporteur d'une commission
29:43d'enquête
29:43qu'est-ce que ça dit
29:44de la France aujourd'hui
29:45qu'est-ce que ça dit
29:46de notre service public aussi
29:48Ça dit qu'il y a une forme
29:49de dépossession aussi
29:50de services publics
29:51qu'on ne rend pas de comptes
29:53et on refuse
29:53de rendre des comptes
29:54à des français
29:54qui pourtant
29:55payent cher
29:56ces services publics
29:57à qui on demande
29:58toujours plus d'efforts
29:59et ce que j'ai pu découvrir
30:01au fond
30:01c'est ce que certains
30:02appellent le système
30:03ce que d'autres appellent
30:03une société de connivence
30:04c'est un ensemble d'acteurs
30:06qui de prime abord
30:06n'ont pas forcément
30:07de lien entre eux
30:08donc on a des acteurs
30:10on a des hauts fonctionnaires
30:11on a des producteurs
30:12on a des journalistes
30:13qui refusent
30:14de rendre des comptes
30:15on a aussi
30:16des juristes
30:17qui vont par exemple
30:18faire une tribune
30:19pour expliquer
30:20que les commissions d'enquête
30:20sont anti-constitutionnelles
30:22alors ces juristes
30:23oublient simplement
30:24de dire que
30:24les commissions d'enquête
30:25ont été inscrites
30:26dans la constitution
30:27on a un certain nombre
30:29de personnalités
30:30qui font des pétitions
30:31pour expliquer
30:31qu'il faut arrêter
30:32ces travaux
30:33on a le milieu associatif
30:35qui lui aussi
30:36est très subventionné
30:37qui a multiplié
30:38les procédures
30:39contre moi
30:39en justice
30:40donc tout ça pour dire
30:42qu'avec un peu de recul
30:42je me suis rendu compte
30:43que des personnalités
30:45qui n'avaient pas forcément
30:46de lien entre elles
30:47se sont mis
30:48d'un commun accord
30:49contre nos travaux
30:51ont tout fait
30:51pour apporter
30:52toutes les entraves possibles
30:54ce qui a donné lieu
30:55à un travail assez compliqué
30:56puisque du premier
30:56au dernier jour
30:57il a fallu se battre
30:58pour que ces travaux aboutissent
30:59pour que ce rapport
31:00soit publié
31:01pour que toutes les auditions
31:02et les comptes rendus
31:03soient sauvegardés
31:04et ça ne s'est joué
31:05qu'à une seule voix
31:06donc moi je regrette
31:08simplement aussi
31:08que ces blocages
31:09sont venus
31:10de l'intérieur
31:11ils sont venus
31:12de l'Assemblée
31:12ils sont venus
31:13de la présidente
31:13de l'Assemblée nationale
31:14Yael Brown-Pivet
31:15du président
31:15de la commission d'enquête
31:16qui ont suspendu
31:17les travaux pendant un mois
31:18qui ont refusé
31:19des auditions
31:20qui ne m'ont laissé
31:21que dix jours
31:22pour rédiger le rapport
31:23quand vous êtes
31:24un parlementaire
31:25qu'on vous demande
31:25de voter la loi
31:26mais d'évaluer
31:27les politiques publiques
31:28et que vous voyez
31:28vos collègues
31:29entraver eux-mêmes
31:30ces travaux
31:31vous commencez
31:32à douter sérieusement
31:33aussi de l'état
31:34de la démocratie représentative
31:36Charles Alon
31:36tous nos mousquetaires
31:37a envie de vous poser
31:38des questions
31:39on commence par
31:39Gabriel Cluzel
31:40Oui
31:41est-ce que
31:41maintenant que l'eau
31:42a coulé un peu
31:43sous les ponts
31:44est-ce que vous considérez
31:45que ce travail
31:46a ébranlé
31:48cet entre-soi idéologique
31:49pour faire court
31:50que l'on voit
31:51au sein du service public
31:52ou est-ce que maintenant
31:53la page s'est tournée
31:54ils se disent gentiment
31:55bon ça va caler une porte
31:56on ne va plus en
31:56une armoire
31:57on ne va plus en parler
31:59En tout cas
31:59ce qui est sûr
32:00c'est que ça a permis
32:01d'apporter un peu de transparence
32:02ça a permis d'éclairer
32:03les Français
32:04notamment beaucoup
32:05de Français
32:06qui tiennent
32:06à leur service public
32:07et qui observent
32:08une privatisation
32:09à l'oeuvre
32:10une double privatisation
32:11elle est idéologique
32:12on en a parlé
32:13il y a un certain nombre
32:14de cadres
32:15de l'audiésiel public
32:15qui entendent
32:17avec l'argent des Français
32:18mener un combat
32:19politique et culturel
32:21quand je vois par exemple
32:22le directeur des programmes
32:23jeunesse de France Inter
32:24sur ses réseaux sociaux
32:25il expliquait que la jeunesse
32:26emmerde le Front National
32:27le Rassemblement National
32:28j'ai du mal à voir
32:29où est le pluralisme
32:31dans ce genre de position
32:32il y a une privatisation
32:33aussi financière
32:34qui est à l'oeuvre
32:34il faut dire que
32:35sur les 2,5 milliards
32:37de budget de France Télévisions
32:38il y a près d'un milliard
32:39qui est attribué
32:40à des sociétés
32:40de production privées
32:41pour produire
32:42les contenus
32:43de France Télévisions
32:43France Télévisions
32:44pourtant dispose
32:45de 9000 salariés
32:46et c'est des actionnaires
32:48comme Mathieu Pigas
32:49qui mène aussi
32:50la bataille idéologique
32:51donc je pense
32:52qu'il y a eu un mérite
32:53c'est d'éclairer
32:54les Français
32:54et un deuxième mérite
32:55c'est d'introduire
32:56davantage de précautions
32:57de vigilance
32:58de responsabilité
33:00dans l'utilisation
33:01de l'argent des Français
33:02et j'espère au moins
33:03que ces lignes-là
33:04ont pu bouger
33:05Et quelle est justement
33:06la chose la plus importante
33:08qu'on n'avait pas pu dire
33:09durant la commission d'enquête ?
33:11Alors il y en a beaucoup
33:12Si je devais faire
33:14la chose la plus importante
33:15c'est peut-être
33:17des entraves
33:18qui sont venues
33:21de l'intérieur
33:22de l'Assemblée nationale
33:23que je ne pouvais pas
33:24dénoncer
33:25au moment de cette commission
33:26d'enquête
33:27puisque
33:27j'ai été vraiment
33:28sur une ligne de crête
33:29assez mince
33:30où à une seule voix
33:31le rapport a failli
33:32être censuré
33:33Donc pendant six mois
33:35j'ai dû
33:36faire une espèce
33:37d'exercice
33:38d'équilibriste
33:38pour mener
33:40des groupes
33:40en plus
33:41qui m'étaient relativement
33:42hostiles depuis le début
33:43pour faire adopter ce rapport
33:44J'ai décidé d'ailleurs
33:45de tout révéler
33:46notamment sur le rôle
33:48aussi du président
33:49de la commission d'enquête
33:50de certains députés
33:51qui venaient me voir
33:52pour me dire
33:53après chaque audition
33:53bravo pour tes questions
33:55on te soutient
33:56c'est la première fois
33:57qu'on fait une enquête
33:57sur le visuel public
33:58il y a beaucoup de choses
33:59à dire
34:00t'as raison
34:01mais bon
34:01à la fin
34:01qui ont voté contre
34:02c'est aussi
34:03ce double discours
34:05qui je pense
34:06pour beaucoup de français
34:06est insupportable
34:07les français confient
34:09une part de leur souveraineté
34:10une part de leur espérance
34:11dans le vote
34:12et attendent
34:13de leurs responsables publics
34:15attendent aussi
34:15de la représentation nationale
34:17qu'ils les défendent
34:18et en fait
34:18on voit qu'il y a du copinage
34:19on voit qu'il y a du corporatisme
34:20on voit qu'il y a du favoritisme
34:22et on voit que par l'acheté
34:23beaucoup de représentants
34:24du peuple
34:25à l'Assemblée nationale
34:26choisissent de trahir
34:28la confiance des français
34:29pour défendre les copains
34:30et donc voilà
34:31c'est aussi
34:31à force d'anecdotes
34:32ce que j'explique dans ce livre
34:34exercice d'équilibriste
34:35mais parfois soutenu
34:36aussi par les français
34:37page 299
34:39il décrit
34:40vous décrivez
34:41un garçon de café
34:42marqué par les années
34:44de travail
34:45qui me tend
34:46sa modeste fiche de paix
34:47pour protester
34:48contre les rémunérations
34:50que j'ai révélées
34:51et un artisan
34:52qui mobilise sa camionnette
34:53sur les Champs-Elysées
34:54traverse la chaussée
34:55et qui vient vous parler
34:56Mathieu Bocoté
34:57alors deux questions
34:58en une
35:00cette commission
35:01n'aurait pas
35:02probablement pas eu lieu
35:03si ce n'était
35:04des révélations
35:04de l'incorrect
35:05on le sait
35:06donc tout un système
35:07en fait
35:07il fallait une conversation
35:08privée pour dévoiler
35:09ensuite tout un système
35:11intérieur
35:12qui est celui
35:13on pourrait dire
35:13de l'orientation idéologique
35:14de l'audiovisuel public
35:15donc premier élément
35:17est-ce que
35:17si ça n'avait été de cela
35:19il aurait été possible
35:20de mener l'enquête
35:20et deuxième élément
35:21vous étiez moins sévère
35:22par exemple que Sarah Claffaut
35:23elle a dit qu'on devait
35:24préserver peut-être
35:25l'audiovisuel public
35:25qu'il était réformable
35:26après la séquence
35:27Charles Sapin
35:28croyez-vous encore
35:29puisque ces 150 secondes
35:31n'étaient même pas
35:32imaginables
35:32pour Charles Sapin
35:33croyez-vous
35:34que ce système
35:34soit réformable ?
35:36Ce qui est sûr
35:36c'est que ma mission
35:37était de montrer
35:39de façon parfois crue
35:40les dysfonctionnements
35:41les dérives du service public
35:42pour proposer des recommandations
35:43ma mission n'était pas
35:44un arbitrage politique
35:45pour ou contre la privatisation
35:46à mesure qu'on avance
35:48à mesure qu'on voit
35:49les réticences
35:50main dans la main
35:51des syndicalistes
35:51de Radio France
35:52et de la direction
35:53de Radio France
35:54qui tend à expliquer
35:55aux Français
35:56qu'avec leur argent
35:57ils mèneront
35:58un combat politique
35:59totalement assumé
36:00que pour eux
36:00deux minutes de programme
36:01sur 160 heures
36:02de programme
36:03hebdomadaire
36:04sur France Inter
36:05de pluralisme
36:06leur est insupportable
36:07ils sont en train
36:08de donner
36:08tous les gâches possibles
36:10aux partisans
36:10de la privatisation
36:11et ils ne pourront
36:12s'en prendre
36:12qu'à eux-mêmes
36:13dans un an
36:14si le sujet
36:15de la privatisation
36:15mais Charles Alonc
36:15moralité
36:16comme pour rebondir
36:17sur Mathieu Bocoté
36:18c'est eux qui gagnent
36:19et ils ne respectent pas
36:20la loi
36:21c'est la loi
36:22le pluralisme
36:23vous voyez ce que je veux dire
36:24et c'est eux qui gagnent
36:26ils bafouent la loi
36:27mais par leurs entorses
36:28assumées
36:29je ne suis pas sûr
36:30qu'ils contribuent
36:31au consentement à l'impôt
36:32qui est un fondement
36:33de notre démocratie
36:34et à mesure qu'ils se comportent
36:36de façon aussi sectaire
36:37de façon aussi
36:38jusqu'au boutiste
36:39qu'ils assument
36:40de rompre la loi
36:41je ne suis pas sûr
36:42que la confiance
36:43sera restaurée
36:44et je pense que
36:44dans un an
36:45si par exemple
36:46Marine Le Pen l'emporte
36:47et qu'elle propose
36:48la privatisation
36:48ils auront donné
36:49tous les arguments
36:50à ceux qui
36:51de plus en plus nombreux
36:52la réclament
36:53et ne veulent plus
36:54payer pour ça
36:55parce que c'est eux
36:55qui gagnent
36:56quand je dis
36:56c'est eux qui gagnent
36:57parce que c'est un sapin
36:57il n'est pas là
36:58et voilà
36:59pas de pluralisme
37:00est-ce qu'il n'y a pas
37:00une complicité
37:01si j'ai bien compris
37:02vos propos
37:03de l'ensemble
37:04du monde politique
37:05c'est-à-dire que ceux
37:06qui auraient dû
37:07vous soutenir
37:08en réalité
37:10se mettent
37:11en retrait
37:12parce qu'ils attendent
37:13peut-être
37:14d'avoir l'opportunité
37:15de placer eux-mêmes
37:16leurs représentants
37:17le copain
37:18le ceci
37:19le cela
37:19donc on a un système
37:20qui est pourri en soi
37:21qui grossit
37:22qui grossit
37:23et de plus en plus
37:24de gens qui obtiennent
37:25des postes dans les structures
37:26et le deuxième point
37:27c'est la privatisation
37:29oui mais est-ce qu'on a
37:30en France
37:30la possibilité
37:32de faire
37:32en sorte
37:33que tous ces organismes
37:35qui sont aujourd'hui
37:36d'État
37:36puissent vivre
37:37de la publicité
37:38alors qu'on a déjà
37:39du mal à avoir
37:40le service privé
37:42qui vive
37:42de ce marché publicitaire
37:44pour répondre
37:45à votre première question
37:46effectivement
37:47c'est ce que j'ai pu constater
37:48c'est que
37:48moi j'ai été très déçu
37:50par beaucoup de groupes politiques
37:51y compris les LR
37:52y compris un certain nombre
37:53de Macronistes
37:54qui me juraient
37:55la main sur le cœur
37:56que ce travail
37:57était nécessaire
37:57mais qui juste
37:59dans les derniers instants
38:00y compris
38:00Laurent Wauquiez
38:01ont été
38:02par exemple
38:03très hésitants
38:04sur le vote
38:04à apporter
38:05et étaient soumis
38:06aux arguments de la gauche
38:07ne voulaient pas déplaire
38:08à un milieu
38:09assez hégémonique
38:10médiatique et culturel
38:11qui fait et défait
38:13des carrières
38:13notamment politiques
38:14ne voulaient pas
38:15se mettre à dos
38:16des personnes
38:16comme Patrick Cohen
38:17qui délivre un catéchisme
38:19le matin sur France Inter
38:20le soir
38:21essaye de corriger
38:22sur France 5
38:23en expliquant
38:24si l'opinion a évolué
38:25et ce qu'il faut penser
38:26donc c'est aussi
38:27tout ce catéchisme ambiant
38:28qui tétanise
38:29une partie de notre classe politique
38:30de personnes
38:32qui perdent
38:32le sens de la responsabilité
38:34qui perdent
38:34le sens
38:35de la souveraineté
38:36que les français
38:37leur confient
38:37alors voilà
38:38moi j'ai peu d'heures
38:39de vol politique
38:39je ne sais pas
38:40pour combien de temps
38:41les français
38:42me feront confiance
38:42mais j'ai du mal
38:44je refuse
38:44de m'habituer à ça
38:45je me refuse
38:48de m'habituer
38:49à ce type
38:49de comportement
38:51un peu lâche
38:52de personnes
38:53qui considèrent
38:53qu'il faudra toujours
38:54protéger un système
38:55des gens
38:56une corporation
38:57des contrats
38:58alors que les français
38:58réclament de la transparence
39:00réclament d'être respectés
39:01et réclament aussi
39:02que la loi
39:02soit au-dessus
39:03du comportement individuel
39:05et ensuite
39:06sur la privatisation
39:07c'est un débat
39:07qui est assez long
39:08mais je pense qu'à partir du moment
39:09où on abîme ce lien de confiance
39:11avec les français
39:11à partir du moment
39:12où les français réclament
39:13ne plus vouloir
39:14payer pour ça
39:15il y a un chiffre
39:17qui m'a aussi interpellé
39:18parmi mille autres
39:19mais quand vous voyez
39:20que depuis 10 ans
39:21un karaoké
39:22sur le service public
39:23a coûté 250 millions d'euros
39:25je ne suis pas sûr
39:26que si on faisait
39:27par exemple
39:27une grande consultation nationale
39:29et qu'on demandait aux français
39:29que vous voulez payer pour ça
39:31je ne suis pas sûr
39:32aujourd'hui
39:32en l'état actuel
39:33qu'ils le signeraient
39:34donc voilà
39:35cette exigence de transparence
39:36aussi rétablit
39:37une sorte de lien de confiance
39:39et permettra peut-être demain
39:40que le consentement à l'impôt
39:41soit un peu restauré
39:42Charlotte Dornelas
39:43Oui au-delà
39:44de la seule question
39:45du service public
39:46il y a une question médiatique
39:47qui se pose
39:48les médias s'accusent
39:49les uns les autres
39:49de manquer de pluralisme
39:51ou d'atteindre à la démocratie
39:53comment est-ce que vous
39:54au terme de ce travail
39:55vous pensez pouvoir imposer
39:58justement par la loi
39:59parce qu'en effet
40:01Christine rappelait
40:02que c'est par la loi
40:02normalement que c'est imposé
40:03au service public
40:04cette question du pluralisme
40:05comment ça se décide
40:06est-ce que c'est juste
40:07la question partisane
40:08est-ce que c'est des couleurs
40:09et comment elles se décident
40:11on comprend au fil des débats
40:13ces dernières années
40:13que c'est pas si simple
40:14que ça n'en a l'air
40:16et il y a beaucoup de failles
40:17d'ailleurs pour le respect
40:18de ce pluralisme
40:19il y en a une que j'ai dénoncée
40:20auprès de l'ARCOM
40:21le président de l'ARCOM
40:22a été très mal à l'aise
40:24à l'idée de me dire
40:25comment une personnalité
40:26pouvait être qualifiée
40:27de personnalité politique
40:28et en ça
40:29son temps de parole
40:30était décompté
40:31donc par exemple
40:31Philippe Devilliers
40:32est considéré par l'ARCOM
40:33comme personnalité politique
40:34et son temps de parole
40:35est décompté
40:36mais Éric Dupond-Moretti
40:38Cécile Duflo
40:39ou encore Daniel Cohn-Bendit
40:41eux ne sont pas considérés
40:42comme des personnalités politiques
40:43Vous pensez que c'est juste
40:43parce qu'il est sur CNews ?
40:45Pardon
40:45Vous pensez que c'est juste
40:46parce qu'il est sur CNews ?
40:47Parce qu'il est sur CNews
40:48parce qu'il est de droite
40:49et en tout cas
40:49quand j'ai posé la question
40:51au président de l'ARCOM
40:52il a été bien incapable
40:53de se défendre
40:54donc vous voyez
40:54il y a une loi
40:55qui doit être respectée
40:56mais il y a un certain nombre
40:57de flous un peu
40:58enfin de flous
40:59en tout cas de flous
41:00manifestement alimentés aussi
41:02par l'autorité publique indépendante
41:03chargée de cette régulation
41:05donc il est temps
41:06une bonne fois pour toutes
41:07de clarifier les règles
41:08il est temps
41:09de faire respecter la loi
41:10il est temps aussi
41:11que chaque groupe politique
41:13soit logé
41:14à la même enseigne
41:15en fonction aussi
41:16de la représentation
41:17qu'il a
41:18donc aujourd'hui
41:18c'est pas le cas
41:19j'avais dénoncé par exemple
41:20que beaucoup du temps de parole
41:22du Rassemblement National
41:22était diffusé la nuit
41:23sur les antennes
41:24du Radio France
41:25on m'avait accusé
41:26d'être un affabulateur
41:27on m'avait dit
41:28de toute façon
41:29c'est des fake news
41:30quelques semaines après
41:31la fin de la commission d'enquête
41:32l'ARCOM
41:32a mis en garde
41:33Radio France
41:34puisque 70%
41:36du temps de parole
41:37du Rassemblement National
41:37en pleine période électorale
41:39lors des municipales
41:40était diffusé
41:41de minuit à 6h du matin
41:42sur l'antenne
41:43de France Info
41:44pardon mais
41:45Charles Alonc
41:45moi je suis ancien membre
41:46de l'ARCOM
41:48je suis très choqué
41:49je suis très choqué
41:50moi de tout ce qu'on a vu
41:52dans cette commission d'enquête
41:53de tout ce que vous avez révélé
41:54de ce deux poids deux mesures
41:56entre
41:56et j'enlève ma casquette
41:58c'est news
41:58mais entre une chaîne
41:59comme privée
42:00comme CNews
42:01et un groupe
42:02qui a à la fois
42:03une convention
42:04avec l'ARCOM
42:05mais en plus
42:05un cahier des charges
42:06qui n'est pas respecté
42:07vous l'avez démontré
42:08et pour autant
42:09rien ne se passe
42:10vous voyez ce que je veux dire
42:11et puis une dernière question
42:12Gabriel Cluzel
42:12et ensuite
42:14on aurait tellement
42:15de questions à vous poser
42:16j'imagine qu'en vous lançant
42:17dans cette commission d'enquête
42:18vous attendiez à trouver
42:19des points dysfonctionnels
42:21si j'ose dire pudiquement
42:23mais qu'est-ce que vous avez trouvé
42:24qui vous a surpris
42:25et qui vous a spécialement choqué
42:27et que vous ne vous attendiez pas au départ
42:29dernier mot
42:29un point principal
42:30c'est le mensonge
42:32sur la direction de France Télévisions
42:34dans lequel la direction de France Télévisions
42:36a persisté
42:37ils s'abritaient
42:38derrière leur faillite financière
42:40abyssale
42:41que la Cour des Comptes
42:41a constaté
42:42ils s'abritaient
42:43derrière un argument
42:44totalement indigne
42:45les Français ne payent pas assez
42:46donc je suis allé regarder
42:47dans le rapport
42:48de la Cour des Comptes
42:49le montant exact
42:49que les Français
42:50donnaient chaque année
42:51notamment à France Télévisions
42:52et je me suis rendu compte
42:53qu'entre l'année d'arrivée
42:54de Delphine Arnaut
42:55en 2015
42:55à la dernière année
42:56évaluée par la Cour des Comptes
42:57en fait
42:58les Français donnaient
42:59136 millions d'euros
43:01annuels supplémentaires
43:02à France Télévisions
43:03et donc
43:04ce à quoi je ne m'attendais pas
43:06c'est à cette culture
43:07du mensonge
43:08permanente
43:09où chiffre à l'appui
43:10page
43:11du rapport
43:11de la Cour des Comptes
43:12que j'ai pu exposer
43:13j'ai eu face à moi
43:14un certain nombre de dirigeants
43:15pourtant payés par nos impôts
43:16qui s'enfermaient
43:17dans le déni
43:18et en plus
43:19dans une culture
43:20de l'impunité
43:20puisque depuis
43:21personne
43:22personne ne les a poursuivis
43:23pour par jour
43:24Charles Aloncle
43:25on aurait pu rester
43:25encore une heure avec vous
43:26merci infiniment
43:27d'être venu
43:29dans Face à l'Info
43:30pour ce livre
43:31je jure de dire la vérité
43:33sorti chez Fayard
43:34merci infiniment
43:36à votre place
43:37va succéder
43:38Laurent Herberton
43:38que vous avez croisé
43:40dans les coulisses
43:41Laurent Herberton
43:41on va l'accueillir aussi
43:42pour son livre
43:43alors son lui
43:44qui sort aujourd'hui
43:45alors je vais vous présenter
43:46un peu
43:47le livre de Laurent Herberton
43:48le temps qui s'installe
43:49Laurent Herberton
43:50vous le savez
43:50auteur à succès
43:52de la France orange mécanique
43:53la France big brother
43:55la France interdite
43:56et de la trilogie
43:57d'anticipation guérilla
43:58la France
43:59Demolition Man
44:00c'est voilà son livre
44:01comme vous voyez
44:01le quatrième essai
44:02consacré à la France
44:03publiée aux éditions
44:04Magnus
44:05vous disséquez
44:06la domestication
44:07d'un peuple
44:07devenu incapable
44:08de se défendre
44:10on a pour
44:11Demolition Man
44:12pour ceux qui n'ont pas
44:13la ref
44:13je peux me permettre
44:14de préciser
44:15pour ceux qui n'ont pas
44:16la référence
44:17à Demolition Man
44:18vous faites référence
44:19à un blockbuster
44:20que beaucoup connaissent
44:21typique des années 90
44:22qui se déroule
44:24dans un futur aseptisé
44:25où la violence
44:26a été éradiquée
44:27au prix de toute liberté
44:28où un policier brutal
44:30joué par Sylvester Stallone
44:32est décongelé du passé
44:33pour arrêter un criminel
44:35que cette société
44:35désarmée
44:36ne sait plus combattre
44:38alors le film se moque
44:39d'une société future
44:41ultra-polissée
44:42où les gros mots
44:43sont punis d'amende
44:44le contact physique
44:45est interdit
44:46et tout le monde
44:47d'une politesse forcée
44:48voilà
44:48pour le contexte
44:49de Demolition Man
44:50pour bien comprendre
44:51qu'est-ce que vous avez
44:52voulu montrer
44:53à travers ce livre ?
44:54j'ai voulu montrer
44:55ce que montrait déjà
44:56très bien ce film
44:57avant l'heure
44:57c'est qu'on a voulu
44:59une société sans violence
45:01et on se retrouve
45:02avec une société
45:03sans défense
45:04on a tellement
45:06confié nos existences
45:07à l'État
45:09que quand l'État
45:11ne remplit plus
45:12ses missions élémentaires
45:13par exemple
45:14assurer notre sécurité
45:17gérer, réguler
45:18l'immigration
45:19et bien on se retrouve
45:20tout à fait dépourvu
45:21puisqu'il utilisera
45:23ses pouvoirs
45:23de rétorsion
45:25contre ceux
45:26qui tenteront
45:27de se substituer
45:28à lui
45:29donc évidemment
45:30on est tout à fait
45:31désarmé
45:32et tout à fait
45:34voilà
45:34on a vu cet agriculteur
45:36récemment
45:37qui après avoir subi
45:39une cinquantaine de vols
45:40avoir déposé
45:41une trentaine de plaintes
45:42qui était obligé
45:42de veiller la nuit
45:43avec ses frères
45:44sur ses biens
45:45qui n'en dormaient plus
45:47il a blessé
45:47un de ses voleurs
45:48et s'est retrouvé
45:49au tribunal
45:50le voleur était parti civil
45:51et l'agriculteur
45:52a été condamné
45:53à 5 ans de prison
45:54et le voleur
45:55a été condamné
45:55à quelques semaines
45:56de sursis
45:57donc là pour le coup
45:58l'État
45:59il est fort
45:59parce qu'il est toujours
46:01fort avec les individus
46:02mais avec les autres
46:04on l'a vu
46:05toute la journée
46:05sur votre chaîne
46:07il est beaucoup
46:08beaucoup moins
46:10vindicatif
46:10on va dire
46:11et c'est un énorme problème
46:12pour les citoyens
46:13les plus
46:15dociles
46:15on va dire
46:15alors justement
46:16Laurent Aberton
46:17lorsque vous voyez
46:18ce qui s'est passé
46:19aujourd'hui
46:19c'est inédit
46:21on vient d'apprendre
46:211949 interpellations
46:23c'est inédit
46:24des professeurs frappés
46:26des professeurs jetés au sol
46:28des professeurs
46:29des coups de pieds
46:29dans le dos
46:30un proviseur
46:31aspergé d'essence
46:32etc
46:32des pompiers
46:33caillassés
46:34c'est inédit
46:35ce qui se passe en France
46:36aujourd'hui
46:37vous auteur de la France
46:38orange mécanique
46:39vous auteur de la France
46:40des moulissons man
46:41comment vous réagissez ?
46:43le plus frappant
46:45derrière tout ça
46:45c'est le cynisme politique
46:48qui a poussé
46:50à cette situation
46:51c'est-à-dire ?
46:52il y a un calcul
46:52de la part
46:53de certains responsables politiques
46:54qui est assez évident
46:57c'est que
46:58dans leur esprit
46:58une grande partie
46:59de cette jeunesse
47:00est fascinée
47:01par la violence
47:02par la culture
47:04racaille
47:05anti-flic
47:05etc
47:06par les gangs
47:07par le trafic
47:09par la sédition
47:10de façon générale
47:11elle consomme ça
47:12toute la journée
47:13sur les réseaux sociaux
47:14dans ces séries
47:15et le calcul
47:17de la France insoumise
47:18et de s'afficher
47:21aux côtés
47:22de cette violence
47:23pour tenter
47:25de la traduire
47:26d'en tirer le profit politique
47:28c'est un calcul
47:29évidemment
47:30qui est extrêmement dangereux
47:31et qui n'est pas du tout
47:32social
47:34mais ce n'est pas
47:35si étonnant que ça
47:37la France insoumise
47:38est déjà
47:39très populaire
47:41dans la jeunesse
47:42dans la jeunesse française
47:43dans la fameuse
47:44Nouvelle-Nouvelle-France
47:46et espère
47:47en tirer
47:48en tirer profit
47:49espère
47:49être
47:50voilà
47:50avoir cette identification
47:51à la violence
47:52à la force
47:53qui impressionne
47:54une grande partie
47:55des jeunes
47:55qui les fascine
47:56et espère
47:57comme ça
47:58voilà
47:59conquérir
48:00des parts de marché
48:01dans cette
48:01dans cette classe d'âge
48:02donc c'est évidemment
48:03c'est évidemment
48:04consternant
48:06mais on en est là
48:07aujourd'hui
48:07on en est là aujourd'hui
48:08il y a d'ailleurs
48:09une note du renseignement
48:10qui pointe le rôle clé
48:12de LFI
48:13et c'était d'ailleurs
48:13l'édito de Mathieu Bocoté
48:15il y a quelques instants
48:15nos mousquetaires
48:16ont plein de questions
48:17à vous poser
48:17Mathieu Bocoté
48:18on fait un tour de table
48:19alors si on vous lit
48:19depuis longtemps
48:21il y a une trame de fond
48:22chez vous
48:22c'est l'Etat
48:23finalement
48:24se retourne toujours
48:25contre le commun et mortel
48:26et le commun et mortel
48:27est par ailleurs
48:28paralysé
48:29neutralisé
48:30effondré
48:30devant la société
48:31devant le monde
48:32qui se tourne vers lui
48:34le point d'aboutissement
48:34dans votre réflexion
48:35c'est que le commun et mortel
48:36doit reprendre en main
48:37son destin
48:37mais doit-il reprendre en main
48:39jusqu'à la question
48:39de la violence légitime
48:41c'est-à-dire
48:42quand on constate
48:43que l'Etat
48:45ne respecte plus le contrat
48:47le contrat pour lequel
48:48on paie assez d'impôts
48:49comme ça
48:51normalement
48:51quand on passe un contrat
48:52avec une entreprise
48:53avec un particulier
48:55si les termes du contrat
48:56ne sont pas respectés
48:58par une des parties
48:58l'autre partie
48:59est tenue de résilier
49:01ce contrat
49:01de le dénoncer
49:02donc on en est
49:03à cette question
49:04est-ce que cet Etat
49:06vous y répondez
49:07de quelle manière
49:08une légitimité
49:10incroyable
49:11sur nos existences
49:12et pas seulement
49:12sur la question
49:13de la sécurité
49:13sur la question
49:14de l'éducation aussi
49:15même maintenant
49:15de la fin
49:16de notre existence
49:17on lui a confié
49:20la totale maîtrise
49:20de notre destin
49:22je pense qu'on est allé
49:23beaucoup trop loin
49:24et qu'il serait temps
49:25de remettre les choses
49:27à plat
49:28de démolir ce système
49:30avant qu'il ne nous emmène
49:31avec lui
49:32dans sa perte
49:33et oui
49:34moi je suis pour
49:35un retour
49:37du citoyen
49:38au centre du jeu
49:39qu'il reprenne
49:40beaucoup plus
49:41dans le mot
49:42l'autodéfense
49:42l'autodéfense
49:44en tout cas
49:46qu'un paysan
49:47qui est victime
49:49à répétition
49:49comme ça
49:49si l'Etat
49:50admet qu'il ne peut
49:52rien faire
49:52pour le protéger
49:52le paysan
49:53doit pouvoir
49:54se protéger
49:54lui-même
49:55ça c'est clair
49:57oui alors
49:58vous faites partie
49:58des écrivains
49:59un peu prophètes
50:00ou cassandres
50:01je ne sais pas
50:01comment dire
50:02avec la France
50:03orange mécanique
50:05je ne sais pas
50:06il y a Raspail
50:06ou Elbeck
50:07là-dedans
50:07on peut mettre ça
50:07dans l'eau d'écrivains
50:08qui toujours se prennent
50:10des sauts d'immondices
50:11en général
50:11quand leur premier livre sort
50:12est-ce que vous considérez
50:14que depuis
50:15c'est passé
50:15l'eau a coulé sous les ponts
50:16des années se sont écoulées
50:17que depuis
50:18la France s'est encore
50:19effondrée
50:20est-ce que vous l'imaginiez
50:21au moment de la France
50:22orange mécanique
50:22où vous pensez
50:23que c'était l'acmé
50:23déjà d'un phénomène
50:25de destruction
50:28aboutie
50:28de l'eau a peut-être
50:30coulé sous les ponts
50:31mais du sang aussi
50:32parce que
50:32les chiffres
50:34depuis
50:34la France orange mécanique
50:35ont tous
50:37ont tous explosé
50:38la dette
50:39a doublé
50:40mais moi
50:41si j'en reste
50:41au registre des violences
50:43sous les deux mandats
50:44d'Emmanuel Macron
50:46le nombre
50:47de tentatives
50:47d'homicide
50:48a doublé
50:49tentatives d'homicide
50:50constatées
50:50le nombre de viols
50:51et tentatives
50:52a triplé
50:52ce sont des chiffres
50:53absolument vertigineux
50:56sur les deux mandats
50:58d'Emmanuel Macron
50:58encore une fois
50:59si on se fie
51:00aux enquêtes
51:01de victimation
51:02donc qui vont bien plus loin
51:03que les seules plaintes
51:03déposées
51:04là ce sont
51:05une enquête déclarative
51:08on arrive
51:09à un total
51:10d'à peu près
51:1050% des français
51:12qui ont été victimes
51:13sur ces 10 ans
51:14d'une violence
51:15qu'elle soit physique
51:15ou sexuelle
51:16un français sur deux
51:18donc si c'est pas vous
51:18c'est peut-être
51:19d'autres voisins
51:20c'est absolument
51:22énorme
51:23et ce qui me sidère
51:24le plus
51:25est l'absence totale
51:26de prise en considération
51:27du problème
51:28par le sommet
51:30de l'état
51:31Michel
51:32oui vous parlez
51:33beaucoup
51:34de la violence
51:35qui serait un peu
51:36dans les idées
51:38de ces jeunes
51:39mais au-delà de ça
51:40il y a quand même
51:40aussi l'aspect
51:41religieux
51:42islamique
51:43il y a l'idée
51:43de conquête
51:44et là comment
51:45vous le placez
51:46dans tout ça
51:47ça fait partie
51:48du cocktail
51:49le plus abrasif
51:51possible
51:51en effet
51:52on a aussi
51:53l'aspect
51:54trafic
51:54on a ses intérêts
51:55économiques
51:56on a cette
51:57excitation politique
51:58cette agitation
51:59qui est payante
52:01pour une partie
52:02de la classe politique
52:03et tout ça
52:04fait un magnifique
52:05cocktail
52:06d'une France
52:07au bord
52:08on ne peut pas
52:09parler de guerre civile
52:09puisque la guerre civile
52:10il faut deux camps
52:11et là on a simplement
52:13le camp de monsieur Moyen
52:14qui subit à peu près
52:15tout ce qui se passe
52:16et qui ne sait absolument
52:17pas quoi faire
52:17un état qui est
52:18complètement débordé
52:20et qui est même
52:20renonçant
52:21c'est ça qui est
52:21encore une fois
52:22j'insiste là-dessus
52:23mais c'est le plus
52:24préoccupant
52:24c'est que le chef
52:26de l'état
52:26s'inquiète de ce qu'a
52:27dit monsieur Bardella
52:29quand il avait 17 ans
52:30mais je ne l'ai pas
52:30du tout entendu parler
52:31des faits très graves
52:32qui ont eu lieu
52:33ces derniers jours
52:34on a eu par exemple
52:35une dame de 93 ans
52:37alitée
52:38handicapée
52:38qui a été violée
52:41sur son lit de bouleur
52:42qui a été massacrée
52:43chez elle
52:43qui a été étranglée
52:44chez elle
52:45personne n'a réagi
52:48publiquement à cela
52:49et ça
52:50c'est vraiment
52:51très mauvais signe
52:51et Mathieu Bocoté
52:52va revenir sur
52:53Jordan Bardella
52:54qui a réagi
52:55qui a dénoncé
52:56de pseudo-preuve
52:57Mathieu Bocoté
52:58va en parler
52:58dans un instant
52:59pour rappeler d'abord
53:00votre livre
53:01il y a plusieurs thèses
53:02dans votre livre
53:03la thèse
53:03nous avons été domestiqués
53:06le constat
53:07l'honnête homme
53:08est désarmé
53:09le barbare
53:10impuni
53:10la perspective
53:11la France
53:12a oublié
53:14qui elle était
53:15et la réponse
53:15le dégel
53:17le livre ne se contente pas
53:18de constater
53:19il propose
53:19larmes
53:20ce sont
53:21démolir
53:22les fictions
53:23dans les esprits
53:23réveiller
53:24ceux qui peuvent agir
53:25tout n'est pas perdu
53:26Marc Venant
53:27on va quand même pas avoir
53:28demain
53:29des milices
53:29on va pas avoir
53:31des éléments
53:33incontrôlés
53:33qui
53:34de façon presque
53:35légitime
53:36moralement
53:37parce qu'ils se sentent
53:38menacés
53:39mais on aboutira
53:40à une sorte
53:41de far west
53:41donc
53:42plutôt que de dire
53:44l'état
53:45a trop pris
53:46est-ce qu'il ne faudrait pas
53:47plutôt redonner
53:48une force policière
53:50entre guillemets
53:50qui pour autant
53:51ne soit pas
53:52également
53:53l'autoritarisme
53:54policier
53:54le problème c'est que
53:55l'état
53:56n'a pas de tête
53:58il va s'efforcer
53:59de toujours
54:01plus prendre
54:02de toujours plus grossir
54:02on voit que là
54:03il essaie d'abander
54:04ses dépenses
54:04et on voit qu'il n'y arrive pas
54:06et qu'il ne le peut pas
54:07parce que
54:09l'état
54:10s'il retranche
54:12sérieusement
54:12certains postes de dépenses
54:13mettra tout le monde
54:14dans la rue
54:14et ne sera pas capable
54:15de gérer
54:16ce qui s'en suivra
54:17mais donc l'idée c'est quoi alors
54:18qu'est-ce qui se passe
54:18comment
54:18qu'est-ce qu'on fait
54:19c'est pas moi qui vais décider
54:20de ce qui va se passer
54:21mais je pense que
54:23ça finira comme ça
54:24que l'autorité de l'état
54:25n'existe plus
54:26dans beaucoup d'endroits
54:27dans ce pays
54:28et que ça ne va pas
54:29s'améliorer de sitôt
54:30malheureusement
54:32Charlotte Dornelas
54:33oui vous disiez tout à l'heure
54:34dans l'enquête de victimation
54:3650% des français
54:37sont touchés
54:39vous évoquiez le cas
54:40de cette femme
54:41massacrée
54:43hier dans l'indifférence générale
54:44qui est une forme aussi
54:45de banalisation
54:46de la violence
54:47à laquelle on ne réagit plus
54:49de la même manière
54:50comment vous expliquez
54:51que la tête de l'état
54:53comme vous dites
54:54ne soit pas pressée
54:55par des français
54:55aussi touchés dans leur chair
54:57par cette réalité
54:59que vous dénoncez
54:59c'est aussi un des points
55:01centraux du livre
55:02c'est de dire
55:03qu'on a vraiment notre part
55:04pour moi
55:05on voit ça
55:06on n'a plus l'excuse
55:07de dire
55:08je ne savais pas
55:08c'est sous nos yeux
55:10on a les chiffres
55:11on a les données
55:11on a les témoignages
55:12mais simplement
55:13on ne veut pas
55:14on ne veut pas rentrer
55:15à pieds joints
55:15dans cette réalité
55:16on ne veut pas voir
55:18les conséquences
55:20que ça implique
55:21d'ouvrir les yeux
55:21et on est un petit peu
55:24dans l'état de sidération
55:25on espère
55:25qu'un miracle
55:26va se produire
55:27d'en haut
55:28que l'état
55:28va enfin retrouver raison
55:30et nous sortir de là
55:31et c'est encore
55:32une manière
55:33de se voiler la face
55:34selon moi
55:37encore une fois
55:38on voit tout ce qui se passe
55:39on voit les promesses
55:40qui sont balayées
55:42Macron avait promis
55:43des places de prison
55:44avait promis
55:45l'exécution
55:45de 100% des occultes
55:46on sait très bien
55:47que ça n'a pas lieu
55:48et il n'y a pas
55:51de conséquences tangibles
55:53et c'est pour ça
55:53que je dis
55:54qu'on a notre part
55:54puisqu'on regarde
55:56ce qui se passe
55:57et on attend
55:57de voir ce qui va se passer
55:58En tout cas
55:59incroyable
56:00ce livre qui sort
56:01aujourd'hui
56:02merci de nous avoir
56:03accordé en exclusivité
56:05votre toute première interview
56:07vous avez parlé
56:08de Jordan Bardella
56:09restez avec nous
56:10on va écouter
56:10Mathieu Bocoté
56:11puisqu'on va regarder
56:12son tweet
56:13d'ailleurs de Jordan Bardella
56:14qui a répondu
56:15là ce soir
56:16en disant
56:17les pseudo-preuves
56:18de Mediapart
56:19sont enfin sorties
56:20des montages grossiers
56:21d'obscurs
56:22captures d'écrans
56:23manipulables
56:24reprenant des propos ignobles
56:26que je n'ai évidemment
56:27jamais tenus
56:28ces preuves
56:29n'en sont donc pas
56:31et ne tiendront pas
56:32une seconde devant un tribunal
56:33la prétendue investigation
56:35s'effondre déjà
56:36Mathieu Bocoté
56:37En quelques secondes
56:39premièrement je le redis
56:40les conversations
56:41qui sont censées prouver
56:42quelque chose
56:42ce seraient des conversations
56:45privées
56:45d'un homme tenu
56:46sur Messenger
56:47lorsqu'il avait 17 ans
56:48juste qu'on garde ça
56:49à l'esprit
56:50c'est le point
56:50donc la vérité
56:52de l'âme d'un homme
56:52se dévoilerait par ça
56:54deuxième élément
56:55pour ce qui est
56:55des fameuses lectures
56:56coupables
56:57qui seraient celles
56:57de Bardella
56:58dont on a parlé
56:58je note qu'il s'agit
56:59pour l'essentiel
57:00de conseils de lecture
57:01qu'on lui a fait
57:02mais qu'il n'a pas sollicité
57:04donc c'est comme
57:04si je vous dis
57:05Christine
57:05je vous suggère
57:06de lire le livre X
57:07et là demain
57:07vous êtes coupable
57:08du fait que je vous ai
57:09suggéré cette lecture
57:10et troisième élément
57:12par ailleurs Bardella
57:12dit même
57:13les fameuses preuves
57:14qu'on nous présente
57:15sont fausses
57:16elles n'ont aucun fondement
57:17aucune réalité
57:18nous sommes devant
57:19des montages
57:20en quelque sorte
57:21donc même si
57:22le point de départ
57:23ce sont des ragots
57:25de poubelle
57:26à la fin lui-même
57:27dit même ça
57:27c'est faux
57:28ensuite chacun jugera
57:29mais voilà
57:30à quoi nous avons
57:31à faire ce soir
57:32merci Laurent Burton
57:33peut-être un mot
57:34d'optimiste
57:34vous êtes optimiste
57:35pour donner
57:37dites-moi oui
57:38on a terminé
57:39dites-moi oui
57:39est-ce que vous êtes optimiste
57:40vous la France Orange
57:41non mais vous la France
57:42non mais non
57:43c'est parce qu'on va
57:44tous dîner là ce soir
57:45on n'en peut plus
57:46vous la France Orange
57:47mécanique
57:47non mais dites-nous
57:48Laurent Burton
57:49vous qui analysez tout ça
57:51en une phrase
57:52on a fini
57:52on a les yeux ouverts
57:53et on voit les choses en face
57:55et il n'est jamais
57:56pour l'instant
57:57il n'est pas trop tard
57:57en tout cas
57:58dans 500 ans
57:59ça va aller mieux
58:01non mais plus on attend
58:02pire ce sera
58:02ça c'est certain
58:03donc c'est pour ça
58:04qu'il faut agir
58:05réagir
58:05rapidement
58:06la France
58:07Demolition Man
58:08sorti aujourd'hui
58:09chez Magnus
58:10merci infiniment
58:10d'avoir été avec nous
58:11restez sur CNews
58:13avec Pascal Praud
58:14l'heure des Pro 2
58:15merci pour l'heure des Pro 2
58:19merci pour l'heure des Pro 2
58:19merci pour l'heure des Pro 2

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