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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, face à l'info, ravi de vous retrouver.
00:03Michel Fayad, vous aviez déserté l'émission pendant deux jours.
00:07Vous avez retrouvé les chômains du studio, ne dites rien.
00:11Enfin, on vous a retrouvés. J'adore, j'adore le faire ranger.
00:16Bon allez, au sommaire ce soir, France, 1975, 2025,
00:2250 ans de décisions qui ont méthodiquement coulé le pays,
00:26école nivelée par le bas, immigration familiale sans retour,
00:31retraite à 60 ans et 35 heures qui ont brisé notre compétitivité,
00:36justice laxiste, état obèse et souveraineté européenne bradée.
00:40Tous les partis dits de gouvernement sont responsables.
00:43L'Institut Thomas More signe un diagnostic sans concession.
00:48Nos élites ont choisi le déclin.
00:50Il est temps d'en tirer les leçons avant 2027.
00:52Jean Debelot, coordinateur principal du rapport, journaliste de carrière
00:57et l'invité de Face à l'info ce soir.
01:01Avez-vous entendu parler du film Citizen Vigilante ?
01:05Un film interdit en Allemagne, propulsé par Elon Musk sur X et qui fait polémique.
01:12Il raconte un homme qui décide de rendre lui-même la justice face à une insécurité
01:18qu'il juge incontrôlée. Ce succès révèle-t-il une fascination inquiétante pour la justice privée ?
01:25Quand des citoyens ne croient plus que l'État peut les protéger,
01:29certains rêvent de se faire justice eux-mêmes, n'est-ce pas ?
01:31Un film dangereux, l'édito de Mathieu Bourg-Côte.
01:35La présidentielle 2027 aura lieu les 18 avril et 2 mai,
01:39un calendrier qui fait polémique car le second tour suivra immédiatement
01:43les manifestations du 1er mai. En quoi est-ce un choix aux conséquences politiques capitales ?
01:50L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:52En Afrique du Sud, des citoyens ont lancé leur propre ultimatum aux clandestins jusqu'à hier
01:57afin de quitter le pays. Des dizaines de milliers de clandestins ont alors fui
02:01quand ce n'est plus l'État qui fait respecter la loi.
02:05C'est une crise migratoire ou c'est une crise de l'autorité de l'État ?
02:08L'analyse de Michel Fayad. Coup de théâtre à droite.
02:12Il y a trois semaines, Laurent Wauquiez soutenait encore Bruno Retailleau
02:15mais il appelle désormais à soutenir Édouard Philippe à moins d'un an de la présidentielle.
02:20Il estime que Bruno Retailleau, patron, DLR et candidat, devrait se retirer
02:24s'il reste sous les 10%. La droite est-elle enfin en train de s'unir
02:30ou déjà de se déchirer ? La droite peut-elle encore parler d'une seule voix avant 2027 ?
02:35Beaucoup de questions, le regard de Marc Menon ce soir.
02:37Pourquoi les pays européens vont devoir augmenter l'immigration selon les échos
02:42face au vieillissement de l'Europe ? Un rapport affirme que l'immigration économique
02:47est devenue inévitable, une nécessité pour sauver notre économie
02:51ou bien le renoncement a mené peut-être une véritable politique démographique.
02:56On va y avoir le décroptage de Charlotte Dornelas.
02:58Et puis, longtemps considérée comme naturellement de gauche,
03:01la jeunesse européenne semble changer de cap.
03:04Une jeunesse qui bascule à droite, rejet du centre, quête d'identité,
03:09besoin d'autorité.
03:11Sommes-nous en train d'assister à un véritable tournant politique ?
03:14L'édito de Mathieu Bourque-Côté, une E à pour tout se dire et sans tabou.
03:19C'est parti !
03:33Qui veut commencer ce soir ?
03:36On peut commencer comme ça, non ?
03:37On fait sur le 4-21.
03:38Alors, on va faire un petit pas de côté ce soir, pour commencer avec Mathieu Bourque-Côté.
03:43On commence d'habitude avec vous, mais c'est parce que ce soir, on a décidé de faire un pas
03:47de côté
03:48sur un film qui fait polémique et qui en dit long.
03:52Comme vous êtes sociologue, votre analyse va être capitale.
03:56C'est un film en voie de devenir un phénomène de société.
04:00Il a pour titre « Citizen Vigilante ».
04:03Il met en scène un Américain qui débarque dans un pays européen pour rendre lui-même une justice très violente
04:11contre des immigrés accusés d'avoir commis différents crimes.
04:16Il est interdit en Allemagne, ce film, mais Elon Musk l'a rendu disponible pendant 48 heures sur X Weekend.
04:23Et alors là, polémique totale. Mathieu, quel est le sens de cette controverse ?
04:27Alors, premièrement, première info, le film a été rendu disponible par le réalisateur et par Mosque l'a relayé.
04:34Et ensuite, aujourd'hui, il est partout trouvable sur les différentes plateformes.
04:38Donc, ceux qui voudraient le voir peuvent le voir aisément.
04:42Vous vous demandez quel est le sens de cette polémique ?
04:43Alors, comme on dit en bon québécois, je vais divulgacher le propos « spoilé », comme on dit en français
04:49de France.
04:50Je vais divulgacher avec une forme de souci de la description, ce film, pour comprendre pourquoi il suscite autant de
05:00passion aujourd'hui.
05:01Je vous résume le film.
05:04C'est un Américain, donc, qui est dans un pays européen, on comprend que c'est la Croatie,
05:08et qui, c'est un ancien militaire, c'est le fils qui a une riche fortune, parce qu'il est
05:13hérité de son père,
05:14et il décide devant une société qui est incapable de rendre la justice,
05:19une société qui est exagérément clémente envers les criminels, les violeurs, les assassins,
05:25une société qui, par ailleurs, ne cesse de trouver des excuses, dit-il, c'est son discours, je prends la
05:29peine de le dire,
05:30envers les criminels ou les voyous, s'ils ont le prétexte de l'origine étrangère, parce qu'ils seraient mal
05:37intégrés.
05:39Il décide donc de devenir lui-même le vigilant.
05:43C'est une tradition, en fait, de Charles Brunson, Wonderwater, Frown, jusqu'à aujourd'hui.
05:48Celui qui prend en charge la justice parce que l'État, la société, n'est pas capable à trahir.
05:53Un peu une sorte de Robin des Bois sombre.
05:55Non, mais c'est même pas ça.
05:56Alors, je dirais plus un Batman, s'il le faut.
05:59Ou Charles Brunson, comme dans les années 70.
06:02Donc, quelqu'un qui décide, finalement, de dire, puisque l'État ne fait pas le boulot, je vais le faire
06:06moi-même.
06:06Donc, qu'est-ce qu'il nous est raconté ?
06:08Globalement, c'est des jeunes qui ont violé une jeune femme.
06:13Il va voir le citoyen vigilant, il va voir la jeune femme en se disant,
06:16est-ce que vous voulez que je vous fasse justice par moi-même ?
06:18Parce que si on se fie au système de justice, ce sont à peu près ces mots,
06:22ça va prendre des années, vous allez être obligés de revivre le traumatisme.
06:25Au terme de tout ça, vous n'êtes pas certain qu'ils seront condamnés.
06:28Et par ailleurs, il se peut qu'ils sèment encore la terreur.
06:31Donc, est-ce que vous voulez que je vous fasse justice moi-même ?
06:34Et il décide de le faire.
06:35Donc, qu'est-ce qu'il fait ?
06:36Il va, par exemple, assassiner le juge qui a rendu justice sur le mode de la clémence
06:45envers les agresseurs de la jeune fille.
06:47Il était sur le mode, ce sont des jeunes immigrés qui ont été incapables de s'adapter à la société.
06:51Ils ont donc commis ce viol.
06:53Et dès lors, lui, il dit, vous avez ce discours,
06:56et puis le discours qui légitime le viol sous prétexte de l'excuse migratoire,
06:59je vous élimine.
07:00Il le tue.
07:01Donc, on comprend, on est devant, c'est un psychopathe.
07:03Je prends la peine de le dire pour tous ceux qui seraient exagérément fascinés par le film,
07:06c'est le portrait d'un psychopathe.
07:08Mais vous allez voir que, pareil, et ensuite, il liquide plusieurs personnes.
07:11Enfin, il pratique lui-même la justice sur le mode violent.
07:13Il va ensuite exécuter l'ensemble de la famille du gang qui s'est rendu coupable de ça.
07:18Donc, on est devant un film d'une extrême violence.
07:21Alors, dans le film, on nous est présenté aussi la chose suivante.
07:24Le commun des mortels s'enthousiasme pour lui.
07:27Puisque la police ne fait pas son travail, puisque la justice ne fait pas son travail,
07:31nous applaudissons ce personnage, ce citoyen vigilant.
07:34Il y a des Américains qui disent qu'on en a besoin d'un chez nous.
07:36Il y a un Canadien qui dit qu'on en a besoin d'un chez nous.
07:38Il y a des Français qui disent qu'on a besoin d'un citoyen vigilant chez nous.
07:40Et la trame de fond, en fait, ça nous est présenté comme l'homme
07:44qui, devant une société soumise à l'islam radical,
07:47une société soumise à l'immigration massive,
07:49une société où il y a une surreprésentation de la diversité dans la criminalité,
07:53une société où la violence serait partout,
07:57eh bien, on ne peut plus faire confiance à l'État.
07:59Donc, le peuple doit se soulever.
08:00Et le peuple, c'est lui.
08:02Au point, soit dit en passant, où il n'hésitera pas à canarder,
08:05à tuer des gens, des policiers qui l'empêchent de faire son travail de vigilant.
08:09Donc, c'est un psychopathe, pardon.
08:10On a des questions, mais une petite question subsidiaire.
08:12C'est un film qui fait de l'incitation à la haine, non?
08:14Alors, ça, c'est ce qu'on dit en Allemagne.
08:15En fait, moi, vous savez, les films qui font la catégorie d'incitation à la haine,
08:19je n'ai jamais su ce que ça voulait dire.
08:20Je regarde ce film-là, et fondamentalement, le film,
08:24comme je dis, ce n'est pas un grand succès,
08:26sur le volant de la qualité cinématographique,
08:29c'est un film qui porte un discours qui est désagréable.
08:31Le fait est qu'on s'en fout un peu.
08:33Ce qui est important, c'est de voir que des millions de personnes
08:35ont décidé de plébisciter ce film.
08:38Le réalisateur, soit dit en passant,
08:41lui-même nous incite à avoir une lecture politique de son film.
08:44Donc, je le cite parmi d'autres phrases.
08:46Ce film est dédié aux milliers de victimes de viols et de meurtres en Europe
08:50qui ont été trahis par notre système judiciaire.
08:52Il ajoute, l'immigration massive,
08:54principalement en provenance de pays islamistes,
08:56a gravement compromis la sécurité en Allemagne.
08:59Donc, vous voyez, c'est tout un discours qui est là qui dit
09:02« Voilà un homme qui doit assurer la sécurité
09:04puisque le système a trahi. »
09:06Le film a été, vous l'avez dit,
09:08de manière indirecte censuré en Allemagne.
09:10Donc, on ne l'a pas classé,
09:11ce qui fait qu'on ne peut pas y avoir accès.
09:13Lorsqu'on dit « moins 12 », « moins 18 », etc.
09:14Exactement.
09:15C'est une façon habile de censurer.
09:17Puisqu'il n'y a pas de classement,
09:17donc de manière indirecte, c'est une censure.
09:19Comme d'habitude, les génies de la censure sont...
09:21Donc, tous les regards sont pointés sur ce film.
09:24Ah, c'est le film censuré pour l'instant.
09:25Le réalisateur le rend disponible sur les réseaux sociaux.
09:29Moss le retweet.
09:30Et ça devient dès lors une forme de film étendard
09:33où des millions de personnes se reconnaissent en disant
09:35« Voilà un film qui nous plaît
09:38parce qu'il y a un message qui nous rejoint. »
09:41Encore une fois, je le dis avec méfiance,
09:43inquiétude et tristesse,
09:47mais je constate que c'est un phénomène de société aujourd'hui.
09:49Si ce film est outrancier et plutôt médiocre,
09:51vous l'avez dit, selon vos propres mots,
09:53comment expliquer son succès avec un psychopathe ?
09:56Alors, je pense que c'est véritablement le phénomène du backlash.
09:59Puisqu'on est dans une société qui cherche à tout prix
10:02à nous imposer le mythe de la diversité heureuse.
10:05Le mythe de la diversité heureuse,
10:06donc globalement, la surreprésentation de la diversité
10:10dans les différents phénomènes d'insécurité,
10:12on cherche à la cacher, on cherche à la dissimuler,
10:15on cherche à la masquer.
10:16Le réel n'existe pas.
10:17Il ne faut pas le mentionner parce que mentionner le réel,
10:19pour reprendre la formule que vous avez utilisée,
10:21c'est presque un appel à la haine aujourd'hui.
10:23Mentionner la mauvaise intégration de certaines communautés,
10:25c'est de l'appel à la haine.
10:28Mentionner la submersion migratoire, c'est de l'appel à la haine.
10:30Donc, il y a une espèce de discours lénifiant
10:32qui nous explique globalement que tout va bien
10:34et que les seuls dérèglements que nous avons devant nous,
10:36ce sont des faits divers, comme on dit souvent.
10:38Donc, plus vous cherchez à étouffer
10:40dans les faits, le caractère multi-conflictuel
10:43de la société multiculturelle,
10:45plus vous cherchez à faire ça,
10:46plus le jour où le backlash va arriver,
10:48c'est-à-dire la remontée à la surface du refoulé,
10:51de l'interdit, du censuré,
10:53mais ça remonte à la surface de manière assez violente,
10:56de manière assez brutale.
10:58Et là, tous les thèmes, donc,
10:59qui sont au cœur du malaise dans notre société
11:01sont au cœur de ce film.
11:03Immigration et délinquance, je l'ai dit.
11:05La faillite de la justice.
11:07Est-ce que les juges...
11:08C'est une question qu'on entend quelquefois.
11:09Est-ce qu'un juge devrait être tenu responsable
11:12d'avoir remis en liberté des gens
11:14qui commettront demain tel ou tel crime?
11:16Donc là, c'est la philosophie de la justice,
11:18l'incapacité à défendre les siens,
11:20l'importance qu'un homme se dresse dans la cité
11:22pour défendre les siens quand l'État n'y est plus.
11:25L'idée aussi de la justice privée
11:27et par ailleurs l'idée que l'affrontement
11:29ne pourra être que brutale.
11:31Et ça, je me permets de le dire,
11:32dans les films normalement de vigilants,
11:34c'est un individu qui bute quelqu'un
11:37parce qu'on a tué sa fille.
11:38Globalement, c'est une forme de vengeance personnelle.
11:40Dans ce film-là, c'est un conflit
11:42où un individu décide de s'en prendre à des groupes
11:45parce que ces groupes, dit-il,
11:46s'en sont pris à la société d'accueil.
11:49Donc, autrement dit,
11:50une forme de culpabilité collective des uns des autres.
11:53Donc, c'est une violence qui se pense désormais
11:55sur le mode du conflit ethno-racial.
11:57Et ça, c'est un élément au cœur de ce récit,
12:01au cœur de ce film
12:01et probablement au cœur de la polémique.
12:03Ce film ne dessine-t-il pas
12:06une société irréductiblement clivée
12:08par des lignes raciales aussi.
12:10C'est ce que nous dit le film, en quelque sorte.
12:12C'est-à-dire, nous sommes arrivés
12:13au moment du point de nos retours.
12:15On n'en sortira pas.
12:17Et c'est pour ça que je me permets
12:18de décrire la scène finale.
12:21Le vigilant...
12:21Vous vous faites lyncher sur les réseaux sociaux
12:23parce que vous avez spoilé le film.
12:25Je m'en excuse, je suis un ami.
12:26Non, je t'accueille.
12:27Je t'accueille.
12:28Mais c'est vrai.
12:28Alors, je dirais, en un mot,
12:31il décide à la fin, non seulement de tuer
12:34ceux qui ont violé la jeune fille,
12:35mais il tue aussi le père en disant,
12:37vous, vous avez inculqué les valeurs du Coran
12:40dans ce cas-là.
12:41C'est à cause de ça qu'elle a tué.
12:42Je vous tue aussi.
12:43La sœur qui a dit, ah oui, vous,
12:45vous avez considéré qu'elle méritait
12:47de se faire violer parce qu'elle s'exposait sexuellement.
12:49Eh bien, je vous tue aussi.
12:50Donc, il tue tout le monde.
12:50Donc, on est dans une logique de justice
12:53qui, dans les faits, vire au conflit interracial
12:57assumé et décomplexé.
12:58Donc, est-ce que ce film est un grand film?
13:00Pas du tout.
13:01Est-ce que c'est un film qui met en scène
13:02un psychopathe?
13:03Assurément.
13:03Est-ce que c'est un film qui met en scène
13:05les tensions véritables de nos sociétés
13:07qui ne croient plus en la justice
13:08ou le choc interculturel ou interracial,
13:11juste plus comme on le nommait d'ailleurs,
13:12ce choc, est-ce qu'il est partout présent?
13:14Oui.
13:14Est-ce que les gens se ruvent vers ce film
13:16parce qu'ils ont l'impression de voir
13:17une part de réalité qui, la plupart du temps,
13:19est occultée d'une manière ou de l'autre?
13:21Assurément aussi.
13:22Donc, c'est un phénomène de société.
13:24Il ne s'agit ni d'applaudir, ni de pleurer,
13:26mais de constater que si des millions de personnes
13:28vont voir ce film en ce moment sur les réseaux,
13:30c'est parce qu'ils y trouvent quelque chose
13:31qu'ils ne voient pas ailleurs dans le discours public.
13:33Un film que les gens vont voir en cachette.
13:35Gabriel Cluzel avec Moulaire-Voltaire.
13:37J'ai vu que vous avez fait un article sur ce film.
13:39Oui, c'est Arnaud Florac, Moulaire-Voltaire,
13:41qui a écrit un article.
13:43Et il note qu'il y a eu un effet stressant,
13:45de ce qu'a noté Mathieu.
13:47C'est-à-dire qu'à force de ne pas parler de ce film,
13:50finalement, on a fait son succès.
13:53Moi, j'avoue que je ne l'ai pas vu.
13:54Je voulais simplement préciser,
13:55parce que je l'ai lu dans cet article,
13:57que le personnage principal a eu lui-même sa mère.
14:00C'est le point de départ du film.
14:02C'est ce qu'il raconte.
14:03C'est évidemment inventé, j'imagine.
14:06Qui a été égorgé par un migrant,
14:08ce qui explique sa haine.
14:10Non, ce n'est pas ça.
14:12Il y a une scène comme celle-là,
14:14mais ce n'est pas sa propre mère.
14:15C'est une autre mère, j'avais compris.
14:17C'est la scène du début, ça ?
14:18Elle est violente.
14:19Et puis, c'est un genre cinématographique,
14:23le revenge movie.
14:25C'est un genre particulier,
14:27qui n'est pas toujours fin.
14:28On se souvient de l'inspecteur Callahan,
14:30Clint Eastwood,
14:31vous l'avez dit,
14:31le justicier dans la ville.
14:33L'inspecteur Callahan,
14:34c'est lui qui disait
14:34les avis, c'est comme les trous de tout le monde en a un.
14:37Vous voyez, ce n'est pas toujours de la grande philosophie.
14:39Donc, ça fait partie de ce genre-là.
14:41Mais ce que l'on voit,
14:42c'est que c'est la première fois
14:43que ce genre de film est censuré.
14:44Vous savez, il y a beaucoup de choses dans le cinéma,
14:46beaucoup à boire et à manger.
14:47Mais on remarque que c'est ce film-là
14:49qui n'est sans doute pas terrible,
14:50je suis d'accord,
14:51mais qui est censuré.
14:53Merci beaucoup, Mathieu Bocoté.
14:55Merci, Gabriel.
14:56On marque une pause.
14:57On revient.
14:57On parlera immigration,
14:58justement, en Afrique du Sud.
15:00On parlera aussi politique.
15:02Laurent Wauquiez décide de soutenir Édouard Philippe.
15:05Beaucoup de choses à dire.
15:06A tout de suite.
15:11Retour sur le plateau de Face à l'Info.
15:13Beaucoup de sujets ce soir.
15:14Dans un instant,
15:15on aura Jean de Belleau de l'Institut Thomas More
15:17qui vient nous révéler une enquête,
15:19un rapport inédit sur 50 décisions
15:22qui ont coulé la France
15:24ces 25 dernières années.
15:26On en parlera avec lui dans un instant.
15:28Michel Fayad,
15:29hier 30 juin,
15:30c'était un ultimatum
15:31qui a expiré en Afrique du Sud.
15:32Un ultimatum capital.
15:34Parce que ce n'est pas un ultimatum du gouvernement.
15:36C'est un ultimatum de la part des citoyens
15:39d'Afrique du Sud
15:40qui demandaient aux clandestins
15:42de quitter le pays.
15:43Des dizaines de milliers d'étrangers ont fui.
15:46Plusieurs pays africains
15:48ont organisé des rapatriements d'urgence.
15:51Et Pretoria a déployé des forces de l'ordre
15:54et des moyens de sécurité très importants.
15:56Auprès de 600 millions de rangs
15:58pour éviter des violences.
16:01Question.
16:01Est-ce que c'est un simple épisode sud-africain
16:04ou bien est-ce que c'est le symptôme
16:06d'un phénomène beaucoup plus profond
16:08puisque tout le monde en parle ?
16:10Moi, je pense que c'est quelque chose
16:11qui est beaucoup plus profond.
16:12Et je pense que ce n'est pas seulement
16:13une question d'immigration.
16:14Ça parle, en fait,
16:15d'une véritable crise de l'État.
16:17Parce que, en fait,
16:19vous savez, un État moderne,
16:20il est censé protéger les frontières,
16:23rendre la justice,
16:25comment dire,
16:25avoir le monopole de la force.
16:27Et là, on voit bien
16:28que l'Afrique du Sud
16:28n'est plus en mesure
16:30d'accomplir ces missions-là,
16:32à commencer par les frontières.
16:33Et donc, les citoyens ont décidé
16:35de prendre le contrôle de ce territoire,
16:37prendre le contrôle
16:38de décider qui rentre et qui sort.
16:41Et on a vu, donc,
16:42ces citoyens, comme vous le disiez,
16:44donner un ultimatum
16:45à ces immigrés en situation irrégulière
16:48de quitter immédiatement
16:50l'Afrique du Sud
16:51jusqu'à, donc, hier soir, minuit.
16:54Et, en fait,
16:55ils ont essayé
16:56de se rendre justice eux-mêmes.
16:58Je pense qu'il faut y voir
16:59vraiment un signal d'alarme.
17:01Parce que, justement,
17:03le 30 juin, hier,
17:05ce n'était pas un ultimatum
17:06du gouvernement,
17:07mais donc, comme vous le disiez,
17:08un ultimatum donné
17:09par la population,
17:10par une partie de la population.
17:12Et ça a été extrêmement
17:13pris au sérieux.
17:14Parce que, eh bien,
17:16vous savez,
17:17la situation en Afrique du Sud
17:18est vraiment compliquée.
17:18Il y a 32% de chômeurs
17:20dans le pays.
17:21Il y a des services publics
17:23qui sont vraiment délabrés.
17:25Ils ne sont pas
17:26dans toutes les régions du pays.
17:28Et il y a énormément, donc,
17:29d'immigration clandestine
17:31qui aggrave les problèmes
17:32en Afrique du Sud,
17:33notamment au niveau du travail.
17:36Ensuite, vous savez que...
17:39En fait, ce qu'il faut bien comprendre,
17:40c'est que les Sud-Africains
17:43qui sont exaspérés
17:44par la situation,
17:45ils sont en train
17:47d'attaquer des commerces,
17:49tenues par des immigrés
17:51en situation irrégulière.
17:52Ils sont en train
17:53de pousser leurs familles
17:54à fuir.
17:55Et il y a également eu
17:57des morts
17:57ces dernières semaines.
17:59Et donc, tout ça a entraîné
18:00une partie de ces immigrés
18:02en situation irrégulière
18:03à vraiment fuir
18:05l'Afrique du Sud.
18:06Et ce qui est aussi intéressant
18:07de le dire,
18:08c'est que les pays
18:09dont ils sont ressortissants,
18:11eux aussi,
18:11travaillaient à leur rapatriement.
18:13Parce qu'ils se sont dit
18:14qu'on ne peut pas laisser
18:15nos ressortissants,
18:16même s'ils sont
18:17en situation irrégulière,
18:18se faire tuer,
18:19se faire agresser
18:20en Afrique du Sud.
18:22Et il y a une chose
18:23aussi qui est importante
18:23à dire,
18:24c'est que le rôle
18:25d'un État de droit
18:26en principe,
18:27c'est que justement,
18:27c'est à lui de faire la loi.
18:29Et là, on voit
18:30que c'est la rue
18:30et que ce sont des groupes
18:31d'autodéfense
18:32qui sont en train
18:33de le faire.
18:33Il y a quelque chose
18:34aussi qui est important
18:35à dire,
18:35c'est que l'ANC,
18:36c'est-à-dire le parti
18:37de Nelson Mandela,
18:38le parti historique
18:39de l'Afrique du Sud moderne,
18:42qui est plutôt
18:42en principe marxiste,
18:44de gauche,
18:46considère effectivement
18:47que l'immigration
18:47pose un grand problème
18:49au marché du travail
18:50en Afrique du Sud
18:51et est en train
18:51de créer une dérégulation
18:52sur place.
18:55Et en fait,
18:56ce qui est assez intéressant
18:57à dire,
18:57c'est que les citoyens
18:59estiment en Afrique du Sud
19:00que le fait
19:01de ne pas contrôler
19:02les frontières
19:03est en train
19:03d'éroder le rôle
19:04de l'État.
19:05Michel,
19:06beaucoup de Français
19:06vont se dire
19:07que les Sud-Africains
19:08expriment finalement
19:09les mêmes inquiétudes
19:10que beaucoup d'Européens.
19:12Est-ce que la France
19:12devrait peut-être
19:14regarder cette crise
19:15de plus près ?
19:15Oui,
19:16parce que pour moi,
19:17les groupes d'autodéfense,
19:18les justices de rue,
19:20donc tout ce qui est violence,
19:21sont exactement
19:22en fait ce qui surgit
19:23lorsque l'État
19:24perd le monopole
19:25de la force.
19:26Et donc,
19:27ce n'est pas tant
19:27un modèle à suivre,
19:28mais par contre,
19:29c'est un avertissement,
19:30un avertissement
19:31qui n'est pas seulement
19:32pour les pays africains,
19:34mais également,
19:34comme vous le disiez,
19:35pour les pays européens
19:36et notamment pour la France.
19:38En fait,
19:38les citoyens
19:39sont en train d'essayer
19:40de se substituer
19:41au rôle de l'État.
19:42On l'a vu donc
19:42en Afrique du Sud,
19:43mais on le voit aussi
19:44au Mexique
19:45où face au cartel de drogue,
19:47ils essayent également
19:47de s'organiser.
19:48On le voit aussi au Sahel
19:50où ils essayent
19:50face au djihadisme
19:51dans chaque village
19:52de s'organiser.
19:53Et on le voit bien sûr
19:54à Haïti, etc.
19:56Et ce n'est pas le signal
19:57d'un État fort,
19:57c'est le signal
19:58d'un État qui s'affaiblit.
20:00Et donc,
20:00en Europe,
20:01vous savez,
20:01on a souvent donné
20:02des leçons aux Africains
20:05en leur disant
20:05qu'un État moderne
20:06est censé protéger
20:07les libertés,
20:08faire respecter
20:09les institutions.
20:10Mais là,
20:10les pays africains
20:11nous donnent eux-mêmes
20:12une leçon.
20:13C'est qu'en fait,
20:15une frontière
20:16ne tient jamais
20:16toute seule.
20:17Elle a besoin
20:18d'un État
20:18qui tienne les frontières.
20:20Et vous parliez
20:21des 600 millions de rentes.
20:22600 millions de rentes,
20:23c'est l'équivalent
20:24de 32 millions d'euros.
20:27Donc,
20:27ce qui est aussi
20:28très important à dire,
20:29c'est que l'État
20:30disait ne pas avoir d'argent,
20:31donc ils n'ont pas
20:32réglé le problème
20:32à la source.
20:33Et avec les 32 millions,
20:34ils les ont trouvés,
20:35par contre,
20:36pour essayer
20:36de maintenir
20:37l'ordre sur place.
20:39Mais en fait,
20:40ce qui est aujourd'hui
20:41important de dire,
20:41c'est que les gens
20:42ne veulent plus
20:43de discours,
20:43ils veulent vraiment
20:45des actes.
20:46Et je voudrais juste
20:47terminer en disant
20:48que l'histoire raconte
20:49toujours la même chose.
20:50Lorsqu'un État
20:50renonce à exercer
20:51une fonction régalienne
20:52comme le contrôle
20:53des frontières,
20:54quelqu'un finit toujours
20:55par vouloir la reprendre.
20:56Et ce quelqu'un
20:57n'est presque jamais
20:58plus modéré
20:58que l'État lui-même.
21:01Excellente analyse,
21:02mon cher Michel Fayad.
21:04On va passer
21:05à la politique.
21:05Beaucoup de choses
21:06à dire dans un histoire
21:07avec vous,
21:07Gabriel Cluziel.
21:08On va analyser
21:08les dates
21:09de la présidentielle.
21:11Mais d'abord,
21:12Marc Menancourt,
21:13théâtre à droite.
21:15Il y a trois semaines
21:16encore,
21:16Laurent Wauquiez
21:18disait soutenir
21:19Bruno Rotaillot,
21:20le patron des LR.
21:21Mais il appelle
21:22désormais à soutenir
21:23Édouard Philippe
21:24à moins d'un an
21:25de la présidentielle.
21:26Il estime que
21:26Bruno Rotaillot,
21:27patron des LR
21:28et candidats
21:28devrait donc se retirer
21:30s'il reste sous la barre
21:31des 10%.
21:32Est-ce que la droite
21:34est en train de s'unir
21:35ou au contraire
21:35d'exploser sous nos yeux ?
21:37Il est un peu
21:39fauchetant.
21:40Parce qu'il ne dit pas
21:41Bruno Rotaillot.
21:43Il dit
21:45exactement
21:46« Il faut savoir
21:47se retirer
21:48si on n'a
21:49que 10% ? »
21:51Mais ce qui est
21:51quand même pathétique,
21:53c'est qu'il juge
21:54celui
21:54qui l'a écrasé
21:56lors de l'élection
21:58du parti,
21:59il y a quoi ?
22:00Trois mois ?
22:0075%
22:02pour Rotaillot
22:03et lui
22:0425%.
22:05Alors de temps en temps,
22:06il faut avoir du panache
22:07dans la vie.
22:07C'est-à-dire que
22:09on admet
22:10la victoire
22:11de celui
22:12qui s'est imposé
22:14de façon aussi
22:16importante
22:17et on se place
22:19à ses côtés
22:20pour dire
22:20« Maintenant,
22:21voilà,
22:22il nous faut
22:22depuis des années
22:24ce parti est marlade,
22:25depuis des années
22:26on n'arrive plus
22:27à mobiliser,
22:28comment s'y prendre ? »
22:29Mais on n'entre pas
22:30dans la petite tambouille.
22:32On n'entre pas
22:33dans la politique aille.
22:34On n'entre pas
22:35dans une sorte
22:36de trahison.
22:38C'est-à-dire
22:38qu'aujourd'hui,
22:39il ose dire
22:41par son histoire
22:43et les responsabilités
22:45qui ont été
22:46les siennes
22:47pour incarner
22:48l'ordre
22:48et le sérieux
22:49permettant
22:50de redresser
22:51la France.
22:52Alors j'ai l'impression
22:52qu'il est un peu
22:53amnésique quand même
22:54parce que
22:55que voir
22:57dans le bilan
22:59d'Edouard Philippe ?
23:02Moi j'ai été marqué
23:03surtout
23:03par sa façon
23:05de traiter le Covid.
23:06Je me souviens
23:07quand soudain
23:07il a dit
23:08il faut vacciner
23:09les enfants
23:09de 5 ans
23:10parce qu'il en a
23:11de plus en plus
23:11qui sont touchés
23:12par la maladie.
23:13Alors si c'est ça
23:14avoir le sens
23:15de la responsabilité
23:17il nous faut tous
23:18aller aux abris.
23:20Alors comment peut-on
23:21se revendiquer
23:22être un homme
23:24se plaçant
23:25en observateur
23:26comme si soudain
23:27on n'appartenait plus
23:28à un parti
23:29s'il n'est pas capable
23:30d'être à côté
23:31de Bruno Rotaillot ?
23:33Il dit
23:33aujourd'hui
23:34je suis en rupture
23:35mais il va plus loin
23:36après
23:36dans son analyse
23:38sur
23:39Edouard Philippe
23:40là aussi
23:40c'est très intéressant
23:41parce qu'il dit
23:41la question est de savoir
23:43ce qu'il veut faire
23:44pour reconstruire la France.
23:46On ne peut pas
23:46se contenter
23:47de dire
23:48qu'on va faire barrage
23:49contre les extrêmes
23:50il faut avoir un projet.
23:54Il fait quoi
23:55Laurent Wauquiez
23:56il s'occupe uniquement
23:58de regarder
24:00ce qu'il montre
24:00dans les sondages
24:01etc.
24:02En plus il aime bien
24:03il prévoit tous les cas
24:04tous les cas de figure
24:05il aime bien
24:07Gabriel Attal.
24:09On se demande
24:10pourquoi
24:10il a la nécessité
24:12d'ajouter ça
24:13non mais bien évidemment
24:13mais on attend
24:15quand même
24:15d'un homme
24:15qui a revendiqué
24:17la présidence
24:18d'un parti
24:18de dire maintenant
24:20ensemble
24:20là il parle
24:21de se mettre
24:22autour de la table
24:23pour savoir
24:23éventuellement
24:24au mois d'octobre
24:26si on ne pourrait
24:27pas organiser
24:28une primaire
24:29des parties de droite
24:30incluant le centre
24:31est-ce que les français
24:33aujourd'hui
24:33qui votent à droite
24:34attendent ce type
24:36de multiplication
24:39de
24:40je dirais
24:41de pratiques
24:43vous savez
24:43c'est le bon taux
24:44on fait tourner
24:45et puis
24:46qui sort
24:46qui sort du chapeau
24:48c'est quand même pas ça
24:49c'est quelqu'un
24:50Laurent Wauquiez
24:50qui a revendiqué
24:51la tête du parti LR
24:52et qui va vers
24:53un autre parti
24:54horizon
24:54et d'ailleurs
24:54que certains à droite
24:55ne considèrent même pas
24:56comme étant un parti
24:57à droite
24:57on est d'accord
24:58mais ce qui est encore
25:00plus fou
25:00c'est que s'il prétendait
25:02prendre le parti
25:04il a théoriquement
25:06un plan à proposer
25:07donc il pourrait
25:08peut-être
25:10sans que ça apparaisse
25:11vraiment
25:11ça ne serait pas
25:12très élégant
25:13mais une trahison totale
25:14dire
25:15je ne suis pas d'accord
25:16avec le début
25:17de la campagne
25:18de Bruno Rotaillot
25:19qui se place trop
25:21dans une sorte
25:22d'opposition générale
25:24et qui ne donne pas
25:25les grandes lignes
25:26qui sont les nôtres
25:27or nous avons réfléchi
25:29nous sommes capables
25:30demain
25:31de diriger la France
25:32c'est ça
25:32qu'attendent
25:32les Français
25:33ils attendent
25:34des uns
25:34et des autres
25:35donc pas ces prises
25:36de position
25:37qui sont celles
25:38de chiffonnier
25:39mais simplement
25:41est-ce que demain
25:42on peut véritablement
25:44avoir un espoir
25:45ils attendent
25:46la petite étincelle
25:47il ne faut pas s'étonner
25:48si on a après
25:4960% de gens
25:51qui se détournent
25:52donc je trouve
25:54qu'il s'est totalement
25:55décrédibilisé
25:57il a mis une mine
25:59pour faire sauter
26:00le parti
26:01dont il prétendait
26:02devenir le patron
26:04et à partir de là
26:05et bien
26:06je pense
26:07qu'il a créé
26:08sa propre tombe
26:10entre guillemets
26:11politique
26:12parce que
26:12comment pourra-t-il
26:13se dresser
26:14même à côté
26:15d'un Édouard Philippe
26:16en étant
26:17dans une
26:19position
26:20de respectabilité
26:22il a
26:23maintenant
26:23l'indignité
26:25je dirais
26:25affichée
26:26sur son front
26:28alors en plus
26:29quand il parle
26:29de l'opposition
26:31droite
26:32des extrêmes
26:33c'est quoi
26:34l'opposition
26:34des extrêmes
26:35d'autant
26:36qu'il faut remarquer
26:37qu'il y en a un
26:38qui fait figure
26:39de porte-drapeau
26:41de la gauche
26:41c'est Mélenchon
26:42mais quand on regarde
26:43les sondages
26:44on s'aperçoit
26:44que Mélenchon
26:45plus personne
26:46n'en veut
26:46c'est-à-dire
26:47que d'un côté
26:47ceux qui restent
26:48à gauche
26:49on va commencer
26:49à les compter
26:50sur les droits
26:50d'une main
26:51et bien
26:52ceux-là
26:52sont pour Mélenchon
26:53mais en revanche
26:54quand on demande
26:55aux gens
26:57si véritablement
26:58ils voteraient
26:59Mélenchon
27:00ou
27:01Front National
27:03Rassemblement National
27:0441%
27:05des gens
27:0651%
27:08des gens
27:08disent
27:09qu'ils ne veulent
27:10surtout pas
27:10de Mélenchon
27:11donc le danger
27:12aujourd'hui
27:13il n'est pas
27:14Mélenchon
27:15Rassemblement National
27:16il est pour des gens
27:17qui se veulent
27:18en dehors
27:19de ces tendances
27:20largement affichées
27:22qu'avez-vous
27:23à nous proposer
27:24et apparemment
27:25Laurent Wauquiez
27:26n'a rien à proposer
27:28Petite remarque
27:29est-ce que la droite
27:30est en train d'exposer
27:31sur nos yeux
27:32ou bien au contraire
27:32est-ce qu'il est en train
27:33de se repositionner
27:34je crois qu'elle a explosé
27:35depuis longtemps
27:35mais franchement
27:36dans le cas de Laurent Wauquiez
27:37c'est particulier
27:38c'est qu'il souhaite
27:39une alliance
27:39dit-il
27:40une première des droites
27:41qui irait jusqu'à
27:41Sarah Knafo
27:42mais le fait est
27:43qu'Edouard Philippe
27:43de son point de vue
27:44considère
27:44si j'ai bien compris
27:45que Sarah Knafo
27:46fait partie à ce point
27:47des infréquentables
27:48que contre ces gens
27:49il préférait voter communiste
27:50donc je cherche
27:51à comprendre
27:52le raisonnement
27:53de Laurent Wauquiez
27:54qui est un homme
27:54intelligent
27:54personne ne dira le contraire
27:55mais j'ai l'impression
27:56qu'il se perd
27:57dans ses propres ruses
27:59Michel Fayad
28:00oui à l'époque
28:01où il y avait eu
28:01une alliance
28:02entre les LR
28:03et le RN
28:03qui était possible
28:04aux dernières élections
28:05législatives
28:05c'est quand même aussi
28:06Laurent Wauquiez
28:07qui a saboté
28:08ce rapprochement
28:10et poussé finalement
28:11et Ciotti
28:12à quitter le navire
28:13et créer son propre parti
28:14merci beaucoup
28:15Marc Menand
28:16pour cette analyse politique
28:17on va continuer
28:18avec la politique
28:18puisque Gabriel
28:19les dates
28:20de la prochaine élection
28:21présidentielle
28:22sont désormais connues
28:23le premier tour
28:24aura lieu
28:24le 18 avril
28:26le deuxième
28:27le 2 mai
28:28Bruno Rotaillot
28:29interrogé
28:30ce matin
28:31par Laurence Farré
28:31sur Europe 1 et CNews
28:33a déclaré
28:33que pour lui
28:34ce choix
28:35n'était pas neutre
28:36pourquoi ?
28:37alors les dates
28:38en effet
28:39ont été officialisées
28:39au conseil des ministres
28:41aujourd'hui
28:41et le choix
28:42n'est pas complètement libre
28:43quand même
28:43déjà il faut le dire
28:44parce qu'il faut respecter
28:45la constitution
28:45la constitution impose
28:46des délais
28:47le scrutin
28:48doit se tenir
28:49entre 20 à 35 jours
28:51avant la fin
28:51du quinquennat
28:52en cours
28:53alors en l'occurrence
28:54en 2022
28:55le second tour
28:56de la présidentielle
28:57s'était tenu
28:57le 24 avril
28:59le conseil constitutionnel
29:00avait proclamé
29:01les résultats
29:02le 27
29:02et la cérémonie
29:03d'investiture
29:04à l'Elysée
29:04avait été organisée
29:06le 7
29:06donc en toute logique
29:07le mandat en cours
29:08devrait s'arrêter
29:085 ans après
29:09le 7 mai
29:102027
29:11mais en 2022
29:12il faut suivre un peu
29:13c'est un peu compliqué
29:14mais c'est amusant
29:15de voir ce qui se passe
29:16on suit très bien
29:17mais en 2022
29:18comme Emmanuel Macron
29:19s'était succédé
29:20à lui-même
29:21il n'avait eu besoin
29:22de l'accord de personne
29:23sauf de lui-même
29:24pour faire à sa guise
29:25donc il s'était
29:26auto-arrangé
29:27pour faire en sorte
29:28que le mandat
29:29débute le 14 mai
29:30Laurent Fabius
29:31alors président du conseil
29:32avait déclaré
29:33le 27 avril
29:34que le nouveau mandat
29:35du chef de l'État
29:36débuterait à compter
29:37du 14 mai 2022
29:38soit une semaine
29:39après l'investiture
29:40bon pourquoi pas
29:40alors la première
29:42il y avait deux raisons
29:43la première
29:43en 2017
29:44le premier mandat
29:45d'Emmanuel Macron
29:46avait commencé
29:47le 14 mai 2017
29:48donc selon la constitution
29:51il dure 5 ans
29:51c'est l'article 6
29:53et puis la deuxième
29:54plus intéressante
29:55c'est qu'Emmanuel Macron
29:55c'est un peu
29:56la comtesse du Barry
29:57en costard-cravate
29:59encore une minute
30:00monsieur le bourreau
30:01avant que je redevienne
30:03vulgume PQ
30:04s'il avait d'ailleurs
30:04déclaré il y a un an
30:05au JD News
30:06qu'il gouvernerait
30:07jusqu'au dernier quart d'heure
30:08en fait
30:09c'est encore un quart d'heure
30:10monsieur le bourreau
30:13mais même en tenant compte
30:14de ses contraintes
30:15le scrutin aurait pu se tenir
30:17les 11 et 25 avril
30:19alors pour être tout à fait honnête
30:21et franc
30:21pour être objectif
30:23aucune de ces dates
30:25entre le 11 avril
30:26et le 2 mai
30:26était tout à fait satisfaitante
30:28sur le plan de la participation
30:29parce qu'il y a toujours
30:30une partie de la France
30:31une zone qui est en vacances
30:32vous savez que les vacances de Pâques
30:33s'étalent sur plusieurs zones
30:35et donc d'aucuns
30:37comme Maude Brejon
30:38porte-parole du gouvernement
30:39argueront que le 2 mai
30:40au moins c'est la fin
30:41de la dernière zone
30:42donc toutes les autres
30:42sont déjà rentrées
30:44sauf qu'il est quand même
30:45difficile de donner tort
30:46à Bruno Retailleau
30:48et ses arguments portent
30:49qu'explique-t-il Bruno Retailleau
30:51que la règle
30:52c'est que la campagne électorale
30:53se termine le vendredi
30:54avant les élections
30:55sauf que le 1er mai
30:57ce sera le samedi
30:57et c'est par nature
30:58une tribune de gauche
30:59les syndicats
31:01défilent à grands fracas
31:02on le sait
31:02avec en tête
31:03CGT et CFDT
31:05alors on va nous dire
31:06que les syndicats
31:06ne sont pas des partis politiques
31:07la bonne blague
31:09rappelons
31:09les stands
31:10communistes
31:11et les
31:13comment dire
31:13les drapeaux palestiniens
31:14l'an passé
31:17il y a bien duré
31:18que ces syndicats
31:18ne défendent plus
31:19les travailleurs
31:21la meilleure preuve
31:21c'est leur défense
31:22quasi religieuse
31:23de l'ouverture
31:24des frontières
31:25sachant que cet immigrationnisme
31:27tire les salaires
31:29en permanence
31:29vers le bas
31:30et force au partage
31:31d'un gâteau social
31:32qui n'est pas infini
31:33donc c'est pas forcément
31:35en faveur des ouvriers
31:36comment s'étonner
31:37ensuite qu'en 2022
31:3870% des ouvriers
31:40aient donné leur bulletin
31:41de vote à Marine Le Pen
31:42et puis c'est vrai
31:43que le 1er mai
31:44toute l'actualité
31:45est consacrée
31:46d'ailleurs
31:46à ces manifestations
31:47en 2022
31:49une tribune conjointe
31:50de Laurent Berger
31:51et Philippe Martinez
31:52secrétaire généraux
31:53respectifs de la CFDT
31:54de la CGT
31:55n'avait-elle pas appelé
31:57à faire barrage
31:58à Marine Le Pen
31:59au deuxième tour
32:00de la présidentielle
32:01mais exactement
32:02et Emmanuel Macron
32:03avait même appelé
32:04décroché son téléphone
32:06pour remercier personnellement
32:07Philippe Martinez
32:08de la CGT
32:09c'était trop mignon
32:10gazon que Sophie Binet
32:12la Marie Chantal
32:13de la CGT
32:14suivra les traces
32:15de son prédécesseur
32:16sachant qu'elle avait qualifié
32:18le RN de pire ennemi
32:19je cite
32:20alors vous comprenez bien
32:21que si le RN
32:22comme semble le montrer
32:23pour le moment
32:23les sondages
32:24arrivent au deuxième tour
32:26il y aura de facto
32:27la veille
32:28des tribunes
32:29des discours
32:30des défilés
32:30contre lui
32:31donc c'est une façon
32:32de contourner
32:33la réserve électorale
32:35alors il dit
32:37Bruno Retailleau
32:37qu'on ne me fasse pas croire
32:39que dans les cortèges
32:40dans le prise d'opposition
32:40il n'y aura aucun écho politique
32:42mais évidemment
32:43c'est nous prendre quand même
32:44comme pour des lapins
32:45de six semaines
32:46que de nous laisser imaginer ça
32:47alors Maude Bréjon
32:49pourtant porte-parole
32:49du gouvernement
32:50elle dit que les règles
32:51seront les mêmes
32:52que d'habitude
32:52mais qu'est-ce qu'elle va faire
32:53elle va empêcher
32:54les cortèges du 1er mai
32:55elle va supprimer
32:56les manifs
32:57ça peut gronder
32:58on a du mal à le croire
32:59alors Bruno Retailleau
33:01évoque aussi
33:01de possibles débordements
33:03voire des émeutes
33:04vous savez que le 1er mai
33:05les antifas
33:06sont parfois déchaînés
33:07et c'est ce qu'il appelle
33:09Bruno Retailleau
33:09il dit
33:09ce sera la stratégie
33:10du chaos
33:11alors posons toujours
33:13cette hypothèse
33:13privilégiée par le sondage
33:15du second tour
33:15avec un candidat RN
33:18la gauche
33:18et l'extrême gauche
33:19montreront
33:20par cette stratégie
33:21du chaos
33:21un peu l'apéritif
33:23un avant-goût
33:23de ce qui se passerait
33:24s'ils étaient élus
33:25le lendemain
33:26vous voyez
33:26ça fait un peu peur
33:27si les électeurs
33:28avaient l'outrecuidance
33:28d'élire un président RN
33:30et puis le centre
33:31et l'extrême centre
33:32tenteraient une fois de plus
33:33s'ils sont des deuxièmes tours
33:34de montrer qu'ils sont
33:35l'alternative au chaos
33:36donc ils diraient
33:37voyez un peu
33:37si jamais le RN est élu
33:39ce qui va se passer
33:39avec nous
33:40ce sera pas le chaos
33:41vous souvenez
33:42c'était la phrase
33:42qu'on disait à l'époque
33:44ça fait deux élections
33:47ou le chaos
33:47vous voyez ça relève
33:49du même raisonnement
33:49que lorsqu'un conférencier
33:51est annulé
33:51dans une université
33:52ou dans une salle
33:53on l'annule pour trouble
33:55à l'ordre public
33:55c'est pas lui
33:56ni ses ouailles
33:57qui sèment le trouble
33:58à l'ordre public
33:59mais ses opposants
34:00mais néanmoins
34:01c'est lui qui est puni
34:02ben là c'est un petit peu pareil
34:03l'argument pour ne pas
34:04élu dire quelqu'un du RN
34:05serait de dire
34:06que ses opposants
34:07mettraient le bazar
34:08donc c'est un signal
34:10qui est envoyé
34:10à la fois
34:12du centre
34:12par le centre
34:13et par la gauche
34:15l'idée est
34:15d'intimider le bourgeois
34:17si vous me permettez
34:18cette expression triviale
34:19mais est-ce que vraiment
34:20c'est un événement
34:21à la veille du scrutin
34:22qui peut faire basculer
34:25la campagne elle est longue
34:26les électeurs
34:27est-ce qu'ils n'ont pas
34:28déjà fait leur choix
34:29en quoi ça peut vraiment
34:30boucler les choses
34:31alors les militants
34:32les gens très politisés
34:33ont souvent fait leur choix
34:34mais il y a beaucoup de gens
34:34qui n'ont pas fait leur choix
34:36qui le font à la dernière minute
34:37voire qui pensaient
34:38ne pas aller voter
34:39et qui vont voter
34:40et un événement
34:41peut susciter
34:41une émotion assez forte
34:42pour provoquer cela
34:44alors on sait que Mélenchon
34:45lui il croit dur comme fer
34:47à ce phénomène
34:47puisque le 6 juin 2021
34:49il avait déclaré
34:50dans un clon complotisme
34:51absolument assumé
34:52mais le complotisme
34:53à gauche
34:54ça ça passe crème
34:56que vous verrez
34:57dans les dernières semaines
34:58de la campagne présidentielle
34:59nous aurons un grave incident
35:00ou un meurtre
35:01ça a été Méra en 2012
35:02ça a été l'attentat
35:03sur les chances de l'Isa
35:04en 2017
35:05tout ça c'est écrit d'avance
35:06vous voyez
35:06il pensait que Méra
35:08et l'attentat sur les chances de l'Isa
35:09c'était fait pour truquer
35:10les élections
35:11mais néanmoins
35:11donc lui
35:12il y croit
35:13et les socialistes
35:14pour expliquer l'échec cuisant
35:16de Lionel Jospin
35:17en 2002
35:17on entend évoquer
35:19l'affaire de Papy Voise
35:20je ne sais pas si vous vous souvenez
35:21de cette affaire
35:22un retraité à Orléans
35:23qui avait été agressé
35:24à son domicile
35:25dont le visage tuméfié
35:26a fait la une des médias
35:28trois jours avant
35:28le premier retour
35:29de l'élection présidentielle
35:30donc Paul Voise avait 72 ans
35:32il avait été roué de coups
35:33par ses agresseurs
35:33ils avaient mis le feu
35:34à sa maison
35:35alors les socialistes
35:36avaient dénoncé
35:37c'est ça qui est drôle
35:38déjà
35:38la médiatisation
35:40de cette affaire
35:41l'LCI avait diffusé
35:4219 fois le sujet
35:43j'ai vu
35:44et TF1 y avait consacré
35:45un reportage
35:46de 4 minutes
35:46alors pourquoi je vous dis ça
35:47parce qu'à l'époque
35:48il n'y avait pas de CNews
35:49pour servir de bouc émissaire
35:50mais néanmoins
35:51on avait fait ce reproche
35:52aux médias
35:53alors sans doute
35:54aurait-il fallu
35:55que Papy Voise
35:55ne passe pas à la télé
35:57qui souffre en silence
35:59caché
35:59ce visage tuméfié
36:00que je ne saurais voir
36:01et la leçon
36:03a été bien comprise
36:03puisqu'on peut terminer
36:05par là
36:06dans la nuit
36:06du 3 au 4 avril 2017
36:07moins de 15 jours
36:08avant la première tour
36:09des élections
36:10Kobili Traoré
36:11le meurtrier
36:12de Sarah Halimi
36:13s'était introduit
36:14chez sa voisine
36:15de 65 ans
36:16et au cri d'Allah Akbar
36:17l'avait roué de coups
36:19avant de la défenestrer
36:21mais la presse
36:22va tarder
36:22à médiatiser l'affaire
36:24il faudra des mois
36:24pour parler d'antisémitisme
36:26et Noemi Aloua
36:28dans son livre
36:28l'affaire Sarah Halimi
36:29au CER
36:30a expliqué
36:31Sarah Halimi
36:32a été assassinée
36:33en pleine campagne présidentielle
36:34sur le contexte politique
36:35et sensible
36:36le moindre événement
36:37peut se transformer
36:38en incédie médiatique
36:39il y a une crainte
36:40que Marine Le Pen
36:40arrive au pouvoir
36:42car si jadis
36:43un crime antisémite
36:44à quelques jours d'un vote
36:45pouvait nuire
36:46au Front National
36:47on redoute
36:48aujourd'hui
36:48l'inverse
36:49alors oui
36:50le choix du 2 mai
36:52le lendemain
36:52du 1er
36:53n'est pas neutre
36:54en fonction
36:55de ce qu'il pourra
36:56se passer
36:56le 1er mai
36:58merci pour cette analyse
36:59dans un instant
37:00on va recevoir
37:00Jean de Bellot
37:01sur les 50 décisions
37:02qui ont coulé
37:03la France
37:03en espérant
37:04qu'on aura une solution
37:05pour 2027
37:07une France
37:08qui se sera relevée
37:09en tout cas
37:10de cette
37:11de cette épreuve
37:13qu'on est en train de vivre
37:14on en parle avec lui
37:15dans un instant
37:16Charlotte
37:17moi j'ai vu
37:17les échos
37:18regardons ça
37:19pourquoi les pays européens
37:21vont devoir augmenter
37:22l'immigration
37:23c'est quand même
37:24intéressant
37:25comme question
37:26c'est original
37:27voilà
37:27comme question
37:29on va regarder
37:29la une
37:30de cet article
37:31le comité d'action
37:33pour la Méditerranée
37:34plaide à nouveau
37:35pour une augmentation
37:37de l'immigration
37:37donc on le voit
37:38dans cet article
37:39la présentant
37:39comme une nécessité
37:41pour les pays européens
37:43pour quelles raisons
37:44en effet
37:45alors c'est le
37:46ce fameux comité d'action
37:48parce que c'est
37:48moins les échos
37:49qui le disent
37:50que les échos
37:51qui se font le relais
37:52de ce rapport
37:54le comité d'action
37:54pour la Méditerranée
37:55publie donc un rapport
37:56à l'occasion
37:57d'un séminaire
37:58qui est co-organisé
37:59en ce moment même
38:00avec l'institut du monde arabe
38:02et l'agence française
38:05de développement
38:05dont on a souvent parlé ici
38:07l'AFD
38:07et le
38:09comment dire
38:09la thèse
38:11est assez simple
38:12elle n'est pas très originale
38:13je suis vraiment désolée pour eux
38:14si l'Union Européenne
38:15veut encore être présente
38:16dans la compétition
38:17économique internationale
38:18l'immigration
38:20est
38:20ce sont leurs mots
38:21inéluctables
38:22et nécessaires
38:24alors la raison
38:25est mathématique
38:25l'Europe pourrait perdre
38:27jusqu'à 20%
38:28de sa population
38:29explique le rapport
38:30en âge de travailler
38:30d'ici à 2050
38:32donc 20% de population
38:33active en moins
38:34puisque le taux
38:35de fécondité européen
38:36a atteint en 2024
38:371,34
38:38enfants par femme
38:39ce qui est évidemment
38:39sous le seuil
38:40de renouvellement
38:41et l'inverse
38:42arrive en Afrique
38:43et notamment en Afrique
38:44du Nord
38:45l'Algérie
38:46et l'Egypte
38:46devraient voir
38:46leur population
38:47augmenter de 36
38:48et 31%
38:49leur population
38:50active
38:50d'ici 2050
38:51puisqu'elles affichent
38:53des taux de fécondité
38:54de 2,77
38:54et 2,75
38:56en 2023
38:57conclusion
38:58d'Akim El Karoui
39:00qui est le président
39:00fondateur
39:01de ce fameux comité
39:02je le cite
39:03l'Europe et les pays
39:04du Maghreb
39:04ont des intérêts
39:05convergents
39:06encore faut-il
39:07mieux organiser
39:08la migration
39:08de part et d'autre
39:09de la Méditerranée
39:10afin de ne pas entraver
39:12le propre développement
39:13du Maghreb
39:13parce que quand une interrogation
39:15pointe
39:15c'est pour le Maghreb
39:16de la part du comité
39:17d'action
39:17il n'y a pas d'autres
39:18questions
39:19qui rentrent en compte
39:20un constat
39:21qui est partagé
39:21par le directeur général
39:22de l'AFD
39:23qui est nouveau
39:24et qui dit lui
39:24ensemble
39:25il s'agit d'organiser
39:26en amont
39:27de véritables parcours
39:28de formation
39:28d'emploi
39:29et de mobilité
39:30mutuellement bénéfiques
39:32de part et d'autre
39:33de la Méditerranée
39:34et le tout
39:35avec l'appui
39:36du ministre du Travail
39:37et des Solidarités
39:38il s'appelle
39:38Jean-Pierre Farandou
39:39et qui dit lui
39:40notre responsabilité
39:42est de mieux
39:43accompagner
39:43les parcours
39:44de formation
39:44mobilité
39:45et insertion
39:46afin que chacun
39:47puisse mettre
39:47ses compétences
39:48au service
39:49de notre économie
39:51fermez les guillemets
39:52tout le monde
39:52a l'air d'accord
39:53et tout ça
39:53a l'air tellement logique
39:55il est vrai
39:56que nous semblons
39:56avoir des intérêts
39:57communs
39:58Charlotte
39:58pourquoi s'empêcher
39:59d'y réfléchir
40:00afin que ça
40:01puisse profiter à tous
40:02alors franchement
40:03je ne veux empêcher
40:04personne de réfléchir
40:05surtout que les choses
40:06soient pas claires
40:07il n'y a aucun problème
40:08pour y réfléchir
40:08mais on peut s'étonner
40:09d'emblée
40:10de la déconnexion
40:11de ces réflexions
40:12pourtant pragmatiques
40:13c'est un mot
40:14qui revient extrêmement souvent
40:15qui font des hommes
40:16simplement des pions
40:17interchangeables
40:18d'un modèle économique
40:19il n'y a pas d'autres questions
40:20qui s'invitent
40:21dans ce constat-là
40:22car le comité lui-même
40:24le comité d'action
40:25pour la Méditerranée
40:26toujours lui
40:26balaye une part importante
40:28de la réalité
40:29dans une phrase
40:30d'introduction
40:30donc ils ont vu
40:31cette réalité
40:32mais ils la balayent
40:33c'est pas très important
40:33je cite la phrase
40:34au nord
40:35les discours anti-immigration
40:37se font de plus en plus fort
40:38au sud
40:39les sentiments anti-occidentaux
40:40sont en hausse
40:42et quelle est la conclusion
40:43de ce constat
40:44et bien
40:44il faut préférer
40:46les solutions
40:47à la politique
40:48alors j'étais vraiment étonnée
40:50parce qu'ils ont balayé
40:51cette phrase
40:51et en fait
40:51cette phrase
40:52c'est de la politique
40:53bon
40:54et donc il faut préférer
40:55des solutions
40:56mais il y a quand même
40:57quelques questions
40:58qui altèrent un peu
40:59l'idée géniale
41:00apparemment géniale
41:01et tellement mathématique
41:02c'est d'abord
41:03un la question
41:03de l'harmonie d'un pays
41:04c'est important
41:05sur d'autres terrains
41:06mais c'est important
41:07aussi sur le terrain économique
41:09on peut pas toute l'année
41:10nous expliquer
41:11que l'économie
41:12et le monde de la finance
41:13réagissent énormément
41:14à la confiance
41:15qu'ils peuvent avoir
41:15dans une situation
41:16et ne pas penser
41:17que l'harmonie d'un pays
41:19dans le plébiscite
41:20d'un modèle prospère
41:21compte pour absolument rien
41:23souvenez-vous par exemple
41:24de cette hausse
41:27des assurances
41:28en raison du risque
41:29permanent d'émeute
41:29désormais permanent
41:30d'émeute en France
41:31je suis pas sûre
41:32que ça n'ait pas
41:32d'incidence du tout
41:33sur la situation économique
41:35d'un pays
41:35pour ne prendre
41:36que ce sujet là
41:38ensuite il y a la question
41:39de la dénatalité
41:40la dénatalité
41:41c'est pas une génération spontanée
41:42la dénatalité
41:43ça pousse pas dans un pays
41:44comme les champignons
41:45c'est évidemment
41:46un basculement anthropologique
41:47dont le politique
41:48pourrait se saisir
41:49avec au minimum
41:50la même énergie
41:52qu'il met à nous expliquer
41:53depuis 40 ans
41:54que vraiment
41:54l'immigration
41:55est une chance
41:55décidément
41:56à tous les points de vue
41:57et il peut également
41:59examiner un autre modèle
42:01justement
42:01pour combler
42:04cette réalité démographique
42:06dont on parle souvent ici
42:07qu'il ne s'agit pas de contester
42:08un autre modèle
42:10ou une manière
42:11de s'adapter
42:12mais il faut que le politique
42:13comprenne que
42:14quand le nombre d'enfants
42:15désirés
42:16en France
42:17demeure supérieur
42:18au seuil de renouvellement
42:19des naissances
42:20les français continuent
42:21à vouloir plus d'enfants
42:22qu'ils n'en ont
42:23et plus d'enfants
42:24qu'il n'en faut même
42:25sur le strict sujet
42:28du renouvellement
42:28des naissances
42:29il est dingue
42:30que le politique
42:31ne mette pas
42:31un minimum d'énergie
42:33à tenter de répondre
42:34à cette question
42:35et laisse même
42:36prôner l'inverse
42:36toute la journée
42:37et troisième sujet
42:38l'idée que
42:39sur le terrain du travail
42:40les fossés culturels
42:41sur le strict terrain du travail
42:43les fossés culturels
42:44n'ont aucune importance
42:45c'est complètement fou
42:46comme si on était médecin
42:47de la même manière
42:48à tous les endroits
42:49de la planète
42:49comme si on était
42:51conseiller conjugal
42:52je dis n'importe quoi
42:52mais les métiers
42:53qui me viennent en tête
42:54de la même manière
42:55à tous les bouts de la planète
42:57comme si on tenait
42:58un restaurant
42:58notre invité
42:59qui est en train de tomber
43:00là ça va
43:00il n'est pas mort
43:03et même comme si on était
43:04des pions
43:05et sur un terrain
43:06même plus prosaïque
43:07comme si on tenait
43:08un restaurant
43:08de la même manière
43:09à tous les bouts
43:10de la planète
43:11et bien c'est le seul sujet
43:12qui est vaguement abordé
43:14sans le dire lui-même
43:15puisqu'il est question
43:16de financer des formations
43:17ça évidemment
43:18financer des formations
43:19pour encourager
43:20une immigration
43:20dont les européens
43:21donc ne veulent plus
43:22et le rapport
43:24de noter
43:24évidemment ça
43:25ça va faire plaisir
43:26à Mathieu
43:26que l'immigration
43:27de toute façon
43:28on peut bien dire
43:28ce qu'on veut
43:29elle s'imposera
43:30aux politiques
43:30et donc au peuple européen
43:31dont le sentiment
43:33je répète
43:34est de la politique
43:35tout simplement
43:36Il est vrai
43:37que tous les politiques
43:38même en Italie
43:39font appel à de la main d'oeuvre
43:40Charlotte
43:40pour pallier des manques
43:42c'est aussi un discours
43:43connu en France ça
43:44Là encore
43:45qui a constaté
43:46une telle énergie
43:48du politique
43:49ou des grandes institutions
43:51en France
43:52dans le travail
43:53de l'accès au travail
43:55précisément
43:55qui est nécessaire
43:56pour la France
43:56et pour les Français
43:57eux-mêmes
43:57en raison des chiffres
43:58du chômage
43:59c'est une réflexion
44:00qu'il faudrait avoir
44:01pourquoi est-ce que
44:01certains métiers
44:02ne trouvent plus
44:03du tout preneurs
44:04pourquoi est-ce que
44:04certains s'installent
44:06très durablement
44:07dans le chômage
44:07peut-être que ces questions
44:08pourraient aussi
44:10générer à peu près
44:11autant d'énergie
44:11parce que le cercle
44:12et on en a déjà parlé aussi
44:13est particulièrement vicieux
44:15il y a beaucoup d'emplois
44:16qui désormais
44:17n'attirent plus
44:18que des personnes
44:19moins exigeantes
44:20qui arrivent évidemment
44:21de l'étranger
44:22avec des situations économiques
44:23pires que la nôtre
44:24c'est évident
44:25qui finissent elles-mêmes
44:26par se lasser
44:26d'un modèle de travail
44:28trop difficile
44:29dans le contexte français
44:30et qui donc
44:31laissent place au nouveau
44:33en venant renforcer
44:33les chiffres du chômage
44:34c'est archi connu
44:36on l'a déjà renseigné
44:37mais ça n'intervient pas
44:38non plus dans cette réflexion
44:39et que faire de la réalité
44:41selon laquelle
44:41l'immigration elle-même
44:42justement
44:43a transformé
44:44dans une certaine mesure
44:45notre propre modèle économique
44:47et en l'occurrence
44:49quasiment moral
44:50rappelons qu'une étude
44:51de l'Institut de recherche
44:52pour le développement
44:52qui est également
44:53une institution
44:55ministérielle
44:55enfin qui est une institution
44:56ministérielle pour le coup
44:58soulignait récemment
44:59que 98%
45:00des livreurs
45:02Uber Eats
45:02ou Deliveroo
45:03vous savez
45:03cette uberisation permanente
45:04de livraison
45:05étaient des immigrés
45:06arrivés très récemment
45:07en France
45:08et vu leurs conditions
45:09de travail
45:09on comprend que
45:10personne d'autre
45:11ne se rue
45:11sur les métiers
45:12en question
45:12mais ces gens-là
45:13au bout de quelques années
45:14ils vont en avoir
45:14un peu marre
45:15d'être considérés
45:16comme les esclaves
45:16des uns et des autres
45:17ils vont donc cesser
45:18ce travail-là
45:19pour en faire autre chose
45:21et au-delà de la question
45:22du travail lui-même
45:23quel secteur embauche
45:25selon les chiffres
45:25ministériels officiels
45:27le plus de travailleurs
45:27immigrés ?
45:28Eh bien dans l'ordre
45:29ce sont les employés
45:30de maison
45:31les ouvriers non qualifiés
45:32du bâtiment
45:32le gardiennage
45:33et la sécurité privée
45:34soit pas exactement
45:35c'est des métiers
45:36qui sont importants
45:37et nécessaires
45:37mais qui créent
45:39assez peu de richesses
45:40donc pour le modèle économique
45:41c'est pas exactement
45:42sur ça que l'on se base
45:44pour imaginer la prospérité
45:45mais à l'inverse
45:46évidemment cette immigration
45:48même si elle est de travail
45:50génère une augmentation
45:51des aides sociales
45:52et des exonérations de charges
45:54donc change notre modèle social
45:56aggrave on va dire
45:56les modèles sociaux
45:58et fiscaux de la France
46:00et en plus évidemment
46:02une immigration de travail
46:03en France
46:03ne va toujours pas
46:04en raison de l'état
46:07de notre droit
46:07sans une immigration familiale
46:08il est donc un peu
46:10absurde d'imaginer
46:11que ce sont simplement
46:12des personnes
46:13qui vont venir régler
46:14le problème économique
46:15et que ça s'arrêtera là
46:17Merci beaucoup
46:18Charlotte Noréas
46:19Peut-être une remarque rapide
46:20Michel Fayad
46:21Oui le vrai problème
46:22je pense
46:22c'est aussi le droit du sol
46:24et l'octroi de nationalité
46:25sur cette base
46:26puisque les pétromonarchies
46:28arabes du Golfe
46:29comme le Qatar
46:29les Émirats arabes unis
46:30accueillent des millions
46:31d'étrangers
46:32et ils n'auront jamais
46:33la nationalité du pays
46:35Merci beaucoup
46:35pour votre regard
46:36Charlotte Dornela
46:37certains m'ont dit
46:38pourquoi est-ce que
46:38vous aimez Charlotte
46:39comme ça ?
46:40Je vous aime
46:41mais oui
46:41ça pose un problème
46:42Ils ne sont pas très gentils
46:42de poser cette question
46:43ça me paraît évident
46:44C'est clair
46:45Et puis quelqu'un demande aussi
46:47qu'est-ce qui gribouille ?
46:50Marc Menon
46:50Non j'écoute
46:52Non j'écoute
46:52J'écoute attention
46:53Il gribouille en réfléchissant
46:55Non parce que je trouve
46:56à chaque fois
46:57que mes confrères
46:59comme on dit
46:59et consœurs
47:00ont suffisamment d'éléments
47:01et de temps en temps
47:02je prends le petit mot
47:05qui mérite une réflexion supplémentaire
47:08Nous allons accueillir maintenant
47:10je demande de bien vouloir
47:11nous rejoindre
47:11Jean de Bellot
47:13pour ce rapport
47:151975-2025
47:17les 50 décisions
47:19qui ont coulé
47:20la France
47:22École nivelée
47:23par le bail
47:24Migration familiale
47:25sans retour
47:26On va en parler avec vous
47:27parce que c'est un rapport
47:28de l'Institut Thomas More
47:30qui liste et analyse
47:31les 50 décisions politiques
47:33prises entre 1975 et 2025
47:37qui ont coulé la France
47:39Vous êtes coordinateur principal
47:41de ce rapport
47:41Vous êtes journaliste de carrière
47:43ancien rédacteur en chef
47:44des Echos
47:45directeur de la rédaction
47:47du Figaro
47:48Vous dirigez aujourd'hui
47:49un cabinet de conseil
47:50et vous êtes engagé
47:51à l'Institut Thomas More
47:53pour décrypter
47:54les causes profondes
47:55du déclin français
47:58Donnez-moi
47:595 raisons
48:00pour lesquelles
48:015
48:03Pourquoi je dis ça ?
48:04C'est parce qu'on s'adresse
48:05à un public
48:06qui est déjà
48:07qui se dit
48:08on sait déjà
48:10que la France coule
48:10Donnez-moi 5 raisons
48:12pour lesquelles
48:125 raisons
48:13qui font couler la France
48:15Il y en a beaucoup plus
48:16mais questionnées comme ça
48:18et comme je pense
48:19que le temps est un peu compté
48:20Alors excusez-moi
48:21le preneur de son dit
48:21de lâcher le micro
48:23Voilà
48:24ça fait beaucoup de bruit
48:25pardon excusez-moi
48:26Non non mais
48:26pour répondre à votre question
48:28telle que vous la posez
48:29dans le délai
48:30je dirais
48:31le fait essentiel
48:33c'est l'incompatibilité totale
48:35entre les politiques nationales
48:37et les grands engagements
48:38internationaux pris par la France
48:40sur la période
48:41Les grands engagements internationaux
48:43c'est l'entrée
48:43dans la mondialisation
48:46qu'on nous a décrit
48:47comme devant
48:48permettre le progrès
48:49pour tous
48:50quelles que soient
48:50les conditions du commerce
48:51on a joué
48:52le commercialisme absolu
48:54Évidemment
48:55c'était incompatible
48:56ça n'était pas possible
48:57et on a vu les résultats
48:59Le deuxième engagement profond
49:01c'est la construction européenne
49:03à partir des années 80
49:04qui inverse totalement
49:05le traité de Rome
49:06notamment avec le marché unique
49:07puisque le traité de Rome
49:09organisait la protection
49:11aux frontières
49:11et la convergence
49:13des états membres
49:13et le marché unique
49:15ouvre les frontières
49:16et l'accès à tous
49:17à l'intérieur
49:18et organise la compétition
49:20entre les états membres
49:22Basculement en 86
49:23Basculement
49:24à mon avis
49:25stratégique
49:26à notre avis
49:27stratégique en 86
49:28parce qu'évidemment
49:29le rapport
49:29il y a 25 experts
49:31on est nombreux
49:32à avoir travaillé
49:33ça n'est pas ma pomme
49:34seulement
49:36et on a
49:37en face de ces engagements
49:39pris par
49:40tous nos dirigeants
49:42tous les gouvernements
49:43successifs
49:44des politiques nationales
49:46qui sont strictement
49:47incompatibles
49:47qui organisent
49:49sur le plan économique
49:50une sur-attractivité sociale
49:52et une sous-attractivité économique
49:55qu'est-ce que ça fait ?
49:57ça fait
49:57des industrialisations
49:58on a perdu
50:00en 45 ans
50:01près de 3 millions
50:03d'emplois industriels
50:04le patrimoine
50:06industriel français
50:07a été divisé
50:07par plus de 2
50:08entre 75
50:10et 2025
50:11ça aboutit à quoi ?
50:13à une autre raison
50:14pour répondre
50:15à vos 5 éléments
50:17c'est que
50:19nos politiques
50:20sur la période
50:21ne vont jamais
50:22traiter
50:23les causes
50:23d'un problème
50:24mais toujours
50:25ou le soigner
50:26ou essayer
50:27de le corriger
50:29l'exemple type
50:30on le traîne
50:31depuis 45 ans
50:32c'est
50:32les retraites
50:33on le sait bien
50:34mais vous avez eu
50:3525 plans
50:37logement
50:37vous avez eu
50:3828 plans
50:40sécurité
50:41vous avez eu
50:42en 50 ans
50:43non mais en 50 ans
50:44à peu près
50:45une fois tous les deux ans
50:46sur les grands enjeux
50:47vous avez eu
50:4823 lois
50:49sur l'école
50:50et les programmes scolaires
50:52sur le logement
50:53je crois qu'il y en a eu
50:5426 ou 27
50:55et donc
50:56on aboutit
50:58à un bougisme politique
50:59pour cette raison là
51:00parce qu'on n'a pas changé
51:01le logiciel
51:02et donc
51:04on ne fait que
51:05deux choses
51:05soit
51:07fiscalisé
51:09pour
51:11offrir
51:11des prestations
51:12à des gens
51:12qui sont victimes
51:14précisément
51:15des conséquences
51:16des politiques nationales
51:18mises en place
51:19dans un contexte
51:21international
51:21et de mise en concurrence
51:23qu'on a
51:24accepté
51:25on va prendre
51:26des exemples
51:26très simples
51:27un truc qui parle au français
51:29le logement
51:30le logement
51:31en France
51:31sur toute la vie
51:34on va dire immobilière
51:36d'un français
51:36la vie immobilière
51:38d'un français
51:39est plus taxée
51:40est taxée davantage
51:42en France
51:42que dans tous
51:44les autres pays
51:45européens
51:45mais qu'est-ce qu'on est obligé
51:46de faire ?
51:47on donne des aides
51:48des APL ici
51:49des niches fiscales là
51:50etc
51:51et c'est vrai
51:52dans tous les domaines
51:53et donc
51:53faute de changer
51:54de logiciel
51:55faute d'affronter
51:57j'ai entendu la formule
51:58elle est souvent
51:59dans les débats publics
51:59d'affronter le réel
52:00et d'accepter
52:02la réalité des choses
52:02on ne fait
52:03que corriger
52:05donner des prestations
52:06pour corriger
52:08les conséquences
52:08des mauvaises politiques
52:09suivies
52:10et donc fiscaliser
52:11donc on aboutit
52:12à quoi ?
52:13à toujours pressurer
52:14un nombre
52:16de moins en moins
52:16importants
52:17d'investisseurs
52:18de créateurs d'emplois
52:19et d'activités
52:20qui partent ailleurs
52:21parce qu'on est en compétition
52:22et donc
52:23on pressure
52:24un nombre
52:25de personnes
52:26et d'investisseurs
52:27d'entreprises
52:28de moins en moins
52:29nombreux
52:31et donc
52:32on arrive
52:32à une situation
52:33de dette
52:35le commerce extérieur
52:37on est le seul pays
52:38à avoir une dette
52:39aussi grave
52:40et cumulé
52:41dans le même temps
52:42un commerce extérieur
52:44déficitaire
52:44depuis 28 ans
52:45dans des proportions
52:46très importantes
52:47alors même qu'on a
52:48même s'il a été
52:49très sabordé
52:50l'avantage
52:51d'avoir une industrie nucléaire
52:52même si elle a été
52:53très très abîmée
52:54par les gouvernements
52:55un peu Chirac
52:56évidemment Hollande
52:58et Macron
52:58et Édouard Philippe
52:59alors on aura
53:00une dernière question
53:01dans un instant
53:01sur l'espoir
53:02parce que
53:03c'est vrai qu'on a envie
53:04de se demander
53:05est-ce qu'il y a des raisons
53:05d'espérer
53:06mais les français
53:07qui nous regardent
53:08se disent
53:08on connaît les constats
53:10est-ce que c'est pas
53:11un rapport
53:12de plus
53:13et puis ils ont envie
53:14de savoir aussi
53:14qu'est-ce qu'il y a
53:15peut-être dans ce rapport
53:16qui est très intéressant
53:18et passionnant
53:19qu'ils ne savent pas encore
53:21alors qu'est-ce que
53:22un rapport de plus
53:24vous me dites
53:24si vous voulez
53:25on est à un an
53:26de la campagne électorale
53:27présidentielle
53:28j'en ai entendu parler ce soir
53:29il y a de l'actualité ce soir
53:31il est simplement effarant
53:33d'avoir des hommes politiques
53:35qui rentrent en campagne
53:37aujourd'hui
53:37sans se poser la question
53:39du diagnostic des causes
53:41de la situation
53:42d'effondrement
53:43économique
53:45sociétal
53:46sécuritaire
53:46et de la population du pays
53:48et les types
53:49il y avait l'exemple
53:52de Laurent Wauquiez
53:53mais on ne peut pas rire
53:54enfin on ne peut pas
53:55s'en toucher de rire
53:57quand on parle de Laurent Wauquiez
53:59il est intelligent
54:00mais il y a un problème
54:01de compagnie
54:02peu importe
54:02mais pourquoi est-ce que
54:05nous faisons
54:06l'Institut Thomas Morse
54:07ce travail
54:07c'est pour le mettre
54:09sur la place publique
54:09pour dire aux gens
54:11en fait les problèmes
54:12ont des raisons
54:13identifiées
54:14une série de décisions
54:16mauvaises
54:17prises
54:18essentiellement
54:19à partir
54:19d'erreurs d'analyse
54:20profondes
54:21et qui en fait
54:22n'ont fait que se développer
54:23sur 50 ans
54:24pour arriver à la situation
54:25alors
54:26je voudrais dire un point
54:28parce que je pense
54:28que le temps est compté
54:29oui parce que
54:30Mathieu Bocoté
54:31il n'aura pas sa chronique
54:32et il va faire la gueule
54:35monérément
54:36monérément
54:37je ne veux pas
54:38que Mathieu Bocoté
54:39non mais 10 secondes
54:40parce que je veux
54:40qu'on parle de l'espoir
54:41en 10 secondes
54:42plus on travaille
54:43sur l'analyse des causes
54:44et je le dis très sérieusement
54:45notamment aux jeunes
54:47plus on est convaincu
54:48que le rebond
54:49peut être colossal
54:50alors dites-moi
54:50donnez-moi
54:51vous n'allez pas partir
54:52comme ça
54:52donnez-moi une raison
54:53d'espérer
54:54quelle raison pour espérer
54:55alors pour espérer
54:56dans le rebond
54:57d'abord il y a beaucoup
54:58un mot
54:58une raison
54:59alors non
55:00pas 5
55:01enfin un mot
55:02un mot
55:03non mais c'est le rapport
55:042
55:04quand vous allez faire
55:05ce positif
55:06alors d'abord
55:07c'est le rapport
55:07du numéro 2
55:08qu'on va publier
55:08d'ici la fin de l'année
55:10avec un vrai plan
55:11qu'on va mettre à disposition
55:12du marché politique
55:13et qui va être très sérieux
55:15très approfondi
55:16on a eu 150 personnes
55:18152 personnes
55:19qui depuis la publication
55:21du rapport 1
55:21veulent venir travailler
55:22il y a des gens
55:23de très très bon niveau
55:24il nous reste 2 minutes
55:253 raisons d'espoir
55:263 raisons d'espoir
55:27il y a beaucoup d'argent
55:28il y a beaucoup de gaspillage
55:30on peut véritablement
55:32faire beaucoup d'économies
55:33et redistribuer beaucoup
55:34sans problème
55:36deuxièmement
55:37on peut facilement mettre
55:38l'attractivité du pays
55:39au niveau de ses compétiteurs
55:43troisièmement
55:44je pense qu'il y a une demande
55:46de la population
55:46de revenir à du bon sens
55:48l'enseignement public
55:50doit enseigner
55:51la justice doit protéger
55:53et on peut faire
55:54et il y a un phénomène historique
55:56permettez-moi de l'évoquer
55:57historique
55:58c'est que nous avons encore
55:59en France
56:00quelques actifs industriels
56:02puissants
56:03précisément
56:04dans les nouvelles technologies
56:07or ces nouvelles technologies
56:09sont particulièrement adéquates
56:12pour traiter
56:13spécifiquement
56:14les problèmes français
56:15et donc
56:17sérieusement
56:18et le rapport 2 le dira
56:19et plus on y travaille
56:20moi
56:21plus je suis optimiste
56:22il faut une volonté politique
56:24mais le potentiel de rebond
56:26il est colossal
56:28l'enjeu c'est de traiter
56:29tous les sujets en même temps
56:30il faut relancer l'économie
56:35rééquilibrer
56:35enfin refaire l'éducation nationale
56:37mais même les personnels
56:39le demandent
56:39l'hôpital etc
56:41tout est tellement
56:42en panne
56:43ou abîmé
56:44qu'il va falloir tout faire
56:45en même temps
56:46c'est évidemment très difficile
56:48on peut retrouver ce rapport
56:49sur le site internet
56:51de l'institut Thomas More
56:52merci infiniment
56:53de nous avoir dévoilé
56:55ces 50 décisions
56:57qui ont coulé la France
56:58en tout cas une partie
56:59et surtout une raison
57:00d'espérer
57:01Mathieu justement
57:01peut-être une raison d'espérer
57:02je ne sais pas
57:03pour certains
57:03qui sont à droite
57:05puisque la jeunesse
57:06croit-on depuis 1960
57:08et de gauche par nature
57:09elle serait pourtant
57:11en train de passer à droite
57:12partout en Europe
57:13nous dit l'Express
57:14qui s'en inquiète
57:15qui s'en inquiète
57:16en fait dans l'Express
57:17c'est une chronique
57:17très intéressante
57:18de Catherine Fiechie
57:19sur laquelle je veux revenir
57:20donc elle constate
57:22que la jeunesse
57:22se radicalise
57:23dit-elle
57:24elle se polarise
57:24elle quitte le centre
57:26et on comprend
57:27que dans l'état d'esprit
57:28de cette dame
57:29quitter le centre
57:30c'est déjà faire le choix
57:31des choix politiques pathologiques
57:33donc dès lors
57:34qu'on ne participe plus
57:35à l'imaginaire boomer
57:37du centre
57:38avec ses slogans
57:39avec une certaine conception
57:40de l'Union Européenne
57:41avec un certain mondialisme
57:42dès lors on a des comportements
57:43politiques pathologiques
57:45elle est incapable d'imaginer
57:46c'est intéressant
57:47qu'il y ait une légitimité
57:49dans la radicalité
57:50les uns et les autres
57:50qui disent
57:50ce système ne fonctionne plus
57:52il faut en sortir
57:52d'une manière ou de l'autre
57:53elle note notamment
57:55que dans une certaine droite
57:56qu'elle dit radicale
57:57il y a
57:58je cite
57:58une demande d'identité nationale
58:00une demande d'enracinement
58:01spécifique
58:02donc culturel
58:03pour les populations européennes
58:05et aussi une demande
58:06d'identité masculine
58:06dit-elle
58:07parce que certains disent
58:08dans un monde
58:08avec la liquéfaction
58:09de toutes les identités
58:10on voudrait quand même
58:11avoir quelques repères
58:12elle traite cela
58:13sur le mode
58:14d'une dépossession
58:15fantasmée
58:15sans ancrage
58:16dans le réel
58:17donc elle analyse
58:18mais sur le mode
58:19de la pathologie
58:20et moi je trouve
58:20que c'est représentatif
58:21du discours dominant
58:22qui n'explique
58:24le vote des français
58:25qui s'éloignent
58:25du marais central
58:27que sur le mode
58:28de la pathologie
58:29de la déviance
58:29du comportement politique
58:30voyou
58:31sous le signe des extrêmes
58:32et à la fin
58:33Catherine Fréchi
58:34bascule
58:34et nous dit
58:35c'est quoi son véritable souci
58:36la presse est inquiétée
58:37de ces jeunes européens
58:38qui votent
58:38pour les partis
58:39dit-elles de droite radical
58:40elle dit
58:41et surtout
58:41que proposons-nous
58:43aux jeunes européens
58:44issus de l'immigration
58:45nés ici
58:47mais encore sommés
58:48de prouver
58:48qu'ils appartiennent
58:49au nous
58:50si l'Europe veut les retenir
58:51du côté des politiques
58:52constructives
58:53elle leur devra plus
58:54qu'une mémoire partagée
58:55une aventure
58:56donc autrement dit
58:57le souci identitaire
58:58des autochtones
58:59c'est-à-dire les français
58:59qu'on dit de souche
59:00en un sens
59:01ou assimilés
59:02on s'en fiche
59:02c'est dangereux
59:03grammaire de dépossession
59:04extrême
59:05danger méchant
59:06le souci identitaire
59:07des populations
59:08issues de l'immigration
59:09bien compréhensives
59:10il faut ouvrir
59:12multiculturalisme
59:12nous vous tendons la main
59:13on avait compris la logique
59:14merci mon cher Mathieu
59:16merci à tous
59:17merci Jean de Bélo
59:17pour ce rapport
59:19excellent
59:1950 décisions
59:21qui ont coulé
59:22la France
59:22on attend le rapport 2
59:23bien sûr
59:24vous l'aurez
59:25vous l'aurez
59:25l'heure des pros
59:26de Pascal Praud
59:27merci à tous
59:27merci à tous
59:29merci à tous
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