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  • il y a 27 minutes
Mardi 29 septembre 2026, retrouvez Claire Dissaux (Responsable de la recherche macroéconomique, Groupe Axa), Aymeric Diday (Directeur de la gestion, Pergam) et François Chaulet (Président, Montségur Finance) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter
00:12les mouvements de la planète. Marché
00:14Claire Disso, responsable de la recherche
00:16macroéconomique au sein du groupe
00:18AXA. Bonsoir Claire.
00:20Bonsoir Pauline. Emmerick Didet, directeur de la
00:22gestion de Pergam. Bonsoir Emmerick.
00:24Bonsoir Pauline. Et François Cholet, président de
00:25Montségur Finance. Bonsoir François.
00:27Bonsoir Pauline. Et bien commençons
00:29avec vous Claire sur peut-être
00:32ce rebond. Alors
00:33le pétrole, je disais en intro
00:35cède du terrain aujourd'hui environ
00:372%. Ce rebond
00:40quand même sur le long terme des cours
00:41du pétrole. Un baril de Brent qui
00:43reste bien ancré au-delà de ce seuil
00:46de 100 dollars depuis maintenant quelques
00:47jours voire quelques semaines.
00:49Qu'est-ce que ça nous dit de la situation
00:52géopolitique mais surtout
00:53des pressions inflationnistes que tout
00:56cela va engendrer sur les marchés Claire ?
00:58Oui. Alors sur la situation géopolitique
01:00il y a un blocage bien évidemment. Donc avant
01:02les élections de mi-mandat de Donald
01:03Trump on a cette réescalade qui n'est pas
01:05une totale surprise et on ne sait pas
01:07combien de temps il faudra pour résoudre
01:09le conflit, en tout cas la phase ouverte
01:11du conflit. Sur le plan économique
01:13ce sont des tensions persistantes sur les
01:15prix du brut comme vous le dites mais ce qui est
01:17encore plus important c'est que les prix de certains
01:19dérivés, produits dérivés du pétrole, atteint des
01:21sommets jamais atteints depuis le début de la guerre.
01:23Les produits raffinés ?
01:24Les produits raffinés, par exemple le diesel qui est une
01:27source aussi de pression. Donc ça veut dire que ces
01:29prix-là vont se transmettre aux coûts de
01:31production en particulier pour le diesel, aux prix à
01:33la consommation aussi sur l'horizon jusqu'à
01:352027. Donc on a une inflation plus persistante dans
01:39l'économie mondiale.
01:40Oui de la France aux Etats-Unis en passant par le
01:42Japon, toute l'économie mondiale vous le disiez
01:44est impactée.
01:45Émeric, vos commentaires sur cette séquence, sur ces
01:49prix du pétrole, sur ces prix du gaz aussi qui sont
01:52relativement élevés même au plus haut et puis
01:56logiquement sur ces taux longs qui se tendent à
01:59nouveau.
01:59Ça se traduit sur finalement toutes les classes
02:01d'actifs. Maintenant il faut toujours remettre en
02:03perspective que la géopolitique c'est la chose la
02:05plus imprévisible au monde. C'est-à-dire qu'investir en
02:08fonction de sujets géopolitiques c'est toujours très
02:10compliqué parce que c'est imprévisible donc demain si
02:14ça s'arrête, tout de suite on peut avoir des
02:15conséquences tout aussi inverses. Donc investir
02:20uniquement sur des sujets de géopolitique, attention
02:23quand même. Par contre aujourd'hui on commence à avoir
02:26un certain recul puisque le début du conflit maintenant
02:29ça fait quand même quelques mois.
02:30Donc évidemment ça se traduit dans l'économie réelle et
02:34c'est là où l'impact est mesurable et peut donner lieu à
02:38des choix d'investissement. Maintenant attention à pas
02:42prendre le train trop tard sur ces choix d'investissement. Par
02:45exemple investir sur le secteur du pétrole aujourd'hui en se
02:48disant bon ça va durer pendant des années. Attention à ces
02:51sujets là aux fausses bonnes idées et plutôt aller chercher
02:54peut-être des sujets de long terme, des répercussions de long terme
02:57que vont avoir ces conflits sur la chaîne d'approvisionnement par
03:01exemple en énergie. Là on peut avoir peut-être certaines
03:04sociétés ou certains secteurs qui peuvent être plus investissables
03:08que par exemple le pétrole pur à un moment donné. Et le rendement à 10 ans
03:13américain à près de 5,30% est-ce que c'est inquiétant aujourd'hui Amérique ?
03:17C'est un énorme sujet parce qu'aujourd'hui à plus de 5% les taux par exemple pour
03:20l'immobilier c'est un drame aux Etats-Unis pour tous ceux qui veulent
03:23acheter de l'immobilier donc ça a des répercussions réelles aujourd'hui sur
03:26les coûts d'emprunt sur les coûts de financement et ça commence à se
03:29traduire dans beaucoup de sujets. Donc quand on a des économies qui sont en super
03:32croissance à la limite pourquoi pas mais quand on a des économies qui sont
03:36impactées tout de suite et qui ont des déficits aussi importants qu'aux Etats-Unis
03:40la charge de la dette elle va devenir quand même assez importante. Alors eux
03:43ils ont quand même un budget qui est orienté croissance croissance croissance
03:47donc finalement on peut supporter un peu plus de dettes. C'est là où l'Europe est
03:52dans une situation totalement un peu opposée où on a des problèmes de dette
03:56on a des coûts qui sont élevés mais on n'est pas du tout orienté à
03:59ni croissance ni réduction de déficit. Donc là on est dans des situations un peu plus
04:02compliquées en Europe. C'est pour ça que les Etats-Unis ça tient quand même pas mal
04:05parce qu'il y a tout un pan de l'économie qui est orienté vraiment croissance
04:09aux Etats-Unis. Et ça ça permet en tout cas au marché financier de tenir pour le
04:12moment.
04:13Justement avant de vous passer la parole François juste un mot de cette
04:16Europe clair peut-être. Alors je rappelais en introduction le spread
04:20franco-allemand à près de 120 points de base. Le rendement français à 10 ans
04:25qui continue de s'envoler. Le rendement allemand lui qui se stabilise
04:30mais qui reste effectivement assez assez élevé également est-ce que c'est
04:33inquiétant pour pour les investisseurs et pour le marché plus globalement.
04:37Quand on regarde l'impact de la hausse des taux longs sur l'économie il faut bien
04:41distinguer ce qui est dû à la macroéconomie pure et ce qui va être un
04:44facteur exogène parce que bien évidemment si la hausse des taux longs reflète de
04:48meilleures perspectives de croissance ça forcément ça va pas avoir un impact
04:52négatif sur l'économie c'est simplement la traduction dans les rendements de la
04:56résilience de l'économie donc il ya une partie de la hausse des taux longs qui
04:59est simplement la réévaluation à la hausse de la croissance de l'inflation et
05:03de la politique monétaire et il ya une autre partie qui est cette prime de
05:07terme cette prime de risque qui peut être attribué à des déficits
05:10structurels en particulier en france donc cette prime de risque elle va bien
05:14entendu casser la croissance des secteurs qui sont les plus sensibles ou à
05:19la hausse des taux d'intérêt d'accord donc ce sont les entreprises
05:22endettées l'immobilier aux états unis et en france bien entendu l'état
05:27puisque on a cet effet boule de neige sur la sur la dette et qui est d'autant
05:30plus dommageable qu'on a déjà un ratio de dette élevé et une croissance qui est
05:35assez à tonne donc en fait ce qu'on calcule et c'est là que ça devient
05:38dangereux c'est donc on calcule l'effort budgétaire qu'il faudrait
05:40faire pour stabiliser la dette et cet effort il va croître avec la hausse des taux
05:44donc il faudrait à peu près quatre points de PIB d'effort budgétaire donc ou
05:49diminution des dépenses ou hausse des recettes ou un mélange et deux pour
05:52stabiliser la dette au taux actuel donc voilà donc plus l'effet boule de neige
05:58c'est ça c'est à dire plus ces taux OAT vont augmenter à croissance constante
06:02étant donné qu'on parle déjà d'un niveau de dette élevé et d'un déficit
06:06primaire plus l'effort qu'on va devoir faire est important donc on a déjà une
06:09situation initiale dégradée donc ça c'est le premier point c'est ça on ajoute la
06:13hausse des taux si on a en plus on n'a pas de décollage de la croissance plus
06:17les taux OAT augmentent plus ça va détériorer notre capacité à nous
06:21ajuster voilà mais bien distinguer ce qui est dû à la réévaluation à la hausse
06:25des perspectives de croissance qui elle cette partie là de la hausse des taux
06:28normalement n'est pas dommageable à l'économie il y a une partie par
06:31exemple aux états unis qui est dû à l'amélioration des perspectives de
06:34croissance à long terme bien sûr donc celle là effectivement dans un modèle
06:38économique va pas être très mauvaise pour la croissance par contre le reste est
06:42mauvais oui et puis seul l'avenir nous dira si c'est tôt justement continue de se
06:46tendre aussi comme emmerick le disait si jamais par exemple le détroit d'hormuz
06:50rouvrait demain où tout pourrait aussi rebasculer dans l'autre sens et aussi ne
06:56pas oublier que il ya un moment donné là on vient de voir les cinq où on a
06:59dépassé les 5% il ya toujours une force de rappel qui s'appelle la banque
07:02centrale et aujourd'hui la réserve fédérale américaine nous a quand même
07:05habitué à un moment donné être capable de tirer la sonnette d'alarme et dire bon on va
07:09s'arrêter là et on va intervenir donc il ya un moment donné où si on tape des
07:14niveaux qui sont plus soutenables en tout cas aux yeux de la banque centrale
07:17ils interviennent et ça pour le coup on est assez persuadé c'est pour ça que on a
07:22quand même un sentiment qu'une grosse partie de la hausse des taux notamment
07:26des taux longs a été accepté est fait que on va pas s'envoler à des niveaux
07:30stratosphériques sans qu'il ya un moment donné la banque centrale qui va tirer la
07:35sonnette d'alarme et qui va dire je fais j'agis pour mettre fin à tout ça
07:39oui c'est sûr et puis kévin large kévin large pardon l'a montré lors de la
07:43dernière réunion de la réserve fédérale et à réaffirmer cette
07:46indépendance justement de la fed françois vos commentaires alors il ya
07:50déjà beaucoup de choses qui ont été dites si vous voulez ajouter sur cette
07:54séquence de hausse des taux de prix du pétrole et du détroit d'hormuz
07:58c'est effectivement le nordien de notre équation c'est le détroit d'hormuz et il
08:04faudrait compter les barils pour s'assurer que on arrive à un déblocage de
08:08la situation au delà de la géopolitique je crois qu'aujourd'hui on a des marchés
08:12qui fonctionnent différemment on a des états unis et qui malgré la hausse des
08:17taux sont embarqués dans une accélération de la croissance on attend
08:20pour le deuxième semestre grâce à des indicateurs avancés une réelle
08:23accélération d'une croissance qui est déjà solide et établie avec une
08:27consommation d'ailleurs qui fait preuve d'une grande résilience dans le
08:30contexte actuel on aurait pu craindre effectivement plus de frilosité du
08:34consommateur américain sur lequel le monde se repose souvent et puis côté
08:38européen malheureusement on a le sentiment d'avoir des disparités très
08:42fortes on cite l'espagne avec une inflation élevée mais une croissance qui
08:46aussi est au rendez vous à côté de cela on a l'allemagne qui est en train de
08:52réaccélérer progressivement et puis la france qui reste totalement à l'arrêt dans
08:55une équation qui devient de plus en plus difficile avec une défiance cette
09:00défiance elle est née de la dissolution elle s'est creusée avec
09:04l'incapacité budgétaire et aussi l'imprévision sur les recettes fiscales
09:09souvenez-vous de la difficulté à collecter de la TVA pour notre
09:13gouvernement et ça a engendré beaucoup de difficultés dans la crédibilité que
09:18nous avons sur les marchés sur l'exécution budgétaire et puis on est dans
09:22une phase où à quelques mois de l'élection présidentielle cruciale vous
09:29avez un temps de l'échec qui annonce des mesures absolument on va dire
09:35inquiétante ou stressante pour nos investisseurs internationaux je pense
09:38effectivement d'annuler la dette de la gelée de venir négocier etc enfin c'est
09:42une communication extrêmement difficile si vous regardez le bloc central vous
09:47avez plutôt le sentiment d'une politique de rigueur qui n'en est pas une parce que
09:51on a un gouvernement actuel qui va essayer de passer un budget avec une
09:55cinquantaine de milliards d'économies dans le meilleur des cas peu de chance
09:59déjà d'y parvenir sachant que on commence déjà à essayer de redonner des
10:05marges de manoeuvre notamment à ceux qui subissent l'âge du pétrole et puis vous
10:09avez peut-être un mouvement un peu limité à la droite de gens qui je pense à un
10:16mouvement comme celui de monsieur Lysnard essaie de promouvoir moins d'état et moins
10:20de dépenses mais on pourrait citer d'autres qui ne sont pas encore totalement
10:24candidats ouvertement aujourd'hui à la droite de l'échiquier et donc c'est une
10:28population assez réduite en France de politiques dans cette élection qui sont
10:32engagés dans une voie de la raison du point de vue de l'exécution budgétaire et des
10:38grands équilibres de notre pays et donc c'est peut-être ce qui inquiète comme nous
10:42français ça peut nous inquiéter mais c'est ce qui inquiète également nos investisseurs
10:46et à mon avis c'est la raison pour laquelle la prime de risque France est une prime
10:50de risque qui s'est grandement creusée depuis quelques semaines depuis même l'été
10:53on peut le dire mais elle est née de la dissolution et elle n'a cessé de s'aggraver
10:58depuis au fur et à mesure qu'on rentre dans cette campagne qui s'annonce un peu
11:04violente et pleine de rebondissements en tout cas d'un point de vue politique et à
11:09près incompréhensible du point de vue d'un investisseur international qui nous regarde à
11:14l'intérieur de l'europe ou comme un des parents malades de cette zone on est le
11:19mauvais élève aujourd'hui on s'est beaucoup moqué des pigs à l'époque on
11:22s'est beaucoup moqué des pays du club med et pourtant aujourd'hui eux ont fait les
11:26efforts et nous n'avons pas entamé cette démarche ni dans la préparation auprès de
11:31la population ni non même dans les projets qui sont présentés aux français
11:36aujourd'hui à quelques mois d'une élection présidentielle qui s'avère absolument
11:40capital donc je pense que les marchés à raison ont une défiance derrière la France
11:45privilégie la dette sûre pour l'euro qui est représentée aujourd'hui par l'Allemagne
11:51et on voit bien que les déterminants que vous citiez très justement la croissance
11:56économique l'inflation à long terme sont clés pour mesurer des taux longs et dans le
12:01même temps quand vous avez la stabilité budgétaire la confiance une solidité de la
12:05monnaie et bien vous avez la banque centrale suisse qui aujourd'hui a des taux
12:09extrêmement bas qui ne subit pas plus que cela une inflation terrible et des taux à
12:1310 ans autour de 0,5%
12:17économiquement parlant comment voulez-vous rester compétitif quand vous devez
12:20investir d'un côté vous allez vous financer avec des taux en France qui vont
12:24être à des niveaux exigeant une prime par rapport à des niveaux déjà très élevés
12:29et dans d'autres zones vous allez avoir des avantages assez conséquents dans la même
12:33devise ça crée quelque chose d'extrêmement pervers pour notre système
12:37Oui c'est sûr c'est une situation politique française en tout cas qui pèse sur ces marchés
12:43obligataires et puis même sur les marchés actions globalement si on parle un petit peu
12:49des secteurs alors j'aimerais bien qu'on parle de l'intelligence artificielle
12:52Emric j'ai cité en introduction le fait que OpenAI ait retardé la sortie de GPT-6 Astra pour
13:02des problèmes de sécurité il y a aussi Oura le fabricant de bagues connectées qui a
13:08déplacé son IPO et surtout les PDG de Nvidia et Anthropik qui vont rencontrer Donald Trump
13:17qui rencontre d'ailleurs aujourd'hui je crois Donald Trump sur une réunion qui est avec ordre
13:23du jour sur les risques pardon liés à l'intelligence artificielle est-ce que est-ce que il y a
13:29vraiment
13:29des risques sur les marchés avec cette IA ou est-ce que justement c'est quand même
13:34voué à rester comme thème principal d'investissement ? Alors en tout cas ça a été un des grands
13:40thèmes de l'année l'intelligence artificielle avec les semi-conducteurs et toute la chaîne
13:43énergétique qui a été derrière donc ça c'est ce qui a pu permettre aux marchés notamment
13:47américains d'offrir des performances largement supérieures au reste des marchés on va dire
13:53développer et on voit dans les pays émergents on a eu la Corée qui en a bénéficié énormément
13:59et qui explique la bonne performance des marchés émergents donc clairement l'intelligence artificielle
14:03est au cœur de toutes les stratégies d'investissement et de savoir est-ce qu'il faut y aller encore
14:08aujourd'hui est-ce qu'il faut rester investi où à un moment donné les valorisations vont
14:12pas forcément être tenables parce que oui on parle de 6000 milliards de revenus à échéance
14:162031 sur l'intelligence artificielle ok je veux bien par contre on arrive au sommet de la croissance
14:24des investissements dans l'IA donc à partir du moment où vous commencez à avoir les sommets des taux
14:29de croissance il y a un moment donné vous pouvez que croître mais avec des vitesses plus lentes et ça
14:35les marchés sont-ils prêts à ça je suis pas sûr donc c'est là où aujourd'hui commencer à
14:41repasser
14:41neutre sur ce secteur à baisser son pondération sur la pure intelligence artificielle c'est peut-être
14:49pas une si mauvaise idée j'entends toutes les valeurs qui entourent les sknx en Corée les micron
14:56les nvidia tsmc oui on aura toujours besoin de ces grands leaders et notamment des grands leaders pour
15:03pour être présent dans la chaîne de valeur mais en tout cas en diminuer le poids ça s'écoute
15:08aujourd'hui compte tenu du fait encore une fois que les taux de croissance risquent de ralentir dans
15:13le futur donc ça c'est vraiment important on a toutes ces histoires de calendrier qui se repousse
15:19n'a toujours pas le calendrier de l'introduction dans tropique open air qui a dit qu'il repoussait
15:23également l'année d'après donc donc au final on sent qu'il y a quand même un peu de
15:29un peu de stress donc
15:30nous ça nous fait penser que actuellement il ya un petit match qui se joue depuis depuis six mois
15:35un an dans les marchés qui est software contre il ya donc est ce qu'à un moment donné il
15:40faut pas
15:40refaire un peu de software notamment la cybersécurité parce que aujourd'hui une un des secteurs qui va
15:47bénéficier de de l'ia et d'une croissance forte c'est la cybersécurité on va tous avoir besoin de
15:55protéger nos environnements d'attaques ou autres qui vont être de plus en plus violentes parce que l'ia
16:02l'ia générative va avoir cet effet d'être capable d'aller beaucoup plus vite et bête beaucoup plus efficient
16:08donc c'est pour ça qu'open air reporte la sortie de gpt 6 astra pour des problèmes de sécurité
16:13donc
16:14les sujets de cybersécurité sont plus que jamais à regarder dans les portefeuilles et on est loin des
16:20plus hauts on est loin de quand on regarde le le secteur du software par rapport au secteur des
16:24semis on n'est pas du tout remonté en termes de valorisation sur les plus hauts historiques donc il y
16:28a
16:28encore un potentiel de rattrapage assez fort par rapport à la valorisation qu'on a vu dans le
16:32secteur des semis donc c'est pour ça que il peut y avoir d'autres secteurs on peut baisser ce
16:36qu'on
16:36a en intelligence artificielle en semi conducteur pour aller un peu plus sur quelques valeurs de
16:41software ou cybersécurité qui peuvent prendre le relais à un moment donné ça va être peut-être un
16:47des secteurs qui va prendre le relais oui puis on l'avait vu quand quand les grands patrons de la
16:52tech avaient alerté il ya dix jours quinze jours sur justement ces risques liés à l'intelligence artificielle
16:57on avait vu justement les valeurs des logiciels qui elles avaient bondi en tout cas au cac 40 de
17:0310% pour capgemini ou encore d'assos système claire alors emmerick mentionné justement ces
17:10pays émergents on a eu le sommet si jinping donald trump la semaine dernière où il y a d'ailleurs
17:16été au centre des discussions peut-être un commentaire sur ces émergents que vous regardez beaucoup claire
17:21oui donc ce que l'on observe c'est une vraie une véritable résistance des pays émergents à la crise
17:25énergétique y compris pour l'asie qui est une région très importatrice d'énergie très dépendante du
17:31gaz aussi naturel et ça c'est véritablement lié à l'ira et au développement du commerce extérieur
17:38dans dans ce domaine donc que ce soit la chine la corée ou taïwan et même les pays d'asie
17:43du sud-est
17:44ils bénéficient en fait de cette manne de recettes qui compense la hausse de la facture pétrolière
17:49donc ça c'est très important à voir et en termes d'investissement comme il était rappelé c'est une
17:53grosse performance des actions émergentes qui elle même est très concentrée sur deux valeurs
17:58en corée donc oui la volatilité des actions émergentes a baissé et proche de celle des marchés
18:03développés mais ça reste encore une histoire très concentrée sur des valeurs de la technologie
18:08et d'un point de vue plus macroéconomique on voit bien que il y a une conséquence aussi importante en
18:13termes de résistance de ces économies parce que le commerce régional s'intensifie donc il y a des effets
18:18en fait de propagation de des pays les plus développés comme taïwan et la corée vers des pays qui reçoivent
18:25maintenant des data centers comme la thaïlande la malaisie donc des dynamiques de croissance qui sont très
18:29résistantes et qui sont bien supérieures aux pays développés donc une dynamique concentrée mais qui évolue de
18:36manière très positive par rapport aux pays développés et justement vu qu'on parle de l'asie du japon aussi
18:41peut-être
18:42les rendements se sont tendus comme dans le reste du monde le rendement japonais à 10 ans autour de 3
18:48,10%
18:49un petit peu inférieur peut-être un mot du yen la banque du japon avait relevé ses taux lors de
18:56sa
18:56dernière réunion qu'est ce qu'on attend justement du côté du japon sur sur les prochains mois ou même
19:01sur
19:012027 alors le japon est complètement à part par rapport aux pays développés il est en phase de
19:07normalisation de sa politique monétaire ayant enfin réussi à avoir une inflation à 2% et il fait face à
19:13une crise budgétaire parce que l'effet boule de neige dont on a parlé et bien il commence à s
19:17'appliquer au
19:17japon c'est à dire que avec la hausse des rendements sur les jgb ce ratio de dette qui qu
19:22'on avait réussi à
19:23stabiliser à des niveaux élevés grâce à la croissance japonaise il menace de s'emballer de nouveau parce
19:28qu'on a un gouvernement qui dépense qui dépense pour l'investissement dans l'ia qui dépense pour
19:32les dépenses militaires pour des transferts sociaux donc un gouvernement qui reste riflationniste alors
19:39que le temps est plutôt à la normalisation à la fois de la politique monétaire et budgétaire
19:43c'est ça qui explique aussi cette crise sur les jgb qui est bien antérieure au mouvement récent qu'on
19:48a
19:49vu sur les tolons aux états unis et en europe et là la banque centrale a un rôle stabilisateur donc
19:54en
19:55général la banque centrale n'intervient pas pour freiner une hausse des taux longs si elle n'est
20:00pas liée à un problème systémique et dans le cas particulier du japon le fait que enfin la banque
20:06centrale commence à monter ses taux tous les trimestres ça permet de stabiliser les anticipations
20:10d'inflation et de réduire cette prime de risque par contre elle est toujours en retard sur le
20:15marché le problème de la banque du japon c'est que maintenant les marchés price des taux terminaux
20:20à plus de 2% pour la banque du japon et on arrive péniblement à avoir une hausse de taux
20:26seulement
20:26par trimestre donc on est loin du compte à chaque fois qu'elle monte comme ça a été le cas
20:30en septembre
20:31et comme ça sera sans doute le cas en décembre il y a une sorte de déception des marchés qui
20:35mettent
20:35la barre beaucoup plus haut donc là on est vraiment dans le cas inverse où on a effectivement un soutien
20:41d'IA à la croissance donc malgré l'impact négatif de la hausse du pétrole le japon croit par rapport
20:46à sa norme
20:46de manière très satisfaisante et on veut que la banque centrale stabilise le marché
20:51obligataire en gérant ce risque inflationniste et ils sont encore en retard
20:54bon bah d'autres banques centrales vont rendre d'autres décisions monétaires
20:59d'ici la fin d'année on pense à la réserve fédérale le 28 octobre
21:03pour laquelle une hausse est désormais pricée à 70% par le marché et une seconde peut-être le 9
21:09décembre aussi
21:09pricée à 60% aujourd'hui par le marché pareil on attendait la décision évidemment de la banque centrale européenne
21:16et d'autres dans le monde François il nous reste deux minutes et 45 secondes pour conclure sur tout ça
21:23peut-être des secteurs que vous regardez
21:25alors je vais reprendre ce que disait Aymeric avec beaucoup d'intérêt en disant que je suis plutôt fromage et
21:30dessert
21:31je trouve que l'IA n'a pas fini ce cycle on a notamment des communications avec beaucoup de visibilité
21:36sur les carnets de commandes qui me rassurent moins en tout cas sur le fait qu'on a de quoi
21:41voir venir encore
21:42parce que les budgets annoncés ne sont pas encore totalement dépensés il faut du temps pour construire les data centers
21:47c'est vrai qu'entre la commande le foncier élever les bâtiments et ensuite les remplir et les faire fonctionner
21:55et les rentabiliser
21:56ça prend du temps et ce cycle là pour moi n'est pas total terminé donc on reste investi
22:01un peu plus prudent et je suis d'accord avec lui sur la partie mémoire
22:06c'est-à-dire sur les fournisseurs des composants parmi les plus cycliques
22:10ce sont des métiers qui sont plus cycliques historiquement
22:14mais encore je pense que le cycle n'est pas arrivé totalement au bout
22:17et je partage totalement son avis sur les softwares
22:19on a eu une stabilisation à compter de l'été
22:22dans cette consolidation très forte des thèmes de l'IA
22:25et bien les softwares en juillet-août s'en sont plutôt bien sortis
22:28et je crois que c'est simplement la remise à une valeur raisonnable
22:33de données de grande qualité
22:35qui sont largement utiles bien sûr au développement des IA
22:38et je ne suis pas certain d'ailleurs que les fabricants de ces softwares
22:42ouvrent leurs données à des intelligences artificielles tierces
22:47évidemment que c'est la valeur de leurs fonds de commerce
22:50et qu'ils vont essayer de les conserver
22:52je pense à des titres comme SAP en Europe
22:54mais je pense aux Etats-Unis à des titres comme Salesforce par exemple
22:57je ne vois pas du tout Salesforce ouvrir ces modèles de données clients
23:01à des IA extérieurs tout simplement
23:04donc les valorisations avaient atteint je pense des planchers
23:07donc c'est une très bonne idée que nous avons mis en oeuvre
23:10et si je devais revenir après sur la partie obligataire
23:14côté européen on peut constater deux choses
23:17moi j'étais énormément investi sur du crédit plutôt avec des durations courtes
23:23ça a extrêmement bien protégé
23:25quel que soit d'ailleurs le niveau de risque que nous avions dans les portefeuilles
23:28globalement le portage a été assez fort
23:32pour largement minimiser les impacts de hausse de taux
23:36et puis sur les taux longs
23:38je dois le dire je crois que c'est la première fois en 22 ans
23:41on a acquis un début de position sur du souverain européen
23:46alors c'est pas français c'est européen
23:48c'est un bout de France à 30%
23:51mais le reste est sur l'ensemble des pays de la zone euro
23:55parce que sur des durations un peu longues
23:58on s'aperçoit d'ailleurs que ça ne bouge pas trop
24:00c'est plutôt sur le 10 ans qu'on a du stress
24:02que sur le 15 ou 30
24:05je pense qu'on peut commencer à constituer des positions
24:08tout simplement parce que quand on n'a pas de durations
24:09et bien on trouve des points d'entrée qui me paraissent intéressants
24:13alors sans aller prendre les obligations de l'état français
24:15à 50 ans qui ont été émises à 3 ans
24:17et qui valent 21% du nominal
24:19je répète émise il y a 3 ans
24:22à 0,5 de coupons
24:23on est sur un court côté actuel à 21% du nominal
24:30ça montre bien qu'on a vécu quelque chose d'extrêmement sanglant
24:34sur les taux souverains et sur les taux longs
24:36et notamment en France
24:37clairement là, c'est le début pour moi
24:39d'une chasse aux opportunités
24:41avec l'idée de constituer des fonds de portefeuille
24:45notamment sur des portefeuilles très prudents
24:46et on en a beaucoup pour nos clients
24:48et donc constituer des rendements stables
24:51à terme, contractuels
24:53sur les emprunts d'état
24:54c'est enfin peut-être le début d'une bonne idée
24:56Merci beaucoup François Cholet
24:58président de Montségur Finance
25:00Amérique Didet, directeur de la gestion de Pergam et Claire Disso
25:03responsable de la recherche macroéconomique de Groupe AXA
25:06merci à tous les trois d'avoir été avec nous
25:08merci à vous de nous avoir suivis
25:11un mot rapide aussi juste de la Banque d'Australie
25:14qui a relevé ses taux directeurs aujourd'hui
25:17et on se retrouve demain à midi et demi
25:19sur Bsmart

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