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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-09-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Les vraies voix écoutent la France, Philippe David.
00:03Les vraies voix écoutent la France, bonsoir Mathéo Lambleau.
00:06Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:08Heureux de vous retrouver au micro jusqu'à jeudi de 19h à 20h.
00:13Vous êtes en forme ?
00:14Très en forme, début de semaine.
00:15Absolument début de semaine, mais lundi dans les starting blocks qui a très bien démarré.
00:19On va avoir deux sujets majeurs ce soir, évidemment la visite du pape.
00:23Le pape qui est sur le tarmac de l'aéroport de Metz-Nancy
00:26et qui se prépare à monter dans l'avion direction Rome.
00:30On va en parler puisque ce sujet vous avez évidemment beaucoup fait réagir.
00:33Et un second sujet.
00:34La grève des pompiers qui se poursuit.
00:36Les pompiers sont en grève depuis le 8 septembre.
00:39Ils sont depuis hier à Paris.
00:41Ils ont dormi sur le champ de Mars.
00:43Et nous recevrons deux représentants syndicaux pour qu'ils nous parlent justement de cette grève.
00:49Où ça en est justement des discussions avec le gouvernement ?
00:53Eh bien écoutez, on va commencer tout de suite par la visite du pape.
00:58Et on va prendre la direction de Lourdes puisque nous sommes avec Mathias.
01:04Bonsoir Mathias.
01:06Bonsoir à toutes et à tous.
01:07Alors vous, vous n'êtes peut-être pas à Lourdes,
01:09mais vous étiez à Lourdes pour organiser l'accueil des personnes en situation de handicap.
01:13Comment ça s'est passé ?
01:16Écoutez, franchement, très satisfait de l'événement.
01:18On avait un peu peur par rapport au flux.
01:20Il y avait énormément de gens, énormément de sollicitations.
01:23Honnêtement, moi, pour ma part, sur la mission dans laquelle j'étais affecté,
01:25donc sur les flux des personnes en situation de handicap, ça s'est très bien passé.
01:29On a pu placer les personnes correctement.
01:31Et comme je l'ai dit, moi, vraiment, mon but, c'était que tout le monde puisse vivre dignement
01:35la venue du Saint-Père et qu'il puisse garder un souvenir à vie.
01:40Mathias, ce qu'on recevait la semaine dernière, c'était notre Français du jour jeudi, il me semble.
01:44Mathias, vous espériez peut-être rencontrer le pape durant sa visite à Lourdes.
01:50Est-ce que vous l'avez rencontré ?
01:52Écoutez, ça m'a fait plaisir à beaucoup, mais oui, j'ai eu cette grâce de pouvoir le rencontrer.
01:57J'y attendais pas énormément, souvent, mais il faut faire confiance à la Providence.
02:00Et j'ai eu cette chance de pouvoir le rencontrer.
02:02J'étais assez bien positionné durant la messe qu'il y avait à l'accueil Notre-Dame.
02:06Il est venu nous saluer un par an, les personnes qui étaient en situation de handicap.
02:10Et donc, voilà, pour ma part, c'était incroyable et exceptionnel.
02:15Alors, qu'est-ce que j'ai ressenti ?
02:16Tout simplement, de la gratitude.
02:18Premièrement, envers Dieu, de me permettre de vivre ça.
02:20Et deuxièmement, vraiment une sagesse et une humilité juste énorme de ce monsieur,
02:25qui est au-delà de son statut et qui est un être humain,
02:28mais qui porte énormément de poids sur les épaules
02:30et qui, malgré tout, s'arrête envers chaque personne, écoute son histoire
02:33et permet à tout le monde d'être digne.
02:37Donc, c'était vraiment une grâce inouïe.
02:39Vous avez échangé quelques mots avec lui ?
02:43Alors, pour être honnête avec vous, c'est tellement déconcertant d'avoir un pape en face de soi
02:47que non, honnêtement, j'ai juste remercié.
02:50J'ai juste remercié, je lui serré la main.
02:52Il a vraiment pris le temps de nous saluer chacun, un par un.
02:56Et donc, voilà, rien que ça, c'était vraiment énorme.
02:59Et avec le groupe, il n'a pas échangé quelques mots en français ou en anglais ?
03:03Ah si, totalement, totalement, parce qu'il faut savoir qu'il parle très bien français.
03:06Donc, il y a des gens qui l'ont arrêté, qui lui ont parlé.
03:10Et moi, c'est vraiment le ressenti que j'avais.
03:11Par exemple, la dame qui avait à côté, qui avait à cœur de lui raconter un peu son histoire et
03:14de lui parler,
03:15il est vraiment resté, je dirais, 30-40 secondes avec elle.
03:18Alors que, bon, on connaît les protocoles, on sait toutes les procédures qu'il y a.
03:22Et vraiment, c'est quelqu'un qui, malgré tout ça, s'arrête, prend le temps de discuter, va voir les
03:26gens.
03:27Enfin, voilà, donc c'était franchement, encore une fois, ça ne fait que confirmer ce que je pense de ce
03:31monsieur.
03:32Et vraiment, une humilité énorme, donc voilà.
03:34Alors, Mathias, restez avec nous.
03:36Vous avez été nombreux à vouloir réagir.
03:39On a un appel beaucoup plus douloureux.
03:41On avait eu tout à l'heure Jean-Marie Delbosse, qui a été reçu par l'autre pape,
03:44qui a fait partie des victimes de Bétarame, des victimes d'abus sexuels par des hommes d'église.
03:50Et nous sommes en compagnie de Brice Ducos.
03:52Bonsoir, Brice.
03:53Bonsoir.
03:54Et vous, vous avez été victime à Bétarame.
03:57Et vous, vous n'avez pas du tout la même vision sur la visite du pape.
04:01Vous avez une grande souffrance derrière vous.
04:04On va comprendre pourquoi.
04:05Et comme on donne la parole à tout le monde sur Sud Radio, on vous donne la parole ce soir.
04:10Merci beaucoup de me donner la parole.
04:13C'est vrai, effectivement, nous n'avons pas la même appréhension de voir le pape.
04:18Pour nous, le pape, ce n'est pas pour 330 000 victimes de l'église,
04:23ce n'est pas nous à venir vers le pape, c'est plutôt le pape à venir vers nous.
04:29Donc, on est déçus parce qu'on est encore sur le tarot depuis pas mal d'années,
04:33depuis une cinquantaine d'années, sans trouver de solution, les victimes, tout simplement.
04:39Alors, il y a plusieurs victimes qui ont été reçues.
04:41On avait d'ailleurs un témoignage, vous l'avez entendu peut-être dans les vraies voix,
04:45aux alentours de 18h20 de Jean-Marie Delbos,
04:48qui, comme vous, avait été une victime de Bétarame,
04:51alors beaucoup plus tôt dans le temps, puisque vous êtes plus jeune que lui.
04:54Est-ce que si vous aviez été invité par le pape à venir discuter avec lui hier soir,
04:58vous y seriez allé ?
05:00En fait, aujourd'hui, ça fait un peu trop de temps qu'on discute.
05:04Ça fait plus d'une cinquantaine d'années, voire plus,
05:07où les gens discutent.
05:08On a mis à jour la fère Bétarame, on a fait un état des lieux.
05:12Il y a une loi qui est en train d'être faite, la loi de Bétarame,
05:15qui ne va pas amener beaucoup plus de jurisprudence qu'autre chose.
05:19Mais là, aujourd'hui, la vraie problématique, ce n'est pas ça.
05:22C'est que qu'est-ce qu'on va en fasse ?
05:23Aujourd'hui, on a besoin de réponses.
05:25Aujourd'hui, maintenant, rapidement.
05:28Qu'est-ce qui se passe ?
05:28Qu'est-ce qui se passe réellement pour nous ?
05:30Parce que là, aujourd'hui, on a le sentiment que tous les victimes,
05:33on les a mis dans une petite poubelle, on les a mis de côté,
05:36et ça va passer.
05:37Mais non, ça ne passe pas.
05:38Parce que ces gens-là ont besoin d'être accompagnés au quotidien
05:43pour pouvoir se reconstruire.
05:44Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
05:46Alors après, certaines victimes n'aient plus aller voir le pape.
05:49C'est très bien.
05:51Chacun va mettre à sa porte.
05:52Mais aujourd'hui, des victimes, sur la quantité qu'il y a,
05:55qu'est-ce que l'Église a fait ?
05:56Qu'est-ce que l'État a fait ?
05:57L'Église, surtout, parce que là, c'est l'Église qui est mise en cause
06:01et ce qu'on parle.
06:03Mais il n'y a rien de fait, en fait.
06:04Il n'y a rien de fait.
06:05Il y a des gens qui n'y arrivent plus.
06:06Alors, le scandale de Bétaram est sorti maintenant,
06:09il y a quelques temps.
06:10Est-ce qu'on vous a parlé d'indemnisation,
06:13de réparation, vous, les victimes ?
06:17Mais pas du tout.
06:18À aucun moment.
06:19À aucun moment.
06:21On fait des rapports sur rapports,
06:23des commissions sur commission,
06:24qui disent que ce qu'on sait déjà
06:26et que ce que tout le monde sait déjà,
06:28puisque tout le monde a été auditionné aujourd'hui.
06:31Moi, j'ai été auditionné en 2024.
06:34J'étais le plus possible parti du premier.
06:35Je suis le procureur.
06:37J'étais le premier.
06:37Avant même que les premiers corpus ont été déposés,
06:40j'étais la première personne qui a été auditionnée.
06:43Et il n'y a rien.
06:44Moi, on n'est pas venu me voir.
06:47Personne n'est venu me voir.
06:48Personne n'a pas le temps de la main.
06:49Alors, aujourd'hui, moi, je le fais pour les autres
06:51parce que j'estime que je m'en suis énormément sorti.
06:54Donc, ce n'est pas le cas.
06:56Et encore, aujourd'hui, il y a des gens
06:57qui se passent le pas pour aller au-delà.
07:00Mais vous avez entendu peut-être Jean-Marie Delbos tout à l'heure
07:04qui a dit qu'il a trouvé, lui aussi,
07:06avait une énorme souffrance que vous
07:07et qu'on comprend, mais évidemment, tout à fait.
07:10Il a dit que le pape,
07:12il avait passé 20 minutes en tête à tête avec lui,
07:14ce qui est quand même un temps long pour un pape,
07:17qu'il sentait qu'il y avait vraiment beaucoup de compassion
07:20et de soutien du pape pour ce que vous avez subi.
07:26Qu'est-ce que vous voulez répondre à ce que disait Jean-Marie Delbos ?
07:29Moi, je n'ai pas grand-chose à répondre à Jean-Marie.
07:32Jean-Marie était une victime parmi tant d'autres.
07:34La question, ce n'est pas ça.
07:35C'est qu'à aujourd'hui, on n'est pas là pour de la compassion.
07:37La compassion, on l'a déjà vue.
07:39On ne fait que de la compassion.
07:41On comprend tout.
07:41Ok, mais moi, ce que je veux savoir,
07:43c'est qu'est-ce qu'il y a de mis en place à aujourd'hui
07:45pour l'ensemble des victimes.
07:47Moi, je parle pour beaucoup de victimes,
07:49alors peut-être pas toutes les victimes,
07:50mais énormément de victimes.
07:52Et je suis là aujourd'hui,
07:53parce que ça fait des années,
07:55je suis l'année première,
07:55mais aujourd'hui, je suis à visage des couverts.
07:58Mais il faut que ça s'arrête.
07:59Il faut que ça s'arrête.
08:00Alors, on sait, on va voir,
08:03parce qu'on sera, on va voir,
08:04pour les prochains, pour le futur.
08:07Mais les victimes passées,
08:08on fait quoi aujourd'hui ?
08:09La compassion, ça ne suffit pas.
08:10On n'est plus...
08:11On a la compassion, on n'en veut pas.
08:13On veut que les choses soient mises en place.
08:15Il y a des gens qui n'ont pas accès aux soins aujourd'hui,
08:18parce que par faute de moyens,
08:19qui sont dans la rue,
08:21depuis l'âge de 16 ans,
08:22qui ont aujourd'hui presque 60 ans.
08:23Ce n'est pas normal.
08:24Ce qui est terrible.
08:25Restez avec nous, Brice.
08:27Restez avec nous, Mathias.
08:29On doit se retrouver dans quelques instants, Mathéo.
08:31Oui, on continue de parler de cette visite du parc.
08:34Vous venez témoigner au 0826 300 300.
08:37Vous venez nous dire
08:38ce que vous avez ressenti
08:40de cette visite du pape.
08:42Et Aude, attend tous vos appels.
08:4519h20,
08:46Les Vrais Voix écoutent la France.
08:48Les Vrais Voix écoutent la France
08:50sur Sud Radio de 19h à 20h,
08:52comme tous les soirs du lundi au jeudi,
08:53avec ce témoignage poignant de Brice,
08:56victime d'abus sexuels
08:57par des hommes d'église
08:58lorsqu'il était à Bétaram.
09:00Et il est toujours avec nous, Brice.
09:02On a toujours Mathias,
09:03qui s'est occupé des personnes
09:04en situation de handicap
09:05lors de la visite du pape à Lourdes.
09:07Mathias, vous êtes toujours avec nous ?
09:09Oui, oui, oui, tout à fait.
09:10Vous avez entendu, Brice,
09:13témoignage touchant, bien évidemment.
09:14Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
09:16Mais après, j'entends tout à fait
09:18sans mécontent de voir.
09:19Parce que, bon, je vais vous dire,
09:20je ne peux pas dire que je comprends,
09:21parce que je déteste
09:22quand on dit ça vis-à-vis de moi,
09:23mais je compatis tout à fait.
09:24Parce que, voilà,
09:25moi, j'ai vécu,
09:26non pas la même chose,
09:27mais on va dire,
09:28des conjonctures un peu similaires
09:29vis-à-vis des institutions
09:30qui ne m'ont jamais reconnu
09:31en tant que victime
09:32dans les fédérations, etc.
09:33Donc, je peux entendre
09:34que les belles paroles,
09:36c'est une chose,
09:36mais il faut des actes.
09:37Et donc, voilà,
09:38après, moi, personnellement,
09:39j'ai vu le statut du pape.
09:41J'ai vu aussi
09:42qu'il avait de la compassion
09:43envers nous.
09:44Mais maintenant,
09:44il faut bien sûr utiliser
09:45son statut pour faire des choses.
09:47Et donc, c'est là
09:48que viennent les actes.
09:48Et je suis tout à fait d'accord
09:50avec ce monsieur
09:51et dont je respecte le parcours
09:52et dont je respecte
09:53les difficultés aussi.
09:54Alors, restez avec nous,
09:56Mathias et Brice.
09:57On a Frédéric
09:57qui veut réagir.
09:59Frédéric de Saint-Jean-dilac
10:00dans la Gironde.
10:01Bonsoir, Frédéric.
10:02Oui, bonsoir.
10:03Vous avez voulu réagir,
10:04vous aussi,
10:05sur la visite du pape.
10:07Oui.
10:08Oui, parce que moi aussi,
10:09je fais partie d'un collectif.
10:12Bon, je n'ai pas subi
10:13toutes les violences sexuelles
10:15comme certains ont eues.
10:16Mais j'ai vécu quand même
10:18les violences physiques,
10:19les violences verbales,
10:21le rabaisement,
10:22l'humiliation.
10:23J'ai même eu une dent cassée.
10:25Même encore actuellement
10:26parce qu'elle est assez irréparable.
10:28Mais ce que je veux dire,
10:29c'est que cette visite du pape,
10:31au moins,
10:31il y a une chose
10:32qui est faite,
10:34au moins,
10:34c'est qu'elle a été reconnue
10:35par le Saint-Père,
10:37par le grand patron.
10:39Maintenant,
10:39effectivement,
10:40comme disait la personne
10:41juste avant,
10:42il faut que les paroles,
10:43il faut que les actes
10:45arrivent.
10:46Et donc,
10:46il faut que ça se fasse,
10:47il faut que les victimes
10:48soient reconnues.
10:49On entendait
10:51quelqu'un
10:51qui a vécu
10:52à Bétharame
10:53avec des violences sexuelles,
10:55avec la colère qu'il a,
10:56il faut l'écouter,
10:57il faut le respecter.
10:58Et il faut que l'Église
11:02le reconnaisse
11:03dans toute son entièreté,
11:05y compris tous ceux
11:06qui ont vécu
11:07la même chose.
11:08Et voilà,
11:09que la réparation
11:10soit faite.
11:11Les paroles,
11:12c'est bien,
11:12maintenant,
11:13elles sont posées,
11:14elles ont été dites,
11:15c'est déjà un bon pas,
11:16maintenant,
11:17il faut que,
11:17voilà,
11:18maintenant,
11:18il faut les actes.
11:19C'est comme ça.
11:20Il n'y a pas de pardon,
11:21il y a une réparation
11:23à attendre.
11:24Et les gens,
11:24ils attendent ça.
11:25Et c'est tout à fait normal.
11:27L'humain,
11:27c'est...
11:28Mais est-ce que vous ne croyez pas
11:29qu'un acte normal
11:31de l'Église,
11:31par exemple,
11:32quand un prêtre,
11:33on se rend compte
11:33qu'il a une liaison
11:34avec une femme,
11:35il est exclu de l'Église,
11:36alors que quand il est condamné
11:37pour des problèmes
11:39de détention
11:39de l'image pédopornographique
11:41ou voire pire,
11:43est muté,
11:44est-ce que l'Église
11:45devrait pas...
11:46Si on exclut un prêtre
11:47qui tombe amoureux,
11:48ce qui peut arriver
11:48à tout homme
11:49ou à toute femme
11:49en passant,
11:50que dans ces cas-là,
11:51on exclut définitivement
11:53du sacerdoce
11:54les ecclésiastiques
11:55qui auraient eu
11:56ce type de comportement.
11:58Mais la question
11:58ne devrait même pas se poser.
12:00C'est une évidence.
12:00Ah ben,
12:01c'est ce que je pense
12:01personnellement.
12:02Il faut absolument
12:04que l'Église,
12:05notamment les prêtres,
12:07que ce soit une fonction,
12:08on va dire,
12:09pure,
12:09entre guillemets,
12:10il ne faut pas
12:11qu'elles soient entachées
12:12par des bruits galeuses
12:13comme ça.
12:14Il faut absolument
12:15que l'Église comprenne
12:16que ces prêtres-là
12:17n'ont pas leur place
12:18en tant que prêtre.
12:18Bien sûr.
12:19Voilà, tout simplement.
12:19Mais pas seulement prêtre,
12:20un des frères, etc.
12:22Oui, oui, tout à fait,
12:23tout à fait.
12:23Mais qu'ils soient exclus
12:24du système complet.
12:26Ils n'ont rien à faire.
12:27Voilà,
12:28il faut vraiment épurer
12:29ce système-là
12:30parce que l'Église,
12:30c'est pas que ça,
12:31heureusement.
12:32Mais ça entache
12:33énormément l'Église,
12:34ça adime l'Église,
12:35ça adime cette religion
12:37et il faut absolument
12:39qu'ils épurent ça.
12:40Il faut nettoyer ça
12:42et il faut réparer.
12:44Il faut réparer.
12:45Ils ont crotté,
12:46ils ont couvert.
12:48C'est quand même grave.
12:49mais maintenant,
12:50il faut qu'ils les entendent.
12:52Et il faut épurer
12:53tous les prêtres
12:55qui ont affaire
12:56à de la pédophilie
12:57ou de près
12:57ou de loin.
12:59Les exclurent
13:00de leur sacerdoce.
13:02Terminé,
13:03oui,
13:03exactement.
13:04Ça devrait même
13:05être irrévocable.
13:06Ça devrait être
13:07systématique.
13:08Voilà.
13:09On ne peut pas se permettre.
13:10Merci Frédéric.
13:11Le mot de la fin
13:12à Brice.
13:13Brice,
13:13en quelques secondes,
13:14vous auriez un mot
13:15de la fin à dire
13:15pour répondre notamment
13:16à Mathias et à Frédéric ?
13:19Déjà,
13:19je remercie leur soutien
13:20parce qu'effectivement,
13:21on a des soutiens
13:22aujourd'hui
13:24de partout,
13:24de partout en France
13:25comme à l'étranger.
13:26Donc,
13:27merci de nous soutenir.
13:28Mais,
13:30comme ils ont dit,
13:31on a besoin aujourd'hui
13:32d'actes de réparation.
13:33Les hommes d'église
13:34qui ont été condamnés
13:36ou qui ne le sont pas encore,
13:37doivent...
13:37La justice doit aller
13:38beaucoup plus vite
13:39parce que la justice
13:40a aussi s'apparition
13:40stabilité avec l'État
13:42énormément.
13:43Isabelle Borde
13:44l'a dit elle-même.
13:45Donc,
13:46aujourd'hui,
13:47là,
13:47on a attaqué
13:47le phase 1.
13:48On demande
13:49à avoir vraiment
13:50des réponses.
13:51Là,
13:51on a fait l'état des lieux
13:52depuis trois ans.
13:53Les collectifs
13:54qu'on a fait
13:55avec M. Esquer
13:56ou d'autres collectifs
13:57ont fait un travail
13:58de titan.
13:59C'est bon,
13:59on a posé les bases,
14:00on a fait le socle.
14:01Maintenant,
14:02il faut des réponses.
14:04Maintenant,
14:04de suite.
14:05C'est le plus important
14:06pour que les victimes
14:07puissent se reconstruire
14:10et se réparer.
14:11Ce n'est pas normal
14:12qu'un monsieur
14:12qui va tout dans sa vie
14:14en parlant de l'affaire
14:15de sa arme,
14:15s'il s'est en psychiatrie.
14:16Moi,
14:17ça me pose un problème.
14:18Merci beaucoup Brice,
14:20merci beaucoup Mathias,
14:21merci beaucoup Frédéric
14:22de vos témoignages
14:24particulièrement touchants
14:25dans des registres différents,
14:26bien évidemment.
14:27Mathéo,
14:28on va se retrouver
14:28dans quelques instants.
14:30Oui,
14:30on va parler
14:30de la colère des pompiers
14:31mais on va aussi parler
14:32du nouveau spectacle
14:34du nouveau spectacle
14:36du nouveau Cirque Zavata.
14:38Donc Sud Radio
14:38est partenaire.
14:39Ce sera dans quelques instants.
14:40Vous voulez réagir ?
14:41Tiens,
14:41vous êtes fonctionnaire.
14:42Demain,
14:43vous allez faire grève,
14:43manifester,
14:44vous n'êtes pas content,
14:45vous dites non,
14:45c'est scandaleux
14:46les grèves de la fonction publique.
14:47On attend vos témoignages
14:48au 0826 300 300.
14:51Sud Radio.
14:54Parlons vrai.
14:5619h20,
14:57les vrais voix
14:58écoutent la France.
14:59Philippe David.
15:01Retour des vrais voix
15:02écoutent la France.
15:04On va parler
15:04dans quelques instants.
15:05On a deux représentants
15:06des pompiers
15:06avec nous
15:07en studio
15:07de la grève
15:08des pompiers
15:08qui continuent.
15:10Et puis demain,
15:10grève de la fonction publique.
15:12Est-ce que vous allez manifester,
15:14vous allez faire grève ?
15:15Venez témoigner
15:16au 0826 300 300.
15:17Et puis si vous êtes pompier
15:18ou famille de pompiers,
15:20vos appels sont évidemment
15:21les bienvenus.
15:22Mais tout de suite,
15:23il n'est pas pompier
15:24mais on est toujours
15:25très heureux
15:25de l'avoir
15:26dans l'émission.
15:27Bonsoir,
15:27Louis de Kergorlet.
15:28Bonsoir,
15:29Philippe David.
15:29Quel accueil !
15:30Vous êtes venu
15:32pour nous donner
15:32le menu
15:33de la matinale
15:34de Jacques Cardos
15:34demain matin ?
15:35Exactement.
15:36Et puisque vous parlez
15:37des pompiers,
15:37nous recevrons demain
15:38à 7h10
15:40David Saquet,
15:42président national
15:42de l'UNSA,
15:43sapeurs-pompiers,
15:44pour parler
15:44de la mobilisation
15:45d'aujourd'hui
15:45et de celle
15:46à venir de demain.
15:48On parle aussi
15:49de la fonction publique
15:50et des professeurs.
15:51On en parle en cash
15:52à 8h15.
15:53Combien gagnent vraiment
15:54les enseignants en France ?
15:55C'est la question
15:55que Jacques Cardos
15:56posera à Laurent Fragerman,
15:58professeur agrégé d'histoire
15:59et chercheur associé
16:00au service.
16:02Et puis,
16:03l'autre actualité du jour,
16:05c'est évidemment
16:05Jordan Bardella
16:06avec les révélations
16:08de Mediapart
16:09par rapport
16:10à des accusations
16:10d'antisémitisme.
16:12Sébastien Chenu,
16:13porte-parole du Rassemblement
16:14National,
16:14député du Nord,
16:15vice-président du RN,
16:16sera l'invité
16:17de Jacques Cardos
16:18à 8h15.
16:18Et c'est donc demain
16:20à partir de 7h
16:21avec Jacques Cardos
16:22sur Sud Radio.
16:23Merci beaucoup,
16:23Louis de Cargorlet.
16:25Dans un instant,
16:26on va tout de suite même,
16:27on va parler
16:27du nouveau spectacle,
16:29du nouveau Cirque Zavata
16:30avec Cyril Poujol
16:32qui est responsable commercial
16:33de ce nouveau Cirque Zavata.
16:35Bonsoir, Cyril.
16:36Bonsoir.
16:37Bonsoir.
16:38Bonsoir à tous.
16:39Tout d'abord, Cyril,
16:40est-ce que vous pouvez nous présenter
16:41ce que c'est
16:42ce nouveau spectacle électrisant ?
16:44Alors, le nouveau spectacle
16:46de cette année,
16:47c'est le spectacle 2026.
16:49Alors, c'est un mélange
16:50entre le cirque traditionnel
16:51et le cirque moderne.
16:53On retrouve des acrobates,
16:55des clowns,
16:55des jongleurs,
16:56des animaux domestiques.
16:58Mais on a aussi
16:59beaucoup de lumières,
17:01des lasers,
17:02on a du numéro
17:02avec des drones cette année.
17:05Et tout ça
17:05dans une ambiance
17:06assez latino
17:07avec des danseuses.
17:09L'idée, c'est de proposer
17:10deux heures de spectacle
17:11où toutes les générations
17:12peuvent trouver quelque chose
17:14qui leur plaît, en fait.
17:16Vous en parlez
17:16de ce style latino.
17:17Pourquoi ce style ?
17:20Pourquoi ce style ?
17:21La majorité,
17:23pas la majorité,
17:24mais quelques artistes
17:25cette année
17:25viennent beaucoup
17:26d'Amérique latine.
17:28Donc, on est parti
17:29sur cette ambiance-là,
17:31en fait.
17:32Alors, une question,
17:33parce que Sud Radio
17:34est partenaire média officiel
17:35des tournées de Zavata
17:36partout en France.
17:38Qu'est-ce qui rend
17:38électrisant différent
17:40des autres spectacles
17:41de cirque Cyril Poujol ?
17:44Comme je vous disais,
17:45on a essayé de...
17:47C'est compliqué
17:47avec les animaux,
17:48de plus en plus.
17:49Oui, et puis on ne peut plus
17:50maintenant.
17:51Oui, c'est exactement ça.
17:52Donc, il faut
17:53probablement se renouveler.
17:54On essaye de trouver
17:56d'autres numéros
17:57qui peuvent attirer
17:59les publics.
18:00Et électrisant,
18:00voilà,
18:01c'est le numéro de drone,
18:02le numéro de laser.
18:03On joue vachement
18:04avec les lumières.
18:05Voilà,
18:06c'est d'où le nom
18:07électrisant
18:07pour la tournée
18:09en 2026.
18:10Et combien de temps
18:11faut-il aux artistes
18:11pour préparer
18:12un tel spectacle ?
18:14Alors,
18:15ce n'est vraiment
18:15pas mon domaine.
18:18Je le vois encore.
18:19Mais de nombreux,
18:19moi.
18:20Je sais qu'ils...
18:21Pas forcément.
18:22Ils sont recrutés
18:23vachement en avance.
18:24Ça, c'est une réalité.
18:26Mais on se retrouve,
18:27en gros,
18:27on travaille
18:28une grosse semaine
18:29avant le premier spectacle
18:31où là,
18:32il y a des répétitions
18:33pratiquement toute la journée.
18:35En fait,
18:35on ne met pas tant de ça
18:36de préparer.
18:36C'est plus en amont
18:37pour trouver tous les artistes,
18:39monter le programme,
18:39etc.
18:41Et on fait vraiment
18:41pour dernier moment
18:43le montage du spectacle
18:44à l'île-même.
18:45Alors,
18:46à quel public
18:47s'adresse électrisant ?
18:48On pense souvent
18:48au cirque pour les enfants.
18:50Là,
18:50ça va de 7 à 77 ans
18:51comme chantait
18:52Michel Sardou.
18:54C'est un peu ça.
18:54Je ne connais pas trop
18:55Michel Sardou.
18:58J'aurais pu vous le faire
18:59en chantant,
19:00mais je l'ai fait en parlant.
19:02Et du coup,
19:03ben voilà,
19:03ça regroupe un peu
19:05toutes les générations.
19:06On a beaucoup
19:06de nouveaux parents
19:09qui commencent à arriver,
19:10qui ont entre 20 et 30 ans.
19:12On voit les grands-parents
19:13qui sortent le mercredi après-midi
19:15avec les petits-enfants.
19:16C'est vrai que
19:18toutes les générations
19:19sont réunies
19:20un peu sous le chapitre.
19:22Alors,
19:22on va donner
19:22les prochaines dates.
19:23Nevers,
19:24du 2 au 4 octobre,
19:26Moulins,
19:26du 9 au 11 octobre,
19:28Montluçon,
19:29du 14 au 18 octobre,
19:303 du 21 octobre
19:32au 1er novembre,
19:33et Montpellier,
19:34du 23 décembre
19:35au 3 janvier.
19:36D'autres dates en vue
19:37un peu plus tard ?
19:39Un peu plus tard.
19:40On est en train de voir,
19:42de négocier peut-être
19:43avec Perpignan.
19:44Voilà,
19:44on attend,
19:45c'est du boulot
19:47de négocier avec le mairie,
19:48trouver des emplacements.
19:49Ce n'est pas évident,
19:50mais là,
19:51pour la tournée,
19:51vous êtes aussi bons
19:52comme moi.
19:52Vous êtes parfait.
19:53Eh bien, écoutez,
19:55merci beaucoup,
19:56Cyril Poujol,
19:57responsable commercial
19:58du nouveau Cirque Zavata,
20:00qui est en tournée
20:01dans toute la France
20:02avec Sud Radio
20:03pour partenaires.
20:03Merci à vous.
20:07Et demain,
20:08grève,
20:09appel à la grève
20:10dans la fonction publique,
20:11et il y a un secteur
20:12de la fonction publique
20:13qu'on aime beaucoup,
20:14c'est les pompiers.
20:14On les avait reçus
20:15il y a quelques semaines,
20:16Mathéo Lambelot,
20:17ils lançaient une grève
20:17et ça continue.
20:19Le 8 septembre.
20:19Le 8 septembre
20:20et ça continue,
20:20ils sont même à Paris
20:21depuis hier soir.
20:22Ces pompiers,
20:23on reçoit Stéphane Lecire-Mesba
20:25qu'on avait déjà reçu
20:26il y a 20 jours,
20:27qui est porte-parole
20:28du syndicat Sud-Est-10
20:29et Jean-Baptiste Kahn,
20:31président du SPAS-10,
20:32CFTC,
20:33dans les Landes.
20:35Bonsoir messieurs.
20:36Bonsoir.
20:37Alors,
20:37les pompiers,
20:38vous êtes tellement mobilisés,
20:39c'est vrai que vous avez dormi
20:40au pied de la tour Eiffel ?
20:41C'était magnifique.
20:42C'est sûr qu'il y a pire
20:43comme endroit,
20:44mais c'est pas le plus grand.
20:45Oui,
20:46mais dans tout Paris.
20:46Oui,
20:47on a vu déjà ça.
20:48Mais pour être plus sérieux,
20:49le cadre était merveilleux en fait.
20:51La tour Eiffel,
20:52nos pieds,
20:53mais on était en condition
20:54feu de forêt.
20:55Donc on était aussi
20:56en camping
20:57avec un sac de couchage
20:58et une nuit parisienne
21:00quand même difficile.
21:01Alors,
21:02c'était il y a 20 jours,
21:03que vous étiez venu,
21:04Stéphane Lissière-Mesba,
21:05Jean-Baptiste Kahn,
21:07vous avez peut-être entendu
21:08votre collègue sur Sud Radio.
21:1120 jours plus tard,
21:138 septembre,
21:1420 septembre,
21:15ça fait donc 3 semaines
21:16à un jour près,
21:17est-ce que ça a un peu avancé
21:19le dossier des pompiers
21:20avec les pouvoirs publics ?
21:21Vas-y Stéphane.
21:22Vas-y.
21:23Ça n'a pas avancé
21:24effectivement
21:25cette mobilisation
21:27SV démocratique
21:28et c'est notre moyen
21:29d'expression dans la rue,
21:30mais concrètement,
21:32j'aimerais ne pas être là
21:33ce soir en fait.
21:34Je préfère être dans mon département
21:35et évaquer à mes occupations
21:36d'officiers de sapeurs-pompiers
21:38et de ne pas avoir besoin
21:39de venir sur les plateaux
21:40expliquer à quel point
21:41ce système est malade,
21:42défaillant
21:42et c'est la population
21:43qui le paye.
21:44Mais,
21:45il n'y a vraiment eu
21:47aucune avancée ?
21:48Aucune ?
21:48Mais vraiment,
21:49rien de rien ?
21:50Même pas un petit iota
21:51à se mettre sous la dent ?
21:52Si, si.
21:52Il y en a eu une.
21:53Ah.
21:54Très importante.
21:56On nous propose
21:56dans le futur projet de loi
21:58de modernisation
21:58de la sécurité civile
22:00de nous rajouter
22:01un directeur adjoint
22:02dans trois départements
22:03de France.
22:04Ah oui !
22:04Vous voyez,
22:05ça vous fait rire aussi,
22:05vous.
22:06Désolé,
22:07je ne m'attendais pas à ça,
22:08je n'étais pas prêt.
22:08Je peux encore vous en dire
22:09d'autres,
22:09si vous voulez.
22:10allez-y.
22:10Ah bah,
22:11allons-y,
22:11on est là pour ça.
22:12De toute façon,
22:12on nous propose aussi
22:13de former les jeunes
22:14dans les collèges
22:15sur le secourisme.
22:16On le fait déjà.
22:17Oui.
22:18Donc,
22:22ce que l'État ne donne pas,
22:23premièrement,
22:24ce n'est pas ça
22:24qui va remplir nos camions
22:25et de toute façon,
22:26ce n'est pas ça
22:27qui va nous rajouter
22:27nos camions de feu de forêt
22:28qu'on nous a volés en 15 ans.
22:29Les mille fameux camions
22:30de feu de forêt.
22:30Camions dont on avait parlé
22:31il y a trois semaines d'ailleurs.
22:32Donc,
22:33on peut parler de plein de choses
22:34en fait,
22:34mais il y a plein de bonnes intentions.
22:35Les sapeurs-pompiers,
22:36est-ce que vous savez
22:37que les sapeurs-pompiers
22:39protègent la culture française ?
22:40Est-ce que vous le savez ça ?
22:41Ah,
22:41à quel niveau,
22:42dites-nous tout ?
22:42À tous les niveaux en fait.
22:52On se souvient des sapeurs-pompiers
22:53de Paris
22:53qui avaient vraiment...
22:55Justement,
22:56pas que les sapeurs-pompiers
22:56de Paris justement.
22:57Ils étaient venus un peu
22:58de toute la...
22:58De toute la grande ville de France.
23:00Exactement,
23:00donc des départements.
23:01Même de l'Or et Loire,
23:01etc.
23:02Et comme vous vous rappelez très bien
23:03de ce que je vous ai dit
23:04la dernière fois,
23:04la sécurité civile,
23:05c'est des militaires,
23:06donc la brigade des sapeurs-pompiers
23:07de Paris par exemple,
23:08nos pompiers professionnels
23:09et nos pompiers volontaires,
23:11ça c'est l'ensemble
23:11de la grande maison.
23:12Et Notre-Dame a été sauvée
23:13par la sécurité civile,
23:15tout simplement.
23:15Donc pourquoi est-ce qu'on a été
23:17à Notre-Dame
23:18cet après-midi ?
23:18Un, pour rendre hommage
23:19à nos quatre pompiers décédés,
23:22les 200 pompiers blessés
23:23et puis surtout,
23:24qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce qu'est-ce
23:25de cet été ?
23:26Et que représente Notre-Dame
23:28pour nous tous en fait ?
23:29C'est le phénix en fait
23:30qui est renaît de ses cendres.
23:32Et en fait,
23:33le message qu'on veut passer,
23:33c'est qu'on ne veut pas
23:34que la sécurité civile
23:35s'écroule complètement
23:36et qu'on soit obligé
23:37de la faire renaître de ses cendres
23:38et c'est impossible.
23:39Si elle s'écroule,
23:40elle est morte,
23:40c'est terminé.
23:41Le côté français,
23:43ce côté de sécurité civile,
23:45on ne le remettra pas en place.
23:46Alors,
23:46vous,
23:47vous avez vos galons de capitaine,
23:49vous,
23:50vous avez en grève
23:51sur le velcro.
23:52Oui.
23:53Est-ce que
23:53les préoccupations
23:55des pompiers,
23:56vous avez dit,
23:56moi je serais mieux
23:57dans ma caserne
23:57en tant qu'officier de pompier,
24:00est-ce que c'est la même
24:01pour les pompiers,
24:02je crois qu'on dit
24:02militaires du rang
24:03ou pompiers du rang,
24:04pour les sous-officiers,
24:06les officiers ?
24:07Les préoccupations
24:08sont les mêmes
24:08ou ça dépend
24:09selon le grade.
24:11En fait,
24:12au-delà du grade,
24:12il y a d'abord le statut.
24:13C'est-à-dire que,
24:14pour ceux qui l'ignorent,
24:15on a trois typologies
24:16de pompiers en France.
24:17On a les militaires.
24:18Oui,
24:19c'est-à-dire les sapeurs-pompiers
24:20de Paris et de Marseille.
24:21Exactement.
24:22Et la sécurité civile.
24:23Oui,
24:23et la sécurité civile.
24:24Voilà.
24:25Derrière,
24:25donc on a un statut
24:26de militaire
24:27qui ne répond pas du tout
24:28aux mêmes obligations
24:29et aux mêmes droits
24:30que ce que nous,
24:31on peut avoir.
24:31Ensuite,
24:32vous avez les pompiers professionnels
24:33qui occupent le reste
24:34du territoire français
24:35et qui sont complétés
24:36et aidés par les pompiers volontaires
24:38et non pas bénévoles.
24:39Donc déjà,
24:40rien que ça,
24:40ça a l'air de rien,
24:41mais ça en dit très très long.
24:43Et sans vous faire
24:44un petit cours d'histoire
24:44sur pourquoi des militaires
24:45à Paris et à Marseille,
24:46on est passé d'une logique
24:48de résultat
24:48où en fin de compte,
24:49on s'est rendu compte
24:50que le service
24:51qui était proposé
24:52à l'époque de Napoléon
24:53n'était pas satisfaisant
24:54et du coup,
24:55il a militarisé Paris
24:56suite à un événement
24:57qui lui avait absolument pas convenu.
24:58Donc il a dit,
24:59voilà,
25:00le résultat que vous m'avez donné à voir
25:01n'est pas satisfaisant,
25:02comment faire mieux ?
25:03On lui a dit,
25:07qui ne sont pas encadrés
25:09par un droit
25:09qui leur permettrait
25:10en fin de compte
25:11de faire un peu tout
25:12et n'importe quoi
25:12et de ne pas juste
25:13uniquement rester focus
25:14sur leur mission.
25:15À côté de ça,
25:16on a les pompiers professionnels
25:17qui eux sont soumis
25:18au code du travail.
25:19Et donc déjà,
25:20en disant ça,
25:20on est en train de se dire
25:21qu'on confie une mission régalienne
25:22à des professionnels
25:23qui du coup,
25:25qui sont...
25:25Au code du travail
25:26et qui s'appliquent.
25:27Alors,
25:27pas vraiment du privé,
25:28on est quand même
25:29régi par la fonction publique,
25:31mais ce que je veux dire par là
25:32pour aller sur du concret,
25:32c'est que typiquement
25:33sur des incendies
25:34comme la Gironde
25:35ou même le Sud-Est.
25:36Vous avez des agents
25:36qui vont traverser
25:37toute la France
25:38pour se rendre
25:38aux abords du sinistre.
25:40En fin de compte,
25:41ce délai de transit
25:42est pris en compte
25:42dans le temps de travail.
25:43Donc,
25:44ça a du sens
25:44sur le plan de la fatigue
25:45et de la récupération physiologique.
25:47Je ne démons pas
25:48cet aspect-là.
25:49Néanmoins,
25:49sur l'efficacité,
25:50c'est-à-dire qu'ils peuvent commencer
25:52par une pause
25:52en arrivant sur place.
25:54Et ce n'est pas forcément
25:54ce qu'on attend d'un pompier
25:55quand il arrive sur place.
25:56Donc en fait,
25:57déjà,
25:58rien qu'au niveau du statut,
25:59on se rend compte
25:59qu'il y a des limites
26:00et des contraintes
26:01qui nous obligent
26:01à penser une logistique
26:02et un déploiement
26:03de nos moyens
26:04qui, parfois,
26:05peuvent interroger
26:05en situation de crise
26:07extrêmement aiguë.
26:08Et après,
26:08pour aller du coup
26:09sur l'autre aspect,
26:10je ne parle même pas
26:11des volontaires
26:11qui ne sont régis par rien
26:12si ce n'est une charte.
26:13En fait,
26:14ça s'en a...
26:14Une charte qui date
26:15d'il y a combien de temps
26:16parce que parfois,
26:16on entend des choses
26:17assez bizarres.
26:18La charte qui date de 1947,
26:20oui, ça date un peu quand même.
26:21Un peu de choses près.
26:21Un peu de choses près.
26:22Mais en fait,
26:22disons que les concepts
26:23sont toujours d'actualité.
26:24Quand vous lisez Socrate,
26:25ça a beau daté
26:25de 500 ans avant Jésus-Christ,
26:27c'est toujours d'actualité.
26:28Donc, en fin de compte,
26:29moi, ce n'est pas tant
26:30son historique qui m'inquiète.
26:31Ce qui m'inquiète,
26:31c'est qu'elle est toujours
26:32aussi volatile.
26:33C'est-à-dire que quand vous faites appel
26:34à une ressource volontaire,
26:35elle n'est tenue de rien.
26:37C'est-à-dire que si,
26:37au dernier moment,
26:38elle vous dit
26:38« Je suis désolé,
26:39finalement,
26:40j'ai un déménagement
26:41qui est prévu
26:41ou j'ai un match de rugby
26:42après-demain,
26:42donc il va falloir
26:43que je rentre plus tôt,
26:43il a tout à fait la possibilité
26:45de vous planter
26:46sur l'intervention.
26:47Je ne dis pas que les volontaires
26:48se comportent comme ça,
26:48mais ils peuvent le faire.
26:50Et nous,
26:50d'un point de vue officier,
26:51ça donne une ressource
26:52qui est compliquée à manager
26:53et on se pose
26:54des questions existentielles
26:55sur qui va relever qui
26:56dans une opération
26:57qui va s'installer dans la durée.
26:58Et juste pour revenir
26:59à votre question,
26:59désolé pour la petite zigzag,
27:03effectivement,
27:03quand on est officier,
27:04on n'a pas forcément
27:05les mêmes intérêts
27:06que quand on est homme du rang
27:08ou quand on est sous-officier.
27:09Il y a trois grandes catégories,
27:10les C, les B, les A,
27:12et ça, ça fait écho
27:13à la fonction publique.
27:15On est calqué sur le modèle.
27:15La catégorie A, B, C,
27:17aux fonctionnaires, etc.
27:18Pour parler très clairement,
27:19A, c'est de la conception,
27:20B, c'est de l'encadrement
27:21et C, c'est de l'exécution.
27:23Néanmoins,
27:24comme vient de le dire Stéphane,
27:25nous, on oeuvre pour une mission
27:26qui est d'assurer
27:28la sécurité civile.
27:29Donc moi, je suis partisan,
27:31et vous faites bien de souligner
27:32que je porte mes galons
27:32de capitaine aujourd'hui.
27:35Comment vous avez anticipé ?
27:37C'est gratuitant.
27:39Non, mais ce que je veux dire par là,
27:40c'est qu'aujourd'hui,
27:41bien sûr que je parle
27:41sous ma casquette
27:43de ma couleur syndicale.
27:44Sinon, j'aurais même pas le droit
27:45d'être là
27:45puisque je serais tenu
27:45au devoir de réserve.
27:47Là, moi, je tiens à affirmer
27:49que je viens ici
27:50poser un regard d'officier
27:52pour rassurer mes collègues officiers
27:53en leur disant
27:54qu'on peut avoir un regard critique
27:56et lucide
27:56sur notre système
27:58de la sécurité civile
28:00sans passer pour celui
28:02qui tire sur l'ambulance.
28:03Donc même si nos intérêts
28:05ne sont pas au même endroit,
28:06les enjeux de gouvernance
28:07qui impactent directement
28:08ceux qui sont au bout de la lance
28:10et qui doivent tirer le tuyau,
28:11à un moment donné,
28:12c'est bien qu'on se parle.
28:13Et on a une inter-syndicale
28:14et je laisserai Stéphane aller dessus
28:15qui, justement,
28:16a réussi à s'aligner
28:17vent debout
28:18à neuf organisations syndicales
28:20dont celle des officiers
28:22qui, hasard,
28:24s'est défaussée finalement.
28:25On ne la voit plus.
28:26Pourquoi ?
28:27Parce qu'ils ont plus
28:30l'habitude de boire
28:31du Dom Pérignon
28:32que de respirer de la fumée.
28:33Je vais vous le dire.
28:35Je vais vous avouer
28:36qu'entre les deux hypothèses,
28:38je préfère la première
28:39en ce qui me concerne.
28:40Non, mais la vérité,
28:41c'est que
28:42je crois qu'à un moment donné,
28:43on a un fossé
28:44entre notre encadrement
28:45et la base.
28:47C'est la fameuse base
28:48qui est bien trop importante.
28:50En fait,
28:50on ne parle plus
28:50des mêmes choses.
28:51Mais sans rentrer
28:52sur le pourquoi
28:54le syndicat
28:54Avenir Secours
28:55a quitté l'inter-syndical,
28:56c'est même plus important
28:58aujourd'hui.
28:58Ce n'est pas ça.
28:59Est-ce que vous voulez comprendre
29:00qu'est-ce qui va se passer
29:01pour qu'enfin,
29:02on avance sur ce sujet-là ?
29:03Parce qu'on n'avancera pas.
29:04Je vous le dis,
29:04on n'aura pas l'argent,
29:05ils ne feront rien.
29:06C'est 2 milliards d'euros
29:07que vous réclamez.
29:07Oui, 2 milliards,
29:08mais on peut vous l'expliquer simplement.
29:09Mais donc, vous faites un mouvement
29:09pour rien,
29:10alors si vous savez qu'il n'y aura rien.
29:11Non, parce qu'on est des alerteurs,
29:12en fait.
29:13Demain, quand ça va mal se passer,
29:14je vais vous raconter
29:14la fin de mon histoire,
29:15vous allez me dire,
29:16vous ne pourrez pas me dire
29:16mais vous étiez où, vous ?
29:17Parce que vous savez
29:18où est-ce qu'on a été ensemble ?
29:19On a été défendre
29:20notre sécurité civile.
29:21Si ça ne marche pas,
29:21je pourrais encore me raser
29:22dans la glace
29:23sans que la glace fonde.
29:24Vous voyez le truc ?
29:25En fait, je vais vous expliquer
29:26comment ça va se passer.
29:27Et je ne suis pas devin,
29:28je vous promets,
29:29je n'ai aucun pouvoir là-dessus.
29:30La sécurité civile,
29:32elle a 3 piliers essentiels.
29:33La protection des personnes,
29:34ça, ça a marché.
29:35On n'a pas de morts dans les civils.
29:36On a des morts que chez les sapeurs.
29:37Absolument.
29:38La protection des biens,
29:40ça n'a pas marché.
29:41On a 200 maisons
29:41qui ont brûlé en Gironde,
29:43200 en Biscarosse,
29:44etc.
29:44Ça n'a pas marché.
29:45Ça, c'est la vérité.
29:46Pour me dire ce qu'on veut,
29:47ça ne marche pas.
29:48Et on a 130 000 hectares
29:49de végétation qui ont brûlé.
29:50Ça n'a pas marché.
29:52J'ai la voix un peu cassée
29:53pour la grève, excusez-moi.
29:54Pas de problème.
29:55Et donc,
29:55on a 2 piliers qui se sont écroulés.
29:57Et ça ne suffit pas.
29:58Qu'est-ce qu'il va nous falloir
29:59derrière tout ça ?
30:00Que des citoyens décèdent
30:01dans des inondations,
30:03dans des feux,
30:03dans ce que vous voulez.
30:04Espérant que non.
30:05Mais bien sûr qu'on n'espère pas.
30:06Mais vous pensez qu'on fait ça ?
30:07Si aujourd'hui on alerte,
30:08si on vient 3 jours à Paris,
30:10si on s'est vus combien de fois,
30:12enfin,
30:12ça fait plusieurs semaines
30:13qu'on est sur ce sujet-là.
30:14Vous pensez bien
30:15qu'on ne souhaite pas ça, en fait.
30:16Mais quand en face de vous,
30:17vous avez un mur,
30:18comment voulez-vous
30:18qu'on y arrive, en fait ?
30:19Ils n'ont aucune réponse.
30:20Ils n'ont pas d'argent.
30:22Ce n'est pas qu'il n'y a pas d'argent.
30:23Comprenez bien la différence.
30:24Ce n'est pas qu'il n'y a pas d'argent.
30:25C'est qu'ils n'ont pas d'argent pour nous.
30:27Alors,
30:27on doit
30:29se retrouver dans quelques instants
30:32pour raison de pub,
30:34parce qu'il faut bien vivre.
30:35Et on va continuer,
30:37parce que vous vouliez réagir,
30:38mon capitaine.
30:38Vous pouvez garder ça en mémoire.
30:41Dans quelques instants,
30:42on se retrouve.
30:42Et vous, tiens,
30:43vous êtes famille de pompiers
30:44où vous avez été très heureux
30:46d'être secourus par les pompiers
30:47cet été,
30:48à Biscarros,
30:50sur le bassin d'Arcachon,
30:54ou le reste de l'année,
30:55un peu partout en France,
30:57de Dunkerque à Perpignan
30:58et de Brest à Strasbourg.
30:59Toutes les 3 secondes.
31:00Toutes les 3 secondes.
31:01Eh bien,
31:02venez témoigner
31:03au 0826 300 300
31:05et on se retrouve
31:05dans quelques instants.
31:0819h20,
31:09Les Vraies Voix
31:10écoutent la France.
31:11De retour dans
31:12Les Vraies Voix
31:12écoutent la France
31:13et on continue de parler
31:14de cette mobilisation
31:16des sapeurs-pompiers
31:17qui sont arrivés
31:17depuis hier à Paris.
31:19Objectif,
31:20toujours montrer
31:21ce mécontentement
31:22et demander davantage
31:24de moyens.
31:24Nous sommes avec
31:25Stéphane Lecire-Mezba,
31:27porte-parole
31:27du syndicat Sud S10
31:28et Jean-Baptiste Kahn,
31:30président du SPAS 10
31:31CFTC des Landes.
31:32Et on a coupé
31:34la parole
31:34à Jean-Baptiste Kahn,
31:36président du SPAS 10
31:36CFTC des Landes.
31:37Vous vouliez réagir
31:38aux propos
31:39de Stéphane Lecire-Mezba.
31:40Oui,
31:41en fait,
31:41je voulais surtout
31:41attirer l'attention
31:42sur le fait
31:43qu'effectivement,
31:44c'est un souci de moyens.
31:45Il n'y a pas de débat là-dessus.
31:46Il faut 2 milliards.
31:47Voilà.
31:48Par exemple.
31:49Mais je dis bien par exemple
31:49parce que pour grossir
31:50un peu le trait,
31:51la situation dans laquelle
31:52on est,
31:52c'est qu'on est en train
31:52d'écoper un navire
31:54dont la coque est percée.
31:56Donc oui,
31:56c'est une question de moyens.
31:57Si vous écopez
31:58à la petite cuillère
31:58ou à la louche,
31:59ça risque d'être compliqué.
32:00Vous risquez de me regarder
32:00en me donnant
32:01balance-moi des seaux
32:02parce que là,
32:03je coule.
32:04La louche n'est pas
32:04beaucoup plus efficace
32:05que la petite cuillère
32:06dans la coque du Titanic.
32:07Malheureusement.
32:08Malheureusement,
32:09ce qui ne sauvera pas
32:10le modèle de la sécurité civile,
32:11c'est de continuer à écoper.
32:12C'est-à-dire qu'à un moment donné,
32:13il faut avoir l'honnêteté
32:14et le courage intellectuel
32:16de se poser les vraies questions,
32:17de faire des rétextes
32:18qui ne vont pas minimiser
32:19des situations
32:19qui pourraient pointer du doigt
32:20certaines responsabilités
32:22ou certaines personnes
32:27et du coup,
32:28d'assumer
32:28pour pouvoir faire ce pas en avant.
32:30C'est-à-dire réparer
32:31la coque du bateau
32:31plutôt que de continuer à écoper.
32:33Et ça, malheureusement,
32:34on ne fait que tourner
32:35autour du pot.
32:35On évite l'éléphant
32:36qui est au milieu de la pièce
32:37puisque comme l'a dit Stéphane,
32:39on tourne en rond.
32:39Vous nous posiez la question
32:40tout à l'heure en introduction
32:41est-ce qu'il y a eu un plus ?
32:43Est-ce que ça avance ?
32:43Est-ce que ça sert à quelque chose ?
32:45En fait, ça ne servira à rien
32:46tant qu'on gesticulera
32:46et qu'on palabrera
32:47autour des vrais problèmes.
32:49Un exemple,
32:50les rapports
32:50qui préconisent
32:51de façon très pragmatique
32:52les problématiques
32:53auxquelles on est confronté
32:55existent.
32:55Il y a un rapport du Sénat
32:56qui a été fait
32:57sur le feu de forêt
32:58qui a été rendu
32:58en 2021-2022.
33:00Ça fait donc 4-5 ans ?
33:02Voilà.
33:02Il y a 70 recommandations
33:03qui sont très pratico-pratiques
33:05que j'invite tout le monde
33:06à aller consulter
33:07sur le site
33:07de Public Sénat
33:09qui expliquent très clairement.
33:11Effectivement,
33:11comme l'a dit Stéphane,
33:12il y a plusieurs temps
33:13dans une crise,
33:14il y a plusieurs piliers.
33:15À l'échelle de la crise
33:16de façon plus large,
33:17il y a d'abord
33:18le temps de la prévention
33:18qui vise en fait
33:20de la prévision,
33:22c'est-à-dire on anticipe
33:23un risque
33:23et on essaie de modéliser
33:24ce à quoi on peut être confronté.
33:25Ensuite,
33:26vous avez le temps
33:26de la prévention
33:27qui vise à déployer
33:28un petit peu
33:29tous les modes opératoires
33:30qui nous permettent
33:30de répondre
33:31à ce qu'on vient de modéliser
33:32et d'inventer.
33:33Et ensuite,
33:33il y a la lutte.
33:34Donc en fait,
33:35venir dire qu'effectivement
33:37il manque des moyens,
33:37c'est une évidence,
33:38mais ça ne fera pas avancer les choses.
33:39Et pour preuve,
33:40dernier exemple,
33:41moi j'ai été amené
33:41à prendre des gardes
33:42au centre opérationnel zonal
33:43donc en fait,
33:43il ne faut pas avoir en tête
33:44qu'au-dessus du département,
33:46on a des zones.
33:47C'est-à-dire qu'il y a
33:47une entité
33:48qui est en charge
33:49de piloter
33:50et de coordonner les moyens
33:51dès lors qu'un département
33:52se retrouve submergé.
33:53Donc là,
33:53il y a un arbitrage
33:54qui est rendu pour savoir...
33:55Il y a quatre zones
33:55pour toute la France.
33:56Voilà.
33:57Donc nord-sud-ouest-est.
33:58Exactement.
33:59Et donc il y a un arbitrage
34:00qui est rendu pour se dire
34:01bon ben ok,
34:01il y a les canadaires
34:02qui sont basés à Nîmes,
34:03est-ce qu'on les envoie
34:04sur la région ouest
34:05ou la région sud-ouest
34:06par exemple ?
34:07Et ça repose sur
34:07un certain nombre
34:08de critères et d'indicateurs.
34:10Vous pourrez rajouter
34:11la flotte de canadaires
34:12que vous voulez.
34:13Si les circuits
34:14de prise de décision
34:15pour engager les moyens
34:15ne sont pas fluides
34:17et efficaces,
34:17ça ne sert à rien.
34:18Et c'est pas fluide aujourd'hui ?
34:19Non.
34:19Ah ben c'est pas fluide.
34:19Pour engager un moyen à rien,
34:21il vous faut plus d'une heure quasiment.
34:22Quasiment.
34:22Ah oui, le feu attend
34:23de se propager en une heure.
34:25Donc si vous habitez
34:26à côté d'un avion,
34:27ça peut le faire.
34:27Mais moi typiquement,
34:29je vais parler de ce que je connais
34:30parce qu'au moins
34:31on ne pourra pas dire
34:31que je fais de la propagation.
34:32Vous êtes dans les Landes ?
34:33Voilà, j'étais dans les Landes.
34:33J'étais sur un feu.
34:34Le zone a fortement boisé.
34:35Exactement, j'étais sur un feu
34:36qui a repris juste après,
34:37qui a quand même fait
34:37pas loin de 50 hectares,
34:40voire plus.
34:41Sur une commune
34:42à proximité
34:43du chef lieu
34:43qui s'appelle Mont-de-Marsan,
34:45qui est juste la préfecture
34:46des Landes,
34:46sur laquelle on a
34:48une base aérienne
34:49qui nous permet
34:50de prépositionner
34:51des moyens aériens.
34:54Je vous donne
34:54un exemple très concret.
34:56On demande
34:57du coup la sollicitation
34:58d'un moyen aérien
34:59que ce soit un avion,
35:00un hélicoptère,
35:01voire même du drone.
35:01Ne serait-ce que pour avoir
35:02une image thermique
35:03un petit peu
35:04de où en est
35:04l'évolution du feu.
35:06On avait un hélicoptère
35:07prépositionné
35:08à Mont-de-Marsan.
35:09Donc, il y a moins
35:10de 15 minutes
35:11en hélico
35:12du sinistre en question.
35:14La proposition
35:15qu'on me fait,
35:15c'est de m'envoyer
35:16un moyen aérien
35:17depuis Nîmes.
35:19Et ce retour...
35:20Nîmes-Mont-de-Marsan,
35:21ce n'est pas la porte à côté.
35:22Donc, en fait,
35:23le retour que j'ai
35:24sur cet engagement,
35:25en fait, il arrive
35:26à T plus 3 heures
35:27après ma sollicitation.
35:29Donc, vous voyez bien
35:30qu'il y a un décalage.
35:31Qui est-ce cette bureaucratie ?
35:33Parce qu'on a fait...
35:34J'ose espérer
35:35que ce n'est pas
35:35des papiers assignés
35:36par un officier,
35:37un officier supérieur,
35:38un général...
35:40C'est un peu ça.
35:41Vous connaissez
35:41la maison des fous
35:42chez Astérix Oblix ?
35:43La maison, pardon ?
35:44Des fous chez Astérix Oblix
35:45quand vous renvoie
35:46vers un cerfard,
35:46on a un fond de 3ème étage.
35:48C'est exactement ça, en fait.
35:49On y est.
35:50En fait, c'est ce qu'on vous explique
35:52depuis un petit bout de temps,
35:54c'est qu'en fait,
35:54on a un mille feuille administratif
35:55qui est tellement important aujourd'hui.
35:56C'est même le 10 mille feuilles.
35:57Tout à fait,
35:58mais comprenez
35:59qu'on nous appelle
36:00les soldats du feu.
36:01Si les soldats,
36:02on met autant de temps
36:03pour leur donner
36:04les instructions
36:04si on se fait attaquer,
36:05envahir ou ce que vous voulez,
36:06on n'est pas sortis.
36:08Et aujourd'hui,
36:09on en est là, en fait.
36:09Et je vous rappelais
36:10de l'histoire du 1 minute,
36:112 minutes et 3 minutes.
36:12Vous vous rappelez
36:13l'histoire avec le verre d'eau,
36:14le soude de l'eau ?
36:15Vous vous rendez compte
36:15de ce que raconte le capitaine ?
36:17Mais en fait,
36:18on ne sait même plus
36:18la peine qu'on parle
36:18de tout ça.
36:19Mais c'est complètement dingue,
36:22et on a un problème
36:23de disponibilité de personnel.
36:24Ça, c'est une première chose.
36:25Mais on a aussi un problème
36:26d'organisation
36:27et de prise de décision.
36:28On est nuls dans les prises...
36:30Et quand je dis nous,
36:31c'est l'État français en général,
36:33je ne vais stigmatiser personne,
36:34mais on est incapables
36:36de prendre les bonnes décisions
36:37au bon moment, en fait.
36:37En fait, on tourne toujours
36:39autour de...
36:39Du pour eux.
36:40On ne sait pas faire,
36:41en fait.
36:41On ne sait plus faire, en fait.
36:42Et qu'est-ce qui a sauvé les feux
36:44et malgré la détresse des gens
36:46qui pourront peut-être témoigner ce soir ?
36:48C'est parce que
36:49les appels-pompiers
36:50qui étaient sur le terrain
36:51ont fait, avec des fois
36:52des ordres contraires,
36:54ils ont des fois désobéi.
36:55Allez voir les gens du Porsche,
36:56ils vous raconteront
36:57la vérité de ce qui s'est passé.
36:58Ils y ont été...
37:00Mais à côté de ça,
37:00rappelez-vous qu'on achetait
37:01les agriculteurs,
37:02on achetait les gens
37:03de la DFCI, etc.
37:04Qui étaient prêts
37:04à filer un coup de main,
37:05en plus, ces agriculteurs.
37:05C'était presque prêt.
37:08Et donc, les gens de la DFCI,
37:09vous savez,
37:10c'est la défense de la forêt
37:11contre la santé.
37:12C'est en gros,
37:13c'est des gens qui connaissent
37:14la forêt par cœur, en fait.
37:15C'est une association.
37:17Exactement.
37:17Mais qui régie aussi
37:18dans la sécurité civile, en fait.
37:20C'est une association agréée
37:21de la sécurité civile,
37:22comme la Croix-Rouge,
37:23comme tous ces trucs-là.
37:24Vous voyez un peu le truc ?
37:25En fait, on a refusé
37:26de les utiliser.
37:27Pas les pompiers, en fait.
37:28Mais Madame la Préfète,
37:29par exemple.
37:30C'est fou.
37:30Et elle est toujours en poste,
37:31Madame la Préfète.
37:32Alors, il y a une question
37:33qui se pose,
37:33parce qu'il nous reste 4 minutes.
37:35Demain, vous devriez rencontrer
37:36Laurent Nouniès,
37:38votre ministre de Qtel.
37:40Effectivement.
37:40Vous en attendez quoi ?
37:42Ben, j'en attends peut-être...
37:43Peut-être pas 2 milliards,
37:44mais au moins un petit quelque chose.
37:46Alors moi, à titre personnel,
37:47pour l'avoir déjà rencontré
37:48une première fois,
37:48je commence à connaître
37:49un peu le personnage,
37:50ou du moins j'ai eu la chance
37:51de voir quelle était sa peau sûre.
37:53Je pense qu'on a affaire
37:54à quelqu'un qui, malheureusement,
37:54est prisonnier d'un système.
37:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
37:57le temps des propositions
37:58qui nous est faite
37:59par la gouvernance
38:00n'est pas celui des sinistrés
38:02et n'est pas celui
38:03de ceux qui interviennent.
38:05C'est-à-dire que nous renvoyer
38:06vers des projets de loi,
38:07il faut bien avoir en tête
38:08qu'un projet de loi,
38:09c'est rien de concret.
38:10C'est-à-dire que derrière,
38:10il y a la navette
38:11entre le Sénat et l'Assemblée nationale.
38:12Enfin, je ne vais pas vous faire
38:13un cours du culturel administratif,
38:15mais on est très très loin
38:16du passage à l'acte.
38:18Donc en réalité,
38:18ce qu'on attendrait idéalement,
38:20ce serait des décrets d'application.
38:21C'est-à-dire qu'il a la capacité
38:22de dire à partir de demain,
38:24je veux ci, je veux ça,
38:25et ça se passera comme ci, comme ça,
38:27avec non pas des sanctions à la clé,
38:28mais en tout cas,
38:29la possibilité de faire
38:30des recours très rapides
38:31pour mettre les gens
38:32face à leurs responsabilités.
38:33Vous demandez beaucoup de choses.
38:36Non, mais on demande simplement
38:37à ce que des gens
38:38qui sont aujourd'hui payés
38:40par l'argent public
38:41prennent les décisions
38:42et soient efficaces.
38:43Exactement.
38:43C'était une boutade.
38:44J'ai compris que c'était une boutade.
38:46Mais en fait,
38:47ce n'est pas la peine de nous sortir,
38:48on va faire encore un groupe,
38:49un machin, un truc.
38:50Jean-Baptiste l'a dit tout à l'heure,
38:51il y a des rapports qui existent,
38:52il y a le Beauvau de la Sécurité
38:54qui existe.
38:54Aujourd'hui, il faut appliquer les choses.
38:56En fait, on n'a plus besoin
38:57des blablas.
38:57Les blablas,
38:58si c'est pour nous appeler
38:58pour les blablas,
38:59qu'il reste raconter ces blablas.
39:01Qui veut, ça ne nous intéresse pas.
39:02Mais je veux quand même
39:02le défendre un petit peu
39:03parce que j'aime bien
39:03le défendre à chaque fois.
39:04N'oubliez pas qu'il est très mal encadré.
39:06Les gens qui gèrent aujourd'hui
39:07la Sécurité civile,
39:08ce ne sont pas des sapeurs-pompiers.
39:09Et là-dessus,
39:10je n'en lâcherai jamais.
39:10C'est quoi ?
39:11C'est des hauts fonctionnaires.
39:12Je n'ai rien contre les hauts fonctionnaires.
39:14Il en faut.
39:14Mais ce n'est pas parce que
39:15tu passes dans les grandes écoles
39:16que ça te donne la culture du feu.
39:18Si on est obligé de lui expliquer
39:20à M. Marion,
39:21qui est directeur de la Sécurité civile
39:23ou de la haute fonctionnaire,
39:25j'ai oublié son nom pour vous dire,
39:26qui est directrice des sapeurs-pompiers,
39:28comment ça marche un feu,
39:29comment ça répond,
39:29qu'est-ce qu'il faut faire,
39:30quelle anticipation, etc.
39:32Mais le feu,
39:32il a déjà bouffé 5 hectares
39:34que vous n'avez pas avancé d'un iota.
39:35C'est ça la vérité.
39:36À un moment donné,
39:37il faut arrêter avec ces conneries-là.
39:39Le ministre de l'armée,
39:41en dessous de lui,
39:42ce n'est pas un haut fonctionnaire,
39:43c'est un général.
39:44On est d'accord ?
39:45Oui.
39:46C'est un général 5 étoiles
39:47le plus gravé qui existe.
39:48Si on est des soldats du feu,
39:50sous le ministre,
39:50on doit avoir qui ?
39:51Un sapeur-pompier,
39:52en tout cas.
39:53Un général des sapeurs-pompiers,
39:54évidemment, oui.
39:54Donc je ne sais pas,
39:55si on doit aller le voir
39:56pour lui expliquer
39:57comment doit marcher l'État,
39:58on va y aller.
39:58On va gagner de l'argent à la fin.
39:59Parce que je vous le dis,
40:00il y a de l'argent dans ce pays
40:01et il va falloir qu'il soit mis
40:02dans la sécurité civile.
40:03Et il y a juste une dernière chose
40:04sur laquelle, effectivement,
40:05je me dois d'être louelle
40:06quand même vis-à-vis du gouvernement.
40:08La grande difficulté,
40:09c'est que dans la Constitution française
40:11telle qu'elle est rédigée,
40:12donc le plus haut niveau de texte
40:13de la hiérarchie des normes en France,
40:14par l'Europe et ainsi de suite,
40:16c'est la libre administration
40:18des territoires.
40:18Et ça, pour que nos auditeurs
40:19comprennent bien,
40:20ça veut dire que l'État,
40:21l'État n'a pas le droit
40:22de faire d'ingérence,
40:23d'aller mettre sa main
40:24dans ce qui se passe
40:25de tout ce qui est confié
40:26au département.
40:27Le département,
40:28il a tout un tas
40:29de responsabilités,
40:30dont les pompiers.
40:30C'est pour ça qu'on s'appelle
40:31des SIS,
40:32services départementaux.
40:33Ça veut dire que moi,
40:34mon donneur d'ordre,
40:34mon employeur,
40:35ce n'est pas une lunaise,
40:36ce n'est pas une lunaise intérieure.
40:38Exactement.
40:39Et donc, c'est à cette personne
40:40que je dois, effectivement,
40:42expliquer la situation
40:43qu'on rencontre
40:43et qui, lui, budgétairement,
40:45peut la bloquer, la débloquer.
40:46Le seul représentant de l'État
40:47au niveau du département,
40:48c'est le préfet
40:49qui, lui, va mettre son veto.
40:51Donc, en fait,
40:51il va modérer plus ou moins
40:52des propositions.
40:53C'est le représentant de l'État,
40:54son patron,
40:55c'est le ministère de l'Intérieur.
40:55Et donc, la difficulté qu'on a,
40:57c'est qu'on fait le ping-pong
40:58entre, d'une part,
40:59l'échelon territorial
40:59au niveau départemental
41:01et, d'autre part,
41:01le ministère de l'Intérieur.
41:02Donc, demain,
41:02ce qu'il risque de nous dire,
41:03c'est, je suis de tout cœur
41:04avec vous, les pompiers,
41:05mais voyez avec votre autorité d'emploi.
41:07Je sais beaucoup
41:07s'il nous dit
41:07le tout cœur avec vous.
41:09Il le dira, il le dira.
41:11Excusez-moi,
41:12quand vos ambitions
41:12passent de 2 milliards
41:13à juste
41:14je suis de tout cœur
41:15avec vous,
41:15on peut dire qu'il y a
41:16un grand...
41:17Nous, c'est courage
41:17et dévouement.
41:18Ce n'est pas sauver ou périr.
41:19Sauver ou périr,
41:20c'est du résultat.
41:20Nous, c'est courage
41:21et dévouement.
41:21Ah oui.
41:22Et donc, demain,
41:23vous devriez le voir théoriquement
41:24en fin d'après-midi,
41:25c'est ça ?
41:25Oui, peut-être 18h30,
41:26c'est ce qui a été évoqué.
41:27C'est à peu près ce qui est bloqué.
41:28C'est bizarre,
41:28je vous sens très désabusé
41:30avant de rencontrer
41:30Miseux à l'Intérieur.
41:32Ouais.
41:32Il y a eu le pape pendant 4 jours,
41:33on peut espérer un miracle.
41:35Oui, surtout qu'il est passé par l'eau,
41:36on devine des miracles.
41:37Ouais, mais il a fait
41:38des meilleurs discours
41:38que nos politiquaires,
41:39pour le coup.
41:41Eh bien, écoutez,
41:42merci beaucoup Stéphane Lesser-Mesba,
41:44porte-parole du syndicat Sudsdys.
41:46Merci beaucoup Jean-Baptiste Kahn,
41:48président du SPAS10 CFTC des Landes.
41:51Les Landes,
41:52c'est une terre de rugby,
41:52nous sommes bien d'accord.
41:54On est d'accord.
41:54Notamment deux grands clubs,
41:55Mont-de-Marsan et Dax,
41:56qui s'étaient rencontrés en finale
41:57en 1963, je crois.
41:59Et voilà une des voix du rugby.
42:01C'est la seule finale lando-landaise
42:03de l'histoire.
42:03C'est une ville que vous connaissez bien.
42:05Bonsoir François Triot.
42:06Bonsoir messieurs,
42:07et je vous remercie
42:08parce que le SDIS des Landes
42:09est intervenu chez ma maman
42:10il y a peu.
42:11Et donc, voilà,
42:12ils l'ont sorti d'un mauvais pas.
42:14Donc merci messieurs.
42:15C'est peut-être vous, mon capitaine ?
42:16Non, c'est pas moi, mais...
42:19Mais je transmettrai.
42:20Merci à vous.
42:22Alors, quel est le menu
42:23au cœur de la mêlée ce soir, François ?
42:25Émission un peu spéciale, bien sûr,
42:27avec Jean-Baptiste Elisal,
42:28Flévis Panguero,
42:28mais il y a la nuit du rugby
42:29qui se passe en ce moment,
42:30qui est un peu le palmarès
42:32de la saison dernière.
42:34Les Oscars, les awards du rugby.
42:37Et donc, il y a déjà
42:39des premiers prix qui sont tombés.
42:40On va avoir tout le palmarès.
42:41Et puis, pendant l'émission,
42:42on connaîtra le meilleur joueur
42:44du top 14 de la Pro D2
42:46qui seront élus vers 20h30 environ.
42:48C'est pas Philippe David ?
42:49Non, non, c'est pas moi.
42:49Un Toulousain ?
42:51Oui.
42:51Voilà, peut-être en troisième ligne.
42:53Vous voyez, un peu anglais,
42:55mais bien adopté.
42:56Je crois savoir qu'il parle
42:57très bien français
42:58avec un accent à couper au couteau
43:00et qui utilise même
43:01l'expression toulousaine.
43:02Et comme dirait Jean Dujardin
43:03dans OSS 117,
43:04il n'est pas mauvais, Jack.
43:07Et il a le nom
43:08d'une marque de Jeep, c'est ça ?
43:10Oui, enfin bon.
43:12Allez, nous,
43:12on se retrouve demain,
43:1417h,
43:14avec Les Vrais Voix,
43:16en direct du salon BATIMAT.
43:18On sera avec Patrick Roger.
43:19A demain.
43:21Sud Radio.

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