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Avec Martin Blachier, médecin de santé publique et épidémiologiste

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##LE_FAIT_DU_JOUR-2026-09-27##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:04Nous recevons un visage que les Français connaissent bien depuis la pandémie.
00:08Pendant la crise sanitaire, il a commenté les vagues, les masques, les confinements sur tous les plateaux.
00:13Le journal Le Monde avait compté 467 de ses interventions dans les médias en 13 mois.
00:18Sa parole a pris une place considérable dans le débat.
00:21Le Covid fait-il vraiment son retour ?
00:23Pour y répondre, Martin Blachier, médecin de santé publique et épidémiologiste. Bonjour.
00:28Bonjour docteur, merci d'être avec nous en studio en direct sur Sud Radio.
00:32On a pensé un moment avec Anissa que ce sujet qui commençait à planer un peu méritait d'être traité
00:37de façon sérieuse.
00:39Alors il y a une inquiétude permanente, on se souvient de cette époque, de cet épisode du Covid qui a
00:43bouleversé pas seulement la vie de la santé française,
00:46mais la vie politique, la vie économique et qui m'a même provoqué, selon certains experts, une mutation des comportements
00:52professionnels et dans le social et dans le culturel.
00:55Bon, c'est comme ça. Ça fait partie des enjeux de cette planète et l'humanité sera toujours confrontée à
01:00de grandes épreuves dont elle se remettra plus ou moins bien.
01:02Pour l'instant, septembre, pour quelques jours, septembre 2026, voilà, on sent monter la petite musique, est-ce que le
01:10Covid revient ?
01:13Juste votre avis, c'est un retour normal et programmé où il y a un petit accident imprévu malgré tout
01:19sur le phénomène épidémiologique ?
01:21Déjà, l'effet, c'est qu'il y a une circulation de Covid-19 en ce moment dans la population.
01:28Si on regarde les chiffres SOS médecins, urgences, les visites, pour des choses pas très graves, mais on a une
01:34augmentation entre 60 et 70%.
01:37Donc oui, il y a beaucoup de Français qui, en ce moment, ont une infection ORL, ont mal à la
01:43gorge, ont le nez bouché, et tous pendant quelques jours.
01:46Et effectivement, il y a des infections Covid en ce moment, phénomène de rentrée.
01:50Vous savez, à chaque fois, il y a des variants qui reviennent des pays du Sud.
01:54Vous avez l'immunité collective qui baisse un petit peu, et donc du coup, la population va se ré-immuniser
01:59un petit peu, comme ça, passivement, par le Covid.
02:03Bon, ça explique effectivement quelques symptômes que j'ai vus autour de moi.
02:06Mais vu la température excessive encore de ce mois de septembre, on se dit que la bestiole avait besoin de
02:12plus de froid que ça pour reprendre un peu de vigueur.
02:14Non, c'est pas forcément une histoire de température.
02:16C'est vraiment un équilibre, en fait, entre l'immunité qui dure un certain temps.
02:20Vous savez, on a une immunité qui est assez dure contre les formes graves qui, elles, durent dans le temps.
02:24Mais l'immunité contre le fait de simplement faire une petite infection ORL, celle-là, elle dure que quelques mois.
02:29Donc, en fait, systématiquement, il faut que le virus recircule pour que la population se ré-immunise.
02:33Et c'est un équilibre permanent, comme ça, entre des circulations de variants, l'immunité collective.
02:38Et donc, ça donne ce phénomène de vagues alternatives.
02:41Petit point de précision technique, Dr Blachier.
02:43On est toujours sur le SARS-19.
02:45On est toujours...
02:46Dans sa version, la dernière, qui était...
02:48Omicron.
02:48Omicron.
02:49On est toujours dans un sous-type d'omicron, c'est-à-dire un virus qui va très vite, un
02:54virus qui n'est pas très grave,
02:55sauf pour certaines sous-populations, notamment dans les maisons de retraite, les personnes âgées, une eau déprimée,
03:01on dit les femmes enceintes aussi, qui, elles, sont un peu plus exposées, effectivement, à des formes un peu plus
03:05sévères.
03:06Avec du recul, on va mettre un peu les pieds dans le plat et repartir dans le passé.
03:10Avec du recul, et ce que l'on sait, parce qu'on est quand même très informés aujourd'hui sur
03:13l'impact épidémiologique de ce virus,
03:17ensuite sur les thérapies et les solutions qui ont été apportées,
03:19aujourd'hui, on saurait, en mars 2020,
03:22ayant toutes les informations que l'on a pu récolter,
03:26est-ce qu'il y a certaines dispositions qui auraient pu être prises de façon différente,
03:29au niveau de l'ampleur du confinement ?
03:30Est-ce qu'on aurait pu, par exemple, confiner que les personnes âgées,
03:33à partir d'un secarité, ne pas fermer les écoles ?
03:35Vous allez me dire, c'est facile à dire, on ne le savait pas.
03:38Mais, voilà, en fait, on est allé un petit peu plus fort qu'il fallait,
03:42tant mieux, il vaut mieux faire, dans ces cas-là, en faire trop que pas assez.
03:44Alors, déjà, la situation à l'époque était complètement différente de la situation d'aujourd'hui.
03:48Le virus qui circule aujourd'hui n'est pas du tout le virus qui circulait à l'époque.
03:52À l'époque, on avait un virus qui était quand même beaucoup plus méchant.
03:55Donc, ça, c'est la première chose à dire.
03:57Et la deuxième chose, c'est que non, je pense qu'on ne ferait pas la même chose.
04:00Je pense qu'on gérerait l'épidémie différemment,
04:02parce qu'effectivement, quand on n'a pas d'informations, on est au mieux dix ans.
04:07Et je pense qu'on a été trop fort, trop dur,
04:12et qu'en fait, on aurait pu faire des choses beaucoup moins coûteuses.
04:15C'est facile de le dire avec le recul.
04:16Non, non, mais c'est bien de faire le point.
04:18Voilà, et je pense que toutes les analyses qui ont été faites le montrent.
04:22Je pense qu'un confinement dur pendant plusieurs mois
04:24n'était ni bon sanitairement, pour plein de raisons.
04:29Santé mentale, on voit toutes les conséquences.
04:32Économiquement, on le voit aussi.
04:33Bien sûr.
04:33Un tiers de dette qui était lié à un quoi qu'il en coûte.
04:36Donc, c'était une erreur a posteriori.
04:39Maintenant, c'est facile à dire, mais ce n'est pas pour ça qu'il ne faut pas le dire
04:42quand même.
04:42Avec quand même un soupçon d'insouciance au début du pouvoir public,
04:45je voudrais juste qu'on réécoute cette charmante Sybène Diaye
04:48qui nous explique comment elle parle du masque.
04:52Pourquoi est-ce que le président de la République n'est pas muni d'un masque ?
04:55Mais tout simplement parce qu'il n'y a pas besoin d'un masque
04:57dès lors qu'on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres.
05:01Et donc, vous avez vu au cours de ce compte-rendu du Conseil des ministres
05:05que nous étions, nous, ministres, avec le Premier ministre,
05:07à une distance de 1 mètre les uns des autres,
05:10de manière à avoir cette protection naturelle vis-à-vis des postillons
05:14quand on parle de la toux et des éternuements.
05:17C'est le même processus que nous mettons en place pour les Conseils des ministres
05:21où on a un nombre restreint de personnes autour du Président de la République,
05:25toujours distantes de ce maître de protection.
05:27Et donc, dès lors que la recommandation sanitaire qui est faite
05:31et que le port du masque en population générale,
05:33lorsque nous ne sommes pas malades ou lorsque nous ne sommes pas soignants,
05:36n'est pas utile, il n'y a pas de raison que le Président de la République
05:39déroge aux prescriptions qui sont réalisées pour l'ensemble de la population française.
05:43Il y avait une légère évolution par rapport au moment où elle dit
05:46« Mais moi, le masque, je ne sais même pas comment on le met ».
05:48Vous savez, donc là, ils ont fini par découvrir la réalité.
05:50C'est le jeu de la communication politique quand vous ne savez pas de quoi vous parlez.
05:54Donc voilà, vous prenez une direction.
05:56Et là, c'est un peu pile ou face.
05:58Il s'avère que là, ça a été malheureux.
06:01Mais c'est vrai que je pense que cette crise Covid marque encore les esprits aujourd'hui.
06:06Et je pense que beaucoup de gens font le lien, effectivement,
06:09entre la situation économique et les choix qui ont été faits à l'époque.
06:13Et je pense que c'était des choix qui auraient pu, effectivement, être mieux faits.
06:16Encore une fois, ça doit juste nous permettre de faire un retex
06:20et de se rendre compte que quand on a une décision à prendre,
06:22on ne peut pas dire qu'on fait du 100% d'un côté.
06:25Il faut prendre des décisions qui sont équilibrées.
06:27Anissa, est-ce qu'il y a encore des gens qui ont peur du Covid ?
06:30Finalement, peut-être pas tant que ça.
06:33Cette semaine, on annonce 76% d'actes supplémentaires
06:36chez SOS Médecins pour suspicion de Covid.
06:38Le chiffre claque, c'est sûr.
06:40Mais derrière lui, on trouve donc 390 actes de plus,
06:44un niveau qui reste très inférieur à celui des années précédentes.
06:47Martin Blachier, vous le confirmerez.
06:50Le pourcentage fait le titre.
06:52Le contexte passe en petit caractère.
06:54Alors, on va regarder ce qui a pesé sur l'hôpital l'hiver dernier.
06:57On a plus de 28 000 hospitalisations
06:59après un passage aux urgences pour grippe
07:01ou syndrome grippal, pardon,
07:05contre un peu plus de 7 000 pour le Covid
07:07ou suspicion de Covid.
07:08Donc, on est à 4 fois moins.
07:10Ça fait un petit peu moins peur, tout à coup.
07:12On sait que la bronchiolite, elle, a entraîné
07:14plus de 16 000 hospitalisations
07:15chez les seuls enfants de moins d'un an.
07:17Ça, ça fait peur, voilà.
07:18Les passages Covid font moins peur.
07:20Dans le réseau de réanimation surveillée,
07:22plus de 1 300 cas graves de grippe
07:25contre 194 de Covid.
07:26Donc, on voit pourquoi est-ce qu'on en a quand même
07:28de moins en moins peur.
07:30Ce virus, en fait, nous l'avons largement rencontré.
07:3260% des adultes disent l'avoir déjà eu
07:34dans une enquête en 2025.
07:35Si on essaye d'extrapoler ce chiffre
07:37à la population française,
07:39ça revient à peu près 32 millions d'adultes,
07:41enfin de Français,
07:42qui ont contracté le Covid.
07:44Donc, ça nous crée une petite immunité
07:45qui fait qu'on en a encore moins peur.
07:47On l'a connu, on l'a fréquenté.
07:48Alors, pourquoi son nom fait-il encore plus peur
07:50que celui des autres infections respiratoires
07:52qui paraissent un petit peu plus graves
07:54à ce jour, je précise ?
07:56Peut-être parce que brandir le drapeau Covid,
07:58c'est nous replonger aussitôt dans des rues vides,
08:01dans des situations de proches
08:02qu'on ne pouvait plus voir,
08:03de grands-parents qu'on ne pouvait plus embrasser.
08:05En fait, c'est la peur et le souvenir
08:07d'une année traumatique
08:08pour chacun d'entre nous en 2020.
08:10Donc, la catastrophe a été réelle,
08:13mais son souvenir n'est pas un thermomètre médical.
08:15Donc, Martin Blachier,
08:16ce SARS-19-là ne provoquera pas de confinement ?
08:21Non, pas du tout.
08:21C'est vrai ce que vous dites.
08:22Aujourd'hui, ce qui menace les hôpitaux l'hiver,
08:25c'est la grippe,
08:26c'est la bronchiolite
08:27et le pneumocoque.
08:28Et d'ailleurs, il y a des vaccins pour ces trois...
08:30Que vous recommandez pour les personnes âgées pneumocoques ?
08:32Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
08:33Je pense qu'il faut absolument avoir recours aux vaccins
08:36pour les infections respiratoires hivernales,
08:38notamment chez les personnes âgées.
08:39Ça peut éviter de passer les jours d'hiver à l'hôpital
08:43et ça peut éviter les pressions très, très importantes
08:45qui sont faites sur les services.
08:47Donc, ça, c'est évidemment la bonne politique
08:49pour lutter contre ces infections hivernales.
08:49Vous mettez la part des personnes âgées à quel niveau ?
08:52Je ne vais pas me faire soin intéresser.
08:53En fait, il n'y a pas d'effet de seuil.
08:55La réalité, c'est que ça dépend de notre état.
08:58Mais je dirais qu'après 80 ans,
09:00il n'y a pas de doute,
09:00on peut considérer qu'on est une personne âgée.
09:02À 60 ans, ce n'est pas dit.
09:04Mais voilà, dès qu'on est à 70-75 ans,
09:07je pense qu'il faut faire attention
09:08et surtout si on sait qu'on est relativement fragile.
09:12Se vacciner contre le Covid, non.
09:15Se vacciner contre le Covid, normalement,
09:17c'est recommandé si on est quelqu'un de vulnérable.
09:20C'est dans les maisons de retraite,
09:21aujourd'hui, que le Covid peut faire le plus de dégâts.
09:23Aujourd'hui, on a une couverture vaccinale dans les maisons de retraite
09:25qui est autour de 60%.
09:26Il faudrait que ce soit plus.
09:27C'est moins que la grippe qui est à 85%.
09:30Donc, toutes ces personnes très vulnérables,
09:31effectivement, il faut qu'elles se vaccinent
09:32puisque leur équilibre repose
09:35sur quelque chose de relativement instable
09:37et une infection virale peut suffire
09:38à les faire totalement décompensant.
09:40Martin Blachier, est-ce que des gens
09:41ont continué à se vacciner ?
09:42On n'en parle plus,
09:43mais depuis 2023-2024,
09:46des gens par prudence ont continué à se vacciner.
09:47Ma question est-ce que
09:48un quatrième, un cinquième, un sixième, un septième vaccin,
09:52certains médecins ont dit
09:52attention, au-delà d'un certain nombre,
09:54vu que c'est un ARN messager,
09:55il peut y avoir un risque de sidération de l'organisme.
09:58On n'a rien constaté de tel.
10:00Il y a peu de gens qui se vaccinent en réalité,
10:02à part, comme je vous dis,
10:02dans les maisons de retraite contre le Covid.
10:04Les couvertures vaccinales, elles sont extrêmement basses.
10:06Et on n'a pas eu des faits secondaires.
10:08C'est quelque chose qui ne se fait plus de façon générale.
10:11L'immunité, comme vous le dites,
10:13elle se fait de façon passive
10:14avec les vagues de circulation dans la population.
10:16Donc, c'est une espèce de vaccination naturelle.
10:19C'est différent pour les personnes
10:20qui sont très très fragiles.
10:21Vous savez, c'est toujours un bénéfice-risque.
10:23Donc, le bénéfice, il est maximal pour les gens fragiles
10:26et il dépasse largement le risque dans ces cas-là.
10:28Certains observateurs autorisés,
10:30absolument pas complotistes et loin de tout complot,
10:34m'ont dit un jour,
10:35il se peut que chez certains organismes,
10:37le vaccin ait eu une réaction,
10:39mais vraiment infinitésimale.
10:41Quelques cas, voilà, ça s'est mal passé
10:43parce qu'un organisme peut rejeter un vaccin
10:46et pas spécialement celui-là.
10:48Non, mais vous savez,
10:48tout ça, c'est documenté, en fait.
10:50On me pose tout le temps cette question,
10:52donc je vais être tout à fait transparent.
10:54Nous, on avait regardé pendant longtemps,
10:56il y a des choses qui se sont révélées exactes,
10:59comme les accidents thrombo-emboliques
11:01pour certains vaccins,
11:03comme des sujets de troubles de règles
11:06qui ont lieu et qui ont été vérifiés.
11:08Après, j'entends certaines choses
11:09sur le fait que ça crée des cancers.
11:11Ça, nous, on avait regardé,
11:12on n'a jamais vérifié ça.
11:14C'est une pure hypothèse.
11:15C'est du cas par cas.
11:16Tout traitement, de toute façon,
11:17a des effets secondaires.
11:19Et c'est su,
11:20les gens qui prennent des décisions
11:21pour les autoriser,
11:22ils le savent
11:22et ils prennent une décision
11:25en fonction du bénéfice-risque.
11:26Par contre, le fait
11:27qu'il y aurait des choses cachées,
11:28moi, je ne sais pas si c'est caché.
11:29En tout cas, c'est aussi bien caché.
11:31Non, on ne serait pas caché,
11:32qu'on n'aurait pas maîtrisé,
11:33dont on n'aurait pas l'explication.
11:34Est-ce que l'hypothèse peut continuer ?
11:35Je pense qu'effectivement,
11:37au début,
11:37il y a des gens très jeunes
11:38qui ont été vaccinés
11:39et qui ont eu les rares événements indésirables
11:42parce qu'ils ont vaccinés
11:42des millions de gens.
11:43Il y a des gens qui ont des événements
11:44notamment cardio-métaboliques.
11:47À ce moment-là,
11:47c'était une erreur
11:48et on aurait mieux fait de ne pas le faire.
11:49En tout cas,
11:50heureusement qu'on a vacciné.
11:52Ça nous a permis de passer
11:53le gros cap,
11:55en tout cas en Europe.
11:56Et puis,
11:57tous les pays ont fait la même chose.
11:59Après, la population vaccinale,
12:01ça peut encore être discuté.
12:02Je rappelle encore une fois
12:03que le Covid d'aujourd'hui
12:04n'était pas le Covid des années 2020.
12:07Il était quand même bien plus méchant,
12:08notamment pour les personnes en surpoids,
12:10notamment pour les personnes âgées.
12:11Et l'ARN messager a bien sauvé
12:13des millions de vies.
12:14L'ARN messager,
12:15on continue de l'utiliser.
12:16Aujourd'hui,
12:16c'est le meilleur vaccin contre le Covid.
12:18Bon, voilà.
12:18Merci docteur Martin Blaché
12:20pour cette conclusion
12:21qui est claire et nette.
12:22On suit l'actualité.
12:23S'il y avait une évolution,
12:25on ne manquerait pas
12:25de faire appel à votre compétence.
12:27À votre service.
12:27Merci docteur.
12:27A très bientôt.
12:28Un cap a été franchi.

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