Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-10-27##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce mardi 28 octobre 2026.
00:00:05Il est 12h04, nous allons traiter de ces deux traumatismes qui secouent la France.
00:00:13Les émutes du 17 octobre dont on continue à penser les plaies et puis la tragédie de Trappes.
00:00:19A mes côtés Anissa Arfawi présente, Julien Delmas présent, Elvin présent et Zacharias Abrous présent
00:00:25qui est celui que vous allez appeler au 0826 300 300 pour participer à cette émission.
00:00:31Ici vous serez avec nous, vous donnerez votre opinion, vous nous confierez vos émois et vos humeurs
00:00:36et vous partagerez avec nos invités les analyses que nous allons partager nous-mêmes avec vous.
00:00:42Alors nous allons recevoir à midi, je l'appelle la passionnariale Amel Demé, la Louise-Michel Dulacidon,
00:00:48c'est Cauter Pen Mohamed, fondatrice et présidente de Marseille en colère
00:00:52et avec elle nous allons chercher à comprendre pourquoi Marseille et la France continuent
00:00:57et comment Marseille et la France continuent à penser leur plaie du 17 octobre
00:01:01et maintenant de la tragédie de Trappes.
00:01:03A 12h30 nous verrons le prof Jean-Paul Brielli, connu sur cette antenne, auteur de La Fabrie du Crétin
00:01:08et qui a exercé toute sa carrière à Marseille dans des lycées marseillais
00:01:13et qui va lui aussi avec Cauter essayer de comprendre ce qui se passe à Marseille
00:01:17et d'une façon générale en France, pourquoi le mouvement lycéen ne décolère pas
00:01:23dans la continuité, dans la continuité, une autre personnalité française de la vie politique française à 13h.
00:01:29Julien Dré, ancien au dignitaire du Parti Socialiste qui reste toujours en activité,
00:01:34fondateur, cofondateur du SOS Racisme et avec lui nous essaierons de comprendre
00:01:38qui tire en réalité les ficelles de cette colère étudiante,
00:01:42quel est le nom et la couleur et l'humeur de ce mouvement lycéen ?
00:01:46On essaiera avec son expérience et sa connaissance du terrain de décrypter cette situation.
00:01:52Mais Anissa, on aura aussi quelques...
00:01:55Absolument, nous nous demanderons après la visite d'Emmanuel Macron à Marseille,
00:01:59en tout cas derrière les images, quels engagements concrets sont pris pour les habitants et les commerçants.
00:02:04Et puis on va également se demander qui soutient ce mouvement que l'on traverse,
00:02:08syndicats, partis politiques, qui appellent à manifester et sous quelle forme ?
00:02:13Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:02:18Qu'il ait été perpétré par un détraqué ou pas, le crime raciste de Trappes reste un crime raciste, abject
00:02:25et monstrueux.
00:02:27Tous ceux qui tentent de mettre la poussière sous le tapis en insistant sur la schizophrénie supposée de Kevin T
00:02:31et la possibilité qu'il ait agi sous l'emprise de stupéfiants font fausse route.
00:02:35Aucun de ces éléments, pour l'heure hypothétique, n'atténue la gravité de cette tragédie.
00:02:40Pengo Bossio Wangui devrait être en vie et la jeune enfant de 12 ans criblée de 8 balles profiter de
00:02:45ses vacances scolaires.
00:02:47Idem pour les 4 autres blessés dont un en pronostic vital réservé.
00:02:50On se souvient de l'indignation et de la polémique suscité par l'affaire Sarah Halimi,
00:02:55retraitée de 65 ans, lynchée puis défenestrée le 4 avril 2017 à Paris,
00:03:00au cri d'Ala Ouagbar, assortie de Sourate du Coran, sous les yeux des policiers venus à son secours parce
00:03:05qu'elle était juive.
00:03:07Reconnue pénalement irresponsable pour troubles psychiatriques et consommation de cannabis,
00:03:11hospitalisée sous contrainte, Kabili Traoré, son assassin, échappe donc à un procès.
00:03:16En avril 2021, la cour de cassation ayant confirmé l'irresponsabilité pénale du criminel,
00:03:21Emmanuel Macron déclare dans un entretien au Figaro,
00:03:23« Décider de prendre des stupéfiants et devenir alors comme fou »
00:03:27ne devrait pas, à mes yeux, supprimer votre responsabilité pénale.
00:03:31Nous en sommes là aujourd'hui.
00:03:33Il convient donc que les indignations légitimes,
00:03:35même si les deux tragédies présentent une différence de forme,
00:03:39soient les mêmes dans un cas comme dans l'autre.
00:03:41La colère ne doit pas être à la carte.
00:03:43Ce qui vaut pour l'un, vaut pour l'autre.
00:03:45Au-delà des considérations pénales inhérentes à l'état de droit,
00:03:47le crime de Kabili est antisémite autant que celui de Kevin est raciste,
00:03:54même si l'accusé s'en défend.
00:03:55Toute tentative de réécriture relève de la dissimulation.
00:03:59Pour autant, ce que les Juifs de France vivent depuis un certain temps,
00:04:05violemment aggravé depuis le 7 octobre 2023,
00:04:07est en train d'atteindre des sommets.
00:04:09Et si la tragédie de Trappes est une tragédie de trop,
00:04:12dont il faudra tirer toutes les conclusions
00:04:14et toutes les conséquences dans le traitement politique de l'immigration et du racisme,
00:04:18sujet qui fracture le pays,
00:04:20continuons à regretter l'incapacité de certains à admettre la réalité qui dérange.
00:04:25Au demeurant, nous le précisons sans hésitation,
00:04:28l'intégrisme islamiste a, pour l'heure,
00:04:30plus tué que le racisme anti-arabo-musulman.
00:04:34Prions, façon de parler,
00:04:36pour qu'aucune autre calamité de ce genre ne survienne,
00:04:38ni dans un sens, ni dans l'autre.
00:04:41Que ce souhait essentiel ne nous empêche pas de regretter
00:04:43et que, bien souvent, hélas,
00:04:45lorsque le crime montre le terroriste,
00:04:47d'où qu'il vienne,
00:04:48l'idiot regarde le détraqué.
00:04:51D'ici quelques instants, nous recevons
00:04:53Kauter Ben Mohamed, fondatrice et présidente de Marseille,
00:04:56en colère depuis les effondrements de la rue d'Aubagne.
00:04:59Elle accompagne les familles délogées,
00:05:01défend un logement digne et interpelle les pouvoirs publics.
00:05:03Avec elle, nous allons voir comment Marseille et la France
00:05:06continuent aujourd'hui de penser leur plaie.
00:05:09Et vous, d'ailleurs, pensez-vous que la France est aujourd'hui
00:05:11toujours en gueule de bois ?
00:05:12Appelez-nous au 0826 300 300
00:05:15pour nous dire ce que vous en pensez.
00:05:17Dior, la France dans tous ses états,
00:05:19le fait du jour.
00:05:21Eh bien, vous êtes bien sur Sud Radio,
00:05:23il est 12h12,
00:05:24et je reçois une personnalité marseillaise,
00:05:27je l'ai appelée tout à l'heure,
00:05:28la passionnariat de la Belle de Mai.
00:05:29J'aurais pu choisir un autre quartier,
00:05:31la Louise-Michel de la Canebière,
00:05:33la Jeanne d'Arc du Roucas blanc, voilà.
00:05:35Tout ça pour vous dire que
00:05:37Cauter Ben-Mahomet, que j'ai le plaisir de recevoir ici,
00:05:41une amie de la maison qui vient régulièrement,
00:05:43et quand elle vient, elle témoigne d'une réalité
00:05:46que nous avons souvent du mal à admettre,
00:05:48et qui pourtant est une blessure dans la société française.
00:05:52Et Marseille est bien un des endroits où cette plaie saigne quelquefois,
00:05:56et Cauter est toujours sur le terrain.
00:05:58On va essayer de comprendre avec elle
00:05:59pourquoi Marseille et comment Marseille et la France
00:06:02continuent à penser les plaies du 17 octobre,
00:06:05auxquelles s'est ajoutée la tragédie de Trappes.
00:06:07Merci Cauter Ben-Mahomet d'être avec nous dans ce studio.
00:06:11Je vous suppose sur le terrain,
00:06:14alerté, confronté à des réalités marseillais.
00:06:16J'ai vu vos prises de position par rapport au maire,
00:06:19par rapport à cette forme de terrorisme
00:06:21qui a été le saccage de commerce de proximité.
00:06:25Vous l'annonciez depuis longtemps.
00:06:27Est-ce que, hélas, qu'à Cauter,
00:06:30on arrive à un point que vous aviez un peu prédit,
00:06:32ou que vous redoutiez, dont vous redoutiez l'arrivée ?
00:06:35Que j'avais éprédit.
00:06:37D'abord, bonjour Péricault, bonjour Anissa,
00:06:38et merci de me donner la parole,
00:06:40de me recevoir dans vos studios.
00:06:41Bonjour à la France.
00:06:43Je le prévois depuis longtemps,
00:06:44ça fait très longtemps que je dis que Marseille,
00:06:45en particulier, parce que c'est quand même le territoire
00:06:47que je connais le mieux dans notre pays,
00:06:50est une cocotte minute qui est prête à exploser.
00:06:52Et si elle n'a pas explosé avant,
00:06:53c'est parce qu'il y a des personnes comme moi,
00:06:55en Marseille, et dans le reste de la France,
00:06:57qui font un job de teint,
00:06:59qui font le travail des élus locaux,
00:07:00des élus nationaux, du gouvernement,
00:07:04sans aucun soutien financier.
00:07:05Comment vous vous qualifiez ?
00:07:08Comme des corps intermédiaires ?
00:07:09Comme des mouvements sociaux ?
00:07:11Enfin, voilà, des initiatives,
00:07:13des prises de conscience, de la solidarité ?
00:07:15Non, enfin, moi, je n'ai jamais choisi une cause,
00:07:17c'est la cause qui me choisit.
00:07:18Moi, je suis chez moi, il y a des drames,
00:07:20et les gens viennent me chercher
00:07:20parce qu'ils me connaissent depuis longtemps,
00:07:22parce que je rappelle que je suis née dans un bidonville,
00:07:24que j'ai grandi dans un bidonville,
00:07:25que l'école de la République de l'époque,
00:07:27qui n'est plus l'école de la République d'aujourd'hui,
00:07:29avec une mixité sociale,
00:07:31c'est le début du problème.
00:07:32Tout à fait, j'en parlais hier
00:07:33sur le plateau avec vos frères,
00:07:36le plateau de CNews,
00:07:37et je rappelais à André Bercoff
00:07:39que moi, je suis une enfant de la République,
00:07:42en fait,
00:07:42et si je suis aujourd'hui avec vous,
00:07:44si je suis aujourd'hui journaliste,
00:07:46si je suis aujourd'hui autrice,
00:07:48si je suis cadre associatif,
00:07:49et que j'ai choisi d'être non rémunéré
00:07:51pour garder ma liberté,
00:07:51déjà, cette phrase, elle est grave.
00:07:52Oui.
00:07:53Je ne suis pas rémunérée.
00:07:55Elle en dit beaucoup.
00:07:56Je suis passée d'une situation confortable au RSA,
00:07:59parce que,
00:08:00si j'ai des subventions,
00:08:01je vais dépendre d'un élu.
00:08:03C'est gravissime.
00:08:04Vous êtes insoupçonnable d'agir sous influence,
00:08:06ou pour des intérêts particuliers.
00:08:07Ce n'est pas possible.
00:08:08Je ne suis pas encartée,
00:08:09je ne suis pas syndiquée.
00:08:10Moi, mon parti, c'est la France, en fait.
00:08:12Et je prends de manière très, très difficile,
00:08:14en fait, il y a un vocable qui est né,
00:08:15depuis quelques années,
00:08:16de raciser, de blanc.
00:08:18Enfin, moi, je suis blanche,
00:08:18on est tous blancs.
00:08:20Raciser, c'est hyper violent pour moi.
00:08:21Je suis française, en fait.
00:08:22Je suis une compatriote.
00:08:23Vous avez créé l'origine tunisienne,
00:08:23je crois.
00:08:23Moi, je suis d'origine tunisienne des deux parents,
00:08:25mais je suis allée quatre fois dans ma vie en Tunisie, quoi.
00:08:27C'est la France que je connais.
00:08:28C'est ici que j'ai acheté mon appartement.
00:08:29C'est ici que j'ai eu mon fils.
00:08:30C'est ici que je vis.
00:08:31C'est ici que je vote.
00:08:31C'est ici que je me fais engager.
00:08:32Donc, vous êtes intrinsèquement française.
00:08:35Intégrée, assimilée.
00:08:35Je ne suis pas intégrée,
00:08:37je ne suis pas assimilée.
00:08:38Je suis française.
00:08:39Donc, il n'y a aucun doute là-dessus.
00:08:40Je suis une part...
00:08:41C'est important de le préciser.
00:08:42C'est important de le préciser.
00:08:42Parce que l'intégration, l'assimilation,
00:08:44voilà, vous êtes au-delà de ça.
00:08:46Ou en deçà, au contraire.
00:08:47Vous n'avez pas été confronté.
00:08:48On n'a pas à être confronté à ces mots.
00:08:50C'est d'une violence absolue.
00:08:51Vous savez, moi, je suis très bien dans mes baskets.
00:08:53Quand j'étais petite,
00:08:54je me plaisais toujours à raconter cette anecdote
00:08:55parce que c'est le début du déséquilibre.
00:08:58On nous faisait remplir...
00:08:59Je vivais dans un bidonville
00:09:00et aux enfants des bidonvilles,
00:09:01on leur faisait remplir un petit papier.
00:09:02On nous demandait nos origines,
00:09:05notre religion
00:09:05et est-ce qu'on payait des impôts ?
00:09:07Je ne savais même pas ce que c'était les impôts,
00:09:08moi, à l'époque.
00:09:08J'avais 6 ans.
00:09:09Et ma mère, elle nous a toujours dit d'écrire
00:09:11qu'on était français d'origine tunisienne
00:09:13et pas tunisien,
00:09:14et pas algérien, etc.
00:09:15Et c'est le début, pour moi,
00:09:17de l'intégration, en fait.
00:09:18On est français depuis le départ
00:09:19et de nous renvoyer toujours à cette...
00:09:22Et ça crée ce déséquilibre.
00:09:23Aujourd'hui, quand on voit des hordes de jeunes
00:09:26comme ça,
00:09:26qui ne se sentent pas français,
00:09:27qui se sentent...
00:09:28Quand ils vont au Bled,
00:09:29on leur dit,
00:09:29vous êtes des immigrés.
00:09:30Ici, on leur dit qu'ils ne sont pas français.
00:09:32Quand vous n'avez pas d'éducation
00:09:33et que vous n'êtes pas bien
00:09:33dans vos baskets,
00:09:34Pierre et Coco,
00:09:35elle est où, votre identité ?
00:09:36Alors, justement,
00:09:37le président n'a permis
00:09:37qu'il est allé à Marseille,
00:09:38sur le terrain.
00:09:39Voilà, je voudrais...
00:09:40Neuf jours après les pillages,
00:09:41Emmanuel Macron est venu à Marseille
00:09:42quand on retient de temps, Anissa ?
00:09:44Eh bien, d'abord,
00:09:45on en retient un aveu.
00:09:46L'aveu que l'État
00:09:48n'avait pas suffisamment anticipé
00:09:49les violences du 17 octobre.
00:09:51Le président reconnaît
00:09:52que les forces de l'ordre
00:09:53étaient trop peu nombreuses.
00:09:54Ensuite, il a pris deux engagements.
00:09:56Celui de maintenir
00:09:57le dispositif de sécurité
00:09:59dans la durée
00:09:59et travailler à des parcours
00:10:01de manifestations
00:10:02en dehors du centre-ville.
00:10:03Voilà, avec une prochaine échéance,
00:10:05celle du samedi 31 octobre,
00:10:07que le président Emmanuel Macron
00:10:09juge encore à risque.
00:10:11Ensuite, pour les commerçants,
00:10:12le président dit travailler
00:10:13avec les assureurs et les banques
00:10:15pour accélérer les indemnisations,
00:10:17financer de nouvelles commandes
00:10:18et accompagner les pertes de revenus.
00:10:21Ensuite, sur les reports de TVA
00:10:22il est prêt à taux zéro,
00:10:24réclamé par les représentants économiques.
00:10:26Aucun engagement formel
00:10:27lors de cette visite d'Emmanuel Macron.
00:10:28A la sortie, par ailleurs,
00:10:29le président de la CCI,
00:10:31Jean-Luc Chauvin,
00:10:31attendait des décisions
00:10:32pour concrétiser ses engagements.
00:10:34Voilà ce qu'on peut retenir
00:10:35pour le moment
00:10:36de la sortie d'Emmanuel Macron hier.
00:10:37Oui, oui, oui.
00:10:38On l'a vu,
00:10:38je l'ai regardé sur les images,
00:10:39il est allé,
00:10:40on dirait quand même
00:10:40le roi qui va soigner les écoles.
00:10:42C'est une situation
00:10:43qu'il aime bien
00:10:43et j'invite les gens
00:10:45qui nous écoutent à Marseille
00:10:46à nous appeler
00:10:47au 0826 300 300
00:10:52ici,
00:10:53à leur disposition
00:10:54pour répondre
00:10:55à leurs questions
00:10:55et leurs interrogations
00:10:56et je pense qu'ils ont peut-être
00:10:57aussi des témoignages
00:10:58à nous apporter
00:10:59dans cette émission
00:11:00au téléphone.
00:11:02Mohamed Benkauter,
00:11:02la visite du président de la République,
00:11:04je pense que ça a dû
00:11:04vous crisper un petit peu.
00:11:06J'ai passé le cap
00:11:07de la crispation
00:11:08parce que malheureusement
00:11:08je n'attends plus rien
00:11:09du président de la République.
00:11:10Alors il a jeté son évolu
00:11:11sur Marseille,
00:11:11mais bon c'est une mauvaise...
00:11:12Il l'a déjà fait plusieurs fois.
00:11:13Vous vous souvenez
00:11:13des promesses extraordinaires.
00:11:15Oui, mais c'est pas une belle histoire d'amour.
00:11:16Il était le sauvage.
00:11:17C'est pas du tout
00:11:18une belle histoire d'amour.
00:11:18On se passerait de cet amour
00:11:20qui ne veut rien dire.
00:11:21Mais a-t-il seulement eu
00:11:21des histoires d'amour politiques
00:11:22dans sa vie ?
00:11:23On commence à se poser des questions.
00:11:24On a le droit
00:11:25de se poser des questions
00:11:25parce que crier son amour,
00:11:27enfin Marseille,
00:11:28non seulement n'avance pas
00:11:29malgré des milliards annoncés,
00:11:30je me suis déjà exprimée
00:11:31à ce sujet,
00:11:32quand on met Sabrina Roubache
00:11:33à la tête du plan du Grand Marseille,
00:11:34on sait déjà
00:11:34que ça va forcément être un échec.
00:11:36Il faut connaître cette ville
00:11:37et cette ville est particulière.
00:11:39Notre pays particulier lui-même,
00:11:40c'est une ville
00:11:41qui a du caractère,
00:11:42c'est une ville
00:11:42qui a des disparités énormes
00:11:44d'une rue à l'autre,
00:11:45d'un quartier à l'autre,
00:11:46qui est vraiment construite
00:11:47et gouvernée
00:11:48d'une manière très particulière.
00:11:49Moi, c'est Mme Roubache.
00:11:50C'est une compatriote territoriale
00:11:52pour vous,
00:11:52c'est une marseillaise.
00:11:54Elle est dans l'action,
00:11:55elle a des moyens,
00:11:56c'est quelqu'un
00:11:56sur qui on peut compter
00:11:58ou vous avez aussi des doutes ?
00:11:59Je considère que Sabrina Roubache
00:12:00avait la black card
00:12:01du gouvernement
00:12:02mais que c'est une figurante politique,
00:12:04un épouvantail serait
00:12:05plus efficace qu'elle.
00:12:06Au moins,
00:12:07il ferait peur aux oiseaux
00:12:07et au moins,
00:12:08il ferait peur à quelques délégants.
00:12:09Dites-moi,
00:12:09c'est dit directement ?
00:12:10C'est dit directement
00:12:11parce que j'aime cette ville en fait.
00:12:12Moi, mon sang,
00:12:13il n'est pas rouge,
00:12:13il est bleu et blanc
00:12:14en couleur de la ville
00:12:15et je suis absolument scandalisée
00:12:17qu'avec la proximité
00:12:18qu'elle a avec l'Élysée,
00:12:19avec le président de la République
00:12:20et son épouse,
00:12:21elle a eu différents ministères
00:12:22pour en sortir quoi en fait ?
00:12:23Je peux vous raconter une anecdote,
00:12:25elle fait partie du conseil d'administration
00:12:26du lycée de mon fils.
00:12:28J'ai dû mettre mon fils
00:12:29pour des raisons personnelles,
00:12:30quatre mois dans un établissement privé
00:12:31l'année dernière
00:12:32pour sa sécurité.
00:12:33Vous vous rendez compte
00:12:34qu'elle ne s'est même pas déplacée
00:12:35alors que l'établissement
00:12:35a été menacé de fermeture
00:12:37et que c'est encore moi,
00:12:38mes réseaux,
00:12:40le proviseur,
00:12:40enfin pas le proviseur,
00:12:41le président qui est bénévole,
00:12:42ces réseaux
00:12:43qui avons usé de tout
00:12:45y compris de la justice
00:12:46pour ne pas déloger des enfants
00:12:47qui sont en extrême précarité,
00:12:49qui sont...
00:12:49Voilà, c'est la seule école privée
00:12:51de ce secteur
00:12:52qui est en QPV
00:12:53et Mme Sabrina Roubache
00:12:54qui est conseillère régionale,
00:12:57qui est ministre de la formation
00:12:59je crois aujourd'hui,
00:13:00qui a été ministre de la ville
00:13:02ne s'est même pas déplacée
00:13:03pour aider ces jeunes
00:13:04à garder leurs locaux
00:13:05en pleine année scolaire.
00:13:07Donc je vous dis bien
00:13:08qu'elle est figurante en fait.
00:13:10Vous n'avez rien à attendre
00:13:11de la caste gouvernementale ?
00:13:12Absolument pas.
00:13:13Et moi j'en ai un peu marre
00:13:14que Marseille depuis des décennies,
00:13:15ce n'est pas le premier,
00:13:16mais Macron il met particulièrement
00:13:18les formes.
00:13:20On en a marre
00:13:20des plans de communication.
00:13:22Marseille,
00:13:22ce n'est pas un territoire à part,
00:13:23ça fait partie de la France,
00:13:24c'est la deuxième ville de France.
00:13:25Bien sûr.
00:13:26Et il faut arrêter
00:13:27d'annoncer des plans de communication
00:13:28et de mettre à la tête
00:13:30de ces plans de soi-disant
00:13:32Grand Marseille,
00:13:34annoncer des amis à sa femme,
00:13:35des amis à lui,
00:13:36de la cooptation,
00:13:37mais qui se fait,
00:13:38excusez-moi,
00:13:38que par la médiocrité,
00:13:40Marseille mérite mieux
00:13:41et la France mérite mieux.
00:13:42C'est-à-dire qu'elle est
00:13:42est-ce que Marseille peut présager
00:13:44ce que la France peut devenir ?
00:13:45Est-ce qu'elle est aujourd'hui
00:13:46la future image de la France
00:13:48dans ses souffrances,
00:13:49dans ses amours,
00:13:50dans ses passions ?
00:13:50Moi j'ai une passion
00:13:51pour cette ville,
00:13:52j'allais dire carrément charnelle,
00:13:54vous voyez,
00:13:54tellement je suis basque pourtant.
00:13:56Je sais,
00:13:57j'ai déjà croisé votre épouse
00:13:58avec vos enfants au parc
00:13:59avec mon fils
00:14:00il y a quelques années déjà.
00:14:03il souffre, je souffre.
00:14:03Et quand je vous entends,
00:14:04je suis à l'unisson
00:14:06de votre cri.
00:14:08Pourtant,
00:14:08voilà,
00:14:09on a l'impression
00:14:09que la France,
00:14:11Dorotaio a dit
00:14:12sa mexicalisation de la France,
00:14:14la marseillisation
00:14:15avec des fractures terribles
00:14:16et pourtant des gens
00:14:17qui se battent
00:14:17pour empêcher ce drame.
00:14:19Mais on se bat
00:14:20parce qu'on aime notre ville
00:14:21et on aime notre pays.
00:14:22Malgré tout ce qui est raconté
00:14:24sur certains plateaux
00:14:25et par certains politiques
00:14:26qui attisent la haine et le feu,
00:14:28Marseille est une et indivisible
00:14:29et j'espère que notre pays
00:14:30est indivisible aussi.
00:14:32Mais c'est vrai qu'à Marseille,
00:14:33ce qui nous caractérise,
00:14:34c'est la solidarité hors d'ordre
00:14:35que nous avons
00:14:36entre associations,
00:14:37entre particuliers.
00:14:38Enfin, grâce à Sécondré
00:14:38la rue d'Aubagne,
00:14:39je veux dire,
00:14:40on a été la manifestation
00:14:41de la solidarité
00:14:42avec un grand S.
00:14:43Et qu'à Outère
00:14:44des aventures municipales
00:14:45prometteuses
00:14:45qui n'ont appouti
00:14:46à pas grand-chose.
00:14:47Là, je vous ai vu,
00:14:47vous êtes assez agacé
00:14:49par M. Payan
00:14:50qui est allé à Kiev.
00:14:51Vous avez manifesté
00:14:52votre étonnement
00:14:53qu'il aille à ce moment-là.
00:14:55Moi, je suis déjà
00:14:56très surprise
00:14:57que M. Payan
00:14:58soit à la tête de la ville.
00:14:59Il n'a jamais gagné la ville
00:15:01pour moi parce qu'il a volé
00:15:02d'abord le premier mandat
00:15:03à Michel Rubirola
00:15:04et je pèse mes mots.
00:15:05Et je l'avais annoncé
00:15:06avant l'élection
00:15:06parce que je connais ces gens
00:15:07depuis quelques décennies déjà.
00:15:09Ils n'avaient pas le courage
00:15:10de porter son identité politique
00:15:11et le fait qu'il a été fabriqué
00:15:12par le PS
00:15:13et par M. Guérini
00:15:14et donc il a fallu
00:15:14faire une supercherie.
00:15:15La fête, ça a passé
00:15:17et moi, je ne suis pas du tout
00:15:18infiliée.
00:15:18M. Guérini
00:15:19qui ne représente pas
00:15:20la vertu absolue
00:15:21du Parti Socialiste.
00:15:22Si les gens le connaissent
00:15:23de la politique
00:15:24au demeurant.
00:15:25Voilà.
00:15:25Tout simplement.
00:15:27Mais vous savez,
00:15:27moi, je préfère toujours
00:15:28avoir l'original à la copie.
00:15:29Avec l'original,
00:15:30on sait où on en est.
00:15:30Au moins, c'est comme
00:15:31pour les vêtements,
00:15:32c'est comme pour tout.
00:15:33Et pour le deuxième mandat,
00:15:34même si moi,
00:15:34je ne suis pas affiliée,
00:15:35je n'ai pas de séparcie particulière
00:15:36pour Sébastien Delobieux
00:15:38ou la LFI,
00:15:39il n'empêche qu'il a eu
00:15:40le FN en face,
00:15:41enfin le RN, pardon,
00:15:42c'est comme ça qu'on l'appelle
00:15:43après son lifting
00:15:45et il a refusé
00:15:46de faire alliance
00:15:47avec tous les partis républicains.
00:15:48C'est-à-dire,
00:15:49après moi,
00:15:50il peut y avoir le feu.
00:15:51Et là, quand je le vois
00:15:51dénigrer la police,
00:15:53moi, je me bats
00:15:54contre toutes les formes
00:15:54de violences
00:15:55d'où qu'elles viennent
00:15:55et y compris,
00:15:56je me suis interposée
00:15:56le 2 octobre
00:15:57en face d'une police
00:15:58qui battait des enfants
00:15:59et moi,
00:16:00c'était insupportable
00:16:01pour moi de les voir
00:16:02frapper,
00:16:03matraquer des enfants
00:16:03de 14 ans
00:16:04qui n'avaient rien brûlé
00:16:05donc je me suis interposée
00:16:05physiquement
00:16:06et pas que
00:16:07mais la police,
00:16:08elle est là pour nous protéger
00:16:09en fait.
00:16:09Et moi,
00:16:10quand je vois
00:16:10que M. Payan
00:16:11aussi charge la police
00:16:13en disant
00:16:14qu'ils n'ont pas fait
00:16:14leur travail à Marseille,
00:16:15etc.
00:16:16Moi, je tiens à rappeler
00:16:21qu'il voit un flic municipal
00:16:22ou un flic national,
00:16:23c'est pareil pour un petit
00:16:24de 14 ans,
00:16:25il a peur par ailleurs.
00:16:26Nous, après les manifestations
00:16:28historiques de 2018
00:16:29après l'effondrement
00:16:30de la rue d'Aubagne,
00:16:31Godin avait tellement peur
00:16:32qu'on rentre dans la mairie,
00:16:33Jean-Claude Godin,
00:16:34il a son âme,
00:16:35il a mis des barricades
00:16:36autour de la mairie
00:16:36et ils sont restés 2 ans.
00:16:37Je m'en souviens très bien.
00:16:38Donc, il aurait pu faire ça aussi
00:16:39pour protéger la mairie.
00:16:40Enfin, vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:40Tiens, la mairie est toujours
00:16:41en travaux,
00:16:42on ne m'a dit pas du tout
00:16:42ce sont des barrières de protection
00:16:43mises par...
00:16:44Exactement.
00:16:44Et vous savez,
00:16:45moi j'y vois une grande,
00:16:46grande symbolique
00:16:46parce que les manifestants
00:16:48auraient pu faire le choix
00:16:49parce qu'on est en colère
00:16:50contre le gouvernement
00:16:50et pas contre la mairie
00:16:51d'attaquer des institutions
00:16:53gouvernementales,
00:16:54d'attaquer un commissariat
00:16:55de police nationale.
00:16:56Ils ont fait le choix
00:16:57à Marseille
00:16:58d'attaquer et la mairie
00:16:59et le poste de police municipale.
00:17:00Ça veut dire beaucoup de choses.
00:17:01Ils ont fait fort.
00:17:02Cauter, il y a déjà
00:17:02quelqu'un qui appelle de Marseille,
00:17:04c'est Johan.
00:17:04Bonjour Johan.
00:17:06Bonjour Périco.
00:17:07Bonjour Johan.
00:17:08Alors, vous habitez où
00:17:10à Marseille ?
00:17:11Sur l'Estac.
00:17:13Ah, bien sûr.
00:17:14D'accord, R'Estac.
00:17:15Bon, comment vous avez vécu
00:17:16les événements
00:17:17des derniers jours ?
00:17:18Vous écoutez Cauter
00:17:21qui raconte la détresse
00:17:22de cette ville
00:17:23et la volonté de s'en sortir.
00:17:25Oui, alors ça,
00:17:27je suis d'accord avec elle.
00:17:28Et puis ça date pas d'hier,
00:17:30effectivement.
00:17:32Bon, on a un président
00:17:33qui aime bien
00:17:34s'enfarronner,
00:17:35mais bon, Marseille
00:17:36qui s'appauvrit,
00:17:38Marseille qui essaye
00:17:39de survivre
00:17:40mais qui reste debout
00:17:41malgré tout.
00:17:43je pense que ça doit bien
00:17:44faire une bonne quinzaine
00:17:45d'années
00:17:45que c'est comme ça
00:17:47en tout cas
00:17:47que la situation
00:17:48a vraiment dégringolé.
00:17:50Ou plus.
00:17:51Quinze années ou plus.
00:17:52Oui, au plus.
00:17:53Oui, oui.
00:17:54Oui, facile.
00:17:55Vous vous êtes résigné
00:17:57ou vous pensez
00:17:57qu'il peut y avoir
00:17:59un mouvement,
00:17:59j'allais dire,
00:18:00un mouvement citoyen
00:18:01comme ça, spontané
00:18:02qui fait que les gens,
00:18:03que c'est la base,
00:18:04qui dit ras-le-bol,
00:18:05on va prendre notre destin
00:18:05en main ?
00:18:06Vous le sentez ?
00:18:09Regardez,
00:18:09les deux derniers samedis,
00:18:11c'était des mouvements citoyens.
00:18:12Alors,
00:18:13je mets les casseurs à part.
00:18:15Bien sûr,
00:18:16non, non,
00:18:16mais attendez,
00:18:17il est bien évident,
00:18:17personne ne fait la confusion,
00:18:19personne ne fait l'amalgame.
00:18:20Sauf ceux que ça arrange.
00:18:21Sauf ceux que ça arrange.
00:18:23Exactement.
00:18:25Donc,
00:18:25je les mets au ma part.
00:18:26Mais regardez
00:18:29la renaissance actuelle
00:18:30à la Colombie
00:18:31des Gilets jaunes,
00:18:32mais ça fait des années
00:18:33qu'il y a des mouvements citoyens
00:18:35qui se créent
00:18:36que l'on a de droite à gauche
00:18:38et où,
00:18:38après,
00:18:39à la tête de l'État,
00:18:39les gens,
00:18:41le président et toute sa cohorte
00:18:43font un peu ce qu'ils veulent
00:18:45et puis ils s'en foutent
00:18:46en fait de ce qui se passe.
00:18:48Donc,
00:18:48effectivement,
00:18:49heureusement,
00:18:50on a des initiatives locales
00:18:52et des gens
00:18:52qui ont envie de s'en sortir
00:18:53et qui se battent
00:18:54pour s'en sortir
00:18:55et qui essaient de se couer
00:18:56un petit peu au-dessus
00:18:58pour qu'on puisse arriver
00:19:00à faire quelque chose
00:19:01et à avancer tous ensemble.
00:19:02Bien.
00:19:03Non, non,
00:19:04mais merci pour votre témoignage.
00:19:05On est bien conscients
00:19:06et c'est bien dans ce sens-là
00:19:07que Kauter prend position.
00:19:09Kauter Ben Mohamed,
00:19:10est-ce que la fracture sociale
00:19:11est plus douloureuse à Marseille ?
00:19:14Est-ce qu'il y a des cas précis
00:19:15dans cette ville
00:19:16qui se cherche depuis si longtemps
00:19:17en cas de tel potentiel ?
00:19:19Est-ce qu'il y a des choses
00:19:20plus tragiques,
00:19:20plus terribles
00:19:21qui se passent à Marseille
00:19:22qu'ailleurs en France ?
00:19:22Oui, parce que c'est une ville,
00:19:24je vais être très dure
00:19:25avec les élus locaux,
00:19:27nous avons les mêmes élus
00:19:28depuis trois décennies.
00:19:29Ah oui.
00:19:29Samia Ghali,
00:19:30il a depuis 30 ans,
00:19:31Benoît Payan,
00:19:31il a été fabriqué
00:19:32par M. Guérini,
00:19:33il est au pays à mon âge.
00:19:34Elle avait suggéré
00:19:35que l'armée puisse intervenir
00:19:36dans les quartiers
00:19:36où la République ne rentrait pas.
00:19:38Oui, mais elle suggère
00:19:38beaucoup de choses,
00:19:39mais moi, si vous voulez,
00:19:40j'aimerais vraiment
00:19:41qu'il y ait une audite
00:19:41de tous ces élus locaux
00:19:42et nationaux
00:19:43qui sont là depuis trois décennies.
00:19:44Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:19:44Vous n'avez rien fait,
00:19:45vous partez, en fait.
00:19:46Dans une entreprise privée,
00:19:47quand vous n'êtes pas efficace,
00:19:47vous partez.
00:19:48Vous voyez,
00:19:49Samia Ghali est arrivée,
00:19:50nous avons beaucoup bataillé,
00:19:51nous nous sommes beaucoup battus
00:19:52et ce qui m'a amené à Paris,
00:19:53c'était une réunion
00:19:54à la Fondation d'Armée du Salut
00:19:55sur la mobilité
00:19:55des personnes précaires.
00:19:56Donc, vous voyez,
00:19:56ce n'est pas qu'un problème
00:19:59qui concerne Marseille.
00:20:00Et en fait,
00:20:01la première chose
00:20:01qu'elle a faite
00:20:02en tant que présidente,
00:20:03nouvelle présidente de la RTM,
00:20:05qui est le réseau de transport
00:20:05de Marseille,
00:20:06c'est qu'elle a augmenté le ticket,
00:20:07qu'elle a retiré la gratuité
00:20:08aux personnes âgées
00:20:09et aux enfants de moins de 11 ans.
00:20:10Vous vous rendez compte
00:20:11dans une ville aussi pauvre
00:20:11que Marseille ?
00:20:12Sous prétexte de déficit budgétaire.
00:20:14Oui, mais ce ne sont pas
00:20:15les personnes âgées
00:20:15et des enfants de moins de 11 ans
00:20:16qui sont responsables
00:20:18de ce déficit.
00:20:18Peut-être que si Samia Ghali,
00:20:19Benoît Payan,
00:20:20et tous ces élus
00:20:22qui ont des voitures,
00:20:23des chauffeurs depuis trois décennies
00:20:24prenaient le bus
00:20:24parce qu'ils prennent tous
00:20:25l'écologie et l'environnement.
00:20:27Ça fait bizarre.
00:20:28Ça fait très bizarre,
00:20:28vous voyez ce que je veux dire ?
00:20:29C'est Martine Vassal
00:20:30qui installe ça
00:20:30et c'est Samia Ghali
00:20:31qui l'enlève.
00:20:31Enfin, nous,
00:20:31ça nous fait tomber les cheveux,
00:20:32vous voyez ce que je veux dire ?
00:20:33Donc moi, je veux bien
00:20:34beaucoup de choses
00:20:35mais malheureusement,
00:20:36à Marseille,
00:20:37peut-être plus qu'ailleurs,
00:20:38peut-être plus qu'ailleurs,
00:20:40la cooptation se fait
00:20:41par la médiocrité,
00:20:42par le bas du panier
00:20:43et on en arrive à ça.
00:20:44On en arrive à des élus
00:20:45qui sont,
00:20:45même quand ils viennent
00:20:46de quartier populaire
00:20:47comme Samia Ghali,
00:20:49complètement déconnectés
00:20:49avec la réalité,
00:20:50avec la réalité.
00:20:50Vous savez,
00:20:51moi, je m'occupe
00:20:51depuis huit ans
00:20:52à temps plein,
00:20:53plus qu'à temps plein
00:20:53parce que c'est 15 jours,
00:20:5515 heures par jour,
00:20:56des personnes qui sont
00:20:57en mal logement.
00:20:57Je rentre dans des maisons
00:20:58qui sont ruinées
00:20:59et je vois des familles
00:21:00ruinées derrière.
00:21:01On continue à en parler.
00:21:03Marseille et la France
00:21:04continuent de penser
00:21:05leur plaie.
00:21:06Nous vivons une tempête
00:21:07qui est née d'une colère
00:21:07et cette colère
00:21:08est partie des lycées.
00:21:09D'ici quelques instants,
00:21:10justement,
00:21:10nous en parlerons
00:21:11avec Jean-Paul Brighelli,
00:21:13essayiste et auteur
00:21:13de La Fabrique du Crétin
00:21:15et de l'école sous emprise,
00:21:16manque de professeurs,
00:21:17classe surchargée,
00:21:18inquiétude pour l'avenir.
00:21:19C'est à suivre sur Sud Radio.
00:21:22Sud Radio,
00:21:23dans tous ces états,
00:21:25le fait du jour.
00:21:26Vous êtes bien sûr
00:21:27sur Sud Radio,
00:21:27il est 12h31,
00:21:29nous parlons de Marseille,
00:21:30cette tragédie,
00:21:32ce traumatisme français
00:21:33du 17 octobre
00:21:34et de Trappes
00:21:35qui aussi ont des retombées
00:21:37à Marseille
00:21:38qui est une ville
00:21:38en souffrance.
00:21:40Nous avons en studio
00:21:41Cauter Ben Mohamed,
00:21:42fondatrice de Marseille,
00:21:43en colère,
00:21:44avec laquelle nous dissertons
00:21:45depuis le début
00:21:46de cette émission
00:21:46sur justement
00:21:47cette fracture marseillaise
00:21:49et l'énergie pourtant
00:21:50qu'il y a
00:21:51chez certaines citoyennes
00:21:52et chez certains citoyens
00:21:53que vous représentez
00:21:54pour sortir du marasme.
00:21:55Et là,
00:21:56nous avons en ligne
00:21:57Jean-Paul Brielli,
00:21:59que cette antenne
00:22:00connaît bien,
00:22:01un prof français
00:22:02en colère
00:22:03qui a pris des positions
00:22:05courageuses,
00:22:05qui a beaucoup écrit,
00:22:07notamment la fabrique
00:22:08du Crétin
00:22:09et qui justement
00:22:09a été enseignant
00:22:11toute sa vie.
00:22:11Il aime Marseille
00:22:12comme,
00:22:13j'allais dire,
00:22:13comme sa mère.
00:22:14Il connaît bien
00:22:15la société marseillaise,
00:22:17prof de lycée
00:22:18et ça fait longtemps
00:22:20que Jean-Paul Brielli
00:22:21alerte les pouvoirs publics,
00:22:23la classe politique,
00:22:24l'opinion publique
00:22:25sur les dérives
00:22:26dont nous constatons
00:22:27aujourd'hui
00:22:28les ravages.
00:22:28Jean-Paul Brielli,
00:22:29merci d'être avec nous
00:22:30en direct.
00:22:31Que vous inspire la situation ?
00:22:33Vous qui avez été prof,
00:22:34vous ne cessez
00:22:35de nous raconter
00:22:36le délitement
00:22:37de l'éducation nationale,
00:22:39de cette école
00:22:40qui ne remplit plus sa mission.
00:22:41Est-ce que les scènes
00:22:42que vous avez vues
00:22:42dernièrement
00:22:43en France
00:22:44et à Marseille
00:22:44sont la conséquence
00:22:46de cette crétinisation
00:22:47d'une jeunesse
00:22:48auquel l'école
00:22:49de la République
00:22:49n'apporte plus
00:22:50les valeurs nécessaires
00:22:51pour se comporter
00:22:52en citoyen responsable ?
00:22:54Bonjour,
00:22:54Marie-Claude Brassin.
00:22:56Bonjour,
00:22:56Madame.
00:22:58Vous savez,
00:22:59parfois,
00:23:00deux voitures
00:23:01ont un approchage.
00:23:02Alors,
00:23:02vous avez ceux
00:23:03qui pratiquent
00:23:04de façon civilisée
00:23:05qui disent
00:23:06bon,
00:23:07d'accord,
00:23:07on va faire un constat,
00:23:08etc.
00:23:09Et puis ceux
00:23:09qui se mettent
00:23:10à hurler.
00:23:11Ou plus.
00:23:12On en est là.
00:23:14Ceux qui se mettent
00:23:14à hurler,
00:23:15ce sont ceux
00:23:15qui n'ont pas les mots.
00:23:18Si on avait donné
00:23:19des mots
00:23:20à tous ces gosses,
00:23:21gosses,
00:23:22c'est un peu plus
00:23:23que gosses,
00:23:24il y en a certains
00:23:25qui ont dépassé
00:23:27l'adolescence.
00:23:28Si on leur avait donné
00:23:30des mots,
00:23:30si on leur avait donné
00:23:31dès le départ
00:23:32des clés
00:23:33pour comprendre
00:23:34ce qui se passait,
00:23:36ils n'auraient pas
00:23:38premièrement
00:23:38craché
00:23:39sur la réforme Blanquer
00:23:40parce que la réforme Blanquer
00:23:41ils l'ont demandé,
00:23:42ils ne cracheraient pas
00:23:44sur la parcours sup.
00:23:45Ils essaieraient
00:23:45de comprendre
00:23:46ce qui se passe.
00:23:48Et ce qui se passe,
00:23:49c'est que,
00:23:49comme on leur met
00:23:50à tous de bonnes notes,
00:23:51l'algorithme
00:23:52a un peu de mal
00:23:53à trier quand même.
00:23:55Et il y a une part
00:23:56d'arbitraire finalement
00:23:57dans tout ça.
00:23:59mais le troisième élément,
00:24:01c'est qu'on n'en a rien
00:24:03à faire de l'école.
00:24:05Nous, ce qu'on veut,
00:24:06c'est casser.
00:24:07Nous, ce qu'on veut,
00:24:08c'est piller.
00:24:09Il faut voir ce qu'a été
00:24:10la rue de Rome
00:24:11ou la rue Saint-Fait
00:24:13à Marseille.
00:24:13La rue Saint-Féréol.
00:24:14La rue Saint-Féréol.
00:24:16Au matin du 18 octobre.
00:24:19C'était assez curieux
00:24:21d'ailleurs que les commerçants
00:24:23ne se soient pas méfiés.
00:24:25Plus méfiés.
00:24:26Jean-Paul Briali,
00:24:27ces jeunes ne sont pas
00:24:28la majorité.
00:24:28Il y a aussi des gens
00:24:29qui ont manifesté
00:24:30de façon sereine.
00:24:32Non, bien sûr,
00:24:33mais vous savez,
00:24:34lorsque Lénine a pris le pouvoir,
00:24:36les soviets représentaient
00:24:375% de la population.
00:24:405%.
00:24:40C'est la minorité agissante,
00:24:42on est bien d'accord.
00:24:43Avec 5% de la population,
00:24:44vous faites basculer un empire.
00:24:46Voilà.
00:24:47Il faut bien comprendre,
00:24:48il faut que tout le monde comprenne
00:24:49qu'avec quelques milices spontanées,
00:24:54si j'ose m'exprimer ainsi,
00:24:56vous pouvez faire basculer
00:24:58une démocratie.
00:25:00Mohamed Benkauter,
00:25:02Benkauter Benkauter,
00:25:03a envie de vous répondre.
00:25:04J'ai envie de vous répondre,
00:25:05monsieur,
00:25:06parce que moi,
00:25:07j'habite Marseille,
00:25:07j'y suis née,
00:25:08j'y ai grandi,
00:25:09je respire Marseille,
00:25:10je suis Marseille.
00:25:12J'ai regardé les vidéos
00:25:13de manière tellement attentive
00:25:14qu'on pourrait me prendre
00:25:15pour quelqu'un
00:25:16qui travaille
00:25:16chez des renseignements
00:25:17territoriaux
00:25:18de notre police.
00:25:19ceux qui ont détruit
00:25:21la mairie
00:25:21et le commissariat
00:25:22de proximité
00:25:24de police municipale.
00:25:25Ceux qui ont
00:25:27volé des baskets,
00:25:28des produits de luxe,
00:25:298 ans,
00:25:29etc.
00:25:30Et ceux qui manifestent
00:25:32sont trois catégories
00:25:33de population
00:25:33qui sont complètement différentes.
00:25:34Là où je vous rejoins,
00:25:35monsieur,
00:25:35mon premier combat,
00:25:36c'est l'école.
00:25:37J'avais porté pleine
00:25:38contre Jean-Claude Godin
00:25:39pour rupture d'égalité,
00:25:40on ne pouvait pas faire
00:25:41les rythmes scolaires
00:25:42quand il y avait
00:25:43la réforme à moi,
00:25:43etc.
00:25:43et j'ai gagné
00:25:44jusqu'en cassation.
00:25:46Mon premier combat,
00:25:47c'est l'école et le logement
00:25:48parce que quand on habite
00:25:48dans un endroit pourri
00:25:49et que l'école
00:25:50n'a pas les moyens
00:25:51de faire son travail
00:25:52d'instruction
00:25:52et pas d'éducation
00:25:53parce que l'éducation
00:25:54revient aux parents,
00:25:54monsieur.
00:25:55Moi, c'est comme ça
00:25:56que je le considère.
00:25:58Il y a une défaillance
00:25:59et effectivement,
00:26:00à force de manquer
00:26:01de mots M-O-T-S,
00:26:03nous avons des mots M-A-U-X
00:26:04qui nous semblent
00:26:06aujourd'hui incontenables
00:26:08et auxquels
00:26:08on ne sait pas répondre.
00:26:09Quand je dis
00:26:09on, c'est pas nous,
00:26:10c'est pas vous,
00:26:10c'est pas moi,
00:26:11c'est pas Perico,
00:26:12c'est le gouvernement.
00:26:13Si l'école est dans cet état,
00:26:14si notre pays est dans cet état,
00:26:16si aujourd'hui
00:26:16nous avons depuis
00:26:17quelques années déjà
00:26:18des infirmières,
00:26:19des médecins,
00:26:20des policiers,
00:26:20des pompiers,
00:26:21des lycéens aujourd'hui
00:26:23qui n'ont même pas
00:26:23les moyens d'étudier
00:26:24correctement
00:26:25dans la septième puissance
00:26:26économique du monde,
00:26:28c'est qu'à un moment donné
00:26:28il y a aussi
00:26:29un fracassage
00:26:30des services publics
00:26:31depuis des décennies
00:26:32qui amène tous ces gens
00:26:33à poser leur colère,
00:26:35à manifester de manière légitime
00:26:37mais qui n'ont pas cassé
00:26:37parce que les manifestants
00:26:38ne sont pas des casseurs
00:26:39ce sont des manifestants
00:26:39une manifestation
00:26:40à l'un début
00:26:40et à une fin
00:26:41et à ces manifestations
00:26:44à ces revendications
00:26:45sociales et politiques
00:26:46qui sont à mes yeux
00:26:47totalement légitimes
00:26:48que ce soit les agriculteurs
00:26:49qui nous nourrissent
00:26:49les enfants
00:26:50qui n'ont plus les moyens
00:26:51se sont greffées
00:26:52des personnes
00:26:53qui sont dans une
00:26:54je ne les excuse pas
00:26:55attention
00:26:55je tiens à tir au préalable
00:26:56j'ai fait de nombreuses vidéos
00:26:57sur ça
00:26:58que je condamne
00:26:59mais plus que fermement
00:27:00et bien plus que le gouvernement
00:27:01le fait
00:27:02toutes les personnes
00:27:03et tous ceux
00:27:03qui ont participé
00:27:04au saccage
00:27:05au pillage
00:27:05et à terroriser
00:27:06les commerçants
00:27:07qui sont des personnes
00:27:08qui travaillent
00:27:08qui peinent à se payer
00:27:10à payer leurs charges
00:27:11et payer leurs salariés
00:27:12donc ça je le condamne
00:27:13et moi je suis en plus
00:27:13contre la prison
00:27:14je dis donnez-moi
00:27:15tous ces minots
00:27:16que vous allez identifier
00:27:16on va avec des légionnaires
00:27:18on va faire des travaux
00:27:19travaux d'intérêt général
00:27:20et vous allez voir
00:27:21s'ils vont refaire derrière
00:27:22Kauter et Jean-Paul
00:27:23je voudrais
00:27:23le ministre a fait des annonces
00:27:25ont été faites hier soir
00:27:26par le ministre
00:27:27à Nice
00:27:27à quel sont-elles ces annonces ?
00:27:29Alors ces annonces
00:27:29des classes moins chargées
00:27:31des postes supplémentaires
00:27:33et puis un remplacement
00:27:34de parcours sup
00:27:35voilà les annonces
00:27:36présentées hier soir
00:27:36par Edouard Geffray
00:27:37et Philippe Bétis
00:27:38d'abord les secondes générales
00:27:39et technologiques
00:27:40seront plafonnées
00:27:41à 28 élèves
00:27:42dès septembre 2027
00:27:44dans la moitié des lycées
00:27:45les moins favorisés
00:27:46puis ensuite
00:27:47partout en France
00:27:48à partir de 2028
00:27:50le gouvernement prévoit aussi
00:27:52d'annuler
00:27:52les 836 suppressions
00:27:54de postes
00:27:54annoncées dans le secondaire public
00:27:56et de créer
00:27:57500 postes supplémentaires
00:27:58de professeurs
00:27:59pour le quotidien
00:28:00le ministre propose aussi
00:28:02une pause déjeuner
00:28:03d'au moins une heure
00:28:04qui sera garantie
00:28:05à la rentrée 2027
00:28:06et pour ce qui est
00:28:07des bâtiments
00:28:08et de leur insalubrité
00:28:09parfois 4 milliards d'euros
00:28:10de prêts à taux préférentiels
00:28:12seront mobilisés
00:28:12d'ici 2030
00:28:13et parcours sup
00:28:15évidemment
00:28:16et parcours sup
00:28:17qui restera utilisé
00:28:18en 2027
00:28:18avec des critères
00:28:19plus transparents
00:28:20et puis une explication
00:28:21des refus
00:28:22avant son remplacement
00:28:23en 2028
00:28:2415 000 places supplémentaires
00:28:25sont annoncées
00:28:26dans le supérieur
00:28:27entre 2027
00:28:28et 2028
00:28:29les bourses étudiantes
00:28:30suivront l'inflation
00:28:31dès la rentrée prochaine
00:28:32voilà pour les annonces
00:28:33Jean-Paul Brigalli
00:28:34ça vous rassure
00:28:35ses propositions
00:28:36ses annonces du ministre
00:28:37j'ai vu ça ce matin
00:28:39les occasions de rire
00:28:41étant rares
00:28:41autant en profiter
00:28:43le ministre
00:28:44n'a manifestement
00:28:45jamais fait architecture
00:28:4828 élèves par classe
00:28:49on est à 33-34
00:28:51actuellement
00:28:52dans le lycée
00:28:53ça suppose
00:28:54plus de classes
00:28:56de classes au sens
00:28:58de la fille
00:28:59voilà
00:29:00et où va-t-on les mettre
00:29:0218 000 places de plus
00:29:04en fac
00:29:05où va-t-on les mettre
00:29:07je rappelle que
00:29:07chaque année
00:29:08en début d'année
00:29:09dans les amphis
00:29:11les étudiants
00:29:13sont assis
00:29:13sur les marches
00:29:14sont assis
00:29:15autour
00:29:16du bureau
00:29:18du prof
00:29:19il n'y a pas de place
00:29:20pourquoi est-ce
00:29:21qu'il n'y a pas de place
00:29:22parce que les facs
00:29:24ont été conçues
00:29:25dans les années
00:29:2660-70-80
00:29:28pour une population
00:29:30maximale
00:29:31de 500 000 étudiants
00:29:32en année
00:29:33on a actuellement
00:29:35680 000 bacheliers
00:29:37ça c'est l'effet
00:29:39des souhaits
00:29:41de Jospin
00:29:42lorsqu'il était
00:29:42premier ministre
00:29:43en 1998
00:29:44qui était
00:29:4580%
00:29:46d'une génération
00:29:47avec le bac
00:29:49pas au niveau
00:29:50du bac
00:29:50comme le disait
00:29:51Chevenement
00:29:52mais avec le bac
00:29:53alors
00:29:54pour qu'ils aient le bac
00:29:55on a
00:29:56truandé les notes
00:29:58par an
00:29:58je vous le dis
00:29:59si vos élèves
00:30:00vos enfants
00:30:01HPI
00:30:02forcément
00:30:03ont
00:30:0418 de moyenne
00:30:05c'est truqué
00:30:07comment
00:30:08voulez-vous
00:30:09qu'un algorithme
00:30:10c'est très con
00:30:10un algorithme
00:30:11ça suit
00:30:12ce qu'on lui donne
00:30:13avec ce
00:30:14avec quoi on le nourrit
00:30:15comment voulez-vous
00:30:16qu'un algorithme
00:30:17trie là-dedans
00:30:18il y a
00:30:19des dizaines
00:30:20de milliers
00:30:21d'élèves
00:30:22chaque année
00:30:23qui croient
00:30:24être bon
00:30:25écoutez
00:30:26c'est très simple
00:30:28quand vous avez passé
00:30:29le bac
00:30:30Péricault
00:30:31la proportion
00:30:32de mentions
00:30:33très bien
00:30:34était de 0,2%
00:30:36actuellement
00:30:37c'est 13%
00:30:39alors soit
00:30:40la population française
00:30:41a fait un bond
00:30:42intellectuel
00:30:43absolument
00:30:44extraordinaire
00:30:45soit
00:30:46il y a un mensonge
00:30:48gigantesque
00:30:49là-dedans
00:30:49alors
00:30:50on va être
00:30:51très très clair
00:30:52le seul moyen
00:30:53de sauver
00:30:54les études supérieures
00:30:56c'est d'opérer
00:30:58une sélection
00:31:00drastique
00:31:00en fac
00:31:01et
00:31:02pour bien
00:31:03se faire comprendre
00:31:04il faut remonter
00:31:06en avant
00:31:06c'est-à-dire
00:31:07que c'est pas au lycée
00:31:08que ça s'est joué
00:31:09c'est au collège
00:31:10que ça s'est joué
00:31:11et même au primaire
00:31:12et même au primaire
00:31:13voilà
00:31:14on a fait passer
00:31:15les gens
00:31:16systématiquement
00:31:16d'une classe à l'autre
00:31:17au primaire
00:31:18on a dit
00:31:19ah ils savent pas lire
00:31:20en CM1
00:31:21bah ils apprendront
00:31:21en CM2
00:31:22le résultat
00:31:23c'est que
00:31:2330 à 40%
00:31:25des élèves
00:31:25de 6ème
00:31:26ne maîtrise
00:31:27ni la lecture
00:31:29ni le calcul
00:31:30le calcul
00:31:31le plus simple
00:31:32les 4 opérations
00:31:33de base
00:31:34bon
00:31:34ce sont ces gosses
00:31:36qui
00:31:36dopés
00:31:37par des notes
00:31:38artificielles
00:31:39mises par des enseignants
00:31:42qui achètent
00:31:43la paix scolaire
00:31:44je le dis
00:31:44très froidement
00:31:45puisque j'ai fait ce métier
00:31:47pendant 45 ans
00:31:48là
00:31:48j'en ai côtoyé
00:31:52des lâches
00:31:53de toute façon
00:31:54pour aller vite
00:31:56achètent la paix scolaire
00:31:59propulsent
00:31:59des gosses
00:32:01qui ne leur ont rien fait
00:32:02vers le supérieur
00:32:03il faut cesser
00:32:05de dire
00:32:05que le bac
00:32:06est le premier
00:32:07diplôme supérieur
00:32:08ça c'est
00:32:08la loi actuelle
00:32:10il faut peut-être
00:32:11d'ailleurs
00:32:11se passer du bac
00:32:13qui ne sert à rien
00:32:14et qui coûte
00:32:151 milliard d'euros
00:32:16par an
00:32:171 milliard d'euros
00:32:17pour une pochette
00:32:19surprise
00:32:20dont on connait
00:32:21le contenu
00:32:22voilà
00:32:22ça c'est la réalité
00:32:24bien sûr
00:32:25qu'ils ne sont pas contents
00:32:26parce qu'ils ne vont pas
00:32:27là où ils veulent
00:32:28mais encore heureux
00:32:29qu'ils n'aillent pas
00:32:30où ils veulent
00:32:30il y a déjà actuellement
00:32:32en psycho
00:32:32et en sociaux
00:32:33la moitié
00:32:35des étudiants
00:32:39de psychosociaux
00:32:40d'Europe
00:32:40sont français
00:32:41on ne devrait plus
00:32:42avoir de problème
00:32:43avec ça
00:32:43bon
00:32:44bien sûr
00:32:45ils ne vont pas
00:32:46en médecine
00:32:46ils ne vont pas
00:32:47en droit
00:32:47ils ne vont pas
00:32:48ils ne vont pas
00:32:49en maths non plus
00:32:50c'est bizarre
00:32:51mais ils le demandent
00:32:53très peu
00:32:53d'ailleurs finalement
00:32:54et il faut bien
00:32:55comprendre une chose
00:32:56c'est que
00:32:56si les profs de fac
00:32:58voulaient un peu
00:32:58se sortir
00:33:00les goûts de la bouche
00:33:02ils devraient faire
00:33:03comme les profs de prépa
00:33:04finalement
00:33:05c'est-à-dire
00:33:05établir des commissions
00:33:08vérifier eux-mêmes
00:33:09eux-mêmes
00:33:11les livrets scolaires
00:33:13éventuellement procéder
00:33:14à des auditions
00:33:15peser
00:33:16très précisément
00:33:18chaque candidat
00:33:19et là on saurait
00:33:20pourquoi on est accepté
00:33:21ou refusé
00:33:22et bien vous avez fait
00:33:23un tableau
00:33:23assez précis
00:33:24et assez parfait
00:33:25je vois que vous êtes
00:33:27un homme
00:33:27un homme de l'art
00:33:29caoutère
00:33:29je vous donne la parole
00:33:30dans quelques instants
00:33:31à suivre André Bercoff
00:33:32bien sûr
00:33:33qui revient sur l'attaque
00:33:34de vendredi dernier
00:33:35à Trappes
00:33:36et on se retrouve
00:33:37tout de suite après
00:33:37tout à fait
00:33:37si les gens veulent réagir
00:33:38déjà au drame
00:33:39ils peuvent nous appeler
00:33:40au 0826 300 300
00:33:41826 300 300
00:33:42n'oubliez pas ce numéro
00:33:49vous allez entendre André Bercoff
00:33:51qui donne son avis
00:33:53très personnel
00:33:53sur ce qui s'est passé
00:33:55à Trappes
00:33:56ici Sud Radio
00:33:57les français parlent au français
00:34:01les carottes sont cuites
00:34:03Sud Radio Bercoff
00:34:05dans tous ses états
00:34:06comme vous le savez
00:34:07dans la France apaisée
00:34:08dans cette douce France
00:34:10et puis il y a deux jours
00:34:12on écoutait
00:34:12Bali Bagayoko
00:34:14sur LCI
00:34:15le maire de Saint-Denis
00:34:17comme vous le savez
00:34:18et c'est intéressant
00:34:21parce qu'il a donné
00:34:22son point de vue
00:34:22sur ce qu'est la démocratie
00:34:25le pluralisme
00:34:26la liberté d'expression
00:34:27en termes extrêmement galants
00:34:30face à Darius Rochebin
00:34:34et écoutez ce qu'il disait
00:34:37notamment Aya Niva aussi
00:34:39et écoutez
00:34:41on parlait des élections
00:34:43du rassemblement national
00:34:45écoutez
00:34:46je ne suis pas pour dire
00:34:48que celles et ceux
00:34:49qui tiennent
00:34:50à longueur de journée
00:34:51des propos racistes
00:34:52puissent avoir le temps de parole
00:34:53mais comment fait
00:34:54si quelqu'un était élu démocratiquement
00:34:56je suis en désaccord
00:34:56on ne peut pas
00:34:57ne pas lui donner la parole
00:34:58ça c'est votre point de vue
00:34:59c'est le fonctionnement
00:35:00d'une démocratie
00:35:01M. Bagayoko
00:35:02mais le fonctionnement
00:35:02d'une démocratie
00:35:03c'est ce qu'il fait aujourd'hui
00:35:04que Penga
00:35:05alors par exemple
00:35:06si vous arrivez au pouvoir
00:35:09vous interdisez l'ERN
00:35:10nous c'est très clairement
00:35:11ce que l'on va faire
00:35:11déjà un
00:35:12on va combattre
00:35:12le rassemblement national
00:35:13dans les urnes
00:35:13ça c'est acte 1
00:35:15acte 2
00:35:15tous celles et ceux
00:35:16qui participent
00:35:17à propager la haine
00:35:18seront bien sûr
00:35:19lourdement sanctionnés
00:35:20y compris dans les médias
00:35:22voilà
00:35:22c'est extrêmement simple
00:35:24si donc
00:35:26la France insoumise
00:35:28et Mélenchon
00:35:28arrivent au pouvoir
00:35:29et bien ce sera
00:35:30véritablement
00:35:31le pluralisme
00:35:32c'est à dire
00:35:33que tous ceux
00:35:34qui tiennent
00:35:34des propos racistes
00:35:36seront évidemment
00:35:37non seulement
00:35:38interdits de parole
00:35:39mais évidemment
00:35:40sanctionnés
00:35:41et oui
00:35:42et oui
00:35:42la liberté d'expression
00:35:44non non non
00:35:45ils suivent
00:35:47absolument
00:35:48les paroles
00:35:49de l'immense injuste
00:35:50en 1792
00:35:52pas de liberté
00:35:53pour les ennemis
00:35:54de la liberté
00:35:55mais là
00:35:55ce n'est plus
00:35:56la même chose
00:35:56là c'est pas
00:35:57non non non non
00:35:58vous tenez des propos
00:35:59racistes
00:36:00selon nous
00:36:01selon nous
00:36:02camp du bien
00:36:03et de l'antiracisme
00:36:04et de l'antifascisme
00:36:05donc vous devez être
00:36:06au minimum sanctionné
00:36:09au mieux
00:36:10en camp de rééducation
00:36:11et si vous continuez
00:36:13à sévir
00:36:14et bien
00:36:15nous saurons
00:36:16quoi faire
00:36:17c'est intéressant
00:36:18parce que le racisme
00:36:19c'est un peu
00:36:19dans tous les sens
00:36:20on a entendu
00:36:21des propos racistes
00:36:22quand même
00:36:24dans la bouche
00:36:25d'un certain nombre
00:36:27de gens
00:36:28non
00:36:28prêches
00:36:29du maire
00:36:31de Saint-Denis
00:36:32non non
00:36:32on n'a rien entendu
00:36:33non non
00:36:34il n'y a pas d'exemple
00:36:35il n'y a pas
00:36:3536 exemples
00:36:36alors c'est intéressant
00:36:38en revanche
00:36:38il ne dit rien
00:36:39sur le fait
00:36:40de
00:36:41cette haine
00:36:43ou ces propos
00:36:44de fake news
00:36:45quand vous le savez
00:36:46il y a eu ce meurtre
00:36:48atroce terrible
00:36:49de trappe
00:36:50et puis
00:36:52la nouvelle est sortie
00:36:53dans le monde
00:36:54le journal
00:36:55il y a longtemps
00:36:56de référence
00:36:57et où on disait
00:36:59que les tracts
00:37:00du rassemblement national
00:37:01ont été trouvés
00:37:02dans la voiture
00:37:02du meurtrier
00:37:03de l'assassin
00:37:05et bien
00:37:05quelques heures après
00:37:06le monde lui-même
00:37:07démentissait
00:37:08mais ça continuait
00:37:09à circuler
00:37:10et alors
00:37:10ce qui est extraordinaire
00:37:11c'est que
00:37:12comment peut-on appeler
00:37:14les propagateurs
00:37:14qui par exemple
00:37:15comme Olivier Faure
00:37:16des tracts du RN
00:37:18retrouvés dans la voiture
00:37:19du terroriste de Trappe
00:37:20quel curieux hasard
00:37:21Clémence Guettet
00:37:22le terroriste d'extrême droite
00:37:23qui a assassiné
00:37:24à Trappe ce week-end
00:37:25avait des tracts
00:37:26du RN avec lui
00:37:27quand il a tiré
00:37:28sur un jardin d'enfants
00:37:29Thomas Porte
00:37:30le terroriste raciste
00:37:33négrophobe
00:37:34négrophobe
00:37:35pardon
00:37:35et islamophobe
00:37:37avait effectivement
00:37:38une
00:37:40des groupes
00:37:41des groupes
00:37:42etc
00:37:43voilà
00:37:44une nouvelle cible
00:37:45dans le dos
00:37:45etc
00:37:45Yann Brossat
00:37:47bien sûr
00:37:47sénateur
00:37:48on sait donc
00:37:49désormais
00:37:50c'est à dire
00:37:51que ça passait
00:37:52comme lettre à la poste
00:37:53reliée par les politiques
00:37:55par des médiatiques
00:37:56etc
00:37:57sans aucune vérification
00:37:59ça ça s'appelle
00:38:01comment ça
00:38:02ce n'est pas aussi
00:38:03des transmetteurs de haine
00:38:05des transmetteurs
00:38:06effectivement
00:38:07de division totale
00:38:09des deux côtés
00:38:10non
00:38:10non non
00:38:11selon monsieur
00:38:12Bagayogo
00:38:13ce qui compte
00:38:15c'est
00:38:15les racistes
00:38:17d'un certain clan
00:38:18les autres racistes
00:38:20d'un autre clan
00:38:20et ben on n'en parle pas
00:38:22ça n'existe pas
00:38:23bien sûr
00:38:23bravo monsieur Bagayogo
00:38:26bravo pour la liberté d'expression
00:38:28bravo pour la liberté médiatique
00:38:30tout va pour le mieux
00:38:31dans le meilleur des mondes
00:38:34totalement
00:38:34en déshérence
00:38:36merci
00:38:38et à demain
00:38:40vous venez d'entendre
00:38:41la voix d'André Bercoff
00:38:42Kauter veut tout de suite
00:38:44réagir aux propos
00:38:45d'André Bercoff
00:38:46je veux tout de suite
00:38:46réagir parce que
00:38:47monsieur Bercoff
00:38:48a dit à plusieurs reprises
00:38:49que si LFI passait
00:38:50les personnes
00:38:52qui auraient potentiellement
00:38:53une parole raciste
00:38:54seraient interdites
00:38:55qui trouvaient ça
00:38:55absolument inadmissible
00:38:56je tiens à rappeler
00:38:57à toute fin du style
00:38:58que le racisme
00:38:59n'est pas une opinion
00:38:59que c'est un délit
00:39:00et que avant d'attendre
00:39:02que LFI
00:39:03n'interdise ou n'interdise pas
00:39:04c'est la loi
00:39:05qui interdit
00:39:06de tenir des propos racistes
00:39:07et des propos de haine raciale
00:39:08dans notre pays
00:39:09et c'est la loi
00:39:10qui doit sévir
00:39:11et je ne considère pas
00:39:12qu'il y ait des racismes
00:39:13le racisme
00:39:15est dangereux
00:39:16d'où qu'il vient
00:39:16et peu importe
00:39:17qui en est la cible
00:39:18et aujourd'hui
00:39:19pas qu'aujourd'hui
00:39:20pas que depuis
00:39:20l'attentat de Trapp
00:39:21parce que Hichem Mirawi
00:39:22est mort
00:39:23parce qu'il était tunisien
00:39:24il a reçu 5 balles
00:39:25en juin dernier
00:39:26appugé sur argent
00:39:27son voisin turc
00:39:29a été blessé
00:39:29Abou Bakar Sissé
00:39:31est mort dans une mosquée
00:39:32il y a eu bien sûr
00:39:33des tueries
00:39:34abominables
00:39:35par Mohamed Merah
00:39:35etc
00:39:36notre pays
00:39:37est la cible
00:39:38de plusieurs
00:39:38malheureusement
00:39:39tueries
00:39:40celle de Trapp
00:39:41c'est le premier attentat
00:39:42de masse
00:39:43entre guillemets
00:39:44parce qu'il s'est déplacé
00:39:45dans plusieurs villes
00:39:45avec une ou des armes
00:39:47automatiques
00:39:48et qu'il a tué
00:39:48sur tout ce qui semblait
00:39:49noir et arabe
00:39:51même y compris
00:39:52des noirs
00:39:52qui étaient chrétiens
00:39:53mais parce qu'aujourd'hui
00:39:53il y a une telle assimilation
00:39:55dans ce pays
00:39:56que quand on est noir
00:39:56ou arabe
00:39:57on est forcément musulman
00:39:58que donc ça tire
00:39:59de tous les côtés
00:40:00et y compris
00:40:00sur une enfant
00:40:01de 12 ans
00:40:02qui a reçu
00:40:038 balles
00:40:04dans notre pays
00:40:05et donc il n'y a pas
00:40:06des racismes
00:40:07monsieur Bercoff
00:40:08le racisme
00:40:09est dangereux
00:40:10et le racisme
00:40:11depuis quelques années
00:40:12déjà dans notre pays
00:40:13tue
00:40:13et ça
00:40:14on ne doit pas l'accepter
00:40:15on ne doit pas le bando
00:40:16les républicains
00:40:17condamnent les deux racismes
00:40:18le racisme
00:40:19anti-arabo-musulman
00:40:20et le racisme
00:40:21antisémite
00:40:22ou anti-blanc
00:40:23parce qu'il y a aussi
00:40:23du racisme
00:40:24anti-blanc
00:40:24nous sommes bien d'accord
00:40:25qu'Auter
00:40:26c'est la justice française
00:40:28qui au nom du peuple français
00:40:30rend la justice
00:40:30et elle est la seule
00:40:31habilité et capable
00:40:33à dire qui est raciste
00:40:34c'est pas le maire de Saint-Denis
00:40:35qui va dire
00:40:36si un jour on est au pouvoir
00:40:37on décrétera
00:40:38qu'un tel est raciste
00:40:39qui ne devra pas être
00:40:40à la télévision
00:40:40et qu'on le poursuivra
00:40:41lui il pourra peut-être
00:40:42porter plainte
00:40:43s'il veut
00:40:43mais c'est un tel est
00:40:44ou alors
00:40:45la France insoumise
00:40:46a décidé
00:40:46qu'elle se substituera
00:40:47à la justice
00:40:48et là on rentre dans un régime
00:40:49qui n'est plus tout à fait démocratique
00:40:51et c'est très important
00:40:52que monsieur Bagayoko
00:40:53précise sa pensée
00:40:54et que monsieur Mélenchon
00:40:55passe derrière lui
00:40:56pour dire exactement
00:40:57ce qu'il en est
00:40:57est-ce qu'une fois
00:40:58si vous arrivez au pouvoir
00:40:59est-ce que c'est vous
00:41:00qui serez les tribunaux
00:41:01du peuple
00:41:01est-ce que vous aurez
00:41:02des comités politiques
00:41:03qui décideront
00:41:03qui mettront
00:41:04qui jetteront des anathèmes
00:41:05et des oppropres
00:41:06et mettront une étiquette
00:41:07de racisme
00:41:08sur quelqu'un
00:41:08qui aura peut-être
00:41:09tout simplement dit
00:41:10attention
00:41:10nous ne pouvons accueillir
00:41:12que les immigrés
00:41:12ou que nous pouvons assurer
00:41:13une vie décente
00:41:14en république française
00:41:15voilà
00:41:15mais moi j'aimerais tellement
00:41:16moi je suis née ici
00:41:18enfin depuis plusieurs générations
00:41:19je dis j'ai commencé
00:41:20je suis complètement française
00:41:22mais j'aimerais vraiment
00:41:23qu'on ait un débat rationnel
00:41:25bien sûr
00:41:25et dépassionné
00:41:26sur qu'est-ce que c'est
00:41:27l'immigration
00:41:27vous savez moi j'habite Marseille
00:41:28vous connaissez bien cette vie
00:41:29bien sûr
00:41:29moi quand je vais dans les quartiers
00:41:30moi quand je vais à Noailles
00:41:31Bellezun
00:41:32c'est compagnie
00:41:32rue de Rome
00:41:33les commerçants
00:41:34c'est tous des gens
00:41:35qui viennent d'ailleurs
00:41:35qui ont l'accent d'ailleurs
00:41:36mais qui font vivre
00:41:37ce pays par leur économie
00:41:38mais Gaoutère
00:41:38nous sommes majoritaires
00:41:39en France
00:41:40à penser ça
00:41:41et à lever de cette façon
00:41:42Jean-Paul Briegeli
00:41:44Jean-Paul Briegeli
00:41:45est-ce qu'il y a du racisme
00:41:47en France
00:41:47bien sûr
00:41:49oui
00:41:50et qui décide
00:41:52de qui est raciste
00:41:52ou qui n'est pas raciste
00:41:54alors
00:41:54c'est bon
00:41:55c'est ça
00:41:56c'est une question importante
00:41:57alors avant que vous soyez
00:41:59vous-même exécuté
00:42:00Thierry Colgas
00:42:01par les troupes
00:42:02de M. Bagayoko
00:42:03je suggère
00:42:04à M. Bagayoko
00:42:05de demander
00:42:06à Jean-Luc Mélenchon
00:42:07qui lui a fait des études
00:42:09comment a fini Saint-Just ?
00:42:11voilà
00:42:13sur l'échafaud décapité
00:42:14avec Robespierre
00:42:15deux minutes avant
00:42:16qu'est-ce que ça veut dire
00:42:16qui lui a fait des études ?
00:42:19non
00:42:20il était propre histoire
00:42:22Mélenchon
00:42:22oui oui
00:42:22voilà
00:42:23et c'est tout
00:42:24c'est la seule
00:42:27la seule allusion
00:42:28d'accord
00:42:29vous voulez dire
00:42:31que qui vivra par l'épée
00:42:32risque lui aussi
00:42:34de périr par l'épée
00:42:34c'est un peu ce que vous voulez
00:42:35nous faire savoir
00:42:36je dis simplement
00:42:36que cela confirme
00:42:38les propos que j'ai tenus
00:42:39il y a un quart d'heure
00:42:40c'est-à-dire que nous sommes
00:42:41dans un moment
00:42:44anti-démocratique
00:42:46anti-républicain
00:42:47où seule la force
00:42:49s'exprime
00:42:50parce que les mots
00:42:51ne servent plus à rien
00:42:54je ne sais pas si vous vous rappelez
00:42:55Sartre avait expliqué
00:42:56dans
00:42:57réflexion sur la question juive
00:42:58qu'on ne peut pas convaincre
00:43:00un raciste
00:43:01qu'il a tort
00:43:01parce qu'il est dans
00:43:03le passionnel
00:43:04et disait-il
00:43:05la seule façon
00:43:06de convaincre
00:43:07c'est de taper dessus
00:43:08longuement
00:43:08avec une pierre
00:43:09voilà
00:43:10c'était en 1948
00:43:11je ne suis pas certain
00:43:13que la situation
00:43:14n'est pas empirée
00:43:15depuis ce début
00:43:16alors on va tous danser un appel
00:43:18Cauter
00:43:19Jean-Paul Brighelli
00:43:20Anissa et moi
00:43:21relisons Marcel Pagnol
00:43:22et Jean Gionneau
00:43:23peut-être qu'on introduira
00:43:24un peu de civilisation
00:43:25dans une jeunesse
00:43:26qui en manque parfois
00:43:27cruellement
00:43:28mais on garde l'espoir
00:43:29merci Cauter
00:43:30d'avoir été avec nous
00:43:31aujourd'hui
00:43:31vous reviendrez
00:43:33parce que cette actualité
00:43:34hélas
00:43:34n'est pas terminée
00:43:35et votre témoignage
00:43:36est toujours très prégnant
00:43:38très riche
00:43:39et très émouvant
00:43:39merci d'avoir été avec nous
00:43:40merci Jean-Paul Brighelli
00:43:41qui tire les ficelles
00:43:42de la colère sociale
00:43:43derrière les appels
00:43:44à manifester
00:43:45quel rôle jouent
00:43:46les partis et les syndicats
00:43:47qui accompagnent
00:43:48le mouvement
00:43:48qui cherche à l'orienter
00:43:49et bien pour notre face à face
00:43:51nous recevrons
00:43:51Julien Drey
00:43:52cofondateur de SOS Racisme
00:43:54et ancien député
00:43:55il nous aidera
00:43:56à décrypter les stratégies
00:43:57et les rapports de force
00:43:58autour de cette mobilisation
00:43:59à suivre sur Sud Radio
00:44:02Sud Radio
00:44:04on se donne tous ses états
00:44:07le face à face
00:44:08vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:10il est 13h03
00:44:11et après avoir reçu
00:44:13Cauter Ben Mohamed
00:44:14qui est venu nous raconter
00:44:15les troubles
00:44:16dans la société marseillaise
00:44:18nous avons
00:44:19un ancien dignitaire
00:44:21moi j'aime bien l'appeler l'éléphant
00:44:22parce que ça représente bien
00:44:24le symbole
00:44:26de ces missions
00:44:27de cette stature politique
00:44:29Julien Drey
00:44:30est avec nous en studio
00:44:31bonjour
00:44:31Jean-Liandrey
00:44:32bonjour
00:44:32merci d'être ici
00:44:34en direct sur Sud Radio
00:44:35avec nous
00:44:35vous étiez venu il y a un mois
00:44:37vous pressentiez déjà
00:44:39j'ai réécouté notre échange
00:44:41vous pressentiez déjà
00:44:42que la société française
00:44:43n'allait pas tenir comme ça
00:44:44très longtemps
00:44:45un parce qu'elle a des fractures sociales
00:44:47et des douleurs
00:44:49dont vous reconnaissiez
00:44:50que la gauche
00:44:50avait pu à un moment donné
00:44:51être un peu à l'origine
00:44:53par quelques erreurs d'appréciation
00:44:56et surtout qu'il y avait des gens
00:44:57qui jetaient de l'huile sur le feu
00:44:59qui utilisaient l'allumette
00:45:00avec beaucoup de
00:45:01beaucoup d'apropos
00:45:03par des déclarations
00:45:05justement
00:45:06qui sont un petit peu
00:45:08inflammatoires
00:45:08vous avez vécu
00:45:10le 17 octobre
00:45:11comme nous
00:45:11vous avez vécu
00:45:13la situation
00:45:14la tragédie raciste
00:45:15de Trapp
00:45:16ça va hélas
00:45:18dans le sens
00:45:19de ce qu'une dérégulation
00:45:21de la société française
00:45:22annoncée
00:45:23est-ce que
00:45:24je recevais hier
00:45:24Marc Andevelle
00:45:25de la journaliste d'investigation
00:45:26qui faisait
00:45:27qui a écrit un livre
00:45:28l'argent magique
00:45:29sur
00:45:29sur
00:45:31l'application
00:45:32que le grand capital
00:45:33a eu
00:45:34dans la vie politique française
00:45:35et ses liens
00:45:35avec le pouvoir
00:45:37juste là
00:45:38en deux mots
00:45:39parce qu'on a un auditeur
00:45:40qui nous appelle
00:45:41que j'aurais dû prendre avant
00:45:42que je vais prendre maintenant
00:45:44en deux mots
00:45:44le tableau que l'on voit aujourd'hui
00:45:47il est conforme
00:45:48hélas
00:45:48à ce qu'annoncer
00:45:49les erreurs successives
00:45:51des différentes
00:45:52gouvernances de la France
00:45:53c'est sûr que c'est une accumulation
00:45:55de choses
00:45:57avec des couches
00:45:58sédimentaires
00:45:58qui se sont superposées
00:46:00les unes aux autres
00:46:00des problèmes
00:46:01qui n'ont pas été traités
00:46:02des incompétences
00:46:03qui se sont affichées
00:46:05et maintenant
00:46:06on est dans un moment
00:46:07assez particulier
00:46:08je trouve que le moment
00:46:09est un peu morbide
00:46:11c'est vrai
00:46:13on a l'impression
00:46:14qu'il y a deux trains
00:46:15lancés à grande vitesse
00:46:16on sait que ces deux trains
00:46:18ça va être un choc terrible
00:46:19pour la société
00:46:20l'un contre l'autre
00:46:21les deux n'ont aucune idée en tête
00:46:23c'est affronter
00:46:24la confrontation
00:46:25et tous ceux qui ont un peu
00:46:27le souci de la république
00:46:28si je me permets
00:46:28et de la France
00:46:29parce que c'est aussi de ça
00:46:31qu'il s'agit
00:46:31malgré tout
00:46:33ça regarde
00:46:34ça se dispute
00:46:35pour des mesquineries
00:46:37et ça ne prend pas conscience
00:46:38de la gravité du moment
00:46:39et c'est ça qui m'inquiète
00:46:40et les anathèmes
00:46:41qu'on se jette
00:46:42à la figure
00:46:43justement
00:46:43ces deux trains
00:46:44des deux trains
00:46:44partent des insultes
00:46:45pour les uns
00:46:46tout est la faute
00:46:47de Mélenchon
00:46:48pour les autres
00:46:49tout est la faute
00:46:49du Rassemblement National
00:46:51c'est comme ça
00:46:52qu'il faut lire les choses
00:46:53ces deux extrêmes
00:46:54sont ceux
00:46:54qui mettent le faux pays
00:46:55alors c'est pas eux
00:46:56ils mettent le faux pays
00:46:57dans la mesure où
00:46:58il y a des problèmes
00:46:58qui n'ont pas été traités
00:47:00il y a des choses
00:47:01qui ont été négligées
00:47:02ou sous-estimées
00:47:04on y reviendra peut-être
00:47:05dans la discussion
00:47:07et qu'effectivement
00:47:07maintenant
00:47:08on a une forme
00:47:08de jeu de rôle
00:47:10chacun
00:47:11voilà
00:47:11maintenant on a
00:47:12une candidate du beau
00:47:13si j'ai bien compris
00:47:14et on a de l'autre côté
00:47:15un candidat
00:47:16de quoi ?
00:47:16de la laideur
00:47:18voilà
00:47:18vous voyez où on en est
00:47:19mais vous savez
00:47:20ça ressemble à une période historique
00:47:21que j'ai retravaillée
00:47:22depuis qu'on s'est vus
00:47:23qui ressemble à la fin
00:47:24de la République de Weimar
00:47:25en Allemagne
00:47:26en 1932-33
00:47:27tout le monde voyait
00:47:29tout le monde savait
00:47:30c'était pas des stupides
00:47:31ils ont même inventé
00:47:33l'idée
00:47:33de faire venir
00:47:34le chancelier Hitler
00:47:35comme
00:47:36de faire venir Hitler
00:47:37comme chancelier
00:47:37qui était minoritaire
00:47:38attention
00:47:39qui est minoritaire
00:47:40au hashtag
00:47:40c'est à près de 30%
00:47:41voilà
00:47:41et qui a perdu
00:47:42dans les élections
00:47:43qui précédaient
00:47:44600 000 voix
00:47:44le dénommé
00:47:45Von Pappen
00:47:46va dire à Heidenburg
00:47:47on va le nommer
00:47:48au gouvernement
00:47:49et il va échouer
00:47:51et alors
00:47:51les communistes allemands
00:47:52disaient
00:47:52ça sera notre tour
00:47:53les autres pensaient
00:47:54voilà
00:47:54vous avez vu
00:47:54ce qu'il en a été
00:47:55nous avons Olivier
00:47:56qui nous appelle
00:47:57de Bocquer
00:47:58Olivier
00:47:58vous avez une lecture
00:48:00aussi du drame
00:48:02que nous sommes
00:48:03en train de vivre
00:48:03vous pensez
00:48:04qu'il y a des anathèmes
00:48:04qui sont un petit peu
00:48:06maladroits ?
00:48:07oui
00:48:09je vais reprendre
00:48:10l'exemple du train
00:48:12je pense que le train
00:48:13le premier train
00:48:13c'est Mitterrand
00:48:14qui l'a mis
00:48:15mais il est parti
00:48:16à toute vitesse
00:48:17mais il ne savait pas
00:48:17où il allait
00:48:18donc c'est grave
00:48:19de dire après moi
00:48:20le délu
00:48:21parce que la requête
00:48:22à 60 ans
00:48:23c'était une erreur énorme
00:48:24les 35 heures
00:48:25c'est le pire
00:48:27qui pouvait arriver
00:48:28à la France
00:48:28donc c'est vrai
00:48:30que là
00:48:31je plains
00:48:32le futur président
00:48:33de la République
00:48:33parce que je ne sais pas
00:48:34comment il va faire
00:48:35dans l'état
00:48:36de la France actuelle
00:48:37je ne sais pas
00:48:38et je voudrais revenir
00:48:39un peu sur Bercoff
00:48:40tout à l'heure
00:48:40je disais
00:48:40qu'ils ont trouvé
00:48:41des tracts
00:48:42dans la voiture
00:48:43du tueur
00:48:44le monde avait annoncé
00:48:46qu'il y avait des tracts
00:48:47dans la voiture
00:48:47de Kevin T
00:48:48et pour ensuite
00:48:49le démentir
00:48:50en disant non
00:48:50il n'y avait pas
00:48:51de tracts du RN
00:48:51dans la voiture
00:48:52alors voilà
00:48:53de lancer
00:48:54des trucs comme ça
00:48:55moi je viens
00:48:56de prendre
00:48:56mon programme
00:48:57de la semaine
00:48:59et dans le programme
00:49:00de la semaine
00:49:01du dimanche 25
00:49:02au vendredi
00:49:03il y a
00:49:048
00:49:06commentaire
00:49:06ou film
00:49:07sur les nazis
00:49:09alors c'est peut-être
00:49:10une coïncidence
00:49:10mais
00:49:11à chaque fois
00:49:12qu'il y a des élections
00:49:13il y a des trucs
00:49:13sur la guerre 40
00:49:15sur les nazis
00:49:15les tortures
00:49:16là j'ai vu
00:49:17qu'il y avait un truc
00:49:17sur Klaus Atman Barbie
00:49:20là on parle
00:49:20du 3ème Reich
00:49:21l'apocalypse
00:49:22la destruction des juifs
00:49:23mais tous les jours
00:49:24il y a un truc
00:49:25est-ce que c'est un hasard ?
00:49:27moi je peux vous dire
00:49:28que ça dure depuis
00:49:29je suis un passionné
00:49:30de mission historique
00:49:31et je me félicite
00:49:31que l'histoire
00:49:32toute l'histoire
00:49:33c'est vrai qu'elles sont
00:49:35très nombreuses
00:49:36depuis très longtemps
00:49:37en période électorale
00:49:38et en période électorale
00:49:39ça relate
00:49:40ça relate
00:49:41un fait
00:49:42ce sont des faits historiques
00:49:43qui sont produits
00:49:44et il est bien que la jeunesse
00:49:45vous savez il y a une jeunesse
00:49:46qui a oublié ça
00:49:47il y a une jeunesse
00:49:48qui a oublié ça
00:49:49je pense que c'est un peu
00:49:50subliminal
00:49:51ce truc là
00:49:53on remue
00:49:54on remue doucement
00:49:55parce que c'est vrai
00:49:56que nous à Boquer
00:49:57on a une farouche opposante
00:49:59au RN
00:49:59qui s'est déplacée
00:50:00à Orléans
00:50:01et tout
00:50:01qui tous les jours
00:50:02fait des
00:50:03sur les réseaux sociaux
00:50:04attaque le Merlin
00:50:06l'ancien maire
00:50:07qui était RN
00:50:07de toute façon
00:50:08tout ce que le RN
00:50:09fait pour elle
00:50:10c'est mal
00:50:10bon elle a 13
00:50:12personnes qui la suivent
00:50:13mais elle ne s'empêche pas
00:50:15de dire
00:50:15de dire
00:50:15de dire
00:50:16et vous savez
00:50:16quand on dit des choses
00:50:18à force
00:50:19j'appelle ça
00:50:20des lavages de cerveau
00:50:21ça rentre dans la tête
00:50:22lancer une idée
00:50:24comme ça
00:50:24vous savez
00:50:25vous rentrez dans un bureau
00:50:26vous vous disputez
00:50:28avec quelqu'un
00:50:28et quand vous sortez
00:50:29vous vous dites
00:50:29en tout cas
00:50:30moi je n'ai jamais pris
00:50:31en train de voler
00:50:31et vous partez
00:50:32vous accusez pas
00:50:33le gars de voler
00:50:34vous dites
00:50:35moi je n'ai jamais pris
00:50:36mais c'est lancé
00:50:39on connait la pratique
00:50:42c'est trop facile
00:50:44Olivier on a reçu
00:50:45votre témoignage
00:50:47votre avis
00:50:47est entendu
00:50:48voilà
00:50:49il vaut ce qu'il vaut
00:50:51bon
00:50:52pour l'instant
00:50:53je pense que
00:50:54les citoyens français
00:50:55ont suffisamment
00:50:55de discernement
00:50:56pour savoir
00:50:57s'ils sont manipulés
00:50:58ou si leur cerveau
00:50:59est lavé
00:50:59mais ça n'empêche pas
00:51:00certaines officines
00:51:02et même quelquefois
00:51:03certains médias
00:51:04de succomber à des tentations
00:51:05dans un sens
00:51:06ou dans l'autre
00:51:06d'ailleurs
00:51:06de s'enfermer
00:51:07dans un cliché idéologique
00:51:09merci pour votre témoignage
00:51:11Julien Drey
00:51:12là en bas
00:51:12on a un auditeur
00:51:14qui lui
00:51:15sa sensibilité est claire
00:51:16il pense qu'il y a
00:51:18une espèce d'endoctrinement
00:51:21sur les réseaux sociaux
00:51:22dans les médias
00:51:22vous pensez qu'il y a effectivement
00:51:24à un moment donné
00:51:25certains médias
00:51:25qui vont dans un sens
00:51:26d'autres dans l'autre
00:51:28je pense que
00:51:30dans des périodes comme ça
00:51:31chaque média
00:51:32et chaque responsable politique
00:51:34doit toujours balayer
00:51:35devant sa porte
00:51:35et commencer à se poser
00:51:36la question
00:51:37est-ce que
00:51:38mes expressions
00:51:39mes formules
00:51:40mes déclarations
00:51:41n'ont pas
00:51:42été mal comprises
00:51:43ou n'ont pas jeté
00:51:44sur le feu
00:51:45mais il y a une réflexion
00:51:46d'un de vos collègues
00:51:47samedi soir
00:51:48qui m'a
00:51:50touché
00:51:51parce que je pense
00:51:51qu'elle était juste
00:51:52il dit
00:51:52vous considérez
00:51:53que c'est telle et telle
00:51:54chaîne de télévision
00:51:55qui font l'opinion
00:51:56et que c'est à cause d'elles
00:51:58que
00:51:58et lui il disait
00:51:59non
00:51:59c'est l'opinion
00:52:00qui donne la possibilité
00:52:01à ces chaînes d'exister
00:52:02ça veut dire que
00:52:03il y a
00:52:04c'est un fait
00:52:05cette équation est très juste
00:52:06Julien Dré
00:52:07merci de la donner
00:52:07parce qu'elle rétablit
00:52:09un petit peu
00:52:09la réalité des rapports
00:52:10je pense que
00:52:10c'est d'ailleurs
00:52:11un des problèmes
00:52:12d'après moi
00:52:12d'une partie de la gauche
00:52:14elle se trompe d'analyse
00:52:15de la situation
00:52:16la société française
00:52:17ne s'est pas gauchisée
00:52:19elle s'est peut-être
00:52:20radicalisée
00:52:21mais elle ne s'est pas gauchisée
00:52:22il n'y a pas
00:52:23l'adhésion valeur de la gauche
00:52:25que j'ai connue
00:52:25dans les années 70
00:52:26est aujourd'hui
00:52:27plus faible
00:52:28qu'elle ne l'est
00:52:29aujourd'hui
00:52:31le peuple français
00:52:31était plus à gauche
00:52:32antérieurement qu'aujourd'hui
00:52:33ça c'est factuel
00:52:34alors ça ne veut pas dire
00:52:35que la gauche a disparu
00:52:36mais ça veut dire
00:52:36que la gauche devrait
00:52:37se poser la question
00:52:38de savoir
00:52:38si elle a bien analysé
00:52:40la société
00:52:40ses évolutions
00:52:41ou si elle a su répondre
00:52:42à des attentes
00:52:43qu'exprimait la société
00:52:44et qu'elle est passée à côté
00:52:45et c'est pour ça que
00:52:46la chose qui m'énerve le plus
00:52:48c'est
00:52:48vous savez
00:52:48c'est l'utilisation
00:52:50c'est pour ça que j'ai fait
00:52:51la référence à Weimar
00:52:51l'utilisation à tout va
00:52:53maintenant du mot fascisme
00:52:55et notre auditeur
00:52:56dit l'histoire
00:52:56mais ouais mais
00:52:57connaître l'histoire
00:52:58qui n'a pas de passé
00:52:59n'a pas d'avenir
00:53:00or on a des générations
00:53:01entières
00:53:02qui utilisent le mot fasciste
00:53:03à tort et à travers
00:53:05et qui ne savent pas
00:53:06ce que ça veut dire
00:53:06du coup ça le dévalorise
00:53:07du coup évidemment
00:53:08un vrai facho
00:53:09un vrai facho
00:53:10ils ne vont plus savoir
00:53:11les distinguer
00:53:12alors bon voilà
00:53:13donc les nuances
00:53:15ça existe
00:53:16vous savez
00:53:17si vous me permettez
00:53:18cette remarque
00:53:19j'ai appris une chose
00:53:20dans ma vie
00:53:21c'est que
00:53:23le droit
00:53:24à se tromper
00:53:25le droit à douter
00:53:26surtout
00:53:26c'est un droit fondamental
00:53:28et c'est même
00:53:29un devoir
00:53:30et j'étais un homme
00:53:32bardé de certitudes
00:53:32quand j'avais 17-18 ans
00:53:34mais c'est normal
00:53:34qu'à 17-18 ans
00:53:36on ait des certitudes
00:53:37c'est normal même
00:53:38qu'on s'affronte
00:53:40à ses parents
00:53:40dont on pense
00:53:41qu'ils sont un peu
00:53:41trop timorés
00:53:42ou tendres etc
00:53:44c'est même un conflit utile
00:53:45voilà
00:53:46parce que ça va former
00:53:47notre caractère
00:53:47mais à un moment donné
00:53:48quand on a un certain âge
00:53:50on doit être capable
00:53:51d'avoir tiré
00:53:52les expériences
00:53:53de tout cela
00:53:53alors vous faites
00:53:54et moi je fais partie
00:53:55de cette génération
00:53:56qui doute en permanence
00:53:57vous faites état
00:53:58de la différence
00:53:58entre certitude
00:53:59et conviction
00:53:59voilà
00:54:00et vous avez eu
00:54:00des convictions
00:54:01parce que j'ai eu
00:54:02des certitudes
00:54:03j'ai eu des convictions
00:54:04et des certitudes
00:54:05maintenant j'ai des convictions
00:54:06mais en permanence
00:54:08je me pose la question
00:54:09alors puisqu'on parle sémantique
00:54:10vous êtes un fin connaisseur
00:54:11de la dialectique
00:54:12et de la langue française
00:54:13est-ce que tout n'est pas fascisme
00:54:16et tout n'est pas non plus communisme
00:54:18ou stalinisme
00:54:19est-ce que vous faites une nuance
00:54:21entre racisme et xénophobie
00:54:22je pense que c'est une nuance
00:54:24qui va monter
00:54:25en disant
00:54:25on peut détester un étranger
00:54:27sans avoir une haine raciale
00:54:29et puis on peut détester un étranger
00:54:31pour ce qu'il est
00:54:32un détester un étranger
00:54:33parce qu'il n'a pas à se trouver ici
00:54:34voilà
00:54:35mais je m'en fous d'où il vient
00:54:35je ne sais pas ce qu'il pense
00:54:37voilà
00:54:37est-ce que c'est une nuance
00:54:38qu'il va falloir faire ?
00:54:40je ne sais pas
00:54:40alors là vous voyez
00:54:41ça fait partie de mes doutes
00:54:42il va falloir que je réfléchisse
00:54:43de cette manière
00:54:44voilà
00:54:45ce que je sais
00:54:46c'est que
00:54:48il y a des mots
00:54:49que je n'emploie pas
00:54:49je vais prendre un exemple
00:54:51je n'emploie pas
00:54:51le mot islamophobe
00:54:53ce mot là
00:54:54je n'emploie pas
00:54:55parce qu'il a une charge idéologique
00:54:57c'est pas simplement
00:54:58la haine du musulman
00:54:58il a été utilisé
00:54:59construit par les mollas
00:55:01et il a une charge idéologique
00:55:02qui vise à embrigader
00:55:03l'ensemble des musulmans
00:55:04dans un djihad
00:55:05contre
00:55:06non pas l'homme blanc
00:55:07comme le croient certains
00:55:08mais d'abord et avant tout
00:55:09contre la république
00:55:09et ses valeurs
00:55:10et les lumières
00:55:11et les lumières
00:55:12elles ne sont pas blanches
00:55:13elle peut exister
00:55:13l'islamophobie
00:55:14en tant que telle
00:55:15elle peut exister
00:55:15non
00:55:16le racisme anti-musulman
00:55:21les discriminations
00:55:24tout ce que
00:55:24ça ça existe
00:55:25c'est incontestable
00:55:26c'est une réalité
00:55:26et je n'emploie pas ce mot
00:55:28vous voyez ce que je veux dire
00:55:29parce que je n'ai pas envie
00:55:29de me retrouver à côté de gens
00:55:31avec lesquels je n'ai rien à voir
00:55:33le risque c'est quoi ?
00:55:34c'est que vous dénonciez
00:55:35un attentat de nature islamiste
00:55:37et on vous dit
00:55:38vous êtes un islamophobe
00:55:39de même que lorsqu'on dit
00:55:41est-ce que la guerre de l'Ukraine
00:55:42était vraiment nécessaire
00:55:43on vous dit
00:55:44vous êtes un agent de Poutine
00:55:46et donc on a tendance
00:55:47dans ce pays
00:55:48à enfermer les gens
00:55:49dans des concepts
00:55:51avec des clichés
00:55:52et ensuite à jeter
00:55:52l'anathème
00:55:53est-ce que c'est pas un mal
00:55:53très français ?
00:55:54vous vous avez pratiqué
00:55:55vous avez subi ça
00:55:57très longtemps
00:55:57oui je pense
00:55:58c'est un mal
00:55:59bon je pense que c'est un mal français
00:56:00en tous les cas
00:56:00c'est un mal de la démocratie
00:56:01aujourd'hui
00:56:02c'est-à-dire justement
00:56:03que ceux qui normalement
00:56:06doivent transmettre
00:56:06l'expérience
00:56:07le savoir
00:56:08et donc ce droit au doute
00:56:10ne le font plus
00:56:10voilà
00:56:11ils le font plus
00:56:12parce que
00:56:13vous avez un président de la république
00:56:14qui fait autant de bêtises
00:56:15dans ses déclarations
00:56:16c'est pas rien
00:56:18je veux dire
00:56:19avec des tâtonnements stupides
00:56:22bon ben tout ça
00:56:23ça pèse
00:56:23voilà
00:56:24moi je vais vous dire
00:56:26aujourd'hui
00:56:26comme je l'ai dit
00:56:27déjà depuis un certain temps
00:56:29si à un moment donné
00:56:30dans ce pays
00:56:32il n'y a pas
00:56:33comme il y a eu
00:56:33dans des temps
00:56:34où la France était en péril
00:56:35elle est en péril
00:56:37voilà
00:56:37c'est ça qu'il faut dire
00:56:38elle est en péril
00:56:39ne serait-ce que déjà
00:56:40financièrement
00:56:41elle est au bord
00:56:42de passer sous la tutelle
00:56:44du Fonds monétaire international
00:56:45voilà
00:56:46et je considère d'ailleurs
00:56:47que le rassemblement
00:56:50le rassemblement national
00:56:50comme Jean-Luc Mélenchon
00:56:52à l'arrivée
00:56:52c'est le triomphe du FMI
00:56:54parce que les solutions
00:56:55qu'il propose
00:56:56ne tiennent pas debout
00:56:57voilà
00:56:57et donc ça sera
00:56:59comme ça a été le cas
00:57:00en Grèce
00:57:00avec
00:57:02M. Tsipas
00:57:03M. Tsipas
00:57:04on continue à en discuter
00:57:05vous restez avec nous
00:57:06qui donne vraiment
00:57:07le tempo
00:57:08de cette mobilisation
00:57:09les jeunes
00:57:09les syndicats
00:57:10les partis politiques
00:57:11les réseaux sociaux
00:57:12vous en pensez quoi
00:57:13vous pouvez nous le dire
00:57:14au 0826 300 300
00:57:16et nous ici
00:57:17sur ce plateau
00:57:17pour mieux comprendre
00:57:18la question
00:57:19nous recevons
00:57:20le baron noir
00:57:20Julien Drey
00:57:21cofondateur de SOS Racisme
00:57:23ancien député
00:57:25Sud Radio
00:57:26La France dans tous ses états
00:57:29Péricault Légas
00:57:30Vous êtes bien sûr
00:57:31Sud Radio
00:57:32il est 13h19
00:57:33et nous recevons
00:57:34Julien Drey
00:57:36ancien dignitaire
00:57:37du parti socialiste
00:57:38j'ai du mal
00:57:39à dire ancien
00:57:40parce que pour moi
00:57:41vous incordez toujours
00:57:41le parti socialiste
00:57:42qui n'appartient à personne
00:57:44mais à ceux
00:57:45qui se sont battus
00:57:46à l'époque
00:57:47pour les valeurs
00:57:47de la gauche
00:57:48autour du programme commun
00:57:49ensuite il y a eu
00:57:50beaucoup d'évolution
00:57:51il y a eu 1983
00:57:52il y a eu ce tournant
00:57:53on va en parler
00:57:53vous nous en aviez
00:57:54parlé la dernière fois
00:57:55en disant qu'à un moment donné
00:57:56on est rattrapé par le réel
00:57:57et il faut être pragmatique
00:57:59là Julien Drey
00:58:00vous assistez à cette
00:58:03dégradation très rapide
00:58:04du climat social français
00:58:05cette société
00:58:06qui était en fracture sociale
00:58:07devient quasiment maintenant
00:58:08en fracture territoriale
00:58:10qui tire les ficelles
00:58:11de cette colère
00:58:12elle est naturelle
00:58:14elle est spontanée
00:58:14elle devait arriver
00:58:15ou il y a quand même
00:58:15des gens qui aiment bien
00:58:16un petit peu jeter
00:58:17il y a toujours des gens
00:58:19qui compris d'ailleurs
00:58:20font croire
00:58:21qui tire les ficelles
00:58:22puisqu'ils ne le tirent vraiment
00:58:23parce que là
00:58:24dans la situation actuelle
00:58:25bon
00:58:26j'ai l'impression quand même
00:58:27que c'est plus éruptif
00:58:29spontanément
00:58:29que de manière décrétée
00:58:31vous savez
00:58:32on est dans une situation
00:58:32Gramsci avait cette formule
00:58:34une situation révolutionnaire
00:58:35c'est quand
00:58:36en haut
00:58:36on ne peut plus
00:58:38et qu'en bas
00:58:39on ne veut plus
00:58:40et c'est en ce sens là
00:58:41que
00:58:41quand on applique cette formule
00:58:43au moment dans lequel on est
00:58:44il peut y avoir même
00:58:45une précipitation
00:58:46on pose la question
00:58:47on va voir avec les lycéens
00:58:49même si je pense
00:58:50qu'ils ont obtenu quelque chose
00:58:51si j'étais un syndicaliste lycéen
00:58:53je ne fais plus
00:58:53mais si j'étais un syndicaliste lycéen
00:58:56je dirais quand même
00:58:56on a gagné des choses
00:58:57ce n'est pas rien
00:58:58ce qu'il y a sur la table
00:58:59depuis quand ?
00:59:00depuis hier
00:59:00avec les déclarations
00:59:02ce n'est pas rien
00:59:02ce qu'il y a sur la table
00:59:03comme en 1990
00:59:04le mouvement lycéa
00:59:05après avoir rencontré
00:59:06François Mitterrand
00:59:07avait obtenu
00:59:08des choses substantielles
00:59:09et la victoire
00:59:10avait été actée
00:59:11Julien de Réontil
00:59:12les moyens de les pays
00:59:12Jean-Paul Bréguéli
00:59:13qui était là tout à l'heure
00:59:14ce prof qui a écrit
00:59:15La Famille du Crétin
00:59:15il disait
00:59:16c'est très bien
00:59:16c'est un numéro
00:59:17de comique extraordinaire
00:59:18ils n'ont pas le début
00:59:19de l'ombre des moyens
00:59:20non ça c'est pas vrai
00:59:21d'abord de l'argent
00:59:21il y en a toujours
00:59:22j'ai appris ça
00:59:23voilà
00:59:24j'ai appris ça
00:59:25c'est bien tout le problème
00:59:25c'est bien tout le problème
00:59:27pour que nous sommes confrontés
00:59:28vous savez
00:59:28j'ai appris ça
00:59:29dans les discussions budgétaires
00:59:31c'est à dire
00:59:31vous votez un budget
00:59:32après il y a la régulation budgétaire
00:59:34et elle
00:59:34elle a mis des petites
00:59:35comme les fourmis
00:59:36elle a des petites niches
00:59:38c'est d'ailleurs pour ça
00:59:38qu'ils se permettent
00:59:39à chaque fois
00:59:39même au sens figuré
00:59:41la planche à billets
00:59:42continue à exister
00:59:43oui elle continue à exister
00:59:44par ailleurs
00:59:44vous avez bien vu
00:59:45ce qui s'est passé
00:59:46avec l'agence de notation Moody
00:59:47c'est intéressant
00:59:49tout le monde pronostiquait
00:59:50que la France
00:59:50allait être rétrogradée
00:59:52l'agence n'a pas voulu
00:59:54pourquoi ?
00:59:55pas parce qu'elle a regardé
00:59:56les fondamentaux
00:59:56parce que ça coûterait plus cher
00:59:58parce que ça coûterait plus cher
00:59:59parce que la France
01:00:00c'est pas n'importe qui en Europe
01:00:01et personne peut jouer
01:00:02la faillite française
01:00:03alors c'est de ça que joue
01:00:04d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon
01:00:05il dit
01:00:06ils n'oseront pas
01:00:06nous mettre en faillite
01:00:07donc tout m'est permis
01:00:08oui jusqu'à un certain point
01:00:10mais là on est dans ce moment
01:00:11où franchement
01:00:12ce qu'ils ont donné
01:00:13sur les lycéens
01:00:14c'est pas
01:00:16voilà
01:00:16ça permet d'améliorer
01:00:17le quotidien de la vie lycéenne
01:00:18c'est pas la révolution
01:00:19mais moi j'ai discuté
01:00:21avec des lycéens
01:00:21et des lycéennes
01:00:22par le plus grand des hasards
01:00:24le 17 octobre
01:00:26beaucoup de lycéennes d'ailleurs
01:00:27elles étaient très déterminées
01:00:28et il y avait des choses
01:00:29qui étaient simples
01:00:30c'était très intéressant
01:00:31parce que c'était vraiment le vécu
01:00:32qu'est-ce qu'elle me disait ?
01:00:33les toilettes
01:00:34ça revenait comme référence permanente
01:00:36monsieur
01:00:36c'est pas possible
01:00:38c'est basique
01:00:38en plus non les défis
01:00:39j'insiste pas
01:00:41non les défis
01:00:42donc c'est important
01:00:43premièrement
01:00:43deuxièmement
01:00:44les profs qui sont absents
01:00:45et les emplois du temps
01:00:46de dingue
01:00:47qui découlent de ça
01:00:48donc elle me disait
01:00:493-4 heures
01:00:50on sait pas quoi
01:00:51et avant
01:00:52nous
01:00:52dans les lycées
01:00:53que j'ai fréquenté
01:00:54on avait ce qu'on appelait
01:00:55les foyers
01:00:55socio-éducatifs
01:00:56on avait les CDI
01:00:57maintenant il n'y a plus de foyers
01:00:58parce que personne n'en veut
01:00:59il n'y a quasiment plus de CDI
01:01:01parce qu'au CDI
01:01:01il faut demander le droit d'eux
01:01:02donc ils traînent
01:01:03ils ne savent pas quoi faire
01:01:04bon ça c'est des choses
01:01:05qui peuvent être réorganisées
01:01:06c'est pas dramatique
01:01:08c'est pas impossible
01:01:08et puis il y avait évidemment
01:01:10ce truc terrible
01:01:11qui s'appelle Parcoursup
01:01:12bon la promesse
01:01:13est sur la table
01:01:13là il va falloir être vigilant
01:01:14mais là pas
01:01:16voilà
01:01:16donc à ce stade là
01:01:18ce qu'ils ont mis sur la table
01:01:19permet d'améliorer
01:01:20le quotidien des lycées
01:01:21tout à fait
01:01:21j'ajoute
01:01:22qu'elles ont été très discrètes
01:01:24vous avez remarqué
01:01:25parce que dans la crise lycéenne
01:01:26il y avait quand même des gens
01:01:27qui étaient en cause
01:01:28qui étaient ceux qui dirigeaient les régions
01:01:29parce que c'est elles
01:01:31qui ont la responsabilité du bâti
01:01:32les lycées
01:01:33les lycées relèvent des régions
01:01:34et les collèges des départements
01:01:35et les écoles primaires des communes
01:01:37les présidentes et présidentes de région
01:01:38ils se sont mis aux abonnés absents
01:01:40très discrets
01:01:41pourquoi ?
01:01:42parce que malheureusement
01:01:43ils ont renié les budgets
01:01:44notamment les budgets d'entretien
01:01:45et de rémunération
01:01:46du personnel d'entretien
01:01:48dans ces lycées
01:01:48alors Anissa Action
01:01:49vous pouvez dire d'abord
01:01:50qui soutient ce mouvement ?
01:01:52alors plusieurs organisations
01:01:53mais chacune avec ses appels
01:01:54et ses moyens d'action
01:01:55d'abord vous avez les organisations
01:01:57de jeunesse
01:01:58les lycéens
01:01:58et renouveaux lycéens
01:02:00qui appellent par ailleurs
01:02:01à poursuivre
01:02:01les 31 octobre et 5 novembre
01:02:03l'union syndicale lycéenne
01:02:05l'union étudiante
01:02:06l'UNEF
01:02:07la FAGE
01:02:08et solidaire étudiant
01:02:09portent une même plateforme
01:02:10de revendications
01:02:11ensuite les syndicats
01:02:13de salariés
01:02:14la CGT
01:02:14apporte une aide très concrète
01:02:16présence devant les établissements
01:02:17protection des cortèges
01:02:19locaux
01:02:19pour les assemblées générales
01:02:21elle pousse à généraliser
01:02:22la grève le 5 novembre
01:02:23ce jour-là
01:02:24la CFDT
01:02:25FO
01:02:25l'UNSA
01:02:26et la FSU
01:02:27appellent aussi
01:02:28à faire grève
01:02:28et manifester
01:02:29la CFTC
01:02:31participera
01:02:32à la mobilisation
01:02:33selon ses déclarations
01:02:34aussi
01:02:34solidaire
01:02:35soutient les lycéens
01:02:37la confédération paysanne
01:02:38a même appelé
01:02:39les agriculteurs
01:02:39à rejoindre les blocages
01:02:41entre acteurs
01:02:41côté politique
01:02:42maintenant
01:02:43LFI soutient publiquement
01:02:45le mouvement
01:02:45et avait appelé
01:02:46ses élus
01:02:47à participer
01:02:47au 24 octobre
01:02:49le PCF
01:02:50et les jeunes communistes
01:02:51préparent le 5 novembre
01:02:52le PS
01:02:53et les écologistes
01:02:54ont également appelé
01:02:55à rejoindre les lycéens
01:02:56à l'extrême gauche
01:02:57vous avez les deux NPA
01:02:58et lutte ouvrière
01:02:59qui apportent aussi
01:03:00leur soutien
01:03:00à la mobilisation
01:03:01merci Yannis
01:03:02avant de donner la parole
01:03:03à Hugo
01:03:05monsieur Drey
01:03:07vous qui avez accompagné
01:03:08des mouvements sociaux
01:03:10là vous sentez
01:03:10qu'il y a quand même
01:03:12une convergence
01:03:14un ras-le-bol
01:03:14alors les gilets jaunes
01:03:15ont du mal à redémarrer
01:03:16mais le mouvement
01:03:17les syndicats
01:03:18là vous sentez
01:03:19qu'il y a une colère
01:03:19une clameur populaire
01:03:20qui est en train de se soulever
01:03:22et je regarde ça
01:03:22avec un peu de distance
01:03:25mais avec un petit sourire
01:03:27en coin
01:03:27parce que si vous me permettez
01:03:28je dirais
01:03:29vu tout ce qu'on a dit
01:03:30sur le baron noir
01:03:31oui
01:03:31je pense que du ton
01:03:32d'un baron noir
01:03:33les choses étaient
01:03:33comme un peu mieux tenues
01:03:34je vous le concède
01:03:35et que beaucoup aujourd'hui
01:03:36qui m'ont très critiqué
01:03:38qui m'ont même voulu tuer le père
01:03:40m'ont même brûlé
01:03:41doivent regretter
01:03:42de ne pas avoir
01:03:43des vraies organisations
01:03:44étudiantes
01:03:45lycéennes
01:03:46des vrais partenaires
01:03:47avec qui discuter
01:03:47parce que
01:03:49je regardais la manifestation
01:03:50jeudi
01:03:51le petit 17
01:03:53et il y a quelque chose
01:03:53qui m'a choqué
01:03:55c'est plus les manifestations
01:03:56comme j'ai connu
01:03:57c'est un agglomérat
01:03:58d'individus
01:04:00avant
01:04:01vous aviez
01:04:01ce qu'on appelait des chaînes
01:04:03c'est-à-dire les gens
01:04:03se mettaient en chaîne
01:04:04les uns les autres
01:04:05vous aviez des banderoles collectives
01:04:06et donc il y avait un collectif
01:04:08vous voulez dire une cohésion
01:04:09voilà
01:04:10j'ai lâché le mot
01:04:11une cohésion
01:04:12qui renvoyait à ce collectif-là
01:04:13là c'est une addition
01:04:15d'individus
01:04:16et d'ailleurs
01:04:16la forme qui est choisie
01:04:18est révélatrice
01:04:19chacun a son panneau
01:04:20son borceau de carton
01:04:22reflet de la société
01:04:23oui je suis d'accord
01:04:23l'individualisme
01:04:24l'individualisme
01:04:25a même gagné
01:04:26les manifestations
01:04:27mais ça c'est très compliqué
01:04:28parce que
01:04:29à partir de là
01:04:29moi j'étais boulevard
01:04:30de friés de l'an
01:04:31je ne vais pas vous cacher
01:04:32j'avais des milliers de lycéens
01:04:34personne ne savait
01:04:34où ils veulent aller
01:04:35la seule chose
01:04:35qui s'est imposée
01:04:36à un moment donné
01:04:36on va chez Macron
01:04:38et puis peut-être
01:04:39que le contenu des cerveaux
01:04:40était un petit peu
01:04:40plus structuré
01:04:41et riche
01:04:41ah oui
01:04:41parce que
01:04:42le fait d'appartenir
01:04:43à des organisations
01:04:44faisait que c'était
01:04:44quand même
01:04:45des écoles de formation
01:04:46parler du niveau scolaire
01:04:47également
01:04:47voilà
01:04:48enfin moi
01:04:48ceux avec qui j'ai discuté
01:04:49c'était loin d'être
01:04:50des gens
01:04:51qui étaient totalement
01:04:53abrutis
01:04:53par leur portable
01:04:54le bon sens
01:04:55c'est peut-être
01:04:56la connaissance
01:04:58il y avait
01:04:59bon
01:04:59ils ne sont pas
01:05:00voilà
01:05:00moi je
01:05:00j'ose pas dire
01:05:02de mon temps
01:05:02alors en plus
01:05:03ça a été repris
01:05:04de mon temps
01:05:05c'était mieux
01:05:06ce qui était certain
01:05:07c'est qu'auparavant
01:05:09vous aviez
01:05:10une discipline collective
01:05:11qui découlait
01:05:12de cette appartenance
01:05:13ou de ce soutien
01:05:14à des organisations
01:05:15aujourd'hui
01:05:16dans les cycles
01:05:16que vous avez donnés
01:05:17je peux vous le dire
01:05:18sans témoignage
01:05:20autant les organisations
01:05:21adultes ça existe
01:05:21dans la jeunesse
01:05:22ce n'est que
01:05:23ce n'est que des petits groupes
01:05:24qui s'autoproclament
01:05:26porte-parole
01:05:27avant il y avait quand même
01:05:28je vous donne un exemple
01:05:29est-ce que vous avez vu
01:05:30des assemblées générales
01:05:31voter la grève
01:05:31non mais
01:05:32il n'y a pas d'assemblée générale
01:05:33qui vote la grève
01:05:34donc il n'y a pas de débat
01:05:34on met des poubelles
01:05:36bon là je pense que d'ailleurs
01:05:37les poubelles
01:05:37elles ont gagné beaucoup d'argent
01:05:38les fabricants de poubelles
01:05:39ces derniers temps
01:05:40on met des poubelles
01:05:42et la minorité
01:05:43qui a mis les poubelles
01:05:43qui s'est levée
01:05:44une demi-heure
01:05:44plus tôt que les autres
01:05:45et bien décide que c'est la grève
01:05:47et point à la ligne
01:05:47Julien André
01:05:48les réseaux sociaux
01:05:48permettent à chacun
01:05:49de faire un petit royaume
01:05:50c'est clair
01:05:51un petit parti
01:05:51oui mais dans les réseaux sociaux
01:05:52si vous aviez des organisations
01:05:53on pourrait aussi
01:05:57s'en servir
01:05:58de manière relativement
01:05:59on continue
01:05:59à en discuter
01:06:00Hugo je vous donne la parole
01:06:01on fait une petite pause
01:06:02je vous donne la parole
01:06:03immédiatement après
01:06:04le retour de pause
01:06:04un mouvement divisé
01:06:06comme vient de le dire
01:06:07Julien Dré
01:06:08à votre avis
01:06:09vous qu'espèrent gagner
01:06:10les partis qui soutiennent
01:06:11cette colère
01:06:12des avancées sociales
01:06:12un affaiblissement
01:06:13du gouvernement
01:06:15ou un avantage
01:06:15pour la présidentielle
01:06:17appelez-nous
01:06:18au 0826 300 300
01:06:19et partagez vos réflexions
01:06:25vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:27il est 13h31
01:06:27je reçois
01:06:28Julien Dré
01:06:29dit le baron noir
01:06:31mais il n'est pas si baron
01:06:32il n'est pas si noir que ça
01:06:33et ça le met en colère
01:06:35parce qu'il trouve
01:06:35que c'est très injuste
01:06:36et on en discute
01:06:37de façon assez passionnée
01:06:39parce que Julien Dré
01:06:40qui n'a plus rien à prouver
01:06:42il se livre
01:06:43il dit ce qu'il pense
01:06:44et effectivement
01:06:46ce qu'il pense
01:06:46correspond hélas
01:06:47souvent à la réalité
01:06:49nous avons Hugo
01:06:50qui nous appelle
01:06:51dans le Gard
01:06:52à l'Est
01:06:52c'était une ville ouvrière
01:06:54il y avait des mille
01:06:55autrefois à l'Est
01:06:57Hugo
01:06:57qu'est-ce que vous pensez
01:06:58de ce mouvement
01:06:58de jeunesse ?
01:07:00tout d'abord
01:07:00bonjour à tous
01:07:01et merci d'accueillir
01:07:03moi je pense que
01:07:04ce mouvement
01:07:05avait tout à fait
01:07:06lieu d'être
01:07:07il était temps d'ailleurs
01:07:09que la jeunesse
01:07:10se mobilise
01:07:11puisqu'aujourd'hui
01:07:12on peut défendre
01:07:13effectivement
01:07:13l'éducation nationale
01:07:14et ce qui s'y passe
01:07:15aujourd'hui
01:07:16dans les lycées
01:07:17les facs etc
01:07:18mais je pense que ça va
01:07:19la colère va bien au-delà
01:07:21vous êtes enseignant
01:07:22Hugo vous êtes enseignant
01:07:22ou pas ?
01:07:23non je suis papa
01:07:25de trois enfants
01:07:26et grand-père également
01:07:27donc vous connaissez bien
01:07:28le sujet
01:07:29tout à fait
01:07:30et plus particulièrement
01:07:31le milieu scolaire
01:07:32pour les personnes
01:07:33en situation de handicap
01:07:34donc il y a des choses
01:07:36à dire effectivement
01:07:37donc moi je suis mobilisé
01:07:39pour ce mouvement
01:07:39je suis ce mouvement
01:07:40et il va falloir également
01:07:42il va falloir
01:07:43de mon point de vue
01:07:44bien entendu
01:07:44ce que je dis
01:07:45il n'y a aucune vérité
01:07:46si ce n'est la mienne
01:07:48que ce mouvement
01:07:49prenne beaucoup plus ampleur
01:07:50et que ce gouvernement
01:07:52recule
01:07:52face un pas en arrière
01:07:53et vienne un petit peu
01:07:54lâcher du lest
01:07:55maintenant où je suis
01:07:56un petit peu déçu
01:07:57c'est sur
01:07:58tous les anathèmes
01:07:59que l'on peut apporter
01:08:00à tous ceux
01:08:01qui seraient un petit peu
01:08:03précurseurs
01:08:03ceux qui iraient pousser
01:08:04dans la violence
01:08:05ceux qui voudraient
01:08:07récupérer à leur compte
01:08:08etc
01:08:09j'ai envie de dire
01:08:10à toutes ces personnes
01:08:10qui ont ce courant
01:08:12de pensée là
01:08:13finalement eux-mêmes
01:08:14qu'est-ce qu'ils font
01:08:14finalement
01:08:15si ce n'est
01:08:15quelque part
01:08:16de vouloir réciter
01:08:17de justifier
01:08:18de vouloir faire
01:08:19les justiciers
01:08:20de ceux qui ont plus
01:08:21la vérité que d'autres
01:08:22de dire que
01:08:23la France insoumise
01:08:25inciterait à aller
01:08:27récupérer la jeunesse
01:08:28mais ces mêmes personnes
01:08:29qu'est-ce qu'elles font
01:08:30réellement
01:08:30qu'est-ce qu'elles proposent
01:08:31réellement
01:08:32est-ce qu'elles sont
01:08:33dans la rue
01:08:33est-ce qu'elles mettent
01:08:35sur la table
01:08:35des propositions
01:08:36qui vont nous permettre
01:08:36aux prochaines élections
01:08:37par exemple
01:08:38qui sont très proches
01:08:40de faire avancer
01:08:41notre pays
01:08:41sur les questions sociales
01:08:43je suis quelqu'un
01:08:43qui est profondément
01:08:44à gauche
01:08:45je ne suis ni un communiste
01:08:46je ne suis ni un insoumis
01:08:47ni un socialiste
01:08:48je fais
01:08:50on va dire
01:08:50un mélange
01:08:51un mix
01:08:51de ces propositions
01:08:53et pour lequel
01:08:54j'irai apporter
01:08:55on va dire
01:08:55mon soutien
01:08:56à celui qui me correspondra
01:08:57le mieux
01:08:57donc je n'ai pas
01:08:58d'étiquette réellement
01:08:59vous avez toujours voté
01:09:00à gauche
01:09:01Hugo
01:09:01vous avez toujours voté
01:09:02à gauche
01:09:02j'ai toujours voté
01:09:04à gauche
01:09:04effectivement
01:09:05je me suis toujours
01:09:06forcé à aller voter
01:09:07bien que malheureusement
01:09:09parfois cette fameuse
01:09:10démocratie du vote
01:09:12c'est d'aller voter
01:09:13finalement
01:09:14au deuxième tour
01:09:15on a tous connu ça
01:09:16oui
01:09:16par défaut
01:09:17pour le pire
01:09:18on élimine
01:09:19on élimine au deuxième
01:09:20voilà donc
01:09:21c'est là aussi
01:09:22où la façon démocratique
01:09:24aujourd'hui me dérange
01:09:25quand on voit
01:09:25que des personnes
01:09:26qui vont voter
01:09:27il y a des votes
01:09:28aujourd'hui
01:09:29qui ne sont pas pris
01:09:30dans les suffrages exprimés
01:09:32je parle du vote plan
01:09:32par exemple
01:09:33bien sûr
01:09:33très bon
01:09:34très bon sujet
01:09:35et malheureusement
01:09:37malheureusement
01:09:38ce vote là
01:09:39lorsqu'on nous incite
01:09:40à aller s'exprimer
01:09:41c'est un vote
01:09:42d'expression populaire
01:09:43c'est un vote de rejet
01:09:44malheureusement
01:09:45il n'est pas entendu
01:09:46et quand moi
01:09:47j'ai les résultats
01:09:48du deuxième tour
01:09:49d'une élection présidentielle
01:09:50où on a
01:09:50cette part de fromage
01:09:51qui est divisée en deux
01:09:53sur 100%
01:09:53on va avoir 52
01:09:55contre 48%
01:09:56par exemple
01:09:56on a oublié
01:09:58de mettre dans ce fromage
01:09:59ces votes de part blanc
01:10:00qui ont toute leur importance
01:10:02puisque sur un nombre
01:10:03de votants
01:10:04est-ce que la personne
01:10:05qui sera élue
01:10:06aura la réelle légitimité
01:10:08au pourcentage
01:10:10de votants
01:10:11ce jour là
01:10:11vous soulevez
01:10:12Hugo
01:10:13un vrai problème
01:10:14de notre démocratie
01:10:15je pense qu'un jour
01:10:16il faudra s'y attaquer
01:10:17pour autant
01:10:19Hugo
01:10:21vous regrettez
01:10:22une gauche
01:10:25prolétarienne
01:10:25de masse
01:10:27motivée
01:10:27et légitime
01:10:28vous trouvez
01:10:28qu'elle n'est plus
01:10:29représentative
01:10:30du peuple
01:10:31moi je pense
01:10:32qu'elle l'est en partie
01:10:33maintenant
01:10:33il ne faut pas tout
01:10:35mélanger
01:10:35il ne faut pas faire
01:10:36d'amalgame
01:10:36aujourd'hui
01:10:37dans une manifestation
01:10:38il y a des gens
01:10:38qui vont avec
01:10:39de bonnes intentions
01:10:40donc il ne faut pas
01:10:41mettre tout le monde
01:10:41dans le même panier
01:10:42il y a des gens
01:10:43qui sont là vraiment
01:10:44pour mettre des ordres
01:10:45pour casser
01:10:46pour brûler
01:10:47mais il y a une majorité
01:10:48de gens qui ne sont pas
01:10:49là pour ça
01:10:49qui veulent manifester
01:10:51pacifiquement
01:10:51il y a aussi
01:10:52du côté des forces
01:10:53de l'ordre
01:10:53des personnes
01:10:54qui sont mal avisées
01:10:55mal attentionnées
01:10:56les numéros
01:10:57Rio ne sont pas
01:10:58affichés
01:10:59etc
01:10:59donc chacun
01:11:00a sa part
01:11:01de responsabilité
01:11:02je ne suis pas en train
01:11:03de dire que l'un
01:11:04est meilleur que l'autre
01:11:05je dis qu'il faut
01:11:06analyser des choses
01:11:08convenablement
01:11:09à tête reposée
01:11:10et sortir la légitimité
01:11:12des uns
01:11:13et des autres
01:11:13dans les erreurs
01:11:14qu'il faut tous
01:11:16un moment
01:11:16ou un autre
01:11:17et ce qui me dérange
01:11:18le plus
01:11:18dans cette société
01:11:19également
01:11:20quand on entend
01:11:20nos politiciens
01:11:21on parle beaucoup
01:11:22de fake news
01:11:23quand on voit
01:11:24des informations
01:11:25sur les réseaux sociaux
01:11:26etc
01:11:26mais si je prends
01:11:27aujourd'hui
01:11:27trois politiciens
01:11:28trois partis
01:11:29politiques différents
01:11:30et qu'on entend
01:11:31leurs propos
01:11:32sur un sujet spécifique
01:11:33on aura
01:11:34trois paroles différentes
01:11:35moi j'ai envie
01:11:36de savoir
01:11:36qui est celui
01:11:37qui nous formule
01:11:39une fake news
01:11:40à ce moment là
01:11:41puisqu'en théorie
01:11:42lorsqu'on parle
01:11:42de chiffres
01:11:43lorsqu'on parle
01:11:43de sondages
01:11:45qui ont été réalisés
01:11:47avec sérieux
01:11:47on ne peut pas mentir
01:11:49et avoir des idées
01:11:49il peut y avoir
01:11:50des analyses
01:11:51d'abord il peut y avoir
01:11:51des erreurs
01:11:52et ensuite il peut y avoir
01:11:53des analyses divergentes
01:11:54sans que ce soit
01:11:55une fake news
01:11:56les divergences
01:11:57oui maintenant
01:11:58quand il y a des faits établis
01:11:59et que l'on va
01:12:00sur des idées différentes
01:12:02c'est là où
01:12:02on se perd
01:12:03et tout à l'heure
01:12:04vous parliez effectivement
01:12:06on est de plus en plus
01:12:08individualiste
01:12:09parce que la société
01:12:10a voulu qu'on soit
01:12:11comme ça
01:12:11c'est qu'on l'a créé
01:12:12aussi cette société
01:12:13pour qu'on soit moins
01:12:14les uns avec les autres
01:12:15pour qu'on se rencontre
01:12:16le moins possible
01:12:17pour qu'on s'organise
01:12:19le moins possible
01:12:20pour mettre à mal
01:12:21ce système
01:12:21le fait de nous diviser
01:12:23va être utilisé
01:12:25parti
01:12:26forcément
01:12:26par un système
01:12:27qui n'a pas besoin
01:12:28de nos avis
01:12:29par un système
01:12:29qui avance
01:12:30finalement
01:12:31comme un rouleau
01:12:31compresseur
01:12:32et qui avance ses pions
01:12:33Hugo
01:12:33le libéralisme
01:12:34et le consumérisme
01:12:35ont quand même
01:12:36beaucoup modifié
01:12:37la donne
01:12:37et la gauche
01:12:38a sa part de responsabilité
01:12:39dans sa dégradation
01:12:41donc si je vous comprends bien
01:12:42il faudrait peut-être
01:12:43remettre tout à zéro
01:12:44tout à plat
01:12:44et faire l'équivalent
01:12:46d'état généraux
01:12:47pour redonner
01:12:47et redistribuer
01:12:48les valeurs
01:12:49merci Hugo
01:12:50pour votre témoignage
01:12:51je voudrais que
01:12:52Julien Dré
01:12:53vous avez dit
01:12:54beaucoup de choses
01:12:54Hugo
01:12:54et je pense qu'il y a
01:12:55certaines idées
01:12:56qui interpellent
01:12:58Julien Dré
01:12:59retrouver de la légitimité
01:13:00dans les propos
01:13:02de notre auditeur
01:13:05il y a une question
01:13:06latente
01:13:07qu'un jour
01:13:07il faudra poser
01:13:08c'est est-ce que
01:13:09les institutions
01:13:09de la 5ème république
01:13:10sont adoptées
01:13:11à un monde moderne
01:13:12comme nous le sommes
01:13:13aujourd'hui
01:13:14je ne le crois pas
01:13:15est-ce que cette élection
01:13:16présidentielle
01:13:16n'est pas la pire des choses
01:13:18ce que je pense
01:13:20vous voulez dire
01:13:21au suffrage
01:13:22au chef de l'état
01:13:24un pouvoir
01:13:24régalier
01:13:25qui crée
01:13:26la verticalité
01:13:28vous élisez un chef
01:13:29et à partir de là
01:13:30tout s'aligne
01:13:31derrière le chef
01:13:31voilà
01:13:32et je pense que
01:13:33ce n'est pas ça
01:13:34une vraie démocratie
01:13:35ça peut être rectifié
01:13:36les pouvoirs du président
01:13:36de la république
01:13:37peuvent être un peu réduits
01:13:38on remet l'article 20
01:13:39en valeur
01:13:40qui dit que le gouvernement
01:13:40détruit
01:13:41et lui reste arbitre
01:13:43à l'Elysée
01:13:44sans décider
01:13:44de qui fait
01:13:45les sous-préfets
01:13:46j'attends de voir
01:13:49la praticabilité
01:13:50de cette
01:13:51interprétation
01:13:52de la constitution
01:13:52me semble-t-il
01:13:53vous savez
01:13:54j'ai souvent raconté
01:13:55cette anecdote
01:13:56qui m'a été racontée
01:13:58par un grand
01:13:59juriste
01:14:00un monsieur
01:14:01que je respecte énormément
01:14:01qui s'appelle
01:14:02Pierre Mazot
01:14:02quand se pose la question
01:14:04grand gaulliste
01:14:05et grand alpiniste
01:14:06député de la Savoie
01:14:07et grand juriste
01:14:08quand se pose la question
01:14:10quand le général
01:14:11discute avec
01:14:12Michel Debray
01:14:12de la modification
01:14:13de la constitution
01:14:14Michel Debray
01:14:15est très réticent
01:14:16à l'élection
01:14:17du président de la république
01:14:17en 62
01:14:18en 62
01:14:20et De Gaulle hésite
01:14:21De Gaulle dit
01:14:22bon on va faire ça
01:14:22parce que sinon
01:14:23c'est le Sénat
01:14:24qui va décider
01:14:24et c'est
01:14:25Gaston Monnerville
01:14:26qui était président du Sénat
01:14:26non mais c'était l'autre
01:14:27je ne me rappelle plus
01:14:28son nom
01:14:28à chaque fois
01:14:29j'oublie
01:14:29bon enfin
01:14:29on le retrouvera
01:14:31et il dit
01:14:31on va faire ça
01:14:31mais vous savez
01:14:32il faudra quand même
01:14:32l'enlever après moi
01:14:33parce que c'est quand même
01:14:34dangereux ce truc-là
01:14:36Michel Debray
01:14:36pré-ministre
01:14:37ils vont faire
01:14:37le référendum
01:14:39un jour
01:14:39vous interviewerez
01:14:41Pierre Mazot
01:14:41il est encore
01:14:42vaillant et heureusement
01:14:43et j'espère
01:14:43que ça va durer
01:14:44encore longtemps
01:14:45mais il vous racontera
01:14:46cette anecdote
01:14:46il ne l'a pas inventée
01:14:48c'est pourquoi
01:14:48je pense qu'à un moment donné
01:14:49ou à un autre
01:14:49la question de ce que j'ai appelé
01:14:50à l'époque
01:14:51la sixième république
01:14:52qui a maintenant été
01:14:53là aussi galvaudée
01:14:54par tout le monde
01:14:54c'est-à-dire une vraie république
01:14:56parlementaire
01:14:56pourrait être un débouché
01:14:58à la situation
01:14:58le problème c'est qu'il y a
01:14:59tellement de candidats
01:15:00à la présidente de la république
01:15:01et ils pensent tous
01:15:02qu'ils sont des sauveurs suprêmes
01:15:03personne ne va vouloir
01:15:04faire la sixième république
01:15:05parce que même
01:15:06regardez même
01:15:07Jean-Luc Mélenchon
01:15:07qui se revendique
01:15:09de l'héritage commun
01:15:10puisque nous l'avions conçu
01:15:11à l'époque ensemble
01:15:12maintenant il nous explique
01:15:14qu'il va être d'abord
01:15:14élu président de la république
01:15:16qu'il faudra trois ans
01:15:17et qu'après
01:15:18au bout de trois ans
01:15:18on verra ce qu'on fera
01:15:19donc lui-même est déjà
01:15:20dans la logique
01:15:21ce qui est normal
01:15:22pour un léniniste
01:15:23du parti sauveur
01:15:25et du parti
01:15:26qui va guider tout
01:15:26à la place des autres
01:15:27on en avait parlé
01:15:28quand vous étudiez
01:15:28la dernière fois
01:15:29vous avez rencontré
01:15:30Emmanuel Macron
01:15:30avant qu'il soit président
01:15:32oui parce qu'au début
01:15:33il était séduisant
01:15:35et quand vous êtes
01:15:36comme moi
01:15:37toujours tenté
01:15:38de convaincre
01:15:39et de transmettre
01:15:40parce que ça
01:15:41c'est mes traditions familiales
01:15:42et c'est ma tradition personnelle
01:15:43c'est vrai que c'était
01:15:44un garçon intéressant
01:15:45voilà
01:15:46intéressant, intelligent
01:15:47des gens respectueux
01:15:49à l'époque
01:15:50extrêmement respectueux
01:15:51curieux
01:15:51voilà
01:15:52bon alors on dirait
01:15:53peut-être tout ça
01:15:53et voilà
01:15:54il vous dit qu'il va y aller
01:15:55à l'époque ?
01:15:56alors on a une conversation
01:15:57j'avais été malade
01:15:58et donc je reviens le voir
01:15:59après en 2016
01:16:00en mai 2016
01:16:02et il me dit
01:16:03il faut que je te dise quelque chose
01:16:04parce qu'on s'était pu parler
01:16:05depuis un certain temps
01:16:05j'ai décidé d'être candidat
01:16:07à la présidence de la république
01:16:07je le regarde avec des yeux hallucinés
01:16:09je me dis
01:16:09mais comment ça
01:16:10c'est quoi ce truc là ?
01:16:12d'abord pour être honnête
01:16:13je lui dis
01:16:13mais qu'est-ce que tu vas faire d'Hollande ?
01:16:14il me dit
01:16:14à juste titre
01:16:15il a bien vu le coup
01:16:15il me dit
01:16:16mais Hollande ne sera pas candidat
01:16:17et moi je ne veux pas soutenir Manuel Valls
01:16:20donc je vais être candidat
01:16:21je lui dis
01:16:22d'accord mais quel est l'intérêt ?
01:16:24je vais être candidat
01:16:24non pas pour être président d'ailleurs
01:16:26je vais faire 7 ou 8%
01:16:27et puis je prendrai date
01:16:28je lui dis
01:16:29non mais ça c'est stupide
01:16:30sois député
01:16:32apprends le métier
01:16:32si vous me permettez
01:16:33apprends à connaître la France
01:16:34tu ne connais pas le pays
01:16:36on ne peut pas être président de la république
01:16:37si on n'est pas imprégné
01:16:38de cette identité
01:16:40il me dit
01:16:40mais tout ça c'est vieux
01:16:41c'est dépassé
01:16:43il a été élu
01:16:43donc il disait
01:16:44vous voyez j'ai eu raison
01:16:46on a Franck
01:16:47qui nous appelle de Valence
01:16:48et je ne sais pas
01:16:50si Franck est un dréiste
01:16:52mais peut-être
01:16:53qu'il est assez sensible
01:16:54à vos propos
01:16:55bonjour Franck
01:16:56oui bonjour
01:16:57bonjour Péricault
01:16:58et bonjour Julien Dré
01:16:59merci de nous appeler
01:17:01merci de nous appeler Franck
01:17:02alors
01:17:02je suis un fan de Julien Dré
01:17:04alors je suis très heureux
01:17:05j'en ai un ça y est
01:17:06il y en a quelques-uns
01:17:08allez on va
01:17:09écoutez
01:17:09écoutez parce que
01:17:10j'écoute beaucoup
01:17:11avec beaucoup d'attention
01:17:12Julien Dré
01:17:14je suis électeur socialiste
01:17:16bien dépité
01:17:16depuis assez longtemps
01:17:18parce que je me demande
01:17:19où le parti socialiste va
01:17:21et après avoir abandonné
01:17:24une partie du peuple de gauche
01:17:25et j'en suis le plus désespéré
01:17:27parce que je pense que
01:17:29ce vrai parti socialiste
01:17:30dont on a besoin
01:17:31il a encore toute sa place
01:17:33à la prochaine élection présidentielle
01:17:35mais je n'ai pas la conviction
01:17:36de mon point de vue
01:17:37que pour le moment
01:17:37on a le bon candidat
01:17:39écoutez c'est comme ça
01:17:40c'est pour ça que j'écoute
01:17:42beaucoup les analyses
01:17:44de monsieur Dré
01:17:44et de Julien Dré
01:17:45parce qu'elles sont toujours
01:17:47pleines de bon sens
01:17:48de réflexion
01:17:49d'histoire aussi
01:17:50parce que pour comprendre
01:17:51le présent
01:17:52il faut connaître le passé
01:17:53et je pense
01:17:55tout ça
01:17:55à son importance
01:17:56alors
01:17:58la démocratie
01:17:59alors je ne suis peut-être
01:18:00pas tout à fait d'accord
01:18:01avec ce que vient de dire
01:18:02monsieur Dré
01:18:04concernant la 6ème République
01:18:05de mon point de vue
01:18:06qui n'engage que moi
01:18:07je pense que
01:18:07cette 5ème République
01:18:09elle était adaptée
01:18:10à une bipolarisation
01:18:11de la vie politique française
01:18:13à partir du moment
01:18:15où on avait
01:18:15deux camps politiques
01:18:16qui étaient
01:18:18destinés à gouverner le pays
01:18:21ce qu'on appelait
01:18:22la droite
01:18:23et la gauche
01:18:24avec les partis
01:18:25majoritaires
01:18:26comme le parti socialiste
01:18:27et le RPR
01:18:28qui est devenu après
01:18:29l'UMP
01:18:29le mouvement
01:18:31pour la majorité présidentielle
01:18:32mais dès lors
01:18:33que le président
01:18:34de la République
01:18:35actuelle
01:18:35est passé par là
01:18:36et il a complètement
01:18:37déconstruit tout ça
01:18:39par sa politique
01:18:40par son comportement
01:18:41c'est-à-dire
01:18:42qu'on n'a plus
01:18:42ces partis politiques
01:18:44qui étaient
01:18:44destinés à gouverner
01:18:46qui ont été
01:18:47quasiment dissous
01:18:50répandus
01:18:51façon puzzle
01:18:52comme aurait dit
01:18:52Yodiard
01:18:53on arrive maintenant
01:18:54à une bipolarisation
01:18:55du système
01:18:56qui est
01:18:57par les M
01:18:58alors on se pose
01:18:59la question
01:18:59deuxième tour
01:19:00on fait quoi
01:19:01entre l'FI
01:19:02et le RN
01:19:03je ne peux pas
01:19:04me résoudre
01:19:05à cette idée
01:19:06unique
01:19:06de devoir choisir
01:19:08entre ces deux
01:19:09partis extrêmes
01:19:10au deuxième tour
01:19:11de l'élection
01:19:12présidentielle
01:19:12alors c'est là
01:19:13où peut-être
01:19:13monsieur Drey
01:19:14justement
01:19:14cette analyse
01:19:15en disant
01:19:16que la démocratie
01:19:17est plus adaptée
01:19:17mais monsieur Drey
01:19:19faites quelque chose
01:19:20pour qu'on ait
01:19:21un candidat
01:19:22du parti socialiste
01:19:23qui redonne
01:19:24la fierté
01:19:25du peuple de gauche
01:19:26cette espérance
01:19:27où il a été oublié
01:19:29ce parti de gauche
01:19:30je compte sur vous
01:19:31vous faites Franck
01:19:32vous êtes électeur
01:19:33à Valence
01:19:33ou non ?
01:19:35oui alors je suis
01:19:36donc vous avez voté
01:19:37Rodolphe Pesse
01:19:38à un moment donné
01:19:39qui a été un grand-mère
01:19:39socialiste
01:19:40écoutez alors
01:19:41aller à Rodolphe Pesse
01:19:43c'était une légende
01:19:44à Valence
01:19:45n'est-ce pas ?
01:19:46voilà
01:19:46Julien Drey
01:19:47l'a bien connue
01:19:47on marque
01:19:50une petite pause
01:19:51et Julien Drey
01:19:52réagit à vos propos
01:19:53merci
01:19:53merci Franck
01:19:54d'avoir nous avoir
01:19:55appelé sur le sud
01:19:55tout de suite
01:19:56qui tire les ficelles
01:19:58de la colère sociale
01:19:59on en parle avec
01:20:00Julien Drey
01:20:01ancien député
01:20:01figure de proue
01:20:02du parti socialiste
01:20:03on a parlé des organisations
01:20:04politiques et syndicales
01:20:06qui soutiennent le mouvement
01:20:06et vous
01:20:07quand un élu rejoint un cortège
01:20:08est-ce que vous vous sentez
01:20:10représenté
01:20:10ou utilisé
01:20:11dites-nous ce que vous pensez
01:20:12au 0826 300 300
01:20:21Vous êtes bien sur Sud Radio
01:20:23il est 13h48
01:20:24je reçois Julien Drey
01:20:25avec lequel nous essayons
01:20:27de savoir
01:20:27de comprendre
01:20:28qui tire les ficelles
01:20:29de cette colère
01:20:30Julien Drey
01:20:30nous confirme
01:20:31que c'est un mouvement
01:20:32qui vient de beaucoup plus
01:20:33de profondeur
01:20:33même s'il n'est pas vraiment
01:20:34coordonné
01:20:35que ça manque de cohésion
01:20:36mais que ça témoigne
01:20:37en le cas d'une souffrance
01:20:38et d'une colère populaire
01:20:39qui aura inévitablement
01:20:41des conséquences
01:20:42sur le paysage politique
01:20:43dans les jours à venir
01:20:44vous me dites
01:20:45vous venez de Julien Drey
01:20:46avant que je donne la parole
01:20:47à Nathalie
01:20:47qui nous appelle de Cap Breton
01:20:49vous me disiez à l'instant
01:20:50la donne actuelle
01:20:51le paysage politique
01:20:52tel qu'on le voit aujourd'hui
01:20:54ne sera pas forcément
01:20:55le même en début d'année
01:20:56parce qu'il va y avoir
01:20:57des redistributions inévitables
01:20:59pour que les gens se présentent
01:21:00les candidats se présentent
01:21:01en ordre
01:21:02de façon cohérente
01:21:03à cette élection présidentielle
01:21:04on ne peut pas continuer
01:21:05Je pense que
01:21:05si vous permettez
01:21:06la crise sociale
01:21:07pour l'instant
01:21:08elle n'a pas impacté
01:21:09la campagne présidentielle
01:21:11les chevaux
01:21:12continuent à courir
01:21:14ils continuent à courir
01:21:15alors bon
01:21:15ils font référence
01:21:16mais ça n'a pas impacté
01:21:18mais si
01:21:19la liste que vous faisiez
01:21:20et que je fais aussi
01:21:21la profondeur de la crise
01:21:23peut-être même
01:21:24l'incapacité
01:21:24à trouver des solutions
01:21:26parce que
01:21:26dans les jours qui viennent
01:21:27on va voir
01:21:28si les lycéens se contentent
01:21:29de ce qu'on leur a donné
01:21:30ou si ils considèrent
01:21:31qu'il faut aller plus loin
01:21:32parce qu'au fond d'eux-mêmes
01:21:33ils ont envie
01:21:33que ça aille plus loin
01:21:34si le 5 novembre
01:21:36ce que me disent
01:21:37les organisations syndicales
01:21:39majeures
01:21:40ça va m'arrêter ou non ?
01:21:41elles me disent
01:21:41qu'il y a une colère
01:21:42très forte
01:21:42moi vous savez
01:21:43je le dis
01:21:44vous en avez vu d'autres ?
01:21:46oui j'en ai vu d'autres
01:21:46mais j'entends
01:21:48bon moi j'écoute beaucoup
01:21:49je trouve que c'est une des dirigeantes
01:21:51les plus brillantes
01:21:51et que
01:21:52c'est celle qui a une meilleure vision
01:21:54du dialogue social
01:21:55j'écoute beaucoup
01:21:56la dirigeante de la CFDT
01:21:57et elle me dit
01:21:58elle dit
01:21:58moi elle vous l'a dit à vous
01:22:00oui tout à fait
01:22:01elle dit
01:22:01il y a quelque chose
01:22:02de très profond
01:22:03nous-mêmes
01:22:03on sent
01:22:05chez nos militants
01:22:06elle est plus convaincante
01:22:09que Mme Binet
01:22:09c'est-à-dire que Mme Binet
01:22:10elle pense toujours
01:22:11que c'est la révolution
01:22:11elle fait partie
01:22:12d'un courant que je connais
01:22:13donc bon
01:22:14elle est respectable
01:22:14elle a blanchi son harnais
01:22:17dans des sphères
01:22:17que je connais bien
01:22:19mais
01:22:20la CFDT
01:22:21elle est plus en prise
01:22:21sur d'après moi
01:22:22une réalité
01:22:24contradictoire
01:22:24et quand
01:22:25la CFDT
01:22:26se met en colère
01:22:26ou dit des choses
01:22:27ça veut dire
01:22:27qu'il se passe quelque chose
01:22:28constante de la CFDT
01:22:29Nicole Nota
01:22:30Laurent Berger
01:22:31oui
01:22:31et bon là on a
01:22:32Nicole Nota
01:22:33c'est autre chose
01:22:34parce qu'après
01:22:34les orientations
01:22:35on n'a plus Krasuki
01:22:36à sa tête
01:22:38Julien Dré
01:22:38on a Nathalie
01:22:39qui nous appelle
01:22:39de Cap-Breton
01:22:40qui elle
01:22:41comme vous
01:22:42comme vous
01:22:43redoute
01:22:43le scénario annoncé
01:22:44pour l'instant
01:22:45à choisir
01:22:46entre la France insoumise
01:22:47et la France nationale
01:22:48bonjour Nathalie
01:22:49bonjour Perico
01:22:50merci de nous appeler
01:22:51merci de nous appeler
01:22:52sur Sud Radio
01:22:52merci à vous
01:22:53vous êtes inquiète
01:22:54je sens
01:22:55je sens que vous êtes inquiète
01:22:56oui je suis inquiète
01:22:57j'écoutais avec
01:22:58beaucoup d'attention
01:22:59Julien Dré
01:23:00que je salue
01:23:00bonjour
01:23:01et que je remercie
01:23:02merci
01:23:04voilà
01:23:04c'est tout
01:23:05vous le saluez
01:23:05vous le remerciez
01:23:07oui c'est une analyse
01:23:08claire
01:23:09vous ne soutenez pas encore
01:23:10dans sa volonté
01:23:12de reconstruire
01:23:13une gauche
01:23:14une gauche républière
01:23:15j'aimerais bien
01:23:17merci
01:23:17merci monsieur Macron
01:23:18d'avoir tué la gauche
01:23:19oui vous avez raison
01:23:20je te suis dit
01:23:21la gauche
01:23:22n'a rien fait
01:23:23pour ne pas
01:23:23se tuer
01:23:24elle-même
01:23:24ce qui est vrai aussi
01:23:25vous avez raison aussi
01:23:26je vous écoute Nathalie
01:23:27moi je suis née en 68
01:23:29donc je suis la génération
01:23:30en Mitterrand
01:23:32j'ai connu la guerre froide
01:23:33la peur
01:23:34l'anxiété
01:23:35il y avait aussi
01:23:37beaucoup de grèves
01:23:38à l'époque
01:23:39et je m'en souviens très bien
01:23:40même si j'ai un âge maintenant
01:23:41certain
01:23:42je me souviens de tout cela
01:23:43j'ai 5 enfants
01:23:45je les écoute
01:23:46parce qu'ils ont entre 35
01:23:47et 21 ans
01:23:50je comprends bien
01:23:51leur anxiété
01:23:52parce que la colère
01:23:53c'est d'abord de la peur
01:23:54je pense
01:23:56que cette colère
01:23:57elle est profonde
01:23:58mais j'ai quand même
01:23:59beaucoup beaucoup de peur
01:24:00il ne faut pas oublier
01:24:01que le Covid
01:24:02est passé par là
01:24:03et c'est une génération
01:24:04qui n'a pas vécu
01:24:05la même chose que nous
01:24:08donc il faut essayer
01:24:09de les comprendre
01:24:11je suis d'accord
01:24:11avec M. J. André
01:24:12on est quand même
01:24:13dans une société
01:24:13extrêmement individualiste
01:24:16extrêmement
01:24:17et en même temps
01:24:18comme vous le dites
01:24:20dans ces mouvements
01:24:21ils se retrouvent
01:24:22mais chacun
01:24:23avec des
01:24:26avec des désirs différents
01:24:27voilà
01:24:28c'est ça qui est un peu
01:24:29troublant
01:24:29on a du mal
01:24:30à les comprendre
01:24:31en fait
01:24:32ça se repart un peu
01:24:33dans tous les sens
01:24:33et vous vous avez besoin
01:24:34de comprendre
01:24:35des directives plus claires
01:24:37si je comprends bien
01:24:39ce qui me révolte
01:24:40ce qui me révolte
01:24:42et moi j'aime la politique
01:24:43parce que j'aime
01:24:44la philosophie aussi
01:24:45c'est-à-dire le sens
01:24:46de la vie
01:24:46ça va ensemble
01:24:47le sens de la société
01:24:48je pense d'ailleurs
01:24:49que la philosophie
01:24:50ne devrait pas être enseignée
01:24:50dès le primaire aux enfants
01:24:52et pas en terminale
01:24:53et pas que avec des grands voteurs
01:24:55mais qu'est-ce que c'est
01:24:56la philosophie
01:24:58c'est envisageable
01:24:59c'est presque tout à fait
01:25:00il y a des pédagogues
01:25:01qui y ont pensé
01:25:03en fait il n'y a plus de sens
01:25:04dans cette société
01:25:06les enfants n'ont plus de sens
01:25:07plus de repères
01:25:09il n'y a plus de repères
01:25:11ils se repèrent
01:25:11sur les réseaux sociaux
01:25:13quand vous y allez vous-même
01:25:14en tant qu'adultes
01:25:15mais c'est
01:25:16c'est internal quoi
01:25:17c'est innommable
01:25:18c'est la jungle
01:25:19donc eux-mêmes
01:25:21ne peuvent pas s'y retrouver
01:25:23d'où aussi
01:25:23cette violence
01:25:26moi ce qui m'inquiète
01:25:27ce qui me révolte
01:25:28je me refuse
01:25:29comme Franck tout à l'heure
01:25:30et je le remercie
01:25:32à voter
01:25:33entre le Front National
01:25:34et l'extrême droite
01:25:35je m'y refuse
01:25:37néanmoins
01:25:39ce droit de vote
01:25:40j'y tiens
01:25:41est-ce que vous vous prononcerez
01:25:43quand même
01:25:43ou est-ce que vous aurez
01:25:45l'option du vote blanc
01:25:46si vous ne voulez pas
01:25:46mettre un bulletin
01:25:47dans une honte
01:25:48qui ne vous convient pas
01:25:49ou malgré tout
01:25:50il y aura quelque chose
01:25:50de plus fort que vous
01:25:51qui vous dira
01:25:52je ne peux pas voter à droite
01:25:53ou voilà
01:25:54c'est ça qui me révolte
01:25:55Péricault
01:25:56c'est qu'en fait
01:25:57je n'aurais pas
01:25:58je n'aurais pas le choix
01:26:00donc il faut tout faire
01:26:01pour que cette option
01:26:02ne se présente pas
01:26:03mais c'est ça
01:26:03donc Julien
01:26:06s'il vous plaît
01:26:06faites quelque chose
01:26:07pour nous
01:26:08vous êtes deux à appeler
01:26:10Julien Dré au secours
01:26:11il ne s'y attendait pas du tout
01:26:13parce qu'il a envie
01:26:14de prendre sa retraite
01:26:15il ne se voyait pas du tout
01:26:16propulsé devant la scène
01:26:17comme ce devant de la gauche
01:26:18mais au point où on en est
01:26:19on sera peut-être bien
01:26:20content de l'avoir quand même
01:26:21dites-moi
01:26:21je dis Julien
01:26:22parce que c'est un joli prénom
01:26:23mais faites quelque chose
01:26:24pour nous
01:26:26on a besoin de voter
01:26:27pour qui on veut
01:26:28et pas
01:26:29pas pour qui on ne voudrait pas
01:26:31vous voyez ce que je veux dire
01:26:32ce vote c'est trop important
01:26:33moi je regarde un petit peu
01:26:35parce qu'aussi dans le monde
01:26:36je ne sais pas
01:26:37c'est en Albanie
01:26:38c'est incroyable quand même
01:26:39c'est les étudiants
01:26:41qui vont nier de l'élection
01:26:43on n'en parle pas assez
01:26:45il faudrait aussi
01:26:45que les médias
01:26:47fassent attention
01:26:48à ce qu'ils disent
01:26:49il y a trop de polarisation
01:26:50dans notre société
01:26:52moi je me refuse
01:26:53à croire qu'il y a deux France
01:26:54il n'y a qu'une seule France
01:26:56elle est multiple
01:26:57comme j'en ai marre
01:26:58qu'on dise les vieux
01:27:00parce que les vieux
01:27:01ne sont pas tous les mêmes
01:27:02qu'on dise les jeunes
01:27:03parce que les jeunes
01:27:03ne sont pas tous les mêmes
01:27:04qu'on dise les français
01:27:06parce que les français
01:27:06ne sont pas tous les mêmes
01:27:07qu'on dise les jeunes
01:27:09c'est pareil qu'on dit
01:27:10des enfants
01:27:10mais ce n'est pas des enfants
01:27:16vous êtes gaulien
01:27:17tous les deux
01:27:17en fait
01:27:18le nom que vous désignez
01:27:19donc vous ne voulez pas
01:27:20c'est la chienlit
01:27:20vous ne voulez pas
01:27:21de cette chienlit
01:27:23qui aboutit
01:27:24je trouve que c'est un beau pays
01:27:26la France
01:27:26on a beaucoup d'atouts
01:27:27d'ailleurs je trouve
01:27:28qu'on devrait le dire
01:27:29plus
01:27:30c'est-à-dire axer plus
01:27:31notre discours
01:27:32sur ce qui va bien
01:27:33parce que ce discours
01:27:35anxiogène
01:27:35sur tout va mal
01:27:37ça met un petit peu
01:27:39quand même
01:27:39de l'eau dans le moulin
01:27:40on écoute Julien Dré
01:27:42qui a plein de choses
01:27:43à vous répondre
01:27:44merci
01:27:44merci Nathalie
01:27:45de nous avoir appelé
01:27:46merci
01:27:46je pense que
01:27:47ce qui est intéressant
01:27:47c'est ce qui n'était pas prévu
01:27:49mais c'est vos auditeurs
01:27:51en fait l'angoisse
01:27:52qu'ils ont
01:27:53et que je partage totalement
01:27:54on y tient beaucoup
01:27:55je vous ai dit tout à l'heure
01:27:56c'est des deux trains
01:27:57à grande vitesse
01:27:57moi je pense que
01:27:5960 à 65% de la France
01:28:01ne veut pas de ça
01:28:02et ne voudrait pas avoir
01:28:03à choisir
01:28:04moi je sais personnellement
01:28:05c'est très clair ça
01:28:05que c'est pour moi un drame
01:28:07le matin quand je me pose
01:28:08cette question
01:28:08je dis bon
01:28:09je vais voter blanc
01:28:10mais c'est pas possible
01:28:11bon il y a des choses
01:28:12voilà
01:28:13et j'ai sans arrêt autour de moi
01:28:14des gens qui me disent alors
01:28:16c'est pour ça que je vous ai dit
01:28:16que je pense que le paysage
01:28:18présidentiel
01:28:19va être obligatoirement
01:28:21impacté
01:28:21et donc modifié
01:28:23voilà
01:28:23je ne crois pas au sauveur suprême
01:28:25mais je crois par contre
01:28:26que dans l'histoire de France
01:28:27il y a un moment donné
01:28:28où c'était ça la force du général
01:28:30mais ça était aussi ça
01:28:30à la force
01:28:31à mon donné de François Mitterrand
01:28:33c'est-à-dire
01:28:34d'être capable d'unir le pays
01:28:35sur un projet
01:28:36la question
01:28:37de cette élection présidentielle
01:28:38c'est de redonner du sens
01:28:40vous voulez dire Julien Drey
01:28:41qu'il y a aujourd'hui
01:28:42des personnalités
01:28:42qui se tiennent en réserve
01:28:43de la République
01:28:44pour intervenir au mois de janvier
01:28:45il y a des gens
01:28:46qui doivent discuter ensemble
01:28:47par-delà
01:28:48un certain nombre de différences
01:28:49je veux dire
01:28:50sur l'éducation
01:28:50moi je suis certain
01:28:51que si on se met autour de la table
01:28:52un certain nombre
01:28:53on est capable de faire
01:28:54la révolution éducative
01:28:55qui a besoin de ce pays
01:28:56voilà
01:28:56sur la réforme de l'Etat
01:28:59sa décentralisation
01:29:00etc
01:29:00on est capable
01:29:01de faire ça ensemble
01:29:02si on est capable
01:29:03de faire ça ensemble
01:29:04alors la société
01:29:04vous retrouvez confiance en elle
01:29:05vous venez de dénoncer
01:29:06les trois thèmes
01:29:07pour lesquels je vais vous inviter
01:29:08et sur lesquels
01:29:09on dissertera
01:29:10sur cette radio
01:29:10du Parle-et-Vrai
01:29:11et vous y êtes tout à fait
01:29:12à votre place
01:29:14merci
01:29:14merci de m'avoir invité
01:29:15en tous les cas
01:29:16merci également
01:29:17à Cauter Ben Mohamed
01:29:18présidente de Marseille
01:29:19en colère
01:29:20qui était avec nous
01:29:20un petit peu plus tôt
01:29:21merci également
01:29:22à Jean-Paul Brigheli
01:29:23essayiste et auteur
01:29:24de la fabrique
01:29:25du Crétin
01:29:26et l'école sous emprise
01:29:27à suivre
01:29:27Brigitte Lai
01:29:29sur Sud Radio
01:29:30avec pour thème
01:29:31la grève du sexe
01:29:32merci à Cauter Ben Mohamed

Recommandations