00:00Charles Ier, dans son titre officiel, il se retourne dans sa tombe quand on voit ce qu'est devenue cette
00:06école de la République.
00:08C'est la rentrée des classes. Hélas, les crétins retournent à la fabrique.
00:14Je dis ça parce que je m'inspire du titre du livre de Jean-Paul Brielli, qui est un prof,
00:17La Fabrique du Crétin.
00:19Et effectivement, nous constatons qu'aujourd'hui, l'école est devenue l'abattoir éducatif dans lequel nous livrons nos enfants.
00:25Alors, je mesure mes propos. Je tiens cette humeur d'abord, non seulement. Je suis père de famille. J'ai
00:32trois enfants qui ont eu une rentrée.
00:33J'ai une fille qui a 32 ans. Elle est rentrée en OCP en 2000. Donc 2000-2026, je peux
00:39dire que j'ai vu la différence.
00:41Mais cette humeur, cette colère, je ne la tiens pas des témoins, des parents d'élèves, des enfants.
00:45Je la tiens des enseignants qui sont écoeurés, effarés, effondrés de ce qu'ils voient, de ce qu'ils subissent
00:51aujourd'hui dans l'éducation nationale.
00:53C'est d'autant plus grave que ça fait 20 ans, 30 ans que l'on tire la sonnette d
00:57'alarme.
00:57Nous en discutions hier à Nyssa avec Christophe Quéréo, qui a été directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer,
01:03mais qui a été recteur de l'Académie de Paris, qui a été inspecteur général de l'éducation nationale,
01:08qui, avec des mots malgré tout prudents, reconnaissait que la situation était tragique.
01:11Mais aujourd'hui, c'est absolument dramatique.
01:14Je parle de l'orthographe de l'écriture du français.
01:17Quand je vois aujourd'hui, et je lis des textes quelquefois d'élèves,
01:22alors quand ils écrivent évidemment sur un tweet, sur un texte, sur X, c'est même pas, c'est de
01:27la phonétique.
01:28Et quand je vois la rédaction du français, je suis effondré, je suis meurtri.
01:33Parce que l'école, c'est l'effondrement de la République, c'est notre avenir, c'est la base de
01:37la nation.
01:37Donc, elle est en décrépitude totale.
01:42Depuis le temps qu'on est dans les incantations, les promesses, tous les hommes politiques,
01:46je rappelle toujours cette phrase de Michel Rocard en 91,
01:49l'école ne s'en sortira que lorsque le Premier ministre sera aussi ministre de l'éducation nationale.
01:54C'est dire à quel point la classe politique, c'est dire à quel point nos gouvernants et nos dirigeants
01:58sont conscients de ce massacre qui est en train d'envoyer le pays dans le mur.
02:02Je pense que dans tous les méfaits, dans tous les torts et dans tous les travers de ce pays,
02:06c'est la chose la plus grave.
02:08Et aucun redressement en vue, des petites retouches.
02:11Et le ministre, M. Geoffrey, de l'éducation nationale, s'est même permis de dire hier, je l'ai rappelé,
02:16pas de réforme cette année, nous allons nous contenter de consolider des mesures que l'on a mises en place.
02:21Aucune mesure, la famille des crétins se porte bien,
02:24on est en train de livrer nos enfants en alphabétisme,
02:27et c'est l'avenir de la France qui est menacé.
02:29Marianne, réveille-toi, ils sont devenus cons !