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##LES_PERLES_DU_JOUR-2026-10-13##

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News
Transcription
00:00Eh bien, j'allais dire, j'étais liquéfié par cette information.
00:05Hier, nous apprenons que des stockages de congélateurs, de produits congelés, de la grande distribution,
00:12sur des dizaines de tonnes et sur plusieurs sites, ont été piratés par une cyberattaque.
00:19Et au lieu de maintenir la température à moins 18 ou moins 20,
00:23eh bien cette cyberattaque a fait, on l'a monté, 20, 25, 30, 40 degrés.
00:26Mais vous imaginez les glaces, que ce soit, en plus, bon, je ne vais pas citer les marques,
00:31en train de dégouliner à l'intérieur d'une catastrophe.
00:34Et là, on se dit cyberattaque.
00:36Les cyberattaques, on les a connues sur des banques, sur des systèmes hôpitaliers.
00:40En général, ce sont des cyberattaques stratégiques sur des points qui sont importants pour le fonctionnement d'un pays.
00:44On a vu que là, c'était le fisc, l'administration fiscale qui était piratée.
00:47A l'arrière, on peut comprendre, mais attaquer les congélateurs de la grande distribution
00:52pour détériorer la marchandise qui est bonne achetée,
00:54puisque si la chaîne du froid est interrompue, c'est fichu.
00:58Ça nous révèle quand même.
00:59Et les centrales concernées, c'était Superu, c'était Euclair, Carrefour, Monoprix.
01:05On s'est dit, mais quel rapport ?
01:06Eh bien, nous avons appris à cette occasion que la congélation des produits est centralisée par des organismes.
01:12Et il suffit de pirater, d'avoir la clé pour entrer dans le mécanisme informatique de ces institutions
01:19qui assurent la congélation de ces boîtes de sous-traitance.
01:22Et comme c'est sous-traité, eh bien, on accède à la totalité du réseau et on inverse la température.
01:28C'est vous dire la fragilité du système.
01:30Alors, c'est vrai qu'il n'y avait pas de raison de se protéger d'une cyberattaque pour les
01:33congélateurs.
01:34Mais c'est vous dire quand même que la malbouffe, il n'y a pas que de la malbouffe dans
01:37la congélation.
01:37Mais c'est quand même la preuve que cette grande distribution, elle stocke en immense quantité
01:42des nourritures congelées pour avoir toujours du produit à fournir au fur et à mesure de la demande.
01:47Il ne faut pas interrompre surtout le rythme de la consommation
01:49puisqu'on est dans une situation, une société de consommation.
01:53Et là, il y a un méchant hacker.
01:55Alors, qui ça peut être de sa console ?
01:57Est-ce que vous pensez qu'un Isaac Vladimir Poutine a une console dans son bureau au Kremlin ?
02:01Puis un coup, c'est la banque, un coup, c'est l'hôpital.
02:03Un coup, c'est parce qu'on a pensé évidemment tout de suite aux Russes et les spécialistes.
02:06Ça peut être des concurrents, ça peut être d'autres choses, ça peut être des plaisantins.
02:10Enfin bon, en tout cas, voilà, les produits ont été jetés.
02:13À une époque où il y a des gens qui n'ont peut-être pas toujours de quoi finir la
02:16fin du mois et manger à leur faim,
02:18je trouve ça pas complètement ignoble.
02:20Enfin, en tout cas, voilà, j'espère que les grandes enseignes de la grande distribution,
02:24ces grands patrons très riches et très puissants,
02:26ces grandes enseignes, Leclerc, Carrefour, on le prie, prend nos dispositions
02:29pour protéger leur système de congélation.
02:33Ça serait embêtant quand même qu'on en mange de la main, une nourriture à varier.
02:36J'espère qu'ils ont bien tout jeté.
02:37Je suis sûr qu'il y en a certains qui ont dû se dire,
02:39est-ce qu'on ne pourrait pas garder un petit peu ces descendus que de 3-4 degrés ?
02:43Voilà, si la chaîne du froid est interrompue, la réglementation est formelle,
02:46tout va à la poubelle.
02:47Je vous disais, quand même,
02:50c'est pas rassurant que la grande distribution
02:51soit un système de consommation qui soit ainsi dépendant
02:54d'une attaque aussi insolite
02:57qu'une cyberattaque contre les congélateurs.
03:02Anissa, la France Insoumise,
03:04et ce matin, Manuel Bompard était là face à Jacques Cardoz.
03:07Il y a un proviseur de Suren qui s'a vu sa photo affichée et son adresse.
03:13On a découvert, effectivement, sur les réseaux sociaux
03:15que lorsqu'un proviseur s'oppose à une mobilisation lycéenne,
03:18eh bien, ça lui vaut une affiche.
03:19C'est un peu, vous savez, Perico, comme à l'époque du Far West
03:22avec les affiches Wanted.
03:23Voilà, tout ce qu'on veut, c'est l'avoir.
03:25Eh bien, c'est un peu la même chose.
03:27À l'origine de cet acte,
03:29LFI, le compte Instagram de LFI Suren,
03:33en région parisienne,
03:34qui publiait, donc, là, tout juste,
03:36le deuxième épisode d'une série intitulée
03:38« Ces vieux nous font la misère »,
03:40avec en illustration un portrait
03:42et un bandeau nominatif,
03:43Wanted, comme je vous le disais.
03:45Alors, le texte vise un proviseur accusé par le compte
03:48de vouloir stopper la mobilisation
03:50en menaçant de poursuites judiciaires.
03:52Et poursuit, nous ne les laisserons pas nous faire taire.
03:55Alors, bon, si c'est le deuxième épisode,
03:57c'est qu'il y en avait un premier.
03:58Il date du 8 octobre,
04:00ce premier épisode de cette série.
04:01Il a évidemment été publié
04:02sur ce fameux compte Instagram de LFI Suren.
04:05Et ce qu'il faut savoir,
04:06c'est que, juridiquement, quand même,
04:07critiquer un proviseur,
04:08ok, c'est permis,
04:09mais diffuser son identité
04:10pour l'exposer délibérément à un danger,
04:13peut-être un délit.
04:14Jusqu'à 5 ans de prison
04:16et 75 000 euros d'amende
04:18lorsqu'on vise une personne chargée
04:19d'une mission de service public.
04:21Alors, on ne peut pas, évidemment,
04:23à cette heure,
04:23affirmer que cette publication
04:24remplit toutes ces conditions,
04:25mais on se demande
04:26si soutenir les lycéens
04:28impose de personnaliser,
04:29à ce point, une cible.
04:31Écoutez, il a été jeté en pâture
04:33avec une phrase...
04:34Ils sont deux, même,
04:34avoir été jetés en pâture.
04:35Voilà, mais en plus,
04:36ces vieux qui nous font la misère,
04:38c'est déjà pas français.
04:39Au moins, la France Insoumise
04:40pourrait utiliser
04:41des formules françaises.
04:42Et là, on a, tiens,
04:43je me plaignais dans mon humeur
04:44des deux exemples
04:45qu'on a eus
04:47à Beaujancy
04:47et puis ce streamer.
04:49Et là, maintenant,
04:49c'est l'effigie d'un proviseur
04:51qui est jeté en pâture
04:51à la vindique.
04:52J'espère, pour la France Insoumise,
04:54que ce proviseur
04:55du lycée Paul Langevin à Surenne
04:56n'aura pas à subir
04:57des conséquences
04:58de ce comportement
05:00absolument scandaleux.
05:02Alors, Perico,
05:03vous allez nous parler
05:04de librairie,
05:04mais pas que.
05:05Je disais tout à l'heure,
05:08Victor Hugo,
05:09ouvrir une école
05:09c'est fermer une prison
05:10et là, je vais demander
05:11est-ce qu'ouvrir une librairie
05:13ce ne serait pas fermer
05:14un fast-food ?
05:15Puisque c'est par la connaissance,
05:16c'est par la culture,
05:17c'est par l'information
05:18que la malbouffe
05:19sera combattue
05:20et je ne dis pas
05:20qu'il faut totalement
05:22éliminer les fast-foods
05:23mais en tout cas,
05:23il faut éliminer
05:24les méfaits
05:25que les fast-foods
05:25ont sur notre alimentation,
05:26notre santé.
05:27Et là,
05:28il y a une étude parisienne
05:30qui est sortie
05:31sur l'activité commerciale
05:33dans Paris
05:33et on constate tristement
05:35que les lieux,
05:35les lieux comme on dit
05:36de gourmandise,
05:37c'est-à-dire les restaurants,
05:38sont en train
05:39de se démultiplier
05:40alors que les librairies
05:41ferment les unes
05:42après les autres.
05:43On a vu l'épisode
05:44Giberjaune.
05:45Cette statistique est tragique
05:46parce que si on n'ouvrait
05:47que des restaurants,
05:48j'allais dire,
05:49où on se nourrit
05:50de façon acceptable
05:51avec des produits frais
05:52pour se mettre sur place,
05:53il y en a peut-être
05:53quelques-uns,
05:54mais c'est surtout
05:55une démultiplication
05:56de malbouffe,
05:57de nourriture de rue,
05:57de nourriture industrielle,
05:59de fast-food,
05:59je ne veux pas vous donner
06:00des marques ou des noms
06:01mais vous avez compris,
06:02c'est cette multiplication
06:03de mauvaises alimentations
06:04qui engendre des dégâts
06:05sur la santé publique
06:06absolument calamiteux.
06:08Évidemment,
06:08elle se multiplie.
06:09Par contre,
06:10l'endroit où le savoir,
06:11la connaissance,
06:12la culture se transmet
06:13qu'est la librairie,
06:14elle, elle s'effondre.
06:15C'est tout un symbole
06:16de notre époque,
06:17c'est tout un symbole
06:17de ce qui est en train
06:18de devenir Paris
06:19et donc je redis,
06:20ouvrons des librairies
06:21le plus possible,
06:22remettez-vous à lire,
06:23cultivez-vous
06:23pour avoir des connaissances
06:24qui vous empêchent
06:25de tomber
06:26dans la malbouffe.
06:27Sous-titrage Société Radio-Canada

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